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IV. flavida, Menge

SYNONYMIE

CARACTÈRES DU GENRE

Genre WALCKENAERA, Blackwall, 1833.

1833. Walckenaera, Blackwall (ad partem), Charact. of some undescr., etc., p. 105.

1833. Micryphantes, C. Koch, in Herrich Schaeffer, Deutschl. Ins., p. 121.

1861. Erigone, Weslring (ad partem), Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 195.

1864. Micryphantes (sous-genre Arrecerus), E. Simon, Histoire naturelle des Araignées, p. 193.

1868. Phalops, Menge (ad partem), Preussische Spinnen, t. Il, p. 218.

1868. Tmeticus, Menge (ad partem), Idem, t. Il, p. 184.

1868. Lophomma, Menge (ad partem), Idem., t. II, p. 209.

1878. Erigone, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

1884. Walckenaera, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 813.

Les yeux supérieurs forment une ligne droite ou presque droite; les yeux antérieurs, très resserrés, sont disposés en ligne droite, ou plus ou moins arquée en arrière; lorsqu'il existe un lobe céphalique, ils sont arqués très fortement; les médians sont les plus petits; l'ensemble des yeux n'occupe qu'une partie de la largeur du front; les quatre yeux du milieu forment un carré assez étroit en avant et à peine plus long que large; les saillies qui portent les yeux latéraux sont très faibles. Le bandeau, vertical, est au moins aussi large que l'aire oculaire.

Le céphalothorax, obtusément tronqué en arrière, ovale allongé, est bien atténué en avant; le front est ordinairement large et obtus; il n'y a pas de strie marginale; la partie thoracique est marquée au sommet d'une entaille courte, profonde, souvent punctiforme.

Le plastron, plus large que long, est ovale, tronqué en avant et terminé en petite pointe étroite, atténuée, entre les hanches postérieures.

Les chélicères, robustes, sont beaucoup plus longues que le bandeau, fortement convexes à leur base en avant et au côté externe; le bord supérieur de la rainure porte 4-5 dents à peu près égales; au bord inférieur, il y a 3-4 petites dents placées près du crochet.

La lèvre est grande, beaucoup plus large que longue, avec son bord antérieur arqué et fortement rebordé; les lames maxillaires, larges, assez longues, sont droites en avant de la lèvre.

Les pattes sont très robustes; les fémurs (surtout les antérieurs) sont fortement comprimés et dilatés en dessus dans la moitié basilaire; les tibias, légèrement atténués, sont également un peu comprimés; les tarses, grêles, cylindriques, sont visiblement plus courts que les métatarses; les épines, assez indistinctes, sont courtes et fines.

Les espèces de ce genre sont relativement assez grandes et de forme allongée; la partie frontale des mâles varie beaucoup d'une espèce à l'autre.

DESCRIPTION

WALCKENAERA OBTUSA, Blackwall, 1836.

(PI. XII, fig. 40, 10a, 406, 40c.)

1836. Walckenaera obtusa, Blackwall, Gharacters of some undescribed gênera and species of Araneidœ,

in Lond. and Edinb. Phil. Mac, 3e série, t. VIII, p. 482. 1864. Walckenaera obtusa, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. II, p. 294, pi. XXI, fig. 208. 1879. Walckenaera obtusa, Cambridge, Spiders of Dorset, t. II, p. 447. 1884. Walckenaera obtusa, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 815.

Mâle (fig. 106). — Le céphalothorax est brun-rouge plus ou moins noirâtre, avec la partie thoracique ponctuée et chagrinée, surtout sur les parties latérales, et les stries rayonnantes ponctuées extérieurement; la partie céphalique, un peu élevée, convexe, s'incline doucement en arrière.

Les yeux supérieurs forment une ligne presque droite; l'intervalle qui sépare les médians égale au moins leur diamètre; l'intervalle des latéraux est très légèrement plus étroit; les yeux antérieurs, resserrés, forment une ligne un peu courbée en arrière; les médians sont plus petits; le petit groupe oculaire tout entier, occupe à peine la moitié de la largeur du front; les quatre yeux médians forment un carré plus long que large. Le bandeau, légèrement convexe, est beaucoup plus large que Taire oculaire.

Les chélicères, très fortes, chagrinées, sont plus longues que le bandeau.

Le plastron est ponctué sur les côtés.

La patella de la patte-mâchoire, plus fine à ses deux extrémités, est quatre fois plus longue que large; le tibia, plus court et plus étroit à sa base, porte dans le haut une longue apophyse médiane droite, dirigée sur le tarse ; à l'angle externe existe une seconde apophyse plus courte, presque perpendiculaire, un peu courbée et portant une touffe de crins à son extrémité; dans l'intervalle échancré des deux apophyses, on remarque une petite pointe conique; le bulbe porte un long stylum détaché, roulé en spirale (fig. 10c).

L'abdomen est noirâtre.

Femelle (fig. 10). — Le céphalothorax, brun-rouge violacé, noirâtre, chagriné, devient lisse sur la partie céphalique; celle-ci est large et convexe.

Les yeux supérieurs forment une ligne droile; les médians, moins gros, sont un peu plus séparés; les yeux antérieurs forment une ligne très courbée en arrière; les médians, plus petits, sont assez séparés des latéraux. Le bandeau, creusé sous les yeux, s'avance ensuite et devient très convexe ; il est plus large que l'aire oculaire.

Les chélicères, inégales, sont lisses dans le haut; le bord supérieur de la rainure porte trois dents très longues, suivies d'une quatrième plus petite.

La patella de la patte-mâchoire est plus courte que le tibia.

L'épigyne forme une plaque testacée, légèrement déprimée, terminée en arrière par un fin rebord arqué; elle est marquée de deux profondes fossettes arrondies (fig. 10a).

L'abdomen est noirâtre.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 3.

MOEURS. Cette araignée se rencontre assez fréquemment, surtout en automne, bien qu'elle ne soit pas très

répandue. Elle apparaît dès le mois de mars et habite les bois, où elle tend ses fils dans les mousses et parmi les feuilles sèches. En Campine, je l'ai observée sur les bords des grands marais de Genck. A Auderghem, je l'ai trouvée près d'une petite mare voisine des grands étangs à la lisière du bois. Elle hiverne cachée sous les mousses, j'ai même observé au mois de décembre un mâle errant au pied d'un gros hêtre.

Belgique.

DISTRIBUTION Brabant : Auderghem, Noirhat. GÉOGRAPHIQUE. Luxembourg : Redu, Saint-Hubert, Laroche. Liège : Tilff, Comblain-au-Pont.

Limbourg : Genck (marais).

France.

Seine : Bondy, Bonneuil. — Seine-et-Oise : Boissy-Saint- Léger, Sucy, Clamart. — Seine-et-Marne : Fontainebleau, Montigny-sur-Loing. — Somme : Ault. — Oise : Compiègne. — Eure : Évreux, forêt de Bacqueville-en-Texin. — Seine-Inférieure : Marais de Heurlauville, près de Jumièges. — Aube : Villechétif, Bréviande, marais Saint-Germain, Bar-sur-Aube, Pont, étang de la Morge-des-Champs (E. Simon).

Angleterre.

Dorsetshire : Bloxworth.

Bavière.

Environs de Genève. — Environs de Lucerne.

Allemagne.

Suisse.

Autriche-Hongrie.

Hongrie : Ujhely.

WALCKENAERA NUDIPALPIS, Westring, 1851.

(PI. XII, fig. 11, lia.)

SYNONYMIE

DESCRIPTION

1851. Erigone nudipalpis, Westring, Fôrteckn., etc., p. 40.

1861. Erigone nudipalpis, Westring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 201.

1868. Tmeticus spinipalpis, Menge, Prenssische Spinnen,i. II, p. 190, pi. XXXVI, tab. LXXXIX(çf non Q).

1870. Erigone nudipalpis, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 102.

1878. Erigone nudipalpis, L. Beeker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de

1879. Walckenaera nudipalpis, Cambridge, Spiders of Dorset, t. II, p. 445. 1884. Walckenaera nudipalpis, ë. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 817.

Mâle (fig. 14). — Le céphalothorax, brun-rouge presque noir, est lisse en avant; la partie thoracique seule est ponctuée et chagrinée, surtout sur les côtés; la partie céphalique est plus convexe que chez l'espèce précédente.

Les yeux supérieurs, resserrés, presque équidistants, forment une ligne légèrement arquée en arrière; les intervalles sont d'un tiers plus larges que leur diamètre; les yeux antérieurs, arqués dans le même sens, sont à peu près connivents; les médians sont plus petits; tout le groupe oculaire occupe à peine la moitié de la largeur du front; les quatre yeux médians forment un carré plus long que large. Le bandeau, presque plan, est beaucoup plus large que l'aire oculaire.

Les chélicères, chagrinées, fortes, sont aussi longues que le bandeau.

Le plastron est ponctué sur les côtés.

La patella de la patte-mâchoire est au moins quatre fois plus longue que large; le tibia, plus court, porte dans le haut une longue apophyse médiane, presque droite, dirigée sur le tarse et divisée dans sa hauteur en deux branches dont l'inférieure, plus courte, est cachée par dessus; une seconde apophyse se détache du côté externe du tibia, presque à angle droit; elle esta peu près de même longueur que la première el porte une petite dent vers son extrémité; en dessous se irouve une troisième apophyse épaisse, arrondie, perpendiculaire et tronquée en avant; le bulbe porte à son extrémité une petite apophyse claviforme placée au-dessus d'un lobe conique prolongé lui-même par deux petites tiges inégales et membraneuses ; il ne porte pas de stylum enroulé

(fig. 114

L'abdomen est noir.

Femelle. — Le céphalothorax ressemble à celui du mâle.

Les yeux supérieurs, partagés par des intervalles plus étroits que leur diamètre, forment une ligne un peu courbée en arrière; les yeux antérieurs, subconnivents, sont plus fortement arqués en arrière que les premiers. Le bandeau, légèrement convexe, est plus large que l'aire oculaire.

L'épigyne, en grande plaque déprimée, noire sur les côtés, est entourée en arrière par un large rebord brun, droit; elle ne porte pas de fossettes.

Les pattes, les chélicères et les pattes-mâchoires sont semblables à celles de l'espèce précédente.

L'abdomen est noirâtre.

MOEURS. Cette araignée, assez rare en Belgique, se trouve beaucoup plus fréquemment en automne qu'au

printemps. Elle vit sous les plantes basses, le long des talus des chemins ombragés, ou dans les bruyères et les mousses des bois humides. On la rencontre aussi parfois dans les sapinières, surtout en Campine. Elle est beaucoup plus rare en France.

Belgique.

DISTRIBUTION Brabant : Uccle, Calevoet, Boitsfort, Groenendael, Tervueren. GÉOGRAPHIQUE. Anvers : Calmpthout.

Limbourg : Genck.

Liège : Baraque-Michel, Modave.

Hollande.

Maestricht.

France.

Eure : Evreux, Fleury-sur-Andelle (E. Simon).

Angleterre.

Dorsetshire : Bloxworth. — Berwickshire — Ecosse.

Prusse. — Nassau. — Silésie.

Bohême. — Galicie. — Tyrol.

Gothembourg.

Environs de Christiania.

Hongrie : Ujhely.

Suède.

Danemark.

SYNONYMIE

DESCRIPTION

WALCKENAERA ACUMINATA, Blackwall, 1833.

(PL XII, fig. 12, 42a, 126, 12c, 12d.)

1833. Walckenaera acuminata, Blackwall, Charact. of some undescr., etc., in Lond. and Edinb. Phil. Mac,

3e série, t. III, p. 106.

1834. Theridium cornutum, Wider et Reuss, Zool. Mise. Arachn., p. 229 (235), pi. XVI, fig. 2.

1836. Micryphantes camelinus, C. Koch, Die Arachniden, t. III, p. 11, fig. 168, 169.

1837. Argus cornutus, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. II, p. 367. 1851. Erigone cornuta, Westring, Fôrteckn., etc., p. 41.

1861. Erigone cornuta, Westring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 218.

1864. Walckenaera acuminata, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. II, p. 289, pi. XX, fig. 203. 1868. Phalops cornutus, Menge, Preussische Spinnen, t. II, p. 218, pi. XLIII, tab. CXVII. 1870. Erigone acuminata, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 109.

1878. Erigone acuminata, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann.de la Soc. ent. de

Belgique.)

1879. Walckenaera acuminata, Cambridge, Spiders of Dorset, 1. 1, p. 171.

1884. Walckenaera acuminata, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 819.

Mâle (fig. 12). — Le céphalothorax, chagriné finement, est rouge-brun foncé; la partie thoracique, assez longue, s'incline en arrière; la partie céphalique se dresse vers le front en appendice ou pointe aussi longue que les deux tiers du céphalothorax tout entier; cette pointe s'élève à angle droit jusqu'à la première moitié de sa hauteur, puis se courbe un peu en arrière pour s'incliner tout de suite très légèrement en avant; au milieu, le point de la courbure, renflé, porte sur les côtés les deux paires d'yeux latéraux; à l'extrémité supérieure de la pointe se trouve un petit lobe rond, échancré par devant, garni de crins, qui porte les quatre petits yeux médians. Le bandeau est légèrement convexe.

Le bord supérieur de la rainure des chélicères porte quatre dents aiguës, longues, et une cinquième plus petite.

Le plastron est un peu plissé sur les côtés.

Le tibia de la patte-mâchoire, plus court que la patella, allant en s'élargissant, porte dans le haut deux apophyses divergentes : l'externe épaisse, droite, obtuse; l'interne plus longue, plus mince, un peu courbée, portant à son bord interne une dent assez grande, tronquée à son extrémité et prolongée par un filet (fig. 12c); le tarse, large à sa base, est plus court que le tibia et la patella réunis; au côté externe du bulbe se trouve un slylum noir, très fort, entourant un espace arrondi et membraneux.

Les pattes, fauves, sont longues, robustes, garnies de crins plus longs au-dessus aux métatarses et aux fémurs des deux paires antérieures. La figure 126 représente une des griffes tarsales des pattes.

L'abdomen est noir.

Femelle (fig. 12a). — Le céphalothorax est coloré comme celui du mâle; la partie céphalique s'élève et forme un cône obtus, dirigé en avant, qui supporte les yeux; la partie thoracique, convexe, est marquée d'une strie courte, profonde, placée au sommet.

Les yeux supérieurs, gros, à peu près équidistants, sont disposés en ligne très courbée; leurs intervalles sont plus étroits que leur diamètre; les yeux antérieurs forment presque un demicercle; les médians, connivents, sont beaucoup plus petits.

Le plastron est lisse.

Les chélicères portent cinq dents égales au bord supérieur de la rainure.

L'épigyne forme une plaque en demi-cercle, plissée et ciliée légèrement, qui porte par-dessous une pièce testacée transversale, beaucoup plus large que longue (fig. 12c?).

L'abdomen est noir.

MOEURS. Cette curieuse araignée, sans être très commune, est pourtant répandue clans toutes nos provinces;

on peut l'observer depuis la fin du mois de septembre jusqu'à la fin du printemps. Elle affectionne les endroits frais et légèrement humides. J'ai vu, dans les environs de Bruxelles, la femelle tendre des fils en plein hiver. Dans nos Ardennes, je l'ai quelquefois rencontrée blottie sous des pierres ou cachée dans des creux de rochers. Elle hiverne dans les mousses des bois. Une seule fois, j'ai pu voir le mâle près de la femelle, dont il s'approchait sans crainte.

Belgique.

DISTRIBUTION Répandue dans toutes nos provinces. GÉOGRAPHIQUE, Hollande.

Maestricht.

France.

Répandue dans toute la France.

Angleterre.

Dorsetshire : Bloxworth. — Pays de Galles. — Ecosse : Glascow, Aberdeen.

Allemagne.

Prusse. — Bavière. — Saxe.

Autriche-Hongrie.

Galicie. — Hongrie : Tâtra.

Suisse.

Environs de Genève. — Lausanne. — Vallée de la Reuss.

Suède.

Gothembourg.

Les Walchenaera étrangers à notre faune sont :

W ' . capilo, Westring. — W \ milrata, Menge. — IV. lugens, E. Simon. — W . jucundissima, Cambridge. — W. ? itiflexa, Westring. — W '. ? nodosa, Cambridge.

SYNONYMIE

Genre PROSOPOTHECA, E. Simon, 1884.

Erigone des auteurs.

1833. Walckenaera, Blackwall (ad parlera), Charact. of some undescr. spec. of Aran., p. 105. 1868. Lophomma, Menge (ad partem), Preussische Spinnen, l. II, p. 209. 1882. Cornicularia, Emerion (ad partem), Trans. Conn. Acad., t. VI. 1884. Prosopotheca, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 829.

CARACTÈRES DU GENRE

Les yeux supérieurs sont disposés en ligne droite; les antérieurs, très resserrés, forment une ligne presque droite ou légèrement arquée en avant; les médians sont plus petits; les yeux, gros, resserrés, occupent la largeur du front; les qualre yeux du milieu forment un carré un peu plus long que large et plus étroit en avant; les saillies qui supportent les yeux latéraux sont très faibles.

Le bandeau, presque aussi large ou aussi large que l'aire oculaire, vertical, est plus ou moins concave sous les yeux.

Le céphalothorax, obtusément tronqué en arrière, longuement atténué en avant, est ovale allongé; le front est assez étroit, sans strie submarginale; il y a une strie longitudinale assez fine à la partie thoracique.

Le plastron, ovale, plus long que large, tronqué en avant, se termine en pointe assez large entre les hanches postérieures.

Les chélicères, robustes, beaucoup plus longues que le bandeau, sont convexes à leur base et très atténuées; le bord supérieur de la rainure est muni de trois à cinq longues dents isolées; au bord inférieur, il y a, près du crochet, une série de granulations très petites.

Les pièces de la bouche sont semblables à celles des Wideria.

Les pattes sont plus ou moins fortes, avec les tarses cylindriques, plus courts que les métatarses; les épines sont fines et souvent indistinctes.

Chez les Prosopotheca, le céphalothorax du mâle diffère peu de celui de la femelle; le front pourtant présente entre les yeux médians un léger tubercule, surmonté d'un ou de deux faisceaux de crins barbelés; dans ce cas, le carré des yeux est modifié : les yeux médians supérieurs étant rejetés en arrière du petit tubercule, la seconde ligne des yeux paraît alors courbée en arrière.

SYNONYMIE

PROSOPOTHECA CORN1CULANS, Cambridge, 1875.

(PL XII, fig. 13, 13a, 136.)

1875. Erigone corniculans, Cambridge, New species of Erigone (Proceed. Zool. Soc, Lond., p. 199,

pi. XXVII, fig. 9.) 1879. Erigone corniculans, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de

Belgique.) 1884. Prosopotheca corniculans, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 833.

DESCRIPTION

Mâle (fig. 13). — Le céphalothorax, fauve orangé, lisse, brillant, est plus brunâtre à la partie céphalique; il est élevé, obtus en avant et s'abaisse doucement en arrière; le front est surmonté d'une pointe légèrement bifide; cette pointe, courte, assez épaisse à sa base, un peu courbée en avant, porte à son extrémité deux faisceaux de crins épais, longs et courbés.

Les yeux supérieurs forment une ligne très courbée en arrière; les médians sont gros, connivents, et l'intervalle des latéraux est plus large que leur diamètre; les yeux antérieurs, resserrés, XII 37

forment une ligne courbée en avant; les médians sont à peu près connivents et Pintervalle des latéraux est plus étroit que leur rayon.

Le plastron, rouge mat, est finement chagriné.

Les chélicères sont longues.

Le tibia de la patte-mâchoire, plus court et plus large que la patella, est tronqué obliquement en dessus; l'angle externe est un peu saillant; l'angle interne, prolongé en longue apophyse dirigée en avant, se termine par un petit élargissement; cette apophyse porte à son bord interne, vers le haut, une saillie obtuse; le bord antérieur du tibia porte en outre une petite pointe aiguë, rapprochée de l'apophyse interne et dirigée dans le même sens; le tarse est plus court que le tibia et la patella réunis (fig. 13a).

L'abdomen est brun grisâtre.

Femelle. — Le céphalothorax est coloré comme celui du mâle ; la partie céphalique, à front étroit, est presque droite et peu arrondie; la partie thoracique porte une fine strie longitudinale.

Les yeux supérieurs, très gros, forment une ligne droite; les médians, ovales, sont séparés par un intervalle aussi large que leur rayon; l'intervalle des latéraux est un peu plus grand; les yeux antérieurs sont également disposés en ligne droite et à peu près connivents; ceux du milieu sont plus petits; les quatre yeux médians forment un carré beaucoup plus long que large. Le bandeau, plan, est à peu près aussi large que l'aire oculaire.

Le plastron, pâle, est presque lisse.

Le tibia de la patte-mâchoire est plus long que la patella; le tarse est au moins aussi long que ces deux articles.

L'épigyne forme une plaque brune à peu près carrée; elle présente en arrière une grande fossette en demi-cercle renfermant une pièce testacée, puis en dessous un rebord assez fin, légèrement échancré dans la ligne médiane (fig. 136).

L'abdomen, gris brunâtre, porte des poils blancs assez courts.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 5.

MOEURS. On peut rencontrer celle araignée au début du printemps, mais elle est moins rare depuis le

mois d'août jusqu'en automne. Elle vit cachée sous les feuilles mortes ou sous les bruyères, aux lisières et dans les clairières des bois. Dans le Luxembourg, je l'ai observée pendant l'hiver, blottie sous les mousses. A Yvoir, j'en ai recueilli quelques-unes qui s'étaient glissées sous de petites pierres parmi les plantes basses. Elle n'est pas commune en Belgique.

Belgique.

DISTRIBUTION Brabant : Boitsfort, Auderghcm, Groenendael, Tervueren. GÉOGRAPHIQUE. JSamur : Yvoir.

Luxembourg : Saint-Hubert, Mirwart.

Oise : Compiègne. — Aisne : Villers-Colterels. — Cantal : Le Lioran. — Aveyron : Forêt de Palanges. — - Ain : Talissieu, forêt d'Arvières. — Isère : Le Sappey. — Hautes-Pyrénées : Bagnères-de-Bigorre. — Var : Pierrefeu. — Hautes-Alpes : Mont Genèvre.

Angleterre.

Dorselshire : Bloxworth.

SYNONYMIE

PROSOPOTHECA MONOCEROS, Wider, 1834.

(PL XII, fig. U, 14a, 44*.;

1834. Theridium monoceros, Wider et Reuss, Zool Mise. Aracfm., p. 230 (256), pi. XVI, fig. 3.

1857. Argus monoceros, "Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. II, p. 561.

1851. Erigone monoceros, Weslring, Fôrteckn., etc., p. 41.

1861. Erigone monoceros, Weslring, Ârancœ Siiecicœ descriptœ, p. 221.

1864. Walckenaera monoceros, Blackwall, Spiders ofGrcat Rritain, t. Il, p. 291, pi. XX, fig. 205.

1868. Lophomma cristatcm, Menge, Prcnssischc Spinncn, t. II, p. 211, pi. XLII, tab. CX.

1870. Erigone monoceros, Thorell, Iïemarks on Synonyms, p. 110.

1879. Walckenaera monoceros, Cambridge, Spidcrs of Dorset, t. I, p. 148.

1884. Prosopotheca monoceros, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 855.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 4 4). — Le céphalothorax, presque lisse, brun rougeâlre, plus ou moins obscur, est

un peu plus pâle en arrière; dans le haut de la partie céphalique, derrière le front, se trouve une petite apophyse mince, penchée en avant et garnie de deux touffes irrégulières de crins très forts.

Vus par-dessus, les yeux supérieurs, gros, forment une ligne très courbée en arrière; les médians sont fort resserrés; les yeux antérieurs sont légèrement courbés en avant; les médians, plus petils, sont séparés par un intervalle à peine plus large que leur rayon, et l'intervalle des latéraux est plus large que leur diamètre.

Le plastron est légèrement ponctué sur les côtés.

Les chélicères sont longues; le bord supérieur de la rainure porte quatre ou cinq petites dents aiguës.

Le fémur de la patte-mâchoire est un peu courbé; la patella, trois fois plus longue que large, à bords droits, est plus longue que le tibia; celui-ci, plus large, est obliquement tronqué par-dessus; l'angle interne de la troncature se prolonge en avant en longue apophyse courbée, partagée en deux pointes inégales à son extrémité; la pointe supérieure est un peu relevée; la pointe inférieure, plus courte, est droite; le milieu du bord antérieur porte encore dans le centre une pointe noire aussi longue que le corps de l'article ; le tarse, large, obtus, est aussi long que le tibia et la patella (fig. 14a).

L'abdomen est noir.

Femelle. — Le céphalothorax, allongé, coloré comme celui du mâle, un peu chagriné sur les côtés, est entouré d'un rebord noir.

Les yeux supérieurs forment une ligne presque droite; l'intervalle qui sépare les médians est plus étroit que leur diamètre; l'intervalle des latéraux égale à peine leur rayon; les yeux antérieurs sont un peu courbés en avant; les médians, plus petits, sont à peu près connivents; l'intervalle des latéraux est plus étroit que leur rayon; les quatre yeux du milieu forment un carré plus long que large. Le bandeau, plan, est moins large que l'aire oculaire.

L'épigyne forme une plaque brune plus large que longue; en arrière se trouve une fossette transversale, assez grande, lestacée, en demi-cercle (fig. 14-6).

L'abdomen, noir brillant, est garni de petits poils gris-blancs espacés.

Ordre de longueur des pattes: 4, 1, 2, 3.

moeurs. Celte araignée est très rare en Belgique. Je ne l'ai observée qu'une seule fois, à Heyst,

dans les dunes, vers le milieu du mois de mai. Elle se tenait cachée dans des touffes d'herbes sèches.

Ses mœurs me sont inconnues.

En Angleterre, le mâle a été trouvé blotti sous des pierres en automne.

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Flandre occidentale : Heyst.

Belgique.

France.

Seine-et-Oise : Mennecy. — Marne : Épernay. — Seine-Inférieure : Dieppe. — Aube : Gyé-sur-Seine, Mussy-sur-Seine, forêt d'Othe. — Bouches-du-Rhône : Martigues. — Alpes-Maritimes : Nice, Saint- Martin-Lenlosque. — Pyrénées-Orientales : Costabona, Montlouis.

Lancashire : Southport. — Portland.

Prusse. — Saxe.

Environs de Genève.

Gothembourg, Upsal.

Les Prosopolheca étrangers à notre faune sont :

P. erythrina, E. Simon. — P. incisa, Cambridge. Aux Etats-Unis, ce genre paraît assez nombreux.

Angleterre.

Allemagne.

Suisse.

Suède.

CARACTÈRES DU GENRE

Genre TIGELLINUS, E. Simon, 1884.

1868. Phalops, Menge ad (pariem), Prenssische Spinnen, t. II, p. 218. 1882. Cormcularia, Emerton (ad partem), Trans. Conn. Acad., t. VI. 1884. Tigellinus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 838.

Les yeux supérieurs, disposés en ligne droite, sont égaux, plus ou moins petits et bien séparés; leur intervalle est toujours plus large que leur diamètre; les yeux antérieurs forment une ligne un peu arquée en avant, sauf chez le mâle de furcillatus ; les médians, subconnivenls, largement séparés des latéraux, sont un peu plus petits; le groupe oculaire occupe la largeur du front; les quatre yeux du milieu forment un grand carré étroit en avant et beaucoup plus long que large; des saillies obliques supportent les yeux latéraux. Le bandeau, vertical, plan ou concave, est aussi large ou un peu plus étroit que Taire oculaire.

Le plastron, les chélicères et les pièces de la bouche sont semblables à ceux des Walckenaera.

Le céphalothorax, peu atténué en avant, est ovale allongé, avec la ligne dorsale droite; il y a une fine strie longitudinale, courte, à la partie ihoracique ; le front, obtus ou tronqué, est assez

large.

Les pattes, allongées, sont robustes, avec les tarses cylindriques, plus courts que les métatarses; les épines des tibias sont fortes et très longues; celle de la quatrième paire est située à peu près au milieu de l'article ; le métatarse de la quatrième paire est presque aussi long que le tibia.

La patte-mâchoire de la femelle a le tibia élargi à son extrémité; le tarse est plus long que le

tibia.

Ce genre, très voisin du genre précédent, en diffère par les caractères des yeux et par ses longues et fortes épines tibiales.

Le céphalothorax du mâle est quelquefois muni d'une grande pointe abaissée en avant et se terminant en fourche; cette pointe porte à peu près dans son milieu les yeux médians de la seconde ligne, qui ne sont plus alors dans leur position normale; d'autres fois, le céphalothorax est semblable dans les deux sexes.

TIGELLINUS FURCILLATUS, Menge, 1868.

(PL XII, fig. 45, Aoa, tëb, 15c.)

SYNONYMIE. 1868. Phalops furcillatus, Menge, Preussische Spinnen, t. III, p. 220, pi. XLIII, lab. CXX.

1872. Walckenaera furcillata, Cambridge, Tram, of Linn. Soc. Lond., t. XXVIII, p. 548, pi. XLVI, fig. 18.

1878. Erigone furcillata, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de

Belgique.)

1879. Walckenaera furcillata, Cambridge, Spiders of Dorset, t. II, pp. olO et 594.

1883. Diplocephalus furcillatus, Bertkau, Beilr.z. Kenntn. d. Spinn. Fauna d. Rheinprovinz, p. 236. 1885. Diplocephalus furcillatus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 839.

description. Mûie (fig. j%a} j5c). — Le céphalothorax, presque lisse, brun-rouge noirâtre, est incliné en

arrière dans la seconde moitié; du milieu du céphalothorax au commencement de la partie céphalique, part une longue tige horizontale courbée qui vient en avant se poser sur le bord frontal et laisse un vide étroit sous elle et enlre la surface un peu creusée du céphalothorax; vue par-dessus, cette tige convexe est ovale allongée à sa base, puis rétrécie et terminée sur le front par une dilatation assez large, échancrée au milieu; les angles saillants de Téchancrure dépassent un peu le front; les yeux médians supérieurs, placés en arrière, presque au milieu de la tige céphalique, sont séparés par un intervalle un peu plus large que leur diamètre; les yeux antérieurs forment une ligne légèrement courbée en arrière. Le bandeau, vertical, est plus court que les chélicères.

Le tibia de la patte-mâchoire, presque aussi long que la patella, élargi dans le haut, se prolonge sur le tarse en deux apophyses inégales, séparées par une échancrure ovale; l'apophyse externe, épaisse, assez courte, est courbée en dedans; l'autre, beaucoup plus longue, plus fine, est courbée en sens inverse (fig. 15c).

L'abdomen est noirâtre.

Femelle (fig. 15). — Le céphalothorax, coloré comme celui de la femelle, ne porte pas de tige céphalique.

Les yeux supérieurs sont disposés en ligne droite; les intervalles sont à peu près d'un tiers plus larges que leur diamètre; les yeux antérieurs forment une ligne très peu arquée en avant; les médians, plus petits, sont subconnivents ; l'intervalle des latéraux égale à peu près le diamètre des médians. Le bandeau, concave, est presque aussi large que l'aire oculaire.

L'épigyne forme une plaque foncée; en arrière se trouvent deux impressions arrondies, séparées par une carène étroite, longitudinale, et suivies d'un mince rebord transversal.

L'abdomen, noir, est quelquefois éclairci en avant et par-dessous.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 5.

MOEURS. Cette remarquable araignée, peu répandue en Belgique, vit fort cachée, ce qui explique sa

rareté. Elle paraît au printemps et en automne et habite surtout les feuilles desséchées, sous les buissons de hêtre ou de chêne. J'ai observé les deux sexes réunis en décembre dans une feuille morte encore attachée à la tige.

En Angleterre, celte araignée a été trouvée dans la bruyère au mois de juillet.

DISTRIBUTION

GÉOGRAPHIQUE

Belgique.

Brabant ; Environs de Bruxelles (bois de la Cambre), Boitsfort.

Luxembourg : Bedu.

France.

Eure : Forêt de Bizy, près de Vernon. — Seine-et-Oise : Bouray. — Seine-et-Marne : Fontainebleau.

Dorselshire : Bloxworth. — Wokingham.

Prusse. — Bavière : Nuremberg.

Angleterre.

Allemagne.

SYNONYMIE

TIGELLINUS SAXICOLA, Cambridge, 1861.

(PI. XII, fig. 46, 16a.)

1861. Walckenaera saxicola, Cambridge, Ann. and Mag. of Nat. Hist., 18G1 (juin).

1864. Walckenaera saxicola, Blackwall, Spiders ofGreal Britain, t. II, p. 311, pi. XXI, flg. 226.

1870. Erigone saxicola, Thorell, Remaries on Synonyms, p. 490.

1879. Walckenaera saxicola, Cambridge, Spiders of Dorset, 1. 1, p. 145; l. II, p. 578,

1884. Tigellinus saxicola, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 841.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 46). — Le céphalothorax, brillant, finement chagriné, entouré d'une fine ligne

noire marginale, est brun-rouge très foncé, presque noir; la partie céphalique, convexe, s'élève assez fortement en avant.

Les yeux supérieurs, petits, à peu près équidistants, sont disposés en ligne droite; les intervalles qui les séparent sont environ doubles de leur diamètre; les yeux antérieurs forment une ligne un peu courbée en avant; les médians sont plus petits; l'intervalle des latéraux est au moins trois fois plus large que leur diamètre. Le bandeau, convexe, est à peu près aussi large que l'aire oculaire.

Les pattes sont longues, avec les tibias des deux premières paires plus foncés.

Le tibia de la patte-mâchoire, plus long, plus large que la patella, entoure la base du tarse; il porte dans le haut, au bord antérieur, une très longue apophyse médiane, presque verticale et légèrement courbée en avant; il porte de plus une seconde apophyse interne, encore plus longue, qui contourne le bulbe à peu près jusqu'à son extrémité; le tarse et le bulbe, très gros, sont plus longs et plus larges que le tibia et la patella (fig. 16a).

L'abdomen est noir.

Femelle. — Le céphalothorax, brun foncé, lisse, un peu inégal sur les bords, est entouré d'un rebord mousse bien visible.

Les yeux supérieurs, petits, forment une ligne à peu près droite; les intervalles qui les séparent sont de moitié plus larges que leur diamètre; les yeux antérieurs forment une ligne légèrement arquée en avant; les médians, plus petits, sont subconni vents; l'intervalle des latéraux est plus large que le diamètre des médians. Le bandeau, plan, est plus étroit que l'aire oculaire.

L'épigyne forme une forte saillie conique obtuse; elle porte une grande fossette allongée, diminuée en avant, placée sur la face postérieure; celte fossette renferme une pièce de la même forme, fauve et lisse.

L'abdomen, noir, est garni de poils fauves.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 3.

moeurs. Celte araignée, très rare en Belgique, apparaît depuis le mois de mai jusqu'au commencement

de juillet, dans les endroits secs et bien exposés. Elle vit sous les bruyères et tend ses fils près des racines. J'ai vu le mâle errer à la lisière d'un bois de sapins, à proximité d'un champ de bruyère.

Dans le Luxembourg, j'ai observé cette araignée cachée sous des débris de rochers disséminés dans des plantes basses et des bruyères.

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

envers : Calmpthout.

Luxembourg : Saint-Hubert.

Francb.

Oise : Foret de Compiègne. — Seine-et-Marne : Fontainebleau. Hautes- Pyrénées : Rarcgcs.

Angleterre.

Porlland. — Dorsetshire : Rloxworth.

Allemagne.

Bavière. — INassau. — Silésie.

Suisse.

Environs de Genève.

— Eure : Vernon. — Vaucluse.

SYNONYMIE

Genre CORNICULARIA, Menge, 1869.

1853. Walckenaera, Blackwall (ad partem), Charact. of sortie undescr, gen., etc., p. 105.

18G9. Cornicularia, Menge, Preussische Spinnen, t. III, p. 226.

1882. Spiropalpus, Emerion (ad partem), Trans. Conn. Acad., t. VI.

1882. Cornicularia, Emerton (ad partem), Idem.

1884. Cornicularia, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 84.3.

CARACTÈRES DU GENRE

Les yeux supérieurs, disposés en ligne droite ou légèrement arquée en arrière, sont égaux et presque équidislanls; leur intervalle est plus large que leur diamètre; les yeux antérieurs forment une ligne droite; les médians, connivents, plus petits, sont bien séparés des latéraux. Des saillies assez fortes supporlent les yeux de côté; les quatre yeux du milieu forment un carré beaucoup plus étroit en avant et plus long que large; le groupe oculaire occupe toute la largeur du front. Le bandeau, plan, vertical, est à peine aussi large que Taire oculaire.

Le céphalothorax, sans strie submarginale, est ovale allongé, avec la partie céphalique peu élevée et le front obtus ou obtusément tronqué ; la partie thoracique, sans entaille ni strie, est convexe.

Le plastron, tronqué en avant, assez grand, se prolonge entre les hanches postérieures en large pointe peu atténuée, obtuse ou tronquée.

Les chélicères, légèrement atténuées et divergentes dans la seconde moitié, sont assez fortes et plus longues que le bandeau ; le bord supérieur de la rainure est muni de 3-4- dents fines et espacées; quelques granulations contiguës, rapprochées du crochet, occupent le bord inférieur.

La lèvre et les lames-maxillaires sont semblables à celles des Walckenaera.

Les pattes, très fortes (surtout les fémurs), sont courtes; les épines, fines et assez longues aux deux premières paires, deviennent presque indistinctes aux pattes postérieures; aux deux premières paires, les tarses sont presque aussi longs que les métatarses; ils sont un peu plus courts aux paires postérieures.

Le céphalothorax du mâle, qui est parfois semblable à celui de la femelle, en diffère chez quelques espèces; dans ce cas, on observe en avant, entre les yeux médians, un tubercule pareil à celui des Prosopolheca, sauf qu'il n'est jamais muni de faisceaux de crins.

CORNICULARIA CUSPIDATA, Blackwall, 1833.

(PI. XII, fig. 17, Ma, ilb, 17c.)

SYNONYMIE. 1853. Walckenaera cuspidata, Blackwall, Charact. of some undescr. gen., etc., in Lond. and Edinr. Phil,

Mac, 3e série, t. III, p. 108.

1864. Walckenaera cuspidata, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. II, p. 290, pi. XX, fig. 204. 1879. Erigone cuspidata, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent.

de Belgique.) 1879. Walckenaera cuspidata, Cambridge, Spiders of Dorsel, p. 146. 1884. Cornicularia cuspidata, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 844.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 4 7c). — Le céphalothorax, chagriné en arrière et sur les côtés, est brun plus ou

moins noir; ii porte en arrière des points enfoncés formant des lignes rayonnantes; il est peu élevé, convexe sur la partie céphalique; le front, obtus, porte dans son milieu une poinle très petite dirigée en avant.

Les yeux supérieurs forment une ligne droite; les médians sont gros et séparés par un intervalle plus large que leur rayon; l'intervalle des latéraux égale à peu près leur diamètre; les yeux antérieurs forment une ligne presque droite; ils sont très rapprochés, les latéraux touchant presque ceux du milieu; ces derniers sont plus petits.

La patella de la patte-mâchoire est deux fois plus longue que large; le tibia est court, large, avec son angle interne prolongé en grande apophyse plus longue que la patella, ciliée intérieurement, courbée en demi-cercle, avec un étranglement léger près de son extrémité (fig. 176).

L'abdomen est fauve grisâtre souvent assez foncé.

Femelle (fig. 17). — Le céphalothorax ressemble beaucoup à celui du mâle.

Les yeux supérieurs, gros, équidistants, forment une ligne droite ; leurs intervalles sont un peu plus étroits que leur diamètre; les yeux antérieurs, presque connivents, avec les médians un peu plus petits, sont également disposés en ligne droite; les quatre yeux médians forment un carré beaucoup plus long que large. Le bandeau, un peu creusé sous les yeux, est légèrement plus large que Taire oculaire.

Le tibia de la patte-mâchoire est plus long que la patella.

L'épigyne, lisse, convexe, en grande plaque brunâtre semi-circulaire, porte en arrière une dépression ovale, bordée de cils très longs au bord antérieur, et un rebord courbé au bord postérieur (fig. 17a).

L'abdomen est gris-fauve brunâtre.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 3.

MOEURS. Cette araignée, rare et peu répandue en Relgique, se trouve surtout au printemps, dans les

bruyères, les mousses et parfois cachée sous les pierres dans les endroits sablonneux. En automne, on la rencontre avant l'hivernage, dans les mêmes endroits. J'ai observé le mâle et la femelle blottis sous la même pierre, au commencement du mois de juin.

Belgique.

Brabant : Boitsfort, Groenendael.

JSamur : Yvoir.

Luxembourg : Forêt de Mirwart.

France.

Oise : Compiègne. — Seine- Inférieure : Elbeuf. — Eure : Le Framboisier. — Aisne : Villers-Cotterets, La Ferté-Milon, vallée de Savières près le Port-aux-Perches. — Cantal : Le Lioran.

Angleterre.

Dorsetshire : Bloxworlh. — Pays de Calles — Lancaslre. — Cornouailles — Ecosse : Caslle-Douglas

Allemagne

Bavière.

Tatra.

Valais.

Budde-Lund.

Autriche-Hongrie.

Suisse.

Danemark.

SYNONYMIE

CORN1CULARIA UNICORNIS, Cambridge, 1861.

(PI. XII, fig. 18, i8a, i8b.)

1861. Walckenaera unicornis, Cambridge, Descr. o/ ten new spec, etc., in Ann. and Mac of Nat. Hist.,

5e série, t. VII, p. 457 (10).

1864. Walckenaera unicornis, Blackwall, Spiders o/ Great Britain, t. Il, p. 293, pi. XX, fig. 207. 1867. Micryphantes stylifer, Ohleri, Aran. d. Prov. Prcuss., pp. 54, C6.

1869. Cornicularia monoceros, . îYlenge (non Widcr), Preussische Spinnen, t. III, p. 226, pi. XLIV,

tab. CXXV.

1870. Erigone unicornis, Thorell, Remarks on Synonyms, pp. 111 et 449. 1879. Walckenaera unicornis, Cambridge, Spiders ofDorset, t. 1, p. 147. 1884. Cornicularia unicornis, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 846.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 48, 18a). — Le céphalothorax, rougeâtre, presque noir, est chagriné en arrière et

sur les côtés; au milieu du front se dresse une jielile poinle tronquée et échancrée au sommet; chaque pointe de l'échancrure forme un très petit lobe rebordé.

Les yeux supérieurs forment une ligne légèrement courbée en arrière; les médians, petits, sont séparés par un intervalle de moitié plus large que leur diamètre; l'intervalle des latéraux est plus large de moitié; les yeux antérieurs sont disposés en ligne droite; les médians, plus petits, sont séparés par un intervalle moins large que leur diamètre; l'intervalle des latéraux est plus large.

Le tibia de la patte-mâchoire est large et court; son angle interne se prolonge en apophyse très grande, dirigée en avant, plus longue que la patella; celte apophyse est partagée, un peu au-dessus de sa base, en deux branches divergentes dans leur seconde moitié; la branche médiane est plus courbée que la branche interne; cette dernière est légèrement coudée vers le haut; le bulbe porte un fort stylum enroulé à son extrémité (fig. 186).

L'abdomen est brun noirâtre.

Femelle. — Le céphalothorax, à peu près semblable à celui du mâle, ne porte pas de pointe sur le front.

Les yeux supérieurs forment une ligne très peu courbée en arrière; leurs intervalles sont à peu près deux fois plus larges que leur diamètre; les yeux antérieurs sont disposés en ligne droite, les médians plus resserrés et plus petits; le bandeau, presque plan, est plus large que l'aire oculaire.

Le plastron, chagriné sur les côtés, avec de gros points enfoncés dans le milieu, est noir.

Le tibia de la patte-mâchoire est plus long que la patella.

L'épigyne forme une grande plaque brune en demi-cercle; dans le milieu se trouve une pièce longitudinale teslacée, plus longue que large, en forme de triangle, avec la base un peu échancrée et le sommet dirigé en arrière.

L'abdomen est noirâtre.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 3.

MOEURS. Celle araignée esl 1res rare en Belgique. Je l'ai observée près des étangs de Bouge-Cloître,

à Auderghem, filant sa petite toile à la base des plantes rapprochées de l'eau. A Braine-le-Comte, elie s'est présentée à moi dans les mômes conditions. Une seule fois, en automne, je l'ai trouvée dans les mousses d'un bois humide. Elle apparaît surtout au printemps.

Belgique.

DISTRIBUTION Brabant : Auderghem.

GÉOGRAPHIQUE. Hainavl : Braine-le-Comte (forêt de la Houssière).

France.

Seine : Fontenay, Bondy. — Seine-el-Oise : Clamarf, Meudon, Chaville, Sucy, Carrières-sous-Bois. — Seine-Inférieure: Heurtauville, forêt de Lalonde. — Calvados : Asnelles. — Eure-et-Loir : Maintenon. — Aisne: La Ferlé-Milon. — Eure : Fleury-sur-Andelle. —Aube: Villechétif, Troyes, Villemaur. Villcnauxe, étang de la Morge-des-Champs, Gyé-sur-Seine. — Charente : Jarnac — Haute-Savoie :

Seissel-Cologny.

, Angleterre.

Dorsetshire : Bloxworth. — Pays de Galles. — Hampshire.

Prusse. — Bavière : Nuremberg.

Allemagne.

Suède.

Les Corniciilaria étrangers à notre faune sont :

C. vigilax, Blackwall. — C. Kochi, Cambridge. — C. Karpenski, Cambridge.

CARACTÈRES Dl GROUPE.

. Groupe des CINETINI.

Le crochet des chélicères est sinueux et courbe; sa base est enveloppée par une dilatation de l'extrémité de la tige; la lèvre est rebordée; les tibias de la quatrième paire sont dépourvus d'épines ou n'en portent qu'une petite, très fine par-dessus.

Le groupe des Cinetini renferme deux genres : Ceratinella et Cinela, dont un seul est représenté

en Belgique.

Le genre Cinela ne renferme qu'une seule espèce, dont on ne connaît que le mâle et qui habile

la Corse.

SYNONYMIE

CARACTÈRES DU GENRE

Genre CEBATINELLA, Emerlon, 1882.

ërigone des auteurs.

1835. Walckenaeua, Blackwall (ad pariem).

1868. Ceratina, Mengc (ad partem), Preussische Spinnen, t. Il, p. 170. 1882. Ceratinella, Ernerton (ad partem), Tram. Conn. Acad., t. VI. 1884. Ceratinella, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 850.

Les yeux supérieurs, bien séparés, à peu près égaux, presque équidistants, forment une ligne plus ou moins arquée en arrière; les yeux antérieurs sont disposés en ligne également arquée dans le même sens; les médians, plus resserrés, sont plus petits; les quatre yeux du milieu forment un carré très étroit en avant et beaucoup plus long que large (excepté C. brevipes); les saillies obliques qui supportent les yeux latéraux sont assez fortes. Le bandeau, au moins aussi large que l'aire oculaire, est plan, vertical, rarement concave.

Le céphalothorax, peu élevé en avant, est court el large, avec le front oblusémen t tronqué et assez convexe dans les deux sexes.

Le plastron, triangulaire, au moins aussi large que long, se termine entre les hanches postérieures en large pointe tronquée.

Les chélicères, assez robustes à leur base, atténuées et légèrement divergentes dans la seconde moitié, avec l'extrémité de la tige un peu dilatée, enveloppant la base du crochet, sont à peine plus longues que le bandeau.

La lèvre, assez grande, arquée, est beaucoup plus large que longue; les lames maxillaires sont fortes et courtes.

Les pattes, solides, ont les tarses aussi longs que les métatarses aux deuxième et troisième paires; ils sont à peine plus courts à la première et à la quatrième; les crins sont plus courts que le diamètre des articles, et les épines des tibias et des patellas sont invisibles.

L'abdomen, plus ou moins globuleux, est recouvert dans les deux sexes d'un scutum ponctué et coriace.

DESCRIPTION

CERATINELLA BREVIS, Wider, 1834.

(PL XII, fig. 20, 20a, 206.)

1834. Theridicm bheve, Wider et Reuss,- Zool. Mise. Arachn., p. 236 (242), pi. XVI, fig. 8.

1856. Walckenaera depressa, Blackwall, Lond. and Edinb. Phil. Mag., 3e série, t. VIII, p. 482.

1845. iYIicryphantes phaeopus, C. Koch, Die Arachniden, t. XN, p. 151, fig. 1071-1072.

1851. Erigone phaeopus, Westring, Fôrteckn., etc., p. 43.

1861. Erigone phaeopus, Westring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 292.

1864. Walckeisaera depressa, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. II, p. 306, pi. XXI, fig. 221.

1867. Micryphaistes phaeopus, Ohlert, Aran. d. Prov. P reuss., pp. 55, 71.

1868. Ceratina brevis, Menge, Preussische Spinnen, t. Il, p. 171, pi. XXXII, tab. LXXIV. 1870. Erigone brevis, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 142.

1879. Walckenaera brevis, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 142.

1879. Erigone brevis, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (An'n. de la Soc. ent. de Belgique.)

1884. Ceratinella brevis, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 854.

Mâle. — Le céphalothorax, entièrement chagriné, est rougeâtre, presque noir, convexe en avant, fortement incliné en arrière, avec le front large et tronqué obtusément.

Les yeux supérieurs, assez gros, forment une ligne très légèrement courbée en arrière; les médians, un peu moins rapprochés que les latéraux, sont séparés par un intervalle à peu près double de leur diamètre; les yeux antérieurs sont disposes en ligne presque droite; les médians sont plus petits et plus rapprochés; les quatre yeux médians forment un carré plus long que large.

Le tibia de la patte-mâchoire, presque aussi long que la patella, est plus large que long; son angle externe s'avance en courte apophyse, un peu échancrée à son extrémité; le tarse, ovale, est plus long et plus large que les deux articles précédents; le bulbe, très gros, porte à son extrémité un stylum en boucle, assez fin (fig. 206).

L'abdomen est noirâtre.

Femelle (fig. 20). — Le céphalothorax ressemble à celui du mâle.

Les yeux supérieurs sont un peu courbés en arrière; le sommet des médians arrive au niveau du centre des latéraux ; les intervalles qui (es séparent sont de moitié plus larges que leur diamètre; les yeux antérieurs sont très faiblement arqués en arrière; les médians sont plus resserrés. Le bandeau, plan, vertical, est aussi large que l'aire oculaire.

L'épigyne, beaucoup plus large que longue, forme une forte saillie conique obtuse; sur la face postérieure se trouve une grande et légère dépression triangulaire, ciliée et rebordée en avant (fig. 20a).

L'abdomen est noirâtre.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 3.

MOEURS. Cette araignée, dont la démarche est peu vive, apparaît surtout au printemps et en automne,

dans les mousses et dans les bruyères. Elle tisse sa petite toile près des racines. On trouve accidentellement le mâleerranl un peu partout. L'espèce n'est pas 1res rare en Belgique.

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Belgique.

Namur : Anseremme, Waulsort.

Brabant: Boilsfort, Groenendael, Auderghem, Louvain, Diest,

Liège : Tilff, Ponl-de- Bonne, Han-sur-Lesse.

Luxembourg: Laroche, Rcdu, Barvaux.

Hainaut : Braine-le-Comte (forêt de la Houssière).

France.

Seine : Bois de Boulogne, La Varenne. — Seine-et-Oise : Clamart, Boissy-Saint-Léger, Bois des Gardes.

— Seine-et-Marne : Fontainebleau, Nemours. — Seine-Inférieure : Vallée d'Andelle. — Ille-et- Vilaine : Saint-Malo. — Eure-et-Loir : Maintenon, Dreux. — Eure : Évreux, Le Framboisier. — Aisne : La Ferlé- Milon, vallée de Savières près le Port-aux-Perches, Villers-Colterels, Guise. — Oise : Compiègne.

— Aube : Troyes, forêt d'Orient, Gyé-sur-Seine, Bar-sur-Aube, Pont-sur-Seine, Jessains, Villy-en- Trodc, Bouilly. — Charente : Jarnac. — Pyrénées-Orientales : Massane, La Preste. — Hautes- Pyrénées : Bagnères-de-Bigorre. — Basses-Pyrénées : Béobie. — Isère: Le Sappey. — Hautes-Alpes : Lautaret. — Basses-Alpes : Digne. — Alpes-Maritimes: Saint-Martin.

Angleterre.

Dorselshire: Bloxworlh. — Pays de Galles. — Ecosse : Aberdeen.

Allemagne.

Prusse — Silésie. — Nassau. — Bavière.

Autriche-Hongrie.

Galicie. — Hongrie : Ujhely, Tolcsva, Pàczin, Dargo, Varannô, Bânszka, Szinnaikô.

Italie.

Piémont. — Lombardie. — Vénctie.

Suisse.

Tessin. — Valais : Bourg-Sainl-Pierre, Grand Saint-Bernard.

Suède.

Espagne. — Danemark.

Golhembourg, Upsal.

SYNONYMIE

DESCRIPTION

CERÀTINELLA BREV1PES, Westring, 1851.

(PI. XII, fig. 19, 19a, 496.)

1851. Erigone brevipes, YVestring, Fôrleckn., etc., p. 43.

1861. Erigone brevipes, Westring, Araneœ Succicœ descriptœ, p. 294.

1870. Erigone brevipes, Thorcll, Remarks on Synonyms, p. 143.

1872. Walcrenaëra brevipes, Cambridge, Tram. Linn. Soc, i. XXVIII, p. 454, pi. XXXV, fig. 28.

1879. Erigone bkevipes, L. Beckcr, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de

Belgique.) 1879. Walckenaera brevipes, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 142. 1884. Ceratinella brevipes, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 857.

Mâle (fig. 19). — Le céphalothorax, lisse par-dessus, finement chagriné sur les côtés, convexe, très incliné, est noir.

Les yeux supérieurs forment une ligne un peu courbée en arrière; ils sont petits, égaux et séparés par des intervalles trois fois plus larges que leur diamètre; les yeux antérieurs sont

MOEURS

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

disposés en ligne droite; les médians, plus petits, sont séparés par un intervalle presque égal à leur diamètre; celui des latéraux est plus large d'environ la moitié; les quatre yeux médians forment un carré très large en arrière.

La patella de la patte-mâchoire, au moins de la même longueur que le tibia, est un peu plus longue que large; le tibia, élargi à son extrémité, est dépourvu d'apophyse; le tarse est plus long que les deux articles précédents (fig. 19a).

Femelle. — Le céphalothorax est semblable à celui du mâle.

L'abdomen est noir.

Les yeux supérieurs, égaux, assez petits, forment une ligne à peu près droite; les médians, moins resserrés, son! séparés par un intervalle trois fois plus large que leur diamètre; les yeux antérieurs forment une ligne courbée en arrière; l'intervalle des latéraux est plus large que leur diamètre; les médians sont plus rapprochés; le bandeau, vertical, plan, est au moins aussi large que l'aire oculaire.

L'épigyne présente une grande dépression peu profonde, plus large que longue, arrondie aux extrémités latérales; le bord antérieur cilié est droit; en avant se trouve une pièce plus large que longue, en forme de triangle; en arrière se trouve un rebord assez large, échancré obtusément au sommet du triangle (fig. 196).

L'abdomen est noir.

Ordre de longueur des paltes : 4-, 1, 2, 5.

Cetle araignée, peu commune en Belgique, recherche les endroits humides; elle se trouve quelquefois sous les bruyères, dans les lieux ombragés. On peut la capturer plus facilement en hiver, sous les feuilles mortes, auprès des étangs ou dans les détritus des marais. Je ne l'ai jamais vue en élé; une seule fois je l'ai trouvée à Knocke, dans les dunes, cachée dans des plantes

basses.

Belgique.

Brabant : Boitsforl, Louvain, Diest.

Flandre occidentale : Knocke.

L imbourg : Genck.

France.

Somme : Le Croloy. — Seine-Inférieure : Dieppe, Heurtauvitle. — Aisne : La Ferté-Milon, vallée de Savicrcs, près le Port-aux-Perches. — Oise : Morlefontaine. — Seine-et-Oise : Les Fonceaux, Carrièrcs-sous-Bois. — Seine : Bonneuil.

Alpes. — Var : Hycrcs.

Cantal : Le Lioran. — Gironde : Arcachon. — Haules-

- INorfolk. — Hampshire. — Ecosse.

Suisse.

Suède.

Dorsctshire : Bloxworlh. — Pays de Galles.

Engadine : Pontresina.

Gothcmbourg, Upsal.

Les Ceralinella étrangers à notre faune sont :

C. Wideri, Thorell. — C scabrosa, Cambridge. — C. rubella, Mcnge. — C. minutissima, Cambridge. — C. rolunda, Mcnge.— C. major, Kulczynski.

CARACTÈRES Dl GROUPE.

Groupe des MASONINI.

Les tibias des deux premières paires de pattes sont munis par-dessous de deux séries de longues épines; il n'y a qu'une seule épine par-dessus aux tibias de la quatrième paire; la lèvre est rebordée; le crochet des chélicères est arqué.

Ce groupe se compose de trois genres : Maso, Minicia et Tuberla. Deux de ces genres sont représentés en Belgique.

Le genre Taberta ne renferme qu'une espèce dont le mâle seul est connu jusqu'à présent.

Genre MASO, E. Simon, 1884.

SYNONYMIE

Krigone des auteurs.

1869. Microneta, Menge (ad pariem), Preussische Spinnen, t. III, p. 227. 1884. Maso, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 861 .

CARACTÈRES DU GENRE

Les yeux supérieurs, petits, égaux, sont disposés en ligne droite; les médians sonl plus resserrés; pourlanl leur intervalle est plus large que leur diamètre; l'intervalle des latéraux est plus que double; les yeux antérieurs forment également une ligne droite; les médians, un peu plus petits, subconnivents, sont très séparés des latéraux; les quatre yeux du milieu forment un carré aussi large que long, ou, chez les mâles, un peu plus long que large et plus étroit en avant; les saillies qui portent les yeux latéraux sont coniques et très fortes. Le bandeau est aussi large que l'aire oculaire; chez les femelles, il est plus étroit, plan, vertical.

Le plastron, triangulaire, aussi large que long, se termine en large pointe tronquée entre les hanches postérieures.

Les chélicères, robustes, atténuées et légèrement divergentes près de leur extrémité, sont beaucoup plus longues que le bandeau.

La lèvre, en demi-cercle, est grande; les lames maxillaires sont larges et courtes.

Les pattes, peu longues, sont fortes, avec les tarses petits, beaucoup plus courts que les métatarses; le tibia et le métatarse de la première paire, et assez fréquemment de la deuxième chez les femelles, sont munis latéralement en dessous de grandes épines minces, disposées par séries, espacées et divergentes; il y a un crin court au-dessus sur les patellas; un crin semblable se trouve par-dessus, près de la base des tibias; ce crin est très long aux paires antérieures; les griffes sont longues et fines; les supérieures présentent vers le milieu quelques denticulations très fines, dirigées en avant.

Le faciès des Maso ressemble à celui des Ceratinella; ils en diffèrent surtout par les yeux, portés sur de fortes saillies angulaires, leur front tronqué, la présence des grandes épines des tibias, l'absence de scutum abdominal et par leurs téguments non coriaces.

MASO SUNDEVALLI, Weslrlng, 1851.

(PI. XII, fig. M, Ma, Mb.)

1851. Erigone Scndevallii, Weslring, Fôrteckn., etc., p. 44.

1861. Erigone Sundevallii, Westring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 290.

1869. Microneta Sundevallii, Menge, Preussische Spinnen, t. III, p. 232, pi. XLV, tab. CXXXI.

1870. Erigone Scndevalli, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 142. 1884. Maso Sundevalli, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 862.

DESCRIPTION. Mâle. — Le céphalothorax, brun noirâtre ou rougeâtre très foncé, entouré d'une ligne

marginale, porte quelques lignes rayonnantes noires; le front, tronqué carrément, est très large.

Les yeux supérieurs médians sont plus rapprochés que les latéraux; les yeux antérieurs

forment une ligne un peu courbée en arrière; l'intervalle qui sépare les médians est moins large

que leur diamètre; l'intervalle des latéraux, qui sont plus gros que les médians, a plus de trois fois la largeur du diamètre de ces derniers. Le bandeau, creusé légèrement sous les yeux, un peu avancé plus bas, est à peu près aussi large que l'aire oculaire.

Les pattes sont fortes et courtes, avec les fémurs fauve pâle; les fémurs de la première paire portent du côté interne, à leur extrémité, par-dessous, deux épines assez longues; les tibias des deux premières paires sont munis par-dessous de deux séries de 3-3 ou 3-4 fines épines assez longues; les métatarses des deux premières paires sont pourvus aussi, principalement à la seconde paire, de deux séries de 3-3 épines très fines.

Le tibia de la patte-mâcboire, plus long et plus large que la patella, est échancré en avant; l'angle interne se prolonge en large apophyse obtuse et déprimée; l'angle externe est arrondi; le milieu de l'échancrure est garni de crins assez courts, du milieu desquels sort un crin très fort, partagé en deux et élargi à son extrémité; !e tarse, petit, porte aussi des crins élargis à leur extrémité (fig. 216).

L'abdomen, brun ou grisâtre, est brillant.

Femelle (fig. 21). — Le céphalothorax, pareil à celui du mâle, porte souvent une tache foncée sur la partie céphalique.

Les yeux supérieurs, égaux, forment une ligne visiblement courbée en avant; l'intervalle qui sépare les médians est moins large que celui des latéraux.

Le plastron est parsemé de points rugueux, irréguliers.

L'épigyne forme une saillie basse, en demi-cercle, transversale; de chaque côté se trouve un petit espace noir calleux; on distingue dans le milieu un crochet fauve et cylindrique, dirigé obliquement en arrière ou relevé verticalement (fig. 24«).

L'abdomen, presque rond, est gris fauve ou brun, satiné, brillant.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 3.

MOEURS. Cette araignée, très rare en Belgique, peut se rencontrer pendant toute l'année, mais surtout

en été; elle habite les petits buissons et les hautes herbes, aux lisières et dans les clairières des bois. Elle est beaucoup plus commune en France, surtout dans le Midi.

Belgique.

DISTRIBUTION Brabant : Environs de Bruxelles (bois de la Cambre), Boitsfort.

GÉOGRAPHIQUE

France.

Seine. Bois de Boulogne, La Varenne. — Seine-et-Oise : Bouray, Mennecy. — Seine-et-Marne: Fontainebleau. — Oise : Compiègne, Mortefontaine. — Aisne : La Ferlé-Milon. — Eure : Vernon. forêt de Lalonde. — Aube : Villemaure. — Cantal : Le Lioran, Aurillac. — Charente : Jarnae. — Gers : Prechac. — Basses-Pyrénées : Saint-Jean-de-Luz. — Isère : Grenoble. — Basses-Alpes : Digne, Mont-Leberon, îles de la Durance. — Var : Environs de Toulon. — Alpes-Maritimes : Sospel, Menton. — Corse (E. Simon).

Allemagne.

Prusse.

Autriche-Hongrie.

Galicie — Hongrie : Bârtfa, Mezôlaborcz. Tàtrahàza.

Environs de Genève.

Suède-INorwège.

Gothembourg, environs de Christiania.

Le Maso Westringi, E. Simon, est étranger à notre faune.

SYNONYMIE

CARACTÈRES DU GENRE

Genre MINICIA, Thorell, 4 875.

1834. Theridium, Wider (ad partem).

1875. Erigone, Cambridge (ad partem).

1875. Minicia, Thorell.

1879. Lophomma, Berlkau (ad partem).

Le céphalothorax, ovale, assez court, est largement Ironqué en arrière et 1res atténué en avant.

Les yeux supérieurs, chez la femelle, sont gros et forment une ligne droite; les yeux antérieurs sont disposés en ligne arquée en arrière; chez la femelle, les yeux du milieu forment un carré plus long que large et plus étroit en avant; le bandeau, vertical, concave, est plus large que Taire oculaire.

Le plastron, triangulaire, aussi long que large, se termine en arrière en pointe large, atténuée.

Les pattes, fortes, sont assez courtes; les tarses, petits, sont plus courts que les métatarses. Les tibias des deux premières paires et souvent, chez la femelle, les fémurs sont armés en dessous, de côté, de grandes épines espacées; les patellas portent au-dessus un crin assez court; les tibias portent en outre par-dessus, clans leur première moitié, un très long crin aux deux premières paires ; les griffes, fines, sont dépourvues de dents.

Ce genre, très voisin du précédent, ne s'en sépare que par la disposition des yeux supérieurs, par le front arrondi et surtout par les caractères sexuels; chez les Minicia, le front du mâle est surmonté d'un grand lobe qui ne porte pas les yeux.

SYNONYMIE

MINICIA MARGINELLA, Wider, 1834.

(PI. XII, fig. 22, 22a, 22/».)

1834. Theridium marginellum, Wider (9), ZooL Mise. Arachn., p. 244, p!. XVI, fig. 10.

1875. Erigone nigrolimbata, Cambridge, Proceed. Zool. Soc. Lond.,\). 201, pi. XXVIII, fig. 10.

1875. Minicia spinosa, Thorell (9), Tijdschr. voor Eht., t. XVIII, p. 93, in K. Vet. Akad. Handl., t. XIII, n° 5, p. 69.

1879. Lophomma limbata, Bertkau (çf), Verh. d. Nat. Ver., t. XXXVII, 4° fasc., p. 306, pi. VI, fig. 10.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 22, 22a). — Le céphalothorax, fauve, brillant, entouré d'une ligne noire marginale,

se relève fortement en avant; le front, avancé, porte un lobe céphalique volumineux, muni de longs crins, séparé du bord frontal par une strie profonde qui s'élargit sur les côtés au-dessus des yeux latéraux, en forme de fossette profonde et rebordée.

Les yeux médians antérieurs, peu séparés, sont placés dans le haut du front; les yeux médians supérieurs se trouvent sur les côtés, à la base du lobe; les yeux latéraux, près des médians supérieurs, sont placés obliquement au-dessus de la fossette du lobe. Le bandeau, vertical, est très élevé; les chélicères sont courtes; le plastron, un peu plus long que large, est finement bordé de noir.

Les tibias et les patellas des pattes, assez courtes, portent au-dessus un ou deux crins plus longs que les autres; les tibias des deux pattes antérieures portent en outre en dessous deux séries de petites épines.

La palella de la patte-mâchoire est beaucoup plus longue que large; le tibia, petit, est pourvu d'une petite apophyse, tronquée carrément et presque cachée au-dessus par l'apophyse du tarse; la base de celui-ci se prolonge en longue apophyse épaisse, dirigée transversalement en dehors, puis recourbée en avant (fig. 226).

MOEURS

L'abdomen, blanc, est entouré d'une bordure découpée noire qui ne descend pas jusqu'aux filières.

Femelle. — Le céphalothorax, coloré comme celui du mâle, porte de plus une tache céphalique noirâtre, triangulaire en arrière et n'atteignant pas les yeux; l'espace oculaire est noir sur les côtés.

Les yeux supérieurs, à peu près égaux, sont disposés en ligne droite; les yeux antérieurs sont fortement arqués en arrière. Le bandeau est beaucoup plus large que l'aire oculaire.

Les fémurs des deux paires de patles antérieures présentent en dessous cinq ou six crins assez longs; le tibia de la première paire porte en dessous deux séries de 4-4 épines et celui de la deuxième paire deux séries de 3-3 épines très longues.

L'épigyne forme une saillie ovale, transversale, fauve, assez grande; de chaque côté se voit une légère échancrure contenant un petit tubercule.

L'abdomen est coloré comme celui du mâle.

Ordre de longueur des pattes : 4, \ , 2, 3.

Cette araignée, rare en Belgique, peut se rencontrer pendant tout l'été et surtout en automne, sur les herbes et les buissons des coteaux arides.

Belgique.

DISTRIBUTION GEOGRAPHIQUE

Luxembourg : Redu, Remouchamps, Laroche.

Oise : Forêt de Chantilly. — Seine-Inférieure. — Eure. — Eure-et-Loir. — Seine-et-Oise. — Seine-et- Marne : Forêt de Fontainebleau. — Aube. — Cantal. — Charente. — Gironde. — Basses-Pyrénées. — Ain. — Isère. — Valais. — Basses-Alpes. — Var. — Alpes-Maritimes : Sospel, Menton, Saint- Marlin-Lentosque.

Allemagne.

Bonn, Nuremberg.

Autriche-Hongrie.

Hongrie : Tasnad.

Italie.

Tout le Nord.

iome Famille: PHOLCID^E.

SYNONYMIE

1850. Pholcides, C. Koch, Uebersicht des Arachniden- Systems, t. V, p. 51,

1870. Phc-lcinjE, Thorell (sous-famille), On European Spiders, p. 101.

1874. Phc-lcidjE, E. Simon, Les Arachnides de France, t. I, p. 254.

1881. Pholcides, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 76.

CARACTÈRES DE LA FAMILLE

Le céphalothorax, arrondi, rarement plus long que large, avec la partie céphalique petite, élevée et séparée par des stries profondes.

Les yeux sont au nombre de huit ou de six; les deux du milieu, diurnes et plus petits que les latéraux, qui forment de chaque côté un groupe triangulaire. Le bandeau, très élevé, est incliné en avant.

Les chélicères, faibles, sont verticales, planes en avant, avec les crochets assez petits.

La lèvre, grande, se distingue du plastron, auquel elle est soudée, par une strie transversale.

Le plastron est presque toujours aussi large que long.

Les lames maxillaires, allongées, entourent la lèvre.

Les filières sont au nombre de six; les latérales, disposées en carré, sont courtes, épaisses et composées d'un article seulement.

Les pattes, fines, sont excessivement longues, ce qui donne aux araignées de cette famille un peu l'aspect des faucheurs; la patella est fort courte; l'extrémité du tarse est séparée près des griffes, ce qui forme un article unguifère; les griffes sont au nombre de trois; il existe, en outre, comme chez les Epeiridœ, des griffes auxiliaires.

SYNONYMIE

CARACTÈRES DU GENRE

Genre PHOLCUS, Walckenaer, 1805.

Pholcus (Omnes auctores).

Le céphalothorax est aussi long que large; une strie longitudinale, assez peu sensible, coupe la partie thoracique; la partie céphalique, tronquée en avant, est élevée et triangulaire.

Les yeux sont au nombre de huit; les antérieurs, petits, sont disposés en ligne droite; les latéraux, égaux, sont connivents. Le bandeau, plus long que le groupe oculaire, vertical sous les yeux, un peu convexe ensuite, est rétréci et incliné en avant.

Les chélicères sont plus courtes que le bandeau.

Le plastron, plan, rétréci, tronqué carrément en arrière, est un peu plus long que large.

L'abdomen, allongé, un peu élargi et arrondi en arrière, est garni de longs poils soyeux et espacés.

Les pattes ne sont nullement épineuses.

SYNONYMIE

PHOLCUS PHALANGIOIDES, Fuessiin, 4775.

1775. Aranea phalangioides, Fuessiin, Vcrzeichniss der ihm bekannten Schweizerischen Insekten, etc., p. 61 .

1785. Aranea meticulosa, Fourcroy, Entomologia Parisiensis, p. 537.

1790. Aranea Pluchii, Rossi, Fauna etrusca, t. II, p. 134.

1802. Aranea phalangioides, Walckenaer, Faune parisienne, t. II, p. 213.

1805. Pholcus phalangioides, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 80.

1856. Pholcus phalangioides, Dugès, in Cuvier, Règne animal, t. VII; Arachn., p. 49, pi. IX, fig. 6.

1838. Pholcus nemastomoides, C. Koch, Die Arachniden, t. IV, p. 97, fig. 312.

1853. Pholcus Pluchii, Lucas, Animaux articulés de l'île de Crète, in Rev. et Mag. de Zool., 2° série,

1861. Pholcus opilionoides, Westring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 296.

1864. Pholcus phalangioides, Blackwall, Spiders of Grcat Britain, t. II, p. 208, pi. XV, fig. 137.

1866. Pholcus opilionoides, E. Simon, Monographie des espèces du genre Pholcus, in Ann. de la Soc. ent.

de France, 4e série, t. VI, p. 120, pi. II, fig. 1-7.

1869. Pholcus nemastomoides, Canestrini et Pavesi, Aran.ltai, p. 65.

1870. Pholcus phalangioides, ï horel 1, Remarks on Synonyms, p. 145.

1874. Pholcus phalangioides, E. Simon, Les Arachnides de France, t. I, p. 261. 1881. Pholcus phalangioides, Cambridge, Spiders of Dorset, p. 77.

DESCRIPTION. Mâle. — Le céphalothorax, blanc, porte dans le milieu une bande brunâtre longitudinale,

découpée sur les côtés; il est semé de poils noirâtres; la partie céphalique est petite, avec une légère strie longitudinale.

Les yeux médians supérieurs sont ovales, un peu obliques; les latéraux sont ronds; les médians antérieurs, petits et séparés par un intervalle plus étroit que leur diamètre, sont placés sur une tache noire qui se prolonge en avant sur le bandeau.

Les pattes, très longues, donnent à cette araignée l'aspect d'un faucheur; elles sont fauves, garnies de poils; les patellas et parfois la base des métatarses sont plus foncées. Le fémur de la patte-mâchoire est à peu près deux fois plus long que large, avec un léger renflement dans le milieu ; la patella est courte, le tibia est plus long que le fémur, et le tarse, globuleux, est de la

MOEURS

même longueur à peu près que la patella; son côté interne porle une grande apophyse dirigée en avant, au moins deux fois plus longue que l'article, tronquée au-dessus, avec l'angle externe de la troncature un peu allongé; le bulbe, rond, blanc, porle trois apophyses du côté interne; la première est noire, grande et un peu courbée; la seconde, membraneuse, est moins longue, et la troisième, droite, un peu plus épaisse, se recourbe à son extrémité.

L'abdomen, allongé, est blanchâtre, avec une ligne médiane denliculée.

Femelle. — Le céphalothorax est semblable à celui du mâle.

Les pattes sont plus brunes, avec un anneau blanchâtre à l'extrémité de chaque article.

L'épigyne forme une saillie transversale, tronquée, avec un rebord rougeâlre en arrière.

L'abdomen, allongé, un peu élargi en arrière, est blanchâtre, testacé; il porte dans le milieu une très fine bande longitudinale, ramifiée latéralement, et de chaque côté deux taches carrées grisâtres.

Ordre de longueur des pattes : 1,2, 4, 3.

Celte araignée, que je n'ai jamais rencontrée moi-même, vient seulement d'être trouvée en Belgique avec certitude; elle y est toujours fort rare. Je n'ai pu la figurer, les planches de ce volume étant gravées et terminées, mais elle est facile à reconnaître.

Sa manière de vivre ne la dérobe nullement aux recherches; elle habite l'intérieur des habitations et tend ses fils assez longs, irrégulièrement croisés, dans les angles des plafonds; ces fils, peu tendus, disposés sur plusieurs plans, ressemblent à ceux que tissent les Theridions. Elle ne quitte presque jamais sa toile. Ses œufs ne sont pas entourés d'un cocon de soie, mais simplement agglutinés en boule; elle les porte toujours avec elle.

DISTRIBUTION

GÉOGRAPHIQUE

Brabant : Bruxelles.

Environs d'Utrecht, Maestricht.

Commune dans toute la France.

Prusse. — Bavière. — Silésie.

Tout le sud de l'Angleterre.

Répandue en Italie.

Tessin.

Belgique.

Hollande.

France.

Allemagne.

Angleterre.

Italie.

Suisse.

Autriche-Hongrie.

Hongrie : Tokay, Ujhety, Barkô. — Bohême.

Go them bourg

Les Pholcus étrangers à notre faune sont :

P. opilionoides, Schrank. — P. Forskali, Thorell — P. borbonicus, Vinson (Egypte).

SYNONYMIE

CARACTÈRES DE LA FAMILLE

nme Famille : ENYOID2E.

1869. EnyoidjE, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 60t.

1870. ENYDiE, E. Simon, Sur les Aran. de lafam. des Enydes, etc., in Revue et Mac de Zool., t. XXI.

La partie thoracique du céphalothorax, plus long que large, porte une strie longitudinale, sans stries rayonnantes.

Les yeux, à peu près égaux, forment deux lignes un peu arquées en arrière. Le bandeau, vertical, est presque aussi large que l'aire oculaire.

Il existe deux stigmates épigastriques.

Les tarses portent à leur extrémité un petit article supplémentaire qui porte les griffes au nombre de trois, sans griffes auxiliaires.

SYNONYMIE

Genre ENYO, Audouin et Savigny, 1825-27.

1825-27. Enyo, Audouin et Savigny, Description de l'Egypte. 1869. Enyo, Thorell, Remarks on Synonyms, 1869, p. 160. 1874. Enyo, E. Simon, Les Arachnides de France, t. I , p. 241 .

Le céphalothorax, rétréci en avant, arrondi en arrière, est ovale allongé, avec le front très obtus; les yeux occupent à peu près toute la largeur du front; ils sont inégaux; la ligne antérieure est droite; les médians sont noirs; les latéraux sont blancs et très petits; les yeux postérieurs sont disposés de façon à former avec ceux de la ligne antérieure à peu près un demi-cercle.

Les chélicères sont longues, verticales, planes en avant, bombées à la base, avec le crochet court et non recourbé en dehors.

Les pattes sont fines et longues; les tarses et métatarses sont plus longs que le tibia et la patella.

SYNONYMIE

ENYO GALLICA, E. Simon, 4873.

(PI. XIV, fig. 4, 4a, \b.)

1864. Enyo longipes, E. Simon, Histoire naturelle des Araignées, p. 159. 1873. Enyo galuca, E. Simon, Les Arachnides de France, t. 1, p. 247.

DESCRIPTION. Mâle. — Le céphalothorax, brun-rouge, est quelquefois un peu plus pâle que celui de la femelle.

Le plastron, brun-rouge, lisse, est plus long que large; le tibia de la patte-mâchoire est plus court que la patella, avec son apophyse supéro-interne courte, divergente, recourbée en avant et aiguë à son extrémité (fig. 16).

L'abdomen est noir comme celui de la femelle.

Femelle (fig. 1). — Le ventre et les filières sont blancs.

L'épigyne, en plaque ovale transversale, porte en avant un rebord légèrement arqué, en forme d'accent (fig. la).

MOEURS. Cette araignée, très vive, recherche les endroits arides, sablonneux. Je l'ai trouvée cachée dans

une coque soyeuse, recouverte de petites pierres qui s'attachent aux fils agglutinants; c'est dans cette coque que la femelle dépose ses œufs peu nombreux.

Belgique.

DISTRIBUTION Hrabant : Boitsfort, La Hulpe. GÉOGRAPHIQUE.

France.

Environs de Paris. — Normandie. — Alpes. — Landes.

i2me Famille: AGELENID^.

SYNONYMIE

1857. Agelenides, C. Koch (ad parlem), Uebersicht des Arachniden-Systems, t. I, p. 13.

1852. Tubicol,e, Dolesohall (ad partem), Systematisches Verzeichniss der im Kaiserlhum Oesterreich vor-

kommenden Spinnen, etc., p. 14.

1864. Linyphiens, E. Simon (ad partem, tribu), Histoire naturelle des Araignées, p. 193.

1870. AlgalenoidjE, Thorell (ad parlem, sous-famille Agaleninœ), On European Spiders, p. 117.

1875. AGELENiDiE, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 13.

1878. AGELENiDiE, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

1879. Agelenides, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 58.

CARACTÈRES DE LA FAMILLE

Le céphalothorax est plus long que large, avec la parlie thoracique marquée d'une fossette médiane longitudinale et de stries rayonnantes; la partie céphalique est séparée de la partie thoracique par des stries profondes et obliques.

Les yeux, à peu près égaux, forment deux lignes transversales presque droites; les médians du premier rang sont diurnes. Le bandeau, vertical, est moins large que Taire oculaire.

Les chélicères sont perpendiculaires.

Il existe deux stigmates épigastriques, sauf chez Argyroneta, où il y en a quatre.

Les filières sont au nombre de six, avec les latérales plus longues et diversement disposées; les deux supérieures sont formées de deux articles dont le second, finissant en pointe, est pourvu de fusules sur son bord interne seulement.

Il y a trois griffes larsales, sans griffes auxiliaires; il existe rarement une scopula.

Chez le mâle, le tarse recouvre le bulbe.

Chez la femelle, la patte-mâchoire est munie d'une griffe pectinée.

Il n'existe ni calamislrum ni cribellum.

SYNONYMIE

Genre CICURINA, Menge, 1874.

1850. Philoica, C. Koch (ad partem), Uebersicht des Arachniden- Systems.

1864. Tegenaria, E. Simon (ad parlem), Histoire naturelle des Araignées, p. 201.

1871. Cicurina, Menge, Preussische Spinnen, t. IV, p. 271.

1875. Cicurina, E. Simon, Les Arachnides de France, t. II, p. 20.

1879. Cicurina, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

1879. Tegenaria, Cambridge (ad parlem), Spiders of Dorset, 1. 1, p. 61.

CARACTÈRES DU GENRE

La partie céphalique du céphalothorax, assez allongée, peu rétrécie chez la femelle, est très rétrécie chez le mâle; la partie thoracique est ovale, avec de faibles stries rayonnantes et une fine strie longitudinale.

Les yeux supérieurs, disposés en ligne droite, sont égaux, presque équidistanls et bien séparés; les yeux antérieurs forment une ligne droite ou un peu courbée en arrière, plus étroite que la première ; les yeux latéraux, presque connivents avec ceux de la seconde ligne, sont plus gros. Le bandeau est au moins aussi large que les yeux latéraux antérieurs.

Le plastron, plan, tronqué en avant, est aussi long que large; la lèvre, au moins aussi longue que large, rétrécie, est tronquée carrément en avant.

Les lames maxillaires, rétrécies à leur extrémité, avec l'angle externe bien arrondi, dépassent la lèvre au moins du tiers de leur longueur.

Les chélicères, ne dépassant pas en dessus le bord frontal, sont un peu convexes, longues et assez étroites.

Les filières supérieures des femelles sont assez longues et à peu près pareilles aux inférieures, avec leur article terminal rudimentaire; chez les mâles, les filières supérieures sont formées de deux articles : le terminal court et conique, l'autre mince et à peu près aussi long que les filières inférieures; ces dernières, écartées entre elles, sont cylindriques et assez longues.

Les pattes, robustes, sont assez courtes; les tibias et les métatarses sont à peu prés de même longueur; le tibia de la quatrième paire est presque aussi long que le céphalothorax; elles sont garnies de longues épines, excepté sur les tarses.

SYNONYMIE

DESCRIPTION

Mâle.

CICURINA CINEREA, Panzer, 1793.

(PI. XIV, fig. 16, 16a, 16ô.)

Aranea cinerea, Panzer, Faunae insectorum Germaniae initia, etc., p. 43.

Aranea cicurea, Fabricius, Entomologia-Systematica emendata et aucta, etc., t. II, p. 410.

Tegenaria cicurea, C. Kocli, in Herrich Schœffer, Deutschl. Ins., 128, 16.

Philoica cicurea, C. Koch, Uebersicht des Arachniden-Sy stems, t. V, p. 26,

Tegenaria cinerea, Thorell, On European Spiders, p. 149.

Cicurina cicur, Menge, Preussische Spinnen, t. IV, p. 272, pi. L, tab. CLIX.

Tegenaria cunerea, Thorell, Remarks on Synomjms, p. 514.

Cicurina cinerea, E. Simon, Les Arachnides de France, t. II, p. 21.

Tegenaria cinerea, Cambridge, Spiders of Dorset, 1. 1, p. 65.

Cicurina cinerea, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

Mâle. — Le céphalothorax, fauve-rouge testacé, plus ou moins clair, est plus noirâtre en avant; la partie thoracique, ovale, large, porte une courte strie médiane ; le groupe oculaire occupe toute la largeur du front; la partie céphalique, peu allongée, devient étroite en avant.

Les yeux médians supérieurs, plus petits que les latéraux, sont séparés par un intervalle double de leur diamètre; l'intervalle des latéraux est plus étroit; les yeux médians antérieurs, plus petits que les latéraux et plus gros que les supérieurs, sont placés sur des tachettes noires. Le bandeau est aussi large que les yeux latéraux antérieurs.

Les chélicères, un peu courtes, sont très fortes.

Le plastron porte des crins noirs.

Les pattes ont les derniers articles noirâtres.

Le tibia de la patte-mâchoire, plus court et plus étroit que la patella, porte en dessous une grande apophyse aiguë engagée sous le tarse et qui paraît articulée à sa base; le tarse est long, échancré à sa base du côté externe; le bulbe, ovale, entouré d'un stylum noir, porte une pointe contournée, courte, au milieu de son bord externe (fig. 166).

L'abdomen, gris-fauve, est soyeux.

Femelle (fig. 16, 16a). — Le céphalothorax ressemble à celui du mâle; le groupe oculaire occupe plus des deux tiers de la largeur du front.

Les yeux médians supérieurs, un peu plus petits que les latéraux, sont à peine plus séparés; les yeux antérieurs sont équidistanls; les médians sont un peu plus gros que les médians supérieurs.

Le tibia de la patte- mâchoire est plus long que la patella; le tarse est aussi long que ces deux articles.

Les filières inférieures et supérieures sont de même longueur; ces dernières sont un peu plus fines.

L'abdomen, gris fauve, soyeux, est couvert de poils blanchâtres peu serrés.

MOEURS. Cette araignée n'est pas commune en Belgique. Je ne l'ai observée qu'en Campine et dans deux

de nos provinces montagneuses. Elle habite les bois humides. Souvent je l'ai rencontrée abritée sous des pierres ou de petits fragments de rochers tombés dans les mousses et les herbes. Elle file une toile peu régulière, légère et ordinairement horizontale, sous les pierres ou sous les mousses et les plantes basses. On peut la trouver pendant presque toute l'année. La ponte commence en automne; le cocon blanc qui entoure les œufs est presque toujours recouvert de particules de terre ou de petits débris végélaux.

Belgique.

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Namur : Environs de Namur Rhisnes, Dinant. Liège : Modave.

Limhourg : Genck.

envers : Postel.

Hollande.

Maestricht.

France.

Seine : Paris, la Glacière. — Calvados : Villers-sur-Mer. — Aube. — Ain. — Alpes. — Auvergne.

Allemagne.

Autriche-Hongrie.

Prusse. — Bavière.

Hongrie : Ujhely, Zomotor.

Dorsetshire : Bloxworth.

Les Cicurina étrangères à notre faune sont :

C. pellucida, E. Simon. — C. impudica, E. Simon. — C. arietina, Thorell.

SYNONYMIE

Genre ARGYRONETA, Latreille, 1804.

1804. Argyroneta, Latreille, Nouveau dictionnaire d'histoire naturelle, t. XXII, p. 134. Argyroneta de tous les auteurs.

CARACTÈRES DU GENRE

La slrie de la partie thoracique est faiblement indiquée; les stries rayonnantes, au contraire, sont entières et bien marquées ; la partie céphalique, longue, rélrécie en avant, s'incline de façon à cacher presque entièrement en dessus le groupe oculaire.

Les yeux sont disposés sur deux lignes transversales presque parallèles; les médians antérieurs sont plus resserrés que ceux du second rang; les latéraux ne sont pas connivents. Le bandeau est plus large que les yeux antérieurs.

Le plastron, plan, est aussi large que long.

Les chélicères sont longues et fortes; les lames maxillaires, assez allongées, s'inclinent sur la lèvre qu'elles dépassent 1res légèrement en longueur.

Les filières, toutes formées d'un seul article, sont assez courtes; les quatre latérales sont de même longueur, les inférieures sont plus épaisses; il y a des fusules sur toute l'étendue de leur troncature.

Il existe quatre stigmates épigastriques.

Les fémurs des pâlies antérieures sont moins épais que les postérieurs; tous les métatarses sont plus longs que les tibias ; ces derniers portent quelques épines courtes et espacées; il y a six épines

aux métatarses des deux premières paires ; les épines des métatarses des paires postérieures sont longues et nombreuses; il n'y a qu'une épine supéro-interne aux fémurs de la première paire et deux ou trois aux paires suivantes.

La griffe tarsale inférieure, recourbée, présente trois dents presque égales.

Des poils soyeux, serrés surtout sur l'abdomen, longs sur les pattes, recouvrent les téguments.

Le mâle est plus gros que la femelle.

SYNONYMIE

ARGYRONETA AQUATICA, Clerck, 1757.

(PI. XV, fig. 1, la, \b, 4c, ld, le.)

1757. Araneus aquaticus, Clerck, Svenska Spindlarnes, p. 143, pi. VI, lab. VIII.

1758. Aranea aquatica, Linné, Systema naturœ, éd. 10, t. I, p. 625. 1805. Argyroneta aquatica, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 84-. 1841. Argyroneta aquatica, C. Koch, Die Arachniden, t. VIII, p. 60, fig. 636.

1861. Argyroneta aquatica, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. I, p. 137, pi. VIII, fig. 87.

1861. Argyroneta aquatica, Westring, Araneœ Succicœ descriptœ, p. 368.

1875. Argyroneta aquatica, E. Simon, Les Arachnides de France, t. II, p. 29.

1879. Argyroneta aquatica, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de

Belgique.) 1879. Argyroneta aquatica, Cambridge, Spiders of Dorset, t. II, p. 471.

MOEURS

Mâle (fig. la, 16). — Le céphalothorax, brun ou noir rougeàtre, est garni de poils noirs disposés en avant en trois lignes longitudinales; la partie céphalique est allongée.

Les chélicères, fortes, sont divergentes vers leur extrémité, avec les crochets très longs; le bord inférieur de la rainure porte deux pointes très écartées; le bord supérieur en porte trois plus petites (fig. \d).

Les yeux supérieurs, gros, sont disposés en ligne très peu courbée en avant, avec les latéraux un peu soulevés; les intervalles sont presque égaux; les yeux antérieurs forment une ligne droite; les médians, plus petits que les supérieurs, sont presque connivents; les yeux sont tous bordés de noir (fig. 4c). Le bandeau, à bord ondulé, est presque aussi large que l'aire oculaire.

L'abdomen, allongé, est brun, garni de poils de même couleur.

Ordre de longueur des pattes : 1, 4, 2, 3.

Femelle (fig. 1). — Le céphalothorax est semblable à celui du mâle. Le bandeau est à peine plus large que le diamètre des yeux médians du premier rang.

Les chélicères sont plus courtes que celles du mâle.

L'épigyne, assez petite, très cachée sous les poils, porte deux petites fossettes dans la partie supérieure.

L'abdomen, brun, présente souvent deux paires de taches plus foncées et peu visibles; il est garni de poils grisâtres.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 3.

C'est Tune des plus curieuses araignées de notre pays, bien que sa couleur noirâtre n'offre rien de remarquable. Ses mœurs sont des plus intéressantes. On peut l'élever et l'observer facilement en captivité. Elle vit plusieurs années dans un aquarium de grandeur moyenne.

L'Argyronète présente cette particularité étrange que, ne pouvant respirer que l'air libre comme les autres Arachnides, elle vit pourtant dans l'eau, s'y nourrit en s'entourant d'air et en s'y construisant une chambre parfaitement isolée.

DESCRIPTION DES ARACHNIDES DE BELGIQUE. i85

Lorsqu'elle nage en agitant ses pattes, son abdomen présente l'aspect d'un globule de mercure.

On a cru longtemps que son corps sécrétait une matière graisseuse qui ne permettait pas à l'eau de le toucher, mais la véritable cause de l'adhérence d'une couche d'air contre son corps réside dans la structure et la disposition des poils qui le recouvrent. Ces poils, excessivement minces, serrés, garnis de petites barbes courtes et fines, groupés sur les légers replis de la peau forment des saillies qui dessinent des lignes transversales. Il existe de ces touffes de poils à la face inférieure du thorax; ceux qui garnissent les hanches des pattes et la base de la patte-mâchoire sont dépourvus de barbules. Aussi, qu'arrive-l-il? Comme l'a si bien observé et décrit M. Plateau (»), en plongeant l'araignée vivante dans un petit tube de verre mince plein d'eau, on voit facilement à la loupe que la couche d'air n'est pas unie partout: elle esl hérissée de petits cônes brillants, formés par les soulèvements partiels de celte couche que déterminent les poils ou les faisceaux de poils placés sur les saillies de la peau ; ces petits cônes paraissent arrondis à leur sommet. Un grand nombre de poils produisent donc des saillies dans la surface générale de la couche d'air et la divisent pour ainsi dire en une multitude de parties.

L'Argyronète renouvelle sa provision d'air respirable en montant à la surface de l'eau; arrivée-là, elle fait sortir son abdomen à l'extérieur, puis le retirant d'un coup, vivement, elle amène à elle une certaine quantité d'air, retenu dans les faisceaux de poils dont j'ai parlé plus haut, et qui s'étend lentement contre le ventre, la face inférieure du céphalothorax, ainsi que les hanches des pattes. Elle nage toujours sur le dos; de cette façon, l'air qui l'enveloppe tendant à monter, porte naturellement ce gaz en plus grande quantité vers les ouvertures respiratoires.

Les fils que l'Argyronète tend au fond de l'eau ne constituent pas des pièges proprement dits, car cette araignée est essentiellement chasseuse, mais bien les fondations, pour ainsi dire, de son habitation, laquelle consiste en une grande coque soyeuse remplie d'air (fig. le).

Pour construire ce gracieux édifice, elle commence par tendre quelques fils attachés aux tiges et aux feuilles des plantes aquatiques; ces fils se croisent à peu près tous au même point. Elle monte ensuite vers la surface de l'eau, élève son abdomen en dehors, le retire comme elle le fait pour renouveller sa provision d'air respirable et descend alors très vile vers ses fils sous lesquels, par de rapides mouvements de pattes, elle finit par détacher la bulle d'air qui, n'ayant pas le temps de s'étendre, s'élève naturellement et se trouve retenue par les fils qui l'empêchent de remonter à la surface, à moins d'accidents que l'araignée sait du reste très bien prévoir. Voilà donc le commencement de la construction d'une véritable cloche à plongeur. Elle répèle plusieurs fois ce travail, et chaque nouvelle bulle augmente le volume de son habitation, qui finit par atteindre la dimension d'une noisette; ensuite, sur celte espèce de moule, elle file une trame qu'elle serre de plus en plus et qui bientôt le couvre tout entier; elle l'entoure de plantes, de feuilles, qui dérobent complètement à la vue cette jolie construction. Le plus souvent, elle ménage une ouverture pardessous, dans le filet soyeux, et construit même pour y arriver un corridor de feuillage de 7 à 8 millimètres; c'est par là qu'elle entre et qu'elle sort pour apporter les insectes dont elle se nourrit. L'air captif se renouvelle incessamment; à chaque rentrée, elle apporte une bulle nouvelle, et elle en emporte une quantité presque équivalente à chaque sortie.

L'Argyronète se construit plus tard une seconde loge, un peu différente de la première, pour y déposer ses œufs d'abord, puis pour y élever sa jeune famille. Ce nid, que l'on confond souvent avec la demeure proprement dite, est toujours établi près de la surface de l'eau; son sommet fait même fréquemment saillie au-dessus; l'enveloppe, plus solidement construite, est formée d'un tissu blanc mat, beaucoup plus serré; le cocon occupe presque toute la partie supérieure, parla-

(<) Observations sur l'Argyronète aquatique. (Bull, de l'Académie, 2e série, t. XXIII, p. 96, 1867.)

Xil 40

géant ainsi la chambre en deux étages; dans la partie libre inférieure, le rez-de-chaussée, se tient la mère qui y passe tout le temps nécessaire au développement des œufs, el les cinq ou six premiers jours après l'éclosion, prête à défendre sa jeune famille. Elle fait souvent deux pontes par an, l'une en mai ou en juin, la seconde au mois d'août; chaque coque contient de soixante à quatre-vingts œufs.

Les œufs sont donc entourés d'air, el les jeunes araignées, une fois sorties de l'œuf, peuvent respirer sans crainte; elles restent enfermées pendant quelques jours, pour donner à leurs membres le temps d'acquérir la force nécessaire à la natation, mais surtout pour laisser croître les poils, qui seuls leur permettent de s'aventurer à l'extérieur; si un accident les forçait à sortir avant ce temps, elles périraient noyées.

Une fois en âge de travailler, les jeunes Argyronètes se construisent à leur tour une petite loge bien simple, qu'elles établissent à une faible profondeur et entourent de fils minces et assez serrés. Ces loges ne servent jamais de piège, mais de retraite et surtout de salle à manger.

J'ai trouvé abondamment cette araignée aux environs de Bruxelles, dans les mares qui existent dans les prairies le long du canal de Charleroi.

Elle est du reste commune et répandue dans toutes nos provinces.

Belgique.

DISTRIBUTION Brabant : Environs de Bruxelles (mares le long du canal de Charleroi), Laeken, Auderghem, Saventhem, GÉOGRAPHIQUE. Bousval, Tervueren.

envers : Calmpthout (marais), Hérenlhals.

Limbourg : Genck, Munsterbilsen (marais).

Luxembourg : Laroche.

Namur : Marche-les-Dames, Han-sur-Lesse.

Flandre occidentale : Ypres.

Flandre orientale : Environs de Grammont, environs de Gand.

Hainaut : Papignies, Hennuyères.

Hollande.

Utrecht.

France.

Paris : Etangs de Gentilly. — Versailles, Laon, Le Mans, Nantes, Metz, Angers, Troyes.

Angleterre.

Répandue dans toute l'Angleterre. — Irlande.

Allemagne.

Prusse. — Silésie : Breslau.

Italie.

Piémont. — Lombardie — Vénétie

Russie.

District de Radomysl, Podolski. Kamienietz.

Suisse.

Zurich.

Autriche-Hongrie.

Hongrie : Lelesz. — Tyrol. — Bohême.

Suède.

Genre COELOTES, Blackwall, 1841.

Drassus, Dufour (ad partem), Observations générales sur les Arachnides, p. 9 (356).

Drassus, Walckenaer (ad parlem : Spepfiiloe), Faune française (Arachnides), p. 169.

Clubiona, Blackwall (ad partem), Charact. of some undescr., etc., p. 436.

àranea, Reuss et Wider (ad partem), Zool. Mise. Arachn., p. 210(216).

Amaurobius, C. Koch (ad partem), Uebersichl des Arachniden-Sy stems, L I, p. 15.

Coelotes, Blackwall, The differ. in the number ofeyes, etc., t. 1, p. 618.

Coelotes, Blackwall, Spiders of Great Britain, l. I, p. 169.

Amaurobius, E. Simon (ad parlem), Histoire naturelle des Araignées, p. 138.

Coelotes, L. Koch, Die Arach.-Gatt. Amaur. Coelotes u. Cybaeus, p. 32.

Coelotes, Thorell, On European Spiders, p. 128.

Coelotes, E. Simon, Les Arachnides de France, t. II, p. 30.

Coelotes, L. Becker, Catalogue des Arachnides dé Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

Coelotes, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 58.

CARACTÈRES Dli GENRE.

La strie longitudinale de la partie thoracique du céphalothorax est profonde et les stries rayonnantes, surtout les céphaliques sont bien marquées; la partie cépbalique, très convexe, large, est assez longue.

Les yeux supérieurs, égaux, bien séparés, sont disposés en ligne à peu près droite; les antérieurs, plus serrés, forment également une ligne droite ou très peu courbée en arrière; ceux du milieu sont parfois plus petits; les yeux de côté des deux lignes, un peu soulevés, ne se touchent pas ; le bandeau est au moins aussi large que les yeux latéraux antérieurs.

Les chélicères, fortes, longues, convexes, dépassent en dessus le bord frontal.

Le plastron est large et non impressionné. La lèvre, un peu rélrécie et tronquée carrément en avant, est plus longue que large; les lames maxillaires, droites, allongées, élargies à leur extrémité, dépassent la lèvre du tiers au moins de leur longueur.

Les filières inférieures, légèrement séparées à leur base, épaisses, sont au moins aussi longues que celles du milieu; ces dernières sont plus grêles et conniventes; les filières supérieures de côté, bien séparées des inférieures, sont placées un peu en dehors; l'article basilaire, épais, est au moins aussi long que les filières inférieures; le dernier article, à peu près aussi long que le basilaire conique, est presque aussi large à sa base.

Les pattes sont forles, avec les patellas et les tibias de même longueur que les tarses et les métatarses, sauf à la quatrième paire, où ces derniers sont plus longs; les tibias et les métatarses sont munis de longues et forles épines en dessous et sur les côtés; la griffe inférieure, très robuste recourbée, ne présente que rarement plus de deux denliculations.

SYNONYMIE

COELOTES ATROPOS, Walckenaer, 1825.

(PL XV, fig. % 2a, "2b, 2e, "2d, "2e, "2j, "2g, *2h, <2i.)

1825. Drassus atropos, Walckenaer, Faune française, p. 170, n° 8.

1825. Drassus trucidatos, Walckenaer, Idem, p. 172, n° 9.

1835. Clubiona saxatilis, Blackwall, Characters of some undescr. gen. and spec, in Lond. and Edind. Phil.

Mac, 5e série, t. III, p. 4-36.

1854. Drassus saxatilis, Blackwall, Researches in Zool., p. 332.

1854. Aranea terrestris, Reuss el Wider, Zool. Mise. Arachn., p. 210 (215), pi. XIV, fig. 10.

1857. Drassus atropos, Walckenaer (ad partem), Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. 1, p. 627.

1857. Amaurobius subterraneus, C. Koch, Uebersicht des Arachniden-Sy stems, l. I, p. 15.

1857. Amaurobius tigrinus, C. Koch, Idem, p. 16.

1859. Amaurobius terrestris, C. Koch, Die Arachniden, t. IV, p. 45, fig. 465, 464.

1841. Coelotes saxatilis, Blackwall, The differ. in the numb. of eges, etc., p. 618.

1855. Amaurobius terrestris, L. Koch, Z. Artencharacter bei d. Spinnen, in Korr.- Blatt d. Zool.-

Miner. Vereins in Regensburg, t. IX, p. 163, fig. 2. 1861. Coelotes saxatilis, Blackwall, Spiders of Great Britain, p. 169, pi. XII, 6g. 109. 1864. Amaurobius atropos, E. Simon, Histoire naturelle des Araignées, p. 139.

1868. Coelotes terrestris, L. Koch, Die Arach.-Gall. Amaur. Coelotes u. Cybaeus, pp. 33, 42, fig. 20, 21. 1870. Coelotes atropos, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 437. 1875. Coelotes atropos, E. Simon, Les Arachnides de France, I. II, p. 32.

1878. Coelotes atropos, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de

Belgique.)

1879. Coelotes atropos, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 60.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 2a). — Le céphalothorax est brun foncé, rougeâlre, très obscurci en avant, avec une

fine ligne noire marginale et deux traits obliques noirs au point de réunion des stries céphaliques; la strie thoracique longitudinale est courte et reculée.

Les yeux supérieurs (fig. 2c) sont disposés en ligne droite; l'intervalle des médians est moins large que leur diamètre; celui des latéraux est d'un tiers plus large; les yeux antérieurs, équidislanls, plus resserrés, forment une ligne droite; les yeux médians antérieurs sont plus petits que les médians supérieurs. Le bandeau est moins large que les médians antérieurs.

Les chélicères (fig. 2e), longues, noires, robustes, sont garnies de crins fauves; le bord inférieur de la rainure porte trois petites dents; le bord supérieur en porte également trois, plus fortes.

Le plastron est brun rougeâlre.

Les pattes sont peu allongées; le tibia et la patella de la quatrième paire sont au moins aussi longs que le céphalothorax et aussi longs que le tibia et la patella de la première paire.

Le tibia de la patte-mâchoire (fig. 26) est plus court que la patella; cette dernière porte à son côté externe une apophyse dirigée en avant, aussi longue que son diamètre; le tibia présente en dessous une carène oblique, terminée supérieurement par une petite pointe placée au côté externe de la base du tarse; le bulbe, entouré du côté inlerne d'un stylum, porte de l'autre côté une apophyse membraneuse robuste, un peu bifide et bordée de noir (fig. 2r7).

L'abdomen est semblable à celui de la femelle.

Ordre de longueur des pattes : 4 = 1, 2, 3.

Femelle (fig. 2). — Le céphalothorax est à peu près semblable à celui du mâle.

Les yeux antérieurs forment une ligne légèrement courbée en arrière; les intervalles, égaux, sont moins larges que le diamètre des médians; ceux-ci sont à peine plus petits que les supérieurs et obliques; les latéraux, ovales, sont au moins aussi gros que les supérieurs dont ils sont séparés par un intervalle égal à la moitié de leur diarnèlre; les yeux médians forment un carré légèrement plus long que large.

Les pattes sont fortes et courtes; les tibias et les patellas des première et quatrième p aires, égaux, sont plus courts que le céphalothorax.

L'épigyne, aussi longue que large, arrondie en avant, présente une grande fossette médiane en carré long qui renferme une pièce lisse, rougeâlre, de même forme; de chaque côté de la fossette se trouve un léger tubercule arrondi, s'avançant obliquement sur la pièce du milieu.

L'abdomen, brun, est marqué de points noirs, serrés sur les côtés, et d'une ligne longitudinale suivie de petits accents transversaux très fins ; ces dessins sont quelquefois peu visibles, surtout dans les exemplaires foncés.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1 , 2, 3.

MOEURS. (Fig. 2/', 2#, 2/*, '2î.) On peut rencontrer celte araignée en toutes saisons. Elle hiverne cachée

sous les pierres ou dans des trous creusés en terre. Elle habite surtout les bois, les chemins

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

creux ombragés, ou les talus couverts de mousse, dans les endroits arides et pierreux; ses habitudes varient selon la nature des lieux où elle se fixe. Dans nos provinces montagneuses, je l'ai toujours observée cachée sous les pierres un peu enfoncées en terre; là elle se construit un refuge soyeux, assez grossier, adhérent à la fois à la terre et à la pierre; ce réduit, terminé vaguement en forme de tube, se prolonge un peu sous lerre. C'est dans le fond du tube qu'elle dépose ses œufs, au nombre d'une centaine au moins. D'autres fois, la retraite, plus simple, est composée de feuilles mortes rassemblées dans un creux de terre entre des pierres. Le cocon, d'un tissu blanc, très solide, rond, aplati, recouvert en partie de détritus et de brindilles, est placé près de la mère. Dans d'autres parties du pays, aux environs de Bruxelles surtout, où les pierres sont plus rare, elle modifie singulièrement ses habitudes. On la voit s'établir le long des talus qui bordent les sentiers des bois de chênes ou de sapins, de préférence aux endroits recouverts de mousse. Elle vit alors dans des trous en terre dont l'ouverture extérieure, parfaitement ronde, très nette, est caractéristique. Celte entrée (fig. 2/*, 2«), bordée de fils qui se prolongent un peu au dehors sans former de toile proprement dite, est évasée comme une fleur de liseron; dans ces fils pourtant, bon nombre de mouches et de petits coléoptères se font prendre. Lorsqu'on surprend l'araignée au dehors, elle fuit avec vivacité, ou bien, si elle a pondu, elle rentre brusquement dans sa demeure pour sauver son cocon ou mourir en le défendant.

J'ai observé souvent des jeunes C. atropos qui, du 15 au 25 juillet, ayant déjà percé leur enveloppe de soie, couraient dans le nid et s'aventuraient jusqu'à l'ouverture, sans pourtant se risquer à l'extérieur; ils sont alors d'un vert pâle, presque incolores et couverts de poils noirs.

Belgique.

Brabanl : Commune dans toutes nos provinces.

Hollande.

Grand-Duché de Luxembourg.

France.

Dorsetshire. — Nord du pays de Galles. — Environs d'Oxford. — JNord du Devonshire. — Ecosse.

Allemagne.

Répandue partout

Diekirch.

Toute la France (E. Simon).

Répandue partout.

Toute l'Allemagne.

Autriche-Hongrie

Bohême. Tyrol. — Hongrie : Vorro, Ujhely, Szinnaiko, Tâllya. Zomotor, Hadhâz. — Trieste.

Italie.

Piémont. — Lombardie. — Vénétie.

SYNONYMIE

DESCRIPTION

COELOTES INERMIS, L. Koch, 1855.

(PI. XIII, fig. i, la, \b.)

1855. Amaurobius inermis, L. Koeh, Z. Artencharacter bei d. Spinn, in Korr.- Blatt. d. Zool.-Miner. Vereins in Regensburg, t. IX.

Mâle. — La partie céphalique du céphalothorax, étroite, fortement allongée, s'incline en avant, près des yeux; la strie thoracique, fine, est placée très en arrière.

MOEURS

Les yeux supérieurs sont disposés en ligne droite; ceux du milieu sont plus rapprochés entre eux que les latéraux; les yeux antérieurs, équidisiants, forment une ligne légèrement courbée en arrière. Le bandeau est aussi large que les yeux latéraux du premier rang.

Les chélicères, noirâtres, sont longues.

Le plastron est lisse.

Les pattes, assez courtes, sont fortes.

Le tibia de la patte-mâchoire, de même largeur et au moins aussi long que la palella, porte dans le haut, à son bord externe, une assez grande apophyse, lamelleuse, légèrement prolongée en arrière; le tarse, étroit, plus long que le tibia et la patella, se prolonge en avant; le bulbe présente à son extrémité une petite lige ronde, recourbée en dedans (fig. \b).

Femelle (fig. 4). — Le céphalothorax, brun, comme celui du mâle, peu incliné en avant, est entouré d'une ligne noire marginale.

L'abdomen, noirâtre, recouvert de poils, présente deux séries de points fauves plus pâles, disposés pas paires.

L'épigyne (fig. \a), arrondie, présente au milieu une fossette de même forme, très grande, ouverte en arrière.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1,2, 5.

Cette araignée est fort rare en Belgique. Je Lai rencontrée dans le Luxembourg. Elle était blottie sous une pierre à la lisière d'une forêt humide.

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Belgique.

Luxembourg : Redu.

Aube : Forêt d'Aumont. — Ain : Forêt de Seillons.

Allemagne.

Bavière : Nuremberg. — Munich.

Autriche-Hongrie.

Vienne. — Galicie : Lemberg. — Tyrol. — Moravie. — Bohême.

SYNONYMIE

Genre TEGENARIA, Walckenaer, 1805.

1805. Tegenaria, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 49.

1837. Tegenaria, C. Koch (ad partem), L'eberskht des Arachniden-Sy stems.

1837. PuiLOiCA, C. Koch, Die Arac/miden.

1869. Tegenaria, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 154.

1875. Tegenaria, E. Simon, Les Arachnides de France, t. II, p. 54.

1878. Tegenaria, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 61.

1879. Tegenaria, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

CARACTÈRES DU GENRE

Les stries rayonnantes de la partie thoracique du céphalothorax sont bien indiquées; la partie céphalique se rétrécit en avant.

Les yeux antérieurs, plus resserrés que les supérieurs, sont disposés comme ces derniers en ligne à peu près droite; les yeux latéraux, non connivents, sont presque toujours un peu soulevés. Le bandeau est au moins aussi large que les yeux latéraux du premier rang.

Les lames maxillaires, droites, dépassent de beaucoup la lèvre; celle-ci, plus longue que large, est légèrement tronquée ou échancrée en arrière.

Les chélicères, fortes, dépassent rarement le bord frontal.

Les filières supérieures sont moins rapprochées que les inférieures.

Les pattes, longues, surtout chez les mâles, sont armées d'épines aux fémurs, aux tibias et aux métatarses.

Les longues griffes tarsales, solides, recourbées, portent de neuf à seize dents; la griffe inférieure en porle deux ou trois.

SYNONYMIE

TEGENARIA PARIETINA, Fourcroy, 4785.

(PI. XIII, fig. % 2a, 26, 2c.)

1785. Aranea parietina, Fourcroy, Entomologia Parisiensis.

1805. Tegenaria domestica, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 49.

1805-57. Tegenaria murina, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 50. — Faune parisienne, t. II, p. 217, n°59.

1864. Tegenaria domestica, E. Simon, Histoire naturelle des Araignées, p. 202.

1875. Tegenaria parietina, E. Simon, Les Arachnides de France, t. II, p. 59.

DESCRIPTION. Mâle. — Le céphalothorax ainsi que l'abdomen sont recouverts d'une pubescence blanchâtre; la

partie céphalique est assez courte, avec les stries se réunissant presque à angle droit.

Les yeux supérieurs, disposés en ligne presque droite, sont gros et égaux; l'intervalle entre les médians est un peu moins large que celui des latéraux. Le bandeau, vertical, est presque aussi large que l'aire oculaire.

La rainure des chélicères porte inférieurement quatre dents et supérieurement trois.

Les fémurs des deux premières paires de pattes sont presque noirs; tous les articles sont munis de longs crins.

Le tibia de la patte-mâchoire (fig. 26, 2c) porte à son extrémité, du côté externe, deux petites apophyses; la supérieure, courte, tronquée, est légèrement bifide; l'inférieure, conique, se dirige en avant; le tarse, long, étroit, se prolonge en pointe déprimée; le bulbe porte à sa base une apophyse conique surmontée d'une très petite épine; dans le milieu, une autre apophyse présente une dilatation antérieure qui s'avance sous la pointe du larse, et une dilatation postérieure, bifide à son extrémité.

Ordre de longueur des pattes: 1, 2, 4, 5.

Femelle (fig. 2). — Le céphalothorax est semblable à celui du mâle.

L'abdomen, fauve, est orné d'une bande claire longitudinale, parfois un peu denticulée en arrière; de chaque côté se trouvent des tachettes claires testacées; ces figures, qui apparaissent plus nettement dans l'alcool, sont presque cachées par la pubescence et disparaissent même tout à fait avec l'âge.

L'épigyne (fig. 2a) forme une petite fossette transversale, légèrement cintrée dans le haut et coupée en ligne droite en arrière.

Ordre de longueur des panes : 1, 4, 2, 3.

moeurs. Cette araignée habite l'intérieur des maisons. Elle construit une grande toile dans les angles

obscurs des caves ou des greniers. Au-dessus de cette toile, elle suspend un sac en soie blanche, en forme de hamac, dans lequel sont posés plusieurs cocons renfermant les œufs; chacun d'eux en contient au moins une centaine. Une fois la ponte achevée, la femelle devient sédentaire. L'accouplement a lieu vers la fin du mois de mai et la ponte s'effectue dans le courant du mois suivant. J'ai conservé vivante une femelle de T. parietina pendant quatre ans.

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Brabant . Bruxelles et ses environs. Hainaut : Deux-Acren.

Répandue dans toute la France. — Corse.

Tout le nord de l'Italie.

Oxfordshire. — Middlesex.

Galice.

Je l'ai reçue de San Miguel (îles Açores).

Russie méridionale : Sudak. — Nikita.

Palestine.

Belgique.

France.

Italie.

Angleterre.

Espagne.

Portugal.

Russie.

Egypte.

Grèce. — Turquie.

SYNONYMIE

DESCRIPTION

TEGENARIA FERRUGINEA, Panzer, 1804.

(PI. XIII, fig. :ï, 3a, 'èb.)

Araneus domesticus, Clerck (ad pariem), Svenska Spindlarnes, p. 76, pi. II, tab. IX, fig. 1. Aranea ferruginea, Panzer, System. JSomencl., p. 244; Schaeffer, le. ins. Ratisb., t. III,

tab. CCXXVII, fig. 11.

Aranea sur-pilosa, Panzer, Idem.

Tegenaria domestica, Walckenaer (ad partem), Faune française, p. 205. Agelena domestica, Sundevall, Svenska Spindlarnes beskrifning, p. 125. Aranea stadularia, C. Koch, in Herrich Schaeffer, Deutschl. Ins., pp. 125, 15. Philoica domestica, C. Koch, Uebersicht des Arachniden-Systems, t. I, p. 15. Tegenaria domestica, C. Koch, Die Arachniden, t. VIII, p. 25, fig. 607, 608. Tegenaria domestica, Westring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 307. Tegenaria domestica, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 155. Tegenaria ferruginea, E. Simon, Les Arachnides de France, t. II, p. 65.

Tegenaria ferruginea, L. Beeker, Catalogue des Arachnides de Relgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

Mâle. — Le céphalothorax, fauve, souvent rembruni en avant, quelquefois, mais rarement, assez pâle, est entouré d'une ligne noire marginale élargie par places; on remarque sur les côtés deux bandes festonnées, brunâtres, composées parfois de grandes taches superposées, ou coupées de traits noirs obliques.

Les yeux supérieurs sont disposés en ligne presque droite, avec les intervalles qui les sépareut aussi larges que leur diamètre; les yeux antérieurs, un peu plus gros, serrés, égaux, forment une ligne courbée en arrière. Le bandeau, creusé légèrement, est moins large que l'aire oculaire.

Le plastron, arrondi, présente une bande médiane claire et des taches latérales arrondies.

Les chélicères, foncées, robustes, portent des crins noirs et fauves; le bord inférieur de la rainure présente quatre dents à peu près égales ; le bord supérieur n'en porte que trois dont la troisième est la plus forte.

Les pattes, robustes, sont couvertes de poils très longs , les fémurs des deux premières paires sont noirâtres; les fémurs postérieurs sont anneïés, ainsi que les tibias.

Le tibia de la patte-mâchoire, plus long que la patella, porte extérieurement à sa partie supérieure une apophyse noire, à peu près aiguë, et par-dessous, une apophyse lamelleuse, courte

et 1res large; le tarse, long, se termine en pointe; le bulbe est muni par-dessous d'une apophyse externe noire, grêle, allongée et courbée à angle presque droit; la lamelle, fortement développée, se prolonge en avant jusqu'à l'extrémité du tarse, ne se recourbe pas sur le bulbe et se termine en arrière par une bifurcation dont les branches tronquées, un peu divergentes, sont à peu près égales; le stylum, libre, entoure entièrement le bulbe (fig. 3a).

L'abdomen, brun- fauve, parfois presque noir, ressemble à celui de la femelle.

Ordre de longueur des pattes : I = 4-, 2, 5.

Femelle (fig. 3). — Le céphalothorax est semblable à celui du mâle; les chélicères, fortes et longues, portent des crins fauves.

Les pattes, très robustes, largement annelées, sont garnies de crins noirs.

L'article basilaire des grandes filières, noir, est plus long que l'article terminal, qui est fauve.

Les griffes tarsales supérieures, larges et recourbées, portent une dizaine de dents, dont les trois premières sont les plus fortes; la griffe de la patte-mâchoire en porte sept.

L'épigyne présente en arrière un épais rebord courbé qui entoure une avance teslacée triangulaire.

L'abdomen, brun-noirâtre, porte dans le milieu une large bande longitudinale festonnée, surtout en arrière, d'un rouge parfois très vif, bordée en avant par des taches allongées, jaune pâle, cerclées de noir; en arrière, les taches, plus petites, sont le plus souvent réduites à des points; l'abdomen est garni d'une pubescence jaune sur les côtés; le ventre est fauve ou brun ponctué de noir, avec deux bandes latérales claires, souvent peu distinctes.

Ordre de longueur des paites : 4, 1, 2, 3.

(Fig. 36.) Celle araignée, dont l'aspect est peu rassurant, bien qu'elle soit inoffensive, est commune pendant toute l'année, dans les bois, dans les crevasses des murailles et surtout le long des talus, entre les racines à demi sorties de terre. C'est elle qui construit ces énormes toiles que l'on rencontre fréquemment dans les campagnes et qui, affectant la forme de hamacs suspendus, se terminent par un tube à deux issues qui s'enfonce souvent en terre ou dans les fentes des murs ou des rochers. Lorsque ces toiles sont usées, vieilles et déchirées, elle y ajoute des annexes, qui les font paraître construites de plusieurs pièces. Je l'ai observée souvent sur les murs des jardins, contre lesquels étaient plantés des arbres fruitiers en espaliers; sa toile alors s'étalait sur les feuilles et son gîte étail placé dans un trou profond, entre des briques déchaussées; cette toile se reconnaît toujours aisément.

La femelle, très féroce, même envers le mâle, se précipite d'un bond sur les proies les plus fortes, qu'elle entraîne dans sa retraite; souvent je l'ai vue attaquer et vaincre des mouches qui avaient près du double de sa taille.

A l'époque de la ponte, vers la fin de juillet, elle construit au-dessus de sa toile une sorte de petit hamac, dans lequel elle dépose son cocon, composé d'un sac de soie assez flasque, contenant ses œufs entourés d'une bourre soyeuse peu serrée; ce cocon est recouvert de détritus; la femelle ne l'abandonne pas, jusqu'au moment de l'éclosion.

Belgique.

DISTRIBUTION Répandue dans toute la Belgique.

GÉOGRAPHIQUE. • M

Hollande.

Oirschot, Maestricht.

Ghand-Duché de Luxembourg Diekirch.

Toute la France (E. Simon).

Répandue dans toute l'Allemagne.

France.

Allemagne.

AUTRICBE-HoNGRIE.

Hongrie : Ujhely, Homonna, Bodrogpart, Velejte, Szinnaikô, Barko. S. Patak

Espagne.

Galice : Torre de Allô.

Suisse.

Environs de Lucerne, vallée de la Reuss. — Engadine Ragatz. gorges de Pfeiffers.

Suède.

Gothembourg. Upsal.

TEGENARIA URBANA, E. Simon, 4875.

(PI. XIII, fig. 4, 4a.)

SYNONYMIE. 1875. Tegenaria urbana, E. Simon, Les Arachnides de France, t. II, p. 67.

DESCRIPTION. Le céphalothorax est fauve, plus rougeâlre que l'abdomen; celui-ci, garni d'une pubescence

fauve, est parsemé de points noirs; on observe au bord antérieur deux taches claires, puis, descendant à peu près jusqu'au milieu, une ligne noire longitudinale, bordée de chaque côté de deux bandes pâles, allongées, plus ou moins nettes; dans la moitié postérieure existe une série de trois ou quatre accents clairs; le venlre est ponctué.

Les yeux supérieurs, équidislants, égaux, forment une ligne très légèrement courbée en arrière; les yeux antérieurs, plus rapprochés, sont arqués plus fortement.

La patella de la patte-mâchoire est presque de la même longueur que le tibia; celui-ci porte à son extrémité, du côté interne, une courte et forte apophyse noire dirigée en avant; en dessous, près de la base du tarse, existe une seconde apophyse de même longueur que la première, plus épaisse et coupée carrément à son extrémité; le tarse, à peu près aussi long que ces deux articles, se prolonge en pointe fine; le bulbe est pourvu inférieurement, du côté externe, d'une apophyse épaisse, membraneuse dans le bas, se terminant en pointe noire; la lamelle rougeâtre, recourbée en avant, qui entoure le bulbe, se termine en arrière par une bifurcation dont la branche externe, plus grande que l'autre, est noire, aiguë et atteint à peu près l'apophyse inféro-exlerne.

Femelle (fig. 4). — Le céphalothorax et l'abdomen sont colorés comme ceux du mâle; le bord inférieur de la rainure des chélicères est armé de quatre ou cinq dents, et le bord supérieur en porte trois un peu plus fortes.

L'épigyne, légèrement renflée, forme une plaque transversale, déprimée peu profondément dans le milieu (fig. 4a).

Ordre de longueur des pattes: 4, 1, 2, 3.

MOEURS. Cette araignée est très peu commune dans notre pays. Je l'ai rencontrée à Ixelles, dans une

crevasse de vieux mur, puis à Villers, dans les ruines de l'abbaye, embusquée auprès de sa toile, qui était tendue horizontalement à l'entrée d'un caveau.

Belgique.

DISTRIBUTION Brabant : Environs de Bruxelles, Villers-la- Ville. GÉOGRAPHIQUE.

France.

Environs de Paris.

TEGENARIA DOMESTICA, Clerck, 1757.

(PI. XIII, fig. o, Sa, 5é.)

SYNONYMIE. 1757. Araneus domesticus, Clerck (ad partem), Svenska Spindlarnes, p. 76, pi. II, lab. IX, fig. 2.

1758. Aranea domestica, Linné, Systema naturce, éd. 10, t. I, p. 620.

1763. Aranea Derhami, Scopoli, Enlomologia Carnioh'ca, etc., p. 4-00.

1776. Aranea longipes, Sulzer, Abgekùrzte Geschichte Schweizerischer und auslândischer Inseklen, etc., p. 253, lab. XXIX, fig. 12.

1802. Aranea civilis, Walckenaer, Faune parisienne, L II, p. 216.

1832. Agelena civilis, Sundevall, Svenska Spindlarnes Beskrifning, p. 127.

1834. Tegenaria domestica, C. Koch, in Herrich Schaeiïer, Deutschl. Ins., pp. 125, 21, 22.

1837. Tegenaria civilis, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. il, p. 7.

1857. Agelena familiaris, Walckenaer, Idem, t. Il, p. 23.

1841. Tegenaria civilis, C. Koch, Die Arachniden, t. VIII, p. 37, fig. 618, 619.

1850. Philoica civilis, C. Koch, Uebersicht des Arachniden- Systems, p. 5.

1861. Tegenaria civilis, Blackwall, Spiders of Great Britain, l. I, p. 166, pi. XII, fig. 107.

1861. Tegenaria civilis, Westring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 307.

1864. Tegenaria civilis, E. Simon, Histoire naturelle des Araignées, p. 208.

1870. Tegenaria civilis, Thorell, Remarks on Synonijms, p. 157.

1871. Tegenaria civilis, Menge, Preussische Spinnen, t. IV, p. 267, pi. L, tab. CLVIII, pi. LUI,

lab. CLVIIIa.

1875. Tegenaria domestica, E. Simon, Les Arachnides de France, t. II, p. 73.

1878. Tegenaria domestica, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de

Belgique.)

1879. Tegenaria Derhami, Cambridge, Spiders of Dorset, t. 1, p. 63.

DESCRIPTION. Mâle. — Le céphalothorax, brun-fauve rougeâtre, plus ou moins foncé, porte quelques crins

noirs; il esi recouvert d'une pubescence gris blanehâlre; dans le milieu se trouvent deux bandes grises, souvent 1res peu distinctes et sur les côlés une ligne marginale brune, plus ou moins effacée.

Les gros yeux supérieurs forment une ligne très peu courbée en arrière; les intervalles, à peu près égaux, sont un peu moins larges que le diamètre des médians; les yeux antérieurs forment une ligne presque droite; les latéraux sont plus gros que les médians et ces derniers sont aussi gros que les supérieurs. Le bandeau est un peu plus large que les yeux latéraux antérieurs.

Les chélicères, garnies de crins blanchâtres, sont assez longues; il y a trois ou quatre dents au bord inférieur de la rainure et trois au bord supérieur; celle du milieu est plus forte que les autres.

Le tibia de la patte-mâchoire est plus long d'un tiers que la patella; il porte au-dessus, du côté externe, une épaisse apophyse noire, et par-dessous, une seconde apophyse plus petite; le tarse, plus courl que ces deux articles, se prolonge en avant en pointe allongée; l'apophyse inférieure externe du bulbe, longue, membraneuse, est un peu courbée; le stylum, assez court, noir, se courbe sur le bulbe sans l'entourer entièrement (fig. 5b).

L'abdomen est presque semblable à celui de la femelle.

Femelle (fig. 5). — Le céphalothorax ressemble à celui du mâle.

L'article terminal des grandes filières est plus court et plus étroit que le basilaire.

Les griffes tarsales supérieures sont armées de neuf ou dix dents; il y a deux et parfois trois dents à la griffe inférieure.

L'épigyne, en plaque transversale, assez vague en avant, membraneuse, déprimée dans le milieu, porte latéralement une petite strie longitudinale légèrement rebordée (fig. 5a).

L'abdomen, élevé, assez court, fauve, présente au-dessus trois suites de tachettes noires longitudinales, celles du milieu, triangulaires ou presque rondes, les latérales obliques et irrégulières; les côtés sont ponctués de noir; le ventre porte quatre petits traits noirs qui forment deux lignes parallèles interrompues.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 3.

MOEURS. Celte araignée, commune partout, habile les lieux sombres, les chambres abandonnées, les

caves, etc. Sa loile, horizontale, peu développée, est placée dans les angles des murailles. Au moment de la ponte, vers la fin de l'été, la femelle renferme ses œufs dans plusieurs cocons recouverts de délrilus. Elle fixe ces cocons non loin de sa toile; chacun d'eux renferme de quarante à soixante œufs jaunâtres.

J'ai conservé en captivité une T. domestica pendant trois ans, et je crois que la durée de son existence est plus longue encore.

Il est probable que celle araignée que Ton trouve en Afrique, en Australie et aux îles Açores y a élé importée par des vaisseaux marchands.

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Belgique.

Hollande.

France.

Autriche-Hongrie

Commune dans toutes nos provinces.

Répandue partout

Toute la France.

Hongrie : Radvâny.

Elle est répandue dans toute l'Europe.

On la signale aussi dans l'Afrique australe, en Australie, à Ceylan. Je l'ai reçue des Etats-Unis. Elle existe aux îles Canaries et aux îles Acores.

TEGENARIA CAMPESTHIS, C. Koch, 1835.

(PI. XIII, Kg. 6, 6a.)

1832. Agelena domestica, Sundevall, Svenska Spindlarnes Beskrifning, p. 125. 1835. Aranea campestris, C. Koch, in Herrich Schœffer, Deutschl. Ins., p. 124, n° 20. 1841. Tegenaria campestris, C. Koch, Die Arachniden, t. VIII, p. 34, fig. 615, 616. 1875. Tegenaria campestris, E. Simon, Les Arachnides de France, t. II, p. 76.

1878. Tegenaria campestris, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de

Belgique.)

1879. Tegenaria campestris, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 64.

DESCRIPTION

Mâle. — Le céphalothorax est fauve olivâtre ou brunâtre, avec une ligne noire marginale festonnée intérieurement; au milieu se trouvent deux bandes longitudinales noirâtres, assez larges, denliculées et coupées de traits obliques dans la partie thoracique.

Les yeux supérieurs forment une ligne un peu courbée en arrière; les intervalles qui les séparent sont moins larges que leur diamètre; les yeux antérieurs sont plus arqués; les médians, plus petits que les supérieurs, en sont séparés par un intervalle de moitié moins large que leur diamètre; ils louchent presque aux yeux latéraux, qui sont plus gros que ceux de la seconde ligne. Le bandeau est au moins aussi large que les yeux.

Les chélicères, assez faibles, sont longues; le bord inférieur de la rainure porte quatre ou cinq petites dents égales; il y en a trois au bord supérieur.

Les pattes, allongées, sont annelées.

Le tibia de la patte-mâchoire, aussi long que la patella, porte extérieurement à son bord supérieur en dessus une poinle noire lamelleuse, aiguë et légèrement recourbée à son extrémité, puis une autre pointe fauve plus fine, de même longueur et droite, enfin par-dessous une pointe conique prolongée en arrière jusqu'au milieu de l'article, en forme de carène transparente et mince; le tarse, très long, se termine en pointe un peu recourbée en dedans; le bulbe porte

clans le milieu une forle saillie; l'apophyse externe inférieure, courte, est courbée; la lamelle, très développée, débordant le tarse, se prolonge en avant, sans se recourber sur le bulbe jusqu'à son extrémité et se termine en arrière par une légère bifurcation.

Le slylum, noir, fin, détaché, entoure le bulbe.

L'abdomen est à peu près semblable à celui de la femelle.

Ordre de longueur des pattes : 1 = 4, 2, 3.

Femelle (fig. 6). — Le céphalothorax est à peu près pareil à celui du mâle; la partie thoracique est moins large et la partie céphalique plus longue; souvent les deux bandes du milieu sont composées de taches très découpées et superposées.

Les yeux supérieurs forment une ligne à peu près droite; les antérieurs sont fort inégaux.

Le tibia de la patte-mâchoire est plus long que la patella; le tarse est aussi long que ces deux articles réunis.

Les filières sont testacées, avec l'article basilaire de la paire supérieure noir; l'article terminal est plus court.

Le plastron, noir, en forme de cœur, porte une bande médiane et des taches latérales testacées.

Les griffes tarsales supérieures, fortes, sont armées de sept dents éloignées de l'extrémité; la griffe inférieure en porte trois.

L'épigyne forme une fossette anguleuse, rétrécie en arrière, plus longue que large, renfermant une pièce rougeâtre de même forme (fig. (5a).

L'abdomen, fauve plus ou moins brunâtre, présente dans le milieu une bande claire, quelquefois rougeâtre, bordée de noir el denliculée sur les côtés; plus bas sont quelques traits transversaux en forme d'accents; dans le haut existent deux espaces latéraux plus clairs; l'abdomen est recouvert de poils et de pubescence fauve; le ventre porte quelques lignes grisâtres longitudinales plus ou moins visibles.

Ordre de longueur des pattes : 4-, I, 2, 3.

MOEURS. Cette araignée, commune en Belgique, habite les clairières des bois, où on la rencontre sous

les fougères et parmi les bruyères. Dans nos provinces montagneuses, elle se trouve toujours sous de grosses pierres, blottie sous de légères toiles transparentes, bleuâtres, qui se déchirent lorsqu'on les soulève, car ces toiles sont adhérentes à la terre et à la pierre. J'en ai trouvé aussi, et en abondance, dans de vieux fours à briques. L'accouplement a lieu en automne; la femelle dépose à celte époque ses œufs dans un cocon placé près d'elle, et qu'elle recouvre de détritus. Les œufs sont entourés d'une bourre soyeuse.

Belgique.

DISTRIBUTION Répandue dans tout le pays.

GÉOGRAPHIQUE. France.

Toute la France.

Angleterre.

Hampshire. — Dorsetshire : Bloxworth

Allemagne.

Toute l'Allemagne.

Autriche-Hongrie.

Tyrol. — Galicie : Tatra.

Suisse.

Vallée de la Reuss. - Tessin.

Italie.

Lombardie. — Toscane. — Vénétie. — Environs de Naples.

Suède-INorwège.

TEGENARIA ATRICA, C. Koch, 1843.

(PI. XIII, fig. 7, 7a, 1b, 7c.)

SYNONYMIE. 1843. Tegenaria atrica, C. Koch, Die Arachniden, t. X, p. 105, fig. 825.

1844. Tegenaria saeva, Blackwa!!, Descr. of some nevoly discov. spec. of Aran., in Ann. and Mag. of Nat.

Hist., t. XIII, p. 179.

1861. Tegenaria atrica, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. I, p. 165, pi. XI, fig. 106. 1861. Tegenaria atrica, Westring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 304. 1875. Tegenaria atrica, E. Simon, Les Arachnides de France, t. Il, p. 81.

1 878. Tegenaria atrica, L. Becker, Catalogue des A rachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

1879. Tegenaria atrica, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 62.

DESCRIPTION. Mâle. — Le céphalothorax, fauve rougeâtre, parfois olivâtre, plus foncé sur la partie céphalique,

est enlouré d'une ligne noire marginale; sur la partie thoracique se trouvent deux handes noirâtres, très découpées, avec des traits noirs sur les stries rayonnantes; sur la partie céphalique exislent deux lignes noires longitudinales droites plus ou moins distinctes.

Les yeux supérieurs forment une ligne légèrement courbée en arrière; les latéraux sont un peu plus gros que les médians; ces derniers sont séparés par un intervalle plus large que leur diamètre; l'intervalle des latéraux est un peu plus large; les yeux antérieurs, presque égaux, sont plus gros; les intervalles qui les séparent ont à peu près le tiers de leur diamètre; les quatre yeux du milieu forment un carré plus long que large. Le bandeau est un peu moins large que Taire oculaire.

Les chélicères, légèrement striées, portent au bord inférieur de la rainure trois dents coniques, et au bord supérieur, cinq dents équidistantes.

Les pattes sont assez longues avec les fémurs des premières paires rembrunis; le tibia de la quatrième paire, plus court que celui de la première, est plus long que le céphalothorax.

Le fémur delà patte-màchoire, courbé, porte 1-2 fortes épines par-dessus; le tibia est plus long que la patella; son apophyse externe, presque terminale, dirigée en avant, est épaisse à sa base; du côté externe, près de la base du tarse, se trouve une courte saillie; celui-ci se prolonge en avant en pointe cylindrique; le bulbe, ovale, présente dans le milieu une petite pointe dirigée en arrière et légèrement contournée (fig. 7b).

L'abdomen ressemble à celui de la femelle.

Ordre de longueur des pâlies : 1, 4, 2, 5.

Femelle (fig. 7). — Le céphalothorax est semblable à celui du mâle; les chélicères, plus fortes et moins longues, dépassent un peu le front.

Les filières supérieures, testacées à l'extrémité, sont noires; les deux articles sont égaux.

Le tibia de la patte-mâchoire, deux fois plus long que la patella, porte six, sept ou huit épines audessus; le tarse, aussi long que les deux articles précédents, en a quatre ou cinq de chaque côté.

Les griffes tarsales supérieures sont armées de seize dents; la griffe inférieure n'en porte que trois ou quatre.

L'épigyne (fig. 7a) présente une fossette rougeâtre pâle, plus longue que large, étroite et arrondie en avant, élargie, puis rétrécie et tronquée oblusément en arrière; elle porte deux points noirs dans le haut.

L'abdomen est fauve olivâtre ou rougeâtre; des tachettes noires sont disposées par paires dans sa partie supérieure, qui est un peu plus pâle; vers le centre existe une figure noire transversale en forme de W, puis une courte série médiane de tachettes en forme de losanges, suivies de quelques traits en forme d'accents, avec des tachettes latérales; le ventre porte des lignes de points souvent indistincts; la pubescence est blanchâtre.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, % 3.

MOEURS. Cette araignée, que l'on peut rencontrer pendant toute Tannée, vit dans les trous des murailles,

dans les caves, dans les chambres abandonnées et sous les lierres qui tapissent les murs ou couvrent les vieux arbres. Elle adapte ses travaux à l'endroit choisi et à l'espace dont elle dispose. J'ai observé pendant deux ans une femelle qui s'était établie dans l'embrasure de la fenêtre d'une cuisine de cave, au fond d'un trou carré destiné à l'écoulement des eaux. Elle avait partagé cette petite caverne en plusieurs compartiments, par des toiles superposées. De l'entrée principale, placée dans le haut, descendait une toile en forme de nappe qui s'étendait à terre à l'extérieur; au-dessus de l'entrée, une trame horizontale formait un véritable tremplin, d'où l'araignée s'élançait souvent pour saisir les mouches qui s'aventuraient sur la toile extérieure. Elle emporte sa proie pour la dévorer dans sa retraite (fig. 7c).

On la rencontre encore fréquemment le long des talus, où elle fixe sa toile dans des enfoncements de terre.

La ponte commence dès le mois de juin. Les œufs sont renfermés dans plusieurs cocons dont l'enveloppe extérieure, très blanche, est recouverte de détritus et même de débris d'insectes. Ces cocons, très variables de forme, sont suspendus au-dessus de la toile par des trames de soie également recouvertes de détritus qui les dérobent à la vue; ils contiennent chacun depuis dix jusqu'à soixante œufs jaune verdâtre, transparents.

L'araignée travaille pendant la nuit comme pendant le jour à raccommoder son piège lorsqu'il a été déchiré.

Les pontes se succèdent durant tout l'été. J'ai vu souvent des jeunes éclos près de la mère, tandis qu'elle confectionnait déjà un cocon nouveau.

DISTRIBUTION Commune dans tout le pays. GÉOGRAPHIQUE.

Se trouve partout.

Toute la France. — Corse.

Prusse — Silésie. — Bavière. — Saxe.

Répandue partout.

Dorsetshire.

Toute l'Italie.

Galicie : Cabanas.

Gothembourg, Upsal

Hongrie : Vilhorlat, Szinnaiko.

Belgique.

Hollande

Fraince Allemagne.

Suisse.

Angleterre.

Italie.

Espagne.

Autriche-Hongrie.

TEGENARIA BERTH^, L. Becker, 1879.

(PI. XIII, fi». 8. 8a.)

SYNONYMIE 1879. Tegenaria BERTHiE, L. Becker, Comptes rendus de la Soc. ent. de Belgique, février 1879.

description. Femelle (fig. 8). — Le céphalothorax, brun, est légèrement rougeâtre, surtout en avant; il

présente deux larges bandes latérales un peu denticulées, noirâtres, assez confuses; la strie thoracique, profonde, est relativement courte; la partie céphalique, médiocrement longue, assez large, est légèrement convexe.

MOEURS

DISTRIBUTION GEOGRAPHIQUE

SYNONYMIE

DESCRIPTION

Les yeux supérieurs formant une ligne tout à fait droite, sont gros, égaux, équidistanls, avec leurs intervalles environ de môme largeur que leur diamètre; les yeux médians antérieurs sont beaucoup plus petits et plus resserrés que les supérieurs dont ils sont séparés par un intervalle au moins aussi large que le diamètre de ces derniers; les latéraux antérieurs sont plus gros que les médians. Le bandeau est presque deux fois plus large que les yeux médians antérieurs.

Les chélicères, lisses, robustes, longues, sont brun-rouge, parsemées de crins fauves.

Le plastron, brun sur les bords, éclairci dans le milieu, est parsemé de fines granulations, avec la partie claire en forme de trèfle.

Les pattes, assez robustes, longues, grêles aux extrémités, sont d'un brun olivâtre foncé, avec la base des fémurs, les métatarses et les tarses légèrement éclaircis et faiblement teintés de rouge; les fémurs des deux premières paires sont légèrement rugueux par-dessous.

L'article terminal des grandes filières, conique, est à peine aussi long que le basilaire.

L'abdomen, ovale, noirâtre, porte une bande médiane longitudinale plus claire, en forme de losange très allongé, mais n'atteignant pas le bas; on voit dans le haut deux lignes claires latérales moins longues, un peu rapprochées au-dessus, et dans la partie inférieure trois séries de taches courbées, fines, en forme d'accents; ces dessins, presque invisibles, apparaissent clairement dans l'alcool.

L'épigyne, en plaque transversale, porte deux petites fossettes latérales; elle est ovale, avec un léger étranglement central dans le haut et dans le bas (fig. 8a).

Le mâle m'est inconnu.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 3.

Celte araignée est voisine des T. pusilla, T. perila et T. torpida. Elle se distingue aisément des deux premières par l'article terminal des grandes filières à peine aussi long que le basilaire et par la seconde ligne des yeux tout à fait droite. Elle diffère de T. torpida par la partie céphalique plus courte et plus large, par les yeux médians qui forment un trapèze plus long que large, tandis que chez T. torpida ce trapèze est au moins aussi large que long, et enfin par les fines granulations des fémurs antérieurs et du plastron.

Elle se rapproche encore de la T. pkta, espèce méridionale, dont elle diffère par la ligne des yeux supérieurs, les granulations des fémurs, les dessins de l'abdomen et du plastron, la longueur relative des articles des filières, etc.

Je n'ai rencontré qu'une seule fois cette araignée, dans l'angle d'une cave. Ses mœurs me sont inconnues.

Brabant : Uccle.

Belgique.

TEGENARIA AGRESTIS, Walckenaer, 4802.

(PL XIII, fig. 9, 9a, 9b.)

1802. Aranea agrestis, Walckenaer, Faune parisienne, t. II, p. 216, n" 58.

1825. Tegenaria agrestis fusca maxima, Walckenaer, Faune française, p. 222, n° 3, pi. VIII, fig. 3. 1875. Tegenaria agrestis, E. Simon, Les Arachnides de France, t. II, p. 93.

1879. Tegenaria agrestis, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

. Mâle. — Le céphalothorax, fauve-brun ou verdâtre, est bordé de noir; sur la partie thoracique se trouvent deux bandes brunes découpées, plus ou moins larges, légèrement courbées et marquées parfois de traits noirs obliques; la strie médiane est assez longue; la partie céphalique porte deux lignes longitudinales noires.

Les yeux supérieurs, égaux, forment une ligne légèrement courbée en arrière; l'intervalle des médians, presque égal à leur diamètre, est un peu moins large que celui des latéraux; les yeux antérieurs sont plus rapprochés et plus gros que les supérieurs; les médians, à peu près aussi gros que les latéraux, sont à peine plus écartés. Le bandeau, légèrement creusé, est presque deux fois plus large que les yeux latéraux antérieurs.

Les chélicères sont longues, robustes et garnies de crins fauves; le bord inférieur de la rainure porte six dents dont les quatre premières sont de beaucoup les plus fortes; il y a trois dents plus reculées au bord supérieur; celle du milieu est plus longue que les autres.

Les pattes sont longues, avec les fémurs robustes; le tibia de la première paire est plus long que celui de la quatrième; ce dernier est aussi long que le céphalothorax.

La patella de la patte-mâchoire est au moins aussi longue que le tibia; elle porte par-dessus, une ligne de crins assez longs; le tibia, garni de crins, porte à son bord supérieur, du côté externe, une courte apophyse noire, fort épaisse, dirigée en avanl, armée en dessous, à sa base, d'une autre pointe très petite; le tarse, plus long que les deux articles précédents, large, ovale, se prolonge en pointe courte; le bulbe porte un rebord épais du côté externe, détaché à ses deux extrémités; un stylum noir se recourbe sur le milieu du bulbe (fig. 9b).

L'abdomen est semblable à celui de la femelle.

Femelle (fig. 9). — Le céphalothorax est presque semblable à celui du mâle.

Les yeux antérieurs formant une ligne un peu courbée en arrière, sont égaux et équidistants; l'intervalle qui sépare les yeux médians supérieurs est plus large que leur diamètre. Le bandeau, à peu près vertical, est presque double du diamètre des yeux latéraux.

Les filières sont rougeâtres, l'article basilaire de la paire supérieure est noir.

Le tibia de la quatrième paire de pattes, légèrement plus court que le céphalothorax, est plus long que celui de la première paire.

Les griffes tarsales supérieures portent onze ou douze dents serrées et trois dents à la griffe inférieure.

L'épigyne forme une fossette transversale en demi-cercle, rebordée et arrondie en avant ; il y a une dilatation membraneuse assez forte, lisse, au milieu du bord postérieur, qui est épais; cette dilatation remplit une grande partie de la fossette (fig. 9a).

L'abdomen, ovale, fauve-brun, est marqué dans le milieu d'une ligne longitudinale rougeâtre, bordée de deux traits noirs; plus bas se trouve une suite de tachettes fines en forme d'accents, plus larges aux extrémités; il est marqué en outre de points noirs espacés et irréguliers; la pubescence et les poils sont fauve clair; souvent tous ces dessins sont peu distincts; le ventre, fauve plus ou moins obscur, porte deux lignes plus foncées, réunies au-dessus des filières.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 3.

Belgique.

DISTRIBUTION Namur : Yvoir, Dinant, Waulsort, Hastière, Han-sur-Lesse. GEOGRAPHIQUE. Luxembourg : Barvaux, Laroche, Redu.

Liège : Spa, Comblain-au-Pont, Tilff, Modave.

France.

Toute la France.

Allemagne.

Bavière.

Suisse.

Tessin.

Xll. 42

Lombardie. — Piémont.

Italie.

Autriche-Hongrie.

Tyrol (nord et sud). — Galicie. — Bohême.

TEGENARIA PUSILLA, E. Simon, 4875.

(PI. XIII, fig. 10, AOa.)

SYNONYMIE. 1875. Tegenarià pusilla, E. Simon, Les Arachnides de France, t. II, p. 101.

1878. Tegenarià pusilla, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

DESCRIPTION. ^âlc ^g 40). — Le céphalothorax, rougeâtre, est entouré d'une ligne noire marginale; les

lignes rayonnantes sont souvent remplacées par des traits courts.

La patte-mâchoire est longue; le tibia est plus long que la patella; celle-ci porle quelques crins allongés ainsi que le tibia ; le tarse, au moins aussi long que les deux précédents articles, se prolonge en pointe en avant, dépassant un peu le bulbe (fig. 10a).

Femelle. — Le céphalothorax est semblable à celui du mâle; sur la partie céphalique se trouvent deux lignes longitudinales noires se réunissant parfois par deux petits traits obliques à la strie thoracique, qui est assez courte; il est recouvert d'une pubescence blanchâtre.

Les yeux supérieurs forment une ligne très légèrement courbée; les latéraux sont un peu plus gros et un peu plus séparés que les médians; la ligne des yeux antérieurs est beaucoup plus courbée; les médians, touchant presque aux latéraux, sont séparés par un intervalle plus étroit de moitié que leur diamètre; ils sont plus petits que les médians supérieurs dont ils sont séparés par un intervalle égal à leur diamètre. Le bandeau est un peu plus étroit que les yeux latéraux antérieurs.

Les chélicères ne dépassent pas le front au-dessus.

L'article basilaire des grandes filières est allongé, très élargi de la base à l'extrémité; l'article terminal, plus grêle, est plus long.

Les pattes, fortes, sont munies d'épines et de crins; les tibias de la première et de la quatrième paire, à peu près égaux, sont plus courts que le céphalothorax.

L'épigyne, presque carrée en avant, plus large que longue, porte en arrière une fossette transversale, tronquée obtusément, arrondie en avant et sur les côtés.

L'abdomen, ovale, noirâtre, ponctué de fauve obscur sur les côtés, porte une bande médiane rougeâtre longitudinale, large en avant, rétrécie et souvent denticulée en arrière ; la pubescence qui le recouvre est blanchâtre.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 5.

MOEURS. Cette araignée, dont le mâle est encore inconnu, n'est pas commune en Belgique. Elle tend une

toile horizontale dans les endroits arides. Cette toile varie d'aspect et de forme. Je l'ai observée dans les creux de rochers ainsi que dans les endroits sablonneux.

DISTRIBUTION

GÉOGRAPHIQUE

Belgique.

Brabant ; Boitsfort (sablonnière le long du chemin de fer). JSamur : Yvoir, vallée de Montaigle, Silenrieux. Liège : Baraque-Michel.

Luxembourg : Laroche, Redu.

Flandre orientale: Environs de Gand.

Diekirch.

Grand-Duché de Luxembourg.

France.

Environs de Paris : Meudon, forêt de Marcoussis. — Puy-de-Dôme. Pyrénées : Saint-Jean-de-Luz.

Ile de Jersey.

Gironde : La Teste. — Basses-

SYNONYMIE

DESCRIPTION

TEGENARIA T0RPIDA, C. Koch, 1834.

(PI. XIII, fig. II.)

1834. Agelena torpida, C. Koch, in Herrich Schœffer, Deutschl. Insekten.

1857. Tegenaria torpida, C. Koch, Uebersicht des Arachniden-Sy stems, t. I, p. 13.

1841. Textrix torpida, C. Koch, Die Arachniden, t. VIII, fig. 625-626.

1870. Histopona torpida, Thorell, On European Spiders, p. 153.

187b. Tegenaria torpida, E. Simon, Les Arachnides de France, t. I, p. 105.

1878. Tegenaria torpida, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. delà Socent.de Belgique.)

Mâle (fig. 11). — Le céphalothorax est fauve olivâtre plus ou moins obscur, quelquefois un peu teinté de rouge à sa base; sur les côtés, parlant des angles de la face, très séparées dans le haut, deux larges bandes longitudinales noirâtres, descendent en se rapprochant dans le bas; elles sont souvent coupées de Iraits noirs obliques dans la partie thoracique; la pubescence qui recouvre le céphalothorax est claire.

Les yeux supérieurs, gros, égaux, équidistants, forment une ligne droite; les intervalles qui les séparent sont moins larges que leur diamètre; les yeux antérieurs sont gros également; les médians plus resserrés et plus petits que les supérieurs, sont plus écartés entre eux qu'ils ne le sont des latéraux.

Les chélicères sont longues; le bord inférieur de la rainure porte quatre petites dents dont la première est plus petite que les autres; le bord supérieur en porte trois contiguës sur l'angle; celle du milieu est la plus longue.

La patella de la patte-mâchoire, dilatée en (ravers, convexe au-dessus, un peu plus large que longue, porte au côté externe une forte apophyse dirigée en avant; le tibia, plus long que la patella, est muni à son bord externe supérieur d'une apophyse simple, noire, dirigée en avant; le tarse, très allongé, un peu courbé, se prolonge en pointe étroite; le bulbe, pourvu à son extrémité d'une lame arrondie, membraneuse, rougeâlre, est armé d'un stylum parlant du centre, enroulé sur lui-même d'abord, entourant ensuite le bulbe, et terminé par un filet très allongé.

L'abdomen ressemble à celui de la femelle.

Femelle. — Le céphalothorax est à peu près semblable à celui du mâle. Le bandeau est au moins aussi large que les yeux médians antérieurs.

Les filières sont brunes; le dernier article, se terminant en pointe, est presque aussi long que l'article basilaire.

Les pattes et la patte-mâchoire ne sont pas annelées.

L'épigyne, entourée d'un rebord épais, est grande et arrondie, avec le milieu blanchâtre, légèrement convexe.

L'abdomen est fauve olivâtre ou brun, plus ou moins foncé; sur les côtés, en avant, sont deux bandes noires effacées au-dessus ; dans le milieu, au bord antérieur, existe une tache arrondie, puis une tache triangulaire noire, suivie elle-même dans le bas d'une série de traits transversaux en forme d'accents, réunis souvent sur les côtés; ces dessins sont plus ou moins distincts; la pubescence qui recouvre l'abdomen est d'un gris jaunâtre assez pâle.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 3.

MOEURS

Cette araignée vil dans les bois et surtout dans les ruines couvertes de lierres et de buissons. Elle se cache sous les pierres, court contre les murailles, près de terre, où elle établit sa toile. Elle est peu répandue en Belgique, mais relativement commune là où on la découvre. On peut la rencontrer pendant toute Tannée. La ponte commence vers la fin du printemps et se poursuit jusqu'en automne. La femelle renferme ses œufs dans un, deux ou même trois cocons qu'elle suspend aux environs de sa toile. Ces cocons sont formés de plusieurs enveloppes: la première, qui recouvre la bourre, est jaune; la seconde est blanche, et par-dessus celle-ci, la dernière, blanche également, est recouverte de détritus.

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Belgique.

Brabanl : Villers-la- Ville.

Namur • Yvoir (ruines de Poil vache), Dave, Dinant.

Toute la France.

Bavière. — Prusse. — Saxe.

France.

Allemagne.

Autriche-Hongrie.

Tyrol (nord et sud). — Galicie. — Bohême.

Italie.

Suisse.

Lombardie. — Piémont. — Vénétie.

Tessin : Lugano.

Les Tegenaria étrangères à notre faune sont :

T. tridenlina, L. Koch. — T. femoralis, E. Simon. — T. armigera, E. Simon — T. pagana, C. Koch. — T. sylvestris, L. Koch. — T. foniium, E. Simon. — T. duellica, E. Simon. — T. nervosa, E. Simon. — T. larva, E. Simon. — T. inermis, E. Simon. — T. soriculala, E. Simon. — T. picta, E. Simon. — T. pallidula, E. Simon. — T. capra^ E. Simon. — T. ericarum, E. Simon. — T. minuta, E. Simon. — T. perila, E. Simon. — T. debilis, E. Simon. — T. bucculenta, L. Koch. — T. cislicola, E. Simon. — T. parvula, Thorell. — T. rhœtica, Thorell.

SYNONYMIE

Genre AGELENA, Walckenaer, 1805.

1805. Agelena, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 51.

1837. Agelena, Walckenaer (ad partem, lre famille : les Labyrinthiques), Histoire naturelle des Insectes

(Aptères), t. II, p. 19.

1861. Agelena, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. I, p. 152. 1861. Agelena, Westring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 308. 1864. Agelena, E. Simon (sous-genre), Histoire naturelle des Araignées, p. 211. 1870. Agelena, Thorell, On European Spiders, p. 132. 1875. Agelena, E. Simon, Les Arachnides de France, t. II, p. 109. 1878. Agelena, L. Beeker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

Le céphalothorax est allongé, avec la strie longitudinale large et les stries rayonnantes bien marquées.

Les yeux supérieurs, égaux, sont disposés en ligne très courbée en arrière; les antérieurs forment une ligne courbée dans le môme sens. Le bandeau est plus large que les yeux latéraux antérieurs.

Le plastron est presque aussi large que long; la lèvre est un peu plus longue que large. Les lames maxillaires dépassent la lèvre, au moins du tiers de leur longueur.

Les chélicères ne dépassent pas le bord frontal au-dessus.

Les filières supérieures sont beaucoup plus écartées que les inférieures, avec l'article basilaire plus long que ces dernières, mais plus court que l'article terminal; les filières inférieures sont grosses, conniventes ou subconniventes.

Les pattes sont assez longues; le tibia de la quatrième paire est à peu près aussi long que le céphalothorax; les tibias et les patellas de la quatrième paire sont plus courts que ceux de la première; ces derniers sont un peu plus courts que le tarse et le métatarse; les pattes sont munies d'épines aux fémurs, aux tibias et aux métatarses; les tarses des paires postérieures seules sont épineuses.

AGELENA LABYRINTHICA, Clerck, 1757.

(PI. XIII, fig. 12, 12a, 12fr, 12c, 12d, 12e.)

SYNONYMIE

DESCRIPTION

1757. Aranea labyrinthica, Clerck, Svenska Spindlarnes, p. 79, pi. II, tab. VIII.

1758. Aranea labyrinthica, Linné, Systema naturœ, éd. 10, vol. I, p. 620. 1758. Aranea riparia, Linné, Idem.

1763. Aranea Roeselii, Scopoli, Ent. Carn., p. 395.

1790. Aranea Lilligera, Rossi, Fauna Etrusca, t. II, p. 130.

1805. Agelena labyrinthica, Walckenaer (ad partem), Tableau des Aranéides, p. 51.

1861. Agelena labyrinthica, Westring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 309.

1864. Agelena labyrinthica, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. I, p. 152, pi. X, fig. 97.

1870. Agelena labyrinthica, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 159.

1875. Agelena labyrinthica, E. Simon, Les Arachnides de France, t. Il, p. 111.

1878. Agelena labyrinthica, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent.

de Belgique.)

1879. Agelena labyrinthica, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 67.

Mâle. — Le céphalothorax, fauve, plus obscur en avant, porte deux larges bandes noirâtres parallèles, plus ou moins distinctes; la pubescence claire qui le recouvre est très courte.

Les yeux supérieurs, égaux, sont plus petits que les antérieurs; les médians sont plus rapprochés entre eux que des latéraux; les yeux antérieurs, presque équidistants, sont séparés par des intervalles moins larges que leur diamètre ; les médians sont un peu plus gros que les latéraux. Le bandeau est plus que double des yeux latéraux antérieurs.

Les chélicères sont fortes et longues; il y a deux dents au bord supérieur de la rainure et trois au bord inférieur.

La patella de la patte-mâchoire porte au côté externe, sur le bord supérieur, une forte apophyse dirigée obliquement en dehors; le tibia, plus court que la patella, porte à son extrémité, du côté externe, une dilatation prolongée en avant en pointe droite; à la base de cette pointe, on distingue au-dessus une petite dent obtuse; le tarse, long, ovale, se prolonge en pointe étroite et peu allongée (fig. 12a).

L'abdomen ressemble à celui de la femelle.

Femelle (fig. 12). — Le céphalothorax est semblable à celui du mâle.

L'article terminal des filières, est un peu plus long que l'article basilaire.

L'épigyne, à peu près aussi longue que large, porte dans le haut une grande fossette en demicercle suivie de trois pièces transversales; la médiane, brun-rouge, rétrécie dans le bas, est tronquée carrément dans le haut; les latérales, plus petites, sont noires et arrondies.

L'abdomen, couvert de pubescence claire, est brun-fauve, parfois rougeâtre ou un peu olivâtre, avec une bande médiane plus pâle, souvent effacée, ne descendant pas jusqu'en bas, coupée et suivie de traits clairs en forme d'accents transversaux dont les derniers sont souvent réunis dans le milieu; le ventre, éclairci dans le centre, porte deux lignes brunes latérales.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 3.

MOEURS. (Fig. 126, 12c, 12</, 12e.) Cette araignée, commune dans toutes nos provinces, se ren-

contre depuis le commencement de l'été. Elle habite les bois, les chemins, etc. Lorsqu'elle est jeune, on la trouve très souvent dans les prairies et les champs de blé. Elle enveloppe les herbes d'une toile fine, souvent assez grande, en forme d'entonnoir (fig. 12c). Les bords extérieurs, évasés, sont soutenus en Pair par des fils tendus dans tous les sens, accrochés aux buissons ou aux grandes herbes voisines. Le centre enfoncé se prolonge entre les herbes en forme de tube assez long et souvent courbé. C'est dans le fond de ce tube que se tient l'araignée; elle se précipite avec une vivacité prodigieuse sur le moindre insecte qui se laisse tomber dans son piège. On la voit souvent parcourir sa demeure par bonds saccadés.

On peut l'observer encore vers la même époque le long des talus herbeux, dans les chemins creux bien ombragés. Sa toile alors devient horizontale et prend la forme d'un sac aboutissant toujours au tube qui parfois disparaît dans un creux de terre, ou s'enfonce assez profondément entre les ronces ou les broussailles.

J'en ai observé des centaines établies à Calmpthout dans les bruyères. Les toiles, très grandes, encore mouillées par la rosée, étincelaient aux rayons du soleil levant; c'était d'un effet charmant. On les trouve encore le long des berges des rivières.

Plus tard, elle recherche des endroits mieux abrités. On la trouve sous des saillies de toits de chaume, sous des hangars, etc., mais la toile conserve toujours son même caractère.

Enfin, au moment de la ponte, le travail change encore; la toile alors s'étale dans toute sa grandeur. L'araignée la construit sur les buissons, sur les haies, sur les touffes de ronces, etc; elle est énorme et se moule sur les objets qui l'entourent et la soutiennent; le tube s'enfonce profondément entre les tiges et les feuilles. C'est devenu une véritable forteresse dont les approches sont défendues par des centaines de fils tendus dans tous les sens et qui se resserrent en se rapprochant du vaste entonnoir sombre où se tient l'araignée.

L'accouplement a souvent lieu dans le tube; pendant cet acte, la femelle, tournée de côté, est presque renversée sur le dos.

Elle pond de soixante à soixante-dix œufs jaunâtres entourés d'une bourre soyeuse recouverte d'une toile blanche qu'elle cache sous des détritus et même sous des débris d'insectes. Les cocons sont souvent au nombre de deux ou trois; la mère les soigne avec sollicitude et les défend avec fureur : elle se fait tuer plutôt que de les abandonner.

Je figure (fig. 126) un cocon ouvert laissant voir la seconde enveloppe un peu rosée, et le tube écarté avec les deux cocons placés l'un près de l'autre (fig. 12c).

J'ai trouvé quelques individus isolés dans les dunes d'Ostende, établis entre les bifurcations des branches épineuses de petits buissons. Les toiles étaient moins étendues que celles que l'on trouve dans les bois ou sur les haies.

Ces araignées meurent presque toutes avant l'hiver; quelques-unes exceptionnellement hivernent

sous les pierres ou sous les écorces d'arbres; dans ce cas, elles s'entourent de toiles et de débris

de feuilles mortes.

Belgique.

DISTRIBUTION Commune dans toutes nos provinces. GÉOGRAPHIQUE. Hollande.

Répandue partout.

Répandue dans toute la Suisse.

Prusse — Silésie. — Bavière. — Saxe.

Toute l'Italie.

France.

Suisse.

Allemagne.

Italie.

Charkow, Jekaterinoslaw, Jeny-Sala.

Répandue en Angleterre.

Russie Angleterre Autriche-Hongrie.

Tyrol. — Galicie. — Hongrie : Szôllôske, Szinnaikô, Homonna, Tokay, Mad, Tallya, Szerencs, Vilhorlat, Soôly.

Espagne.

Galice : Cabanas. — Catalogne : Calella.

Environs de Constantinople.

Beyrout.

Morée : Nauplie. — Ile Cerigo.

Gothembourg, Upsal.

Turquie.

Syrie.

Grèce.

Suède.

AGELENA SIMILIS, Kyserling, 1863.

(PI. XIII, fig. 43, 43a.)

SYNONYMIE. 1837. Agelena labyrunthica, Walckenaer (ad pariem), Histoire naturelle des Insectes (Aptères), t. II, p. 20.

1865. Agelena similis, Kyserling, in Verhandl. d. zool-bot. Gesellsch. in Wien, t. XIII, p. 6, pi. X, fig. 2, 3. 1875. Agelena similis, E. Simon, Les Arachnides de France, i. II, p. 115.

1878. Agelena similis, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. eint. de Belgique.)

DESCRIPTION. Mâle. — Le céphalothorax, recouvert d'une pubescence blanchâtre, est fauve plus ou moins

foncé, avec une ligne noire marginale un peu denticulée en dedans et deux bandes noirâtres longitudinales découpées et parfois réunies sur la partie thoracique.

Les yeux supérieurs, égaux, sont équidistants et moins gros que les antérieurs; les médians antérieurs sont un peu moins rapprochés entre eux qu'ils ne le sont des latéraux. La largeur du bandeau est presque double de celle des yeux antérieurs.

Les chélicères, robustes, sont garnies de crins fauves.

La patella de la patte-mâchoire porte en avant, du côté externe, une assez forte apophyse, et par dessous un petit tubercule obtus; le tibia, plus court que la patella, se prolonge en avant, du côté externe, en forte apophyse large, déprimée, légèrement échancrée à son extrémité; le tarse, prolongé en avant en pointe étroite, un peu courte, est large et convexe à sa base (fig. 13a).

L'abdomen ressemble à celui de la femelle.

Femelle (fig. 13). — Le céphalothorax est semblable à celui du mâle.

Les filières supérieures sont noirâtres, avec l'article terminal plus long et moins gros que le basilaire.

L'épigyne, noire, forme une fossette à peu près ronde, entourée d'un rebord assez épais, latéralement surtout.

L'abdomen, noir, est orné dans le milieu d'une large bande longitudinale rougeâtre; cette bande, bordée de tachettes claires, est parfois coupée de petits accents très fins, souvent tout à fait effacés.

Le plastron est noir.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 3.

MOEURS. Cette araignée n'est pas très commune en Belgique. Je l'ai rencontrée dans des trous de

murailles. Dans ce cas, sa toile affecte la forme d'un hamac allongé. Lorsqu'elle s'établit sur les

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

haies ou les buissons, sa toile, d'un tissu blanc et serré, se moule sur les objets qui la supportent comme celle de VA. labyrinthica, dont ses mœurs la rapprochent beaucoup. La ponte commence à la tin de l'été.

Belgique.

Brabant . Laeken, Vilvorde, Auderghem.

Liège : Modave.

Namur . Yvoir.

France.

Paris : Bois de Boulogne. — Aube. — Charente-Inférieure. — Ain. — Pyrénées-Orientales. — Gers Lecloure, Courrensan. — Calvados : Lion-sur-Mer. — Corse.

Répandue dans toute la Suisse.

Suisse.

Italie.

Lombardie. — Piémont. — Toscane. — Vénétie. — Environs de Naples.

Bavière. — Prusse. — Silésie.

Simferopol, Jekaterinoslaw.

Allemagne.

Russie

Autriche-Hongrie.

Tyrol (nord et sud). — Galicie : Krakau. — Hongrie : Ujhely, Azar, Czeke, Szinnaikô, Zombar, Bodrogpart.

Turquie.

Environs de Constantinople.

Grèce.

Environs d'Athènes.

Les Agelena étrangères à notre faune sont :

A. livida, E Simon. — A. agelenoides, Walckenaer.

SYNONYMIE

CARACTÈRES

Le céi

DU GENRE

Genre TEXTRIX, Sundevall, 1833.

Agelena, Sundevall (ad partem), Svenska Spindlarnes Beskr., in Vet-Akad. Handl., p. 125. Textrix, Sundevall, Consp. Arachn., p. 19.

Tegenaria, Walckenaer (ad partem, 5° famille : les Tisseuses), Histoire naturelle des Insectes

(Aptères), t. H, p. 1.

Lycosoides, Lucas (ad partem), Expl. de l'Algérie (Arachnides), p. 121. Textrix, Westring, Araneœ Suecicœ descriplœ, p. 310. Textrix, Blackwall, Spiders ofGreat Britain, t. I, p. 171. Textrix, E. Simon (ad partem), Histoire naturelle des Araignées, p. 219. Textrix, Thorell, On European Spiders, p. 134. Textrix, E. Simon, Les Arachnides de France, t. II, p. 116. Textrix, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique, (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

Le céphalothorax est plus long que large; la strie médiane et les stries rayonnantes de la partie thoracique sont bien marquées.

Les yeux supérieurs disposés en ligne très courbée en avant sont gros; les médians occupent toute la largeur de la face; les yeux antérieurs, plus petits et plus serrés, forment une ligne droite ou légèrement courbée. Le bandeau, élevé, est renfoncé obliquement.

Les chélicères, longues, sont souvent un peu convexes à leur base.

Le plastron, plan, ovale, est plus long que large; la lèvre, presque aussi large que longue, est carrée et tronquée en avant; les lames maxillaires, larges, droites, dépassent la lèvre du tiers de leur longueur.

Les filières sont disposées en carré; les supérieures sont un peu plus écartées que les inférieures; leur article basilaire est au moins aussi long que les filières inférieures; l'article terminal, plus grêle, est presque du double plus long; les filières inférieures, courtes, sont largement séparées.

Les pattes ne sont pas fort longues; les fémurs antérieurs sont légèrement dilatés en dessus, à leur base; le tibia de la quatrième paire, toujours plus court que le céphalothorax, est plus long que celui de la première; les pattes sont épineuses; la griffe inférieure porte deux denticulations, et les supérieures dix ou douze.

SYNONYMIE

TEXTRIX DENTICULATA, Olivier, 1789.

(PI. XIII, fig. U, 14a, Ub.)

1789. Aranea denticulata, Olivier, Encyclopédie méthodique, t. IV, p. 215.

1804. Aranea calophylla, Panzer, Syst. NomencL, p. 244. (Schseffer, le. ins. Ratisb., t.I,tab.XLII,tig. 15.)

1852. Agelena lycosina, Sundevall, Svenska Spindlarnes, in Vet-Akad. Handl., p. 150.

1835. Textrix lycosina, Sundevall, Consp. Arachn., p. 19.

1855. Textrix agilis, Blackwall, Charact. of some undescr., etc., in Lond. and Edind. Phil. Mac, 5e série,

t. III, p. 109.

1857. Tegenaria lycosina, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. II, p. 15. 1844. Tegenaria fuliginea, Lucas, Note monogr. sur les Aran. compos. le genre Tegenaria, in Ann. de la

Soc. ent. de France, 2e série, t. II, p. 468. 1861. Textrix lycosina, Westring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 511. 1864. Textrix lycosina, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. I, p. 172, pi. XII, fig. 110. 1870. Textrix denticulata, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 160. 1875. Textrix denticulata, E. Simon, Les Arachnides de France, t. II, p. 120.

1878. Textrix denticulata, L. Becker, Catalogne des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de

Belgique.)

1879. Textrix denticulata, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 66.

DESCRIPTION. Mâle. — Le céphalothorax, brun-noir, souvent très foncé, est glabre sur les côtés; il porte

dans le milieu une bande longitudinale testacée, recouverte de poils blancs, n'atteignant pas le front en avant, ni en arrière le bord postérieur; le front est très avancé.

Les yeux supérieurs, visibles en dessus, occupent presque toute la largeur du front; entre les médians, très gros, existe un intervalle presque égal à leur diamètre; les latéraux, plus petits, sont plus largement séparés; les yeux antérieurs, formant une ligne un peu courbée en avant, sont équidislants, plus resserrés et plus petits que les supérieurs. Le bandeau, presque aussi large que l'aire oculaire, est enfoncé obliquement.

Les chélicères sont fortes et longues; les bords de la rainure sont armés chacun de deux petites

dents.

Les pattes, annelées, sont garnies de longues épines.

La patella de la patle-mâchoire est aussi longue que le tibia; celui-ci porte une apophyse, large à sa base, dirigée en avant et se terminant en pointe fine; le tarse, se termine en pointe dépassant le bulbe; ce dernier est entouré d'un stylum noir et présente un rebord lisse, rougeâtre, épais, terminé en arrière par une pointe recourbée (fig. 44a).

L'abdomen, qui ressemble à celui de la femelle, est souvent noir, avec la bande médiane à peine indiquée.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2 = 3.

Femelle (fig. 14). — Le céphalothorax est semblable à celui du mâle.

Le tibia de la patte-mâchoire est plus long que la patella; le tarse est plus long que ces deux articles.

L'épigyne forme une large fossette transversale; le bord postérieur est coupé en ligne droite; le bord antérieur est courbé en arrière.

L'abdomen, noir, porte une large bande longitudinale fauve plus ou moins rouge, contenant plusieurs taches foncées, disposées par paires; le ventre, fauve, est légèremenl ponctué.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1,2, 3.

Cette araignée, qui habite les interstices des murailles, les fentes des rochers ou les creux des vieux arbres, se tient dans un conduit soyeux, aboutissant à la toile tendue à l'extérieur, laquelle affecte au moment de sa construction la forme d'un hamac allongé. Cette toile est plane et bien tendue; ce n'est qu'au bout d'un jour ou deux qu'elle se creuse dans le milieu (fig. \kb).

L'accouplement a lieu vers le milieu du mois de juin. Au commencement de juillet, la femelle pond de cinquante à soixante-dix œufs; elle les enferme dans un cocon blanc, rond, aplati, qu'elle attache à une pierre. Comme les autres Agelenidœ, elle recouvre ce cocon de débris de toute nature pour le dissimuler aux regards.

Pendant l'hiver, on la trouve quelquefois engourdie dans une retraite soyeuse, cachée dans les rochers, les murs ou sous les écorces.

Belgique.

DISTRIBUTION Brabant : Environs de Bruxelles, bois de la Cambre, Boitsfort, Mont-Saint-Guibert, Bousval, Noirhal. GÉOGRAPHIQUE. ^nwr,: Calmpthout.

Liège : Theux, Tilff, Modave.

Namur : Environs de Namur, Yvoir, Dinant.

Flandre orientale : Environs de Gand.

Hollande.

Maestrieht.

Tout le nord et le centre de la France.

Suisse.

Vallée de la Reuss. — Tessin.

Angleterre.

Berwickshire. — Sutherlandshire. — Ecosse : Glascow, Aberdeen.

Autriche-Hongrie.

Tyrol (nord et sud) — Hongrie : Azar, Nagy-Szôllôs.

Allemagne.

Bavière. — Prusse.

Italie.

Piémont. — Lombardie. — Vénélie.

Espagne.

Galice : Cabanas.

Suède-Norwège.

Les Textrix étrangers à notre faune sont :

T. pinicola, E. Simon. — T. flavomaculata , Lucas. — T. caudata, L. Koch. — T. coarctata, L. Dufour. — T. albosignata, E. Simon. — T. rufithorax, Lucas. — T. vestila, C. Koch. — T. subfasciata, E. Simon (Maroc). — T. variegata, E. Simon (Gibraltar). — T. inornata, Cambridge (Syrie). — T. puta, Cambridge (Syrie). — T. Leprieuri, E. Simon (Algérie).

SYNONYMIE

Genre HAHNIA, C. Koch, 4 841.

1841. Hahnia, C. Koch (ad pariem), Die Arachniden, t. VIII, pp. 61, 63.

1841. Agelena, Blackwall (ad pariem), Thediffer. in the nivmb. ofeyes, etc., p. 619.

1847. Argus, Walckenaer (ad pariem), Histoire ■naturelle des insectes (Aptères), t. IV, pp. 465,303, 506.

1861. Hahnia, Westring (ad partem), Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 315.

1864. Agelena, Blackwall, Spiders oj Great Britaiu, t. I, p. 152.

1864. Agelena, E. Simon (ad partem, sous-gcniv Hahnia), Histoire naturelle des Araignées, p. 212.

1869. Hahnia, Menge (ad partem), Preussische Spinnen, t. III, p. 251.

1870. Hahnia, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 131.

1875. Hahnia, E. Simon, Les Arachnides de France, t. Il, p. 129.

Le céphalothorax est plus long que large, avec la strie médiane longitudinale et les stries rayonnantes bien marquées; la partie céphalique, plus ou moins large, est longue et convexe.

Les yeux supérieurs sont disposés en ligne légèrement courbée en arrière; les médians sont toujours plus séparés entre eux que des latéraux; les yeux antérieurs, presque connivents, forment une ligne plus courbée en arrière que la supérieure; les yeux latéraux ne sont pas soulevés.

Le bandeau est au moins aussi large que les veux latéraux antérieurs.

Les chélicères, assez longues, sont parfois légèrement convexes.

Le plastron, large en avant, se rétrécit en arrière; la lèvre est plus large que longue; les lames maxillaires la dépassent de beaucoup.

Les filières sont placées sur une seule ligne Iransverse fort large; les médianes, d'un seul article, sont très développées; les intermédiaires, plus longues, plus épaisses, portent un second article conique très court; les filières externes sont composées de deux articles; le basilaire est aussi long que les intermédiaires et le terminal plus court.

Les pattes, peu longues, sont garnies de crins et d'épines qui font défaut aux tarses et aux métatarses des paires antérieures; les griffes supérieures sont armées de fines et nombreuses denticulations.

HAHNIA ELEGANS, Blackwall, 1841.

(PI. XIII, fig. 1S, 15a.)

SYNONYMIE. 1841. Agelena elegans, Blackwall, The difler. in the number ofeyes; etc., p. 619.

1841. Hahnia pratensis, C. Koch, Die Arachniden, t. VIII, p. 64, fig. 639.

1869. Hahnia pratensis, Menge, Preussische Spinnen, t. 111, p. 253, pi. XLVIII, tab. CL.

1870. Hahnia elegans, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 480.

1875. Hahnia elegans, E. Simon, Les Arachnides de France, t. II, p. 136.

1878. Hahnia elegans, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

1879. Hahnia elegans, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 69.

DESCRIPTION. Mâle. — Le céphalothorax est fauve rougeâlre, plus ou moins pâle, avec les stries rayonnantes

bien indiquées; le groupe oculaire occupe presque toute la largeur du front, qui est lui-même très large et très obtus.

Les yeux supérieurs forment une ligne légèrement courbée en arrière; les latéraux sont un peu plus gros; les médians, moins resserrés, sont séparés par un intervalle un peu plus large que leur diamètre; les yeux antérieurs, presque connivents, forment une ligne très courbée en arrière; les médians, beaucoup plus gros que les médians supérieurs et plus gros que les latéraux, sont placés sur une tache noire avancée sur le bandeau; celui-ci, creusé sous les yeux, s'avance ensuite au-dessus de la base des chélicères; il est un peu moins large que l'aire oculaire.

Le fémur de la patte-mâchoire, assez court, porte en dessous, vers le milieu, une petite apophyse aiguë et courbée; la patella, convexe, géniculée, porte en dessous, à son bord externe, une pointe noire; le tibia, plus étroit et aussi long que la patella, présente en dessous également une longue apophyse noire, droite, dirigée en arrière sous la patella; cette apophyse aiguë, coupée obliquement à son extrémité, porte à sa partie terminale une pointe verticale très petite; le bulbe est entouré d'un stylum en spirale.

L'abdomen ressemble à celui de la femelle.

Femelle (fig. 15). — Le céphalothorax est fauve-rouge, un peu plus vif que celui du mâle.

Les yeux supérieurs forment une ligne assez courbée; l'intervalle qui sépare les médians est plus large que leur diamètre; les yeux antérieurs, plus gros que les supérieurs et les médians, sont plus gros que les latéraux.

L'épigyne forme une grande plaque noire légèrement rétrécie et échancrée en avant.

L'abdomen, brun-noir, porte vers le milieu deux gros points fauves, suivis de traits transversaux en forme d'accents; il est en outre finement ponctué de fauve sur les côtés; les poils grisâtres qui le recouvrent rendent ces dessins plus ou moins distincts; le ventre et les filières sont un peu moins noirs (fig. 15a).

Ordre de longueur des pattes : 4, 1 = 2, 3.

MOEURS. Cette araignée, assez commune en Belgique, se rencontre pendant toute Tannée, car elle

hiverne sous les feuilles mortes ou les détritus; elle recherche les endroits humides, le bord des étangs ou des mares et se file à la base des plantes une petite toile horizontale très légère. La ponte a lieu vers la fin de juillet, La femelle dépose ses œufs très peu nombreux (de cinq à dix) dans un cocon blanc, convexe d'un côté et qu'elle fixe ordinairement par le côté aplati à une tige voisine.

Belgique.

DISTRIBUTION Brabant : Boitsfort, Groenendael, Auderghem, Noirhal, Diest. GÉOGRAPHIQUE. Anvers . Calmpthout.

Limbourg : Genek.

Luxembourg : Bar vaux, Laroche.

Frange.

Angleterre.

Suisse.

Italie.

Allemagne.

Toute la France. — Corse.

Berwickshire — Dorsetshire. Tessin : Lugano.

Lombardie. — Piémont.

Prusse. — Bavière.

Les Hahnia étrangères à notre faune sont :

H. pratensis, C. Koch. — H. petrobia, E. Simon. — H. nava, Blackwall. — H. ononidum, E. Simon. — H. propinqua, E. Simon. — H. helveola, E. Simon. — H. bressica, E. Simon. — H. pusilla> C. Koch. — H. candida, E. Simon. — H. muscicola, E. Simon.

SYNONYMIE

Famille des DICTYNID^E.

1861. Ciniflonid^, Blackwall (ad partem), Spiders of Great Britain, t. I, p. 139.

1864. Drassiformes, E. Simon (ad partem : genre Amaurobius), Histoire naturelle des Araignées, p. 95.

1864. Theridiformes, E. Simon (ad partem : genre Dictyna), Idem, p. 149.

1870. Amauroriin/e (sous-famille), Thorell, On European Spiders, p. 121.

1874. DiCTYNiDiE, E. Simon, Les Arachnides de France, t. 1, p. 175.

1878. DictymdvE, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

CARACTÈRES E LA FAMILLE

Les yeux, placés sur deux lignes presque droites, sont opaques, sauf les deux du milieu du premier rang qui sont diurnes. Exceplé chez quelques Dictyna, le bandeau est plus étroit que Paire oculaire.

Le céphalothorax est plus long que large; la partie céphalique, étroite, est nettement séparée par des stries qui joignent la sirie thoracique longitudinale ; la partie thoracique est marquée en outre de stries rayonnantes.

Les chélicères sont perpendiculaires.

Les filières sont au nombre de six; les quatre latérales, disposées en carré, sont courtes, égales et plus épaisses; les inférieures ne sont formées que d'un seul article; les supérieures en ont le plus souvent deux; le second, très court, est garni de fusules sur toute sa surface.

Il y a trois griffes tarsales; les supérieures sont longues et pectinées; l'inférieure, recourbée, présente souvent plus de deux denliculations; il n'existe pas de griffes auxiliaires.

La patte-mâchoire de la femelle porte une griffe peclinée. Un calamistrum aux métatarses de la quatrième paire occupe à peu près toute la longueur de l'article.

Un cribellum existe entre les filières inférieures.

Le tarse du mâle recouvre complètement le bulbe en dessus.

SYNONYMIE

Genre DICTYNA, Sundevall, 1833.

1805. Theridion, Walckenaer (ad partem, 7e fam. : Les Minimes), Tableau des Aranéides, p. 72. 1805. Drassus, Walckenaer (ad partem, 3e fam. : Phytophilœ conspicuœ), Idem, p. 45. 1833. Dictyna, Sundevall, Conspectus Arachnidum, etc., p. 16.

1833. Cluriona, Blackwall (ad partem), Characters of some undescr. gênera and species of Araneidœ,

1834. Drassus, Blackwall (ad partem), Res. in Zool., p. 357.

1840. Operaria, Blackwall, in Proceed. of the Linn, Soc, t. I, p. 6.

1841 . Ergatis, Blackwall, The differ. in the numb. of eijes, etc., p. 608.

1847. Argus, Walckenaer (ad partem), Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. IV, p. 500.

1861. Dictyna, Westring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 382.

1861. Ergatis, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. I, p. 146.

1870. Dictyna, Thorell, On European Spiders, p. 122.

1874. Dictyna, E. Simon, Les Arachnides de France, t. 1, p. 177.

1878. Dictyna, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

1881. Dictyna, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 46.

CARACTÈRES DU GENRE

Le céphalothorax, plus long que large, avec la partie céphalique toujours convexe, principalement chez le mâle, presque globuleuse dans le milieu, s'incline en avant et surtout en arrière.

Les yeux occupent toute la largeur du front; les supérieurs disposés en ligne droite ou légèrement courbée en arrière, sont séparés par des intervalles au moins aussi larges que leur diamètre; les yeux antérieurs forment une ligne droite, moins large; les médians sont presque

toujours plus petits; les yeux latéraux sont un peu soulevés. Le bandeau, vertical, est quelquefois aussi large que tout le groupe oculaire.

Les chélicères des femelles sont longues et planes en avant; celles des mâles, déprimées transversalement au milieu, sont le plus souvent échancrées du côté interne.

Le plastron est presque aussi large que long; la lèvre, triangulaire, graduellement rétrécie et arrondie, est plus longue que large; les lames maxillaires, inclinées, dépassent à peine la lèvre.

Les quatre principales filières, longues et à peu près égales, forment un carré.

Les pattes, assez faibles, surtout chez les mâles, sont dépourvues d'épines.

Les griffes tarsales supérieures, peu fortes, entourées de poils denticulés, sont munies de longues dents fines; la griffe inférieure en porte de quatre à six.

La patte-mâchoire de la femelle porte une griffe très recourbée, munie de longues dénis serrées, au nombre de cinq.

Toutes les Dictyna sont pourvues d'un cribellum et d'un calamislrum.

DICTYNA FLAVESCENS, Walckenaer, 1825.

(PI, XIV, fig. % "2a.,

SYNONYMIE

1825. Drassus flavescens, Walckenaer, Aranéides de France, p. 179, n° 12.

1836. Dictyna variabilis, C. Koch, Die Arachniden, t. III, p. 29, fig. 187.

1869. Ergatis pallens, Blackwall, Descr. of six récent dise, spec, in Ann. and Mag. of Nat. Hist., 3° série,

t. III, p. 94.

1874. Dictyna flavescens, E. Simon, Les Arachnides de France, t. I, p. 181. 1878. Dictyna flavescens, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. '(Ann. de la Soc. ent. de

Belgique.) 1881. Dictyna variabilis, Cambridge, Spiders of Dorset, t. II, p. 466.

DESCRIPTION. Mâle. — Le céphalothorax, fauve-rouge foncé, souvent obscur et violacé, chagriné en arrière,

est garni de poils blanchâtres.

Les yeux supérieurs, formant une ligne presque droite, sont égaux, et les médians, séparés par un intervalle plus large que leur diamètre, sont plus resserrés que les latéraux; les yeux antérieurs forment également une ligne à peu près droite; les médians sont aussi gros que les supérieurs et à peine moins gros que les latéraux; ces derniers sont séparés des latéraux supérieurs par un intervalle très petit. Le bandeau est presque aussi large que l'aire oculaire.

Les chélicères sont plus longues que la face.

Les pattes sont rougeàtres, avec les fémurs des deux premières paires plus forls et plus foncés, surtout vers l'extrémité.

Le tibia de la patte-mâchoire, plus étroit et de même longueur que la patella, porte à son extrémité externe, près de la base du tarse, une petite pointe courte ; le tarse, ovale, plus long que les deux articles précédents, se termine en pointe; le bulbe est entouré d'un stylum noir adhérent, prolongé en pointe membraneuse contournée du côté externe.

L'abdomen et le céphalothorax, de même couleur, sont garnis de poils blanchâtres, sans dessins

apparents.

Femelle (fig. 2). — Le céphalothorax, brun-rouge, est entouré d'une bande marginale d'un

blanc jaunâtre clair.

L'épigyne porte deux fossettes ovales allongées, obliques, réunies par la pointe; on remarque un point glabre de chaque côté de l'épigastre.

L'abdomen, testacé, couvert de poils blanchâtres, porte dans le centre, en commençant du haut,

DESCRIPTION DES ARACHNIDES DE BELGIQUE. 2i5

quelques points ou tachettes brunes, suivies vers le milieu d'une grande tache découpée, foncée, contenant elle-même quelques petits points clairs; sur les côtés, deux bandes brunes, rapprochées au niveau de la tache centrale, descendent jusqu'au-dessus des filières où elles se réunissent par des lignes transversales; l'abdomen est souvent jaune ou rouge clair.

Ordre de longueur des pattes : 1, 2, 4, 5.

MOEURS. C'est presque toujours sur les buissons de chêne que j'ai observé celle araignée. Elle choisit

une grande feuille sur laquelle elle tisse en largeur une bande de soie d'où partent des fils irrégulièrement tendus dans tous les sens (fig. 2a). Elle se tient sous sa toile, le ventre en l'air. Ce piège semble excellent, car ii n'est pas rare de voir sept à huit moucherons s'y faire prendre en quelques heures. C'est sur celte feuille qu'a lieu l'accouplement. Le mâle rôde pendant plusieurs jours autour de la toile avant d'oser s'en approcher. Une fois la femelle fécondée, elle choisit une autre feuille dans les environs et dépose ses œufs, au nombre de vingt à trente, dans une coque ronde, aplatie, très blanche, qu'elle fixe à l'aide de fils; ceux-ci lui servent souvent encore à rouler la feuille en forme de cornet.

II n'est pas rare de voir plusieurs mâles sur la toile de la femelle; les jeune Diclyna éclosent au bout d'une vingtaine de jours et sont alors entièrement vertes, comme la feuille qui les porte.

J'ai observé souvent, vers le soir, les mâles dans des champs de blé, aux lisières de bois; ils avaient tendu des fils à l'extrémité des épis.

Belgique.

DISTRIBUTION Brabant : Environs de Bruxelles, bois de la Cambre, Boilsforl, Groenendael. GÉOGRAPHIQUE. Anvers . Calmpthout, Postel.

Liège : Tilff, Comblain-au-Pont, Modave.

Flandre orientale : Environs de Gand, environs de Grammont.

Luxembourg : Awenne, Redu, Barvaux.

L imbourg : Hasselt, Genck.

Namur . Beauraing, Yvoir, Han-sur-Lesse.

Hainaut : Braine-le-Comte (forêt de la Houssière).

Hollande.

Bréda, Maestricht.

France.

Toute la France.

Allemagne.

Bavière. — Prusse. — Silésie.

Angleterre.

Assez répandue en Angleterre.

Autriche-Hongrie,

Hongrie : Cassovie. Veranno, Ujhely, Vilhorlat.

Italie.

Lombardie. — Piémont. — Vénétie. — Toscane. — Sicile.

Suisse.

Vallée de la Beuss. — Tessin.

Espagne.

Douro.

DICTYNA VIRIDISSIMA, Wakkenaer, 1802.

(PI. XIV, fig. 3, 3a.)

SYNONYMIE. 1802. Aranea viridissima, Walckenaer, Faune parisienne, t. II, p. 212.

1805. Drassus viridissimus, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 46.

1825. Drassus viridissimus, Walckenaer, Faune française, p. 176.

1857. Drassus viridissimus, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. I, p. 631.

1870. Dictyna viridissima, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 513.

1874. Dictyna viridissima, E. Simon, Les Arachnides de France, f. I, p. 183.

1878. Dictyna viridissima, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

DESCRIPTION. Mâle. — Le céphalothorax, fauve teinté de vert ou jaune-rouge, pâle sur les bords, es! garni

de lignes longitudinales formées de poils blancs espacés.

Les yeux supérieurs, formant une ligne presque droite, sont petits, égaux, avec les médians plus rapprochés que les latéraux; les yeux antérieurs, plus gros, sont disposés en ligne presque droite; les médians sont plus rapprochés que les médians supérieurs; les yeux latéraux sont subconnivents. Le bandeau est moins large que l'aire oculaire.

Les chélicères sont beaucoup plus longues que la face.

La patella, presque carrée, plus longue que le tibia, porte au-dessus, du côlé externe, une petite pointe fauve, peu visible; le tibia est légèrement dilaté extérieurement à son extrémité; le tarse, plus long que les deux articles précédents, se termine en pointe; le bulbe est entouré d'un stylum noir, prolongé en arrière en pointe membraneuse contournée.

L'abdomen, vert comme celui de la femelle, est parfois rougeàlre avant le dernier changement de peau; j'ai pu vérifier une observation faite par M. Balbiani (*) : au moment de la copulation, la coloration devient jaune sale, pour redevenir verte un peu après; d'après cet auteur, ce changement devrait être attribué à l'état d'éréthisme dans lequel se trouve le mâle, c'est-à-dire à une influence nerveuse agissant sur les éléments chromatophores du tégument extérieur.

Femelle (fig. 3). — Le céphalothorax ressemble à celui du mâle.

Le tibia de la patte-mâchoire est plus long que la patella.

L'épigyne forme une fossette rétréci e en arrière, partagée en avant en deux branches arrondies; un point glabre est placé de chaque côlé, sur le bord de l'épigastre.

L'abdomen est vert, avec une bordure blanchâtre en avant et des poinls clairs souvent disposés en arrière en lignes verticales peu régulières.

Ordre de longueur des pattes : 1,2, 4, 3.

MOEURS. J'ai rencontré cette araignée pendant l'été, mais surtout en automne, dans les bois, sur les

arbustes et les buissons. Elle dépose ses œufs dans plusieurs petits cocons lenticulaires aplatis, qu'elle applique contre une feuille; elle les recouvre d'un voile de soie attaché par places sur les bords, sorte de petite tente dont l'accès lui est facile; quelques fils solides maintiennent le tout (fig. 3a); en tendant ceux-ci, elle replie légèrement les bords de la feuille. L'araignée sort très rarement de cet abri, surtout pendant les jours qui précèdent l'éclosion; lorsque les petites Dictyna percent leur enveloppe de soie, elles sont d'un vert pâle, presque incolores, et la deuxième paire de pattes est la plus longue ; ces araignées varient beaucoup à chaque changement de peau. J'ai vu souvent le mâle et la femelle réunis et paraissant vivre en très bonne intelligence. Cette espèce est assez commune et répandue en Belgique.

(*) Mémoires sur le développement des Aranéides, 1873.

Belgiqoe.

DISTRIBUTION Brabant : Environs de Bruxelles, bois de la Cambre, Boilsfort, Auderghcm, Rhode-Saint-Genèse, Grand- GÉOGRAPHIQUE. Bigard, La Hulpe, Noirhal.

JSamur : Environs de Namur, Dave, Yvoir, Kan-sur-Lesse.

Liège : Modave, Spa, Comblain-au-Pont, Tilff.

Luxembourg : Laroche, Barvaux, Redu.

Flandre orientale : Environs de Grammont.

Limbourg : Genek.

Maeslrichl.

France.

Toute la France.

Allemagne.

Friedrichroda.

Autriche-Hongrie.

Hongrie : Ujhely.

Suisse.

Passace de la Fluela — Lu cerne. — Vallée de la Reuss. - Tessin.

Lombardie. — Piémont. — Vénélie. — Sicile.

Podolski, Kamienietz, Simferopol.

Italie.

Russie.

SYNONYMIE

DIÔTYNA UNCINATA, Tliorell, 1856.

(PI. XIV, Kg. 4, 4a, 4b.)

1856. Dictyna uncinata, Thorell, Recensio crilica Aranearum Suecicarum, etc., p. 82.

1861. Dictyna uncinata, Westring, A raneœ Suecicœ descriptœ, p. 385.

1862. Ergatis arrorea, Cambridge, Descr. of ten new spec, etc., in Zoologist, 1862, p. 7960. 1869. Dictyna uncinata, Menge, Preussische Spinnen, t. III, p. 246, pi. XLVI1, tab. CXLIV. 1874. Dictyna uncinata, E. Simon, Les Arachnides de France, t. I, p. 186.

1878. Dictyna uncinata, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de

1879. Dictyna uncinata, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 50.

DESCRIPTION. Mâle. — Le céphalothorax, légèrement chagriné, brun-rouge plus ou moins obscur, est garni

de poils blanchâtres.

Les yeux supérieurs formant une ligne un peu inclinée en arrière, sont presque équidistants; les yeux antérieurs sont disposés en ligne à peu près droite; les latéraux des deux lignes se touchent.

Les chélicéres sont longues et finement striées.

Le plastron, lisse, est brun-rouge.

La palella de la patte- mâchoire, plus courte que le tibia, convexe au-dessus, est presque aussi large que longue; le libia porle à sa base en dessous une pointe aiguë, verticale, et tout près d'elle une autre petite tige de même longueur; le bulbe est entouré d'une lame membraneuse se terminant en arrière, sous le tibia, par une pointe recourbée (fig. M).

L'abdomen est ordinairement noir-brun unicolore.

Femelle (fig. 4). — Le céphalothorax, rougeâtre, un peu plus pâle en avant, porte des poils blancs qui dessinent parfois des lignes claires longitudinales.

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