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DE LA SOUS-FAMILLE

Sous-famille des DRASSINAE.

Une impression visible, oblique ou longitudinale, existe sur les lames maxillaires. Les filières inférieures sont disjointes.

SYNONYMIE

Genre M1CARIA, Westring, 1851.

1805. Drassus, Walckenaer (ad partem), Tableau des Aranèides, p. 45.

1832. Clubiona, Sundevall (ad partem), Svenska Spindlarnes Beskr., p. 138.

1835. Macaria, C. Koch, in Herrich Schaejfer, Deutschl. Ins., p. 129, fig. 14-16.

1851. Micaria, Westring, Forteckn., etc., p. 46.

1861. Micaria, Westring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 550.

1861. Drassus, Blackwall (ad parlem), Spiders of Great Britain, i. I, p. 104.

1864. Macaria, E. Simon, Histoire naturelle des Araignées, p. 112.

1866. Micaria, L. Koch (ad partem), Die Arachniden-Fam. d. Drassiden, pp. 2, 52.

1870. Micaria, Thorell (ad partem), On European Spiders, p. 147.

1878. Micaria, K. Simon, Les Arachnides de France, t. IV, p. 5.

1878. Micaria, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

1879. Micaria, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 11.

CARACTÈRES DU GENRE

Le céphalothorax, ovale allongé, à front large, bombé, ne présente pas de strie longitudinale; il se rétrécit en avant depuis les hanches de la première ou seconde paire de pattes; en arrière depuis l'intervalle des hanches de la seconde à la troisième; le bord postérieur est largement échancré ou obtusément tronqué; il existe un large rebord vertical, aminci parfois dans le milieu.

Les yeux antérieurs, disposés en ligne plus ou moins courbée en arrière, sont égaux, assez resserrés; quelquefois les médians sont plus petits; les yeux supérieurs forment une ligne plus large, bien séparée de la première, presque droite ou légèrement arquée en arrière. Le bandeau, vertical, est beaucoup plus large que les yeux antérieurs.

Le plastron, ovale, plus long que large, dépourvu d'impression, est atténué en arrière.

La lèvre, plus longue que large, rétrécie depuis la base, atteint et dépasse même parfois le tiers supérieur du bord interne des mâchoires.

Les lames maxillaires sont peu longues et larges; le bord interne est droit ou légèrement échancré au niveau de la lèvre; le bord externe présente l'insertion du trochanler au milieu de sa longueur chez Pulkaria ou un peu en avant chez Formicaria; passé ce point, les lames se resserrent, puis deviennent droites et s'élargissent même un peu à l'extrémité; l'angle interne supérieur est arrondi, tandis que l'angle externe est plus ou moins carré.

Les chélicères sont parallèles, verticales, quelquefois légèrement atténuées, mais elles ne sont jamais bombées en avant; le crochet, très arqué, gros à sa base, se rétrécit fortement; on observe de petites denticulations au bord de la rainure.

L'abdomen, allongé, cylindrique, s'arrondit aux extrémités; il est souvent un peu plus étroit en avant, avec une dépression transversale dans le milieu.

Les pattes ont les fémurs souvent très forts, surtout ceux des premières paires; les articles terminaux sont au contraire très grêles; la patella de la première paire n'est jamais beaucoup plus longue que celle de la seconde; les tarses des deux premières paires sont fort longs relativement aux métatarses; les épines, assez rares, sont fines et ne forment pas de séries; il n'en existe jamais aux patellas; les tarses et les métatarses des deux premières paires sont munis de scopulas peu serrées qui ne consistent souvent qu'en deux lignes de crins très

étroites; les téguments du céphalothorax, de l'abdomen et du dessus de la base des pattes, parfois même ceux du plastron et des chélicères, sont recouverts de poils élargis en forme de squames à éclat métallique et fortement irisé; il y a des poils simples sur les autres parties du corps.

Les tarses sont munis de petites griffes plus ou moins recourbées.

Chez la femelle, la griffe de la patte-mâchoire, petite et fortement courbée, est dépourvue de dents.

SYNONYMIE

MICARIA PULICARIA, Sundevall, 1833.

(PI. XVI, fig. 1, la, \b.)

Clubiona pulicaria, Sundevall, Svenska Spindlarnes Beskrifning, p. 140.

Dkassus nitens, Blackwall, Charact. of some undescr., etc., in Lond. and Edinb. Phil. Mac, 5e série,

l. IN, p. 439.

Drassus lugubris, Walckenaer, Histoire naturelle des Insectes (Aptères), t. I, p. 624. Macaria formosa, C. KocIî, Die Arachniden, t. VI, p. 97, fig. 501.

Drassus micans, Blackwall, Descr. of six newly dise, spec, etc., in Ann. and Mag. of Nat. Hjst., 5e série, t. I, p. 430.

Drassls micans, Blackwall, Spiders ofGreat Britain, t. I, p. 118, pi. VI, fig. 72.

Drassus nitens, Blackwall, Idem, t. I, p. 119, pi. VI, fig. 75.

Micaria nitens, Westring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 336.

Micaria pulicaria, Westring, Idem, p. 334.

Macaria formosa, Ohlert, Die Araneiden oder echten Spinnen der Provinz Preussen, p. 104.

Macaria nitens, Ohlert (ad partem), Idem, p. 104.

Micaria pulicaria, ïhorell, Remarks on Synonyms, p. 173.

Micaria pulicaria, Mcnge, Preussische Spinnen, t. V, p. 325, pi. LVII, tab. CLXXXVI.

Micaria pulicaria, ë. Simon, les Arachnides de France, t. IV, p. 21.

Micaria pulicaria, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de

Belgique.) Micaria pulicaria, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 12.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 1). — Le céphalothorax, parfois plus pâle que celui de la femelle, entouré d'une

étroite marge noire, brun-rouge plus ou moins foncé, est recouvert de poils blanchâtres; sur la partie thoracique se trouvent en arrière deux traits rayonnants très blancs, souvent plus nets chez la femelle.

La patella est aussi longue que le tibia; l'apophyse de ce dernier, assez forte, est plus courte que le diamètre de l'article; le tarse, à peu près aussi long que les deux articles précédents, porte quatre épines en dessous; il se termine en pointe plus courte d'un tiers que le bulbe (fig. la).

Les fémurs des deux paires de pattes antérieures sont très foncés; ceux des paires postérieures ainsi que les tibias sont rayés de brun sur les côtés.

Les chélicères, striées, sont échancrées longitudinalement au bord interne.

L'abdomen ne présente souvent que les deux lignes blanches transversales.

Ordre de longueur des pattes : 4 = 1, 2, 3.

Femelle, — Le céphalothorax est presque semblable à celui du mâle.

Les yeux supérieurs, à peu près égaux, sont disposés en ligne légèrement courbée; les médians, un peu plus petits et plus séparés que les latéraux ont l'intervalle au moins aussi large que leur diamètre; les yeux antérieurs forment une ligne très courbée; les médians, plus petits, très rapprochés des latéraux, sont séparés par un intervalle plus large que leur diamètre.

L'épigyne, plus large que longue, forme une grande plaque brun-rouge; elle porte en avant une strie très forte et deux petites saillies allongées dans le milieu ; elle est un peu rétrécie et obtusément tronquée en arrière (fig. \b).

MOEURS

L'abdomen porte une pubescence métallique, verte, irisée, à reflets rouge violacé, surtout en avant et en arrière; dans la partie supérieure se trouve une petite ligne blanche transversale et plus bas une seconde ligne un peu plus fine; souvent on voit un point médian entre les deux lignes et en dessous une série de trois autres points blancs en ligne longitudinale; il y a une touffe de poils blancs au-dessus des filières.

Ordre de longueur des pattes: 4, 1, 2, 5.

Cette araignée, assez commune en Belgique, peut se rencontrer pendant toute Tannée, car elle résiste aux plus grands froids. Elle passe l'hiver cachée sous les écorces, surtout sous celles des platanes. Elle court, pendant l'été, à l'ardeur du soleil, sur les plantes basses et les bruyères. Au moment de la ponte, en juillet, les femelles déposent leurs œufs, au nombre de vingt à trente, dans un cocon en forme de disque, très bombé d'un côté et aplati de l'autre; ce cocon, placé sur les bruyères ou enlre les feuilles des petits buissons, est renfermé dans une sorte de tente soyeuse s'ouvrant aux deux extrémités.

GÉOGRAPHIQUE

Belgique.

Brabant: Environs de Bruxelles, bois de la Cambre, Rhode Saint-Genèse, Boitsforl, Groenendael. Waterloo, Auderghem, Ucele, Calevoet.

Namur : Environs de Namur, Namèche, Yvoir.

Liège : Tilff, Comblain-au-Pont.

Hainaut : Hennuyères, Braine-le-Comte (forêt de la Houssière).

Hollande.

Je lai reçue plusieurs fois sans désignation de localité.

France.

Centre et nord de la France. — Alpes : Lautaret, Sappey. — Pyrénées. — Corse.

Allemagne.

Bavière. — Saxe. — Hanovre. — Prusse.

Autriche-Hongrie.

Tyrol (nord et sud). — Hongrie : Varanno, Ujhely.

Russie.

Odessa, Sudak, Simferopol.

Angleterre.

Dorsetshire. — Berwickshire. — Ecosse : Aberdeen. Glascow.

Tessin : Lugano, Locarno.

Suisse.

Italie.

Vénétie. — Lombardie. — Piémont. — Toscane.

CARACTÈRES Dt GENRE.

Genre MICARIOLEPIS, E. Simon, 1874.

1874. Chrysothrix, E. Simon, Les Arachnides de France, t. IV, p. 29. 1874. Micariolepis, E. Simon, Idem»

Le céphalothorax, convexe, allongé, rétréci en arrière et en avant, est dépourvu de strie longitudinale; le front est assez large; il existe un large rebord, relevé légèrement en arrière.

Les yeux antérieurs, resserrés et disposés en ligne courbée en arrière, sont égaux; parfois les médians sonl un peu plus petits; les yeux supérieurs, à peu près égaux, sont disposés en ligne courbée en avant, plus large et bien séparée de la première. Le bandeau, vertical, est plus large que les yeux antérieurs.

Le plastron, longuement atténué en arrière, est ovale et beaucoup plus long que large.

La lèvre et les lames maxillaires sont semblables à celles des Micaria.

Les chélicères, verticales, courtes, ne sont pas convexes.

L'abdomen, cylindrique, allongé, arrondi aux extrémités, est déprimé transversalement dans le milieu.

Les pattes sont fines et allongées; les patellas des deux premières paires sont égales et les tarses de ces mêmes paires sont fort longs relativement aux métatarses; les pattes des trois dernières paires sont inermes; il n'existe pas de scopulas; on remarque quelques longues épines aux pattes antérieures.

Les griffes des tarses et celle de la patte-mâchoire de la femelle, inermes, sont arquées régulièrement et fines.

MICAR10LEPIS SPLENDIDISSIMA, L. Koch, 1876.

(PI. XVI, fig. 2.)

1876. Micaria splendidissima, L. Koch, Die Arachn. fam. d. Drassiden.

1878. Chrysothrix splendidissima, E. Simon, Les Arachnides de France, t. IV, p. 30.

DESCRIPTION. Mâle. — Le céphalothorax, brun noirâtre très foncé, entouré d'une ligne noire marginale,

avec les stries rayonnantes très obscurcies, est recouvert d'une pubescence à reflets métalliques, verdâlre ou bleuâtre au-dessus, rouge vif sur les côtés, irisée d'un rouge violacé en avant.

La patella de la patte-mâchoire est au moins aussi longue que le tibia; celui-ci a son apophyse supéro-externe très petite, conique; le tarse est plus court que les deux articles précédents.

L'abdomen, à reflets métalliques très éclatants, est à peu près semblable à celui de la femelle.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1 = % 3.

Femelle (fig. 2). — Le céphalothorax est semblable à celui du mâle; quelquefois la partie céphalique est noire.

Les yeux supérieurs forment une ligne un peu courbée; les médians, un peu plus écartés que les latéraux, sont séparés par un intervalle plus large que leur diamètre; les yeux antérieurs forment une ligne beaucoup plus courbée; les médians, plus petits, sonl séparés par un intervalle plus large que leur diamètre; l'intervalle des latéraux est plus étroit.

Les chélicères, assez foncées, sont simplement garnies de crins fauves.

Les pattes sont blanchâtres; les hanches des trois premières paires sont brunes; les fémurs des deux premières paires portent, du côté interne, une très grande tache noire couvrant la moitié basilaire; dans le haut se trouve un point noir qui porte une épine assez forte; on remarque parfois une ligne sous les métatarses et les tibias; le tibia de la première paire porte deux paires de longues épines en dessous; le métatarse de cette même paire porte une paire d'épines à sa base; aux paires postérieures, la base des fémurs et des métatarses est rembrunie ou rayée de noir.

L'abdomen, très brillant, est recouvert d'une pubescence à reflets métalliques, irisés de vert, de rouge, de bleu et de violet; dans le haut se trouve un espace garni de poils rouges; il y a une touffe de poils blancs au-dessus des filières; le ventre est blanc.

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

MOEURS. Je n'ai observé qu'une seule fois en Belgique, accidentellement sans doute, cetle splendide

araignée, courant sur les bruyères à l'ardeur du soleil. Je l'ai recueillie en grande quantité dans le midi de la France. Elle paraissait commune aux environs de Menton. Ses mœurs me sont inconnues.

Anvers : Bruyères de Calmpthout.

Belgique.

France.

Seine : La Varenne. .— Seine-et-Marne : Fontainebleau. — Oise : Precy. — Basses-Alpes : Digne — Var : Hyères. — Iles d'Hyères : Porquerolles. — Alpes-Maritimes: Menton, Nice, Monaco. — Corse: Bonifacio, Campo di l'Oro

AUTRICHE-HoiNGRIE.

Tyrol.

Les Micariolepis étrangers à notre faune sont :

M. dives (sub Brassus). Lucas. — M. fasivosa (sub Brassus), Lucas.

Genre PROSTHESIMA, L. Koch, 4 872.

1805. Drassus, Walckenaer (ad partem), Tableau des Aranéides, p. 45.

1832. Herpyllus, Hentz (ad pariem), On North Amer. Spid., p. 120.

1833. Melanophora, C. Koch, in Herrich Schaeffer, Deutschl. Insekten, 120, 20, 23 (*). 1837. Melanophora, C. Koch, Uebersicht des Arachniden-Systems, t. I, p. 17.

1861. Melanophora, West ring (ad partem), Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 554.

1861. Drassus, Blackwall (ad partem), Spiders of Great Dritain, t. I, p. 104.

1864. Melanophora, E. Simon, Histoire naturelle des Araignées, p. 116.

1866. Melanophora, L. Koch, Die Arachn.-Fam. der Drassiden, pp. 2, 142.

1870. Melanophora, Thorell, On European Spiders, p. 149.

1872. Prosthesima, L. Koch, Monogr. Drass.

1878. Prosthesima, E. Simon, Les Arachnides de France, t. IV, p. 37.

1878. Prosthesima, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. delà Soc. ent. de Belgique.)

1879. Prosthesima, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 14.

CARACTÈRES DU GKNRE.

Le céphalothorax, ovale allongé, peu convexe, longuement et graduellement rétréci en avant depuis l'intervalle des hanches de la seconde et de la troisième paire, est muni d'une strie médiane et d'un rebord ordinairement tranchant et étroit; le front, obtus, peu large, est tronqué en arrière.

Les yeux antérieurs, resserrés, sont disposés en ligne courbée en arrière; les médians sont légèrement plus petits que les latéraux; les yeux supérieurs forment une ligne droite au moins aussi large que les yeux antérieurs.

L'abdomen est ovale allongé.

Le plastron, presque arrondi, à peu près aussi large que long, ne possède pas d'impression.

La lèvre, beaucoup plus longue que large, atteint parfois l'angle interne des lames maxillaires.

Les lames maxillaires, assez longues, s'élargissent jusqu'à l'insertion du trochanter.

Les chélicères, verticales, assez courtes, sont munies de crochets fortement arqués et robustes à la base; il y a quelques denticulalions près de l'angle de la rainure.

(*) Le nom de ce genre faisant double emploi a été changé en 1872 par le Dr L. Koch.

Les pattes, assez courtes, sont robustes, surtout les fémurs ; la patella de la première paire est souvent fort longue comparativement à celle de la seconde; presque toujours les tarses des deux premières paires sont plus courts que les métatarses; il y a de nombreuses et fortes épines aux paires antérieures; elles sont plus rares aux premières paires et manquent souvent aux tibias et aux métatarses de ces dernières; chez presque loutes les espèces de ce genre, les deux premières paires sont munies de scopulas; les griffes larsales, courbées, fortes, sont un peu denticulées dans la première moitié; ces denticulalions sont variables.

SYNONYMIE

PROSTHESIMA PEDESTRIS, C. Koch, 1837.

(PI. XVI, fig. 3, Sa.)

1837. Melànophora pedestris, C. Koch, Uebersicht des Arachniden- Systems, p. 17. 1859. Melànophora pedestris, C. Koch, Die Arachniden, t. VI, p. 82, fig. 489. 1866. Melànophora pedestris, L. Koch, Die Arachn.-Fam. der Drassiden. 1878. Prosthesima pedestris, E. Simon, Les Arachnides de France, t. IV, p. 50.

1878. Prosthesima pedestris, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de

Belgique.)

1879. Prosthesima pedestris, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 15.

DESCRIPTION. Mâle. — Le céphalothorax, noir, est chagriné.

La patella de la patte-mâchoire est un peu plus longue et plus large que le tibia; l'apophyse de ce dernier, assez forte, courbée à l'extrémité, est aussi longue que l'article; le bulbe est obliquement tronqué à son extrémité, avec l'angle légèrement bifide.

Les métatarses des deux premières paires de pattes sont dépourvus d'épines et de scopulas; en dessous se trouvent des crins assez petits; la patella et le.tibia de la quatrième paire sont plus longs que le céphalothorax; les palellas des deux premières paires sont presque de même longueur.

L'abdomen est noir, comme celui de la femelle.

Femelle (fig. 3). — Le céphalothorax est semblable à celui du mâle.

Les yeux supérieurs, ovales, sont presque égaux; les médians sont un peu plus rapprochés que les latéraux; les yeux antérieurs forment une ligne très courbée; les latéraux, ovales, sont beaucoup plus gros que les médians; l'intervalle qui sépare ces derniers est à peu près égal à leur diamètre. Le bandeau est plus large que les yeux latéraux antérieurs.

Le plastron, ponctué, garni de crins courts, est noir brillant.

Les pattes sont jaune-fauve, sauf les hanches et les fémurs qui sont bruns ou noirâtres.

L'épigyne forme une grande plaque plus longue que large, arrondie aux angles; elle porte en avant une assez grande fossette triangulaire, bordée largement de noir, avec le sommet prolongé en pointe, dirigé en arrière (fig. 3a).

L'abdomen est très noir, à reflets bleuâtres.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 3.

MOEURS. Cette Prosthesima, assez commune et répandue dans nos provinces, vit principalement sous les

pierres; cependant je l'ai trouvée quelquefois cachée sous les mousses des bois. On la rencontre adulte depuis le milieu du mois de juin. La femelle dépose ses œufs relativement peu nombreux dans un cocon en soie parcheminée, plat du côté appliqué contre la pierre et convexe de l'autre côté; ce cocon prend une teinte rosée quelques jours avant l'éclosion. L'araignée s'entoure d'une fine toile bleuâtre, transparente, de forme variable.

Belgique.

DISTRIBUTION Hrabant : Environs de Bruxelles, bois de la Cambre, Boitsfort, Auderghem, Waterloo, Saventhem, GÉOGRAPHIQUE. Noirhat. Diest, Villers-la- Ville.

Anvers : Malines, Calmpthout.

Namur : Yvoir, Waulsort, Hastière, Han-sur-Lesse.

Limbourg : Genck.

Liège : Tilff, Spa, Comblain-au-Pont, Modave.

Luxembourg : Barvaux, Redu, Laroche, Viel-Salm, Virlon.

Flandre orientale : Environs de Gand.

Hainaul : Braine-le-Comle (forêt de la Hôussière).

Maestricht.

Toute la France.

Bavière. — Prusse. — Silcsie.

Hollande.

France.

Allemagne.

Autriche-Hongrie.

Tyrol. — Hongrie : Ujlhey, Torna, S. Patak. — Dalmatie.

Environs de Lucerne, vallée de la Beuss. — Tessin.

Assez répandue en Angleterre.

Moldavie : Brostenii.

Angleterre.

Roumanie.

Syrie.

SYNONYMIE

PROSTHESÏMA SUBTERRANEA, C. Koch, 1833.

(PL XVI, fig. 4, 4a, ib, 4c, Ad, 4e.)

1806. Drassus ater, Latreille (ad partem), Gen. Crust. et Ins., t. I, p. 87.

1832. Drassus nocturnus, Sundevall (ad partem), Svenska Spindlarnes beskrifning, p. 136.

1853. Melanophora surterranea, C. Koch, in Herrich Schaeffer, Deutschl. Ins., pp. 120, 20, 21.

1834. Filistata atra, Reuss et Wider, Zool. Mise. Arachn., p. 197, pi. XIV, fig. 2.

1839. Melanophora surterranea, C. Koch, Die Arachniden, t. VI, p. 85, fig. 491, 492.

1851. Drassus surterraneus, Weslring (ad partem), Fôrteckn., etc., p. 47.

1861. Melanophora surterranea, Westring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 555.

1864. Drassus ater, Blackwall (ad partem), Spiders of Great Dritain, t. I, p. 106, pi. VI, fig. 63.

1866. Melanophora surterranea, L. Koch, Die Aracfm.-Fam. der Drassiden, p. 170, tab. VII, fig. 110-112.

1868. Melanophora Petiverii, Thorell, in Eisen et Stuxb. Om Gotska Sandôn, p. 379.

1870. Melanophora surterranea, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 194.

1878. Prosthesima surterranea, E. Simon, Les Arachnides de France, t. IV, p. 52.

1878. Prosthesima surterranea, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de

Belgique.)

1879. Prosthesima Petiverii, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 15.

DESCRIPTION

Mâle. — Le céphalothorax, noir brillant, est un peu chagriné sur les côtés.

La patella de la palte-mâchoire est aussi longue que le tibia; Tapophyse de ce dernier, aussi longue que l'article, dirigée en avant, épaisse, droite et accolée dans presque toute sa longueur, n'atteint pas le milieu de la longueur du tarse; celui-ci est garni de crins fauves; le bulbe,

MOEURS

convexe, tronqué à son extrémité, porte sur l'angle deux petites pointes égales et rapprochées, la supérieure arrondie et l'inférieure aiguë (fig. le).

Les deux premières paires de pattes ont leurs patellas à peu près d'égale longueur; les métatarses et les tarses sont brun-rouge assez clair; ces derniers, munis de scopulas, présentent une paire d'épines à la base el de plus le métatarse de la deuxième paire porte une épine au milieu de son bord interne; le tibia el la palella de la quatrième paire son! aussi longs que le céphalothorax.

L'abdomen est noir, comme celui de la femelle.

Femelle (fig. 4). — Le céphalothorax est semblable à celui du mâle.

Les yeux supérieurs, équidistants, sont aussi séparés que les yeux latéraux antérieurs; ces derniers onl les latéraux plus rapprochés que les médians; l'intervalle qui sépare ces derniers est plus étroit que leur diamètre. Le bandeau est plus large que les yeux latéraux antérieurs.

Les pattes sont noires, avec les tarses et les métalarses brun-rouge; les scopulas des deux premières paires sont serrées et atteignent à peu près la base des larses et des métatarses.

L'épigyne forme une grande plaque rougeâlre, plus longue que large, à peu près parallèle sur les côtés, tronquée en avant, arrondie en arrière, avec une strie transversale près du bord antérieur; dans le milieu se trouve une pièce aussi large que longue, limitée par une strie, ouverte en avant, tronquée en arrière, arrondie sur les côtés, avec le milieu du bord postérieur légèrement prolongé (fig. bd).

L'abdomen est noir, satiné.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 3.

Cette araignée, assez commune en Belgique, se trouve presque toujours sous les pierres, cachée dans une retraite soyeuse, fine et allongée. Cette retraite n'est guère plus volumineuse que le corps de l'araignée. Le mâle vit de la même manière que la femelle; j'en ai trouvé quelquefois sous les feuilles sèches, cachés de même sous une petite coque blanche. Au moment de la ponte, la femelle applique son cocon contre la pierre; ce cocon, rond el convexe d'un côté, devient rougeâlre quelques jours avant l'éclosion (fig. ka, kb, le).

Pendant l'été, on les rencontre parfois errant parmi les hautes herbes. Le mâle est adulte vers la fin de juillet.

Belgique.

DISTRIBUTION Brabant : Environs de Bruxelles, bois de la Cambre, Boitsfort, Auderghem, La Hulpe, Bousval, Noirhat, GÉOGRAPHIQUE. Mont-Saint-Guibert, Villers-Ia- Ville, Acrschot, Louvain, Diesl, Wesemael.

Anvers: Calmpthout, Postel.

Namur • Environs de Namur, Dave. Yvoir, Hastière, Han-sur-Lesse.

Luxembourg ; Laroche. Redu, Saint-Hubert.

Liège : Tilff, Comblain-au-Pont, Modave, Spa.

Flandre orientale : Environs de Gand.

France.

Toute la France.

Allemagne.

Bavière. — Prusse. -— Saxe.

Suisse.

Oberland bernois : Berne, Interlaken. — Environs de Lucerne. — Tessin.

Autriche-Hongrie.

Galicie. — Tyrol. — Hongrie : Cassovie, Tâllya, Helmecz, S. Patak, Vilhorlat, Séoly. — Bohême.

Italie.

Toute l'Italie du Nord. — Environs de Naples.

Angleterre.

Assez répandue en Angleterre.

Suède.

Gothembourg, Upsal.

Amérique du Nord.

Environs de Boston.

PROSTHESIMA PETRENSIS, C. Koch, 4839.

(PI. XVI, fig. 8, Sa.)

SYNONYMIE. 1834. Diussus ater, Habn (ad partem), Die Arachniden, t. II, p. 54, lig. 142.

1859. Melanophora petrensis, C. Koch, Die Arachniden, t. VI, p. 89, fig. 494, 495.

1861. Melanophora surterranea, Westring (ad partem), Araneœ Suecicœ descriplœ, p. 355.

1878. Prosthesima petrensis, E. Simon, Les Arachnides de France, t. IV, p. 57.

1878. Prosthesima petrensis, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

DESCRIPTION. Mâle. — Le céphalothorax, noir, est finement chagriné.

Le plastron, noir, lisse, garni de crins de même couleur, est finement ponctué.

La palella de la patte-mâchoire est plus longue que le tibia; l'apophyse de ce dernier, plus longue que l'article, droite, dirigée en avant, atteint le milieu de la longueur du tarse; le bulbe est tronqué largement à son extrémité; du milieu de la troncature sort une petite pointe noire, assez robuste, dirigée obliquement en avant.

Les métatarses des deux premières paires de pattes, brun-rouge, plus foncés que les tarses, sont pourvus de scopulas serrées; la patella de la première paire est au moins aussi longue que celle de la deuxième; la patella et le tibia de la quatrième paire sont aussi longs que le céphalothorax.

L'abdomen est noir, comme celui de la femelle.

Femelle (fig. 5). — Le céphalothorax et le plastron sont semblables à ceux du mâle.

Les yeux supérieurs, égaux, presque équidislants, sont un peu plus resserrés que les médians antérieurs; les yeux antérieurs forment une ligne courbée; les médians, plus écartés et plus petits que les latéraux, sont séparés par un intervalle à peu près égal à leur diamètre. Le bandeau est plus large que les yeux latéraux antérieurs.

Les pattes sont noires, avec les métatarses brunâtres et les tarses fauves; le fémur de la première paire porte une bande lestacée, interrompue sur sa face antérieure; les scopulas des tarses et des métatarses des deux premières paires sont serrées et n'arrivent pas jusqu'à la base de ces derniers.

L'épigyne, plus longue que large, en plaque fauve rougeâtre, carrée en avant, légèrement rentrée sur les côtés, un peu arrondie et rétrécie en arrière, présente une étroite dépression longitudinale, ouverte en avant, élargie, ovale et rebordée en arrière; dans la seconde moitié, on distingue deux très petites saillies allongées, partant du bord postérieur (fig. 5a).

L'abdomen, noir mat, est garni d'une pubescence grisâtre.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 5.

MOEURS. Cette araignée, qui vit principalement sous les pierres, peut se rencontrer adulte depuis le com-

mencement du printemps. Au moment de la ponte, elle se blottit dans un enfoncement de la pierre et se cache sous une toile tendue également contre une dépression, de façon que cette toile

ne louche pas à la lerre. Le cocon, d'un blanc rosé, en forme de disque est aplati d'un côté et convexe de l'autre. Comme toutes les Prosthesima, elle est d'une vivacité telle qu'il est bien difficile de la capturer.

DISTRIBUTION Namur : Y voir, Waulsort, Han-sur-Lesse. GÉOGRAPHIQUE. Luxembourg : Laroche, Redu.

De Hilversum à Amersforth.

Belgique.

Hollande.

Fbance.

Seine-Inférieure: Dieppe. — Seine-et-iMarne : Fontainebleau. — Eure-et-Loir: Maintenon. — Oise: Précy, Le Lys, Compiègne. — Aube : Troyes, Bar-sur-Seine. — Cantal : Mural, Aurillac. — Ain : Salissieu, forêt de Seillons. — Isère : Sappey, Bourg-d'Oisans. — Basses-Alpes : Digne. — Hautes- Pyrénées : Lourdes, Saint-Sauveur. — Pyrénées-Orientales : Vernet. — Gers : La Plaigne, Condom. — Gironde : Arcachon.

Allemagne.

Répandue dans toute l'Allemagne.

Autriche-Hongrie.

Tyrol nord et sud).

Suisse.

Valais. — Environs de Genève. — Lucerne, vallée de la Reuss. — Oberland. — Engadine. — Tessin.

Italie du Nord.

Upsal.

Italie.

Suède.

SYNONYMIE

PROSTHESIMA LATREtLLEI, E. Simon, 1878.

(PI. XVI, fig. 6, 6a.)

1866. Melanophora atra, L. Koch, Die Arachn.-Fam. der Drassiden, p. 182, tab. VII, fig. 121-123.

1878. Prosthesima Latreillei, E. Simon, Les Arachnides de France, t. IV, p. 62.

1878. Prosthesima Latreillei, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de

Belgique.) 1881. Prosthesima Latreillei, Cambridge, Spiders of Dorset, t. II, p. 421.

DESCRIPTION. Mâle. — Le céphalothorax, noir, est finement chagriné sur les côtés.

Le plastron, ponctué, porte des crins noirs et blancs éparpillés.

La palella de la patte-mâchoire est un peu plus longue que le tibia; l'apophyse de ce dernier, dirigée en ayant, aussi longue que l'article, est arquée dans sa seconde moitié et légèrement sinueuse; l'extrémité du bulbe, qui atteint presque le sommet du tarse, est dépourvue d'apophyse.

La palella de la première paire de pattes est au moins aussi longue que celle de la seconde; les métatarses des deux premières paires, garnis de scopulas, portent une paire d'épines à leur base; ils sont bruns ou noirs; le tibia et la palella de la quatrième paire sont aussi longs que le céphalothorax.

L'abdomen est noir comme celui de la femelle.

Femelle (fig. 6). — Le céphalothorax est semblable dans les deux sexes.

Les yeux supérieurs, à peu près équidistants, égaux, sont aussi séparés que les médians antérieurs; les yeux antérieurs sont inégaux; les médians sont plus séparés et plus petits que les latéraux ; l'intervalle égale leur diamètre. Le bandeau est plus large que les yeux latéraux antérieurs.

Les pattes sont noires, avec les métatarses antérieurs rougeâtres, moins foncés que les postérieurs;

MOEURS

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

le tibia de la première paire ne présente pas d'épine en dessous; celui de la deuxième paire en porte une à l'extrémité et une seconde au milieu du bord externe; les métatarses des deux premières paires ont une paire d épines à leur base; les tarses et les métatarses de ces premières paires sont garnis de scopulas serrées.

L'épigyne qui forme une grande plaque noire, ponctuée, plus longue que large, tronquée carrément en avant, arrondie en arrière, porte une fossetle longitudinale testacée et rebordée; une strie transversale sinueuse coupe la fossette près de son bord postérieur (fig. 6a).

L'abdomen est noir satiné, à reflets bleuâtres.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 5.

Cetle araignée est très rare en Belgique où je ne l'ai observée que deux fois, cachée sous des pierres dans des bois très humides.

Ses mœurs me sont inconnues.

Luxembourg : Redu.

Namur : Han-sur-Lesse.

Belgique.

France.

Seine-et-Oise : Chaville, Saint-Léger, Étampes. — Oise : Précy. — Seine-et-Marne : Forêt de Fontainebleau. — Calvados : Villers-sur-Mer. — Aube. — Cantal : Lioran, Murât. — Ain : Forêt de Seillons.

— Isère : Sappey. — Hautes-Alpes : Lautaret. — Pyrénées-Orientales : Vernet. — Gers : Courrensan.

— Hautes-Pyrénées: Cauterets — Basses-Pyrénées : Saint-Jean-de-Luz.

Prusse. — Bavière.

Environs de Genève. — Tessin

Dalmalie — Bohème.

Allemagne.

Suisse.

Autriche-Hongrie.

Italie.

Vénétie. — Lombardie. — Piémont. — Toscane.

Angleterre.

Ile de Wight. — Dorsetshire : Bloxworth.

SYNONYMIE

PROSTHESIMA SEROT1NA, L. Koch, 1866.

(PI. XVI, fig. 7.)

1866. Prosthesima serotina, L Koch, Die Arachniden- Famille der Drassiden, p. 185, tab. VIII,

fig. 123-125.

1878. Prosthesima serotina, E. Simon, Les Arachnides de France, t. IV, p. 64.

DESCRIPTION. Mâle. — Le céphalothorax, noir, est finement chagriné.

Le plastron, noir brillant, ponctué, est semé de crins assez fins.

La patella de la patle-mâchoire est à peu près aussi longue que le tibia; l'apophyse de ce dernier aussi longue que l'article, dirigée en avant, est fortement courbée; le tarse est allongé; sa pointe dépasse le bulbe du tiers de sa longueur; le bulbe, tronqué à son extrémité, a son angle inférieur arrondi et légèrement saillant; il existe une petite saillie carrée au milieu de la troncature.

La patella de la première paire de pattes est au moins aussi longue que celle de la seconde paire; le métatarse de la première paire, sans épines, est garni de scopulas très peu serrées; la patella et le tibia de la quatrième paire sont aussi longs que le céphalothorax.

MOEURS

L'abdomen est noir, comme celui de la femelle.

Femelle. — Le céphalothorax et le plastron sont semblables dans les deux sexes.

Les yeux médians supérieurs sont au moins aussi séparés que les médians antérieurs; l'intervalle des latéraux est moins large; ces derniers, obliques, ovales, sont un peu plus gros; les yeux antérieurs formenl une ligne très courbée; les médians, plus petits que les latéraux, sont séparés par un intervalle presque égal à leur diamètre.

Les pattes sont noires, avec les métatarses bruns, surtout aux paires antérieures; les tarses sont fauve rougeâlre obscur; le tarse de la première paire est à peu près aussi long que le métatarse; le tibia est inerme; le tibia de la deuxième paire porte en dessous, vers le centre, une forte épine; les métatarses des deux premières paires portent deux épines à leur base, ainsi que des scopulas; le métatarse de la deuxième paire porte de plus une petite épine médiane en dessous.

L'épigyne forme une grande plaque plus longue que large, leslacée, ponctuée, presque parallèle, tronquée en avant et arrondie en arrière; dans le milieu se trouve une pièce lisse, limitée par une simple strie, arrondie en avant, étroite, rebordée et un peu élargie en arrière dans la première moitié, très élargie dans la seconde, tronquée, avec le bord postérieur trifide; le milieu est prolongé par une fine carène droite qui divise le bord postérieur de la plaque; les angles latéraux sont prolongés en pointes courbes et obtuses (fig. 7).

L'abdomen est noir mat; le dessous est garni d'une pubescence fauve.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 3.

Cette araignée est très rare en Belgique. Je l'ai trouvée, cachée sous des pierres, dans des endroits arides. Ses mœurs me sont inconnues.

DISTRIBUTION Limbourg : Genck.

GÉOGRAPHIQUE. Hainaut : Papignies.

Flandre occidentale : La Panne.

Anvers : Calmpthout, Postel.

Calvados : Villers-sur-Mer, Lion-sur-Mer. Seine : La Varenne.

Bavière : Nuremberg, Kissingen.

Sud de la Suède.

Belgique.

France.

Morbihan : Plouharnel, Quiberon.

Allemagne.

Suède.

Oise : Précy. —

SYNONYMIE

PROSTHESIMA LONGIPES, L. Koch, 1866.

(PI. XVI, fig. 8.)

1866. Melanophora longipes, L. Koch, Die Arachniden-Familie der Drassiden, p. 147, pi. VI, fig. 88, 89. 1878. Prosthesima longipes, E. Simon, Les Arachnides de France, t. IV, p. 66. 1881. Prosthesima longipes, Cambridge, Spiders of Dorset, t. II, p. 422.

DESCRIPTION

Mâle. — Le céphalothorax, brun-fauve olivâtre, très foncé, est chagriné par-dessus et plus fortement sur les côtés; le plastron, brun rougeâtre, lisse, est ponctué.

La patella de la patte mâchoire est plus longue que le tibia; ce dernier porte une apophyse droite, dirigée en avant, plus longue que l'article et atteignant au moins le milieu de la longueur du tarse; vu de profil, le bulbe est obtusément tronqué à son extrémité; l'angle présente une petite pointe mince dirigée en avant.

La patella de la première paire de pattes est au moins aussi longue que celle de la seconde; les

MOEURS

métatarses des deux premières paires, presque noirs, sont garnis de longues scopulas serrées; la patella et le tibia de la quatrième paire sont plus longs que le céphalothorax.

L'abdomen est noirâtre, comme celui de la femelle.

Femelle. — Le céphalothorax et le plastron sont semblables dans les deux sexes.

Les yeux supérieurs sont légèrement courbés avec les médians plus écartés l'un de l'autre que des latéraux; ces derniers sont ovales et un peu plus gros; les yeux antérieurs forment une ligne très courbée; les médians, plus petits, sont séparés par un intervalle à peu près égal à leur diamètre; les yeux antérieurs sont aussi écartés que les supérieurs. Le bandeau est plus large que les yeux latéraux antérieurs.

Les pattes sont noirâtres, avec les métatarses brun olivâtre aux paires postérieures; le fémur de la première paire et parfois celui de la seconde portent une large bande lestacée sur la face antérieure; le tarse de la première paire est plus court que le métatarse; les métatarses des deux premières paires portent deux petites épines à leur base; celui de la deuxième paire porte en plus une petite épine au milieu; en outre, ces deux paires sont pourvues de scopulas assez serrées aux tarses et aux métatarses; la patella et le tibia de la quatrième paire sont aussi longs que le céphalothorax.

L'épigyne, plus longue que large, forme une grande plaque testacée, ponctuée, tronquée en avant et arrondie en arrière; dans le milieu se trouve une pièce lisse,, très large à sa partie antérieure, parallèle, non fermée en avant, fortement rebordée sur les côtés, avec les angles latéraux du bord postérieur très prolongés (fig. 8).

L'abdomen, noirâtre, un peu fauve en dessous, est revêtu d'une pubescence grisâtre.

Ordre de longueur des paties : 4, 1, 2, 5. Je n'ai observé cette araignée que deux fois, courant dans les dunes. Ses mœurs me sont inconnues.

GÉOGRAPHIQUE

Flandre occidentale : Ostende, HeysL

Belgique.

France.

Manche : Granville. — Calvados : Villers-sur-Mer. — Pas-de-Calais : Wissant. — Eure : Evreux. Seine : La Varenne. — Seine-et-Marne : Fontainebleau, Arbonne. — Pyrénées-Orientales : Vernet.

Bavière : Nuremberg.

Dorsetshire : Bloxworth.

Allemagne.

Angleterre.

SYNONYMIE

PROSTHESIMA LUTETIANA, L. Koch, 1866.

(PI. XVI, fig. 9.)

1866. Melanophora lutetiana, L. Koch, Die Arachniden-Familie der Drassiden, p. 15, pi. VI, fig. 100.

1878. Prosthesima lutetiana, E. Simon, Les Arachnides de France, t. IV, p. 78.

1878. Prosthesima lutetiana, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de

Belgique.) 1881. Prosthesima lutetiana, Cambridge, Spiders of Dorset, t. II, p. 463.

description. Mâle. — Le céphalothorax, lisse, est brun noirâtre foncé, finement chagriné sur les côtés;

le plastron, noir brillant, ponctué, est garni de crins noirs.

Le fémur de la patte-mâchoire porte en dessous, dans la seconde moitié, une forte saillie arrondie; la patella est un peu plus longue que le tibia; l'apophyse de ce dernier, placée assez bas, aussi longue que l'article, n'arrive pas jusqu'à la moitié de la longueur du tarse; elle est légèrement arquée dans le haut; vue de profil, l'extrémité du bulbe est tronquée obtusément, avec l'angle XII. 48

MOEURS

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

inférieur prolongé par une très longue pointe coudée; près du bord du tarse se trouve un stylum noir et par-dessous une petite callosité noire semi-circulaire (fig. 9).

Les métatarses des deux premières paires de pattes sont dépourvus de scopulas.

L'abdomen est noir, comme celui de la femelle.

Femelle, — Le céphalothorax et le plastron sont semblables dans les deux sexes.

Le* yeux supérieurs forment une ligne légèrement courbée ; les médians sont gros, connivents et un peu triangulaires; les latéraux, plus petits, sont plus séparés; les yeux antérieurs forment une ligne très courbée; les médians, plus petits, plus écartés, sont séparés par un intervalle au moins égal à leur diamètre. Le bandeau est aussi large que les yeux latéraux antérieurs.

Les pattes sont brun-noir, avec les tarses et les métatarses rougeâtres; les fémurs ne portent pas de tache; les tarses et les métatarses sont dépourvus de scopulas; aux deux premières paires, les tibias portent en dessous une épine terminale et les métatarses une paire d'épines à la base.

L'épigyne forme une plaque noire un peu convexe, ponctuée finement, avec une fossette plus large que longue, assez grande, tronquée carrément en avant et en arrière, arrondie sur les côtés; elle contient deux saillies latérales obliques, avec une carène assez basse.

L'abdomen, noir mat, est revêtu d'une pubescence fauve.

Cette araignée est rare en Belgique. Je l'ai trouvée, blottie sous les pierres, dans des endroits arides et découverts, cachée sous une trame soyeuse, comme les autres Prosthesima. Je n'ai jamais pu observer le cocon.

Belgique.

Limbourg : Genck.

Namur : Han-sur-Lesse.

Luxembourg : Laroche, Barvaux, Wellin.

France.

Somme : Saint-Quentin-en-Tourmont. — Seine-et-Oise : Chaville, Mennecy, Montmorency. — Lot-et- Garonne : Sos. — Tarn-et-Garonne : Lexos.

Prusse. — Silésie.

Environs de Genève.

Dorsetshire. — Ecosse : Glaseow.

Allemagne.

Suisse.

, Angleterre.

SYNONYMIE

PROSTHESIMA PUSILLA, C. Koch, 1833.

(PI. XVI, fig. 25, 2oa.)

1835. Melanophora pusilla, C. Koch, in Herrich Schaelïer, DeutschL Ins., 120, 22 (sec. Die Arachn.)

1839. Melanophora pusilla, C. Koch, Die Arachniden, t. VI, p. 90, fig. 496.

1851. Drassus pusillus, Wcstring, Fôrteckn., etc., p. 48.

1861. Drassus pusillus, Blackwall, Spiders of Great Brilain, t. I, p. 107, pi. VI, fig. 64.

1870. Melanophora pusilla, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 199.

1878. Prosthesima pusilla, E. Simon, Les Arachnides de France, t. IV, p. 82.

1879. Prosthesima nigrita, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 16.

DESCRIPTION. Mâle. — Le céphalothorax, noir, est finement chagriné; le plastron, noir brillant, ponctué, est

garni de crins et de poils blanchâtres.

La patella de la patte-mâchoire est plus longue que le tibia; l'apophyse de ce dernier, aiguë, dirigée en avant, au moins aussi longue que l'article, est un peu courbée à son extrémité; vu de

MOEURS

profil, l'angle du bulbe se termine en pointe conique aiguë; au milieu du bord externe se trouve une petite apophyse recourbée en crochet en arrière (fig. 25«).

Les pattes sont brunâtres; les métatarses et les tarses, plus pâles, dépourvus de scopulas, sont garnis de crins et d'épines disposés comme chez la femelle; la patella et le tibia de la quatrième paire sont aussi longs que le céphalothorax; les palellasdes deux premières paires sont à peu près de même longueur.

L'abdomen est noir, comme celui de la femelle.

Femelle (fig. 25). — Le céphalothorax et le plastron sont semblables dans les deux sexes.

Les yeux médians antérieurs sont séparés par un intervalle égal à leur diamètre; les latéraux, ovales, sont un peu plus gros; les yeux supérieurs forment une ligne légèrement courbée; les médians, presque connivents, ovales, sont plus gros et plus resserrés que les latéraux. Le bandeau est au moins aussi large que les yeux latéraux antérieurs.

Le tibia de la deuxième paire de pattes porte une petite épine placée vers le milieu de son bord interne; les métatarses et les tarses sont dépourvus de scopulas; les métatarses des deux premières paires ont deux épines près de leur base.

L'épigyne forme une grande plaque légèrement déprimée, plus longue que large, rebordée surtout en avant; elle est divisée par une carène longitudinale arrondie, fortement rétrécie ensuite, puis élargie en forme de triangle allongé, jusqu'au bord postérieur; la partie antérieure de la plaque est un peu rétrécie, avec les angles latéraux légèrement sinueux; de chaque côté de la carène se trouve une saillie basse, assez grande, allongée et sinueuse.

L'abdomen est noir, à reflets bleuâtres, irisés.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 5.

C'est encore une araignée rare en Belgique. Elle habite les bois humides; je l'ai pourtant observée une fois courant sur les herbages dans le haut des dunes. On la trouve ordinairement sous les pierres, comme les autres Prosthesima. Sa façon de vivre est la même et son cocon est construit de la même manière. On peut la rencontrer adulte pendant toute l'année.

DISTRIBUTION Anvers : Calmpthout, Postel. GÉOGRAPHIQUE. Flandre occidentale : Heyst. Luxembourg : Redu, Wellin.

Belgique.

France.

Seine : Villejuif. — Seine-Inférieure : Dieppe. — Calvados : Villers-sur-Mer. — Oise : Précy. — Ain : Forêt de Seillons.

Allemagne.

Saxe. — Bavière.

Autriche-Hongrie.

Tyrol. — Hongrie : Tâllya, Helmecz.

Angleterre.

Dorsetshire. — Portland. — Environs d'Exeter. — Guernesey.

Suède.

Gothembourg, Upsal.

Suisse.

Environs de Genève.

Les Prosthesima étrangères à notre faune sont :

P. Lyoneti (Drassus), Savigny. — P. Listeri (Drassus), Savigny. — P. nitida, Thorell. — P. erythrocephala (Drassus), Lucas. — P. pumila, C. Koch. — P. flavimana, C. Koch. — P. lugubris, Cambridge. — P. napaea, L. Koch. — P. prognatha, Canestrini. — P. tridentina, Canestrini. —

P. tragica, Cambridge. — P. carbonaria, Cambridge. — P. picina, Cambridge. — P. lœta, Cambridge. — P. inaurala, Cambridge. — P. tirsina, Cambridge. — P. scutata, Cambridge. — P. helvola, Cambridge. — P. curina, Cambridge. — P. Iristicula, Cambridge. — P. carmeli, Cambridge. — P. gracillima, Cambridge. — P. pallida, Cambridge. — P. cingara, Cambridge. — P. mollis, Cambridge. — P. nilotica, Cambridge. — P. barbata, L. Koch. — P. mutabilis, E. Simon.

— P. holosericea, E. Simon. — P. segrex, E. Simon. — P. fuscipes, L. Koch. — P. clivicola, L. Koch. — P. talpina, L. Koch. — P. mania, E. Simon. — P. femella, L. Koch. — P. fulvopilosa, E. Simon. — P. antiope, E. Simon. — P. sarda, Caneslrini. — P. vespertina, ïhorell.

— P. praefica, L. Koch. — P. fusco-micans, E. Simon. — P. atro-caerulea, E. Simon. — P. erebea, Thorell. — P. latipes, Canestrini. — P. suavis, E. Simon. — P. aenea, E. Simon. — P. civka, E. Simon. — P. fortnita, E. Simon. — P. vernalis, L. Koch. — P. violacea, C. Koch. — P. electa, C. Koch. — P. tantula, Ë. Simon. — P. rubicundula, E. Simon. — P. larifuga, E. Simon. — P. callida, E. Simon. — P. tarsalis, E. Simon. — P. rustica, L. Koch. — P. circumspecta, E. Simon. — P. fusco-rufa, E. Simon. — P. fulvastra, E. Simon. — P. f'uscotestacea, E. Simon. — P. rufipes, Thorell, etc.

SYNONYMIE

Genre DRASSUS, Walckenaer, 1805.

1805. Drassus, Walckenaer (ad partem), Tableau des Aranéides, p. 45.

1805. Clubiona, Walckenaer (ad partem, 5e famille : Furiœ), Idem, p. 41 .

1832. Herpyllus, Hentz (ad partem), On JSorth Amer. Spid., p. 102.

1854. Filistata, Reuss et Wider (ad partem), Zoo/. Mise. Arac/m., p. 197(215).

1837. Drassus, C. Koch, Uebersicht des Arachniden-Systems, t. I, p. 18.

1851. Drassodes, Westring, Fbrteckn., etc., p. 48-

1861. Drassodes, Westring, Araneœ Suecicœ descriplœ, p. 360.

1861. Drassus, Westring, Idem, p. 557.

1861. Drassus, Blackwall (ad partem), Spiders of Great Britain, t. I, p. 104.

1864. Drassus, E. Simon, Histoire naturelle des Araignées, p. 125.

1866. Drassus, L. Koch, Die Arachniden-Familie der Drassiden, pp. 2, 76.

1870. Drassus, Thorell, On European Spiders, p. 147.

1878. Drassus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. IV, p. 101.

1878. Drassus, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

1879. Drassus, Cambridge, Spiders of Dorset, t. 1, p. 16.

CARACTÈRES i)l GENRE.

Le céphalothorax, assez variable, porte un rebord arrondi, plus ou moins large, parfois mince el tranchant; il est pourvu d'une strie médiane.

Les yeux antérieurs, resserrés, peu inégaux, forment une ligne droite ou légèrement arquée en arrière; parfois ceux du milieu sont les plus gros; les yeux supérieurs forment une ligne plus large que la première, arquée en arrière, rarement droite; les médians sont généralement plus resserrés que les latéraux. Le bandeau est rarement plus large que les yeux antérieurs.

L'abdomen est ovale allongé.

Le plastron, ovale, rétréci à ses extrémités, est marqué d'impressions assez faibles.

La lèvre, arrondie au sommet, est beaucoup plus longue que large.

Les lames maxillaires s'élargissent jusqu'à l'insertion du trochanter.

Les chélicères, assez variables, portent quelques denticulations isolées au bord de la rainure.

Les pattes sont assez fortes; les patellas des deux premières paires sont peu inégales et les tarses de ces mêmes paires sont presque toujours plus courts que les métatarses.

Il existe chez presque tous les Drassus des scopulas entières aux tarses et aux métatarses des deux premières paires; ces scopulas s'étendent parfois sur les côtés de l'extrémité des tibias; chez beaucoup d'autres, les scopulas existent même aux tarses des paires postérieures.

SYNONYMIE

DRASSUS LAPIDOSUS, Wakkenaer, 1802.

(PL XVI, fig. 40, 40a, 406.)

1802. Aranea lapidosa, Walckenaer, Faune parisienne, t. II, p. 222.

1802. Aranea lapidaria, Latreille, Mèm. sur une nom. distr. méth. des Araignées.

1804. Aranea lapidicola, Latreille, Hist. nat. des crusl. et des ins., t. VII, p. 225.

1805. Clubiona lapidicolens, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 44. 1855. Clubiona lapidaria, Hahn, Monogr. Aran., p. 7, tab. I, fig. C.

1854. Filistata incerta, Reuss et Wider, Zool Mise. Arachn., p. 205(208), pi. XIV, fig. 7.

1857. Clubiona lapidicolens, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. I, p. 598.

1857. Drassus lapidicola, C. Kocb, Uebersicht des Arachniden-Sy stems, I. I, p. 18.

1857. Drassus incanus, C. Koch, Idem.

1859. Drassus lapidicola, C. Koch, Die Arachniden, t. VI, p. 28, fig. 450, 451.

1851. Drassodes lapidicola, Westring, Fdrleckn., etc., p. 48.

1861. Drassodes lapidicola, Westring, Araneœ Succicœ descriptœ, p. 561.

1861. Drassus lapidicolens, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. I, p. 116, pi. VI, fig. 70.

1866. Drassus lapidicola, L. Rocb, Die Arachn.-Fam. der Drassiden, p. 126, tab. V, fig. 80, 81.

1870. Drassus lapidicola, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 202.

1878. Drassus lapidosus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. IV, p. 108.

1878. Drassus lapidosus, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de

Belgique.)

1879. Drassus lapidicolens, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 19.

DESCRIPTION. Mâle. — Le céphalothorax, fauve rougeâtre, rembruni en avant, parfois un peu olivâtre, est

entouré d'un rebord noir; la strie médiane est assez longue.

La patella de la patte-mâchoire est de moitié plus courte que le tibia; ce dernier porte une très petite apophyse externe, noire, simple, plus courte que le diamètre de l'article; le tarse, ovale, étroit, allongé, presque aussi long que le bulbe, est muni de deux fortes épines en dessous; l'angle supéro-interne du bulbe est surmonté d'un stylum court ; l'angle externe porte un petit tubercule arrondi (fig. 10a).

Les chélicères, robustes et longues, sont projetées en avant; le bord supérieur de la rainure porte une forte dent placée près de l'insertion du crochet, et deux autres petites dents beaucoup plus reculées.

L'abdomen, gris fauve, est quelquefois plus foncé que celui de la femelle.

Femelle (fig. 4 0). — Le céphalothorax est semblable à celui du mâle.

Les yeux supérieurs forment une ligne légèrement courbée; les médians, plus petits que les antérieurs, plus resserrés, sont ovales et obliques ; les latéraux, plus petits que les antérieurs, sont séparés par un intervalle plus large que leur diamètre; les yeux antérieurs, équidistants, forment une ligne un peu courbée en arrière; les intervalles qui les séparent égalent leur rayon.

Le plastron, fauve, est entouré d'une marge noire.

Les pattes sont fauves, pius ou moins rougeâlres; les deux premières paires de pattes ont leurs tibias munis d'une épine placée en dessous, au delà du milieu, et les métatarses munis d'une ou de deux épines à leur base; le tarse de la première paire est plus court que le métatarse; le tibia de la quatrième paire porte deux épines; il existe des scopulas serrées aux tarses des quatre paires, aux métatarses et à l'extrémité des tibias des deux premières.

L'épigyne forme une plaque fauve en demi-cercle; en arrière se trouve une grande fossette transversale, légèrement dilatée, rebordée, arrondie de chaque côté et divisée par une carène élargie en arrière; chaque côté de la fossette porte un tubercule brun-rouge, lisse et arrondi.

L'abdomen, gris-fauve, est garni d'une pubescence de la même couleur.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 5.

MOEURS

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Cette araignée, qui varie de grandeur, est commune dans toutes nos provinces. Elle se cache principalement sous les pierres. Je l'ai rencontrée quelquefois blottie dans les mousses qui garnissent la base des gros arbres, ainsi que dans des crevasses de rochers. Elle se tisse un refuge soyeux en forme de tube, qu'elle recouvre souvent d'une feuille morte (fig. 10b). Ce nid, construit dans un large creux de la pierre, ne touche pas à la terre. Au moment de la ponte, la femelle dépose de cinquante à soixante œufs au moins dans un lit de bourre soyeuse, recouvert d'un tissu assez fin. Elle attache ce sac à la pierre et s'entoure elle-même d'un voile de soie solide et un peu transparent. Au moment de l'éclosion, la mère aide les jeunes à venir au jour en pratiquant une large déchirure dans le cocon. Dès leur sortie de l'œuf, ils sont déjà très différents de taille. Us vivent quelque temps en société sous une petite toile avant de se séparer.

J'ai observé parfois en été le mâle et la femelle réunis sous la même enveloppe de soie.

Ces araignées hivernent cachées sous les pierres ou sous les mousses, renfermées hermétiquement dans des petites coques de soie, placées souvent les unes à côté des autres au nombre de trois ou quatre.

Belgique.

Répandu dans toutes nos provinces.

Répandu en Hollande.

Toute la France. — Corse.

Répandu en Allemagne.

France.

Allemagne.

Autriche-Hongrie.

Dalmatie : Sebenico. — Hongrie : Cassovie, Ujhely, Tokay, Suisse.

Angleterre.

Russie.

Russie méridionale. — Sibérie. — Turkestan.

Gothembourg, Upsal. — Gottland.

Tyrol (nord et sud). — Galicie : Alra. — Szerencs, S. Patak, Szinnaiko.

Répandu dans toute la Suisse.

Assez répandu en Angleterre et en Ecosse.

Toute l'Italie. — Ile de Capri.

Galice : Torre de Allô.

Environs de Constantinople.

Beirout, Antoura. — Palestine.

Environs de Pékin.

Algérie.

Suède.

Italie.

Espagne.

Turquie d'Europe.

Syrie.

Chine.

SYNONYMIE

DRASSUS PUBESCENS, Thorell, 1856.

(PI. XVI, fig. 11, lia.)

1856. Drassus pubescens, Thorell, Recensio crilica Aranearum Suecicarum, etc., p. 110. 1861. Drassodes pubescens, Westring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 365. 1866. Drassus pubescens, L. Koch, Die Arachn.-Fam. der Drassiden, p. 123. 1870. Drassus pubescens, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 205.

1878. Drassus pubescens, E. Simon, Les Arachnides de France, t. IV, p. 118.

1879. Drassus pubescens, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 20.

DESCRIPTION. Mâle. — Le céphalothorax, fauve, est entouré d'une ligne noire marginale.

Le plastron, rougeâtre, marqué d'impressions, est entouré d'une étroite bande noire.

La pateila de la patte-mâchoire, à peu près d'un tiers plus longue que large, est plus courte que le tibia; ce dernier porte une courte apophyse divergente, un peu bifurquée à son extrémité; le tarse, ovale, se termine en pointe plus courle que le bulbe; il est moins long que la pateila et le tibia réunis et porte deux épines en dessous; le bulbe, simple, offre à son extrémité une lame transverse, noirâtre, courbée légèrement et qui entoure la base d'une petite apophyse membraneuse, et du côté interne un petit stylum droit, très fin.

Les chélicères sont longues; à l'angle de la troncature se trouve une forte denticulation terminée par deux pointes principales.

L'abdomen est gris-fauve, comme celui de la femelle.

Femelle (fig. 11). — Le céphalothorax et le plastron sont semblables dans les deux sexes.

Les yeux supérieurs forment une ligne un peu courbée; ils sont presque égaux et à peu près connivents; les yeux supérieurs, égaux, forment une ligne très courbée en arrière; l'intervalle qui sépare les médians est plus étroit que leur diamètre; les latéraux, plus rapprochés, sont séparés des latéraux supérieurs par un intervalle légèrement plus étroit que leur diamètre.

Les pattes sont rougeâtres, avec les tarses et les métatarses plus foncés; aux deux premières paires, les tibias portent une forte épine en dessous, passé le milieu; les métatarses en ont une à leur base; le tarse de la première paire est un peu plus court que le métatarse; la pateila et le tibia de la quatrième paire sont aussi longs que le céphalothorax.

L'épigyne forme une plaque noirâtre en demi-cercle, marquée d'une grande fossette remplie presque complètement par une pièce lisse, carrée, dans laquelle se trouvent quatre points enfoncés (fig. lia).

L'abdomen, gris-fauve, recouvert d'une pubescence assez foncée, est plus pâle en dessous.

Ordre de longueur des pattes : 4-, 1, 2, 5.

MOEURS. Je n'ai trouvé cette araignée qu'une seule fois en Belgique, à la fin du mois de juin. Elle était

cachée sous la mousse, parmi les pierres. Ses mœurs me sont inconnues.

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Luxembourg : Barvaux.

Belgique.

France.

Seine-et-Oise : Saint- Germain-en-Laye. — Seine-et-Marne: Fontainebleau. — Orne : Lhôme, La Ferté- Macé. — Aube : Gyé-sur-Seine. — Cantal : Murât, Aurillac, Plomb-du-Cantal. — Isère : Sappey, Bourg-d'Oisans. — Hautes-Alpes : Savines. — Corse.

Dorsetshire : Bloxworth.

Prusse. — Bavière. — Saxe.

Valais : La Gemmi. — ïessin.

Gotheiubourg.

Suisse.

Suède.

SYNONYMIE

DRASSUS INFUSCATUS, Westring, 1861.

(PI. XV], fig. 12, 42a, 126.)

1861. Drassus iinfuscatus, Westring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 347.

1866. Drassus infuscatus, L. Koch, Die Arachn.-Fam. der Drassiden, p. 99, tab. IV, fig. 64.

1870. Drassus infuscatus, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 183.

1878. Drassus infuscatus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. IV, p. 126.

1878. Drassus infuscatus, L. Beeker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

1881. Drassus infuscatus, Cambridge, Spiders of Dorset, t. II, p. 423.

DESCRIPTION. Mâle. — Le céphalothorax, brun-rouge, souvent un peu plus obscur en avant, est lisse, sans

ligne noire marginale.

Le plastron, brun-rouge, est plus foncé sur les bords.

La patella de la patte-mâchoire est un peu plus longue que le tibia; l'apophyse de ce dernier, placée en haut, carénée dans sa longueur, est plus longue que l'article; elle est dirigée en avant au-dessus du tarse, droite et arrondie à l'extrémité; le tarse, large, ovale, plus long que les deux articles précédents, dépasse à peine le bulbe; celui-ci présente un très grand lobe externe surmonté d'une apophyse assez longue, recourbée en crochet à son extrémité, puis une lame interne brune, terminée par une très grande dilatation droite, arrondie à l'extrémité, avec une forte échancrure à sa base (fig. 126).

Les tarses et les métatarses des pattes sont garnis de scopulas moins serrées aux paires postérieures; les métatarses des deux premières paires portent une paire d'épines à leur base; les tibias des paires postérieures n'en portent qu'une, dorsale, placée vers le milieu.

L'abdomen est brun-fauve plus ou moins foncé, comme celui de la femelle.

Femelle (fig. 12). — Le céphalothorax et le plastron sont semblables dans les deux sexes.

Les yeux supérieurs forment une ligne légèrement courbée; les médians, plus petits que les antérieurs et plus rapprochés, sont séparés par un intervalle un peu plus large que leur rayon; les yeux antérieurs forment une ligne assez courbée; les médians, séparés par un intervalle plus étroit que leur diamètre, sont plus écartés que les latéraux; ces derniers sont séparés des supérieurs par un intervalle à peu près égal à leur diamètre.

Les pattes, fortes, sont assez courtes; aux deux paires antérieures, les tibias sont dépourvus d'épines en dessous; les métatarses en portent une paire à leur base; le tarse de la première paire est plus court que le métatarse; les tibias des deux paires postérieures n'ont pas d'épines dorsales; les tarses des quatre paires sont garnis de scopulas, ainsi que les métatarses des deux paires antérieures; la patella et le tibia de la quatrième paire sont à peine plus courts que le céphalothorax.

L'épigyne forme une très grande plaque plus longue que large, avec un rebord noir, rugueux en arrière et lisse en avant, qui atteint presque son bord antérieur; ce rebord, arrondi en avant, dilaté et lobé au bord externe, présente au milieu une longue échancrure à bords droits, un peu rétrécie et tronquée en arrière; il y a quelques plis réguliers, profonds et transversaux dans la partie testacée médiane.

L'abdomen, brun-fauve, plus foncé en dessous, est recouvert d'une pubescence fauve pâle, satinée.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 3.

MOEURS. Cette araignée, rare en Belgique, me paraît surtout peu répandue. On peut la rencontrer dès

la fin du mois de mai. Elle vit sous les mousses des bois et sous les feuilles sèches dans les endroits un peu humides. La ponte commence au mois de juillet. Une fois fécondée, la femelle se retire sous une feuille morte et dépose ses œufs, au nombre de trente à quarante, dans un grand

cocon de soie blanche lâche, en forme de sac, appliqué conlre la feuille à demi repliée. Au-dessus, elle se lisse une vasle cellule assez fine, dans laquelle elle se tient jusqu'au moment de l'éclosion (fig. 124

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Brabanl : Boitsfort, Groenendael.

Belgique.

France.

Seine-et-Marne : Fontainebleau. — Ain : Forêt d'Arvière. — Isère: Le Sappey. — Var : Sainte-Baume. — Gers : Courrensan.

Saxe. — Bavière.

Assez répandu en Suisse

Dorsetshire : Bloxworlh.

Gothembourg.

Reçue sans désignation de localité.

Allemagne.

Suisse.

Angleterre

Suède.

Moldavie

DESCRIPTION

DRASSUS TROGLODYTES, C. Koch, 1839.

(PL XVI, fig. 13, Yàa, \Zb, 13c.)

1839. Drassus troglodytes, C. Koch, Die Arathniden, t. VI, p. 35, lig. 455, 456.

1841. Clubiona troglodytes, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. II, p. 480.

1860. Drassus clavator, Cambridge, Descr. of two Brit. spid., etc., in Ann. and Mag. of Nat. Hist.,

3e série, t. V, p. 171.

1861. Drassus clavator, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. I, p. 109, pi. VI, fig. 66.

1866. Drassus troglodytes, L. Koch, Die Arachn.-Fam. der Drassiden, p. 116, tab. V, fig. 73, 74.

1870. Drassus troglodytes, Thorcll, Remarks on Synonyms, p. 185.

1878. Drassus troglodytes, E. Simon, Les Arachnides de France, t. IV, p. 150.

1878. Drassus troglodytes, L. Becker, Catalogne des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de

Belgique.)

1879. Drassus troglodytes, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 17.

j/^# — Le céphalothorax, brun rougeâtre, très foncé en avant, est entouré d'une fine ligne

noire marginale.

Le plastron, brun rougeâtre, non impressionné, est très lisse.

La patella de la patte-mâchoire, plus longue que large d'un tiers environ, est plus courte que le tibia- celui-ci, étroit à l'articulation, porte une apophyse placée assez haut, dirigée en avant sur le tarse, presque accolée, épaisse et au moins aussi longue que l'article; vue par-dessus, elle se rétrécit au milieu et se dilate à son extrémité; le tarse, large, convexe, plus long que les deux articles précédents, dépasse à peine le bulbe; celui-ci porte un très grand lobe olivâtre et une lame interne noire, oblique, non échancrée en avant, courbée el rétrécie à sa partie terminale

(fig. 4 36).

L'abdomen est noir, comme celui de la femelle.

Femelle (fig. 43). — Le céphalothorax et le plastron sont pareils à ceux du mâle.

Les yeux supérieurs forment une ligne un peu courbée; les yeux médians, presque connivents, triangulaires, sonl plus gros que les latéraux; les yeux antérieurs, disposés en ligne bien courbée, sont à peu près égaux, ou les médians légèrement plus gros; ceux-ci, aussi gros que les médians supérieurs, sont plus séparés entre eux que des latéraux; l'intervalle qui les sépare est un peu plus étroit que leur diamètre; les latéraux supérieurs sont séparés des antérieurs par un intervalle plus larçe que leur diamètre.

Les chélicères, noirâtres, bombées à leur base, dépassent un peu le bord frontal.

Les pattes, assez courles, forles, sont fauve rougeâlre pâle ou olivâtre plus obscur; aux deux paires antérieures, les tibias sont dépourvus d'épines ainsi que le métatarse de la première paire; celui de la seconde en porte deux à sa base en dessous; les tibias des deux paires postérieures sont dépourvus d'épines dorsales; la patella et le tibia de la quatrième paire sont un peu plus courts que le céphalothorax ; le tarse de la première paire est plus court que le métatarse.

L'épigyne (fig. 13c) forme une grande plaque au moins aussi large que longue, presque carrée en avant, arrondie en arrière, avec un épais rebord noir, lisse en avant, teinté de rouge et rugueux en arrière; dans le haut, ce rebord est ouvert et courbé en forme de fer à cheval; ses extrémités antérieures sont rélrécies; dans le milieu se trouve un grand espace plus ou moins arrondi, renfermant une partie testacée, divisée par une strie très profonde.

L'abdomen, noir, est recouvert d'une pubescence fauve; on remarque dans le haut six taches claires disposées par paires; plus bas se trouvent des traits transversaux en forme d'accents; ces dessins sont plus ou moins distincts; les accents sont parfois tout à fait effacés.

Ordre de longueur des paltes : 4, 1, 2, 3.

MOEURS. Celte araignée est beaucoup plus commune que les espèces précédentes. Elle vil habituellement

dans les mousses et les bruyères, près des sapinières, sous les aiguilles tombées. Sous les mousses, elle se construit une sorte de tube recouvert de soie dans lequel la femelle, au mois de juillet, époque de la ponte, se renferme avec son cocon; celui-ci est très arrondi d'un côté (fig. 13a). Lorsqu'elle se relire sous une pierre, ce que j'ai observé plus rarement, elle se creuse en terre un petit trou rond, tapissé de soie. Elle lient toujours son cocon serré entre ses paltes et fuit en l'emportant au moindre danger. En été, on voit souvent le mâle errer sur les bruyères.

Belgique.

DISTRIBUTION Brabant : Environs de Bruxelles, bois de la Cambre, Boitsfort, Auderghem, Groenendael, La Hulpe, GÉOGRAPHIQUE. Monl-Saint-Guibert, Noirhal, Louvain, Diest.

Namur : Yvoir, Han-sur-Lessc.

drivers: Calmpthoul, Postel.

Luxembourg : Marloie, Laroche, Barvaux, Wellin.

Limbourg : Genck.

Liège : Comblain-au-Pont, Modave.

Maestriehl.

Toute la France. — Corse.

Répandu en Allemagne.

Hollande.

France.

Allemagne.

Autriche-Hongrie.

Dalmatie. — Tyrol (nord et sud). — Hongrie : Ujhely.

Angleterke.

Dorselshire : Bloxworth. — Porlland. — Northumberland. — Berwickshire — Brighton — Ecosse: Aberdeen, Glascow.

Suisse.

Répandu dans toute la Suisse.

Italie.

Le nord de l'Italie.

Russie méridionale. — Crimée. — Sibérie.

Golhembourg, Upsal

Syrie. — Palestine.

Russie.

Suède.

Turquie d'Asie.

SYNONYMIE

DRASSUS BLACK WALLI, Thorell, 1870.

(PI. XVI, fig. 26, 26a.)

1643. Drassus sericrus, Blackwall, A Catal. cet., in Transact. of the Linn. Soc, t. XIX, p. 113. 1861. Drassus sericeus, Blackwall, Spiders of Great Britain, p. 111, pi. VI, fig. 67. 1870. Drassus Blackwalli, Thorell, Remarks on Synonyms, pp. 179 et 430. 1878. Drassus Blackwalli, E. Simon, Les Arachnides de France, t. IV, p. 148.

1878. Drassus Blackwalli, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de

Belgique.)

1879. Drassus Blackwalli, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 17.

DESCRIPTION

Mâle. — Le céphalothorax est presque semblable dans les deux sexes.

La patella de la patte-mâchoire, un peu plus longue que large, est légèrement plus longue que le tibia; l'apophyse externe de ce dernier, droite, épaisse, de moilié plus courte que l'article, est obliquement tronquée, avec l'angle supérieur finissanl en poinle un peu prolongée; le tarse se termine en poinle plus courle que le bulbe.

Le bulbe, simple, ovale, porte à son extrémité deux petites pointes noires rapprochées; au côté exlerne, on distingue une apophyse très courte, et au côté interne, un fin stylum droit (fig. 26a).

Les tibias des deux premières paires de pattes présentent en dessous trois paires d'épines; les tibias des paires postérieures portent au-dessus une épine à leur base.

L'abdomen est noir, avec une grande et large plaque rougeâtre, placée en avant, brillante et arrondie en dessous.

Femelle (fig. 26). — Le céphalothorax, brun rougeâtre, est recouvert d'une pubescence satinée blanchâtre.

Les yeux supérieurs forment une ligne légèrement courbée; les médians, un peu plus petits que les latéraux, sont séparés par un intervalle plus large que leur diamètre; les yeux antérieurs, resserrés, presque équidislants, sont disposés en ligne légèrement courbée; les médians, plus gros que les supérieurs, sont séparés par un intervalle égalant à peine leur rayon; les latéraux, ovales, obliques, sont séparés des latéraux supérieurs par un intervalle plus large que leur diamètre.

Les pattes, rougeâtre pâle, ont les métatarses et les tarses plus foncés; à la première paire, le tarse est plus court que le métatarse; le tibia et le métatarse sont inermes;à la deuxième paire, le tibia porte en dessous une ligne de 4-4-1 épines très courtes; le métatarse a une forte épine à sa base; les tibias des paires postérieures présentent une épine dorsale près de leur base; la patella de la quatrième paire porte une épine interne; la patella et le tibia de cette dernière paire sont presque aussi longs que le céphalothorax; les tarses des quatre paires de pattes sont garnis de scopulas serrées, prolongées sur les métatarses aux deux premières paires.

L'épigyne forme une grande plaque fauve, plus longue que large, tronquée par-dessus, arrondie et plus étroite en arrière; dans la seconde moitié se trouve une petite fossette rebordée, brun

rougeâtre.

L'abdomen, gris-noir, est recouvert d'une pubescence blanchâtre, soyeuse.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 3.

MOEURS

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Cette araignée est rare et très peu répandue en Belgique. Je l'ai reçue de diverses localités, mais je ne Tai observée moi-même qu'une fois, cachée dans un trou de muraille, et une seconde fois, blottie sous l'écorce d'un vieux chêne.

Ses mœurs me sont inconnues.

Belgique.

Anvers : Calmpthout, Postel.

Namur : Louette-Saint-Pierre, Dînant, Yvoir.

Luxembourg : Redu, Wellin.

Environs de Paris. — Orne: La Ferté-JVJacé.

France.

Angleterre.

Répandu en Angleterre.

Les Drassus étrangers à notre faune sont :

D. patrkius, E. Simon — D. mundulus, Cambridge. — D. senilis, Cambridge. — D. scutatus, Cambridge. — D. vulpinus, Cambridge. — D nigro-femoratus, Cambridge. — D. campestratus, Cambridge — D. ravidus, Pavesi. — D. Razoumowsky, Pavesi. — D. ruber, E. Simon. — I) gotlandicuSj Thorell. — D angustifrons, Weslring (?). — I). validus, Lucas — D. obscur us, Lucas. — I). rufipes, Lucas. — D. corticatis, Lucas. — D. crassipes, Lucas. — D. distinctes, Lucas. — D aaspex, E. Simon. — D. dimidiatus, E. Simon. — D. muscuius, E. Simon. — D. relusus, E. Simon. — D. isabellinus, E. Simon. — D. vialor, L. Koch. — D. cognalus, Westring. — D politus, E Simon. — D. occidentalis, Thorell. — D. fulvus, Thorell. — D. morosus, Cambridge. — D nantis, Cambridge. — D omissus, Cambridge. — D. ensiger, Cambridge D. denotatus, Cambridge. — D. pugnax, Cambridge. — D orientâtes, Cambridge — D slriatus, L. Koch — D. pictus, Thorell. — D. capnodes, Thorell — D. brevipes, Thorell. — D delinquens, Cambridge. - D criminalis, Cambridge. — D. affinis, Pavesi. — D. maceliinus , Thorell. — D. invalidus, Cambridge. — D. minusculus, L. Koch. — D. vicarius, E. Simon. — D. umbratilis, L Koch. — D. concerlor, E. Simon. — D. typhon, E. Simon. — D. severus,

C. Koch. D. gracilis, Westring (?). — D. cerdo, Thorell. — D. mandibularis, L. Koch. —

D. loricalus, L. Koch. — D. aegyptius, Cambridge. — D. alexandrinus, Cambridge. — D. unicolor, Cambridge. — D. infumaius, Cambridge. — D. lacertosus, Cambridge. — D. rufipes (Clubiona), Lucas. — D. oblongus {Clubiona)^ Lucas. — l) vinosus, E. Simon. — *- D hypocrita, E. Simon. —

D. hispanus, L. Koch. — D. portator, E. Simon. — D. villosus, Thorell. — D. fugax, E. Simon. — D rubidus, E. Simon. — D. lutescens, C. Koch. — D. albicans, E. Simon. — D. luteomicans,

E. Simon. — D. difficitis, etc.

SYNONYMIE

Genre POECILOCHROA, Westring, 1874.

1805. Drassus, VValckenacr (ad pariem), Tableau des Aranéides, p. 45.

1825. Drassus, Sundevall (ad pariem), Svenska Spindlarnes beskrifning.

1859. Pytiionissa, C. Koch (ad pariem), Uebersicht des Arachniden Systems, t. I, p. 16.

1866. Melanophora, L. Koch (ad pariem), Die Arachn.-Fam. der Drassiden, pp. % 142.

1867. Pythonissa, Ohlerl (ad pariem), Die Araneidcn oder echten Spinnen der Provinz Preussen, p. 89. 1870. Gnaphosa, Thorell (ad pariem), On European Spidcrs, p. 149.

1874. Poecilochhoa, Weslring, Bemerkungen ùber d. Arachnologischen Abhandlungen von DT Thorell.

1878. Poecilochroa, E. Simon, Les Arachnides de France, t. IV, p. 157.

1878. Poecilochhoa, L. Bccker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

CARACTÈRES

Le céphalothorax est semblable à celui des Proslhesima.

Les yeux antérieurs, disposés en ligne courbée en arrière, sont assez resserrés; les yeux supérieurs, vus par-dessus, forment une ligne un peu arquée en avant; cette ligne est plus large de beaucoup que la première. Le bandeau est plus large que les yeux antérieurs.

L'abdomen est ovale allongé.

Le plastron, beaucoup plus long que large, plus atténué en avant qu'en arrière, est dépourvu d'impression.

La lèvre est presque semblable à celle des Prosthesimu.

Les lames maxillaires s'élargissent jusqu'à l'insertion du trochanter.

Les chélicères, les pattes, les épines et les scopulas sont semblables à celles des Proslhesima.

Les griffes tarsales, fortes, varient quant au nombre de dents.

SYNONYMIE

POECILOCHROA CONSPICUA, L. Kocli, 4866.

(PL XVI, fig. 44.)

1825. Drassus mocturnus, Walckenaer, Faune française. Arachn., p. 157 (non Linné).

1866. Melanophora conspicua, L. Koch, Die Arachn. -F am. der Drassiden.

1867. Pythonissa comata, Olilert, Die A r an. oder echten Spinnen d. Prov. Preuss., p. 98.

1878. Poecilochroa conspicua, E. Simon, Les Arachnides de France, i. IV, p. 159.

1878. Poecilochroa conspicua, L. Becker, Catalogne des Arachnides de Belgique. (Anm. de la Soc. ent. de

DESCRIPTION

MOEURS

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Mâle. — Le céphalothorax est noir, avec une bande médiane blanche, assez large, longitudinale.

Le fémur de la patte-mâchoire, courbé, porte à sa base une apophyse obtuse, verticale; le tibia, un peu plus court que la palella, présente à sa face externe une assez large dépression, bordée supérieurement par une fine carène, terminée en avant en pointe aiguë et courte.

Les métatarses des deux premières paires de pattes portent une paire d'épines à leur base, pardessous.

L'abdomen est noir, marqué comme celui de la femelle; les dessins sont quelquefois plus vagues.

Femelle (fig. 4 4). — Le céphalothorax est semblable à celui du mâle; ordinairement la bande blanche médiane est un peu étranglée dans le milieu; la strie longitudinale est bien marquée.

Les yeux supérieurs, disposés en ligne à peu près droite, sont à peu près équidistants; les latéraux sont un peu plus gros; les yeux antérieurs sont égaux; les latéraux touchent presque aux médians; ces derniers sont séparés par un intervalle plus étroit que leur diamètre.

Le plastron est noir, garni de crins de la même couleur, mêlés de quelques poils fauves.

Les pattes sont peu allongées; les fémurs, assez épais, sont noirs; les hanches des pattes postérieures seules sont fauves ; les patellas, les métatarses et les tarses sont brun-rouge vif; les tibias antérieurs sont souvent un peu plus foncés; la patella et le tibia de la quatrième paire sont plus courts que le céphalothorax; les tibias des deux paires antérieures portent 2-2 épines par-dessous; les métatarses de ces mêmes paires ont une petite épine près de la base; les métatarses et les tarses des deux premières paires sont munis de scopulas serrées.

L'abdomen, noir, est entouré à son bord antérieur d'une bande blanche, courbée en forme de fer à cheval; plus bas se trouvent une paire de taches blanches, assez grandes, ovales ou en demilunes, légèrement obliques; le ventre est noir, avec une bande lestacée ne descendant pas jusqu'à l'extrémité.

Je n'ai rencontré qu'une seule fois cette belle araignée, courant sur le tronc d'un hêtre, à une certaine hauteur.

Ses mœurs me sont inconnues.

Belgique.

Brabant : Environs de Bruxelles (bois de la Cambre).

France.

Seine-et-Oise : Meudon, Chaville, Setïart, Montmorency, Marly, forêt d'Armenvilliers, friches d'Aigremont. — Oise : Compiègne, Chantilly. — Seine-et-Marne : Fontainebleau. — Aube : Troyes, forêt d'Olhe. — Ain : Talissieu, forêt de Seillons. — Isère : Grenoble, Le Sappey. — Basses-Alpes : Digne. — Lot-et-Garonne : Sos. — Hérault : Montpellier. — Aude : Carcassonne. — Var : Sainte-Baume.

Allemagne.

Prusse. — Bavière.

Les Poecilochroa étrangères à notre faune sont : P. picta, Ë. Simon. — P. yariana, C. Koch.

SYNONYMIE

Genre GNAPHOSA, LatreiUe, 4 804.

1804. Gnaphosa, LatreiUe (ad partem), Hist. nat. des trust, et des Insectes, t. VIL

1805. Drassus, Walckenaer (ad partem), Tableau des Aranéides, p. 45. 1834. Filistata, Wider (ad partem), Zool. Mise. Arachn., p. 206.

1837. Pythonissa, C. Koch (ad partem), Uebersicht des Arachniden- Systems, t. I. 1861. Drassus, Blackwall (ad partem), Spiders of Great-Britain, t. I. 1864. Pythonissa, E. Simon (ad partem), Histoire naturelle des Araignées, p. 120. 1866. Pythonissa, L. Koch (ad partem), Die Arachn.-Fam. der Drassiden, p. 10. 1870. Gnaphosa, Thorell (ad partem), Remarks on Synofiyms, pp. 187-190.

CARACTÈRES DU GENRE

Le céphalothorax, à front large, pourvu d'une strie médiane, est tronqué et légèrement échancré en arrière; les yeux antérieurs, formant une ligne légèrement courbée, sont largement séparés des supérieurs; ces derniers sont disposés en ligne courbée en avant.

Le plastron, ovale, est plus long que large.

Les chélicères, verticales, solides, sont convexes à leur base; le bord inférieur de la rainure porte une sorte de carène très élevée, avec les angles aigus et de fines denticulations au milieu.

Les griffes des paltes, robustes, un peu courbées, sont armées aux paires antérieures et dans leurs deux tiers inférieurs d'une série de dents (4 ou 5) dont les premières sont les plus longues; il existe quelquefois une denticulation de plus aux griffes postérieures.

Les filières inférieures sont longues et bien séparées à leur base; les supérieures, plus resserrées^ sont aussi beaucoup plus courles.

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