ACTE TROISIÈME
MAURICE
Non, non!.. J'en ai assez de me créer d'absurdes chimères, de croire à des êtres privilégiés, à des bonheurs possibles... Non, la loi de malheur est universelle, absolue! Fi de la vie, Leroy! Fi de l'espoir! Fi de l'amour !
LEROY, vivement.
Alors, VOUS n'aimez plus Germaine?
MAURICE
Ah! vous savez qu'à un moment?...
LEROY
Je sais tout; vous ne l'aimez plus, Maugray ?
MAURICE
Ah! l'amour! l'amour!.. Je crains qu'il ne soit allé rejoindre mes autres rêves!
LEROY
Allons donc! Vous êtes sous l'impression de la douloureuse nouvelle, de la campagne désolée...
Oui, je crains qu'elle ne m'ait que trop bien jugé,
la pauvre Germaine... (Parait Germaine à gauche. — Elle s'arrête en entendant Maurice.) Je crains qu'elle
n'ait que trop bien prévu l'avenir, lorsqu'elle pressentait qu'à la première désillusion, il en serait de ma passion pour elle comme aux premiers frimas de mes enthousiasmes pour la nature!... Encore ne prévoyait-elle pas que tout cela prendrait fin au milieu de pareilles tristesses, sous l'impression de la mort, et d'une aussi navrante far-on !