Himyarite aux iv-v* siècles de notre ère : "jJDni
divin apparaît toujours précédé du hé vocatif. Toutefois, par analogie avec le nom d' Allât, on peut conjecturer qu'à Tétat isolé, on récrivait TO'A et que les formules qui nous donnent nbn (avec le hé vocatif) indiquent une contraction qui a fait disparaître ['alef initial. Cela prouve que, comme pour Allât, les groupes arabes avaient, dès le début de notre ère, perdu entièrement conscience de la valeur « article » du premier élément.
Si Ton en croit les passages du Coran que nous avons cités dans le chapitre précédent, Âllâh était parèdre d' Allât. Le dieu est invoqué, comme la déesse, pour obtenir le salut, mais avec cette nuance que l'invocation n'est pas faite à l'occasion d'une bataille ou d'une razzia, mais à l'occasion d'un événement pacifique, d'un voyage. Ainsi :
DM. 239 : v^JS mi nnî< i[a]n pna ]3 ^jd p odS
p^ Svi aSna Sv nan n-i>vi -ii<[D] iS dSd nSns -dd
« Par Saniyy ben Saniyy b. iVtouhannan. Il a trouvé le campement de son oncle paternel. Il a erré depuis longtemps^ à la recherche des pâturages. 0 Allâh, le salut à celui qui voyage et l'aide'! Il a gravé en l'honneur de Mouhallim, de Thânin» et de ha-Mâsik ».
Roudâ
Nous avons vu que le binôme Azizos-Monimos était un simple dédoublement de 'Athtar, dieu mâle de l'Arabie méridionale identifié à la planète Vénus. Ce binôme corres-