‹ Les appeleurs; piece en trois actesChapitre 61 sur 68 · SCÈNE VI LEROY, MAURICE · texte numérisé non relu

SCÈNE VI LEROY, MAURICE

MAURICE

Pauvre femme! Puisse- telle avoir la force de supporter l'épreuve, puisse celle maison n'être pas doublement en deuil! (Regardant autour de lui.) Cette maison que j'ai connue si gaie! Elle est aussi triste aujourd'hui à l'intérieur qu'au dehors I C'est que, voyez-vous, le malheur y a mis son empreinte... (Frissonnant.) Brrr... C'est sinistre ici, on y a froid au cœur comme au corps.

LEROY

Attendez, je ranime le feu... Vous êtes arrivé de la gare en carriole?... Les autres voitures sont rares dans le pays...

MAURICE

Oui... et en passant sur la route, cette route si jolie l'été, ombragée d'ormeaux, aujourd'hui lugubre avec ses arbres dépouillés, l'horizon gris, la campagne morne, je croyais suivre une avenue conduisant à upe tombe...

LEROY

Mais le printemps reparaîtra... et avec lui viendront les jours meilleurs, les idées moins sombres...

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