‹ Les applications de la télégraphie sans filChapitre 31 sur 57 · AS · texte numérisé non relu

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[IO LES APPLICATIONS DE LA TÉLÉGRAPHIE SANS FIL puis une pose; enfin

11 59 56 57 58 59 Go ou 12h0m08$,

Le commencement du dernier signal donne exactement midi.

Grâce à ces signaux, on peut appliquer la méthode des coïncidences en comparant les nombres de secondes entendus au téléphone aux battements de l'horloge d'observation où du chronomètre. On cherchera à noter avec quel battement du chronomètre ou de l'horloge coïncide un des signaux de Norddeich et quel écart il en résulte pour la réception du dernier signal, celui de midi.

L'ensemble des groupes de signaux remplit un but intéressant, celui de permettre encore la comparaison entre l'horloge de Norddeich et le chronomètre étudié, quand bien même quelques signaux de chaque groupe feraient défaut ou ne pourraient être entendus par suite de perturbations extérieures.

Avec quelque attention, il est toujours possible à l'observateur qui aurait laissé passer quelques signaux de reconnaître par les intervalles qui séparent les groupes, à quels groupes il a affaire et quelle seconde ils annoncent.

Lorsque l'émission est terminée on fait le signal de fin de communication e=memme (1). |

Réception des signaux. — On peut opérer comme il vient d’être dit par la méthode des coïncidences. On peut aussi, pour les signaux FL, mettre en marche un bon compteur à secondes au moment de l'envoi du premier signal de 10"45 et observer l'écart des indications de cet appareil avec les

(1) Voir Ælektrotechnische Zeitschrift, 1910, t. XXXVI, p.9 et 17.

signaux de 1047 et 10!4g9. On a ainsi un moyen pour vérifier chaque jour la marche de son chronomètre. On verra plus loin comment des signaux spéciaux permettent encore plus commodément la vérification des pendules et horloges des obser- vatoires.

Remise à l'heure automatique. — MM. Chartier, ex-élève de l’école nationale d’horlogerie de Cluses, et François, constructeur électricien, ont imaginé un dispositif automatique permettant la remise à l'heure sans qu’il soit besoin d’avoir un observateur immobilisé dans l'attente du signal de télégraphie sans fil.

L'ensemble des appareils utilisés peut être divisé en trois parties :

1° Mouvement d’horlogerie ;

2° Partie réceptrice des ondes hertziennes ;

3° Mouvement distributeur.

1° MOUVEMENT D’'HORLOGERIE. — Le mouvement d'horlogerie comporte tout d’abord un disque 1 faisant une révolution par 24 heures seulement et non par 12 heures. Ce disque est muni de deux contacts 2 et 3 disposés de façon à ne fermer le circuit des balais 4 et 5 qu'aux environs de 23"45 précis, soit quelques instants avant l'heure de réception du signal de télégraphie sans fil et coupant:le circuit quelques instants après (fig. 48).

D'autre part, le mouvement d’horlogerie comporte un fouet 6, solidaire de l’armature 7, qui vient, au moment donné, attirer l’électro 8.

Par ce mouvement d'attraction, le fouet 6, pivotant en 9, vient frapper la came 10 qui entraîne la minuterie, et, de ce fait, l'aiguille des heures et celle des minutes.

Le fouet vient en même temps frapper la came 11 pour le retour des aiguilles des secondes ; lesdites came et aiguille des secondes, solidaires l’une de

l’autre, étant ajustées à frottement gras sur l’axe Ù J prolongé de la roue des secondes, le retour de ces

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Cliché prêt£ par le. « Bulletin de l'École nationale d'horlogerie de Cluses ».

aiguilles a lieu à l’heure déterminée sans arrêter la marche de celles-ci, n1 la marche du mouvement.

29 PARTIE RÉCEPTRICE DES ONDES DE TÉLÉGRAPHIE SANS FIL, — Les appareils employés sont ceux que

Fig. 48.

l’on utilise généralement, soit une antenne 12 reliée au primaire du transformateur 13, dont l’autre extrémité est reliée au sol (montage en induction).

Le secondaire du transformateur est divisé en deux parties 14, 15, dont les extrémités intérieures sont reliées aux deux armatures d’un petit condensateur 16, et les extrémités extérieures, aux bornes du cohéreur 17 (tube de Branly).

Aux extrémités intérieures des demi-secondaires

-est également relié, par l’intermédiaire de deux bobines d’impédance, 18, 19, le circuit de la pile 20 et du relais 21. Ce circuit passe par les deux balais 4, 5, et ne se trouve donc établi qu'au moment où le disque 1 établit le contact entre 4 et 5.

L'armature du relais 22, son contact 23, l’électro 24 du décohtreur 25, le contact de celui-ci 26 et la batterie 27, sont connectés comme à l’ordinaire. +

3° MOUVEMENT DISTRIBUTEUR. — Ce mouvement consiste en un tambour 28, commandé par un mécanisme analogue à celui des sonneries de pendules, tournant à une vitesse appropriée, mais ne pouvant être mis en marche qu'autant que l’électro 29 aura attiré l’armature 30 qui vient arrêter ledit tambour par son logement dans les diverses encoches 31, 3», FRA TES

Deux balais 39, 36, viennent frotter, l’un sur la périphérie du tambour et l’autre sur son axe 37.

La partie où frotte le balai 35 est en matière isolante 38, sur toute. la périphérie, sauf sur la partie 33 correspondant à l’ouverture de l'angle x.

Fonctionnement. — Le cohéreur 17 est soumis aux ondes électriques toute la journée et la nuit, mais il ne peut transmettre aucun signal, le circuit À, B, C, D, E, F, G commandant le relais, étant coupé en B.

Les deux contacts 2 et 3 sont disposés sur le disque 1 de façon à établir le circuit ABC vers 23h 30.

À ce moment, le courant produit par la pile 20 actionne le relais 21. Celui-ci attire l’armature 22 qui, au contact de 23, ferme le circuit de la pile 27 par H, 1, J, l’électro 24, le tappeur 25, le contact 26 et par K.

= L'armature 30 était en prise pendant la journée avec l’encoche 34 du tambour 28.

Au moment où, comme on l’a dit ci-dessus, l’armature 22 vient au contact de 23, l’armature 30 est attirée par le fait du courant qui traverse l’électro 29, et libère le tambour 28, qui fait un quart de révolution dans le sens indiqué par la flèche.

Le premier résultat, au moment de l'établissement du contact par le disque 1, aura donc été d'amener le tambour dans la position indiquée sur le schéma.

A 23144, un train d'ondes est lancé de la Tour

Eiffel, comme signal préparatoire. Le contact 22, 23

s'établit comme précédemment; le frappeur 25 est actionné autant de fois qu’il y a de signaux; l'électro 29 est également actionné et laisse à nouveau le tambour tourner d’un quart de tour.

En tout état de cause, quelques secondes avant minuit, le tambour 28 a son encoche 32 en prise sur l’armature 30; de ce fait, le balai 535 est au contact de la partie conductrice 39.

Au moment où le signal de 2345 est donné, le contact 22, 23, se trouvé établi comme précédemment; le frappeur 25 est actionné ; l’électro 29 est de même actionné et laisse à nouveau le tambour tourner d’un quart de tour.

En même temps, le balai 35 étant au contact de 33, le circuit se trouve établi par H, 22, 23, I, L, N, 35, la partie conductrice 33, l'axe 37, le balai 86, O l’électro 8 et P.

L'électro 8 a donc pour effet, à ce moment précis,

LES SIGNAUX HORAIÎRES 115

de frapper le fouet 6 sur les cames ra et 11, ce qui a pour résultat de mettre sur lheure précise les aiquilles solidaires de ces cames.

Après le signal de 23° 45, le tambour, qui sera venu dans la position de prise de son encoche 33 avec l’armature 30, aura supprimé le contact par N, O.

Le signal suivant aura pour effet de venir remettre l’encoche 34 en prise avec 30, et en même temps empêchera, par un nouveau dispositif en construction, la transmission de tout nouveau signal, jusqu’au moment où le disque 1 aura tourné d’une quantité suffisante pour rompre le contact entre #4 et 6.

Il est évident que les appareils sont réglés pour la remise à l’heure exacte et en tenant compte des retards provenant du relais, des électros, de la course des armatures, etc...

Un dispositif de ce genre, qui, d’après les auteurs, n'introduit pas une erreur supérieure à la demiseconde, peut rendre les plus grands services aux observatoires, aux centres horaires des compagnies de chemins de fer, et surtout à tous les horlogers qui, désireux de fournir des instruments d’une marche soigneusement contrôlée, ont besoin pour eux-mêmes d’une remise à l’heure journalière (12).

Inscription graphique des signaux de l'heure émis par la Tour Eiffel. — M. A. Turpain (2), professeur à Ja Faculté des sciences de Poitiers, s’est efforcé d'obtenir l'inscription graphique des signaux de l'heure émis par la Tour Eiffel. I y est parvenu à l’aide d’un microampèremètre enregistreur de grande sensibilité, construit sur ses indications par la maison Richard. Pour obtenir dans cet appareil une intensité suffisante, il a associé en batterie six électrolytiques, aussi semblables que possible, munis de résistances de réglage. Grâce à cet artifice, il a pu obtenir des traits et des points sous la pointe de son enregistreur.

La Conférence internationale de l'heure. — Pendant la correction des épreuves de cet ouvrage, a paru, aux Comptes rendus de l’Académie des Sciences, une note de M. G. Bigourdan (57) sur la Conférence internationale de l'heure, dont nous extrayons ce qui suit :

Sur la proposition du Bureau des Longitudes, le Gouvernement français invita, en mai 1912, un certain nombre de Gouvernements étrangers à désigner des délégués qui, joints à ceux de la France, étudieraient le problème radiotélégraphique au point de vue de l’envoi de l'heure et de la détermination des longitudes.

Répondant à cet appel, quinze Gouvernements étrangers ont désigné des délégués qui, avec ceux de la France, et non compris les membres du Bureau des Longitudes, étaient au nombre de soixante-trois. En outre, soixante-quatre savants français, appartenant en grand nombre à l’Académie des Sciences, ont été invités à prendre part aux discussions.

La Conférence internationale de l’heure, réunie à Paris, le 15 octobre 1912, a émis en séance générale, le 23 octobre, des vœux fort intéressants.

Nous citerons seulement ceux qui sont relatifs à la transmission des signaux horaires,

Vœux.— 9. Une commission provisoire nommée par la Conférence pourrait organiser, à titre d'essai, la coopération dont il s’agit et étudier les améliorations de toute nature à apporter à ce projet, avant de le soumettre officiellement à l'approbation des Gouvernements. |

10. Il est à désirer qu’en chaque point du globe on puisse toujours recevoir un signal horaire de nuit et un signal horaire de jour, le nombre total des signaux perceptibles ne dépassant pas, en principe, quatre par vingt-quatre heures.

11, Les observatoires et les administrations inté-

ressées mettront à l'étude l’organisation de l’enregistrement automatique des signaux horaires.

12. L'étude de la répartition définitive des centres d'émissions horaires sera confiée à la Commission internationale de Fheure La liste ci-après indique les stations qui seront vraisemblablement en état, au 1% juillet 1913, de jouer le rôle de centres d'émissions horaires, et les heures auxquelles devront être faites ces émissions.

Heures, Temps civil de Greenwich

Paris. 1: RO COUT LHNC) San Fernando (Brésil) TRUE.

Arlington (États-Unis) . NT

Manille or, { (provisoire).

Mogadiseio (Somalie italienne) . A OMAN LOU 0 0 D nn ce 0

Paris. 0 CNET ©) Norddeich-Wilhelmshaven LS" (TRIAL):

san Fernando (Brésil) *.: : 10 Arlington (États-Unis) . L'OMNALE Massaouah (Érythrée) . RATIO

San Francisco. , . NS An 20 CR Vihelmehaven RE

Toute station horaire, autre que les précédentes, qui viendrait à être pie ne pourra faire, en principe, ses émissions qu’à des heures (de Greenwich) rondes, différentes des heures ci-dessus.

13. La Commission internationale de l'heure sera chargée de régler les émissions des signaux destinés aux besoins scientifiques, et notamment de ceux qui ont pour objet l'unification pratique de l'heure

14. Les signaux horaires seront uniformément produits conformément au schéma suivant :

Tableau indiquant le genre et la distribution des signaux horaires internationaux.

57m os à b7m 508 Signaux d'avertissement.

07m 55 à 58mos signaux horaires : trois traits de 1 seconde avec intervalles de 1 seconde.

58m£s à 5g"os signaux horaires : un trait de r seconde et un point de 1/4 de seconde, ce dernier. aux époques D8m 165, 58m 205, 58M30s, 58m /cs, 58m 505$, puis trois traits de 1 seconde, séparés par un intervalle de r seconde ; de 58m 55$ à 59".

5gm€s à Gomos signaux horaires : deux traits de r seconde séparés par 1 seconde, et un point de 1/4 de seconde, ce dernier coïncidant avec les époques 5g® 108, 59" 05, 59m 305, 5gmAcs, 59" 50$, puis (rois

traits de 1 seconde, séparés par un intervalle de

1 seconde.

19. Les centres d'émissions horaires feront usage d’une longueur d'onde uniforme d'environ 2.500 mètres. Lorsqu'ils emploieront des émissions musicales, la tonalité de celles-ci devra être choisie de manière que la réception soit soustraite, autant que possible, aux perturbations de toute nature.

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