‹ Les appeleurs; piece en trois actesChapitre 41 sur 68 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

GEKMAINE.

Ne VOUS l'ai-je pas dit assez? Mes hésitations mêmes ne vous le prouvent-elles pas ?

MAURICE

Et moi je vous adore! Je vous conjure de chasser ces prévisions navrantes! Enlevez-moi l'espoir de partager votre vie, et je retombe dans ma détresse morale I...

GERMAINE

N'y retomberez-vous pas davantage, quand au lieu d'un aide, je vous serai devenue une gêne, un fardeau?

MAURICE

Comment pouvez- vous supposer !.. Mais que faut-il donc pour vous convaincre?.. Mettez-moi à l'épreuve des mois, des années !

GERMAINE

Eh bien, oui... Et quand vous serez plus de sangfroid, moins grisé par l'air de la campagne, par notre atmosphère de bonheur, je vous écouterai peut-être sans trop craindre l'avenir.

MAURICE

Je vois à votre regard que vous ne le craindrez pas longtemps, que mes paroles vous rassurent... (s'interrompant.) Ah! voici là-bas Leroy... Allons- nous en: sa figure sinistre suffit à m 'attrister.

GERMAINE, à part.

Déjà I (Haut.) Cette décoration est ici trop maigre. Pendant que je vais au jardin cueillir des chrysanthèmes, allez, je vous prie, couper dans le bois, tout près, quelques branches de houx.

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