LE BOHÉMIEN
Ses jambes sous le vent qui beugle Entr'ouvrent leur douteux compas, Mesurant leur écart au pas Du pauvre petit âne aveugle.
Celui-ci, jamais à la fin De son chemin toujours contraire, Par intervalles, vient à braire Pour crier son mal et sa faim.
Lui le traîne, — dans la carriole L'enfant geint, la femme s'étiole...
Et le damné, pris de terreur.
Frémit, au destin retid les armes...
La Nuit voit longtemps, pleins d'horreur, .
L'Homme et le Ciel mêlant leurs larmes. '