INTRODUCTION ‘ XI
Mein, le directeur de l'institut de physique de cette ville, se fondant sur ce fait que les grains marchent en lignes de tirailleurs, chargea une cinquantaine de personnes, dans un rayon de 150 kilomètres, de lui signaler l'heure et la minute du passage de grains ou d’orages au-dessus d'eux. II put ainsi suivre leur marche pas à pas et savoir à quelle heure passerait sur lui chaque ligne de grains, ce qui lui permit d'avancer ou de retarder le départ des aéronautes et d’éviter des accidents peut-être mortels. C’est le procédé recommandé maintes fois par notre compatriote M. Durand-Gréville (1). On conçoit aisément combien plus féconde deviendrait cette méthode par l'emploi de la télégraphie sans fil, dont le rôle scientifique deviendra de jour en jour plus considérable.
C'est quidé par ces idées que l’auteur de cet ouvrage a organisé en Meurthe-et-Moselle un service de renseignements rapides et qu'il à dirigé ses efforts vers l’utilisation delasLe Site
La Faculté des Sciences de Nancy possède actuellement un poste complet de réception, auquel elle espère pouvoir adjoindre un poste d'émission; plusieurs autres facultés françaises et étrangères ont déjà suivi son exemple, et il est désirable que toutes les stations départementales de quelque importance soient munies tout au moins de postes de réception.
(1) Durand-Gréville, vice-président de la Société astronomique de France. Lettre au Temps, 20 janvier 1911.