Voir nos Notes de myth, syr,, p
LB PANTHÉOif SAPAITIQUE 149
Celte valeur du gad n'est valable que dans les milieux \ syriens fortement pénétrés d'influence arabe. Elle donne l'explicalion d'un vocable transmis par Jacob de Saroudj : Gadlât où M. Hoffmann a reconnu un primilif Gad-Âllât^
Si nous nous tournons vers le Qaurân, nous trouvons le même usage de gad=théos. Un texle nabatéen d'es-Souv\raida (Soada) eu fournit un bon exemple : *
a Badr et Sa*d'el, fîls de Witro, aimant le gad, salut!
« Qouçayyou, fils de IJlann'el, l'artiste, salut! »
L'intérêt particulier de ce texte, c'est qu'il a pour auteurs des Safaïtes. Badr et Sa'd'el sont des noms propres safaïtiques et c'est pourquoi le premier ne porte pas de wau) final. Le nom du père était également répandu chez les Nabatéens et Qouçayyou l'a gravé d'après l'orthographe nabatéenne qui lui était. familière.
Nous voici ramenés sur le terrain safaltique et nous pouvons tenir Gad-*A\vtdh pour le dieu de la tribu des 'Âoue(SY)Vo(, c'est-à-dire le dieu — nous ignorons son nom spécifique, — dont les prêtres étaient les gens de la tribu de *Awtdh.'