‹ Les Arabes en Syrie avant l'Islam. Avec 32 figuresChapitre 82 sur 87 · Cf. le texte, plus haut, p. 34 et suiv · texte numérisé non relu

Cf. le texte, plus haut, p. 34 et suiv

2. Voir la trilingue de Zébed dans Lidzbarski, Bandbuch^ p. 484 et pi. XLHI) 10. Nous avons revu ce texte sur l'original aujourd'hui conservé au musée du Cinquantenaire à Bruxelles. Il y a peu à ajouter au déchiffrement de M. Sachau pour le syriaque et le grec. L'avant dernier nom syriaque est plutôt ^lo que ^io*o. Dans le grec nous avons lu AeovT\ç APXTT0C; i^epytou au lieu de ©epytou; et à la fin : MAPABAPKAA. Les rectifications à la partie arabe sont plus importantes. Il est de toute impossibilité de restituer en tête : bismillâh. Il faut suppléer une formule telle que

a} y\ ^[Xiô ^] ou ^ "^^[ft ^]. Les noms propres laissent quelque doute.

Nous croyons pouvoir lire l'un d'eux ft^JiA. Nous avons vérifié la conjecture ^.x^*-:^^ ^ (cf. notre Mission, p. 316, n. 3) de M. Clermont-Ganneau. En conséquence :

3. Notre Mission f p. 324 et suiv. ; Répert. d'^pigr, sém,, n® 485.

textes grecs qu'au iv'' siècle de notre ère*. Us perdent jusqu'au nom de leurs divinités, car si Ton trouve une fois la mention de ^'Eôaoç, la déesse Allât est devenue Athéna et un des grands dieux des Safaïles n'est plus connu que sous le nom de Zeus SafathénosV Nous avons vu que cette appellation succède à la constitution d'un groupe de Safaïtes sous le nom de âl-Rouhhéy tribu de la Rouhbé. Aujourd'hui le souvenir de ce Zeus local se conserve dans le culte de Chaikh Serâq très vénéré dans la Rouhbé*. L'étymologie de ce dernier terme est obscure. Il est tentant de le rapprocher de np^lï:^ auquel M. Winckler * attribue le sens de « désert » et de l'assyrien sarraquy « habitant du désert » d'où probablement le nom de Saracènes.

Ainsi se termine l'histoire de la pénétration d'un groupe arabe que nous avons pu serrer de près. Dans l'ensemble ce fut certainement l'histoire de tous les nomades qui, depuis les Israélites, eurent pour objectif de s'installer dans les terres fertiles de la Syrie. Les renseignements historiques que nous possédons sur ces diverses populations, gagneront à être envisagés sous un aspect plus systématique.

Les textes safaïtiques nous ont révélé un groupe nomade avant qu'il ait abandonné ses dieux, sa langue et son écriture et nous avons pu suivre son évolution vers la vie sédentaire : c'est là un fait unique jusqu'ici et qui justifie, croyonsnous, la place que nous avons faite aux Safaïtes dans une étude sur la pénétration des Arabes en Syrie avant l'Islam.

1. Peut-être Waddington 2024 (Melah es-Sarrâr) de 315 de J.-C. ; mais certainement Waddington 223S (Bousân) de 322-323.

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