‹ Les appeleurs; piece en trois actesChapitre 66 sur 68 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

Les Mêmes, JAGQUELIN, MADAME JACQUELIN, L'ABBÉ, puis VICTOIRE.

JACQUELIN

Doucement, Annette, doucement... Elle a voulu venir... Elle s'est sentie suffisamment forte...

MADAME JACQUELIN, tendant les bras à Maurice.

Mon cher enfant !

Madame Jacquelin tient Maurice embrassé. Bruit de grelots au dehors.

l'abbé, à Leroy montrant la porte du fond.

Qu'est-ce que j'entends ?

LEROY, à l'abbé.

Ce doit être la voiture qui vient prendre Victoire.

Entre Victoire par la droite. Elle est revêtue d'un manteau de voyage.

VICTOIRE, entrant.

Le père Leclerc est là, il est temps que je parte... Bonjour, monsieur Maugray.

J04 LES APPELEURS

Bonjoar, Victoire, (a jacqueiin.) Elle sait ce qui m'amène ?

VICTOIRE

Oui, j'étais dans la chambre de Madame quand monsieur le curé lui a dit... Pauvre monsieur Pierre!... Mais ne le plaignons pas, s'il a pu avoir un moment de contrition parfaite avant de mourir... En tous cas, je vous promets de prier pour lui tous les jours de ma vie, tous les jours, sans exception... Je commencerai dès ce soir et je continuerai demain à l'office du couvent.

MAURICE

Alors vous partez, malgré la nouvelle?...

VICTOIRE

11 le faut... ah, dame! il le faut!...

MAURICE

Partez! Partez ! Je serai là, moi, toute ma vie, tâchant de remplacer celui qu'ils ont perdu... (Tendant les mains à jacqueiin.) Nous serons là, Germaine et moi, vos deux enfants...

JACQUELIN, à Maurice, avec effusion.

Oui, nos enfants... nos chers enfants...

VICTOIRE, avec stupeur et dépit.

Ah!

LEROY

Dieu soit loué !

l'abbé.

Oui, Dieu soit loué! Oui, et il vous bénit tous deux, vous dont l'amour sera bienfaisant comme une aumône généreuse, consolant comme une grâce divine!

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