XII. M
MOEURS
Le tibia et la patella de la première paire de pâlies sont à peu près de même longueur que le tarse et le métatarse.
L'abdomen, élevé, ovale, large, esl gris-fauve ou rougeâtre dans le haut; au milieu se Irouve une tache noire, un peu plus large et coupée carrément en arrière; elle est suivie dans le bas de petites lignes horizontales plus ou moins bien indiquées; l'abdomen est en outre garni de poils blanchâtres peu serrés.
Ordre de longueur des patles : \, 2, 4, o.
On peut rencontrer en toute saison et presque partout cette petite araignée adulte: dans les jardins, le long des haies, dans les bois, même contre les vieilles murailles; comme elle se réveille aux premiers beaux jours, les pontes commencent dès le début du mois de mai.
Le nom de bienfaisante lui avait été donné à juste litre par Walckenaer, mais ce nom faisant double emploi, ne peut malheureusement être maintenu. Cette araignée prend dans sa toile, relativement assez grande, à mailles très lâches, les pucerons, les mouches, etc., qui déposent leurs œufs sur les jeunes fruits qu'elle préserve ainsi, en grande partie, d'une destruction certaine; je l'ai vue souvent saisir des mouches qui avaient au moins cinq à six fois sa taille. Le mâle chasse sans filer, jusqu'au moment de l'accouplement; il ne craint guère la femelle : je les ai vu rester enlacés pendant des heures entières dans la toile de celle dernière; à partir de ce moment, ils ne se quittent presque plus et partagent tous leurs travaux.
C'est le plus souvent sous une feuille, pliée légèrement dans sa longueur, que la femelle dépose ses œufs répartis dans plusieurs cocons aplatis, en forme de disques; il y en a depuis deux jusqu'à cinq; ces cocons, d'un beau blanc, deviennent jaunâtres au bout de quelques jours; ils contiennent chacun de dix à quinze œufs non agglutinés. J'ai trouvé ces araignées dans les taillis à l'extrémité des tiges, se tenant cachées dans le milieu des bouquets de jeunes feuilles, dans les extrémités des tiges d'aubépine, dans les haies, les bruyères, les graminées, dans les vallées comme sur les montagnes. Je crois que ce n'est qu'accidentellement qu'on les rencontre sur les murailles; celles que j'ai pu observer ainsi s'étaient construit une pelile toile irrégulière. Je les ai observées encore très communément au début du printemps, dans les fleurs desséchées des plantes basses qu'elles rassemblent en les entourant de (ils (fig. ia). C'est là qu'elles avaient hiverné.
Cette Diclyna ne quitte presque jamais ses œufs et le mâle reste près d'elle. J'ai assisté plusieurs fois à des accouplements, alors qu'il y avait déjà quelques cocons appliqués sur la feuille qui leur servait d'abri. Souvent une grosse mouche se trouvant prise dans leur piège, ils se niellent à deux pour la dévorer. En captivité, j'ai observé quatre et cinq pontes en un seul été.
DISTRIBUTION Commune dans toutes nos provinces. GÉOGRAPHIQUE.
Répandue partout.
Toute la France.
Répandue dans toute l'Angleterre.
Ravière. — Prusse. — Silésie — Saxe.
Relgiqde.
Fkance.
Allemagne.
Autriche-Hongrie.
Tyrol : Kufstein, Méran. — Hongrie : Forro, Ujhely, Homonna, Zilah, Torna, Rânk, S. Patak, Rarlfa, Szendro, Kajosvar, Perbenyck.
Charkow, Jekaterinoslaw
Lombardie. — Piémont. — Vénétie. — Toscane
Tessin. — Lugano.
Upsal.
Russie Italie.
Suisse.
Suède.
DICTYNA CIVICA, Lucas, I!
(PL XIV, tig. o, Sa.)
SYNONYMIE. 1849. Theridium civicum, Lucas, Descr. et fig. d'une nouvelle espèce d'Aran. appar t. au genre Tiierid.
(Ann. de la Soc. ent. de Fraince, 2e série, t. VIII, p. 181 , pi. VI, n° 5.) 1870. Dictyna civica, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 507. 1874. Dictyna civica, E. Simon, Les Arachnides de France, t. I, p. 189.
1878. Dictyna civica, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)
DESCRIPTION. Mâle. — - Le céphalothorax, noir, finement chagriné, est garni de poils blanchâtres.
Les yeux supérieurs, en ligne à peu près droite, sont égaux, moins gros que les antérieurs; les inlervalles qui les séparent sont au moins doubles de leur diamètre; les yeux antérieurs forment une ligne droite; les médians sont plus écartés que les latéraux. Le bandeau, un peu concave sous les yeux, est plus large que l'espace qui sépare les yeux médians antérieurs des supérieurs.
Les chélicères, longues, granuleuses, sont légèrement déprimées dans le milieu, avec leur bord externe sinueux.
Les pattes, brunâtres, avec les fémurs plus foncés sont parfois annelées aux extrémités.
La patella de la patte-mâchoire est aussi longue que le tibia; celui-ci porte en dessous une très petite pointe noire verticale; ces deux articles sont plus courts que le fémur; le tarse, ovale, se termine en pointe courte; le bulbe se prolonge en arrière, en une pointe presque droite.
L'abdomen ressemble à celui de la femelle.
Ordre de longueur des pattes : 1,2, 4, 3.
Femelle (fig. 5). — Le céphalothorax, semblable à celui du mâle, est parfois un peu plus pâle en avant.
Les chélicères sont moins longues que celles du mâle.
Les pattes sont annelées aux extrémités.
La patella de la patte-mâchoire est très courte; le tibia, plus étroit à sa base, est un peu plus long ; le tarse est aussi long que ces deux articles.
L'abdomen, ovale, élevé, est gris blanchâtre testacé; dans le centre se trouve une bande longitudinale assez large, brune, un peu plus large vers le bas et renfermant deux points noirs; cette bande, souvent peu distincte,, est remplacée en arrière par des lignes transversales; le ventre, gris, est plus foncé dans le milieu. L'abdomen est recouvert de poils gris blanchâtre.
Ordre de longueur des pattes: 1, 2 = 4, 3.
MOEOUS. Celte petite Dictyna, beaucoup moins commune que les espèces précédentes, habite des creux
de murailles d'où part sa toile, formée de fils rayonnants reliés par des fils transversaux irréguliers; ces toiles se salissent très vite. On peut la rencontrer pendant toute l'année (fig. 5a). Elle est beaucoup plus commune en France.
DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE
Belgique.
Brabant : Environs de Bruxelles, Villers-la- Ville.
Toute la France.
Cordoue.
Ile d'Ischia (golfe de Naples).
Jekaterinoslaw.
France.
Espagne.
Italie.
Russie.
DICTYNA ARUNDINACEA, Linné, 1758.
(PI. XIV, fig.. 6, 6fl. 6b, 6c.)
DESCRIPTION
1758. Aranea arundinacea, Linné, Systema naturœ, éd. 10, t. I, p. 620.
1775. Aranea latens, Fabricius (ad partem), Systema entomologiœ, p. 432.
1802. Aranea benigna, Walckenaer, Faune parisienne, t. Il, p. 209.
1805. Theridion benignum, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 77.
1833. Dictyna benigna, Sundevall, Connectas Arachnidum, etc., p. 16.
1833. Clubiona parvula, Blackwall, Characters of some undescr. gen. and spec. of Aran. (Lond and Edinb.
Phil. Mag., 3e série, t. III, p. 437.)
1834. Drassus parvulus, Blackwall, Rcsearches in ZooL, p. 337.
1856. Dictyna benigna, C. Koch, Die Arachniden, t. III, p. 27, fig. 184, 185.
1837. Theridion benignum, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. II, p. 537.
1841. Ergatis benigna, Blackwall, The differ. in the number ofeyes,elc, p. 608.
1856. Dictyna arundinacea, Thorell, Recensio crilica Aranearum Suecicarum, p. 81.
1861. Dictyna arundinacea, Westring, Araneœ Suecicœ descriplœ, p. 385.
1861. Ergatis benigna, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. 1, p. 146, pi. IX, fig. 93.
1869. Dictyna arundinacea, Menge, Preussische Spinnen, t. III, p. 245, pi. XLV11, tab. CXLIII.
1870. Dictyna arundinacea, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 210.
1874. Dictyna arundinacea, E. Simon, Les Arachnides de France, 1. 1, p. 191.
1878. Dictyna arundinacea, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent.de
Belgique.) 1881. Dictyna arundinacea, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, pp. 46, 49, 50.
Mâle (fig. 6c). — Le céphalothorax, noir, finement chagriné, est garni de poils blancs qui forment des lignes sur la parlie céphalique.
Les yeux supérieurs, disposés en ligne droite, sont assez gros et séparés par des inlervalles doubles de leur diamèlre; les yeux anlérieurs, également en ligne droite, sont plus resserrés; les médians, plus gros que les anlérieurs, sonl plus petits que les latéraux; ceux-ci sont presque connivenls avec les antérieurs; les quatre yeux latéraux sont un peu soulevés. Le bandeau, creusé sous les yeux, est plus large que l'espace qui sépare les médians anlérieurs des supérieurs.
Les chélicères, noires, striées, sont déprimées dans le milieu.
La palella, inerme, est aussi longue que le tibia; celui-ci porle au-dessus, près de sa base, une petite poinle verticale, se partageant en deux à son exlrémité; le bulbe est entouré d'une lame membraneuse épaisse, prolongée en arrière par une longue pointe enroulée.
Femelle (fig. 6). — Le céphalothorax est semblable à celui du mâle.
L'abdomen, large, ovale, gris blanchâtre ou rosé, quelquefois un peu violacé, porte dans le milieu une assez large bande brune, longitudinale, découpée sur les bords et descendant au
moins jusqu'au milieu de l'abdomen; elle est tronquée en dessous et souvent les angles allongés finement sont terminés par une petite tache ronde; plus bas existent quelques Irails transversaux assez larges; des poils blancs grisâtres recouvrent l'abdomen.
Ordre de longueur des pattes : 1, 2, 4, 5.
MOEURS. (Fig. 66.) Quoiqu'on puisse facilement trouver cette petite araignée en toutes saisons, c'est aux
premiers beaux jours qu'elle est intéressante à observer. Elle vil sur les buissons, à l'extrémité des plantes herbacées et paraît avoir une grande prédilection pour les bruyères si communes dans les clairières et aux lisières des bois. On voit ces araignées, surtout le malin, lorsque le soleil brille, agitées d'une véritable fièvre de production. Elles courent dans tous les sens et couvrent d'un grand réseau le champ de bruyère sur lequel elles sont établies. Elles chassent sur ces innombrables ponts suspendus et saisissent les moucherons qui s'y laissent prendre en grand nombre. Au plus léger changement de temps, au moindre signe de froid, toul disparaît et l'on ne trouve plus trace de fils. Elles restent blotties dans leurs nids dont on les fait difficilement sortir. Ces refuges sont formés de petites liges de bruyères rapprochées; elles en garnissent le fond de fils croisés en tous sens auxquels se mêlent des fleurettes desséchées. On trouve souvent réunis le mâle et la femelle qui ont hiverné ensemble. La production de fils de cette petite Dictyna est incroyable. Ainsi, un jour, m'étant étendu dans la bruyère pour les observer, je déposai mon parapluie ouvert à mes côtés; en quelques minutes des fils s'allongèrent vers moi et finirent par entourer le parapluie d'un vaste réseau; plusieurs même s'attachèrent à moi et je vis une masse d'araignées se diriger de mon côté comme suspendues en l'air. Ces fiis avaient jusqu'à deux mètres de longueur. L'accouplement commence au printemps. A cette époque, la femelle tend autour de sa retraite une petite toile claire qui entoure l'extrémité de la plante. Elle pond dans son réduit et répartit ses œufs dans plusieurs cocons lenticulaires en soie très blanche qu'elle ne quitte presque plus. J'ai trouvé jusqu'à cinq cocons dans le même nid, placés les uns à côté des autres et contenant chacun de huit à vingt-cinq œufs ressemblant à de petits raisins blancs très murs. Ces œufs ne sont jamais agglutinés.
J'ai rencontré une seule fois un cocon très singulier dont j'ai obtenu l'éclosion en captivité : l'araignée avait plié el cousu un petit morceau de feuille morte, de façon à en faire comme une petite boîte sans couvercle, dans le fond de laquelle étaient déposés les œufs. Pour couvrir le tout, elle avait tendu un morceau de soie solide, puis un voile plus léger au-dessus, ne tenant aux bords de la feuille que par des intervalles égaux.
Les pontes continuent pendant tout l'été. Presque toujours les deux sexes sont réunis. Je vis un jour un petit mâle qui avait les pattes-mâchoires embarrassées dans la toile qui entourait leur gîte; la femelle arriva bientôt, le palpa avec soin et finit par couper autour de lui tous les fils qui le retenaient prisonnier.
Cette Dictyna, commune dans tout le pays, résiste aux hivers les plus rigoureux. J'en ai conservé pendant deux ans en captivité.
Belgique.
DISTRIBUTION Répandue dans toutes nos provinces.
GÉOGRAPHIQUE. Hollande.
Toute la Hollande.
France.
Toute la France.
Angleterre Berwickshire. — Pays de Galles. — Aberdeen. — Ben-JNevis. — Glascow.
Répandue dans toute l'Allemagne.
Allemagne.
Autriche-Hongrie.
Environs de Vienne. — Tyrol. — Galicie : Janôw. — Hongrie : Ujhely, Tokay, Zilah, Torna, S. Patak, Bartfa.
Italie.
Lombardie. — Piémont. — Toscane.
Suisse.
Tessin.
Russie.
District de Radomysl. — Crimée : Podolsky, Charkow, Simferopol, Jekaterinoslaw, Jeny-Sala.
Turquie d'Asie.
Palestine.
Suède.
Gothembourg. — Upsal
DICTYNA LATENS, Fabricius, 1775.
(PI. XIV, fig. 7.)
SYNONYMIE
Aranea latens, Fabricius (ad partem), Systèma enlomologiœ, p. 432.
Theridion latens, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. II, p. 340.
Ergatis latens, Blackvvall, The differ. in the numb. of eyes, etc., p. 608.
Ergatis latens, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. I, p. 149, pi. IX, fig. 95.
Dictyna latens, Westring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 586.
Dictyna latens, Ohlert, Die Araneiden oder echten Spinnen der Provinz Preussen, p. 42.
Dictyna latens, Thorell, Remarks on Synonyrns, p. 212.
Dictyna latens, E. Simon, Les Arachnides de France, t. I, p. 194.
Dictyna latens, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de
Belgique.) Dictyna latens, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 50.
DESCRIPTION. Mâle. — Le céphalothorax, noir, finement chagriné, est garni de poils blancs.
Les yeux supérieurs, égaux, presque équidistants, forment une ligne très légèrement courbée; ils sont séparés par des intervalles à peu près doubles de leur diamètre; les yeux antérieurs sont disposés en ligne droite; les médians sont séparés par un intervalle presque égal à leur diamètre; l'intervalle des latéraux est un peu plus étroit. Le bandeau, incliné en avant, est plus large que la distance qui sépare les médians antérieurs des supérieurs.
Les chélicères, noires, striées, sont longues.
Le plastron, noir, en forme de cœur allongé, est chagriné.
Les pattes sonl brunâtres, avec les fémurs presque noirs.
Le fémur de la patte-mâchoire est au moins aussi long que les articles suivants; la patella, inerme, est un peu convexe en dessus; le tibia, plus long, porte à sa base une très petite pointe simple; le tarse, large, ovale, se termine en pointe courte; le bulbe, entouré d'un slylum noir, est pourvu d'un rebord interne membraneux, prolongé en arrière par une petite pointe presque droite; il est échancré profondément à sa base.
L'abdomen ressemble beaucoup à celui de la femelle.
Ordre de longueur des pattes : 1, 2, 4, 3.
Femelle (fig. 7). — Le céphalothorax est semblable à celui du mâle. Les chélicères, fortes, noires, chagrinées, portent quelques stries espacées.
MOEURS
Les pattes sont noires; les métatarses et les tarses sont d'un brun rougeâlre.
La patella de la patte-mâchoire est plus eourle que le tibia; le tarse est à peu près de même longueur que ces deux articles.
L'abdomen, ovale, large, est noirâtre, recouvert d'une épaisse pubescence blanche; dans le milieu se trouve une bande longitudinale noire, découpée et élargie en arrière.
Ordre de longueur des pattes : 1 , 2 = 4, 5.
Celte araignée est beaucoup moins commune et moins répandue que l'espèce précédente, dont sa manière de vivre la rapproche beaucoup. On peut la rencontrer pendant toute l'année, mais la ponte ne commence qu'en été. Elle habite les bois et vit sur les buissons, les graminées, les plantes basses, dans les endroits secs et découverts; je l'ai observée plusieurs fois cachée sous des pierres. Ses cocons lenticulaires contiennent de dix à trente œufs. La soie est un peu verdâlre.
DISTRIBUTION ISamur : Y voir, vallée de Montaigle, Hastière. vallée de l'Hermeton GÉOGRAPHIQUE. Luxembourg : Awenne, Redu. Laroche.
Fkaisce.
Toute la France
Angleterre.
Dorsetshire : Bloxworth. — Pavs de Galles, etc.
Prusse. — Bavière.
Allemagime
Russie.
Odessa. — Jekalerinoslaw. — Sarepta. — Sudak.
Piémont. — Vénélie.
Tessin.
Galice : Torre-de-Allo.
Golhem bourg.
Italie.
Suisse.
Espagne.
Suède.
Les Diclyna étrangères à notre faune sont :
D. bicolor, E. Simon. — I). Koziorowiczi, E. Simon. — D. vicina, E. Simon. — D. scabra, E. Simon — D. globiceps, E. Simon. — D. patula, E. Simon. — D. pectita, Sundevall (?). — D. mandibulosa , Caneslrini et Pavesi. — D. scalaris, Canestrini. — I). lugubris, Cambridge. — D. consecula, Cambridge (Jérusalem). — D. pula, Cambridge (Jérusalem). — D. innocens, Cambridge (Jourdain).
SYNONYMIE
CARACTÈRES Dl) GENRE.
Genre LETHIA, Menge, 1869.
1855. Ciniflo, Blackwall (ad partem), Descr. of two newly dise. spec. of Aran., p. 120. 1861. Ciniflo, Blackwall (ad partem), Spiders of Great Britain, 1. 1, p. 159.
1869. Lethia, Menge, Preussische Spinnen, t. III, p. 249.
1870. Lethia, Thorell, On Ëuropean Spiders, p. 125.
1874. Lethia, E. Simon, Les Arachnides de France, t. I, p. 199.
1879. Lethia, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)
1881. Lethia, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 51.
Le céphalothorax est plus long que large, avec la partie céphalique inclinée en arrière; le groupe oculaire occupe toute la largeur du front.
Les yeux supérieurs sont disposés en ligne droite; les antérieurs forment également une ligne droite, mais moins large que la première. Le bandeau est rarement plus large que les yeux latéraux antérieurs.
Les chélicères, parallèles, convexes à leur base, ne sont ni déprimées ni échancrées; elles sont longues cbez les mâles et courtes chez les femelles.
Le plastron, grand, est plus long que large; la lèvre, tronquée carrément à son extrémité, est un peu plus longue que large; les lames maxillaires, droites, dépassent au moins la lèvre du tiers de leur longueur.
Les quatre filières principales forment un carré; elles sont à peu près de même longueur; les inférieures sont plus épaisses.
Les pattes, assez longues chez les mâles, sont courtes chez les femelles; les tibias de la quatrième paire sont plus courts que le céphalothorax; elles sont garnies de soies ou de crins, mais non d épines véritables.
Les griffes supérieures, assez fortes, courbées, portent de sept à dix longues dents droites, serrées et dirigées en avant; la griffe inférieure en porte deux fines, longues, quelquefois suivies d'une troisième très petite, rudimentaire.
La griffe de la patte-mâchoire de la femelle, très courbée, épaisse, est armée de quatre ou cinq denticulations.
LETHIA HUMIL1S, Blackwall, 1855.
iPl. XIV, fig. 8, 8a, 8b.)
SYNONYMIE. 1855. Ciniflo humilis, Blackwall, Descr. of Iwo newly dise, spec, etc., in Ann. and Mac of Nat. Hist.,
2e série, t. XVI, p. 120.
1869. Lethia varia, Menge, Preussische Spitinen, t. III, p. 249, pi. XLVII, tab. CXLV.
1870. Lethia humilis, Thorell, On European Spiders, p. 125. 1870. Lethia humilis, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 433.
1874. Lethia humilis, E. Simon, Les Arachnides de France, t. 1, p. 201.
1878. Lethia humilis, L. Becker, Catalogne des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de
Belgique.) 1881. Lethia humilis, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 51.
DESCRIPTION. Mâle. — Le céphalothorax est brun-rouge foncé.
Les yeux supérieurs formant une ligne presque droite, sont à peu près équidistanls; les médians, plus petits que les latéraux, sont séparés par un intervalle plus large que leur diamètre; les yeux antérieurs sont disposés aussi en ligne à peu près droite; les médians sont plus petits et plus séparés que les latéraux; ces derniers, plus gros, sont très rapprochés des supérieurs. Le bandeau, incliné en avant, est aussi large que les yeux latéraux du premier rang.
Les pattes, assez longues, sont annelées plus ou moins fortement.
La patella de la patte-mâchoire, aussi longue que le tibia, a son bord supérieur prolongé en dessus par une forte pointe aiguë légèrement courbée; le tibia, dilaté à son extrémité, porte au bout de celte dilatation une épine noire, presque verticale.
Le bulbe, prolongé en arrière par une petite pointe membraneuse contournée, est entouré d'un stylum noir non détaché.
L'abdomen ressemble à celui de la femelle.
Femelle (fig. 8). — Le céphalothorax est semblable à celui du mâle.
Les pattes et les pattes-mâchoires sont annelées de noir.
L'épigyne en plaque transversale rougeâlre, porte dans le milieu deux petites stries formant une courbe et en outre un petit tubercule de chaque côté.
L'abdomen, blanc ou fauve rougeâlre, recouvert de poils blancs, porte dans le milieu une bande longitudinale noire, découpée sur les bords et beaucoup plus large en arrière.
Ordre de longueur des pattes : 1, 2, 4, 3.
MOEURS. On peut rencontrer cette araignée depuis le printemps jusqu'à la fin de l'été, sur les buissons,
les bruyères et principalement sur le tronc des hêtres, sous les lichens, ou cachée sous un coin d'écorce soulevé.
Elle se tisse une toile irrégulière, formée de fils tendus en sens divers. Elle demeure cachée dans sa retraite en forme de tube, dont l'entrée très ronde est bordée de plusieurs fils superposés (fig. 8a).
A l'époque de la ponte, au mois de juillet, elle dépose ses œufs dans un cocon de forme ronde, aplati d'un côté, assez grand et très blanc; elle le recouvre d'une nappe de soie découpée, rattachée par des fils tendus de tous côtés. Cette nappe, attachée par places, permet à la mère d'entrer et de sortir à volonté (fig. 86).
Elle me paraît peu répandue dans le pays, mais assez commune là où elle s'est fixée. Elle est surtout fréquente aux lisières des grands bois.
Belgique.
DISTRIBUTION Brabant ; Calevoet, Groenendael, Auderghem. GÉOGRAPHIQUE. Li^ge . Esneux, Tilff, Comblai n-au- Pont.
Toute la France. — Corse : Ajaccio (E. Simon). — Iles d'Hyères : Porquerolles.
Angleterre.
Buckingham. — INorthampton. — Dorsetshire, etc.
Allemagne.
Bavière. — Prusse.
SYNONYMIE
DESCRIPTION
LETHIA PUTA, Cambridge, 1863.
(PI. XIV, fig. 9, 9a.)
1865. Ciniflo puta, Cambridge, Descript. of 24 new spec. ofSpid., in Zoologist, p. 8570 (10).
1869. Lethia stigmatisata, Menge, Preussische Spinnen, t. III, p. 250, pi. XL VIII, tab. CXLVI.
1874. Lethia puta, E. Simon, Les Arachnides de France, 1. 1, p. 204.
1881. Lethia puta, Cambridge, Spiders of Dorset, 1. 1, p. 53.
Mâle. — Le céphalothorax, fauve foncé, entouré d'une fine ligne noire marginale, porte sur la partie céphalique trois traits noirs très fins, celui du milieu droit, les latéraux obliques.
Les yeux supérieurs, formant une ligne à peu près droite, sont égaux, équidistants et séparés par des intervalles aussi larges que leur diamètre; les yeux antérieurs, disposés en ligne droite, sont équidistants; les intervalles sont presque aussi larges que les yeux médians; ces derniers sont plus petits que les supérieurs et les latéraux; les latéraux antérieurs, légèrement plus gros que les supérieurs, sont très rapprochés de ceux-ci. Le bandeau, vertical, finement rebordé, est plus étroit que les yeux latéraux.
Les chélicères, fauves, sont longues et fortes.
Les pattes, fauves, ne sont pas annelées.
La patella de la patte-mâchoire, aussi longue que le tibia, est surmontée de crins; le tibia, déprimé, porte près de la base du tarse une petite apophyse noire, un peu contournée, prolongée en pointe fine; le tarse, ovale, assez large, dépasse à peine le bulbe; celui-ci, prolongé légèrement sous le tibia, porte un rebord noir en arrière (fig. 9a).
MOEURS
L'abdomen ressemble à celui du mâle.
Femelle (fig. 9). — Le céphalothorax, presque semblable à celui du mâle est parfois un peu olivâtre.
La patte-mâchoire est fauve, avec le dernier article rougeâtre; la patella, un peu convexe, est plus courte que le tibia; le tarse, au moins aussi long que les deux articles précédents, porte des crins très longs.
L'épigyne présente deux grandes fossettes profondes, arrondies et très rapprochées sur la ligne médiane.
L'abdomen, brun plus ou moins foncé, ponctué de fauve, est garni de poils de la même couleur.
Le plastron, lar^e, en forme de cœur, est lisse, brun, un peu plus foncé sur les bords.
Ordre de longueur des pattes: 1, 4, 2, 5.
Cette araignée est excessivement rare. Je ne l'ai observée qu'une seule fois dans le Luxembourg, cachée sous une pierre. Ses mœurs me sont inconnues.
DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE
Luxembourg : Redu.
Paris. — Aube : Bar-sur-Seine. Mussy, Gyé.
Prusse.
Dorsetshire.
Les Lethia étrangères à notre faune sont :
L. meridionalis, E. Simon. — L. lucida, E. Simon. - L. Cambridgei, E. Simon. Cambridge. — L. Taczanowskii, Cambridge.
Belgique.
France
Allemagne.
Angleterre.
L Mengei,
SYNONYMIE
Genre TITANOECA, Thorell, 4 870.
1851. Theridion, Hahn (ad partem), Die Arachniden, t. I, p. 84.
1837. Asagena, C. Koch (ad partem), Uebersicht des Arachniden- Systems, t. I, p. 15.
1850. Latrodectus, C. Koch (ad partem), Idem, t. V, p. 23.
1867. Amaurorius, Ausserer (ad partem), Die Arachn. Tirols, t. I, pp. 150 et 152.
1870. Titanoeca, Thorell, On European Spiders, p. 124.
1874. Titanoeca, E. Simon, Les Arachnides de France, t. I, p. 207.
1878. Titanoeca, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)
CARACTÈRES
Le céphalothorax est allongé, avec la partie céphalique plus convexe que la partie thoracique, penchée en arrière, parfois un peu inclinée en avant, large et oblusément tronquée; le groupe oculaire occupe à peu près toute la largeur du front.
Les yeux sont disposés en deux lignes droites ou presque droites. Le bandeau est aussi large au moins que les yeux antérieurs.
Le plaslron, ovale, est plus large que long; les chélicères, longues, ne sont ni déprimées ni
échancrées.
La lèvre est beaucoup plus longue que large; les lames maxillaires, étroites, droites, dépassent la lèvre au moins du tiers de leur longueur.
Les pattes sont peu longues et fortes; le tibia et la patella de la quatrième paire sont presque
toujours un peu plus courts que le céphalothorax; les épines des tibias et des métatarses manquent quelquefois; il n'y a pas de scopula.
Les griffes supérieures, très robustes, sont munies de neuf ou dix dents; la griffe inférieure, très forte, porte trois dents.
La griffe de la patle-mâchoire de la femelle porte neuf ou dix dents qui occupent à peu près loute sa longueur.
SYNONYMIE
DESCRIPTION
MOEURS
TITANOECA QUADRIGUTTATA, Hahn, 4831.
(PI. XIV, fig. 40, 10a, iOb, 10c.)
1831. Theridion 4-guttatum, Hahn, Die Arachnîden, t. I, p. 84, fig. 63, 64.
1836. Theridion 4-guttatum, Hahn, Monogr. Aran., t. VIII, pi. II, fig. a, 6.
1837. Asagena 4 guttata, C. Koch, Uebersicht des Arachniden-Sy stems, t. 1, p. 13. 1850. Latrodectus 4-guttatus, C. Koch, Idem, t. V, p. 23.
1869. Titanoeca quadri-guttata, Thorell, On European Spiders, p. 124.
1870. Titanoeca quadri-guttata, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 506. 1872. Titanoeca quadri-guttata, L. Koch, Ueb.d. Spinnengatt. Titanœca, p. 155. 1874. Titanoeca quadriguttata, E. Simon, Les Arachnides de France, t. I, p. 215.
1878. Titanoeca quadriguttata, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann.de la Soc. ent. de Belgique.)
Mâle (fig. 10). — Le céphalothorax, brun-rouge, lisse, est garni de poils noirs espacés.
Les yeux supérieurs forment une ligne presque droite; rintervalle entre les médians est un peu plus large que leur diamètre; celui des latéraux est double; les yeux antérieurs présentent une ligne droite par leurs sommets; les médians, aussi gros que les supérieurs, sont séparés par un intervalle moins large que leur diamètre; les latéraux sont bien séparés des latéraux supérieurs. Le bandeau, vertical, rebordé, est aussi large que les yeux latéraux de la première ligne.
Les chélicères sont finement granulées.
Le plastron, noir, est chagriné.
Les pattes sont rougeâtres, avec les fémurs plus foncés, presque noirs.
La palella de la patle-mâchoire, à peu près carrée, est au moins aussi longue que le tibia; celui-ci présente en dessus une échancrure profonde dont le bord interne se prolonge en pointe; le milieu porte une apophyse noire partagée en deux branches arquées en dehors, puis rapprochées; la branche interne se termine en pointe fine; l'externe, lamelleuse, est élargie et tronquée à son extrémité; le tarse ne dépasse pas le bulbe; celui-ci avec son rebord externe suivi de deux replis noirâtres assez épais, est arrondi dans le haut et tronqué oblusément en bas; les angles de cette troncature sont un peu prolongés (fig. 106).
L'abdomen, qui ressemble à celui de la femelle, est souvent entièrement noir, garni de poils
fauves.
Femelle (fig. 10a). — Le céphalothorax est quelquefois plus foncé que celui du mâle.
Les pattes, assez courtes, sont épineuses comme chez le mâle.
L'abdomen, noir, porte quatre taches blanches disposées par paires; les premières sont assez rapprochées du bord supérieur.
Ordre de longueur des pattes : 1, 4, 2, 3.
Cette jolie araignée, qui vit surtout sous les pierres, s'y construit une toile irrégulière, attachée à leur surface. Elle se blottit dans une sorte de petit tube soyeux mal défini. La toile est presque toujours tendue autour d'une anfractuosité ou dépression, de sorte qu'elle ne touche à la pierre que par ses bords. Ce piège doit être bon, car il se remplit vite de larves ou de petits coléoptères. Sa retraite est souvent cachée par un débris de feuille morte (fig. 10c).
DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE
La ponte commence au mois de mai et dure tout l'été. Les cocons, qui sont placés dans la toile, sous la pierre, sont globuleux, gris jaunâtre pâle et attachés par des fils très tins; ils contiennent de vingt à trente œufs orangés, non agglutinés.
Les fourmis sont friandes de ces petits cocons. J'en ai compté jusqu'à dix dans une fourmilière de fourmis rousses; ils étaient déchirés et les œufs brisés.
Elle est commune, mais assez peu répandue en Belgique.
Belgique»
Brabant . Environs de Bruxelles, bois de la Cambre.
ISamur . Yvoir, Dinant.
Liège • Tilff, Modave.
Luxembourg : Laroche, Bedu.
Anvers : Austruweel.
Paris : La Glacière. — Fontainebleau. — Côte-d'Or : Châtillon. — Aube: Bar-sur- Seine, Gyé, Mussy.
Allemagne.
Autriche-Hongrie.
Bavière. — Prusse. — Saxe.
Environs de Vienne. — Tyrol : Méran — Bohême. — Hongrie : Ujhely, Erdôbénye, Tokay, Tolcsva,
Barkô — Galicie.
Italie.
Toute l'Italie du Nord.
Suisse.
Tessin.
Les Titanœca étrangères à notre faune sont :
T. flavicoma, L. Koch. — T. nivalis, E Simon. — T. Schineri, L. Koch. — T monticola, E. Simon. — T. praefica, E. Simon. — T. albo-maculata, Lucas.
SYNONYMIE
Genre AMAUBOBIUS, C. Koch, 1837.
1805. Clubionà, Walckenaer (ad partem, 4e famille : Les Parques), Tableau des Aranéides, p. 41.
1837. Amaurobius, C. Koch (ad max. part.), Uebersichl des Arachniden-Sy stems, t. I, p. 15.
1841. CiNiflo, Blackwall, The diff'er. in thenumb. of eijes, etc., p. 607.
1861. Ciniflo, Blackwall (ad partem), Spiders of Great Britain, t. I, p. 139.
1861. Amaurobius, Weslring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 373.
1864. Amaurobius, E. Simon (ad partem), Histoire naturelle des Araignées, p. 138.
1870. Amaurobius, Thorell, On European Spiders, p. 126,
1874. Amaurobius, E. Simon, Les Arachnides de France, t. I, p. 220.
1878. Amaurobius, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)
1881. Amaurobius, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 53.
CARACTÈRES Dtl GENRE.
Le céphalothorax, ovale, est plus long que large; la partie céphalique, qui reste de niveau avec la partie thoracique, est un peu plus convexe, en avant surtout; elle s'incline graduellement en arrière; le groupe oculaire occupe à peu près toute la largeur du front.
Les yeux sont disposés en deux lignes droites; la supérieure est un peu plus large; quelquefois celte dernière est légèrement courbée en arrière; les yeux latéraux, non connivents, sont placés sur de faibles élévations obliques. Le bandeau est rarement double des yeux latéraux antérieurs.
Les chélicères, perpendiculaires, épaisses, sont un peu bombées ; leur base n'est ni échancrée ni déprimée.
Le plastron, plus long que large, ovale, tronqué en avant est rétréci en arrière; la lèvre est beaucoup plus longue que large; les lames maxillaires dépassent la lèvre du tiers de leur
longueur.
Les pattes, assez faibles chez les mâles, sont robustes chez les femelles; chez ces dernières, le tibia et la patella de la quatrième paire sont plus courts que le céphalothorax; ils sont au moins aussi longs chez les mâles; les pattes sont épineuses; il n'existe pas de scopula sous les tarses ni sous les métatarses inférieurs.
Les griffes tarsales supérieures portent de dix à douze dents fines à peu près égales; la griffe inférieure, très recourbée, courte, avec un talon très fort, est munie de deux ou trois petites denticulations.
Le mâle est presque aussi grand que la femelle.
La patte-mâchoire de la femelle est armée d'une griffe longue, peu recourbée, garnie de sept à douze dents.
Les Amaurobius sont pourvus d'un cribellum et d'un calamistrum.
SYNONYMIE
AMAUROBIUS CLAUSTRAR1US, Hahn, 1831.
(PI. XIV, fig. dd, Ida.)
1851. Clubiona claustraria, Hahn, Die Arachniden, t. I, p. 114, fig. 86.
1837. Amaurobius claustrarius, C. Koch, Uebersicht des Arachniden-Sy stems, t. I, p. 15.
1845. Amaurobius claustrarius, C. Koch, Die Arachniden, t. X, p. 114, fig. 830.
1870. Amaurorius claustrarius, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 503.
1874. Amaurobius claustrarius, E. Simon, Les Arachnides de France, t. I, p. 223.
DESCRIPTION. Mâle. — Le céphalothorax est fauve-rouge plus ou moins foncé; la partie céphalique est
longue, rétrécie et inclinée en avant; la strie thoracique est courte et reculée.
Les yeux supérieurs sont assez gros; les médians, un peu plus petits, sont séparés par un intervalle plus large que leur diamètre; l'intervalle des latéraux est moins large; les yeux médians antérieurs, plus petits que les latéraux, sont un peu plus gros que les supérieurs et séparés par un intervalle moins large que leur diamètre.
La patella de la patte-mâchoire, presque carrée en dessus, est aussi longue que le tibia; celui-ci porte à son bord supérieur trois apophyses dirigées en avant: la médiane droite; l'externe presque aussi longue, recourbée en crochet à son extrémité; l'interne, plus longue que les deux précédentes, arquée et recourbée en avant; le bord supérieur porte en dessous, dans le milieu, un petit rebord coupé carrément et une pointe obtuse, noire, du côté externe ; le tarse est fortement échancré à sa base; l'angle de l'échancrure est un peu prolongé; le bulbe porte deux crochets noirs convergeant au centre (fig. lia).
L'abdomen ressemble à celui de la femelle, avec les dessins quelquefois moins nets.
Ordre de longueur des pattes : 1 = 4, 2, 3.
Femelle (fig. 11). — Le céphalothorax est semblable à celui du mâle, avec la partie céphalique moins longue.
Les chélicères, bombées à leur base, dépassent le bord frontal en dessus.
L'épigyne, en plaque assez petite, un peu plus large que longue, légèrement rétrécie en avant, arrondie sur les côtés, tronquée aux deux extrémités, est divisée par une strie longitudinale assez profonde.
L'abdomen, ovale, fauve testacé par-dessus, est plus foncé et ponctué sur les parties latérales; il
porte en avant, dans le haut, une bande longitudinale suivie d'accents noirs très nets, un peu élargis dans le milieu.
Ordre de longueur des pattes : 1, 4, 2, 3.
MOEURS. Celle araignée est excessivement rare en Belgique. Je ne l'ai observée qu'une fois dans le
Luxembourg, cachée sous une pierre, à la lisière d'une forêt. Elle est également très rare en France et paraît manquer en Angleterre.
Belgique.
DISTRIBUTION Luxembourg : Redu.
GÉOGRAPHIQUE. France.
Environs de Paris. — Doubs. — Jura. — Ain.
Allemagne.
Prusse. — Bavière.
Tyrol. — Transylvanie.
SYNONYMIE
DESCRIPTION
AMAUROBIUS ERBERI, Kyserling, 1863.
(PI. XIV, fig. 12. 42a.)
1863. Ciniflo erberi, Kyserling, Beschreibungen neuer Spinnen. (Verhandl. d. zool.-bot. Gesellsch. in Wien, Bd. XIII.)
1870. Amaurobius Cyrilli, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 206. 1874. Amaurobius erberi, E. Simon, Les Arachnides de France, t. 1, p. 225.
4878. Amaurobius erberi, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)
Mâle. — Le céphalothorax est brun-fauve, un peu assombri en avant.
Les yeux supérieurs, égaux, sont aussi gros que les antérieurs; l'intervalle qui sépare les médians est un peu plus large que leur diamètre; l'intervalle des latéraux est moins large que l'espace occupé par la paire médiane; les yeux médians antérieurs, presque connivents, sont aussi gros que les supérieurs et plus petits de beaucoup que les latéraux dont ils sont séparés par un espace au moins égal à leur diamètre.
Les pattes sont annelées.
La patella de la patte-mâchoire est plus courte et plus étroite que le tibia ; le bord supérieur de celui-ci porte trois apophyses très fortes, dirigées obliquement en avant; l'externe est épaisse et obtuse; la médiane, plus mince, est tronquée obliquement à l'extrémité; l'interne, épaisse, arquée à sa base, se termine en pointe effilée; en dessus, le bord supérieur du tibia est un peu relevé; le tarse est échancré à sa base, du côté externe; l'angle supérieur de l'échancrure est saillant; le bulbe porte deux crochets très petits dans le milieu et une lame épaisse, enroulée (fig. 12a).
L'abdomen est presque semblable à celui de la femelle.
Femelle (fig. 12). — Le céphalothorax est coloré comme celui du mâle; la partie céphalique est plus large.
Les yeux supérieurs, égaux, disposés en ligne à peu près droite, sont équidislants; les yeux médians antérieurs, aussi gros que les supérieurs, sont plus petits que les latéraux.
L'épigyne, en plaque arrondie en avant, tronquée et largement échancrée en arrière, est presque aussi longue que large; dans l'échancrure se trouve une pièce noire transversale, coupée en ligne droite en arrière.
L'abdomen, fauve-brun lestacé, porte à la moitié centrale supérieure deux lignes souvent formées de taches noires assez grandes, suivies d'une série d'accents noirs aigus et finement prolongés sur les côtés; les parties latérales sont pointillées de noir.
Ordre de longueur des pattes : 1, 4, 2, 3.
MOEURS. Cette araignée, qui n'est pas commune en Belgique, se trouve sous les pierres, parmi les
décombres, dans les ruines surtout. Ses mœurs me sont inconnues.
DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE
Brabant : Villers-Ia-Ville (ruines).
Namur : Y voir, ruines de Poilvache,
Belgique.
Fraisce.
Vaucluse. ~ Basses-Alpes. — Pyrénées-Orientales — Marne : Sezanne — Alpes-Maritimes : Menton. — Iles d'Hyères : Porquerolles — Gers : Lectoure, Courrensan. — Landes. — Lot: Cahors. — Gironde : Bordeaux, Arcachon.
Silésie.
Hongrie : Ujhely. — Dalmatie.
Simferopol, Sewastopol. Jeny-Sala.
Tessin.
autriche-hongkie.
Russie.
Suisse.
Italie.
Lombardie. — Vénélie. — Environs de JNaples.
Catalogne : Calella.
Espagne Grèce.
SYNONYMIE
AMAUROBIUS FENESTRAL1S, Stroem, 1768.
(PI. XIV, fig. 13, 13a, IM, 43c.)
1768. Aranea fenestralis, Stroem, Beskr. ov. JSorske ins.,$ St., in Det Trondhiemske Selsk. Skrift, t. IV,
p. 362, pi. XVI, fig. XXIII.
1776. Aranea fenestralis, Millier, Zoologiœ Danicœ prodromus, seu animalium Daniœ et Norvegiœ, etc.,
p. 194, 1778. Aranea atrox, De Geer, Mémoires, t. VII, p. 253, pi. XIV, fig. 24, 25. 1805. Clubiona atrox, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 44. 1857. Amaurobius atrox, C. Koch, Uebersicht des Arachniden-Sy stems, t. I, p. 15. 1841. Ciniflo atrox, Blackwall, The differ. in the numb. of eyes, etc., p. 607. 1843. Amaurobius atrox, C. Koch, Die Arachniden, t. X, p. 116, fig. 831. 1861. Ciniflo atrox, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. I, p. 140, pi. IX, fig. 88. 1868. Amaurobius atrox, L. Koch, Die Arachn.-Gatt. Amaur. Coel. u. Cyb.,p. 7. 1870. Amaurobius fenestralis, Thorell, On European Spiders, p. 126.
1870. Amaurobius fenestralis, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 205.
1871. Amaurobius fenestralis, Menge, Preussische Spinnen, t. IV, p. 290, pi. LV, tab. CLXVIII. 1874. Amaurobius fenestralis, E. Simon, Les Arachnides de France, 1. 1, p. 226.
1878. Amaurobius fenestralis, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de
Belgique.) 1881. Amaurobius fenestralis, Cambridge, Spiders of Dorset, t. 1, p. 56.
DESCRIPTION
j/^/é?. Le céphalothorax, fauve, est très obscurci à sa partie céphalique.
Les yeux supérieurs forment une ligne courbée en arrière; l'intervalle qui sépare les médians est plus large que leur diamètre et plus large également que l'intervalle des latéraux. Les yeux antérieurs sont disposés en ligne presque droite; les médians antérieurs, égaux, sont au moins aussi gros et plus rapprochés que les supérieurs; les quatre yeux latéraux sont séparés par un très petit intervalle.
Les patles sont annelées; les mélatarses sont rougeâtres.
La patella de la palte-mâchoire est plus longue que le tibia; celui-ci, plus large, porle en dessus trois apophyses dirigées en avant : l'interne, plus longue que les deux autres, droite, se termine en pointe fine; l'externe, assez forte, droite, est arrondie à l'extrémité; la médiane, plus courte, épaisse, tronquée obliquement, porle une petite dent en dessous (fig. 13b).
L'abdomen, fauve testacé plus ou moins noirâtre, présente dans sa moitié supérieure une bande noire longitudinale comme celle de la femelle, mais quelquefois moins distincte.
Femelle (fig. 13). — Le céphalothorax est semblable à celui du mâle; les yeux sont disposés à peu près de la même manière.
L'épigyne porte en arrière une grande fossette transversale renfermant une pièce rougeâtre plus large que longue, légèrement échancréeen avant, rétrécie, tronquée en arrière, atténuée et arrondie aux extrémités latérales (fig. 13a).
L'abdomen, fauve plus ou moins obscur, porte dans sa moitié supérieure une bande noire, étroite en avant, plus ou moins découpée sur les côtés et tronquée en arrière; quelquefois on remarque des traces d'accents par-dessous; les côtés surtout portent de petits points noirs assez serrés.
Ordre de longueur des pattes : 1, 2 =* 4, 3.
Cette araignée, très commune et répandue dans toutes nos provinces, se tient sous les écorces d'arbres, dans les anfractuosités des vieilles murailles ou dans les crevasses des rochers. Elle établit au dehors une toile assez grossière et se blottit dans un creux de l'arbre ou dans un trou de mur tapissé intérieurement de soie en forme de tube mal défini. On la trouve encore à terre sous les pierres ou cachée sous les mousses (fig. 13c).
On peut la rencontrer pendant toute l'année. La ponte a lieu vers la fin de juin et pendant le mois de juillet. A cette époque, la femelle dépose de cinquante à soixante- dix œufs dans un cocon en forme de disque, construit en soie légère; elle enferme ce cocon dans une grande cellule soyeuse, couverte de débris et de détritus qui dissimulent sa présence, puis elle dépose le tout dans sa retraite ou aux environs de celle-ci.
Belgique.
DISTRIBUTION Répandue dans toutes nos provinces. GÉOGRAPHIQUE. Hollande.
Maestricht.
MOEURS
Toute la France.
France.
Angleterre.
Ecosse : Aberdeen, Castle-Douglas, Glascow. — Dorsetshire. — Pays de Galles. — Irlande.
Allemagne.
Répandue dans toute l'Allemagne.
Environs de Vienne. — Tyrol (partout). — Hongrie : Tokay, Vilhorlat.
Italie.
Lombardie. — Vénétie. — Piémont. — Sicile : Messine.
Suisse.
Lucerne, le Righi, vallée de la Reuss. — Ragatz, gorges de Pfeiffers, Pontresina, route de la Maloja, route de la Fluela, le Saint-Gothard. — Tessin.
Grèce.
Morée.
SYNONYMIE
AMAUROBIUS SIMILIS, Blackwall, 1859.
(PI. XIV, fig. 14, Ua.)
1857. Clubiona atrox, Walekenaer (ad partem), Histoire naturelle des insectes (Aptères), 1. 1, p. 605.
1845. Ciniflo ferox, Blackwall, A CataL, etc., in Transact. of the Linn. Soc, t. XIX, p. 116.
1859. Ciniflo similis, Blackwall, Descr. of six recently discovered species, etc. (Ann. and Mac of Nat.
Hist., 3e série, vol. III.) 1861. Ciniflo similis, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. I, p. 141, pi. IX, fig. 89. 1870. Amaurobius similis, Thorell, Remarks on Synonyms, pp. 206 et 433. 1874. Amaurobius similis, E. Simon, Lès Arachnides de France, t. I, p. 228. 1878. Amaurobius similis, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Socent.de
Belgique.) 1881. Amaurobius similis, Cambridge, Spiders ofBorset, t. I, p. 54.
DESCRIPTION. Mâle. — Le céphalothorax, fauve plus ou moins rougeâlre, est plus foncé en avant.
Les yeux supérieurs, assez gros, sont un peu courbés en arrière; les médians, à peine plus petits, sont séparés par un intervalle un peu plus large que leur diamètre; les yeux antérieurs, égaux, plus gros, forment une ligne presque droite; l'intervalle qui sépare les médians est très étroit; celui des antérieurs est un peu plus large.
Les pattes ne sont pas annelées.
La palella de la patte-mâchoire est plus large et de même longueur que le tibia; celui-ci porte en dessus trois apophyses dirigées en avant : l'externe, droite, épaisse, est élargie et arrondie à son extrémité; l'interne, au moins aussi longue, courbée en dehors, rétrécie vers le milieu, se termine par un filet légèrement recourbé; la médiane est très courte, avec une petite dent en dessous (fig. 14a).
L'abdomen ressemble à celui de la femelle.
Femelle (fig. 14). — Le céphalothorax est semblable à celui du mâle, mais la partie céphalique est beaucoup plus inclinée en avant.
Les chélicères, bombées, ne dépassent presque pas le bord frontal.
Les pattes sont quelquefois annelées.
L'épigyne, en fossette, renferme une pièce transversale rouge, rétrécie en avant, droite en arrière, avec une légère échancrure au milieu du bord antérieur.
L'abdomen, noirâtre sur les côtés, est fauve testacé, parfois olivâtre dans le milieu; en avant se trouve une bande noire longitudinale, plus large à sa partie inférieure et coupée d'une ligne fauve médiane.
Ordre de longueur des pattes : 1, 2 = 4, 3.
MOEURS. Celte araignée est un peu moins commune en Belgique que l'espèce précédente, à laquelle elle
ressemble beaucoup. On la trouve dans les crevasses de rochers, quelquefois sous les pierres, mais surtout dans les interstices des vieilles murailles. Elle se construit une sorte de tube soyeux peu profond qui se termine à l'extérieur en toile irrégulière, floconneuse, parfois assez grande. Autour de l'entrée centrale, quelques fils indiquent vaguement des rayons. Cette toile est promptement déformée et salie par la poussière.
Cette araignée, qui atteint parfois une forte taille, est très vorace. On l'aperçoit en embuscade au fond de son trou noir; ses yeux brillent dans l'ombre comme de petits diamants. En agitant légèrement sa toile avec l'extrémité d'un brin d'herbe on la fait sortir de sa retraite. Si elle est trop effrayée, elle se laisse tomber brusquement en contrefaisant la morte pendant assez
longtemps.
Je n'ai jamais vu le mâle dans une toile. J'en ai observé un, blotti sous une pierre dans la mousse; il était caché sous une feuille morte accrochée par quelques fils. Il rôde, la nuit surtout, auprès des toiles des femelles.
On peut trouver quelquefois cette araignée à l'intérieur des habitations, dans les chambres obscures et sous les hangars.
Belgique.
DISTRIBUTION Brabanl : Bruxelles, Uccle, Woluwe-Saint-Lambert, Jette-Saint-Pierre, Beersel, Auderghem, Noirhat, GÉOGRAPHIQUE Villers-la-Ville, Diest, Louvain.
Liège : Environs de Liège, Tilff. Comblai n-au-Pont, Modave, Spa, Hollogne-aux-Pierres, Sprimont, Jupille.
Namur : Dinant, Y voir, Han-sur-Lesse, ftlariembourg, Nisme.
Luxembourg: Saint-Huberl, Redu.
Anvers: Calmpthoul, Postel, Hérenthals, Hoogstraelen.
Limbourg : Genck.
Flandre orientale : Environs de Gand, Grammont, Assenede.
Flandre occidentale : Heyst, Ypres.
Hainaut : Hennuyères, Jumet.
Hollande.
Maestricht.
France.
Toute la France.
Prusse. — Bavière. — Silésie. — Saxe.
Angleterre.
Répandu en Angleterre, surtout dans le sud. — Ecosse: Edimbourg.
Suisse.
ïessin.
Italie.
Lombardie. — Piémont.
Espagne.
Galice : Cabanas.
SYNONYMIE
AMAUROBIUS FEROX, Walckenaer, 1830.
(PI. XIV, fig. 1S, ISa, Vôb.)
1830. Clubiona ferox, Walckenaer, Faune française (Arachnides), p. 150, pi. VII, fig. 7.
1837. Cluuiona ferox-nigra, Walckenaer, Histoire naturelle des Insectes (Aptères), t. I, p. 607.
1837. Clubiona ferox, Walckenaer, Idem, t. 1, p. 606.
1837. Amaurobius cryptarum, C Koch, Veberskht des A rachniden- Systems, t. I, p. 15.
1839. Amaurobius ferox, C. Koch, Die Arachniden, L VI, p. 41, fig. 460, 461.
1861. Ciniflo ferox, Biackwall, Spiders of Great Britain, t. i, p. 142, pi. IX, fig. 90.
1861. Amaurobius ferox, Westring, Araneœ Suecicœ descriplœ, p. 374.
1864. Amaurorius ferox, E. Simon, Histoire naturelle des Araignées, p. 139.
1864. Amaurobius ferox-nigra, E. Simon, Idem, p. 139.
1868. Amaurobius ferox, L. Koch, Die Arachn.-Gatt. Amaurob. Coelotes u. Cybaeus, in Abhandl. d. Naturhist. Gesellsch. zu Nuremberg, p. 11.
1870. Amaurorius ferox, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 204.
1874. Amaurobius ferox, E. Simon, Les Arachnides de France, t. I, p. 232.
1878. Amaurobius ferox, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent.
de Belgique.)
1881. Amaurobius ferox, Cambridge, Spiders of Dorset, t. 1, p. 56.
DESCRIPTION. Mâle. — Le céphalothorax, brun-rouge, devient noirâtre en avant.
Les yeux supérieurs, formant une ligne presque droite, sont égaux et assez gros; l'intervalle qui sépare les médians n'est pas tout à fait double de leur diamètre; l'intervalle des latéraux est un peu moins large que la paire médiane; les yeux médians antérieurs, plus gros que les supérieurs, sont séparés par un intervalle aussi large que la moitié de leur diamètre.
Les pattes ne sont pas annelées.
La patella de la patte-mâchoire, plus longue que le tibia, est presque carrée ; le tibia porte deux apophyses au-dessus : l'externe, droite, obtuse, dirigée obliquement en avant, se termine par une dilatation malléiforme; l'autre, verticale, épaisse, rélrécie au sommet, se termine en pointe courte, recourbée et creusée; au côté interne, près de la base du tarse, on distingue une petite pointe obtuse; le bulbe porte à sa base une forte apophyse recourbée (fîg. 15a).
L'abdomen ressemble à celui de la femelle.
Femelle (fîg. 15). — Le céphalothorax est semblable à celui du mâle; les yeux présentent à peu près la même disposition.
L'épigyne, en plaque plus longue que large, arrondie en avant, est tronquée en arrière et coupée d'une échancrure renfermant une pièce en demi-cercle ou un peu triangulaire.
L'abdomen, noir, est revêtu de poils grisâtres; en avant l'on distingue, plus ou moins, une bande plus claire, longitudinale, et quelques taches sur les côtés; en dessous se trouvent quelques petits accents vaguement indiqués.
Ordre de longueur des pâlies : I, 4, 2, 3.
MOEURS. Cet le araignée est commune et répandue dans toutes nos provinces. On la rencontre dans les
crevasses des vieilles murailles, dans les caves, sous les pierres et même sous les écorces. Elle ne sort de son habitation que lorsque le temps est couvert et pluvieux.
Lorsqu'elle est établie dans des trous de murs, elle construit une (oile à fils lâches, blanche à reflets bleuâtres, qui se salit et se déchire très vite. Cette toile entoure l'ouverture extérieure de son refuge, dans lequel elle reste immobile jusqu'à ce qu'un insecte vienne se prendre dans son piège. Elle est très courageuse et attaque les insectes les plus gros, même les guêpes.
Sous les pierres, j'ai observé plusieurs fois sa toile allongée en forme de traîne. La retraite consistait en quelques feuilles mortes sous lesquelles se tenait l'araignée (fîg. 156).
On trouve le mâle adulte en hiver; aussi l'accouplement a-t-il lieu dès les premiers beaux jours. La femelle fait plusieurs pontes dans l'année.
Cette espèce résiste aux froids les plus rigoureux. On trouve la femelle abritée sous une petite tente de soie dans laquelle elle se tient immobile.
DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE
Répandu dans toute la Belgique.
Partout.
Diekirch.
Toute la France.
Prusse. — Bavière. — Silésie. — Saxe.
Répandu dans toute l'Angleterre.
Tyrol. — Hongrie : Ujhely.
Belgique.
hollandf.
Grand-Duché de Luxembourg.
France.
Allemagne.
Angleterre.
Autriche-Hongrie.
Suisse.
Italie.
Espagne.
Suède.
Amérique du Nord.
Répandu dans toute la Suisse.
Répandu dans toute l'Italie.
Galice : Cabanas.
Gothembourg.
Baltimore.
Les Amaurobius étrangers à notre faune sont :
A. latebrosus, E. Simon. — A. Scopolii, Thorell. — A. crassipalpis, Canestrini et Pa vesi. — A.corsicus, E. Simon. — A. jugorum, L. Koch. — A. simplex, Cambridge. — A. distinctus, Cambridge. — A indistinctus, Cambridge. — A.ruficeps, Cambridge.
CARACTÈRES
Le céf