Himyarite aux iv-v« siècles de notre ère : 7JDni
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divin apparaît toujours précédé du hé vocatif. Toutefois, par analogie avec le nom d'AU&t, on peut conjecturer qu'à l'état isolé) on l'écrivait nSt< et que les formules qui nous donnent ThT\ (avec le hé vocatiQ indiquent une contraction qui a fait disparaître Yalef initial. Gela prouve que, comme pour Allât, les groupes arabes avaient, dès le début de notre ère, perdu entièrement conscience de la valeur a article » du premier élémenl.
Si l'on en croit les passages du Coran que nous avons cités dans le chapitre précédent, AU&h était parèdre d'AUût. Le dieu est invoqué, comme la déesse, pour obtenir le salut, mais avec cette nuance que l'invocation n'est pas faite à l'occasion d'une bataille ou d'une razzia, mais à l'occasion d'un événement pacifique, d'un voyage. Ainsi :
DM. 239 : v«s mi ins i[iin pna p >3D p >jdS pu Syi oSna Sy DJin m^vi ni<[D] iS dSd nSns nns
« Par Saniyy ben Saniyy b. Mouhannan. 11 a trouvé le campement de son oncle paternel. Il a erré depuis longtemps^ à la recherche des pâturages. AUâh, le salut à celui qui voyage et l'aide M II a gravé en l'honneur de Moul.iallim, de Thânin' et de ha-Mâsik ».
Roud&
Nous avons vu que le binôme Azizos-Monimos était un simple dédoublement de 'Athtar, dieu mâle de l'Arabie méridionale identifié à la planète Vénus. Ce binôme corres-
i. Voir plus haut, p. 103.
2. Littmann, Semitic înscripL, p. 165, lit : S)U^. Ce mot pourrait signifier
aussi « repos ».
3. Comparer le nabatéen *i;3jia, Tavevoc, relevé par Liitmaun, Rev, archéoL^ 1905, I, p. 409 et 412.
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poud h rôtoile du malin et à Téloile du soir, à Phospkoros et à Hespéros.
Azizos et Monimos, divinités arabes, sont à Édesse, à Tépoque romaine, l'objet d'un culte qu'apporta sans doute la dynastie arabe qui gouvernait cette ville. Ces dieux figuraient dans la procession du char solaire. Azizos le précédait et Monimos le suivait'. Divers monuments traduisent la même idée, en particulier les soffites des temples de fiaetocécé, de Ba*albeck et de Palmyre. Au culte de Ba'albeck^ ou à un culte similaire, se rattache le curieux relief d'el- Ferzol*. Dans ces représentations figurées, ces divinités ont pris la figure et le manteau de Phosphores et Hespéros. Les dédicaces latines sont faites indistinctement au dens bonus puer Phosphorus ou au deuii Azizus bonus puer.
Sur un linteau d'Oumm el-'Aw&mld sont figurés deux acolytes de part et d'autre du disque solaire. Us sont vêtus de longues robes et portent la haute coiffe persane; une étoile plane au-dessus de chaque personnage. Cependant, on no peut dire ici que les deux divinités soient les dieux arabes Azizos et Monimos.
Dans la région hauranienne, par contre, on connaît une dédicace à Azizos' figuré par son buste surmonté de l'aigle solaire. A Palmyre, au lieu d'Azizos-Monimos, un texte fournit le binôme 'Azîzou-Arçou * :