XII. m
SYNONYMIE
Genre ZORA, C. Koch, 1848.
1835. Lycaena, Sundevall, Svenska Spindlames Beskrifning, p. 265.
1833. Lycodia, Sundevall, Consp. Arachn., etc., p. 22.
1833. Hecaërge, Blackwall, Characl. of some undescr. spec. of Aran., p. 193.
1848. Zora, C. Koch (ad partem), Die Arachniden, i. XIV, p. 91.
1851. Lycodia, Westring, Fôrteckn., etc., p. 46.
1861. Hecaërge, Blackwall, Spiders ofGreat Britain, t. I, p. 41.
1861. Zora, Westring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 524.
1864. Zora, E. Simon (ad partem), Histoire naturelle des Araignées, p. 371.
1866. Zora, L. Koch (ad partem), Die Arachn.-Fam. der Drassiden, p. 2.
1870. Zora, Thorell (ad partem), On European Spiders, p. 140.
1878. Zora, E. Simon, Les Arachnides de France, t. IV, p. 314.
1878. Zora, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)
1879. Hecaërge, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 42.
DU GENRE
Le céphalothorax, convexe en arrière, s'incline fortement au bord postérieur et beaucoup plus graduellement en avant; il est ovale allongé et possède une longue strie médiane, assez avancée.
Les yeux antérieurs forment une ligne à peu près droite; les supérieurs, en ligne très fortement courbée en avant, sont disposés en demi-cercle et semblent être placés sur deux lignes, comme chez les Lycosidœ. Le bandeau, convexe, est aussi large que les yeux antérieurs.
Le plastron, non impressionné, presque arrondi, est aussi large que long.
La lèvre, courte, au moins aussi large que longue, n'atteint pas le milieu des lames maxillaires; celles-ci sont larges à leur base; l'insertion du trochanter est placée presque au milieu.
Les chélicères, assez faibles, sont verticales.
Les pattes, fortes et peu allongées, sont munies de longues épines; il y a deux séries d'épines sous les tibias et les métatarses des deux premières paires ; il existe des scopulas à l'extrémité des tarses seulement. Les hanches de la quatrième paire sont garnies, surtout à leur base, d'une brosse semblable aux scopulas des tarses.
Les griffes tarsales sont légèrement denticulées dans la première moitié; la griffe interne porte deux petites dents espacées, coniques; l'externe en porte quatre dont la première est la plus longue.
Les filières inférieures, fortes, courtes et conniventes, présentent à leur base, chez les mâles, un faisceau de poils noirs, spiniformes, dressés.
Chez la femelle, la griffe de la patte-mâchoire est courte, avec quatre petites dents dont la première est la plus longue.
SYNONYMIE
ZORA SPINIMANA, Sundevall, 1833.
(PL XVII, fig. 48, 45a, 486.)
1833. Lycaena spinimana, Sundevall, Svenska Spindlames beskrifning, p. 266.
1833. Lycodia spinimana, Sundevall, Consp. Arachn., etc , p. 22.
1833. Hecaërge maculata, Blackwall, Charact. of some undescr. gen., etc., in Lond. and Edinb. Phil., Mag, 3e série, t. III, p. 193.
1835. Dolomedes spinimancs, C. Koch, in Herrich Schaeffer, Deutschl. Ins., 128, 23, 24.
1837. Dolomedes lycaena, Walckenaer, Histoire naturelle des Insectes (Aptères), t. I, p. 348.
1848. Zora spinimana, C. Koch, Die Arachniden, t. XIV, p. 102, fig. 1343-1344.
1851. Lycodia spinimana, Westring, Fôrteckn., etc., p. 46.
1851. Hecaërge spinimana, Blackwall, A Catal. of Brit. Spid., etc., in Ann. and Mag. of Nat. Hist., 2e série, t. VII, p. 399.
1861. Hecaè'rge spinimana, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. I, p. 41, pi. III, fig. 21.
1869. Zora lycaena, Thorell, On European Spiders, p. 140.
1870. Zora maculata, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 168.
1878. Zora spinimana, E, Simon, Les Arachnides de France, t. IV, p. 317.
1878. Zora spinimana, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de
Belgique.)
1879. Hecaërge maculata, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 42.
DESCRIPTION. Mâle. — Le céphalothorax, fauve, souvent un peu moins clair que celui de la femelle, est
entouré d'une étroite ligne noire marginale qui n'atteint pas le haut; il y a deux bandes longitudinales brunâtres partant des yeux dorsaux et descendant en s'élargissant; elles sont coupées de traits noirâtres qui suivent les stries rayonnantes; ces bandes sont plus étroites que les parties claires qui les séparent; le front est noir, ainsi que le milieu du bandeau.
La palella de la patte-mâchoire, est un peu plus longue que large; le tibia, plus court, plus étroit, a son apophyse supéro-exlerne moins longue que le diamètre de l'article, droite, dirigée en avant, allant en se rétrécissant pour s'élargir ensuite et se partager en deux branches à son extrémité; la branche supérieure est longue et obtuse, l'inférieure est très courte; le tarse, ovale, plus long que les deux articles précédents, est rebordé du côté externe dans la première moitié; du milieu du bulbe part une apophyse rougeâtre, sinueuse, noire à son extrémité, dépassant un peu le sommet du bulbe (fig. 15a).
Les pattes sont fauves, avec les tibias et les patellas un peu plus foncés.
Les dessins de l'abdomen sont souvent mieux indiqués que chez la femelle.
Femelle (fig. 15). — Le céphalothorax est presque pareil à celui du mâle.
Les yeux supérieurs sont courbés en demi-cercle, avec ies médians un peu plus gros que les médians antérieurs; les latéraux, au moins aussi gros, sont séparés des médians par un intervalle presque aussi large que leur diamètre; les yeux antérieurs forment une ligne droite ou presque droite; les médians sont un peu plus gros et plus séparés que les latéraux; leur intervalle est plus large que leur rayon. Le bandeau est plus large que les yeux médians antérieurs.
Les chélicères portent une petite bande foncée oblique sur leur face antérieure.
Les pattes sont fauve plus ou moins clair, avec des traits foncés sur les trochanters et les fémurs; ces traits sont variables et manquent souvent aux paires postérieures; à la première paire, le fémur porte du côté interne, dans la seconde moitié, une série oblique de cinq longues épines; le tibia porte en dessous deux lignes de 8-8, et le métatarse 3-3 épines très longues. A la seconde paire, le tibia porte en dessous 8-8 et le métatarse 3-3 épines également très longues; à la quatrième paire, le tibia porte une série dorsale de trois épines.
L'épigyne forme une plaque chagrinée, rougeâtre, plus large que longue, marquée dans le milieu de deux. stries obliques réunies.
L'abdomen est jaunâtre testacé assez pâle, avec de petites taches noirâtres ponctuées de fauve ou des petits traits noirs assez fins; dans le milieu, ces taches ou traits forment une figure lancéolée; plus bas se trouvent quelques taches triangulaires, prolongées latéralement par des points; sur les côtés, ces taches constituent deux séries en forme de bandes découpées, plus ou moins nettes; les parties latérales sont ponctuées, ainsi que le ventre, qui l'est pourtant un peu moins.
Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 3.
MOEURS. Cette araignée, assez commune en Belgique, peut se rencontrer en toute saison, courant sur les
buissons, à l'extrémité des tiges, sur les bruyères et sur les plantes basses. Au moment de la ponte, au commencement de l'été, la femelle dépose de trente à cinquante œufs dans un lit moelleux de
DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE
bourre de soie blanche qu'elle applique souvent contre une petite tige; par-dessus elle dispose une pièce de soie bien tendue, de forme un peu triangulaire, où sont ménagées plusieurs entrées. La femelle n'abandonne guère son cocon. Elle fait plusieurs pontes par an (fig. 156).
Belgique.
Brabant : Environs de Bruxelles, bois de la Cambre, Boilsfort, Groenendael, Auderghem, Wavre, Diest. Liège: Modave, Tilff, Baraque-Michel, Spa, Comblain-au-Pont, Embourg. Namur : Dinant, Waulsort, Hastière, Han-sur-Lesse, Mariembourg. Luxembourg : Saint- Hubert, Redu, Laroche, Barvaux. Hainaut : Braine-le-Comte (forêt de la Houssièrej.
Maestricht, Bréda, Oirschot.
Toute la France (E. Simon). — Corse.
Assez répandue en Angleterre.
Prusse. — Bavière. — Saxe. — Silésie.
Hollande.
France.
Angleterre.
Allemagne.
Autriche-Hongrie.
Tyrol (sud et nord). — Hongrie : Cassovie. — Bohême.
Italie.
Vénétie. — Piémont. — Lombardie.
Vallée de la Reuss. — Tessin : Lugano. Finlande : Helsingfors.
Suisse.
Suède.
Russie.
ZORA NEMORALIS, Blachvall, 1861.
(PI. XVII, fig. 17, 47a.)
SYNONYMIE. 1861. Hecaerge nemoralis, Blackwall, Ann. and Mag. Nat. Hist., 3e série, t. VIII, p. 441.
1863. Hecaerge nemoralis, Cambridge, Zoologist, etc., p. 8597.
1878. Zora nemoralis, E. Simon, Les Arachnides de France, t. IV, p. 321.
1879. Hecaerge nemoralis, Cambridge, Spiders ofDorset, p. 43.
DESCRIPTION. Mâle. — Le céphalothorax, fauve, devient brunâtre autour des yeux; il est entouré d'une
ligne noirâtre marginale qui ne commence pas tout à fait dans le haut; il y a de plus deux bandes longitudinales brunes, marquées de traits plus foncés qui suivent les stries rayonnantes; ces bandes sont plus larges que les parties fauves qui les séparent.
La palella de la patte-mâchoire est un peu plus longue que large, avec son bord externe légèrement dilaté; le tibia est plus étroit et plus court; l'apophyse, plus courte que le diamètre de l'article, est noire et légèrement sinueuse; le tarse est un peu plus long que les deux articles précédents, avec son bord externe rebordé finement dans la première moitié et légèrement échancré; les pattes sont verdâtres ou fauve obscur, avec les patellas, les tibias et les métatarses plus foncés.
Femelle (fig. 4 7). — Le céphalothorax est à peu près semblable à celui du mâle.
Les yeux postérieurs sont disposés comme ceux de Z. spinimana; les yeux antérieurs, placés sur une partie saillante, forment une ligne courbée; ils sont égaux et presque équidistants ; l'intervalle qui sépare les médians est au moins aussi large que leur rayon.
DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE
Les chélicères portent une bande brune très large sur leur face antérieure.
Les pattes sont fauves; les fémurs, dépourvus de traits bruns, sont parfois pointillés; tous les tibias et les métatarses sont plus foncés; à la première paire, le fémur porte une ligne interne de trois épines très longues, placées dans la seconde moitié; le tibia porte 6-6 ou 8-8 épines; à la deuxième paire, le tibia en porte également 6-6 ou 8-8; tous les métatarses en portent 3-3, et le tibia de la quatrième paire une ligne dorsale de trois.
L'épigyne forme une plaque plus large que longue, chagrinée, élargie et arrondie en arrière, tronquée en avant; dans le milieu se trouve une petite fossette bordée de brun sur les côtés (fig.4 7«).
L'abdomen ressemble à celui de la Z. spinimana, mais les dessins sont moins distincts.
Le plastron porte des tachettes brunes sur les côtés.
Ordre de longueur des paties : 4, 1, 2, 3.
Je n'ai rencontré cette araignée qu'une seule fois, dans le Luxembourg. Ses mœurs me sont
inconnues.
Belgique.
Luxembourg : Laroche.
France.
Seine-et-Marne : Fontainebleau. — Aube. — Isère : Le Sappey. — Basses-Alpes : Digne.
Allemagne.
Prusse. — Bavière.
Angleterre.
Dorsetshire : Bloxworth.
Les Zora étrangères à notre faune sont :
Z. maculata (Hecaërge), Cambridge. — Z. parallela, E. Simon. — Z. pardalis, E. Simon. — Z. armillata, E. Simon. — Z. manicata, E. Simon.
SYNONYMIE
CARACTERES DE LA FAMILLE
3mc Sous-ordre : ARANE^ GNAPHOS^.
Famille des DYSDERID^E.
1837. Dvsderides, C. Koch, Ueberskht des Arachniden-Sijstems, t. I, p. 20.
1852. Cellicolve, Doleschai, Sy&t. Verzeich., etc., p. 6 (ad parlem).
1870. Dysderoid*, Thorell, On European Spidcrs, p. 152.
1878. DysderidjE, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)
Le céphalothorax, petit, ovale, est terminé en pointe en avant.
Les yeux sont au nombre de six, à peu près égaux.
Les chélicères sont grandes, coniques, munies d'un crochet aigu, très long et peu courbé.
La lèvre, allongée, est un peu élargie à sa base, avec le sommet arrondi, carré ou échancré.
L'abdomen porte à sa face inférieure deux paires de stigmates placés de chaque côté, près de la
base.
Les pattes, fines, sont médiocrement longues; les tarses, courts, munis de patellas, sont terminés
par deux ou trois griffes.
CARACTÈRES DU GENRE
Genre SEGESTRIA, Latreille, 1804.
1804. Segestria, Latreille, Nouv. dict. d'hist. nat., t. XXIV, p. 134.
1861. Segestria, Westring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 298.
1864. Segestria, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. II, p. 375.
1864. Segestria, E. Simon, Histoire naturelle des Araignées, p. 98.
1870. Segestria, Thorell, On European Spiders, p. 154.
1878. Segestria, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)
Le céphalothorax, ovale, grand, déprimé, est aussi large en avant qu'en arrière.
Les yeux, au nombre de six, sont assez rapprochés; les deux yeux médians sont disposés sur une ligne transversale et les yeux latéraux sont placés de chaque côté, l'un au-dessus de l'autre; les yeux médians forment le centre du groupe.
La lèvre, plus longue que large, échancrée légèrement à l'extrémité, est un peu renflée dans le milieu; les lames maxillaires, droites, sont étroites et fort allongées.
Les chélicères, assez courtes, robustes, bombées, sont verticales et munies d'un crochet solide, recourbé; les bords de la rainure sont garnis de denliculations.
Quatre stigmates existent à la face inférieure de l'abdomen.
Les pattes sont grandes, fortes et velues.
La patte-mâchoire du mâle est assez allongée; l'organe copulateur, simple, en pointe effilée, est simplement accolé au tarse qui ne le recouvre pas.
SYNONYMIE
SEGESTRIA SENOCULATA, Linné, 1758.
(PL XVII, fig. 49, 19a, 196, 19c.)
1758. Aranea senoculata, Linné, Systema naturœ, éd. 10, t. I, p. 622.
1805. Segestria senoculata, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 48.
1831. Segestria senoculata, Hahn, Die Arachniden, t. I, p. 6, fig. 2.
1859. Segestria senoculata, C. Koch, Die Arachniden, t. V, p. 75, fig. 388.
1861. Segestria senoculata, Westring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 500.
1864. Segestria senoculata, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. II, p. 374, pi. XXVIII, fig. 270.
1870. Segestria senoculata, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 152.
1872. Segestria senoculata, Menge, Preussische Spinnen, t. V, p. 300, pi. LIV, tab. CLXXII.
1878. Segestria senoculata, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de
Belgique.)
1879. Segestria senoculata, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 7.
Mâle. — Le céphalothorax, allongé, est brun-fauve ou rougeâtre foncé.
Les six yeux, assez rapprochés, sont parlagés en trois groupes : deux au milieu et deux de chaque côté presque connivents (fig. 196).
Les pattes, fauves, ont les hanches, les tibias et les métatarses rougeâtres ou noirâtres.
La patte-mâchoire est un peu allongée; le tarse dépasse le bulbe qui en est complètement détaché; ce dernier, pyriforme, rouge brillant, se termine en pointe aiguë.
L'abdomen ressemble à celui de la femelle.
Ordre de longueur des pattes : 1, 2, 3, 4.
Femelle (fig. 19). — Le céphalothorax est un peu moins allongé que celui du mâle.
Les yeux sont disposés de la même façon.
L'abdomen, fauve-chamois clair, porte dans le milieu une série longitudinale de taches noires, transversales, découpées, se terminant en pointe latéralement et allant en diminuant de grandeur vers le bas; les côtés sont pointillés de noir.
MOEURS
Le mâle est plus petit que la femelle.
Les tarses des pattes sont armés de trois griffes : les supérieures sont fortes et denticulées ; l'inférieure est petite et munie d'une dent longue, fine et légèrement courbée.
Ordre de longueur des pattes: 1, 2, 4, 5.
Cette araignée, assez commune en Belgique, habite les trous des vieilles murailles, sous les pierres dans nos provinces montagneuses, et les crevasses des gros arbres, particulièrement des sapins. Dans ces cavités, elle se construit une retraite en forme de tube, d'un tissu serré et très blanc. L'orifice extérieur de ce tube est bien rond et se termine par une petite toile appliquée contre le tronc en forme de rosace (fig. 19c); cette toile est tendue et soutenue par quelques fils plus longs et plus solides que les autres, qui forment comme les pointes de la rosace; celte toile grisâtre se salit promptemenl et contraste avec la propreté de l'intérieur. Souvent un moucheron se prend à ce piège; on voit alors l'araignée se précipiter sur sa proie qu'elle entraîne dans sa demeure pour la dévorer.
Le mâle exécute le même travail que la femelle, mais le tube intérieur m'a toujours paru plus compliqué.
C'est au printemps qu'on trouve ces araignées sous les pierres. Je crois qu'à cette époque elles sont encore dans leur retraite hivernale formée d'une sorte de trame de soie allongée qui se brise presque toujours lorsqu'on soulève la pierre (fig. 19a). La femelle pond de cinquante à quatrevingts œufs jaunâtres, non agglutinés, contenus dans un cocon renfermé lui-même dans une cellule soyeuse, toujours salie à l'extérieur. J'en ai conservé vivantes en captivité pendant près de trois ans.
Belgique.
DISTRIBUTION Brabant : Environs de Bruxelles, Boitsfort. Groenendael, Noirhat, Villers-la-Ville. GÉOGRAPHIQUE. Namur . Yvoir Haslière
Liège : Tilff, Modave.
Luxembourg : Laroche, Barvaux.
France.
Assez répandue en France.
Angleterre.
Dorsetshire : Bloxworth, Portland. — Berwickshire. — Pays de Galles. — Ecosse : Glascow. — Irlande.
Allemagne.
Bavière. — Prusse. — Saxe. — Silésie.
Autriche-Hongrie.
Tyrol (nord et sud). — Galicie : Tatra, Krakau, Janôw.
Suisse.
Assez répandue en Suisse.
Répandue dans toute l'Italie.
Italie.
Russie.
Russie méridionale : Simferopol, Jeny-Sala. — Sibérie.
Galice : Torre de Allô.
Ile de xWadère.
Valachie.
Algérie. — Tunisie
Espagne.
Portugal.
Roumanie.
SEGESTRIA BAVARICA, C. Koch, 1843.
(PL XVII, fig. 18, 48a, m.)
SYNONYMIE. 1843. Segestria bavarica, C. Koch, Die Arachniden, t. X, p. 93, fig. 818.
1861. Segestria bavarica, Westring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 298. 1870. Segestria bavarica, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 152.
1878. Segestria bavarica, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de
Belgique.)
1879. Segestria bavarica, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 8.
DESCRIPTION. Mâle. — Le céphalothorax, brun-fauve ou noirâtre, est recouvert de poils gris, courts.
Les métatarses des trois premières paires de pattes portent des épines moins nombreuses que chez l'espèce précédente; il y a une seule épine sous l'extrémité postérieure des métatarses des deux premières paires.
La patte- mâchoire est légèrement allongée; le bulbe, pyriforme, au lieu déformer une tige pointue comme chez S. senoculata, est plus court; l'extrémité, moins aiguë et plus droite, porte une petite pointe qui lui donne une apparence bifide (fig. 186).
L'abdomen est pareil à celui de la femelle.
Femelle (fig. 48). — Le céphalothorax est semblable à celui du mâle, mais moins allongé.
L'abdomen, gris-fauve plus ou moins obscur, est recouvert d'une pubescence épaisse, grisâtre, qui permet à peine de distinguer les taches noires irrégulières disposées longitudinalement.
La femelle est plus grande que le mâle.
MOEURS. Cette araignée, plus rare que la 5. senoculata, me paraît vivre plus exclusivement dans les trous
de muraille. Elle se construit également un tube soyeux, avec quelques fils tendus extérieurement. Je n'ai jamais observé son cocon.
DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE
Brabant : Ruines de Villers.
Namur : Yvoir (ruines de Poilvache).
Assez répandue partout.
Maestricht.
Bavière — Prusse. — Saxe.
Dorsetshire.
Tyrol (nord et sud). — Galicie.
Simplon. — Tcssin.
Lombardie. — Vénétie. — Ile de Capri.
Gothembourg, Upsal.
Belgique.
France.
Hollande.
Allemagne.
Angleterre.
Autriche-Hongrie.
Suède.
SYNONYMIE
SEGESTRIA FLORENTINA, Rossi, 1790.
[PI. XVII, fig. 28, 25a, T6b.)
Aranea florentina, Rossi, Fauna Etr., i. Il, p. 135, tab. IX, fig. 5.
Aranea perfida, Walckenaer, Faune parisienne, t. Il, p. 223.
Aranea cellaria,. Lalreille, Hist. nat. des Crust. et des Ins., f. Vil, p. 217.
Segestria perfida, Walckenaer, Tableau des Aranèides, p. 48.
Segestria cellaria, Latreille, Gen. Crust. et 1ns. , p. 88.
Segestria perfida, Walckenaer, Faune française (Arachnides), p. 197, pi. VIII, fig. 5.
Segestria florentina, Hahn, Die Arachniden, t. I, p. 5, lab. I, fig. 1.
Segestria florentina, C. Koch, Die Arachniden, l. V, p. 72, lab. CLXIV, fig. 385-587.
Segestria florentina, E. Simon, Histoire naturelle des Araignées, p. 101.
Segestria florentina, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 469.
DESCRIPTION. Mâle. — Le céphalothorax, brun noirâtre, est allongé; l'abdomen présente cinq accents plus
clairs.
Les yeux sont au nombre de six; les deux latéraux sont presque connivents; les médians, plus gros, sont séparés au centre (fig. 256).
Le bulbe, simple, est bien détaché du tarse de la patte-mâchoire (fig. 25a).
Femelle (fig. 25). — Le céphalothorax et l'abdomen sont colorés comme ceux du mâle.
Les chélicères, projetées en avant, sont dans les deux sexes d'un beau vert métallique, brillant, 1res caractéristique.
Ordre de longueur des pattes : 1, 2, 4, 5.
MOEURS. Cette grande araignée est très rare en Belgique. Je l'ai rencontrée pour la première fois dans
les ruines de Poilvache, près de Dinant. Elle vit cachée dans une sorte de tube soyeux qu'elle tisse dans les trous des vieilles murailles; ce tube se termine à l'extérieur par des fils irrégulièrement tendus contre le mur. Elle en sort et y rentre avec la plus grande agilité. Elle se tient ordinairement en embuscade près de l'entrée. Ses habitudes sont essentiellement nocturnes.
DISTRIBUTION Brabant : Ruines de l'Abbaye de Villers. GEOGRAPHIQUE. JSamur ': Dinant (ruines de Poilvache).
A peu près toute la France.
Belgique.
France Autriche-Hongrie.
SYNONYMIE
Genre DYSDERA, Lalreille, 1804.
1804. Dysdera, Latreille (ad partem), Nouv. dict. d'hist. nat., t. XXIV, p. 454.
1857. Dysdera, Walckenaer (ad partem), Histoire naturelle des Insectes (Aptères), t. I, p. 261.
1864. Dysdera, Blackwall (ad partem), Spiders of Great Britain, t. II, p. 569.
1864. Dysdera, E. Simon (ad partem), Histoire naturelle des Araignées, p. 105.
1870. Dysdera, Thorell, On European Spiders, p. 157.
1878. Dysdera, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)
xii. se
CARACTÈRES Dl GENRE.
Le céphalothorax, très petit, ovale, est atténué en avant.
Les yeux sont au nombre de six; les latéraux se trouvent placés au-dessus l'un de l'autre; les médians sont en ligne avec les latéraux supérieurs.
La lèvre, allongée, est un peu plus large à sa base, avec le sommet arrondi, carré ou échancré.
Les lames maxillaires, droites, se dilatent autour de la lèvre.
L'abdomen, ovale, étroit, est souvent deux ou trois fois plus long que le céphalothorax.
Quatre stigmates existent sur la face ventrale.
Les chélicères, grandes, à tiges coniques, horizontales, sonl atténuées à leur extrémité, avec un crochet aigu, très long et presque droit.
Les pattes, fines, ne sont armées que de deux griffes tarsales.
SYNONYMIE
DYSDERA ERYTHRINA, Hahn, 1831.
(PI. XVII, fig. 22, 22a, 226.)
1831. Dysdera erythrina, Hahn, Die Ârachniden, t. 1, p. 7, fig. 3.
1859. Dysdera erythrina, C. Koch, Idem, t. V, p. 76, fig. 389.
1853. Dysdera erythrina, Doblika, Beilr. z. eine Monogr. d. Dysdera, in Verhandl. d. Zool.-Bot.
Gesellsch. in Wien, t. III, p. 117.
1870. Dysdera punctoria, Thorell, On European Spiders, p. 157. 1870. Dysdera Cambridgii, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 465. 1870. Dysdera erythrina, Thorell, Idem, p. 465.
1878. Dysdera erythrina, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de
Belgique.)
1879. Dysdera erythrina, Cambridge, Spiders of Dorset, t. 1, p. 6.
description. Mâle. — Le céphalothorax, très grand, fauve-rouge, est ovale allongé, avec la partie céphalique
large en avant et assez élevée.
Les chélicères, très fortes, sont projetées en avant.
Les pattes, assez courtes, sont fauve rougeâtre.
La patte-mâchoire est longue; le bulbe, plus long que le tarse, globuleux à sa base, pyriforme, est tronqué à son extrémité (fig. 22a).
L'abdomen est semblable à celui de la femelle.
Ordre de longueur des paties : 1, 4, 2, 3.
Femelle (fig. 22). — Le céphalothorax est pareil à celui du mâle. L'abdomen, fauve, est recouvert d'une pubescence blanche, assez épaisse. La femelle est plus grande que le mâle.
Ordre de longueur des paties : 1, 4, 2, 3, ou : 1 = 4, % 5.
MOEUiig. Cette araignée, commune en Belgique, recherche les endroits obscurs; on la trouve surtout sous
les pierres. Elle se construit un tube de soie d'un tissu serré, parfois assez long; lorsque ce tube est caché sous une pierre, il n'est jamais attaché à la terre. Ses habitudes sont nocturnes, elle ne chasse qu'après le coucher du soleil. La femelle dépose de trente à quarante œufs jaunâlres dans un cocon transparent, enfermé lui-même dans une large cellule soyeuse.
On peut rencontrer cette araignée en toute saison. Elle hiverne sous les pierres, enfermée dans une coque étroite, à peine plus large que son corps, -et fermée hermétiquement. Cette coque (fig. 226) est cachée par des détritus, des aiguilles de sapin ou des morceaux de feuilles mortes, mêlés souvent de petits coquillages terrestres.
DJSTKIBITION GÉOGRAPHIQUE.
Belgique.
Hollande.
France.
Allemagne.
Autriche-Hongrie.
Tyrol (nord el sud). — Hongrie : Ujhely, Tokay.
Dorselshire : Bloxworlh, Portland. — Manchester, Cambridge, Oxford. — Irlande.
Répandue dans toute la Belgique.
Maestricht.
Toute la France.
Assez répandue en Allemagne.
Assez répandue en Suisse.
Répandue dans toute l'Italie.
Sud de la Russie.
Suisse.
Italie.
Russie.
DYSDERA HOMBERGII, Scopoli, 1763.
(PI. XVII, fig. 21), 20a, 206.)
SYNONYMIE. 1765. Aranea Hombergii, Scopoli, Ent. Carn., p. 403.
1830. Dysdera Hombergii, Walckenaer, Faune française (Arachnides), p. 186.
1832. Dysdera Latreillii, Blackwall, Descr. of a spec. of Arachn., etc., in Lond. and Edinb. Phil. Mac,
5e série, t. I, p. 190.
1834. Dysdera Templetonii, Vigors, in Templeton, On ihe Spid. of the gen. Dysdera, in Zool. Journ.,
1834. Dysdera gracilis, Wider et Reuss, Zool. Mise. Arachn., p. 195 (200), pi. XIV, fig. 1. 1843. Dysdera Hombergii, C. Koch, Die Araclmiden, t. X, p. 95, tab. CCCLI, fig. 819, 820. 1850. Dysdera Hombergii, Doblika, Monogr. d. Spinnen geschl. Dysdera, in Verhandl. d. Zool.-Bot.
Gesellsch. in Wien, t. 111, p. 120.
1861. Dysdera Hombergii, Westring, Araneœ Suecicœ, p. 302.
1864. Dysdera Hombergii, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. II, p. 371, pi. XXVIII, fig. 268. 1870. Dysdera Hombergii, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 153.
1878. Dysdera Hombergii, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de
Belgique.)
1879. Harpactes Hombergii, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 7.
DESCRIPTION. Mâle. — Le céphalothorax esl brun-rouge très foncé, souvent presque noir.
Les six yeux, rapprochés, sont disposés en cercle. Le bandeau est très étroit (fig. 206). Les chélicères, assez fortes, longues, sont projetées en avant. Les pattes, fauves ou bru nâlres, sont annelées de rouge-brun.
La patte-mâchoire est longue; le bulbe, un peu plus élroit à sa base, se termine par une longue pointe contournée (fig. 20a).
L'abdomen est semblable à celui de la femelle.
Ordre de longueur des pattes : 1, 4, 2, 3.
Femelle (fiff. 20). — Elle est plus forte et moins élancée que le mâle; le céphalothorax est un peu plus court.
Les pattes sont annelées.
MOEURS
DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE
L'abdomen, ovale très allongé, brun olivâtre, quelquefois un peu fauve, est plus pâle au-dessus des filières.
Ordre de longueur des pattes: 1, 4, 2, 5 ou 1 = 4-, 2, 5.
Cette araignée, qui n'est jamais très commune en Belgique, vit sous l'écorce détachée des arbres, dans les crevasses des rochers, sous les pierres ou dans les chemins creux bien ombragés. Je l'ai observée souvent cachée sous les parties gazonneuses qui surplombent les chemins; je la faisais tomber en passant ma canne par-dessous, parmi les racines. Elle est d'une vivacité prodigieuse. Souvent aussi je l'ai vue courant parmi les aiguilles tombées, dans les bois de sapins.
On peut la renconlrer pendant loule l'année. Au printemps, on la trouve souvent encore enfermée dans sa retraite hivernale en forme de cellule oblongue, soyeuse, recouverte de détritus.
J'ai observé plusieurs fois son cocon appliqué contre un arbre, sous un coin d'écorce; il renferme de vingt à trente-cinq œufs non agglutinés. La femelle file dans les environs une petite toile grossière, composée de quelques fils.
Belgique
Brabant : Environs de Bruxelles, Uccle, Boitsfort, Mont-Saint-Guibert. Namur : Environs de Namur, Samson, Yvoir, Dinant, Hastière. Liège : Modave, Tilff, Comblain-au-Pont.
Luxembourg : Barvaux, Laroche.
France.
Tout le nord et le centre de la France.
Angleterre.
Dorsetshire. — Denbighshire. — Lancashire. — Yorkshire. — Ecosse. — Irlande.
Allemagne.
Bavière. — Prusse. — Hanovre. — Saxe.
Autriche-Hongrie.
Tyrol (nord et sud). — Dalmatie. — Hongrie : Torna, Szinnaiko, Vilhorlat, Bartfa.
Suisse.
Environs de Genève. — Environs de Lucerne, vallée de la Reuss. — Tessin : Lugano.
Tout le nord de l'Italie.
Nord de l'Espagne.
Russie méridionale : Crimée.
Gothembourg.
Italie.
Espagne.
Russie.
Suède.
SYNONYMIE
DYSDERA CROCATA, C. Koch: 1839.
(PI. XVII, fig. 21, 21a, 2lô.)
1839. Dysdera cuocata, C. Koch, Die Arachniden, t. V, p. 81, tab. CLXVI, fig. 592-394.
1843. Dysdera rubicunda, Blackwall, A Calai, etc., in Transact. of the Linn. Soc, t. XIX, p. 262.
1870, Dysdera rubicunda, Cambridge, Notes on some Spid. and Scorp. fr. S. Helena, in Proceed. of the
Zool. Soc, 1869, p. 532.
1870. Dysdera crocata, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 469. 1878. Dysdera crocata, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc ent. de
Belgique.)
DESCRIPTION
MOEURS
Mâle. — La forme générale est assez élancée; le céphalothorax est rouge-brun 1res foncé; l'abdomen, plus pâle, est plus grisâtre.
La patte-mâchoire est assez longue; le tarse, arrondi à sa base, se rétrécit en Rallongeant; le bulbe, bien détaché, se projette en avant (fig. 21a).
Femelle (fig. 21). — Elle est un peu plus grande que le mâle. La coloration est à peu près pareille dans les deux sexes.
Les yeux (fig. 216), au nombre de six, forment un petit groupe resserré en demi-cercle, les deux antérieurs plus rapprochés du bord frontal; ils sont tous presque connivenls.
Ordre de longueur des pattes : 1, 4, % 5.
Cette araignée, assez rare en Belgique, vit cachée sous les pierres ou dans les crevasses de vieilles murailles, où elle se tisse un tube soyeux dont elle ne sort que la nuit.
DISTRIBUTION
GEOGRAPHIQUE
Brabanl : Villers-la-Ville (ruines).
Anvers : Environs d'Anvers.
Belgique.
Fraince. — Angleterre. — Autriche-Hongrie. — Italie. — Espagne
Russie méridionale. — Sainte-Hélène.
Suisse. —
SYNONYMIE
Genre SCYTODES, Latreille, 1805.
1805. Scytodes, Latreille, Histoire naturelle des trust, et des Ins., t. I, p. 99. 1805. Scytodes, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 79.
DU GENRE
Le céphalothorax, très étroit en avant, est élargi et arrondi dans la partie thoracique.
Les pattes, longues et fines, sont munies de deux griffes pectinées qui semblent supportées par un petit article supplémentaire.
Les mâchoires, étroites, entourent la lèvre et se rejoignent à leur extrémité; les yeux, au nombre de six, sont groupés par paires : deux en avant très rapprochés, les autres plus haut sur les côtés, connivents.
L'abdomen est globuleux ; les filières sont peu visibles.
SYNONYMIE
SCYTODES THORACICA, Latreille, 1804.
(PI. XVII, fig. 23, 23a.)
1804. Aranea thoracica, Latreille, Tabl. rnéthod. des Insectes, in Nouveau dictionnaire d'hist. nat.,
t. XXIV, p. 154.
1806. Scytodes thoracica, Latreille, Gen. Crust. et Ins., t. I, p. 99. 1806. Scytodes thoracica, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 79. 1839. Scytodes tigrina, C. Koch, Die Arachniden, t. V, p. 87, tab. CLXVII, fig. 398. 1845. Scytodes thoracica, Lucas, Expl. de l'Algérie (Anim. art.), t. I, p. 104, pi. II, fig. 3. 1854. Scytodes thoracicus, Thorell, Om hanen af Scyt. thor., in Ôfvers. af Vet-Akad. Fôrhandl.,
t. XI, p. 197.
1861. Scytodes thoracica, Blackwall, Spiders ofGreat Britain, p. 380, pi. XXIX, tig. 272. 1870. Scytodes thoracica, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 469. 1879. Scytodes thoracica, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 75.
description. Mâle. — Le céphalothorax est un peu plus allongé que celui de la femelle.
Les chélicères, courtes, sont portées en avant ; le crochet est très petit. La coloration est à peu près semblable à celle de la femelle.
MOEURS
Femelle (fig. 23). — Les yeux sont groupés comme je l'indique dans les caractères des yeux de la famille (fig. 23a).
Toute l'araignée est blanc jaunâtre, avec des tachettes et des traits noirs sur le céphalothorax.
L'abdomen est marqué à la partie antérieure de deux points, suivis de deux traits noirs transversaux, courbés, séparés au milieu; plus bas, sur les côtés, existent deux traits ou taches séparées.
Ordre de longueur des paltes : 1, 4, 2, 3.
Cette araignée, qui aime les endroits ensoleillés, les murailles bien sèches, peut se rencontrer aussi à l'intérieur des habitations. Elle se met en chasse en plein midi, marchant lentement. La femelle tend d'assez longs fils qui forment une toile grossière. Pour enfermer ses œufs, elle tisse un cocon blanc, d'un tissu très fin, qu'elle porte accroché sous le céphalothorax. Cette espèce est fort rare en Belgique.
Belgique.
France.
Rare aux environs de Paris. — Commune dans le Midi.
DISTRIBUTION Anvers : Environs d'Anvers. GÉOGRAPHIQUE.
Angleterre.
Environs de Douvres. — Rare en Angleterre.
Environs d'Alger, Constantine.
4mc Sous-ordre : ARANE.E THERAPHOS^
Famille des AVICULARID^.
SYNONYMIE
1805. Mygale, Walckenaer (ad partem), Tableau des Aranéides, p. 5.
1805. Theraphosa, Walckenaer, Idem, p. 1.
1817. Territeles, Latreille, in Cuvier, Règne animal, t. III, p. 79.
1823. Terrestress, Sundevall, Gêner. Aran. Suec, p. 10.
1825. Tetrapteumones, Latreille, Fam. nat. du règne anim., p. 312.
1830. Theraphosa, Sundevall, Svetiska Spindlarnes, in Vet-Akad., p. 203.
1833. Mygalides, Sundevall, Consp. Arach., p. 28.
1864. Mygaliformes, E. Simon (ad partem), Histoire naturelle des Araignées, p. 61.
1870. Theraphosoida, Thorell, On European Spiders, p. 161.
1878. Avicularida, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)
1879. Theraphosides, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 1.
CARACTÈRES DE LÀ FAMILLE
Céphalothorax souvent aplati au-dessus, avec les stries fortement marquées, surtout celles qui séparent la partie céphalique de la partie thoracique.
Les yeux, au nombre de huit, sont groupés sur un mamelon relevé.
Les chélicères, articulées horizontalement, peuvent se mouvoir de haut en bas.
Quatre stigmates sont placés par paires sous la face ventrale.
Les filières sont au nombre de quatre ou de six.
SYNONYMIE
Genre ATYPUS, Latreille, 4 804.
1804. Atypls, Lalreille, Nouveau dict. d'hist. nat., t. XXIV, p. 133.
1804. Atypls, Latreille, Hist. nat. des Crust. et des Ins., t. VII, p. 168.
1805. Oletera, Walckenaer, Tableau des Aranèides, p. 7. 1861. Atypus, Blackwall, Spiders of Great Britain, i. I, p. 14. 1864. Atypa, E. Simon, Histoire naturelle des Araignées, p. 83. 1870. Atypls, Thorell, On European Spiders, p. 165.
1878. Atypls, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgiqle.)
CARACTÈRES DU GENRE
Le céphalothorax, volumineux, plus large et plus long que l'abdomen, est fortement aplati, avec la partie céphalique relevée.
Les yeux, au nombre de huit, sont groupés en avant près du bord frontal.
Les chélicères sont très grandes, fortes et horizontales.
La lèvre, très petite, arrondie au-dessus, est insérée sous les mâchoires; celles-ci, divergentes, dilatées à leur base, se terminent en pointe à leur extrémité supérieure.
Les pattes sont relativement courtes; les tarses, toujours dépourvus de scopula, sont armés de trois griffes mobiles.
L'abdomen est petit et légèrement arrondi.
Les filières sont au nombre de six.
SYNONYMIE
DESCRIPTION
Malet
ATYPUS PICEUS, Sulzer, 4776.
(PI. XVIII, fig. 4 à ir.)
Araisea picea, Sulzer, Abgekurzle Geschichte Schweitzerischer und auslàndischer Insekten, etc.,
p. 254, tab. XXX, fig. 2.
Atypls slbterranels, Latreille, Hist. nat. des Crust. et des Ins., t. VII, p. 169. Oletera atypls, Walckenaer, Tableau des Aranèides, p. 7, pi. 1, fig. 8-10. Atypls Sllzeri, Lalreille, Gen. Crust. et Ins., t. I, p. 85, tab. III, fig. 5. Atypls affinis, Eichwald, Zoologia specialis, etc., p. 73, tab. II, fig. 19. Atypls Sllzeri, Hahn, Die Arachniden, t. I, p. 117, tab. XXXI, fig. 88. Atypls Sllzeri, C. Koch, Die Arachniden, t. XVI, p. 72, lab. DLXII, fig. 1547, 1548. Atypls Sllzeri, Blackwall, Spiders of Great Britain, p. 14, pi. I, fig. 1. Atypls picels, Thorell, On European Spiders, p. 165. Atypls Sllzeri, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 415.
Atypls picels, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.) Atypus piceus, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 2.
#dfe(fig. 4«, ib). — Le céphalothorax est brun foncé, presque noir, avec la partie thoracique aplatie et la partie céphalique fortement relevée et large en avant.
Les huit petits yeux sont groupés en avant; les quatre antérieurs, un peu plus gros, forment une ligne légèrement courbée; les quatre autres sont placés par deux de chaque côté et forment avec ceux de côté du premier rang deux petits triangles (fig. ih).
Les mâchoires, dilatées à leur base, sont bordées de poils rouges (fig. li).
L'abdomen est brun foncé, presque noir.
Le bulbe, relativement court, simple, pyriforme, se termine en pointe arrondie (fig. le).
Femelle (fig. 1). — Le céphalothorax est brun olivâtre; les chélicères, très fortes, horizontales, sont armées d'une série de dix dents courtes; le crochet, recourbé, assez long, est rouge carminé foncé (fig. if).
Les pattes, courtes, sont munies de trois griffes tarsales épaisses, armées de cinq à six dents très fortes (fig. 1/*, \g, 1/).
La patte-mâchoire, assez longue, porte une griffe à cinq petites dénis (fig. 1/).
L'abdomen, d'un brun violacé foncé, rarement olivâtre, est recouvert d'une pubescence satinée; dans le haut se trouve une tache noire, découpée, souvent très peu distincte.
Sous le venlre, les quatre ouvertures pulmonaires sont recouvertes de plaques cornées jaune brunâtre, comme l'épigyne (fig. le).
Les filières, garnies de longs poils, sont très allongées (fig. lm).
Ordre de longueur des pattes: 4, 1, 2, o.
(Fig. \k, \n à 1r). Celte araignée représente seule dans notre pays la famille des Avicularidœ.
Son aspect est peu rassurant; les crochets qu'elle projette en se soulevant en arrière, lorsqu'on la touche, sont pourtant assez inoffensifs : ils percent bien parfois l'épidémie jusqu'au sang, mais celle légère blessure, qui guérit vite, est moins douloureuse que la morsure d'un Carabe.
L'Alype, plutôt craintive, contrefait la morte lorsqu'on s'en empare, en rapprochant les pattes sous son corps. Sa vie est fort délicate : un rien la fait mourir. Toute son existence, qui se prolonge pendant plusieurs années, s'écoule dans une caverne qu'elle se creuse sous terre. C'est un travail énorme, qu'elle peut pourtant renouveler plusieurs fois, si le hasard venait à le détruire. Il consiste en une profonde galerie souterraine, horizontale d'abord, puis s'enfonçant presque verticalement en terre; elle est doublée d'un tube de soie blanche serrée, ayant la consistance d'une étoffe.
J'ai pu suivre chez moi les phases de ce curieux travail.
Vers la fin du mois d'avril, je rapportai, après les avoir déterrées avec la plus grande précaution, plusieurs Atypes que je déposai dans une grande caisse pleine de terre disposée en forme de talus contre lequel j'avais planté à l'avance quelques mousses et des touffes d'herbes. Trois heures après, le travail était commencé. Une grosse femelle, après avoir exploré tout le talus, s'établit dans un léger enfoncement et se mit à creuser avec vigueur à l'aide de ses puissantes chélicères dentelées. Le crochet, pendant ce travail, reste plié entre les denliculations et les poils qui recouvrent les chélicères; l'araignée s'aide surtout des griffes solides, rétracliles comme celles des chats, dont est armée l'extrémité des tarses. Elle lisse et aplatit autour d'elle la terre qu'elle déplace, ou, lorsqu'il y en a trop, elle la repousse en marchant en arrière jusqu'à l'extérieur. Parvenue à quelques centimètres de profondeur, et pour ne pas être dérangée sans doute, elle vient croiser quelques fils devant l'ouverture, fils qui suffisent parfaitement à défendre l'entrée du terrier. Elle commence alors à tapisser les parois de la galerie, afin d'empêcher les éboulements. Elle tend de nombreux fils en longueur qu'elle croise ensuite d'autres fils tendus dans tous les sens. Ces fils sortent en nombre prodigieux de ses longues filières mobiles, qui lui servent comme de truelle pour les appliquer pour ainsi dire par couches, de l'extérieur vers l'intérieur. Elle parvient à se retourner dans ce couloir étroit en recourbant son abdomen sur son dos, contorsion singulière qu'elle exécute avec la plus grande facilité. En revenant sur ses pas, elle corrige son œuvre sans cesser le travail des filières et des pattes postérieures; l'abdomen lui-même sert à lisser la soie qui devient bientôt compacte. Elle revient ensuite ajouter quelques fils pour consolider l'ouverture. Comme ce travail paraît la fatiguer beaucoup, l'araignée se repose souvent. Je finis par la perdre de vue au fond de sa caverne. Au bout de trois heures, elle revint travailler à l'entrée; les fils croisés se serrèrent et prirent la consistance d'une étoffe. Le tube était isolé presque partout de la terre qui l'entourait et maintenu au moyen de brindilles mêlées de soie. Le travail se poursuivit sans doute pendant la nuit, car le lendemain, de grand matin, tout paraissait terminé et surtout bien caché. Des particules de terre s'étaient collées à la soie et je dus recourir à la loupe pour découvrir
Pouverture. Pendant plusieurs nuits, elle creusa encore; je m'en aperçus aux petits tas de terre fraîche que je trouvais le matin, pareils à des taupinières microscopiques. Ce n'est que quelques jours plus tard que le tube se prolonge à l'extérieur. Je n'ai pu réussir à voir exécuter ce dernier travail. Ce bout de tube se souillant très vite, est très difficile à distinguer. Lorsque l'Atype s'est établie sous des mousses, dans les sapinières, ce tube est simplement couché contre terre; mais lorsqu'elle s'est installée contre un talus, le tube est relevé et attaché par son extrémité à une racine saillante ou à une pierre. Dans ce cas, il est difficile d'expliquer comment l'araignée s'y prend pour rentrer chez elle. Une seule fois, sous les mousses, j'ai vu une femelle écarter les fils de soie serrés du tube et se glisser à l'intérieur. Ces fils, très élastiques, reprenaient immédiatement leur position première; mais dans ce cas, comme je viens de le dire, le tube était simplement couché contre terre.
Si, dans le cours de son travail, l'Atype rencontre un obstacle, soit une pierre, soit une racine d'arbre, elle creuse en dessous ou au-dessus, et alors il est presque impossible de la capturer. Le tube atteint parfois jusqu'à trente centimètres de longueur. Dans le Midi, j'en ai observé souvent établies sous des tas de pierres. Le tube était construit presque tout entier entre ces pierres, avec l'extrémité inférieure seule légèrement enfoncée en terre. Le sol, très dur, les empêchait sans doute d'aller plus avant.
Une fois le tube découvert, l'araignée est prise si l'on agit prudemment et patiemment.
Au printemps et surtout en automne, on observe souvent les deux sexes réunis dans le terrier. Le mâle, très vagabond, ne se rencontre qu'accidentellement. Je l'ai trouvé errant en été parmi les feuilles mortes.
L'Atype se tient toujours dans le fond du terrier, qui forme une sorte de chambre largement arrondie, sans aucune issue et pleine de débris de toute nature : des bouts de branches, des brins de mousse et surtout des débris de mouches ou d'insectes, restant des repas de l'araignée. C'est là qu'elle pond ses œufs, au nombre de vingt-cinq à quarante, dans un cocon de soie déposé sur un moelleux coussin qui le préserve de l'humidité; ce cocon est en outre fixé aux parois par quelques fils.
Les petites Atypes, après leur éclosion, restent assez longtemps enfermées avec leur mère.
En captivité, lorsqu'elles sortirent du tube, je les enfermai dans une caisse pleine de terre et je les vis tendre des fils dans tous les sens parmi les herbes et les mousses; elles se laissent tomber, suspendues par un fil, lorsqu'on veut s'emparer d'elles.
Quelques jours après leur naissance, elles sont d'un jaune verdâtre transparent, avec l'abdomen violacé; les crochets sont d'un rouge de sang et l'aire oculaire est noire, très brillante.
L'espèce assez peu répandue en Belgique, est commune là où elle s'est fixée.
DISTRIBUTION Brabant : Uccle, Boilsfort, Groenendael, Noirhal. GÉOGRAPHIQUE. ^^ . ^
Luxembourg : Redu.
Limbourg : Genck.
France.
Toute la France. — lies d'Hyères (Porquerolles).
Angleterre.
Répandue dans toute l'Angleterre. — Ile de Wight.
Allemagne.
Prusse. - Bavière.
Autriche-Hongrie.
Tyrol (nord et sud). — Galicie. — Hongrie (?).
Suisse.
Vallée de la Reuss. — Canton de Berne : Lauterbrunen. — Canton des Grisons : Tusis, Davos. Engadine.
Russie.
Russie méridionale.
Italie.
Le nord de l'Italie.
2me ORDRE :
CHERNETES.
2" Ordre : CHERNETES
Famille des CHELIFERID^E.
Les Chernetes forment un ordre naturel bien tranché; Geoffroy leur avait donné les noms de Pinces ou Faux-Scorpions; Latreille avait réuni les Galéodes et les Chclifcr sous le nom de Pseudo-Scorpiones, à cause de leur ressemblance apparente avec les Scorpions, desquels, ils se rapprochent assez bien comme faciès. Le céphalothorax, qui paraît semblable à première vue, présente pourtant de notables différences; les stries laissées par les sutures des segments indiquent la disposition différente de ces parties; les segments, parallèles, sont presque de même largeur; de plus, la longue queue des Scorpions n'existe pas chez les Chernetes, lesquels possèdent des filières qui manquent aux premiers; les pattes-mâchoires seules offrent une remarquable analogie, qui a exercé une grande influence sur les classifications primitives.
Les Chernetes, répandus dans le monde entier, n'utilisent leur fils que pour construire leur coque au moment de la ponte, et pour l'hivernage.
Jusqu'à ce jour, je n'ai observé en Belgique que neuf espèces de Chernetes, mais il est probable que ce nombre sera dépassé par la suite.
Après l'accouplement, l'abdomen de la femelle devient très volumineux; elle pond de quarante à cinquante œufs fortement agglutinés, qui demeurent collés au ventre de la mère; les petits sortent de l'œuf à l'état larvaire et subissent plusieurs métamorphoses avant de se séparer pour toujours.
CARACTÈRES Le céphalothorax, d'une seule pièce en dessus, est quelquefois marqué d'une ou de deux stries
transversales indiquant la suture des segments thoraciques. Les yeux, qui manquent souvent, sont au nombre de deux ou de quatre.
L'abdomen, de même largeur que le céphalothorax, se compose, par-dessus, de dix ou onze segments, et de neuf par-dessous.
Le premier segment porte les orifices génitaux, doubles, en forme de grandes fentes transversales, plus écartées latéralement chez les mâles; chez ces derniers, au moment de l'accouplement, chaque orifice donne passage à un pénis membraneux, grêle, blanc, parfois aussi long que le corps tout entier; le premier segment porte en outre des filières, semblables à celles des Aranéides; elles ne sont pas groupées sur une base commune, mais séparées et isolées.
Les stigmates, au nombre de quatre, allongés, obliques, sont placés par paires au niveau de l'intervalle du premier au second segment et du second au troisième; ils s'ouvrent latéralement dans les parties membraneuses.
Les chélicères sont composées de deux articles : le premier, large, ovale, dissimulé à sa base par le bord céphalique, est tronqué obliquement à son extrémité, avec l'angle supérieur avancé, se prolongeant en avant en apophyse rétrécie graduellement pour constituer le doigt fixe; l'angle inférieur, plus ou moins reculé, donne attache au doigt mobile qui se meut verticalement de bas en haut et forme pince avec le précédent.
Les chélicères présentent en outre au premier article deux appendices curieux dont l'usage est encore peu connu : le premier, que Menge nomme serrula, consiste en une lame mince, allongée, transparente, denticulée régulièrement à son bord supérieur, dirigée en avant et insérée à la base interne du doigt mobile; quand la pince est fermée, la serrula est cachée dans une rainure qui
existe au bord interne du doigt; son extrémité fait seule saillie au dehors; la pince ouverte, elle se relève et coupe obliquement l'angle formé par l'écarlement des doigts. Le second appendice se compose d'une tige fine, transparente, attachée au côté interne du premier article, légèrement arquée et divisée à son extrémité en ramifications parallèles, en nombre variable; ces ramifications sont divisées elles-mêmes en rameaux garnis de poils.
Les pattes-mâchoires, très mobiles, sont composées de six articles; ce sont elles qui ont fait donner aux Chernetes le nom de Pinces; les hanches, développées, très grandes, avec leur bord interne droit, sont presque toujours plus longues que larges; le trochanter, articulé sur la troncature externe de la hanche, est court; le fémur et le tibia ne sont pas séparés par une palella comme chez les Aranéides; le tarse s'élargit en forme de main; il est ovale, convexe et s'allonge en apophyse qui forme le doigt fixe; le doigt mobile, qui constitue le sixième article, vient s'insérer en dessous du précédent; le bord interne de ces doigts est souvent denticulé très finement.
Les pattes, peu inégales, sont généralement courtes; la hanche, la cuisse, la jambe et le tarse forment quatre groupes composés chacun d'un ou de plusieurs articles; les hanches sont grandes, contiguès et libres.
La cuisse est composée du trochanter, court, pédicule, articulé sur la hanche du fémur, parfois dilaté au-dessus aux pattes postérieures; le fémur est souvent séparé du trochanter par un petit article nommé trochantin. Le tibia, allongé, n'est formé que d'un article. Le tarse, plus grêle que les articles précédents, est composé d'un, de deux et même de trois articles peu faciles à distinguer; le dernier est taillé en biseau près de la pointe; cette pointe, terminée en un petit renflement séparé par une strie circulaire, forme l'article unguifère, qui porte deux griffes courbées, assez longues; on remarque sous les griffes un très petit appendice membraneux, tronqué, en forme de cône renversé; cette troncature est denticulée sur les bords.
Il est très difficile, souvent presque impossible, de distinguer les sexes chez les Chernetes.
L'ordre des Chernetes ne se compose que d'une seule famille.
Famille des CHELIFERID.E.
SYNONYMIE
1855. ChernetidjE, Menge, Ueber die Scheerensp. 1875. CherinetidjE, L. Koch, Darst. Eur. Chernel.
CARACTÈRES DE LA FAMILLE
Ce sont les caractères de l'ordre.
Genre CHELIFER, Geoffroy, 1763,
SYNONYMIE
1763. Chelifer, Geoffroy, Hist. des Ins., t. II (ad partem).
Chelifer des auteurs (ad partem).
1855. Chelifer, Menge, Ueb. Scheerensp.
1855. Chernes, Menge, Idem.
1873. Chelifer, L. Koch, Darst. Eut: Chernel. 1873. Chernes, L. Koch, Idem.
1879. Chelifer, E. Simon, Les Arachnides de France, t. VII, p. 20.
Le céphalothorax, arrondi ou tronqué obtusément au bord antérieur, rétréci en avant et légèrement plus long que large est marqué de deux stries transversales dont la première, plus profonde, est placée vers le milieu ou un peu en avant; la seconde, parfois effacée, se rapproche plus du bord postérieur que de la première; il n'existe ni impressions ni stries longitudinales.
Les yeux manquent le plus souvent; parfois il existe de chaque côlé un œil marginal, placé au niveau de la base de la patte-mâchoire et légèrement éloigné du bord antérieur.
L'abdomen se divise en dessus en onze segments recouverts de plaques; les dix premières sont séparées sur la ligne médiane.
Les chélicères sont petites; le doigt, mobile, est droit.
La hanche de la patte-mâchoire, au moins aussi longue que large avec le bord interne droit est arrondie, rétrécie à sa base, et se prolonge en pointe en avant; les autres articles de la patte-mâchoire sont robustes; la hanche de la quatrième paire de pattes est un peu plus longue que les autres; celle de la première paire est beaucoup plus longue que large; les quatre paires possèdent un trochantin solide, plus long que le trochanter; les fémurs des paires postérieures sont plus courts que les tibias.
Les téguments du corps et des pattes-mâchoires, rarement lisses, sont ordinairement mats, rugueux et chagrinés.
SYNONYMIE
CHELIFER DE GEERI, C. Koch, 4837.
1837. Chelifer De Geeri, C. Koch, Deutschl. Cr., M. u. Ar., 2, t. III.
1857. Chelifer angustus, C. Koch, Idem, 7, t. V.
1859. Chelifer Schaefferi, C. Koch, Uebersicht des Arachniden-Sy stems, t. II, p. 4.
1843. Chelifer De Geeri, C. Koch, Die Arachniden, t. X, p. 55, (ig. 788-789.
1845. Chelifer Schaefferi, C. Koch, Idem, p. 55, fig. 790.
1875. Chelifer Schaefferi, L. Koch, Darst. Eur. Chern., p. 17.
1879 Chelifer De Geeri, E. Simon, Les Arachnides de France, t. VII, p. 22.
DESCRIPTION. Le céphalothorax est fauve, plus foncé en avant; sur chaque segment abdominal se trouvent
deux points bruns arrondis.
Sur le céphalothorax, très finement chagriné, la première strie, droite, fine, profonde, est placée un peu avant le milieu; la deuxième, peu visible, se rapproche plus du bord postérieur que de la première.
La patte-mâchoire est garnie de petits poils blancs, un peu plus longs aux doigts; la hanche, finement chagrinée, présente une légère saillie près de sa base; le trochanter, chagriné comme le fémur, le tibia et la main, à pédicule mince et long, puis convexe, aussi long que large, a son bord postérieur arrondi; le fémur s'élargit depuis sa base, avec le bord interne droit et l'externe légèrement convexe; le tibia, aussi large et à peu près aussi long que le fémur, à pédicule court, marqué d'une échancrure interne, s'élargit progressivement; ses bords internes et externes sont également et légèrement convexes; la main, à peu près aussi longue que le tibia, est plus longue que large.
Dimension : d* Ç 5, 6.
MOEURS. Commun surtout dans les dunes de nos régions maritimes, ce Chelifer vit caché dans les touffes
de Calamagrostris. A la base de ces plantes, vers la fin de mai, on en rencontre souvent des dizaines d'individus réunis. On le trouve plus rarement isolé, sous les écorces. La femelle pond et porte ses oeufs à la fin de l'été.
Belgique.
DISTRIBUTION Brabant . Boitsfort, Groenendael. GÉOGRAPHIQUE. Anvers . Calmpthout.
Flandre occidentale : Heyst, Knocke, Blankenberghe, Ostende. La Panne. Flandre orientale : Environs de Gand, Assenede. Limbourg : Genck.
Scheveninghe. — Maeslricht. — Bréda.
Hollande.
France.
Somme : Le Crotoy. — Seine : La Varenne. — Eure : Évreux. — Aube : Troyes. — Gironde : Cap Ferret — Var : Hyères. — Bouches-du-Rhône : Marignane. — Corse (E. Simon).
Allemagne.
Prusse rhénane : Trêves. — Bavière : Nuremberg.
Douvres. — Environs de Londres.
Eubée, près de Steni.
Angleterre.
Grèce.
Autriche-Hongrie.
Hongrie : Bârlfa, Bereczki, Szôllôske, Ujhely, Torna, Kôrtvélyes, Budapest, Buzias, Kolozsvar.
Sud de la Russie.
Algérie. — Tunisie : Tunis.
Russie.
Afrique.
SYNONYMIE
DESCRIPTION
Le cér
CHELIFER CANCROIDES, Linné, 1761.
Acarus cancroides, Linné, Faun. Saec., n° 1968.
Phalangium cancroides, Linné, Systema naturœ, éd. XII, t. I; partie II, p. 1028.
Ciielifer europaeus, De Geer, Mèm. mis., t. VII, p. 355, pi. XIX, fig. 14-15.
Scorpio cancroides, Fabricius, Ent. sysl., t. III, p. 436.
Chelifer cancroides, Latreille, Hist. nat. des Crust., etc., t. VII, p. 141, pi. VI, fig. 2.
Chelifer cancroides, Hermann, Mem. Api., p. 114.
Chelifer Hermanni, Leach, Zool. Miscell., t. III, p. 49, pi. CXLII, fig. 5.
Chelifer cancroides, Théis, Ann. Se. nat., lre série, t. XXVII, p. 69, pi. III, fig. 1.
Chelifer cancroides, Hahn, Die Arachniden, t. II, p. 52, fig. 159.
Chelifer ixoides, Hahn, Idem, p. 53, fig. 140.
Chelifer ixoides, C. Koch, Deutschl. Cr., M. u. A., 7, t. IV.
Chelifer cancroides, C. Koch, Die Arachniden, t. X, p. 41, fig. 780.
Chelifer granulatus, C. Koch, Idem, t. X, p. 57, fig. 777.
Chelifer ixoides, C. Koch, Idem, t. X, p. 40, fig. 779.
Chelifer cancroides, Menge, Ucb. Scheerensp., p. 30, pi. IV, fig. 5.
Chelifer rhododactylus, Menge, Idem, p. 52, pi. IV, fig. 6.
Chelifer cancroides, L. Koch, Darst. Eur. ChemeU, p. 19.
Chelifer granulatus, L. Koch, Idem, p. 21.
Chelifer ixoides, L. Koch, Idem, p. 25.
Chelifer cancroides, E. Simon, Les Arachnides de France, t. VII, p. 23.
Le céphalothorax , brun rougeâtre, assez foncé , allant en s'éclaircissant vers les segments abdominaux, est chagriné comme ces derniers, avec des granulations plus fortes sur les parties latérales il est garni de crins courts et fauves; les stries sont profondes; la première est placée avant le milieu.
La hanche de la patte-mâchoire, le trochanter, le fémur et le tibia sont chagrinés.
Le trochanter, à long pédicule, est légèrement conique au bord postérieur; le tibia, à pédicule court, aussi large et aussi long que le fémur, est marqué d'une légère échancrure interne; il
MOEURS
s'élargit graduellement; son bord interne est droit et l'externe un peu convexe, surtout dans la seconde moitié; la main, plus longue que large, ovale, est de la longueur du tibia.
Dimension : cf 9 5, 0.
Ce Chelifer, commun partout, vit surtout à l'intérieur des habitations, dans les coins obscurs des hangars, où il parvient à se glisser dans les plus légères fissures. Il se trouve rarement sous les écorces d'arbres. On l'a rencontré dans les herbiers, dans les boîtes de collections d'insectes, dans de vieux pigeonniers, etc. Sa démarche est assez lente.
DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE
Répandu dans tout le pays.
Toute la France.
Belgique.
France.
Ce Chelifer, commun dans toute l'Europe, est probablement cosmopolite : M. E. Simon l'a reçu de Californie; on me l'a récemment envoyé du Venezuela; on Ta signalé dans la région du cap Horn. J'en possède également des exemplaires provenant d'Afrique.
SYNONYMIE
MOEURS
DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE
CHELIFER NODOSUS, Schrank, 1803.
1803. Chelifer nodosus, Schrank, Faun. Boic, t. III, p. 246.
1804. Chelifer parasita, Hermann, Mem. Apt., p. 117, pi. VII, fig. 6. 1843. Chelifer Réussi, C. Koch, Die Arac/miden, t. X, p. 48, fig. 785. 1875. Ciiernes Réussi, L. Koch, Darst. Ear. Chernet., p. 5.
1879. Chelifer nodosus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. VII, p. 53.
Le céphalothorax et les pattes-mâchoires sont d'un brun rougeâtre, plus pâles que les segments abdominaux; le corps est brillant, peu chagriné, garni de poils courts; la première strie, droite, profonde, placée avant le milieu, légèrement courbée aux extrémités latérales, ne forme pas d'angle au centre; la seconde strie, au contraire, forme au milieu un angle aigu dirigé en arrière; les segments abdominaux portent chacun au bord postérieur une ligne de crins blancs, assez longs, surtout sur les angles.
Les yeux manquent complètement.
La patte- mâchoire est finement chagrinée; le bord antérieur du trochanter est un peu convexe et le postérieur, saillant, conique à sa base, devient droit ensuite; le pédicule du fémur est court; la main, ovale, plus longue que large, est au moins aussi large que le tibia.
Dimension : cf 9 2, 5.
Ce Chelifer, très rare en Belgique, se rencontre parfois dans les détritus, mais il vit surtout à l'intérieur des appartements et dans les serres. 11 a été souvent observé fixé sur des mouches. Je l'ai trouvé moi-même, deux fois, accroché par ses pinces à la patte d'une mouche qui semblait voler difficilement contre la grande fenêtre de mon atelier. Il a été rencontré une fois à Liège dans les mêmes conditions.
Brabant : Bruxelles.
Liège : Environs de Liège.
Flandre orientale : Grammont.
La Haye.
Belgique.
Hollande.
France.
Seine et-Marne : Fontainebleau. — Aube : Troyes. — Allier : Montorcelle. — Basses-Alpes : Digne. — Corse.
Bavière : Munich.
Berne. — Lucerne.
Vienne. — Hongrie : Budapest.
Tunisie : Aïn Draham. — Algérie : Alger.
Allemagne.
Suisse.
Autriche-Hongrie.
Afrique.
SYNONYMIE
DESCRIPTION
MOEURS
CHELIFER CIMICOIDES, Fabricius, 1793.
Scorpio cimicoides, Fabricius, Enl. syst., t. III, p. 450, n° 9.
Chelifer cimicoides, Latreille, Hist. nat. Crust., etc., t. VII, p. 142.
Chelifer cimicoides, Latreille, Gen. Crust., etc., t. I, p. 133.
Chelifer fasciatus, Leach, Trans. Linn. Soc. Lond., t. XI, p. 591.
Chelifer Olfersi, Leach, Zool. Miscell, t. III, p. 50, pi. CXLII, fig. 2.
Chelifer Geoffroyi, Leach, Idem, t. III, p. 50, pi. CXLII, fig. 1.
Chelifer scorpioides, Theïs, Ann. Se. nat., lre série, t. XXVII, p. 73, pi. III, fig. 2.
Chelifer Panzeri, C. Koch, Deatschl. Crust. u. Ar., t. VI, p. 7.
Chelifer Hahni, C. Koch, Uebersicht des Arachniden-Systems, t. Il, p. 4.
Chelifer Panzeri, C. Koch, Die Arachniden, t. X, p. 44, fig. 782-783.
Chelifer Hahni, C. Koch, Idem, t. X, p. 51, fig. 787.
Chernes cimicoides, Menge, Ueb. Scheerensp., p. 40, pi. V, fig. 15.
Chernes Hahni, L. Koch, Darst. Eur. Chernet., p. 12.
Chelifer cimicoides, E. Simon, Les Arachnides de France, t. VII, p. 59.
Le céphalothorax, finement chagriné, garni de crins claviformes, courts, est brun foncé, ainsi que les segments abdominaux et les pattes-mâchoires, dont l'extrémité des doigts est rougeâtre. La première strie du céphalothorax, droite, ne forme pas d'angle, non plus que la deuxième ; cette dernière, plus rapprochée du bord postérieur que de la première, se recourbe légèrement en avant aux extrémités latérales; chaque segment abdominal porte à son bord postérieur une ligne de crins claviformes, plus longs sur les derniers.
La hanche chagrinée de la patte-mâchoire porle des poils simples; le fémur, le tibia, le trochanter et la main sont garnis de petits poils claviformes; les poils qui existent sur les doigts sont simples; le fémur, large au delà du pédicule, a son bord externe légèrement convexe; le tibia, à peu près aussi large, mais un peu plus court que le fémur, avec son bord externe convexe ainsi que l'interne, est arrondi et plus grêle à son extrémité; la main, plus large que le tibia, a son bord externe à peu près droit et très légèrement creusé à la base des doigts; ceux-ci, robustes, courbés, sont un peu plus courts que la main; les pattes, chagrinées finement, ont leurs fémurs et leurs tibias munis de crins claviformes aux paires postérieures et de crins simples à la première paire.
On observe encore une ligne de crins simples au bord postérieur de chaque segment ventral; les huitième et neuvième segments sont plus ou moins arqués; le dixième est échancré triangulairement à son bord postérieur.
Il existe des variétés différentes de coloration.
Dimension : C? ç> 2, 5.
C'esl Tune des espèces les plus communes de notre pays. On la voit parfois courir sur des feuilles d'arbrisseaux aux lisières des bois; elle vit surtout cachée sous les écorces d'arbres et dans les jardins, sous les écorces des arbres fruitiers; je l'ai observée plusieurs fois dans des hangars abandonnés.
DISTRIBUTION GEOGRAPHIQUE
Belgique.
Brabant : Environs de Bruxelles, Boitsfort. Flandre orientale : Environs de Gand.
Luxembourg : Saint- Hubert, Redu.
Liège : Spa, Comblain-au-Pont, Modave, Tilff. Namur : Han-sur-Lesse, Beauraing.
France.
Paris (jardins). — Seine-et-Marne : Fontainebleau. — Aube : Troyes. — Isère : Le Sappey. — Rhône Lyon. — Drôme : Romans. — Basses-Pyrénées: Saint- Jean- de-Luz. — Basses- Alpes : Castellane.
Prusse. — Silésie. — Bavière. — Saxe.
Canton de Vaud : Villeneuve. — Lucerne.
Allemagne.
Suisse.
Hongrie : Budapest, Ujhely, Bely, Homonna, Varannô, K. Patak, Szomotor, Tolcsva, Pâczin, Bereczki, Saros-Patak, Szerencs, Torna, Kôrtvélyes, Bujtar, Kolozsvar, Agram, etc.
Suède. — Russie. — Grèce.
SYNONYMIE
CARACTÈRES DU GENRE
Genre CHIRIDIUM, Menge, 1855.
Chelifer des auteurs.
1855. Cheiridium, Menge, Veb. Scheerensp. 1873. Cheiridium, L. Koch, Darst. Eur. Chernet. 1879. Chiridium, E. Simon, Les Arachnides de France, t. VII, p. 43.
Le céphalothorax, élargi fortement en arrière, aussi large que long, est tronqué obtusément en avant; il n'y a pas de strie ni de dépression longitudinale; vers le milieu existe une profonde strie transversale; les yeux manquent complètement; les téguments, mats, sont chagrinés.
Sur l'abdomen, on compte dix segments; les plaques sont séparées dans le milieu.
La hanche de la patte-mâchoire est plus longue que large, avec l'extrémité très prolongée en
pointe aiguë.
Le trochantin, court, manque aux paires de pattes antérieures; il est articulaire aux paires
postérieures.
CHIRIDIUM MUSEORUM, Leach, 1817.
SYNONYMIE 1817. Chelifer museorum, Leach, Zool. Mise , t. III, p. 50, pi. CXLII, fig. 4.
1852. Chelifer nepoides, Théis, Ami. Se. nat., lre série, t. XXVII, p. 75, pi. III, fig. 3.
1848. Chelifer museorum, C. Koch, Die Arachniden, t. X, p. 34, fig. 781.
1855. Cheiridium museorum, Menge, Veb. Scheerensp , p. 36.
1873. Cheiridium museorum, L. Koch, Darst. Eur. Chernet., p. 2.
1879. Chiridium museorum, E. Simon, Les Arachnides de France, t. VII, p. 43.
description. Le céphalothorax, chagriné, surtout sur les parties latérales, présente avant la strie, de chaque
côté une assez forte saillie arrondie; il est rétréci en avant à partir de ces saillies, et tronqué au bord antérieur; la strie, profonde, légèrement arquée, est placée à peu près au milieu; le céphalothorax est rougeâtre, avec l'abdomen moins coloré; les segments, rugueux, chagrinés, sont garnis chacun à leur bord postérieur d'une ligne de petits crins blancs, simples.
MOEURS
DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUB.
La palte-mâchoire présente aussi, surtout aux fémurs, des crins blancs, courts; le trochanter est aussi long que large; le fémur, allongé, ne porte pas de saillie à son bord externe; le tibia, ovale, plus large, rétréci longuement au delà du pédicule, est finement chagriné; la main, plus large et plus courle que le tibia, finement chagrinée, est longuement atténuée à la base des doigts; ceux-ci, légèremenl courbés, sont au moins aussi longs que la main.
Dimension : cf ç> 1,2.
C'est principalement à l'intérieur des habitations qu'on peut rencontrer ce Chiridium assez commun, bien qu'il vive très caché.
Belgique.
Brabant : Bruxelles.
Flandre orientale : Gand.
Limbourg : Hasselt.
Hollande.
France.
Eure : Evrcux. — Côtes-du-Nord : Dinan. — Aube : Troyes, forêt d'Othe.
Londres.
Prusse. — Bavière. — Silésie. — Saxe.
Berne, Genève.
Milan, Turin, Gènes.
Angleterre.
Allemagne.
Suisse.
Italie.
Autriche-Hongrie.
Hongrie: Budapest, Kolozsvâr, Also-Jâra, Tapolcza, Kis-Azar.
Russie. — Grèce. — Turquie. — Suède. — Algérie.
SYNONYMIE
CARACTÈRES DU GENRE
Genre OBISIUM, Leach, 1817.
Chelifer des auteurs (ad partem).
1817. Obisium, Leach (ad partem), Miscell. Zool., t. III.
1851. Blotiirus, Schiodte, Kongl. Vidensk. Sclsk. Skrifter.
1873. Obisium, L. Koch, Darst. Eur. Chernet.
1873. Blotiirus, L. Koch, Idem.
1873. Roncus, L. Koch, Idem.
1879. Obisium, E. Simon, Les Arachnides de France, t. VII, p. 51.
Le céphalothorax, au moins aussi long que large, porte de chaque côté, au niveau des pattes de la première paire, un ou deux yeux assez serrés, largement séparés des bords latéraux et séparés du bord antérieur par un espace à peu près égal à leur diamètre; les yeux sont quelquefois oblitérés.
L'abdomen est parlagé par-dessus en onze segments; les plaques qui les recouvrent ne sont pas divisées dans le milieu.
Les 'téguments, lisses, brillants, sont recouverts d'une pubescence simple.
Les chélicères, fortes, de même largeur que le front, sont un peu plus courtes que le céphalothorax ; le doigt, fixe, est aussi long que la tige; il existe une petite denliculation près de l'extrémité du doigt mobile, au-dessus.
La hanche de la patte-mâchoire, convexe, insensiblement atténuée à sa base, est plus longue que large; l'extrémité est obliquement tronquée pour l'insertion du trochanler; l'angle interne est prolongé en pointe très courte.
La hanche de la première paire est plus large que les suivantes; il existe toujours une épine à son angle supérieur.
Les trochanters sont plus allongés aux paires postérieures, surtout à la quatrième; les fémurs des paires postérieures sont allongés, comprimés et dilatés en dessus; les tibias des deux premières paires sont courts; les tarses de ces premières paires sont très longs et formés de trois articles dont le premier est plus allongé que le tibia; les deux autres, plus courts, sont à peu près égaux; les tibias des paires postérieures sont fort allongés.
OBISIUM SIMONI, L. Koch, 1873.
1873. Obisium Simoni, L. Koch, Darst. Enr. Chernet., p. 54.
1879. Obisium Simoni, E. Simon, Les Arachnides de France, t. VII, p. 53.
DESCRIPTION. Le céphalothorax, rougeâtre, lisse, brillant comme les segments, un peu plus clair que ces
derniers, est aussi large que long; son bord antérieur est légèrement arqué; les segments, dépourvus d'impressions, sont garnis de séries de crins blancs, très fins.
La patte-mâchoire est fauve rougeâtre, avec les doigts et les pédicules plus bruns; le trochanler, légèrement convexe en avant, plus long que large, est chagriné par-dessus seulement; le bord externe du fémur est droit; l'interne est légèrement convexe dans la seconde moitié; le fémur est en outre rugueux, chagriné au-dessus et garni de crins; le tibia est muni de longs crins isolés; la main, sans les doigts, est à peu près de la longueur du tibia; le doigt fixe est au moins aussi long que la main.
Les yeux, rapprochés, avec l'intervalle plus étroit que leur rayon, sont séparés du bord antérieur par un espace un peu plus large.
Les pattes, blanchâtres, sont transparentes.
Dimension : C? Ç 3, 6.
UOEURS. Cet Obisium, commun en Belgique, vit principalement dans les mousses des bois ou sous les
détritus; il est agile, échappe aisément aux recherches et court très facilement à reculons et sur le côté. On peut le trouver pendant toute l'année.
DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE
Répandu dans toute la Belgique.
Ulrecht, Maestricht. Bréda.
Commun dans toute la France.
Environs de Lucerne, Genève.
11 n'a jamais été rencontré en Allemagne.
Belgique.
Hollande.
France.
Suisse.
SYNONYMIE
DESCRIPTION
MOEURS
DISTRIRITION GÉOGRAPHIQUE,
OBISIUM SIMILE, L. Koch, 4873.
1875. Obisium simile, L. Koch, Darst. Fur. Chemet., p. 58.
1879. Obisium simile, E. Simon, Les Arachnides de France, t. VII, p. 58.
Il est entièrement brun plus ou moins foncé, avec les pattes transparentes, blanches, et les pattes-mâchoires rougeâlres.
Le céphalothorax, au moins aussi long que large, est droit sur les côtés; les yeux, inégaux, sont séparés du bord antérieur par un intervalle plus large que leur rayon.
Le trochanter de la patte-mâchoire, plus long que large, chagriné au-dessus, est lisse pardessous; le fémur, allongé, garni de crins blancs, est chagriné des deux côtés; le tibia, à long pédicule étroit, ovale, est à peu près trois fois plus long que large; la main, plus large, de même longueur que le tibia, convexe, est fortement chagrinée; le doigt, fixe, relevé, légèrement arqué, est plus long que la main.
Dimension : C? q 3, 8.
Cet Obisium, dont les mœurs sont semblables à celles de l'espèce précédente, est, comme celle-ci, assez commun en Belgique.
Belgique.
Brabant : Boitsfort, Groenendael.
Namur : Environs de Dînant, Anseremme, Y voir. Hainaut : Braine-le -Comte (forêt de la Houssière), Hennuyères. Liège : Esneux, Chaudfontaine, Comblain-au-Pont, Modave, Tilff. Luxembourg : Laroche, Viel-Salm, Redu.
France.
Seine: Bondy. — Seine-et-Oise : Meudon, Chaville. — Seine-et-Marne: Forêt d'Armainvilliers. — Calvados : Villers-sur-Mer. — Seine-Inférieure : Forêt d'Eu. — Oise : Compiègne. — Aube : Troyes, forêt d'Aumont, Bar-sur-Seine. — Meurthe : Nancy. — Cantal : Lioran, Aurillac. — Ain : Forêt de Seillons, forêt d'Arvières. — Isère : Le Sappey. — Aveyron : Saint- Affrique. — Gers : Courrensan. — Corse (E. Simon).
Italie.
Calabre.
Genève.
Suisse.
Autriche-Hongrie.
Hongrie : Ujhely, Budapest.
SYNONYMIE
CARACTÈRES DU GENRE
Genre CHTHON1US, C. Koch, 1843.
Obisium des auteurs (ad partem).
1843. Chthonius, C. Koch, Die Ârachniden, t. X. 1879. Chtonics, E. Simon, Les Arachnides de France, t. Vil, p. 69.
Le céphalothorax, aussi large que long, est tronqué obliquement ou en ligne droite en avant; il porte de chaque côté deux yeux assez resserrés et plus séparés des bords latéraux que du bord antérieur; ces yeux, parfois oblitérés, sont placés au niveau de la première paire de pattes.
L'abdomen se partage en onze segments; les plaques qui les recouvrent ne sont pas divisées dans le milieu.
Les téguments, brillants, sont garnis d'une pubescence simple.
Les chélicères, aussi larges que le front, très robustes, sont aussi longues que le céphalothorax;
les doigts sont disposés comme chez les Obisium, ainsi que la patte-mâchoire, qui est seulement un peu plus grêle.
La hanche de la première paire de pattes, très courte au bord antérieur, est plus large que les suivantes ; son angle externe, dépourvu d'épine, est un peu saillant; la hanche de la quatrième paire, plus épaisse, est de même longueur que les autres; les deux premières paires de paltes sont dépourvues de trochantins; aux pattes postérieures, les fémurs, comprimés, sont très larges; les tibias sont grêles et allongés; les tarses sont formés de deux articles, le premier très court et le second plus long que le libia.
CHTHONIUS ORTHODACTYLUS, Leach, 1817.
1817. Obisium orthodactylum, Leach, Zool. Mise, t. III, p. 51, pi. CXLI, fig. 2. 1845. Chthonius orthodactylus, C. Koch, Die Arachniden, f. X, p. 79, fig. 808. 1875. Chthonius orthodactylus, L. Koch, Darst. Eur. Chernet., p. 50. 1879. Chthonius orthodactylus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. VII, p. 73.
DESCRIPTION. Le céphalothorax, à peu près lisse, est brun verdâtre; ses bords antérieurs et latéraux sont
presque droits, avec une impression peu marquée au centre du bord frontal; une ligne de crins noirs un peu espacés garnit les côtés et le bord antérieur.
L'intervalle des yeux, assez gros, est presque égal à leur diamètre.
Les chélicères, d'un brun rougeâtre un peu foncé, chagrinées, sont semées de crins assez longs.
La patte-mâchoire, fauve, avec la main plus brune, est à peu près lisse; le bord interne du fémur est garni de quatre ou cinq longs crins; la main, plus large et plus longue que le tibia, atténuée à la base des doigts, ne présente pas d'impression au-dessus ni de saillie à sa base; les doigts sont beaucoup plus longs que la main.
Dimension : cf Q 1,9.
MOEURS. Je n'ai capturé qu'une fois ce Chthonius, dans la province de Liège. Il était caché sous une
pierre; découvert, il se mit à courir rapidement en décrivant des courbes dans tous les sens.
DISTRIBUTION
GÉOGRAPHIQUE
Liège : Modave.
Belgique.
France.
Oise : Chantilly. — Aube : Troyes, forêt d'Aumont, Bar-sur-Seine, Mussy. — Bouches-du-Rhône : La Garde, [Marseille. — Var : Sainte- Baume.
Environs de Milan. — Calabre.
Allemagne.
Bavière.
Autriche-Hongrie.
Autriche : Tyrol. — Hongrie : Budapest, Mehâdia, Pécs, Déva, etc.
SYNONYMIE
CHTHONIUS RAYI, L. Koch, 1873.
1875. Chthonius Rayi, L. Koch, Darst. Eur. Chernet,, p. 48.
1879. Chthonius Rayi, E. Simon, Les Arachnides de France, t. VII, p. 74.
description. H est d'un brun olivâlre plus ou moins fauve; le céphalothorax, très finement chagriné, porte
en avant une ligne transversale et de chaque côté une ligne oblique de crins noirs espacés.
MOEURS
DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE
Les chélicères, rougeâlres, chagrinées, sont semées de crins noirs assez longs.
La patte-mâchoire est fauve pâle; le fémur, le tibia et la main sont finement chagrinés; sur la seconde moitié du bord interne du fémur existe une rangée de crins espacés; le tibia, plus long que large, est légèrement coudé; la main, plus longue, est au moins aussi large que le tibia; les doigts sont plus longs que la main.
Dimension : cf 9 % 3.
Ce Chlhonius, assez commun et répandu en Belgique, vit caché sous les pierres, les détritus, et même dans les bois; il recherche les endroits humides; on le trouve encore accidentellement dans les caves. Sa démarche est vive; il s'échappe facilement en se glissant dans les moindres crevasses.
Belgique.
Brabant : Bruxelles.
Liège : Modave, Tilff, Comblain-au-Pont, Embourg.
Namur : Dave, Han-sur-Lesse, Louette-Saint-Pierre, Roche-à-Frêne.
Luxembourg : Laroche, Barvaux, Durbuy, Haulfays, Redu.
Bréda, Maeslricht.
Hollande.
France.
Seine-et-Marne: Meudon, Chaville, Mennecy. — Oise: Chantilly. — Calvados: Villers-sur-Mer. — Orne. — Seine-Inférieure : Rouen, Dieppe. — Somme : Ault. — Seine-et-Marne : Fontainebleau. — Aube : Troyes, bois de Chappcs, forêt d'Aumont, forêt de Clairvaux, Bar-sur-Seine. — Ain : Bourg. — Savoie : Confions. — Isère : Le Sappey, Bourg-d'Oisans. — Basses-Alpes : Digne. — Tarn-et- Garonne : Lexos, Bruniquel. — Lot-et-Garonne : Sos. — Lot : Cahors. — Gers : Leetoure, Préchaesur-l'Adour. — Hautes-Pyrénées : Ludion. — Var : Hyères. — Bouches-du-Rhône : Marseille.
Autriche-Hongrie.
Autriche : Tyrol, Bohême. — Hongrie: Mehâdia, Ujhely, Tokay.
Environs de Londres.
Genève.
Lombardie.
Ponta-Delgada.
Italie.
Iles Açores.
3me ORDRE :
OPILIONES, Sundevall.