INTRODUCTION IX
des parties de l'Atlantique situées au nord du 35° degré de latitude boréale. La moitié à peu près de ces dépressions viennent de l'Amérique du Nord; les autres se forment en plein Atlantique; pour prévoir avec succès Parrivée et la marche des unes et des autres, sur les côtes occidentales de l’Europe, il faudrait en ‘plein Océan des points d'observation qui font défaut.
Il suffirait que certains navires à vapeur télégraphient, par exemple une fois par jour, leur position géographique et les données météorologiques qu’ils y observent. Par ce moyen, les conditions défavorables à la prévision du temps, dans lesquelles se trouve l’Europe occidentale, seraient très heureusement modifiées ; et l’agriculture, comme la marine, pourraient y trouver des avantages économiques très considérables.
Le principal obstacle à la réalisation immédiate de ce projet, on pourrait dire le seul, est, comme le fait remarquer M. Angot (5), directeur du Bureau central météorologique, uniquement d'ordre financier. Pour étendre les cartes quotidiennes du temps jusque vers 15 ou 20 degrés de longitude ouest, c’est-à-dire seulement au quart de la distance qui sépare des États-Unis les dernières stations d'Europe, la dépense annuelle dépasserait certainement 15.000 francs.
Le Meteorological Office reçoit chaque jour de quelques navires des radiotéléqrammes qui sont publiés régulièrement dans le Daily Weather Report. Dès septembre 1907, le Comité météorological international a abordé l'étude de cette