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XII. S

3" Ordre ! OPILIONES, Sundevall.

Les Opiliones sont ces araignées aux longues pattes, connues généralement sous le nom vulgaire de Faucheurs; elles ne tissent pas de toile comme les Aranéides et les Cherneles, el ne se construisent aucune retraite.

La rapidité de leur course est en quelque sorte leur unique moyen de défense; quelques familles pourtant font exception et se meuvent avec une extrême lenteur : les Trogulidœ entre autres, qui demeurent le plus souvent immobiles et simulent la mort à la moindre apparence de danger.

Tous les Faucheurs sont avides d'eau ; on les voit le matin courir sur les plantes pour boire la rosée.

A l'époque des amours, les mâles se livrent souvent des combats acharnés; lorsque l'un d'eux rencontre une femelle face à face, il la saisit à la base des chélicères; dans cette position, le pénis atteint assez facilement les organes de la femelle dans lesquels il ne pénètre que par son extrémité ; ce pénis, très grand, que l'on peut voir en pressant latéralement le corps d'un Faucheur, est au moins de la longueur du corps.

L'oviducte de la femelle, que l'on peut faire saillir de la même façon, est encore plus long.

Ces organes ne deviennent visibles qu'au moment de l'accouplement chez le mâle, ou de la ponte chez la femelle.

Celle-ci dépose ses œufs dans des endroits humides : sous des écorces d'arbre, dans des crevasses de rochers, quelquefois même sous des pierres.

Ces œufs, disposés par petites masses de vingt à quarante au moins, ont un peu l'aspect des œufs de certains mollusques terrestres.

Les Opiliones, sauf quelques exceptions assez rares, ne vivent qu'une année.

Les Trogulus et les Nemastoma, que l'on trouve fréquemment pendant l'hiver, résistent davantage. J'ai pu conserver un Trogulus vivant, dans mon jardin, pendant près de trois ans.

CARACTÈRES Le céphalothorax occupe toute la partie antérieure du corps; il est d'une seule pièce en dessus,

DE L'ORDRE. homogène ou présentant parfois deux stries transverses qui indiquent la suture de deux segments

thoraciques; des stries latérales obliques indiquent la suture des pièces épimériennes; il est plus ou

moins tronqué en avant et obliquement aux angles; les côtés sont légèrement échancrés au niveau

des hanches.

Les yeux, au nombre de deux, placés au centre sur un mamelon situé à la face supérieure du céphalothorax, sont plus ou moins rapprochés de son bord antérieur; ce mamelon varie beaucoup dans sa forme; les yeux sont quelquefois, mais rarement, placés sur des pédicules séparés el

divergents.

L'abdomen qui fait corps avec le céphalothorax, est formé en dessus de huit segments, dont les cinq premiers, intimement soudés, ne se reconnaissent guère qu'à de légères dépressions transversales; les trois derniers, toujours bien distincts, sont indiqués par des stries profondes; le huitième segment est courbé en demi-cercle autour de la pièce anale; par-dessous, la partie ventrale offre cinq ou six segments dont le premier, prolongé ordinairement entre les hanches, est très élargi en arrière.

Deux stigmates, placés sur les côtés du premier segment ventral, près des hanches de la quatrième paire, sont parfois cachés par le pli de la hanche.

L'orifice génilal est plus ou moins rapproché de la bouche ; comme nous Pavons dit, les organes sexuels ne sont visibles qu'au moment de l'accouplement chez le mâle, ou de la ponte chez la femelle; mais des caractères secondaires, portant sur diverses parlies du corps, permettent de distinguer les sexes assez facilement.

Le sternum est formé de deux pièces : la lèvre et le sternum proprement dit; la pièce sternale est petite, plus large que longue; la lèvre, un peu plus longue que large, s'avance entre les lobes maxillaires de la seconde paire de pattes.

Les chélicères sont composées de trois articles; le premier est allongé; le second, plus long encore, est souvent atténué à son extrémité; l'angle interne se prolonge en apophyse aiguë, un peu courbée, qui forme le doigt fixe; sur l'angle interne vient s'insérer le troisième article ou doigt mobile; le bord interne des doigts présenle un rang de petites denticulations variables; ces articles sont d'une grande mobilité.

La patte-mâchoire se compose de six articles : la hanche, le trochanler, le fémur, la patella, le tibia et le tarse qui jamais ne se lermine en pince; la hanche, élargie en lobe maxillaire mobile, présenle presque toujours deux petits tubercules, placés, l'un sur la partie rétrécie de l'articulation, l'autre sur le corps de l'article.

11 y a huit pattes homogènes, composées de la hanche, du trochanter, parfois d'un trochantin, du fémur, de la patella, du tibia, du métatarse et du tarse, formé d'un nombre très variable d'articles dont le dernier porle une ou deux griffes rarement pectinées; les hanches des pattes acquièrent un grand développement; les deux premières paires présentent une curieuse particularité : elles offrent chacune une paire de lobes maxillaires; les pattes sont presque toujours remarquables par leur extrême longueur.

Les Opiliones sont ovipares et ne subissent pas de métamorphoses.

Cet ordre comple des représenlants dans le monde entier.

Sous-ordre : OPILIONES PLAGIOSTETHI.

CARACTÈRES

1)1] sous-or uke.

Les deux yeux sont portés sur un mamelon.

Les trois derniers segments de l'abdomen sont indiqués par des stries chez les espèces à peau molle; chez celles à légumenls durs, ces segments sont libres.

Les sillons indiquant les intervalles des hanches obliques convergent vers la bouche.

Le lobe maxillaire de la première paire de pattes est articulé.

Le premier segment ventral de l'abdomen est prolongé jusqu'aux hanches de la première paire. Le slernum, transversal, court, est caché; l'orifice génital est fort rapproché de la bouche.

II n'existe qu'une griffe aux quatre paires de pattes, et parfois une petite griffe à la pattemâchoire.

Les secondes paires de paltes sont les plus longues.

Famille des PHALANGIID^.

SYNONYMIE

1852. Phalangides, Sundevall (ad parlem).

Opilionides, C. Koch et L. Koch (ad partem). 18G8. Phalangid^, H. Wood (ad partem).

1876. PiiALANGioiDiE, Thorell.

1879. Phalangiid,e, E. Simon.

CARACTERES DE LA FAMILLE

Le premier des cinq ou six segmenls ventraux, 1res grand, se prolonge entre les hanches des pattes jusqu'à la bouche.

Les téguments sont mous ou coriaces.

Les yeux, rapprochés, sont placés sur un mamelon bien séparé du bord antérieur; passé ce mamelon, il existe deux stries transversales au céphalothorax.

Les bords latéraux des hanches sont libres; le lobe maxillaire de la deuxième paire est bien visible.

Le tarse de la palle-màchoire, terminé par une griffe, est plus long que le tibia.

Sous-famille des SCLEROSOMATIN^.

SYNONYMIE

Genre SCLEROSOMA, Lucas, 4 858.

1839. Homalenotus, C. Koch, Uebersicht des Arachniden-Systems, t. II.

1858. Sclerosoma, H. Lucas, Ann. de la Soc. ent. de France, p. 493.

1879. Sclerosoma, E. Simon, Les Arachnides de France, t. VII, p. 159.

1879. Sclerosoma, L Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

CARACTÈRES DU GENRE

Le corps, plat, tronqué en arrière, est recouvert d'un scutum formé par la soudure du céphalothorax et des cinq premiers segments de l'abdomen; une strie profonde, arquée en avant, limite le céphalothorax; de légères dépressions presque effacées limitent les segments abdominaux; les téguments sont très durs, coriaces; les sixième, septième et huitième segments sont repliés par-dessous à la face ventrale; la pièce anale, beaucoup plus large que longue, est plus large de beaucoup que les bords du huitième segment.

Les yeux sont portés sur un petit mamelon élevé, plus long que large et un peu plus éloigné du bord antérieur que de la strie du céphalothorax ; le bord antérieur du céphalothorax est muni d'une grande pointe oblique ou verlicale.

Les chélicères sont petites, cachées par-dessus, avec une denliculation par-dessous, à la base du premier article.

La patte-mâchoire est courte, avec la patella élargie de la base à l'extrémilé, un peu plus longue que large; le tibia, un peu plus long, est plus étroit; le tarse est aussi long que le tibia et la patella réunis.

Les pattes sont courtes et fortes; celles de la seconde paire sont les plus longues.

Il y a onze articles aux tarses des première et quatrième paires de pattes, dix-sept à la seconde et dix à la troisième.

Les Sclerosoma sont généralement de taille moyenne.

SYNONYME

SCLEROSOMA QUADRIDENTATUM, Cuvier, 1795.

1795. Phalangium 4-dentatum, Cuvier, Mag. encyclop. de Millin., t. I, p. 207.

1798. Phalangium quadridentatum, Fabricius, Suppl. Ent., p. 293.

1798. Phalangium spinosum, Latreille, Bull. Soc. Philom., t. I, p. 115.

1802. Phalangium spinosum, Latieille, Hist. nat. des Fourmis, p. 575, n° 5.

1804. Phalangium quadridentatum, Latrcille, Hist. nat. des Crust., e(c, t. VII, p. 522, nu 2.

1844. Phalangium quadridentatum, P. Gênais, in Walckenaer, Hist. nat. des Insectes (Aptères), t. III,

1855 Homalenotus quadridentatus, Mcaile, Ann. and Mag. of Nat. Hist., t. XI, p. 414.

DESCRIPTION

MOEURS

1856. Homalenotus BispiNOSLS, H. Lucas, Ann. de la Soc. ent. de France., Bull., p. cxi. 1858. Sclerosoma bispinosum, H. Lucas, Idem, p. 495.

1878. Sclerosoma quadridentatum, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent.

de Belgique.)

1879. Sclerosoma quadridentatum, E. Simon, Les Arachnides de France, t. VII, p. 160.

La coloration est jaunâtre, terreuse, plus ou moins foncée, avec quatre séries de taches noirâtres, longitudinales.

Il existe deux très petits tubercules écartés, au bord supérieur du céphalothorax; la pointe du front, large à sa base, longue, droite, aiguë, est rarement bifurquée à son extrémité.

Au bord postérieur de l'abdomen, il y a une ligne transversale, formée de quatre tubercules, dont les médians sont les plus longs; sur l'abdomen existent deux séries de quatre tubercules égaux et deux autres petits tubercules placés sur les côtés, au niveau des troisième et quatrième paires de pat (es.

Le fémur de la patte-mâchoire porte seul, par-dessous, de nombreuses petites denticula lions.

Les hanches, les trochanters et les fémurs des pattes sont garnis de gros denticules inégaux, disposés par séries irrégulières.

Ce Faucheur, très commun à 'peu près en toute saison, habite les bois; on le rencontre caché dans les détritus ou sous les mousses.

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Belgique.

Brabant : Uccle, Buysingen, Boitsfort, Louvain, Diest.

Anvers : Calmplhout, Postel.

Liège : Tilfï, Comblain-au-Pont, Modave, Spa.

JSamur : Rhisnes, Namur, Yvoir, Dînant, Waulsort, Han-sur-Lesse, Mariembourg.

Luxembourg : Redu, Laroche, Barvaux, Bornai, Herbeumont, Houffalize.

Limbourg : Genck, Hassell.

Hainaul : Rraine-le-Comte (forêt de la Houssièrc).

Flandre orientale : Environs de Grammonl, Onkerzeele.

Toute la France (E. Simon).

France.

Suisse.

Vallée de la Reuss. — Environs de Genève. — Tessin.

Autriche-Hongrie.

Hongrie : Homonna, Ujhely.

SYNONYMIE

DESCRIPTION

SCLEROSOMA ROMANUM, L. Koch, 1868.

1868. Homalenotus romanus, L. Koch, Nalurw. AbtheiL, t. II, p. 165.

1878. Sclerosoma romanum, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de laSoc.ent.de

Belgique.)

1879. Sclerosoma romanum, E. Simon, Les Arachnides de France, t. VII, p. 165.

Tout le corps est d'un gris fauve plus ou moins grisâtre, avec les côtés du céphalothorax tachés de noir; l'abdomen porte quatre séries longitudinales de taches foncées.

Cinq longs tubercules, égaux, garnissent le mamelon qui porte les yeux; celui du milieu est vertical, les autres sont dirigés en avant et en arrière; la pointe du front, très épaisse à sa base, puis fine, aiguë, est ordinairement bifurquée à son extrémité; le bord supérieur du céphalothorax est dépourvu de tubercules.

MOEUKS.

DISTRIBUTION

GÉOGRAPHIQUE

Le fémur de la patte-mâchoire présente en dessous quelques légères dentictilations isolées; la patella est pourvue de deux denticules placés à son bord externe; les autres articles sont simplement garnis de poils.

Les hanches des pattes sont armées de petits denticules, placés par séries latérales; quelquesuns sont grands et aigus; les trochanters, les fémurs, les palellas et les tibias portent des séries régulières de denticulations égales, un peu plus longues aux fémurs.

Cet Opiliones, beaucoup plus rare que l'espèce précédente, vit dans les bois comme le quadridentatum. Je l'ai capturé plusieurs fois en secouant des fagots posés en tas à la lisière des forêls.

Belgique.

Brabant : Auderghcm (pris une fois).

Liège : Modave.

Luxembourg : Laroche, Redu.

France.

Somme : Bois de Hautebut. — Seine-cl-Oisc : Meudon, Boissy-Saint-Léger. — Seine-et-Marne : Fontainebleau. — Aube. -- Cantal : Le Lioran. — Gironde : Cazeau — Isère : Le Sappey. — Basses-Alpes :

Digne.

Angleterre.

Dorsetshire.

Nord de l'Italie.

Espagne.

Nord de l'Espagne.

Suisse.

Environs de Genève. — Environs de Lucerne — Wcggis. Les Scier osoma étrangers à notre faune sont :

S. monoceros, C. Koch. — S. coriaceum, E. Simon. — S. hispanum, L. Koch. — S. depressunt, Caneslrini. — S. sicanum, Pavesi.

Sous-famille des PHALANGIIN^.

SYNONYMIE

CARACTÈRES RI GENRE

Genre LIOBUNUM, C. Koch, 1839.

Phalangium et Opilio des auteurs.

1859. Leiobunum, C. Koch, Uebersicht des Arachniden-Systems, t. IL

1878. Liobunum, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (An», de la Soc. ent. de Belgique.)

1879. Liobunum, E. Simon, Les Arachnides de France, t. VII, p. 472.

Le corps est très petit, surtout chez les mâles; les téguments sont plus ou moins mous; pardessus, les stries du céphalothorax et des trois derniers segments de l'abdomen sont bien nettes; celles des segments antérieurs de l'abdomen sont presque indistinctes, surtout chez les mâles.

Les bords antérieur et latéraux du céphalothorax sont mutiques.

Le mamelon oculaire, lisse, rarement pourvu de petits tubercules indistincts, est largement

séparé du bord antérieur.

La pièce anale, ovale, transverse, quelquefois en demi-cercle, est grande, beaucoup plus large que longue, et plus large que les bords recourbés du huitième segment.

Les chélicères, courtes, sont pareilles dans les deux sexes; il existe en dessous, à la base du premier article, une denticulalion aiguë.

La patte-mâchoire est simple, sans apophyse ni angle saillant au fémur, à la palella ni au tibia; le lobe maxillaire porte deux fortes dénis à sa base.

Le lobe maxillaire de la seconde paire de pâlies est très long, étroit et réuni sur la ligne du milieu à celui du côté opposé sans former d'angle; les deux lobes réunis sont arqués au bord antérieur.

L'avance slernale de l'abdomen, un peu resserrée au niveau des hanches de la quatrième paire, s'élargit graduellement en avant, où elle est oblusément tronquée.

Les paltes sont 1res longues; le tibia de la seconde paire est divisé en plusieurs articles non mobiles.

La griffe de la patte-mâchoire est denliculée.

La coloration diffère selon les sexes.

SYNONYMIE

LIOBUNUM ROTUNDUM, Latreille, 1798.

1798, Piialangium rotundum, Latreille, Bull. Soc. Philom., t. I, p. 113.

1799. Opilio hemisphaericus, Hcrbst, Natur Systems der Ungefl. Insekt., t. III, p. M, pi. IX, fig. 2. 1802. Piialangium rotundum, Latreille, Hist. nat. des Fourmis, p. 379, n° 10.

1804. Phalangium rufum, Hermann, Mem. Apt., p. 109, pi. VIII, fig. 1.

1854. Piialangium longipes, Hahn, Die Arachnidcn, l. II, pp. 70, 162.

1839. Leiobunum rotundum, C. Koch, Uebersicht des Arachniden-Sy stems, t. II, p. 56.

1844. Phalangium rotundum, P. Gervais, in Walckenaer, Hist. nat. des Insectes (Aptères), t. III, p. 119.

1844. Piialangium iiemisphaericum, P. Gervais, Idem, p. 125.

1845. Piialangium filipes, H. Lucas, Exploration de V Algérie, p. 291, pi. XX, fig. 2. 1848. Leiobunum hemisphaericum, C. Koch, Die Arachniden, t. XVI, p. 51, fig. 1555-1537.

1855. Leiobunus rotundus, Meade, Ann. and Mag. Nat. Hist., p. 411, pi. XI, fig. 7. 1872. Leiobunum rufum, C. Koch de Francfort, Opil. Mitt. Rh., p. 35.

1876. Liobunum fasciatum, Thorell, Ann. Mus. Civ. Se. nat. Genova.

1878. Liobunum rotundum, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de

Belgique.)

1879. Liobunum rotundum, E. Simon, Les Arachnides de France, t. VII, p. 175.

DESCRIPTION. Mâle. — Tout le corps est plus ou moins orangé, brunâtre, fortement granuleux, glabre, avec

le dessous leslacé.

Le mamelon oculaire, lisse, noir, porte quelques poils; il est un peu plus large que long, élevé et vertical en avant comme en arrière; les gros yeux sont à égale distance des bords antérieurs et postérieurs.

Les chélicères, fauve?, présentent quelques petits poils isolés sur le second article.

La patte-mâchoire porte quelques poils fauves peu serrés; l'extrémité du fémur, le dessus de la palella et du tibia sont mouchetés de brun.

Femelle. — Le corps est d'un blanc mat légèrement jaunâtre; devant le mamelon oculaire se trouve une grande tache brun noirâlre, hexagonale, s'élargissant au bord antérieur, avec les angles prolongés; celte tache est marquée d'un point clair sur chaque angle latéral et présente, en outre, en avant une tachette testacée, coupée d'un ou deux traits noirâtres; au-dessus encore, de chaque côté du mamelon, se remarque une ligne oblique claire, sinueuse, convergeant en avant, avec deux petites denticulations du côté externe.

Le mamelon, noir autour des yeux, est blanchâtre à sa base et en avant.

A partir du second pli de l'abdomen existe une bande brune longitudinale, un peu élargie d'avant en arrière, avec des points fauves manquant quelquefois; les trois derniers segments sont marqués chacun d'un trait brun transversal et dans le milieu d'une bande, brune également, moins large que la bande dorsale; ces bandes sont ornées en outre de points clairs inégaux; le dessous du corps est blanc mat teslacé.

MOEURS

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Les pattes sont brunes, avec les patellas, l'extrémité des fémurs et des tibias plus foncées; ces deux derniers articles portent un anneau testacé terminal. La femelle est beaucoup plus grande que le mâle.

Il est commun partout, dans les jardins comme dans les bois, où on le voit grimper le long des troncs d'arbres; il court aussi dans les buissons, les haies Je l'ai souvent trouvé errant en ville le long des maisons.

Belgique.

Commun dans ton les nos provinces.

Répandu partout en Europe, ainsi qu'en Algérie el aux îles Canaries.

SYNONYMIE

LIOBUNUM BLACKWALLl, Meade, 1862.

4862. Liobunum Blackwalli, Meade, Ann. and Mag. of liai. Hisf., p. 55. 1872. Liobunum hemispii/Euicim, C. KocIi de Francfort, Opil. Mitt. Rh., eic, p. 34. 1879. Liobunum Blackwalli, E. Simon, Les Arachnides de France, t. VII, p. 178.

1879. Liobunum Blackwalli, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

DESCRIPTION. Mâle. — Il est rougeàtre, plus ou moins orangé; les angles antérieurs du céphalothorax sont

ornés de tachettes noirâtres; le mamelon oculaire, lisse, blanc, avec le tour des yeux et un trait médian noir, est élevé el plus large que long; les yeux, gros, sont également éloignés du bord antérieur et du bord postérieur du mamelon; la partie membraneuse au-dessus des chélicères est blanche et porte deux petites saillies obluses.

La patte-mâchoire est garnie, comme le second article des chélicères, de quelques poils soyeux isolés; le fémur est armé à son extrémité externe de quelques petites pointes noires; les fémurs des pattes portent des séries régulières de denlicules espacés.

Il est plus petit que la femelle.

Femelle. — Le mamelon oculaire, blanc, testacé, avec le tour des yeux noir et une ligne brune longitudinale, présente de chaque côté deux grands espaces découpés, brunâtres; devant le mamelon, on distingue d'abord deux traits noirs légèrement creusés, parallèles, qui deviennent ensuite divergents et se terminent en crochet, puis une bande claire longitudinale assez étroite.

Les deuxième, troisième, quatrième et cinquième segments de l'abdomen sont ornés d'une large bande brune longitudinale, marquée de petites tachettes claires, irrégulières, disposées en ligne; les derniers segments sont bruns.

Les yeux sont plus éloignés de la base du mamelon que des bords latéraux.

La patte-mâchoire, inerme, présente une ligne brune au-dessus de la patella.

Cette espèce a été longtemps confondue avec le L. rotundum.

MOEURS. Ce Liobunum se rencontre surtout en automne, courant sur les troncs d'arbres, dans les forêts,

sur les haies, ou le long des rochers dans nos provinces montagneuses; aux environs de Bruxelles, il me paraît aussi commun que le L. rotundum.

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Belgique.

Brabant : Environs de Bruxelles, bois de la Cambre, Boitsfort, Auderghem, Groenendael. Namur: Environs de Namur, Yvoir, Dinant. Luxembourg : Barvaux, Redu.

Flandre orientale: Environs de Grammont.

France.

Somme : Le Crotoy, bois de Hautebul, bois de Cise. — Seine-et Oise : Clamart, Chaville. — Seine-et- Marne : Fontainebleau. — Aube. — Vosges : Plombières. — Ain : Talissieu. — Gers : Courrensan.

Dorsel sbire Prusse. — Bavière.

Angleterre.

Allemagne.

Autriche-Hongrie.

Tyrol : Environs d'Inspruck. Botzen, iVIeran — Hongrie: Tokay.

Les Liobunum étrangers à notre faune sont :

L. limbatnm, L. Koch. — L. religiosum, E. Simon. — L. rupestre, Herbst. — L nigripalpe, E. Simon. — L. Uoriœ, Caneslrini — L. f'uscifrons, E. Simon. — L. silvaticum, E. Simon. — L. humile, L. Koch. — L. glabrum, L. Koch. — L. agile, Canestrini. — L. loeve, Thorell. — L. gracile, Thorell

SYNONYMIE

Genre PHALANGIUM, Linné, 1758.

1758. Phalangium, Linné, Sysl. Nat., éd. X.

1798. Opilio, Herbst (ad partem), ISatur Systems der ungeflùgelten Insekten.

1859. Opilio, C. Koch, Uebersicht des Arachniden- Systems.

1839. Cerastoma, C. Koch (ad partem), Idem.

Opilio, L. Koch, Canestrini, etc.

1876. Phalangium, Thorell, Ann. Mus. av. se. nat. Gen., t. VIII, p. 488.

1879. Phalangium, E. Simon, Les Arachnides de France, t. VII, p. 193.

1879. Phalangium, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

CARACTÈRES DU GENRE

Le bord antérieur du céphalothorax est mutique; ses bords latéraux sont plus ou moins denticulés; par-dessus, il est également armé de denlicules; les stries du céphalothorax ainsi que des trois derniers segments de l'abdomen sont bien nettes; celles des cinq premiers sont peu distinctes.

Les téguments sont généralement mous.

L'abdomen présente des crins ou des denlicules disposés en lignes transversales.

Le mamelon oculaire porte deux séries de petites pointes aiguës; il est séparé du bord antérieur par un espace plus large que son diamètre.

La pièce anale, en demi-cercle, assez petite, plus large que longue, est à peu près aussi large que les bords recourbés du huitième segment.

Les chélicères, munies de petits tubercules chez les mâles, sont plus courtes et simples chez les femelles; le premier article est inerme en dessous.

Parfois, l'angle interne du fémur et de la patella de la patte-mâchoire est un peu saillant, sans pourtant former apophyse; les poils, plus ou moins serrés, surtout du côté interne, ne sont jamais disposés en brosse; la patella est plus courte que le tibia; il existe deux petits tubercules à la base des lobes maxillaires.

Le lobe maxillaire de la deuxième paire de pattes, beaucoup moins large que long, dirigé obliquement en avant, se rétrécit de la base à l'extrémité.

Les pattes sont longues, sans fausses articulations aux tibias.

La griffe de la patte-mâchoire est simple.

PHALANGIUM OPILIO, Linné, 1761.

SYNONYMIE

1761. Phalangium opilio, Linné, Fauna. Suec. éd. ait., p. 4-85, n° 1992.

1764. Phalangium opilio, Linné, Syst nat., éd. 12, t. I, pp. 11, 1027.

1764. Phalangium cornutum, Linné, Idem, p. 1028.

1778. Phalangium cornutum, De Geer, Mém., t. VII, p. 173, pi. X, fig. 12-15.

1791. Phalangium cornutum, Olivier, Encycl. méthod., t. IV, p. 559.

1795. Phalangium cornutum, Fahricius, Entom. syst., t. III, p. 450.

1795. Phalangium opilio, Fahricius, Idem, p. 429.

1798. Opilio cornutus, Herbst, Ungefl. Insekt., t. Il, p. 15, pi. I, fig. 5.

1802. Phalangium opilio, Latreille, Hist. nat. des Fourmis, p. 577, n° 4.

1804. Phalangium cornutum, Hormann, Mém. Apt.. p 102 pi. VIII, B cl U.

1854. Phalangium cornutum, Hahn, Die Arachniden, t. II, p 68, fig. 161.

1859. Cerastoma curvicorne, C. Koeh, Uebersicht des Arachniden-Sy stems, t. II, p. 50, n° 5. 1848. Cerastoma curvicorne, C. KocIî, Die Arachniden, t. XVI, p. 5, fig. 1507-1508. 1848. Cerastoma cornutum, C. Koch, Idem, t XVI, p. 8, fig. 1509-1510.

1855. Phalangium cornutum, MiauV, A un. and Mag. of Nat. Hist., p. 599, pi. X, fig. 1. 1872. Cerastoma cornutum, Canesirini, Ann. 31us. civ. se. nat. Gen., t. II, p. 54. 1872. Cerastoma cornutum, C. Koeh de Francfort, Opil. Mill. Rh , p. 25.

1872. Cerastoma curvicorne, C. Koch de Francfort, Idem, p. 26. 1872. Cerastoma longipes, C. Koch de Francfort, Idem, p. 26. 1876. Phalangium cornutum, Thorell, Ann. Mus. civ. se. nat. Gen., t. VIII, p. 488. 1879. Phalangium opilio, E. Simon, Les Arachnides de France, t. Vil, p. 195.

1879. Phalangium opilio, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc.ent.de Belgique.)

DESCRIPTION. Mâle. — II est entièrement fauve et porte assez souvent une bande longitudinale brun noirâtre;

cette bande, lorsqu'elle existe, s'élargit très fortement et devient latéralement anguleuse dans le milieu.

L'angle antérieur et les bords latéraux du céphalothorax présentent quelques petits denticules; le bord antérieur, très légèrement sinueux, est fortement arqué.

Le mamelon oculaire, aussi long que large, un peu élargi en arrière, porte des carènes formées de longs tubercules à peu près équidislants, au nombre de cinq, six ou sept.

Une ligne transversale de denticules très petits existe sur chaque segment de l'abdomen.

L'espace antérieur au mamelon présente quelquefois un ou deux denticules sur la ligne médiane, et sur les côtés latéraux deux lignes obliques irrégulières de denticules espacés et plus petits; en arrière se trouve une ligne transversale de denticules semblables, mais plus resserrés. Quelquefois l'espace membraneux de la base des chélicères porte au milieu deux petites pointes très variables

comme grandeur.

Le premier article des chélicères, convexe, allongé, est garni au-dessus, chez les mâles de grande taille, de denticules aigus, inégaux, irréguliers, remplacés par des crins chez les individus plus petits; le second article, très long, s'articule à angle droit avec le premier et se prolonge par-dessus en forme de grande corne pointue, parfois plus longue que la partie inférieure de l'article.

La patte-mâchoire est beaucoup plus longue que le corps; il n'y a que des crins plus serrés à la base du fémur en dessous; par-dessus et aux côtés externes existent des granulations noires, disposées en ligne, séparées et n'atteignant pas le sommet; la patella, au moins sept fois plus longue que large, est garnie de crins plus serrés du côté interne.

Les pattes sont quelquefois presque noires.

Femelle. — Elle est de forme ovale allongée, avec le corps entièrement rugueux. Les denticules sont disposés comme chez le mâle; ceux du mamelon sont presque toujours plus nombreux.

MOEURS

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

L'abdomen, blanc jaunâtre, plus ou moins teinté de brun latéralement, présente des séries transversales de points noirs, irrégulières; il offre en outre une bande longitudinale brune, parfois finement bordée de blanc, anguleuse, élargie sur les quatrième et cinquième segments, rétrécie ensuite, élargie de nouveau et allant en s'effaçant en arrière; sur le ventre, blanc, sont placées des séries transversales de longs points noirs.

La patte-mâchoire, plus courte que celle du mâle, est leslacée, concolore, avec le fémur, la patella et le tibia parfois mouchetés de brun.

Les pattes sont moins colorées que celles du mâle; les fémurs portent des séries de crins qui remplacent souvent par-dessous les petits denlicules, surtout aux premières paires, chez les jeunes individus.

Cette espèce varie beaucoup.

Le P. opilio est très commun partout; on le trouve adulte, depuis le mois de juin jusqu'à la

fin de l'automne, aussi fréquemment dans les jardins que dans les bois et môme à l'intérieur des

habitations.

Belgique.

Commun dans toutes nos provinces.

Répandu partout.

Toute la France (E. Simon).

Galice : Cabanas, Torre de Allô.

Espagne.

Catalogne : Calella.

Allemagne.

Prusse: Environs de Berlin, Dantzig, Creulznach, Francfort, Elberfeld. — Saxe: Bautzen, Leipzig, Dresde, Hernhûtt. — Prusse rhénane: Coblentz, Cologne, Dusseldorf. — Bavière: Munich. Nuremberg. — Alsace: Strasbourg. — Silésie : Breslau. — Wurtemberg: Stuttgard.

Répandu dans toute l'Italie.

Italie.

Autriche-Hongrie.

Hongrie: Homonna, Ladomér, Bârtfa, Tokay, Tatra, K. Azar, Ujhely, Varannô. — Dalmatie : Spalatro, Sôbenicô. — Bohême: Prague — Illyrie : Trieste. — Tyrol.

SUÈDE-NORWÈGE

PHALANGIUM BREVICORNE, C. Koch, 1839.

SYNONYMIE. 1839. Cerastoma brevicorne, C. Koch, UebersiclU des Arachniden- Systems, t. il, p. 30.

1848. Cerastoma brevicorne, C. Koch, Die Arachniden, l. XVI, p. 10, fig. 1511-1512. 1879. Phalangicm brevicorne, E. Simon, Les Arachnides de France, t. VII, p. 198.

1879. Phalangicm brevicorne, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

DESCRIPTION. Mâle. — Sur le céphalothorax, devant le mamelon, se Irouvent deux petits traits bruns longi-

tudinaux rapprochés, et de chaque côté, outre de petites lignes obliques légèrement enfoncées, de petits groupes de points bruns.

Le corps, d'un fauve assez foncé, est marqué de points testacés plus clairs; l'abdomen porte une bande médiane longitudinale, plus foncée sur les bords, ponctuée de fauve; cette bande, brune, plus étroite sur le second segment, devient anguleuse et s'élargit sur les troisième et cinquième, se rétrécit encore sur le sixième et n'arrive pas jusqu'à l'extrémité.

MOEURS

Les bords laléraux du céphalothorax sont dépourvus de denticules sur l'angle; l'espace devant le mamelon présente de chaque côté un groupe de denticules surmontés de crins; sur les côtés, quelques denticules sont disposés en ligne oblique, avec une ligne semblable, transversale, en arrière.

Les carènes du mamelon oculaire, aussi iong que large, sont formées de cinq ou six petits tubercules surmontés de crins.

Le premier article des chélicères, pointillé de brun, ne porte que des crins; la base du second article se prolonge au-dessus en apophyse droite, plus courte que le premier article.

La patte-mâchoire, fauve, est marquée de petits points plus foncés; le fémur ne porte que des crins par-dessus et par-dessous, avec, au-dessus, une ligne foncée, ponctuée; la patella, quatre fois plus longue que large, va en ^'élargissant depuis la base; son angle interne supérieur, garni de crins, est un peu saillant; le tibia, très caractéristique, au moins aussi long que la patella, est garni de crins serrés au lieu d'être espacés comme chez Vopilio.

Femelle. — Le corps, ovale allongé, fauve, est très linement chagriné; la bande brune de l'abdomen est beaucoup moins distincte; sur les côtés, il existe des points noirs enfoncés, disposés en séries transversales; le ventre est blanc.

La patte-mâchoire, plus courte que celle du mâle, est tachetée et rayée de brun; le bord interne de la patella, droit, se prolonge à l'angle en très courte apophyse conique; le fémur, inerme, légèrement élargi au sommet, ne porte que des crins par-dessus comme par-dessous; le tibia est à peu près de même longueur que la patella.

Les pattes sont ordinairement ponctuées, avec les tibias anguleux.

Il est beaucoup moins commun que les espèces précédentes. Comme celles-ci, il vit aux lisières des bois. On l'a confondu souvent avec l'opilio; en effet, ce dernier, jeune surtout, offre avec le brevicorne beaucoup de ressemblance.

Belgique.

DISTRIBUTION Brabant : Environs de Bruxelles, bois de la Cambre, Boitsfort, Auderghem, Groenendael, Tervueren. GEOGRAPHIQUE. Flandre orientale : Environs de Grammont. Luxembourg : Bedu, Laroche, Barvaux.

Seine-et-Oise : Meudon. Saint-Germain.

France.

Aube. — Basses-Alpes: Digne.

SYNONYMIE

PHALANGIUM PARIETINUM, De Geer, 4778.

1778. Phalangium parietinum, De Geer, Mém., t. VII, p. 166, pi. X, fig. 1-2.

1791. Phalangium opilio, Olivier, Encycl. mélhod., t. VI, p. 4-59.

1798. Opilio parietinis, Herbst, Ungefl. Insekt., l. Il, p. 12, pi. I, fig. 1-2.

1798. Opilio longipes, Herbst, Idem, p. 20, pi. Il, fig. 2.

1804. Phalangium parietinum, Hermann, Mém. Apt., p. 98, pi. VII, fig. 0, P, Q et pi. IX, fig. F, K.

4848. Opilio parietinus, C. Koch, Die Arac/miden, t. XVI, p. 12, fig. 1513-1514.

1855. Phalangium parietinum, Meade, Ann. and Mag. of Nat. Hist., p. 403, pi. X, fig. 5.

1876. Phalangium parietinum, Thorell, Ann. Mus.civ. se. nat. Gen., t. VIII, p. 486.

1879. Phalangium parietinum, E. Simon, Les Arachnides de France, t. Vil, p. 201.

1879. Phalangium parietinum, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

description. Mâle. — Le corps est brun; l'abdomen, un peu plus pâle sur la ligne médiane, est ponctué

légèrement de fauve sur les parties latérales; il présente plusieurs rangées transversales de petits

denticules assez serrés; le céphalothorax porte une bande foncée médiane devant le mamelon, et de chaque côté quelques points et une série oblique de tachettes brunes, irrégulières; son bord antérieur, un peu saillant, 1res arqué, est convexe dans le milieu; les bords latéraux sont munis de groupes de petits denticules aigus; près du bord antérieur, devant le mamelon, existent deux groupes de trois ou quatre denticules semblables, et deux autres denticules se voient encore de chaque côté de la base du mamelon; on observe en outre sur les côtés une rangée oblique et au bord postérieur une rangée transversale de denticules plus petits.

Les carènes du mamelon, plus large que long, sont formées chacune de cinq petits tubercules à peu près égaux et presque équidistants.

Les chélicères, courtes, sont tachetées de brun, excepté dans le dernier tiers du second article.

La patte-mâchoire est courte; le fémur porte au-dessus deux rangées de petites pointes aiguës; la rangée externe n'occupe que le dernier tiers de l'article, la seconde est prolongée jusqu'à la base par une série de granulations; la patella, plus courte que le tibia, est au moins aussi large; le tarse est garni par-dessous de granulations très fines.

Tous les fémurs des pattes sont armés de rangées de denticules aigus, plus faibles à la deuxième paire; le fémur de la première paire porte en outre des denticules plus petits sur les côtés; les tibias des trois premières paires sont munis par-dessus de séries de denticules et par-dessous de séries semblables, mais plus fortes et plus régulières.

Femelle. — Tout le corps, rugueux, ovale allongé, est gris ponctué de fauve, avec une suite médiane de taches claires, légèrement triangulaires; chaque segment porte deux taches transversales, latérales, légèrement arquées en avant sur les cinq premiers, arquées en arrière ou plus souvent droites sur les derniers.

En avant du mamelon, le céphalothorax présente deux séries de trois ou quatre denticules aigus.

Le mamelon, moins élevé que chez le mâle, un peu plus large que long, est garni de tubercules très bas en avant, qui commencent avant le niveau du bord antérieur de l'œil.

Le ventre, blanc, est ponctué de noir.

La patte-mâchoire ne porte que des crins blancs; il existe une tache brune au milieu des fémurs.

Les pattes sont ponctuées et annelées de brun; il y a, sur les fémurs seulement, des séries longitudinales de denticules.

MOEURS. En Belgique, cette espèce est plus rare que le brevicorne. Elle vit sur les troncs d'arbres, aux

lisières des bois, dans les jardins bien ombragés, le long des murailles ou des rochers; on la trouve quelquefois errante dans les terrains vagues.

Belgique.

DISTRIBUTION ttrabanl : Environs de Bruxelles. GÉOGRAPHIQUE. JSamur ; Dinant, Yvoir.

Liège : Environs de Liège, Tilff, Comblain-au-Pont.

Limbourg : Genck.

Luxembourg : Barvaux, Redu.

Toute la France (E. Simon).

Prusse. — Bavière.

Dorsetshire.

Hongrie : Ujhely, Szerencs, Tolcsva.

Iles Canaries.

France.

Allemagne.

Angleterre.

Autriche-Hongrie.

Afrique.

PHALANGIUM SAXATILE, C. Koch, 1839.

1839. Opilio saxatilis, C. Koch, Uebersicht des Arachniden- Systems, t. Il, p. 21.

1848. Opilio saxatilis, C. Koch, Die Arachniden, t. XVI, p. 21, fig. 1517-1518.

1872. Opilio saxatilis, Canestrini, Ann. Mus. civ. se. nat. Gen., t. II, p. 40.

1879. Phalangium saxatile, E. Simon, Les Arachnides de France, t. VII, p. 205.

1879. Phalangium saxatile, L. Beckcr, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

DESCRIPTION. Mâle. — L'abdomen, fauve comme le céphalothorax, porle une série de taches longitudinales

plus pâles, correspondant à chaque segment.

Le céphalothorax, marqué laléralemenl de tachettes brunes irrégulières et de trois taches marginales noirâtres, présente en outre, devant le mamelon, deux traits longitudinaux rapprochés, deux groupes de qualre ou cinq denticules aigus, très petits, et de chaque côté une rangée oblique de denlicules semblables à ceux qui forment une rangée transversale à son bord postérieur.

Le mamelon, dépourvu de denticules à sa base, peu élevé, presque aussi long que large, a ses carènes formées chacune de trois petits tubercules peu rapprochés; il y a de plus un tubercule pareil placé derrière l'œil.

Les chélicères sont courtes; il existe une ligne noire au côté externe du premier article, qui porte au-dessus quelques granulations noires, mêlées de- crins.

Le côté externe du fémur et la patella de la palte-mâehoire sont tachetés de brun; au-dessus du fémur on dislingue trois rangées peu régulières de petits spicules noirs; les spicules de la patella sont plus petits; le libia et le tarse sont inermes.

Les pattes sont fauves ; les extrémités des fémurs, les patellas et les tibias sont rayés et ponctués de brun; les fémurs portent des denticules serrés, assez forts, disposés en séries longitudinales et mêlés de granulations sous le fémur de la première paire.

Femelle. — Le corps, chagriné, est plus allongé que celui du mâle.

L'abdomen présente au milieu une bande fauve, élargie à chaque segment, et, sur les côtés, de nombreux points, fauves également; il existe, en outre, sur chaque segment deux taches latérales brunes, transversales, marquées de points clairs; le ventre est blanc, avec plusieurs séries transversales de points noirs.

La face externe du fémur de la patte-mâchoire est maculée de brun.

Les pattes, blanchâtres, sont annelées de brun et de noir.

MOEURS. Ce Phalangium est assez commun. On le trouve surtout en automne dans les endroits humides,

caché sous les pierres, sous les détritus et sous la mousse qui garnit la base des gros arbres. On le rencontre fréquemment dans nos régions maritimes.

DISTRIBUTION

GÉOGRAPHIQUE

11 est assez répandu dans toutes nos provinces.

Partout.

Toute la France (E. Simon).

Toute l'Allemagne.

Je l'ai trouvé communément dans le nord.

Belgique.

Hollande.

France.

Allemagne.

Italie.

Hongrie : Torna, Ujhely. — Dalmatie : Sobenicô.

Brostenii.

Iles Canaries.

Moldavie.

Afrique.

Les Phalangium étrangers à notre faune sont :

P. propinquum, Lucas. — P. Canestrinii, Thorell. — P. Savignyi, Gervais. — P. dentatum, C. Koch. — P. leucophoeum, C. Koch. — P. numidkum, Lucas. — P. annulipes, Lucas. — P. barbarum, Lucas. — P. militaris, C. Koch. — P. Targionii, Canestrini, etc.

SYNONYMIE

CARACTÈRES DU GENRE

Genre PLATYBUNUS, C. Koch, 4839.

Phalangium des ailleurs.

1799. Opilio. Herbst (ad partem), Natursystems der ungeft. Insekt. 1839. Platybunus, C. Koch, Uebersîcht des Arachniden-Sy stems. 1839. Platylophus, C. Koch, Idem.

1855. Megabunus, Meade(ad partem), Ann. and Mag. of Nat. Hist. 1861. Cerastoma, L. Koch (ad partem), Corresp. Blatt. 2 m. ver. Regensb., etc. 1867. Platylophus, L. Koch, Verh. z. b. v. Wien. 1872. Platylophus, Canestrini, Ann. Mus. civ. se. n. Gen. 1876. Platylophus, Thorell, Idem.

1879. Platybunus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. VII, p. 219. 1879. Platybunus, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

Le céphalothorax et les segments de l'abdomen sont limités par des plis transversaux dont les deux ou trois derniers seuls sont bien marqués ; le bord antérieur du céphalothorax est mutique et les bords latéraux plus ou moins épineux; au-dessus, le céphalothorax est parfois muni de denticules; l'abdomen, inerme, est glabre.

Les téguments sont mous ou subcoriacés.

Le mamelon oculaire, très grand, élevé, au moins aussi large que long, muni de tubercules formant deux crêtes, est séparé du bord frontal par un espace plus étroit que son diamètre.

La pièce anale, arrondie en avant, obtusément tronquée en arrière, plus étroite que les bords recourbés du huitième segment, est un peu plus large que longue.

Les chélicères, denticulées chez le mâle, sont plus courtes et simples chez la femelle; le premier article est inerme en dessous.

La patte-mâchoire est assez forte; l'angle supérieur interne du fémur, parfois épineux chez la femelle, est plus ou moins saillant; la palella est aussi longue que le tibia, avec son angle supérieur interne prolongé en apophyse oblique; le tibia, légèrement courbé, étroit dans presque toute sa longueur, s'élargit brusquement à l'extrémité et forme saillie à l'angle interne; des crins serrés formant brosse garnissent le côté interne de la patella et les extrémités du fémur et du tibia.

Deux petits tubercules existent à la base des lobes maxillaires.

SYNONYMIE

PLATYBUNUS CORNIGER, llermann, 1804.

1804. Phalangium cornigerum, Hermann, Mém. ApL, p. 102, pi. VIII, lig. 2, E, F, S. 1856. Opilio corniger, C. Koch, Die Arachnidcn, t. III, p. 87, fig. 255-256. 1855. Megabunus corniger, Meade, Ann. and Mag. ofNat. Hist., p. 405, pi. X, fig. 4. 1861. Cerastoma cornigerum, L. Koch, Corresp. Blalt 2 m. ver. Regensb., n° 9, p. 135. 1868. Platylopiius corniger, L. Koch, Nalurw. AbtheiL, p. 166. 1879. Platybunus corniger, E. Simon, Les Arachnides de France, t. VII, p. 221.

1879. Platybunus corniger, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

MOEURS

Mâle. — Le céphalothorax est marqué de taches irrégulières.

L'abdomen porle une large bande obscure, longitudinale, légèrement découpée et souvent mal définie; il est glabre et inerme; le corps, fauve blanchâtre, est semé de points lestacés, disposés en lignes transversales irrégulières.

Les carènes du mamelon, plus long que large, sont formées de huit à dix tubercules égaux et

peu saillants.

Le second article des chélicères présente par-dessus, à son extrémité, une apophyse perpendiculaire, très forte, aussi longue que le diamètre de l'article.

Le fémur de la patte-mâchoire porte par-dessus, outre quelques crins isolés, une série de petits spicules noirs; son bord externe est muni par-dessous de petits denticules assez courts, serrés à la base et n'allant pas jusqu'au sommet; la patella est pourvue par-dessus de petits spicules faisant suite à la série du fémur; l'apophyse, plus courte que l'article, épaisse, dirigée en avant, est garnie, comme la patella, de crins plus serrés.

Les pattes sont longues, avec les hanches inermes et les trochanters armés de quelques denticules; des séries longitudinales de petits spicules noirs existent sur les fémurs.

Femelle. — Elle est à peu près semblable au mâle, tout en étant de plus forte taille.

Le second article des chélicères est dépourvu d'apophyse.

Les mœurs de ce Platybunus ne diffèrent pas de celles des Phalangium. II est commun et se rencontre depuis le printemps, errant sur les buissons et sur les troncs d'arbres dans les bois. On le trouve fréquemment caché sous les pierres ou sous les mousses.

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Commun dans toutes nos provinces

Toute la Hollande

Toute la France.

Toute l'Angleterre

Répandu dans toute l'Allemagne.

Belgique.

Hollande.

France.

Angleterre.

Allemagne.

Autriche-Hongrie.

Galicie : Rzeszôw, Przemysl, Bukowina. - Hongrie : Velejte, Ujhely.

Suisse.

Russie. — Suède-Norwège.

Répandu dans toute la Suisse.

SYNONYMIE

PLATYBUNUS TRIANGULARIS, Herbst, 1799.

1799. Opilio triangularis, Herbst, Natursy stems der iinge/l. Insekt., t. III, p. 9, pi. X, fig. 2.

1848. Platybunus denticornis, C. Koch, Die Arachniden, t. XV, p. 112, fig. 1495.

1879. Platybunus triangularis, E. Simon, Les Arachnides de France, t. VII, p. 225. -»

1879. Platybunus triangularis, L. Bccker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann.de la Soc. ent. de Belgique.)

DESCRIPTION

MOEURS

Le corps, brunâtre, semé de points blancs, porte une large bande longitudinale foncée, moins large en arrière et bordée sur l'abdomen d'une ligne sinueuse claire.

Le mamelon, plus long que large, est un peu plus étroit en avant ; ses carènes sont formées de six à huit tubercules transversaux peu élevés.

Le fémur, la patella et le tibia de la patte-mâchoire sont tachetés de brun, avec l'extrémité du tarse noire; le fémur présente en dessous, à son bord externe, quatre grands denlicules égaux, séparés à leur base par des denlicules plus petits; au-dessus existent quelques crins noirs espacés; l'angle supérieur interne, saillant, en apophyse arrondie, plus courte que le diamètre de l'article, est garni de crins assez forts; les crins qui garnissent la patella sont plus serrés sur l'apophyse et au côté interne, sur le bord duquel on observe un ou deux petits denlicules placés à peu près au centre; l'apophyse, très épaisse, dirigée en avant, est plus courte que l'article; l'angle interne supérieur du tibia forme une courte apophyse arrondie; le tibia est armé à sa base d'un petit denticule; il en existe un second, plus fort, placé près du milieu.

Les pattes ne sont pas fort longues; l'extrémité des fémurs des patellas et des tibias est ornée d'un large anneau brun rougeâtre, parfois ponctué.

Les deux sexes sont à peu près semblables, mais le mâle est toujours un peu plus petit que la femelle.

Ce Platybunus est rare en Belgique; je n'ai pu le découvrir qu'aux environs d'Anvers, au printemps : il se tenait caché sous les mousses, au pied d'un gros arbre.

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Anvers : Eeckcren.

France.

Toute la France (E. Simon).

Allemagne.

Répandu dans toute l'Allemagne.

Les Platybunus étrangers à notre faune sont :

P. nigroviltatus, E Simon. — P. rufipes, C. Koch (Opilio . — P. bucephalus, C. Koch. — P. pinetorum, C. Koch. — P. grandissimus, C Koch. — P. montanus, L. Koch. — P. strigosus, L. Koch. — P. placidus, E. Simon.

SYNONYMIE

Genre OLIGOLOPHUS, C. Koch de Francfort, 1872.

Phalangium des auteurs.

1872. Oligolophus, C. Koch de Francfort (ad partem), Beit. Opil. Mitl. Rh. 1872. Opiuo, C. Koch de Francfort (ad partem), Idem. 1876. Mitopus, Thorcll, Ann. Mus. civ. se. nat. Gen. 1876. Acantolophus, Thorell (ad partem), Idem.

1879. Oligolophus, K. Simon, Les Arachnides de France, t. VII, p. 238. 1879. Oligolophus, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

CARACTÈRES DU GENRE

Les téguments sont mous ou subcoriacés.

Les stries du céphalothorax et des trois derniers segments de l'abdomen sont nettes et bien marquées; celles des cinq premiers segments sont beaucoup moins distinctes.

Le bord antérieur du céphalothorax est nautique ou muni dans son milieu de trois petites pointes géminées; les bords latéraux sont plus ou moins épineux; presque toujours il y a des denticules au-dessus du céphalothorax.

Des séries transverses de crins ou de denticules existent sur l'abdomen.

Le mamelon oculaire, au moins aussi large que long, légèrement canaliculé, porte deux séries de tubercules bas; il est séparé du bord frontal par un intervalle beaucoup plus large que son diamètre.

La pièce anale, grande, plus large que longue, est au moins aussi large que les bords recourbés du huitième segment; elle est arrondie en avant, avec son bord postérieur tronqué et légèrement arqué.

Les chélicères sont courtes; une dent aiguë, courbée en avant, existe à la base du premier article.

Des crins serrés en brosse garnissent le côté interne de l'extrémité du fémur, de la patella et du tibia de la paite-màchoire; l'angle interne supérieur du fémur et de la patella forme une légère saillie; la patella, un peu plus courte que le tibia, va en s'élargissanl de la base à l'extrémité; il y a deux petits tubercules placés à la base des lobes maxillaires.

Les pattes sont longues et les tibias n'ont pas de fausses articulations.

SYNONYMIE

DESCRIPTION

OLIGOLOPHUS MORIO, Fabricius, 1779.

1779. Phalangium morio, Fabricius, Rcis Norw., p. 340.

1791. Phalaisgium morio, Olivier, Encyclop. mèlhod., t. VI, p. 459.

1793. Phalangium morio, Fabricius, Ent. sysl., p. 429.

1799. Opilio grossipes, Herbst, Natursystems der ungefl. Insekt,., t. III, p. 1, pi. VI, fîg. 1.

1804. Phalangium urnigerum, Hammer, in Hermann, Mém. Apt., p. 110, pi. IX, fîg. 2-3.

1834. Phalangium opilio, Hahn, Die Arachniden, t. II, p. 67, fig. 160.

1836. Opilio lucorum, C. Koch, Die Arachniden, t. III, p. 30, fig. 188-189.

1879. Oligolophus morio, E. Simon, Les Arachnides de France, t. VII, p. 241.

1878. Oligolophus morio, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

Mâle. — Le corps, entièrement blanc-fauve ou jaunâtre, est orné d'une large bande longitudinale, presque noire, occupant en avant à peu près toute sa largeur, très rétrécie vers les premiers segments de l'abdomen, s'élargissant ensuite et couvrant parfois tout le dessus de l'abdomen; elle est plus pâle, rayée transversalement ou marquée de points fauves sur les derniers segments.

Le céphalothorax porte deux groupes latéraux de trois ou quatre denticules au moins, et devant le mamelon, près du bord antérieur, un denticule médian; le bord postérieur est pourvu, comme les

segments de l'abdomen, sauf les trois derniers, de lignes transversales de denlicules, plus gros sur les parties foncées.

Le mamelon, élevé, au moins aussi large que long, est brun, plus pâle à sa base, cbacune de ses carènes est formée de cinq petits tubercules.

La palle-mâcboire est blanche; le dessus du fémur, de la patella, ainsi que le côté externe du tibia, maculés de brun ou de noir, sont garnis de crins disposés en brosse au côté interne du tibia et de la patella ; le tarse est muni par-dessous de petites granulations noirâtres qui s'étendent jusqu'à la griffe.

Les chélicères, couvertes de crins, sont blanches; le premier article, taché de brun, ainsi que la base du second portent de petites pointes noirâtres.

Les pattes, fines, sont longues, avec les hanches garnies de crins; les fémurs présentent tous des séries régulières de denlicules noirs; les tibias, anguleux, portent à leurs arêtes des séries de crins.

Femelle. — Elle est de même couleur que le mâle et souvent ponctuée de brun; les fémurs des deux premières paires de pattes sont toujours dépourvus de denlicules par-dessous.

moeurs. Cet Oligolophus est assez commun dans les bois, où il court sur les buissons et les troncs

d'arbres. On le trouve fréquemment sur les rochers, dans nos provinces montagneuses, ainsi que dans les dunes de notre littoral. Il aime les endroits frais et humides.

Belgique.

DISTRIBUTION Brabant : Environs de Bruxelles, bois de la Cambre, jardins, Boitsfort, Groenendael, Rhode-Saint- GÉOGRAPIIIQUE. Genèse, Rixensart, Bousval, JNoirhat, Diest, Louvain.

Namur : Marche-Ies-Damcs, Namèche, Dave, Yvoir, Dinant.

envers : Calrnpthout, Poslel, Arendonck.

Flandre occidentale : Knocke, Heyst, Oslende.

Flandre orientale : Environs de Gand.

Luxembourg : Redu, Laroche.

Hollande.

Maeslrichl.

Fraivce.

Environs de Paris: Châlillon, Meudon, Chaville. — Région maritime du JNord, [.{parties élevées et montagneuses.

Allemagne.

Alsace. — Bavière: Kissingen, Nuremberg. — Prusse.

Suisse.

Répandu dans l'Engadine.

Dorsetshire.

Je l'ai reçu sans désignation de localité.

Brostenii.

Angleterre.

Russie

Moldavie.

Suède-Norwège.

SYNONYMIE

OUGOLOPHUS AGRESTIS, Meade, 4855.

1855. Oligolophis agrestis; Mearle, Ann. and Mag. of JSat HisL, p. 410.

1879. Oligolophus epiiippigfr, E. Simon, Les Arachnides de France, l VII, p. 249.

1879. Oligolophis ephippigi h, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. int. de Belgique )

DESCRIPTION

MOEURS

Le corps, entièrement blanchâtre, est orné d'une large bande longitudinale brune, parfois bordée de noir, qui couvre en avant tout le céphalothorax, puis se rétrécit vers son bord postérieur; étroite sur les deux premiers segments de l'abdomen, celle bande s'élargit fortement et transversalement sur les troisième, quatrième et cinquième, pour redevenir étroite et finir très atténuée sur les derniers.

Le céphalothorax porte par-dessus, outre quelques tachettes marginales, un peu en avant et de chaque côté du mamelon, deux taches foncées, longues et convergentes; le bord antérieur, à peu près droit, est armé au centre de trois petites pointes blanches; celle du milieu est plus longue que les autres; il existe trois légers denlicules sur les bords latéraux et une série de denticules plus petits sur le bord postérieur.

Le mamelon, clair, au moins aussi large que long, avec le tour des yeux noir, est lisse ou porte quelquefois deux séries de tubercules très petits.

Les chélicères sont fauves.

Le fémur de la patte-mâchoire, garni par-dessus de longs crins isolés, est marqué d'une tache brune au côté externe; l'angle interne supérieur est légèrement saillant; les crins qui garnissent le côté interne delà palella et du tibia sont plus serrés; l'angle supérieur interne de la patella, un peu saillant, ne se prolonge pas en apophyse.

Les pattes sont irrégulièrement annelées et ponctuées de brun, avec des séries de crins courts aux fémurs, très longs aux métatarses de la deuxième paire et courts aux métatarses de la troisième et de la quatrième.

Cet Oligolophus, répandu dans presque toutes nos provinces, vit dans les bois, caché sous les pierres ou sous les mousses. Il est moins rare dans nos régions montagneuses.

Belgique.

DISTRIBUTION lirabant . Environs de Bruxelles, bois de la Cambre, Uccle, Boilsfort, Groenendael, Rhode-Saint- GÉOGRAPHIQIIE. Genèse, Auderghem, Tcrvucren, Vilvorde.

Namiir : Rhisnes, environs de Namur, Yvoir, Dinanl, Louetle-Saint-Pierre, Mariembourg.

Anvers : Environs d'Anvers (Hoboken), Malines.

Luxembourg : Redu, Barvaux, Laroche.

Flandre orientale : Environs de Gand, Assenede.

Hainaui : Environs de Grammont.

France.

Somme: Le Crotoy. — Seine-et-Oise : Clamart, Chennevières-sur-Marne. — Aube. — Haute-Vienne Saint- Just, près de Limoges. — Cantal : Le Lioran. — Lot-et-Garonne : Sos.

Trêves.

Tyrol.

Environs de Lucerne.

Allemagne.

Autriche-Hongrie.

Suisse.

SYNONYMIE

OLIGOLOPHUS TRIDENS, C. Koch, 1836.

1836. Opilio tridens, C. Koch, Die Arachniden, t. III, p. 14, fig. 173.

1872. Oligolophus tridens, C. Koch de Francfort, Opil. Mitt. Rh., p. 15.

1879. Oligolophus tridens, E. Simon, Les Arachnides de France, t. VII, p. 251.

1879. Oligolophus tridens, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

DESCRIPTION. Mâle. — Une large bande noirâtre couvre en avant le céphalothorax et descend en diminuant

jusqu'à son bord postérieur; celte bande, droite sur les premiers segments de l'abdomen, puis élargie sur les suivants, est tronquée carrément au septième; les parties latérales des derniers segments sont tachetées de brun ou parfois entièrement brunes; le bord anlérieur du céphalothorax droit, oblique sur les côtés, est armé au centre de trois petites pointes blanches dont la médiane est la plus longue; il existe quelques petits denlicules inégaux sur les bords latéraux, un autre, très petit, sur l'angle anlérieur, et quelques-uns, isolés, sur les côtés.

Sur chaque segment de l'abdomen on remarque encore une ligne transversale de denlicules beaucoup plus petits.

Le premier article des chélicères et la base du second sont criblés de points bruns.

Le mamelon, relativement grand, au moins aussi large que long, présente des carènes formées chacune de cinq ou six tubercules obtus, très petits et garnis de crins.

Les articles des pattes sont tachetés et ponctués à leur extrémité; des séries de crins forts garnissent les fémurs; ils sont plus longs aux métatarses de la seconde paire et courts à ceux des paires poslérieures.

L'extrémité du fémur, la patella et le tibia de la patte-mâchoire sont tachetés de brun; sous le fémur, il existe des crins longs et forts; le côlé interne de la patella et du tibia porte des crins plus serrés; l'angle interne supérieur de la patella, un peu saillant, ne se prolonge pas en apophyse.

Comme toujours, le mâle est plus petit que la femelle.

Femelle. — Sa coloration, ordinairement rougeâtre, varie beaucoup; la bande médiane, brune, est parfois presque effacée et les denlicules de l'abdomen sont souvent presque invisibles.

MOEURS. Comme les espèces précédentes, cet Oligolophus est commun dans les bois.

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Répandu dans toutes nos provinces.

Toute la France.

Bavière. — Prusse, etc.

Dorsetshire.

Hongrie : Ujhely.

Belgique.

France.

Allemagne.

Angleterre

Autriche-Hongrie.

Suède.

Les Oligolophus étrangers à notre faune sont :

0. glacialis, C. Koch. — 0. palliatus, Latreille. — 0. alpinus, Herbst. — 0. cinerascens, C. Koch.

— 0 palpinalis, Herbst. — 0. viltiger, E. Simon. — 0. serripes, C. Koch. — 0. similis, C. Koch.

— 0. albescens, C. Koch. — 0. f'uscatus, C. Koch. — 0. obliquus, C. Koch. — 0. affinis, •C. Koch.

SYNONYMIE

CARACTÈRES 1)1) GENRE

Genre ACANTHOLOPHUS, C. Koch, 1839.

1859. Acantholophus, C. Kocli, Uebernchl des Arachniden-Systems, t. II.

1872. Acantholophus, C. Koch de Francfort, Opil. Mitt. Rh.

1876. Acantholophus, Thorell (ad partem), Ann. Mus. civ se. nat. Gen.

1876. Lacinius, Thorell, Idem.

1876. Odius, Thorell, Idem.

1879. Acantholophus. Iv Simon, Les Arachnides de France, i. VII, p. 255.

1879. Acantholophus, L. Becker, Catalogne des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent.de Belgique.)

Les stries du céphalothorax et des Irois derniers segments de l'abdomen sont très nettement indiquées; celles des cinq premiers segments sont beaucoup moins distinctes.

Le bord antérieur du céphalothorax porte au milieu un groupe formé d'au moins trois pointes assez fortes et aux angles des denticules plus petits; Ses bords latéraux sont plus ou moins épineux; on remarque encore parfois quelques denticules près des pointes antérieures.

L'abdomen présente des séries transversales de longs denticules, quelquefois beaucoup plus longs encore eu arrière.

Le petit mamelon oculaire est séparé du bord frontal par un intervalle à peu près double de son diamètre.

La pièce anale, plus large que longue, en demi-cercle, est plus étroite que les bords recourbés du huitième segment.

Le premier article des ehélicères est muni par-dessous, à sa base, d'une forte dent.

Des crins serrés en brosse garnissent le côté interne de la patella et du tibia de la pattemâchoire; la patella, à peu près de la même longueur que le tibia, élargie de la base à l'extrémité, est plus ou moins convexe au côté interne; il y a deux petits tubercules à la base des lobes maxillaires.

Les lobes maxillaires des hanches sont aigus et effilés.

Lés pattes sont courtes, avec les fémurs, les tibias et les métatarses de la deuxième paire quelquefois plus longs que ceux de la quatrième.

Le corps épais et large des Acantholophus est caractéristique.

SYNONYMIE

DESCRIPTION

Mâle.

ACANTHOLOPHUS SPINOSUS, Bosc, 1792.

Phalangium spinosum, Bosc, Bull. Soc. PhiL, t. 1, p. 18. Phalangium histrix, Latreille, Idem, t. I, p. 115. Phalangium histrix, Latreille, Hisl. nat. des Fourmis, p. 576. Phalangium histrix, Latreille, 67m. Crust., etc., t. I, p. 140. Opilio histrix, Meade, Ann. and Mag. of Nat. Hist., p. 407, pi. XI, fig. 6. Acantholophus ortusedentatus, L. Koch, Naturw. AbtheiL, p. 167.

Acantholophus ortusedentatus, Canestrini, Ann. Mus. civ. se. nat. Gen., t. II, p. 28, pi. III, fig. 1. Oligolophus Nollii, C. Koch de Francfort, Opilio Mitt. Rh., etc., p. 16. Acantholophus spinosus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. VII, p. 261. Acantholophus spinosus, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

Mâle. — Le corps, large, court, très peu rétréci en avant et en arrière, est fauve-brun, avec des lignes croisées teslacées, irrégulières; il existe deux taches brunes latérales sur le céphalothorax et souvent deux lignes de même couleur qui descendent des pointes du front en convergeant vers le mamelon; sous ce dernier se trouve une large bande longitudinale foncée, sinueuse, tronquée carrément au niveau du septième segment; cette bande, parfois très pâle, n'est alors indiquée que par une bordure brune assez fine.

Le céphalothorax porte sur les côtés des denlicules inégaux, très petits, placés sur les saillies qui correspondent aux intervalles des hanches; puis, au milieu de son bord frontal, trois pointes aiguës, rapprochées, dont la médiane est la plus longue, et de plus, de petits denticules, au nombre de deux ou quatre, faisant suite aux pointes frontales.

Chaque segment de l'abdomen, au moins ceux du milieu, est orné d'une rangée transversale de petits denticules blancs arrondis qui font défaut aux trois derniers.

Les carènes du mamelon, presque aussi long que large, sont formées chacune de cinq tubercules très petits.

Il existe une tache foncée sous le premier article des chélicères; quelques crins noirs sont disposés en brosse à la base interne du doigt fixe.

L'extrémité du fémur, le côté externe de la patella et du tibia de la patte-mâchoire sont maculés de brun et garnis de crins noirs ; sous le fémur on dislingue de petits denticules blancs, surmontés de crins; des suites de crins disposés en bandes longitudinales garnissent la patella et le tibia; l'angle interne supérieur de la patella est droit chez le mâle; le tarse porte par-dessous, du côté interne, une large bande formée de granulations noires.

Les pattes sont assez courtes, avec l'extrémité des fémurs, les patellas et les tibias maculés de brun; on remarque parfois aux fémurs, par-dessus, trois séries de petits spicules.

Femelle. — A peu près semblable au mâle; l'angle supérieur interne de la patella est légèrement saillant et arrondi.

Les pattes sont plus courtes que celles du mâle; il n'existe pas aux fémurs de séries de petits spicules.

MŒURS. L\4. spinosus, si commun en France, l'est beaucoup moins dans notre pays. Sa démarche est

assez lente; il vit caché sous les pierres, sous les mousses et parfois dans les caves.

Belgique.

DISTRIBUTION Brabant : Faubourgs de Bruxelles (caves), Boitsfort, Auderghem. GÉOGRAPHIQUE. envers : Postel, Arendonck.

Maestricht.

Toute la France.

Francfort.

Environs de Genève.

Galice : Cabanas, Torre de Allô.

Hongrie : Ujhely. Bénozka.

Hollande.

France.

Allemagne.

Suisse.

Espagne.

Autriche-Hongrie.

Afrique.

Algérie.

Les Acanlholophus étrangers jusqu'à présent à notre faune sont :

A. horridus, Panzer. — A. hispidm, Herbst. — A. echinatus, Lucas. — A. brevispina, E. Simon. — A. simplicipes, $. Simon. — A. gallicus, E. Simon. — A. Seowiei, E. Simon. — A. ephippiatus, C. Koch. — A. Kochi, E. Simon. — A. Hermanni, E. Simon. — A. denliger, C. Koch. — A. coronatus, L. Koch. — A. annulipes, L. Koch. — A. granulatus, Canestrini. — A. longisetus, Thorell. — A. duriusculus, E. Simon.

SYNONYMIE

CARACTÈRES DE LA FAMILLE

Famille des NEMASTOMATID^E.

1873. Trogclini, Sorensen, Brit.Phal., in Naturh. Tidjsck., 5. (ad part.)

1876. Nemastomoid^e, Thorell, Ann. Mus. civ. se. nal. Gen. (ad part.)

1879. ISemastomatid,£, E. Simon, Les Arachnides de France, t. VII, p. 277.

1879. Nemastomatid^e, L. Becker, Catalogne des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

Il n'existe pas de slrie au delà du mamelon du céphalothorax; celui-ci est soudé aux cinq premiers segments dorsaux de l'abdomen; les sixième, septième et huitième segments sont libres; on compte six segments ventraux; le premier, assez grand, rétréci brusquement en avant, se prolonge entre les hanches jusqu'aux pièces de la bouche; le sixième se divise en trois pièces, entrant dans la composition de la pièce anale; cette dernière est composée de quatre parties.

Les téguments sont coriaces.

Les yeux, au nombre de deux, sont élevés sur un mamelon assez rapproché du bord antérieur; il n'existe pas de chaperon.

Les bords latéraux des hanches sont garnis de dentieulations; il n'y a pas de lobe maxillaire à la seconde paire.

La patte-mâchoire, simple, est allongée; le tarse, multiarticulé, sans griffe, est plus court que les deux articles précédents.

Les pattes sont dépourvues de trochantins.

SYNONYMIE

CARACTÈRES Dl GENRE.

Genre NEMASTOMA, C. Koch, 1839.

Phalangium des auteurs (ad partem).

1799. Opilio, Herbst (ad partem), Ungefl. Insekt. 1859. Nemastoma, C. Koch, Uebersichl des A rachnid en-Systems. 1845. Goniosoma, H. Lucas (ad partem), Exploration de V Algérie (Arachn.). 1879. Nemastoma, E. Simon, Les Arachnides de France, t. VII, p. 277. 1879. Nemastoma, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

Les yeux sont portés sur un mamelon rapproché du bord frontal; il n'y a pas de pores latéraux.

Les chélicères sont courtes; leur premier article est beaucoup plus court que le céphalothorax.

La patte-mâchoire est deux fois plus longue que le corps; le tibia est grêle, cylindrique, et le tarse, atténué, est porté en avant dans l'axe du tibia.

La palella du mâle porte parfois une petite denliculation.

Les stigmates sont cachés.

La pièce anale est formée, comme chez les Trogulus, de quatre parties; la supérieure, oblusémenl triangulaire, est fort grande; la postérieure, transverse, est étroite; les parties latérales, triangulaires, longitudinales, sont plus petites.

Les téguments sont solides et résistants.

SYNONYMIE

NEMASTOMA QUADRIPUNCTATUM, Perty, 1832.

1852. Phalangium quadripunctatum, Perly, Delec. Anim., p. 204.

1835. Opilio flavimanlm, C. Kocli, in Herricli Schœfïer, Deutschl. Ins., 128, t. XXII, p. 11.

1848. Nemastoma flavimanum, C. Koch, Die Ârachniden, t. XVI, p. 64, fig. 1543.

1872. Nemastoma flavimanlm, C. Koch de Francfort, OpU. Mitt. Rh., etc., p. 9.

1879. Nemastoma quadripunctatum, E. Simon, Les Arachnides de France, t. VU, p. 279.

1879. Nemastoma qladripunctatum, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

DESCRIPTION

MOEURS

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Mâle. — Le corps, finement granuleux, est noir; sur le céphalothorax, au niveau du bord antérieur, exislenl deux taches assez grandes, d'un jaune nacré brillant, obliques et resserrées; deux taches plus petites se distinguent sur le quatrième segment de l'abdomen; le bord antérieur du céphalothorax porte des granulations plus fortes que les autres. Le premier article des chélicères offre à son extrémité une apophyse verticale, garnie de crins, plus courte que le diamètre de l'article.

Le mamelon oculaire, assez grand, plus large que long, présente plusieurs lignes de petits tubercules aigus.

Les pattes, brunes, avec les hanches et les trochanters noirs, sont fortes, courtes et garnies de crins très courts.

Femelle. — Elle est presque de la même taille que le mâle; le premier article des chélicères est dépourvu d'apophyse.

Cette espèce se rencontre surtout en automne. Je l'ai toujours trouvée en soulevant les mousses qui couvrent le sol non loin des sapinières, ou parmi les détritus et sous les feuilles mortes dans les bois humides. Sa démarche est lente. On ne l'a observée que rarement en France.

Brabanl : Boitsfort, Auderghem.

Liège : Modave, Sprimonl, Aywaille.

Namur : Hastières.

Luxembourg : Redu.

Isère : Le Sappey (E Simon).

Bavière: Munich, Nuremberg.

Tyrol.

Belgique.

France.

Allemagne

Autriche-Hongrie.

SYNONYMIE

DESCRIPTION

Mâle.

NEMASTOMA LUGUBRE, Muller, 1776.

Phalangium lugurre, O.-F. Muller, Zool. Dan. Prodr., p. 192. Phalangium bimaculatum, Fabricius, Keiss. Norw., p. 514. Phalangium bimaculatum, Fabricius, Ent. syst., t. III, p. 451. Opilio rimaculatus, Herbst, Ungefl. Insekt., t. II, p. 25, pi. III, fig. 5-4. Phalangium rimaculatum, Latreille, Hist. nat. des Fourmis, p. 376. Phalangium bimaculatum, Hermann, Mem. Apt., p. 105, pi. VIII, fig. 4. Nemastoma bimaculatum, C. Koch, Die Arachniden, t. III, p. 71, fig. 225. Nemastoma bimaculatum, Meade, Ann. and Mag. of Nat. Hist., p. 412. Nemastoma lugubre, E. Simon, Les Arachnides de France, t. VII, p. 281.

Nemastoma lugubre, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

Mâle. — Le corps est très noir; le céphalothorax porte sur les côtés deux grandes taches blanches, nacrées, placées au niveau des hanches des troisième et quatrième paires de pattes; il est granuleux; à son bord antérieur existent quelques petits denticules.

MOEURS

Les segments de l'abdomen, séparés par des dépressions très faibles, ne portent ni carènes ni tubercules.

Le mamelon, arrondi, élevé, aussi long que large, est garni de pelits tubercules inégaux.

Le premier article des chélicères offre à son extrémité une apophyse plus courte que le diamètre de l'article, à peu près aussi épaisse, avec une petite épine verticale à son angle interne.

Le fémur, la patella, le tibia et le tarse de la patte-mâchoire sont garnis de crins, petits et espacés sur les deux premiers articles.

Les pattes, forles, assez courtes, noires, avec les tarses et les métatarses fauve brunâtre, sont garnies de crins courts et peu serrés.

Femelle. — Elle est colorée comme le mâle; le premier article des chélicères est simplement convexe au-dessus.

J'ai rencontré deux fois dans le Luxembourg une variété entièrement noire.

Ce Nemastoma est commun dans tout le pays. Sa démarche est un peu moins lente que celle de l'espèce précédente; comme celle-ci, elle vit assez cachée, sous les détritus ou dans les mousses des bois. On peut le trouver en toule saison.

Belgique.

Hollande.

France.

Allemagne.

autriche-hongïue.

Hongrie : Ujhely, Varannô. — Tyrol. — Galicie.

Suisse.

Assez répandu dans toute la Suisse.

Angleterre.

Ecosse : Glascow. — Toute l'Angleterre.

Commun dans toutes nos provinces.

Répandu partout.

Toute la France.

Répandu partout.

SYNONYMIE

DESCRIPTION

NEMASTOMA CHRYSOMELAS, Hermann, 1804.

1804. Phalangium chrysomelas, Hermann, Mem. Api., p. 108, pi. VIII, fig. 5. 1855. Nemastoma chrysomelas, Meade, Ann. and Mag. of Nat. HisL, p. M 3, pi. XI, fig. 3. 1861. Nemastoma quadricorne, L. Koch, Corr. Blatt. z. m. Regensb., p. 9. 1872. Nemastoma aurosum, Canestrini, Ann. Mus. civ. se. nat. Gen., t. II, p. 10, pi. II, fig. 3. 1876. Nemastoma quadricorne, Canesirini, Atti Soc. Ven. Trent., eic, t. IV, p. 6, fig. 1. 1879. Nemastoma chrysomelas, E. Simon, Les Arachnides de France, t. VII, p. 285. 1879. Nemastoma chrysomelas, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgigue. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

Mâle. Le corps est brun foncé ou noir, avec une large bande s'élargissant sur chaque

segment de l'abdomen; le dernier segment est d'un jaune doré métallique.

La partie antérieure et les côtés du céphalothorax sont bordés d'une série de tubercules réguliers; le bord postérieur du céphalothorax et des segments abdominaux, légèrement relevés, sont garnis de lignes de tubercules plus petits sur les derniers segments.

Le large mamelon, très rapproché du bord frontal, porte deux crêtes de tubercules qui se prolongent en arrière jusqu'au bord postérieur en deux lignes divergentes.

Le premier article des chélicères présente une apophyse un peu courbée dans le haut, projetée en avant et très courte; le second article porte sur l'angle de sa base une apophyse encore plus petite et perpendiculaire.

MOEURS

Le fémur, la palella, le tibia et le tarse de la palte-mâchoire sont garnis de crins. Les pâlies, noires, sont 1res longues.

Femelle, — Le corps est plus allongé que celui du mâle; la bande médiane, parfois séparée, semble alors formée de deux suites de lâches dorées. Les deux sexes sont à peu près de même grandeur.

Le N. chrysomelas est rare dans noire pays; malgré la longueur de ses pattes, sa démarche est à peu près aussi lente que celle des espèces précédentes. Il vit très caché. On le trouve blotti sous les pierres, sous les arbres abattus, dans les bois, plus rarement sous les mousses ou les détritus.

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Relgique.

Brabanl : Auderghem, Boilsforl.

Liège : Modave, Comblain-au-Pont, Tilff.

Luxembourg : Redu, Laroche, Rarvaux.

Narnur : Yvoir (ruines de Poilvache).

France.

Somme : Bois de Cise, Saint-Valéry. — Calvados : Villers-sur-Mer. — Seine-et-Oise : Meudon, Chaville, Saint-Germain. — Oise : Chantilly, Compiègne. — Aube. — Seine-et-Marne : Fontainebleau. — Cantal: Le Lioran. — Aveyron : Millau. — Ain: Forèl de Seillons. — Isère: Le Sappey, Rourgd'Oisans — Hautes-Alpes: Laularet.

Angleterre.

Allemagne.

Suisse.

Valais : Zermalt, Rourg-Saint-Pierre, vallée de la Reuss. — Mont-Rose.

Dorsetshire. — Lancashire.

Ravière. — Prusse.

Autriche-Hongrie

Hongrie : Ujhely. — Tyrol (nord et sud).

Les Nemastoma étrangers à notre faune sonl :

N. dentipalpe, Ausserer. — N. argenleo-lunulatum, E. Simon. — N. scabriculitm, E. Simon. — N. pyrenaeum, E. Simon. — N. bacilliferum, E. Simon. — iV. bicuspidatum, C. Koch. — N. triste, C. Koch. — iV. humerale, C. Koch. — N. globuliferum, L. Koch — TV. daciscum, L. Koch — N aurosum, L. Koch. — N. superbum, L. Koch. — J\. spinulosum, L. Koch. — N. Kochi, Norwicki. — N. dentigerum, Canestrini.

SYNONYMIE

CARACTERES DE LA FAMILLE

Famille des TROGULIDvE.

1852. Trogulides, Sundevall.

1837. Trogulides, C. Koeh

1872. Ti\ogulid,£, E.Simon (ad partem).

1873. Trogulini, Sorensen (ad partem).

1876. NemastomoiD/E, sous-famille Trogulini, Thorell. 1879. Trogulice, E. Simon.

1879. Trogulid,£, L. Becker.

Le céphalothorax, dépourvu de strie au delà du mamelon, est soudé aux cinq premiers segmenls de l'abdomen et forme un scutum dorsal très grand; le sixième segment, libre, termine le corps par-dessus ; les septième et huitième segmenls sont courts et repliés par-dessous contre la face ventrale ; il y a six segments ventraux libres ou soudés; le sixième, qui entre dans la composition de la pièce anale, est divisé en trois pièces ; cette dernière est composée de quatre parties.

Les téguments, coriaces, sont 1res durs.

Le bord antérieur du céphalothorax est prolongé en avant par deux lames arquées en dedans, qui forment par leur réunion un chaperon porlanl les yeux.

Les hanches, soudées, se distinguent par des dépressions rayonnantes; la seconde paire est dépourvue de lobe maxillaire.

La patte-mâchoire est plus ou moins courte; le tarse est dépourvu de griiïe.

Les Trogulidœ vivant plusieurs années, peuvent se rencontrer en hiver.

Sous-famille des TROGULINM.

SYNONYMIE

CARACTÈRES DU GENRE

Genre ANELASMOCEPHALUS, E. Simon, 4879.

1845. Trogulus, H Lucas, Expl. del'Alg. (Arachn.) 1875. Anelasma, Sorensen, Beil. Phal.

1874. Trogulus, Westwood, Thés. Ent. Oxon.

1879. Anelasmocephalus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. VII, p. 297.

1879. Anelasmocephalus, L. Becker, Catalogne des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

Le corps, convexe, ovale, souvent presque cylindrique, se rétrécit fortement et s'abaisse en avant; le septième segment, très légèrement arqué, est placé verticalement sur la troncature postérieure; le huitième, replié contre la face ventrale, est étroit et arqué autour de la pièce anale.

Le chaperon, petit, peu avancé, est simplement échancré en avant; son bord antérieur est muni de longues et fortes épines, très serrées.

La patte-mâchoire est courte.

Les pattes sont courtes et fortes; les fémurs sont dépourvus de fausses articulations basilaires; les tarses des deux premières paires sont composés de trois articles, avec le basilaire très petit; il y a quatre articles aux pattes postérieures; la griffe, de même longueur aux quatre paires, est plus grêle aux deux premières.

ANELASMOCEPHALUS CAMBRIDGE1, Westwood, 4874.

SYNONYMIE. 1874. Trogulus Cambridgei, Westwood, Thés. Ent. Oxon., p. 202, pi. XXXVII, fig. 6.

1878. Anelasma Sorenseni, L. Koch, Verz. d. b. Nurnb. Arachn., p. 85.

1879. Anelasmocephalus Cambridgei, E. Simon, Les Arachnides de France, t. VII, p. 299.

1879. Anelasmocephalus Cambridgei, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

DESCRIPTION. Le corps, ovale, plus étroit en avant à partir des hanches de la quatrième paire de pattes, arrondi

et moins diminué en arrière, est très rugueux par-dessus.

Une strie marque la séparation du céphalothorax; les derniers segments abdominaux sont également indiqués par des stries.

Les yeux, assez gros, partagés par un intervalle ayant plus de deux fois leur diamètre, sont poriés sur une saillie convexe, plus large que longue et plus étroite que le bord antérieur du

céphalothorax.

Le chaperon, muni d'épines, forme une sorte de bourrelet en demi-cercle, plus long que la

saillie oculaire et plus large que long.

Des crins garnissent la patte-mâchoire, qui est brune.

MOEURS

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Les chélicères, lisses, sont noires.

Les pattes, brun noirâtre, sonl garnies d'épines el de crins fauves; les tarses sont plus courts que les métatarses; aux deux premières paires, le dernier arlicle est plus long et plus épais que le précédent.

Les deux sexes, de même grandeur, sont presque semblables.

Celte espèce se cache dans les mousses humides, surtout sous les pierres. Sa démarche est assez lente. Elle est beaucoup plus commune en France que dans noire pays. On peut la rencontrer en toute saison.

Belgique.

Brabant : Environs de Bruxelles, bois de la Cambre, Uccle, Boitsfort, Auderghem, Groenendael, Tervueren, Diest.

Namur : Environs de INamur, Rhisnes.

Luxembourg : Redu, Pont à-Lcsse.

France.

Oise : Compiègne, Chantilly. - Seine-et-Oise : . Meudon. Sénart, Mennecy, La Ferté-Alais. — Somme : Ault. — Calvados : Villers-sur-Vler. — Seine-Inférieure : Forêt de Lalonde. — Seine-et-Marne : Fontainebleau, Montigny-sur-Loing. — Aube : Troyes, Mussy, Gyé-sur-Seine. — Ain : Talissieu, forêt de Seillons. — Isère : Le Sappey, Bourg-d'Oisans. — Aveyron : Millau, forêt de Palanges. — Lot-et-Garonne : Sos. — Gers : Lectoure, Courrensan.

Dorsetshire.

Prusse. — Bavière.

Suisse.

Environs de Genève. — Val Sesia (côté sud du Mont-Rose).

Les Anelasmocephahts étrangers à notre faune sont :

A. rvfitarsis, E. Simon. — A. bicarinalus, E. Simon. — A. pusillas, E. Simon. — A. niger, C. Koch (Trogulus). — A. lycosinus (Anelasma). Sorensen.

SYNONYMIE

Genre TROGULUS, Latreille, 1802.

1802. Trogulus, Latreille, Hist. nat. des Crust., etc., t. III. Trogulus de tous les auteurs.

CARACTÈRES DU GENRE

Le corps, très plat, atténué en avant, est ovale avec les téguments, coriaces, 1res durs. Les septième et huitième segments dorsaux, repliés sous la face ventrale, étroits, sont arqués autour de la pièce anale. Le chaperon, ovale, arrondi ou conique, étranglé à sa base, est formé de deux lames arquées soudées par leur sommet; leur bord interne porte des épines tubulées, serrées, qui masquent leur intervalle; le bord externe, large à sa base, est verticalement rabattu.

Les yeux sonl largement séparés.

Les doigts des chélicères, un peu plus courts que le second article, présentent chacun une échancrure interne, plus visible sur le doigt mobile.

La patte-mâchoire, courte, dépasse le chaperon de la longueur du tibia et du tarse; elle est munie de crins; la patella est plus courte que le tibia.

Les pattes sont fortes et courtes; il existe à la base des fémurs une fausse articulation qui simule un trochantin ; les tarses des deux premières paires sont formés de deux articles ; il y en a trois aux paires postérieures.

La griffe de la deuxième paire est plus petite que celles des autres paires, qui sont longues, fortes et courbées.

Les Trogulus sont généralement d'assez grande taille.

TROGULUS TRICARINATUS, Linné, 1758.

SYNONYMIE. 1758. Phalangium tricarinatum, Linné, Syst. iiàt., éd. 10, p. 1029.

1859. Trogulus tricarinatus, C. Koch, Die Arachniden, t. V, p. 14-5, fig. 427.

1879. Trogulus tricarinatus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. VII, p. 504.

1879. Trogulus tricarinatus, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

DESCRIPTION. Le corps, brun, est couvert de fortes granulations; le céphalothorax est séparé de l'abdomen

par une strie; les segments abdominaux sont indiqués également par des stries peu visibles.

Le chaperon, presque aussi large que le bord antérieur du céphalothorax, élargi en avant, est aussi long que large.

L'intervalle qui sépare les yeux est plus de deux fois plus grand que leur diamètre.

La patte-mâchoire, fauve, avec le tarse brunâtre, porte des crins peu allongés; le tarse est plus court et aussi large que le tibia.

Les pattes sont brunes, avec les tarses noirs; le tarse de la deuxième paire est plus court que le métatarse.

Les deux sexes, semblables, sont à peu près de même grandeur.

moeurs. Je n'ai rencontré ce Trogulus qu'une seule fois, dans une forêt humide de l'Ardenne; il était

enfoncé dans la boue et caché sous une pierre.

Belgique.

Luxembourg : Redu.

France.

Calvados : VilIers-sur-Mer. — Seine-et-Oise : Chaville. — Aube : Troyes.

Allemagne.

Prusse. — Bavière.

Tyrol. — Galicie : Taira.

Environs de Genève.

Autriche-Hongrie.

Suisse.

TROGULUS ROSTRATUS, Latreille, 1798.

SYNONYMIE. 1798. Phalangium rostratum, Latreille, Bull. Soc. philom., t. I, p. 115.

1802. Phalangium rostratum, Latreille, Hist. nat. des Fourmis, p. 574, n° 1.

1804. Trogulus nepiformis, Latreille, Hist. nat. des Crust., etc., t. VII, p. 528.

1806. Trogulus nepiformis, Latreille, Gen. Crust., etc., t. i, p. 142.

1879. Trogulus rostratus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. VU, p. 507.

1879. Trogulus rostratus, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

DESCRIPTION. Le corps, brun, est couvert de granulations; une simple strie indique la séparation de l'abdo-

men et du céphalothorax; les segments de l'abdomen ne sont que vaguement indiqués.

Le chaperon, un peu plus long que large, aussi large que le bord antérieur du céphalothorax, élargi et arrondi en avant, est légèrement canaliculé entre les yeux; ceux-ci, assez petits, sont séparés par un intervalle ayant au moins quatre fois la grandeur de leur diamètre.

MOEUHS.

Les pattes sont couvertes de fines granulations, avec des épines courtes et espacées; le tarse de la deuxième paire est plus court que le mélalarse.

La patte-mâchoire est fauve, avec le tarse noirâtre; le tibia est presque quatre fois plus long que large.

Les deux sexes sont semblables et de même grandeur.

On rencontre ce Trogulus en toute saison, blotti sous les mousses ou caché sous les pierres dans les bois humides; il est plus répandu que les espèces précédentes.

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Belgique.

Peu commun, mais répandu dans toutes nos provinces.

Fkance.

Suisse.

Allemagne.

Moldavie.

Assez commun dans toute la France.

Canton de Vaud : Vevey.

Prusse. — Bavière.

Brostenii.

Les Trogulus étrangers à notre faune sont :

T. aqualicus, E. Simon. — T. asperalus, C. Koch. — T. crislatus, E. Simon — T. lygœiformis, C. Koch. — T. squamatus, C. Koch. — T. sinuosus, Sorensen. — T. albicerus, Sorensen. — T. iuberculatus, Canestrini.

SYNONYMIE

CARACTÈRES DU GENRE

Genre METOPOCTEA, E. Simon, 1879.

Trogulus des auteurs (ad partem).

1879 Metopoctea, E. Simon, Les Arachnides de France, t. VU, p. 509.

Les téguments, subcoriacés, sont toujours flexibles et parsemés de rugosités moins serrées que chez les Trogulus.

Le corps, très déprimé, atténué fortement en avant, est ovale.

Les septième et huitième segments dorsaux, repliés sous la face ventrale, sont étroits et arqués autour de la pièce anale.

Le chaperon, formé de deux lames épaisses, arquées, qui se touchent par le sommet sans être soudées, est ovale, arrondi ou conique et resserré à sa base ; le bord interne des deux lames est dépourvu d'épines; l'intervalle paraît donc vide; le bord externe est mince jusqu'à la base; les yeux sont largement séparés.

Les doigts des chélicères possèdent chacun une échancrure interne, plus marquée sur le doigt mobile; ces doigts sont aussi longs que le -second article.

La patte-mâchoire est munie d'épines tubulées au fémur, à la patella et au tibia; elle est étendue, courte et dépasse le chaperon de la longueur du tibia et du tarse; la patella est beaucoup plus courte que le tibia.

Les pattes sont fortes et courtes; il existe une fausse articulation simulant un trochantin à la base des fémurs; les tarses des paires antérieures sont formés de deux articles; il y a trois articles aux paires postérieures.

La griffe de la deuxième paire de pattes est beaucoup plus petite que celles des autres paires, qui sont robustes, longues et très courbées.

Les Melopoclea ressemblent aux Trogulus, mais sont plus petites.

METOPOCTEA MELANOTARSUS, Hermann, 1804.

SYNONYMIE

1804. Phalangium melanotarsus, Hermann, Mem. Apt., p. 105, pi. V, fig. 2. 1837. Trogulus melanotarsus, C. Koch, Deutschl. Cr., M. u. A., H. 4, 12, t. II, fig. 8. 1839. Trogulus melanotarsus, C. Koch, Die Arachniden, l. V, p. 148, fig. 429. 1839. Trogulus squalidus, C. Koch, Idem, t. V, p. 143, fig. 426.

1867. Trogulus perforaticeps, Ausserer, Verh. z. b. v. Wien., t. XVII, p. 169, pi. VIII, fig. o. 1876. Trogulus squalidus, Caneslrini, Atli. Soc. ven. tr. se. nal., t. V, p. 18. 1879. Metopoctea melanotarsus, ë. Simon, Les Arachnides de France, t. VII, p. 509. 1879. Metopoctea melanotarsus, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

DESCRIPTION. Le corps, brun, testacé, rugueux par places, porte des épines blanchâtres, courtes, espacées,

plus serrées sur le chaperon et formant en arrière des séries régulières qui correspondent aux segments.

Le chaperon, plus long que large, est plus étroit que le bord antérieur du céphalothorax.

L'intervalle qui sépare les yeux est à peu près trois fois plus grand que leur diamètre.

Le tarse de la patte-mâchoire est noirâtre; le fémur est garni par-dessus et par-dessous d'une ligne de crins assez longs; la patella et le tibia portent par-dessus, au bord interne, une ligne de longs crins tubulés, et par-dessous des crins simples et courts.

Les pattes sont brunes, avec les tarses noirs; les fémurs, palellas, tibias et métatarses des quatre paires sont munis de séries de courtes épines tubulées.

MOEURS. La manière de vivre du M. melanotarsus est semblable à celle des Trogulus ; on le trouve enfoncé

dans la vase, sous les pierres, sous les mousses ou les détritus. Il est très rare en Belgique.

Belgique.

DISTRIBUTION Luxembourg ; Redu.

GÉOGRAPHIQUE. France

Seine-et-Oise : Meudon. — Calvados : Villers- sur-Mer. — Aube : Troyes, Bar-sur-Seine. — Seine-et- Marne : Fontainebleau. — Ain : Talissieu. — Isère : Bourg-d'Oisans. — Basses-Pyrénées : Saint- Jean-de-Luz.

Suisse.

Canton de Vaud : Vevey.

Allemagne.

Bavière.

Italie.

Nord de l'Italie.

Autriche-Hongrie.

Tyrol. — Galicie.

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