TRAITEMENT
Puisque la guérison spontanée est impossible, l'appendicite à oxyure nécessite un traitement qui sera divisé en prophylactique et curatif.
Traitement prophylaclique. — Le traitement prophylaetique est peu important. Metchnikoff avait déjà fait remarquer que le nombre des appendicites augmentait depuis que l’on ne donnait plus de vermifuges aux enfants. La prophyla&ie part de la constatation que l’oxyure est tué contrairement à l’ascaris et au trichocéphale par l'eau, parce qu'il est embryonné de bonne heure. Comme sa propagation se fera par les fruits et les Iégumes verts, il sera prudent de s’en abstenir ou du moins de les aseptiser par une cuisson prolongée.
La prophylaxie exigerait aussi que l’on examine les selles des malades, spécialement celles des enfants, pour y rechercher les oxyures et, si leur présence était vérifiée, donner des vermifuges. |
Hueck, qui propose d'appeler les appendieites à oxvures l’appendico-pathie oxyurique, dit aussi avoir obtenu chez les enfants des résultats excellents en leur donnant du vin dexcellente qualité et à dose modérée qui les préserverait de la présence et des méfaits des oxyures.
Mais, si l’appendieite n’a pu tout de même être évitée, quelle conduite doit-on tenir ?
Traitement curalif. — Plusieurs cas seront à considérer
1° Si nous sommes au moment d'une erise aiguë, sans ten-
dance à s’amender, ou avec menace de perforation ou de péri-
| e — tonite, le traitement chirurgical s'impose et c’est à l'opérateur de poser les indications de l'intervention.
11 est inutile, dans ce cas, de rechercher si l’appendicite est parasitaire où non, puisque le traitement antihelminthique est inutile et même néfaste.
Mais, en général, l’appendicite à oxyure n’est pas aiguë. Deux hypothèses sont à envisager :
Où bien le malade est en crise subaiguë. Dans ce cas, il vaut mieux calmer l'intestin par le repos, les opiacées, la glace sur le ventre.
Si à ce moment l'examen des sekles divulgue des oxyures, doit-on donner des antihelminthiques ? Cette médication ne nous paraît pas indiquée, car au lieu d’être utile, elle serait dangereuse et risquerait de provoquer une perforation. En tous cas, elle irriterait et congestionnerait l'intestin. Donc, si lé malade a une crise subaiguë, immobiliser l'intestin jusqu'à la cessation des symptômes et éviter tout purgatif.
Après la phase subaiguë ou dès la conformation du diagnostie, si l’appendicite est chronique d'emblée, que doit-on faire ? C'est le moment le plus propice pour prescrire des antihelminthiques, pour essayer d’expulser les oxyures de l'intestin grêle et de l’appendice. Ce traitement sera réalisé surtout par la santonine, le thymol (Guiart), la naphtaline (Schmitz).
On aidera au vermifuge par des lavements d’eau salée ou glycérinée tous les deux jours. Hueck préconise des lavements d'huile d’un demi-litre, afin d'arriver sûrement à l’appendice.
D'après OEnitz, ce traitement serait excellent. Il cite des cas où l’expulsion de quelques œufs à diminué brusquement les phénomènes douloureux.
Mais ces vermifuges ont peu d'action quand il existe des lésions de l’appendice. Chez l'adulte, Wilson à démontré que les antihelminthiques n'avaient absolument aucune action. Railliet a prouvé que chez l'enfant des doses même fortes de thymol, absorbées trois jours avant l'opération, ne tuaient pas les oxyures contenus dans l'appendice.
De plus, en admettant même que les antihelminthiques aient
ration, on pourra “donner des vermifuges pour sujet des. parasites. CESR il le choix de apnendiite à |oxyures est Fe malade ÉRERS Pt
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