Voir plus haut, p
2. Littmann, Semitic Inscript., p. 165, lit : S)Uft. Ce mot pourrait signiGer
aussi « repos ».
3. Comparer le nabatéen 1J;]13, Tàvevo;, relevé par Littmann, Rev. archéoLt i905, I, p. 409 et 412.
LE PANTHÉON SAFAÏTTQUE 143
pond à l'étoile du matin et à l'étoile du soir, à Phosphoros et à Hespéros.
Âzizos et MonimoSy divinités arabes, sont à Édesse, à l'époque romaine, l'objet d'un culte qu'apporta sans doute la dynastie arabe qui gouvernait cette ville. Ces dieux figuraient dans la procession du char solaire. Azizos le précédait et Monimos le suivait*. Divers monuments traduisent la même idée, en particulier les soffites des temples de Baetocécé, de Ba'albeck et de Palmyre. Au culte de Ba albeck, ou à un culte similaire, se rattache le curieux relief d'el- Ferzol*. Dans ces représentations figurées, ces divinités ont pris la figure et le manteau de Phosphoros et Hespéros. Les dédicaces latines sont faites indistinctement au deiis bonus puer Phosphorus ou au deus Azizus bonus puer.
Sur un linteau d'Oumm el-*Awâmîd sont figurés deux acolytes de part et d'autre du disque solaire. Ils sont vêtus de longues robes et portent la haute coiffe persane; une étoile plane au-dessus de chaque personnage. Cependant, on ne peut dire ici que les deux divinités soient les dieux arabes Azizos et Monimos.
Dans la région hauranienne, par contre, on connaît une dédicace à Azizos' figuré par son buste surmonté de l'aigle solaire. A Palmyre, au lieu d'Azizos-Monimos, un texte fournit le binôme 'Azîzou-Arsou * :