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faire fonctionner un relais formé par un système particulier d’électro-aimants coupant à leur tour le circuit à grande intensité. C’est ce qu’on appelle ) l'interrupteur- -relais. Une des formés les plus employtes est celle de l'interrupteur turbine, dont on verra plus loin la description à propos de l'envoi des Signaux horaires.
L'installation est complétée par des rhéostats de réglage constitués par de larges rubans de maillechort plongés dans des bacs d'huile. Ils permettent de faire varier l’énergie utilisée à la transmission.
Tous les appareils qui ne présentent pas de danqer, c’est-à-dire toutes les parties à faible tension, tableaux de distribution, selfs et rhéostats de réglage, sont réunis au fond de la salle de réception (fig. C), qui est séparée de la salle à haute tension par une porte portant l'inscription « danger de mort ». Gette dernière salle est entièrement tendue de toiles afin d'amortir le bruit des détonations rappelant celui des mitrailleuses. De la salle voisine, on peut surveiller les appareils à haute tension à travers une glace.
Le poste dont je viens de donner la description fonctionne en général pour l'envoi des signaux horaires ct des dépêches mttéorologiques.
29 PETIT POSTE A ÉTINCELLES RARES. — Fréquemment, à 8 heures et 3 heures, les dépêches spéciales à l’aviation sont transmises avec le plus petit poste. C’est encore un poste à étincelles crépitantes de 10 kilowatts.
Un compartiment de la salle des essais comprend le transformateur, les condensateurs, qui sont ici des condensateurs plans noyés dans l’huile et l'éclateur. Ce poste a été actionné longtemps par un alternateur Villard dont le principe est extrêmement simple. L’inducteur est mobile, en forme d'H et présente ses pôles de nom contraire en regard. Il
tourne à l’intérieur d’une carcasse d’induit n'ayant que deux bobines. Il est bien aisé de voir que l’on aura ainsi trois alternances successives dont la médiane a la plus grande amplitude. Ces alternances seront. séparées largement entre elles puisqu'il n’y en à que deux groupes par tour.
On peut alors augmenter beaucoup la fréquence sans être gêné par la production d’arcs entre les étincelles successives. En tournant à 900 tours on obtient 30 étincelles à la seconde.
3° POSTE À TRANSMISSION MUSICALE. — Si les étincelles sont suffisamment fréquentes, elles fournissent un son musical. Il suffit, pour qu'il l en soit ainsi que la la fréquence des “aliernateurs s employés soit supérieure à 1.000 à He minute. RUE d
L'alternateur Villard pe peut Tournir des sons musicaux. Mais, le plus souvent, c’est d’un alternateur Béthenod à induit fixe que l’on se sert. Cette machine à son inducteur entraîné par un moteur asynchrone monophasé à 42 périodes et 220 volts. Les sons donnés par les étincelles successives sont suffisamment musicaux pour qu’on puisse en faire varier la hauteur depuis la quinte jusqu’à l’octave par l'emploi d'un rhéostat de champ (x).
Dans ce troisième poste, on emploie l'éclateur tube-plateau. En regard d’un plateau de cuivre on place un tube de laiton de 50 millimètres de diamètre et de 1 millimètre d'épaisseur. Le tube est traversé par un courant d'air provenant d’un petit ventilateur actionné par un moteur électrique.
La figure D indique l’ensemble de la salle de
(1) C'est l’auteur de cet alternateur, M. Béthenod, qui vient
de faire connaître un nouveau procédé de transmission. Il a réussi à construire des alternateurs à haute fréquence qui, branchés sur l’antenne, fournissent des transmissions sans transformaleur et sans étincelles. Ce système permettrait d'assurer LL secret des communications.
réception, en particulier la table où lon aperçoit le sapeur à l'écoute (1).
II. — Petit poste d'émission construit avec les ressources d’un laboratoire.
On utilise les bobines d’induction de la collection dont plusieurs modèles (Ducretet) ont d’ailleurs été spécialement étudiés en vue de la télégraphie sans fil. On emploie comme interrupteur, l'interrupteur moteur de Ducretet tournant à la vitesse de 600 tours à la minute. |
Le moteur étant mis en marche, on interrompt le passage du courant dans le primaire de la bobine à l’aide d’un manipulateur spécial effectuant la rupture à l’intérieur de pétrole. En faisant ainsi passer le courant dans le primaire pendant des temps variables on obtient des oscillations pendant des temps plus ou moins longs (traits et points de l'alphabet Morse).
A) On peut employer l'excitation directe en attachant l’antenne à l’un des pôles de la bobine, mettant. le second pôle au sol et en établissant entre les pôles un éclateur formé par des tiges isolées, terminées par des boules de zinc.
On trouve par tâtonnements la distance explosive convenable. |
B) Il vaut mieux HS le montage en dérivation. Avec une bobine de petit modèle (20 centimètres d’étincelle), le condensateur sera formé par des lames de verre passées à la gomme laque et recouvertes sur une des deux faces de feuilles d’étain de 0®08 x 020. On empile 24 lames de ce genre en groupant en batterie les condensateurs ainsi
(1) Les clichés A, B, G, D ont été communiqués par la SOC industrielle de l'Est.
formés. Le solénoïde est formé par du fil de cuivre d'environ 5 millimètres de diamètre.
La maison Ducretet a ainsi constitué un petit poste portatif de démonstration intéressant.
C) Avec une bobine de grand modèle, on emploie un résonnateur Oudin formé de 6 spires de tube de cuivre rouge de 14 millimètres de diamètre et enroulé en hélice de 27 centimètres de diamètre.
L’écartement des spires est de 4 centimètres.
Ce résonnateur est isolé par des poulies de verre de Folembray. Deux contacts mobiles permettent de l’introduire dans le circuit de l’antenne et le circuit de décharge (fig. 22). La figure 22 représente
Fig. 22.
une partie de ce solénoïde avec la colonne centrale permettant d'assurer le contact mobile.
Les condensateurs sont des condensateurs plans formés par des lames de verre de 1°%9 d'épaisseur enduites de gomme laque et recouvertes sur une
face de feuilles d’étain de 0" 08 X 0" 20. On a construit ainsi quatre boîtes de condensateurs contenant chacune vingt lames isolées des parois à la paralfine. On peut associer ces boîtes en cascade ou en batterie. On a donc, en résumé, le montage représenté sur la fiqure 21.
C’est à l’aide de ce dispositif que des communications ont été établies les 7 et 8 avril entre la Faculté des sciences de Nancy et le champ d’aviation de Jarville.
L'énergie était fournie par une batterie de vingt accumulateurs. L’intensité efficace dans l'antenne était d'environ 1 ampère et demi. Les communications ont été parfaitement entendues. l
À part la bobine et son interrupteur, toutes les autres parties du montage avaient été construites au laboratoire de physique, ce qui montre que, dans les limites d'un département, avec les ressources d’un laboratoire, 1l serait possible d'émettre des dépêches qui ne troubleraient en rien les émissions des grandes stations, tout en rendant à l’agriculture et à l'aviation des services incontestables (Voir chap. XII, p. 143, Applications à la météorologie).