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CHAPITRE IV

Un des premiers effets des progrès de l’anthropologie criminelle est la création de nouveaux systèmes criminologiques. On a beau se méfier des faits, les bafouer, ils s’imposent d’eux-mêmes, et on comprend qu’on ne peut plus continuer à baser tout l’échafaudage du code sur une hypothèse à laquelle personne ne croit plus, pas meme les plus orthodoxes, même ceux qui ne veulent pas qu’on touche en rien au passé.

« On avait cru (écrit M, Sarcey, qui prône toutefois la justice classique, ou tout au moins on avait fait semblant de croire, que tout homme (sauf les cas de folie très caractérisée, de folie indéniable) 'était responsable des actes commis par lui. La vérité est qu’on n'en savait rien.

« Ce que nous appelons la liberté n’est, chez nous, que l’ignorance ou l’inconscience des motifs multiples qui nous font agir. »

Appuyer, après cela, le code pénal sur cette responsabilité, serait bien étrange.

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