SYN0NYM1K
GNAPHOSA LUCIFUGA, Walckenaer, 1802.
(PL XVII, fig. 24.)
1802. Aranea lucifuga, Walckenaer, Faune parisienne, t. H, p. 221.
1804. Gnaphosa melanogaster, LatreiUe, Hist. nat. des crust. et des insectes, t. VII, p. 222.
1805-37. Drassus lucifugus, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 45.
1806. Drassus melanogaster, LatreiUe, Gen. Crust. et Ins., 1. 1, p. 187.
1837. Pythonissa nigra, C. Koch, Uebersicht des Arachniden- Systems, t. I, p. 16.
1837. Pythonissa lucifuga, C. Koch, Die Arachniden, t. VI, p. 54, lab. CXCIV, fig. 468-470.
1861. Drassus lucifugus, Blackwall (ad partem), Spiders of Great Britain, t. I, p. 105, pi. VI, fig. 62.
1861. Pythonissa lucifuga, YVeslring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 350.
1866. Pythonissa lucifuga, L. Koch, Die Arachn.-Fam. der Drassiden, p. 10, lab. I, fig. 5-8.
1868-70. Gnaphosa lucifuga, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 187.
1878. Gnaphosa lucifuga, R. Simon, Les Arachnides de France, t. IV, p. 167.
DESCRIPTION
MOEURS
Mâle. — Le céphalothorax, brun-rouge foncé, est entouré d'un rebord noir.
Le fémur de la patte-mâchoire est garni par-dessous de crins isolés assez longs; l'apophyse du tibia, robuste, plus courte que l'article, se dirige en avant; le tarse est aussi long que le tibia et la patella; le lobe interne du bulbe, étroit et très allongé, se termine en pointe fine dans le haut.
Femelle (fig. 24-), — Le céphalothorax est semblable à celui du mâle; l'abdomen est noir.
Le tibia et la patella de la quatrième paire de pattes sont plus courts que le céphalothorax; le tarse de la première paire est plus court que le métatarse; il existe d'épaisses scopulas aux tarses et aux métatarses des deux premières paires.
L'épigyne forme une plaque granuleuse, marquée d'une fossette diminuée en arrière, rebordée sur les côtés et contenant une pièce longitudinale arrondie en arrière, partant du bord antérieur, finement plissée en travers à son extrémité et granuleuse à sa base.
Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 5.
Cette araignée est rare en Belgique. J'ai pu l'observer en Ardenne. Elle se tient le plus souvent sous les pierres, où elle se creuse une retraite peu profonde qu'elle remplit d'une coque soyeuse, bleuâtre, d'un tissu transparent, qu'on déchire toujours en levant la pierre. Le cocon, aplati, est blanc et frangé. L'araignée le suspend dans la cavité qu'elle habite l'été comme l'hiver.
Luxembourg : Redu
Moselle. — Oise. — Seine-et-Oise.
Corrèze, etc., etc.
Dorsetshire.
Bavière : Nuremberg. — Silésie
Belgique.
France.
Eure. — Eure-et-Loir. — Aube. — Côte-d'Or. — Vendée
Angleterre.
Allemagne.
SYNONYMIE
Genre PYTHONISSA, C. Koch, 1837.
1805. Drassus, Walckenaer (ad partem), Tableau des Aranéides, p. 45.
1834. Filistata, YVider et Reuss (ad partem), Zool. Mise. Arachn., p. 197 (213).
1857. Pythonissa, C. Koch (ad partem), Uebersicht des Arachniden-Sy stems, t. I. p. 16.
1861. Melanophora, Weslring (ad partem), Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 354.
1864. Pythonissa, E. Simon (ad partem), Histoire naturelle des Araignées, p. 120.
1866. Pythonissa, L. Koch, Die Arachn.-Fam. der Drassiden, pp. 2, 6.
1868. Gnaphosa, Thorell (ad partem), Eisen et Stuxberg, om Gotska Sandôn., p. 379.
1870. Gnaphosa, Thorell (ad partem), On Etiropean Spiders, p. 149.
1878. Pythonissa, E. Simon, Les Arachnides de France, t. IV, p. 192.
CARACTÈRES DU GENRE
Le céphalothorax, assez large, arrondi sur les côtés, tronqué légèrement en arrière, se rétrécit en avant; le rebord, vertical, est plus ou moins large; il existe une strie médiane avec quelques faibles stries rayonnantes.
Les yeux antérieurs sont disposés en ligne courbée en arrière; les supérieurs, largement séparés des antérieurs, forment une ligne au moins aussi large et courbée en avant. Le bandeau, vertical, est plus large de beaucoup que les yeux antérieurs.
Le plastron, au moins aussi long que large, se termine en pointe courte.
La lèvre, grande, plus longue que large, arrondie à son extrémité, atteint l'angle supérieur des lames maxillaires; ces dernières, assez allongées, sont échancrées en dedans pour entourer la lèvre; elles se touchent presque au-dessus.
Les chélicères, assez courtes, verticales, avec un pelit crochet arqué, présentent au bord inférieur de la rainure une carène un peu courbe et légèrement peclinée.
Les pattes varient de longueur; les scopulas manquent toujours aux paires postérieures; on en observe parfois aux tarses des deux premières paires, mais jamais elles n'arrivent jusqu'à la base des métatarses.
Les griffes tarsales sont munies de 6-7 denliculations assez grandes.
L'abdomen, parfois un peu tronqué en arrière, est ovale allongé, avec un pli autour des filières.
Les filières inférieures sont longues et écartées.
Les téguments sont recouverts en partie d'une pubescence serrée, feutrée ou plumeuse.
PYTHONISSA NOCTURNA, Linné, 1758 (1).
SYNONYMIE. 1758. Aranea nocturna, Linné, Syst. nat., éd. 10, t. I, p. 62t.
1802. Aranea nocturna, Walckenaer, Faune parisienne, t. II, p. 221.
1825. Drassus gnaphosus, Walckenaer, Faune française. Arachn., p. 159.
1854. Filistata maculata, Wider et Reuss, Zool. Mise. Arachn., p. 200 (205), pi. XIV, fig. 4.
1857. Drassus gnaphosus, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. I, p. 616.
1857. Pythonissa holorera, C. Koch, Uebersicht des A rachnid en-Systems, t. I, p. 16.
1859. Pythonissa maculata, C. Koch, Die Arachniden, t. VI, p. 61, fig. 474, 475.
1851. Drassus maculatus, Westring, Fôrteckn., etc., p. 47.
1856. Pythonissa nocturna, Thorell, Recensio crilica Aranearum Suecicarum, p. 87.
1861. Melanophora nocturna, Westring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 557.
1866. Pythonissa nocturna, L. Koch, Die Arachn.- Familie der Drassiden, p. 57, tab. Il, fig. 27-50.
1868. Gnaphosa nocturna, Thorell, Eisen et Stuxberg, om Golska Sand'ôn., p. 579.
1870. Gnaphosa nocturna, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 199.
1878. Pythonissa nocturna, E. Simon, Les Arachnides de France, t. IV, p. 195.
DESCRIPTION. Mâle. — Le céphalothorax est brun noirâtre.
Le fémur de la patte-mâchoire, va en s'élargissant à son extrémité; le tibia, dépourvu d'apophyse, est plus court que la patella; le tarse, très long, large, se termine en pointe recourbée; le bulbe est brun rougeâtre; le lobe inférieur, convexe, tronqué en ligne droite, occupe toute la moitié basilaire; une petite pointe noire, légèrement dirigée en arrière, souvent verticale, occupe l'extrémité du bulbe.
L'abdomen est noir, recouvert d'une pubescence un peu plus rousse; les taches qui ornent l'abdomen manquent souvent.
Femelle. — Le céphalothorax est brun plus ou moins foncé, avec un rebord noir, très fin, et des lignes rayonnantes de même couleur; il est recouvert d'une pubescence jaunâtre, plus rare ou manquant sur le bord postérieur; le front est très rétréci; la strie médiane longitudinale est peu allongée.
Les yeux supérieurs forment une ligne presque droite; les médians, plus petits, plus écartés, sont séparés par un intervalle au moins aussi large que leur diamètre.
Le plastron, noir, est recouvert de poils noirs ou fauves.
Les pattes, très fortes, sont courtes avec les hanches brunes; les deux premières paires sont noires, avec la base des fémurs, les patellas, les métatarses et les tarses rougeâlres; les deux paires postérieures sont plus claires, avec l'extrémité des fémurs et des tibias plus foncée; les tibias des deux premières paires portent deux rangées de 3-2 épines en dessous; les métatarses de ces mêmes paires portent, un peu avant le milieu, une paire d'épines et deux petites épines à
(') Je n'ai découvert cette espèce en Belgique qu'après l'exécution des planches de ce volume et je n'ai pu la figurer. Elle est d'ailleurs facile à reconnaître.
l'extrémité; les patellas des deux paires postérieures portent une longue épine interne; les tarses et l'extrémité des métatarses des deux premières paires sont garnis de scopulas peu serrées.
La patte-mâchoire est assez courte; le tibia et la patella sont à peu près de même longueur; le tarse, plus court, présente de nombreuses épines disposées en séries longitudinales.
L'épigyne, grande, presque ronde, porte une fossette noire, tronquée en avant, élargie, anguleuse en arrière, qui renferme une pièce fauve, longitudinale, déprimée, n'arrivant pas jusqu'au bord postérieur.
L'abdomen, noir, est recouvert d'une pubescence un peu rousse; en avant se trouve une tache blanchâtre en demi-cercle; plus bas, deux points ronds, assez gros, et deux taches obliques, placées au-dessus des filières: le ventre, noir, testaeé, est recouvert d'une pubescence peu serrée, d'un jaune doré.
Ordre de longueur des paltes : 4, 1, 2, 3.
MOEURS. On peut rencontrer celte araignée pendant foule l'année. Elle est rare et peu répandue en
Belgique. Elle vit cachée sous les feuilles desséchées, dans les bois, et semble avoir une prédilection marquée pour les sapins. Je l'ai rencontrée également blottie sous des pierres, toujours près des bois. J'ai observé quelquefois le mâle errant, le soir, parmi les plantes basses. La femelle dépose ses œufs dans un ou deux cocons en soie très blanche, ronds, aplatis, moins convexes que ceux des Prosthesima. Ce cocon est appliqué contre la pierre ou dissimulé dans une feuille morte enroulée. L'araignée s'enveloppe d'une toile légère, assez transparente.
DISTRIBUTION Namur : Han-sur-Lesse, Namèche (ruines de Samson). GÉOGRAPHIQUE. iuxembourg : Laroche.
Hollande.
Maestricht.
France.
Seine- et- Marne : Fontainebleau, Arbonne. — Aube. — ïndre-el- Loire : Montrésor. — Gironde: Arcachon. — Isère : Le Sappey. — Hautes- Alpes : Briançon, Le Monétier, col de l'Echelle. — Basses- Alpes : Digne, Faillefeu. — Pyrénées-Orientales : Vernet-les-Bains. — Corse : La Foce.
Prusse. — Bavière.
Valais : Zermatt. - Genève. — Tessin.
Allemagne.
Suisse.
Autriche-Hongrie Italie
Tyrol. - Bohème — Hongrie : Ujhely.
Piémont. — Lombardie. - Vénétie. — Sicile.
Suède Golhembourg, Upsal.
Les Pythonissa étrangères à notre faune sont :
P. nubivaga, E. Simon. — P silacea, E. Simon - P exornala, C. Koch. — P. Aussereri, L. Koch.
P cinerea, Menge. — P spinosissirna, E. Simon. - P. plumalis, Cambridge. — P. thressa,
paves; p.'trebax, Thorell. — P. jucunda, Thorell. - P. nomas, Thorell. — P. corcyrea,
Cambridge. — P venatrix, Cambridge. — P marginata, Cambridge. — P. procura, Cambridge.
— P palœstina, Cambridge. — P conspersa, Cambridge - P. Kochi, Cambridge. — P. lutata, Cambridge. — P. Cambridgei, Cambridge. — P. excerpta, Cambridge — P ripariensis, Cambridge.
— P. molendinaria, L. Koch. — P. Linnœi, Savigny. - P. lentiginosa, C. Koch. — P. Schœfleri, Savigny.
XIL 50
Sous-famille des CLUBIONINAE.
CARACTÈRES Pas d'impressions aux lames maxillaires; les filières inférieures conniventes.