‹ Les Arabes en Syrie avant l'Islam. Avec 32 figuresChapitre 81 sur 87 · L. 125 : Sn3 p nv p S[np ^n uy2^ p im ]n nai^S · texte numérisé non relu

L. 125 : Sn3 p nv p S[np ^n uy2^ p im ]n nai^S

« Par 'Odhainat ben Ward b. 'Au'am b. Kouhail b. 'Aum b. Kouhail de la tribu de Naghbar. 0 Allât, Chai*-al-qaum (Chai'-ha-qaum), Gad-*Awîdh, Be'el-Samîn et Doûcharâ, Taide pour lui! La cécité, la claudication,... et la vermine pour celui qui effacera cette inscription ! »

Pour rn^J, voir plus haut, p. 142.

Dans la formule finale M. Littmann a lu :

"S {p)!']^ n«pT « and bloodshot eyes (?) tohim... » Mais la même formule s'est rencontrée dans DM. 512 qui se lit à la fin :

11 est l'arabe :>y pluriel de ï^j^ « ver ». C'est ce mot que nous rendons par « vermine ». Quant à celui qui précède : *int<p, le lexique arabe ne permet pas de l'expliquer. Il est

probable que c'est une forme pluriel du type J-f'^ tirée de

la racine *inp et désignant un insecte.

L'emprunt aux populations de l'Aurauilide des divinités Be'el-Samîn et Dusarès, marque le moment oti les Safaïles sont sur le point de s'incorporer aux populations syriennes. A prendre du service dans l'armée, à louer leurs bras aux sédentaires les liens moraux de la tribu se rompent peu à peu. Les Safaïtes suivent l'exemple que leur avaient donné les Nabatéens. Adoptant les méthodes de construction de l'Auranitide, ils élèvent des villages de basalte sur le ver-

l'assimilâtcon définitive des safaïtes 169

saot oriental du Djebel Haurân; ils s'occupent d'agriculture et de commerce. Ceux d'entre eux qui continuent à fréquenter la Harra ne sont plus que des bergers soumis aux lois de la transhumance.

Les textes que gravent les Safaïtes devenus sédentaires sont rédigés en grec, d'ailleurs barbare. La langue courante dont ils usaient devait être l'araméen tandis que de nouvelles couches de populations arabes auxquelles on doit l'inscription nabatéo-arabe d'en-Nemâra*, la trilingue grecquesyriaque-arabe de Zébed* et la bilingue grecque-arabe de Harrân' entretenaient certainement dans ces régions la connaissance des dialectes du désert jusqu'à ce que la conquête musulmane les eût définitivement imposés.

Sur les versants sud et sud-est du Djebel-Haurân les inscriptions grecques gravées par des Nabatéens sont fréquentes dès le milieu du second siècle de notre ère, c'est-à-dire peu de temps après la constitution de ces territoires en province romaine d'Arabie* Les Safaïtes ne commencent à graver des

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