‹ Les Arabes en Syrie avant l'IslamChapitre 67 sur 88 · L. 3 : ]yD lyD >[ii]n · texte numérisé non relu

L. 3 : ]yD lyD >[ii]n

a Rou^â, assiste Ma*n! » Au lieu de « Rou^& », M. Liltmann lit >[nS]n « Allah », graphie unique jusqu'ici en safailique qu*il explique par une inQuence thamoudéenne.

On doit noter que, dans la formule du type courant ^il^^

« et ô Rouijiâ », il y a fréquente contraction en Wy\. Ainsi : V. 397 = W. I, ii, e; cf. DM. 446.

« Par Chatl(?) ben 'Am a<j el ô Rou#, venge de l'ennemi ! »

Gad-Awldh

On sait qu'un grand nombre de textes grecs ou nabatéens delà région du Ilaurdn mentionnent le « dieu d'un tel », et nous avons expliqué plus haut qu'il fallait reconnaître dans « un tel » le chef de la famille sacerdotale.

Ainsi le 6eoç A3(i.ou ou dieu de Aumos, très en faveur dans le Ledjâ et identifié à Zeus Hélios^ Nous avons vu plus haut Allât qualifiée comme divinité de la famille sacerdotale qui apporta son culte dans le Haurân. Sans doute, il faut com-

1. WaddingtoQ, 2392-2395, 2441, 2455, 2456. M. Baudissin dans Herzog- Hauck, Rêaleneyclopàdie, s. v. Sonne, pp. 508, 510, 512-513, 514, revient à l'opinion de Waddington, qui admettait que A^iioc était un nom divin, sans apporter cependant d'argument nouveau. A deux reprises (Wadd. 2455, 2456), on a indiscutablement Oeû AC^iiov. L'hypothèse que ce dernier nom conserve la terminaison nabatéenne en waw demanderait à être appuyée par des exemples. Par contre, on connaît un Oebç *A|tlpou, un Oebç OvaereaOou, un Oebç MaXetxaxou et les formules nabatéennes ne laissent pas place au doute. Nous n'admettons pas l'intervention d'un dieu sabéen D*IN. qui, d'ailleurs, ne s'est jamais rencontré à l'état isolé, parce que nous rattachons Aumos à UMf.

prendre de même lés textes qui désignent Dusarès-A*ara comme dieu de notre maître Rabbel^ Le roi Rabbel II dut se réserver le haut sacerdoce de Dusarès-A'ara quMl avait intronisé à Bostra.

Il est naturef qu^à Tétat nomade la qualité sacerdotale, étant l'apanage du clan ou de la tribu, l'appellation correspondante soit « dieu de telle tribu »\ C'est ainsi que dans les textes safaîtiques on rencontre une divinité du nom de Gad-'Awtdh| le second terme étant le nom d'une tribu, les

*Aooei8ijvo(*,

On a depuis longtemps reconnu que le sémitique gad^ d;add en arabe \ correspondait au grec k^x^ « fortune ». Ce dernier terme est souvent identique au genius. Cependant, nous avons déjà indiqué, et nous devons y insister, que dans les régions désertiques de la Syrie le gad a rang de Oeiç. Par contre, en territoire sédentaire, le gad est devenu la divinité protectrice de la cité, vraiment la Tùyyi.

L'équivalence de Gad=Théos est confirmée par Tétymologie que Simplicius donne du nom de 'ATapY«Tiri expliqué par liicoç Oeôv. Évidemment, Simplicius confondait nnviri^ avec SIJl inK •. Nous avons montré ailleurs que le Gad de la fameuse source de Palmyre était le dieu solaire Yarhibôl, très probablement d'origine arabe. De même, Malakbel était le Gad de la tribu palmyrénienne des Banou Taimî comme l'a reconnu depuis longteipps M. Clermont-Ganneau *.

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