‹ Les applications de la télégraphie sans filChapitre 30 sur 57 · MAMAN N · texte numérisé non relu

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par le dispositif qui vient d’être indiqué pendant

1/5 de seconde environ. Dans ce circuit sont intercalés : une ligne souterraine L, à double fil, rehant l'Observatoire à la station radiotélégraphique du Champ-de-Mars, une pile P'et un relais R (fig. 47).

Le contact a de ce relais ferme un autre circuit comprenant une petite batterie d’accumulateurs A et un électroaimant 4. Celui-ci fait partie d’un manipulateur à relais construit par M. Gaiffe sur les indications de M. le commandant Ferrié : Dans un vase en fonte U est placée une certaine quantité de mercure F recouvert d'alcool à 95 degrés. Une pompe centrifuge à mercure D plonge dans le mercure, elle est commandée par un axe vertical d séparé en deux parties par une partie isolante e et mis en mouvement par un petit moteur électrique E, par l'intermédiaire de deux poulies p p et d’une courroie /. Le mercure est refoulé dans un tuyau vertical y et dans un ajutage 7 mobile autour d’un axe O, puis est projeté en un jet J.

Quand le courant des accumulateurs passe dans

l’électro b, le noyau m de celui-ci est attiré vers le bas et son prolongement £ venant appuyer sur l’arrière de l’ajutage r, en fait relever l'avant. Le jet de mercure 7 vient alors rencontrer une couronne en cuivre B calée sur l’axe d et reliée à une extrémité du circuit d'émission par une couronne 7» et un balai s, tandis que l’autre extrémité du circuit est en communication avec le mercure en X. Le circuit d'émission est donc fermé et des étincelles jaillissent à l’éclateur S. Au contraire, quand le relais R n’est pas actionné, le noyau mn remonte sous l'action du ressort w, et le circuit d'émission restant ouvert, les ctincelles ne jaillissent pas.

Le circuit d'émission comprend : l'alimentation T,

uné self de réglage G et le primaire I d’un transformateur, convenablement calculé. De plus un rhéos-

tat H est mis en dérivation aux bornes du manipu-

lateur U pour faciliter l’établissement et la rupture du courant. Enfin des condensateurs et des résistances non inductives sont placés en shunt sur tous les électros ; on n’a pas indiqué ces appareils sur la figure afin de ne pas compliquer le schéma.

L'émission se fait par le montage Oudin précédemment décrit, le secondaire du transformateur étant la source à potentiel élevé.

Transmission des signaux. — En principe, il ne peut être sursis à l’envoi que si l’ordre en a été donné par le Directeur de l'Observatoire à la demande du chef de service, par suite d’une trop grande incertitude sur la correction de la pendule principale.

Ce fait ne s’est présenté qu’une fois depuis l’installation du service. En cas de non-fonctionnement des pendules Leroy, l'envoi peut avoir lieu, par ordre spécial, à l’aide de tops donnés par l’observateur avec le manipulateur Morse du tableau spécial. . A 10h30 l’astronome se met en relation téléphonique avec le poste de radiotélégraphie militaire de la Tour Eiffel au moyen d’une ligne souterraine L;, qui, dans le cas où L; aurait subi des avaries, pourrait aussi la remplacer. A la Tour Eiffel, les sapeurs de service mettent les circuits en état et alors l’astronome, appuyant sur la clé du Morse M, fait quelques signaux d'essai à l'éclateur. Il peut luimême contrôler le bon fonctionnement des émissions, car on a établi à l'Observatoire une antenne réceptrice allant du sol au sommet du bâtiment où elle se bifurque : une branche est fixée au-dessus de la cage de lescalier d'honneur, l’autre à la hampe du drapeau située sur la partie supérieure de la façade nord.

Les signaux d'essai étant faits, un télégraphiste de la Tour annonce vers 10!4o l’envoi dans les termes suivants : « FL — FL. Paris-Observatoire

et B C M (bureau central météorologique). Voicr signaux horaires et télégramme météorologique. » om... +=... (ce qui signifie : attente). Cette formule n’est pas absolue, maïs on ne s’en écarte quère. Pour l'envoi de 23°45 on supprime B C M et télégramme météorologique.

Après avoir abaissé le levier qui établit la ligne signaux horaires, l'astronome envoie de 10! 44" 0° à 10/44 555 une série de traits (tops allongés == == =, Ctc., de une seconde environ) avec le manipulateur. Pour cela, à l’aide d’un viseur, de grossissement 10, placé près du tableau, l'astronome suit les aiguilles de la pendule choisie pour prendre la seconde, en même temps qu'il appuie sur le levier du manipulateur. A 10°45"® of, le signal est envoyé automatiquement par la pendule.

Le casque téléphonique sur la tête, l’astronome, tout en conservant la liberté de ses mouvements, peut se rendre compte que l'envoi a été fait normalement.

De 1046" o$ à 10" 46" 55$ (environ), il envoie une série de traits suivis de deux points mme + mme + mme, etc., traits de une seconde environ, les deux points en une demi-seconde (ce qui veut dire : voici Île deuxième envoi), deux minutes après le premier.

À 10/4705 la pendule envoie automatiquement le deuxième signal. Enfin, de la même façon, de 10" 480 à 10"/48"55$ (environ), l’astronome envoie une série de traits suivis de quatre points : les traits en une seconde, les quatre points en une seconde environ, mecs mmecee me... (ce qui veut dire : voici le dernier envoi quatre minutes après le premier). On s'assure que la pendule envoie bien automatiquement le signal attendu à 10/49" of.

L'envoi de 2345 se fait de la même manière, mais les trois signaux sont émis à 23745, 23h47, 23h49. |

L’ À PTE - J 3 BXr envoi de trois signaux assure la réception d’une

façon à peu près certaine, malgré les parasites, les perturbations atmosphériques.

Signaux horaires allemands. — A la station maritime de Norddeich, à l'embouchure de l’Elbe, se trouve un poste émetteur puissant de télégraphie sans fil dont la longueur d'onde est inférieure à celle de FL. Une bonne pendule de précision y est réglée sur celle de l'Observatoire impérial de Wilhelmshafen.

C’est tout à fait automatiquement que les signaux horaires sont transmis, sans qu'aucun opérateur ail à intervemir. Comme à l’Observatoire de Paris, la montre de Norddeich est remise à l’heure par un courant de correction ; celui-ci est transmis directement de l'Observatoire de Wilhelmshafen.

Comme dans toutes les transmissions mécaniques,

il peut y avoir des ratés, des perturbations, mais les opérateurs de la station s’en aperçoivent et peuvent les porter à la connaissance des bateaux en mer aussitôt après la transmission automatique des signaux horaires.

L'envoi des signaux a lieu deux fois par jour, à 12 heures et à 2/4 heures (temps de Greenwich). Quelques minutes avant on lance des appels de MATINE ce =—m +... +=,

Puis à 1157" 47s la station émet son indicatif K N D. A 1158" 38 elle annonce M G Z (Mittag Greenwich Zeit).

Les signaux proprement dits se composent de traits émis de seconde en seconde.

A 11:58% AGS ces signaux commencent. Ils sont répartis en trois groupes de cinq secondes de durée séparés par des intervalles de cinq secondes.

- Les émissions ont lieu à :

1115846 47 48 49 505 11 8 56 57 58 59 Go Éd 0 De 6 0 10

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