ACTE PREMIER
minée ne prenne de l'influence sur elle, ne la pousse vers le mysticisme auquel Germaine a déjà quelques tendances.
MAURICE
Rassurez-vous ! J'ai pu apprécier la fermeté de jugement, la claire intelligence de mademoiselle Germaine.
JAGQUELIN.
Vous en parlez avec une assurance, comme si vous étiez son confesseTir !.. (Mouvement do Maurice.) Enûn , oui, je crois que celui qui l'épousera sera un homme heureux !
MAURICE
Un de plus dans votre famille !
JACQUELIN
Un appeleur, oui, Monsieur!.. A votre santé, débiteur de sornettes !
MAURICE
A la vôtre et de grand cœur, malgré toutes vos ironies ! (ils boivent.) Ah ! quel bon vin ! Quelle saveur piquante et fine !
N'est-ce pas? Il fait à table les délices de Germaine. (Entre Germaine par le fond.) Ah ! te VOilà, l'enfant, revenue de ta tournée!.. Veux-tu te rafraîchir avec nous ?
GER.MAINE
Merci, je n'ai pas soif, (a Maurice.) Bonjour, Monsieur.
MAURICE
Bonjour, Mademoiselle.
Zi LES APPEL EURS
J.\GQUEI,IN.
Tu as remis aux pauvres?...
GERMAINE
Les bonnes choses... oui... et c'a été une surprise, une joie dans toutes ces masures !.. Je ne savais ])lus comment échapper aux remercieuienls ! Ensuite, je suis passée chez Michel Alorin et j'apporte malheureusement de mauvaises nouvelles de sa santé... très mauvaises.
JAGQUELIN.
Hélas ! voilà longtemps qu'il traîne !.. Néanmoins, j'espérais encore I (a Maurice.) Ce pauvre garçon est le lils d'un de nos journaliers.
MAURICE
N'était-ce pas chez lui. Mademoiselle, que vous vous rendiez iléjà l'autre jour, quand nous nous sommes rencontrés au carrefour «les Sablonneltes ?
En effet.
JACgUELI.V.
A propos, c'est ainsi, Maurice., que vous faites la causette sur les routes avec les jeunes ûlles?
MAURICE
Mieux que la causette!.. .Vous avons eu, mademoiselle et moi, une conversation fort sérieuse.
.TACQUELIN.
Si sérieuse que ça ?
GERMAINE
Comme je te l'avais dit, j'ai raconté à monsieur Maurice la légende du Calvaire qui se trouve au sommet de la côte.