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ESSAIS D'ÉLECTROLYSE DIRECTE

Divers procédés ont été essayés pour produire à la fois l'attaque et le dépôt de l'or dans la même opération.

(*) Malgré les succès que ce procédé a obtenus à ses débuts au Transvaal, il ne paraît pas se répandre beaucoup. On est parvenu depuis à obtenir des résultats presque auesi avantageux avec la précipitation par le zinc. En Hongrie, le procédé Siemens a médiocrement réussi, peut-être à cause de l'abondance des sulfures dans le minerai.

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Chloruration. — Si Ton éleclrolyse une dissolution de chlorure de sodium, le chlore libre se dégage à l'anode et peut dissoudre l'or des minerais. Cette méthode, si simple en théorie, semblerait d'autant plus indiquée qu'on emploie depuis longtemps le chlore pour attaquer les minerais rebelles et la précipitation électrique pour extraire l'or. Cependant il n'a pu entrer dans la pratique.

Il n'est pas facile de faire passer rapidement dans une cuve d'électrolyse une grande quantité de minerai. En l'absence d'un agent capable d'absorber énergiquement le chlore, on ne peut éviter la polarisation et l'usure rapide des anodes. Enfin la dissolution de l'orne se fait bien que sur les parcelles qui touchent l'anode.

Cyanuration. — Il parait plus facile de réussir avec le cyanure, qui par lui-même dissout l'or.

Le procédé Pelatan-Clerici est fondé sur l'emploi de ce réactif et semble donner de bons résultats.

Le minerai est versé dans une cuve cylindrique où se trouve un disque horizontal en fer, qui fait fonction d'agitateur et d'anode. Une couche de mercure couvrant le fond de la cuve forme cathode. Dans l'appareil d'essai on peut traiter, en huit heures, une charge de ioo k * avec ioo llt d'eau, à laquelle on ajoute environ ioo« r de cyanure de potassium et io« r de ferricyanure, avec un peu de sel et de chaux. Le courant est de 5 volts et 6 ampères. On obtient un bon rendement, et la consommation de cyanure serait moins grande qu'avec la méthode ordinaire.

Le procédé a été monté récemment sur une grande échelle en Amérique.

Amalgamation* — Dans l'amalgamation ordinaire aux pans, si l'on met le mercure en relation avec le pôle négatif d'une dynamo, et qu'on place dans le liquide une tige formant anode, on préserve le mercure de l'oxydation et l'on diminue les pertes. D'après Molloy, il se formerait un amalgame d'hydrogène. L'addition au mercure d'amalgame de sodium produit le même effet protecteur. On peut préparer cet amalgame en

électrolysant du carbonate de soude avec anode en plomb et cathode en mercure.

Toutefois les procédés Molloy, longtemps essayés en Amérique, ne paraissent pas offrir d'avantages industriels sérieux. D'après Gmehling, les essais faits à Huanchaca n'ont pas été favorables : l'amalgamation est peut-être un peu plus rapide, mais le travail sans électricité est en somme moins coûteux.

En résumé, l'électrolyse par voie humide ne peut pas être considérée jusqu'à présent comme un moyen d'extraire les métaux. En dehors de l'extraction de l'or par le procédé Siemens, ce n'est qu'une méthode de séparation ou de dépôts galvanoplastiques. Le plus souvent même, elle ne s'applique qu'à l'affinage de métaux déjà purs. L'affinage du cuivre et celui de l'argent pauvre en or rentrent dans ce cas; le premier constitue de beaucoup la plus grande application industrielle que l'électrolyse ait reçue; le second, quoique moins important, ne manque pas d'intérêt, et son succès paraît aussi définitivement consacré par l'expérience. L'affinage du nickel cuivreux ferait exception à la règle, car il s'agit là de séparer deux métaux alliés en proportion comparable; mais on ne sait pas bien dans quelles conditions il se fait, et, si on l'emploie, c'est peut-être faute d'avoir encore trouvé un procédé plus simple pour traiter les maltes du Canada, qui n'ont paru sur le marché que depuis peu d'années.

Toutes les tentatives d'affinage d'autres métaux paraissent abandonnées. Tous les essais pour le traitement des minerais ont échoué : il est bien à craindre qu'il n'en soit de même pour les essais d'extraction électrolytique du zinc que le problème du Broken-Hill a remis à la mode.

La galvanisation électrique, qui paraît, au contraire, appelée à un réel succès, rentre dans la catégorie des procédés où l'on n'a en vue qu'un simple dépôt, et où le courant ne fait que déplacer le métal, sans produire aucune réaction chimique. Nous l'avons mentionnée à cause de sa nouveauté, bien qu'elle fût en dehors du cadre général de cette étude.

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On peut remarquer que tous les procédés adoptés par l'industrie emploient des anodes solubles. Même dans le procédé Siemens pour la précipitation de l'or, où l'anode théoriquement devrait être insoluble, on a été amené à employer des anodes en fer, qui s'attaquent en proportion bien supérieure à celle qui équivaudrait à l'or déposé. On peut donc dire que le courant n'est jamais employé à produire par lui seul une décomposition chimique; il sert en réalité à provoquer des déplacements, où la précipitation d'un métal sur la cathode est toujours compensée chimiquement par la dissolution à l'anode du même métal ou d'un autre, et les opérations marchent d'autant mieux que cette compensation est plus exacte.

Il y a là une différence essentielle avec les applications de l'éleclrolyse par voie ignée, qui est au contraire uniquement employée pour l'extraction des métaux (aluminium, métaux alcalins) et dont toutes les opérations se font avec des anodes insolubles, l'électricité produisant seule la décomposition des sels fondus.

D'après ce rapprochement, on peut se demander si ce n'est pas plutôt ce dernier genre de méthodes qui est appelé à résoudre plus lard le problème du traitement des minerais rebelles aux procédés purement chimiques, et à étendre le domaine de rÉIeclrométallurgie.

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