‹ Les arachnides de Belgique (volume 2)Chapitre 8 sur 23 · CARACTÈRES DE LA SECTION · texte numérisé non relu

CARACTÈRES DE LA SECTION

Famille des THERIDIONID^ (Suite).

6me Section : Eriyonini.

Mâchoires presque droites, ne se touchant pas en avant, un peu obliques extérieurement. Lèvre mobile, fortement rebordée à l'extrémité, excepté dans le groupe des Enoplognathini. Chélicères très fortes, verticales, au moins aussi épaisses que les fémurs des pattes antérieures, diminuées et divergentes dans la seconde moitié, munies de longs crochets arqués. La section des Erigonini se divise en six groupes qui sont:

1° Enoplognathini.

2° Linyphini.

5° Lophocarenini.

Tous ces groupes sont représentés en Belgique.

4° Walckenaerini .

5° Cinelini.

6° Mosonini.

CARACTÈRES DU GROUPE

Groupe des ENOPLOGNATHINI.

La lèvre n'est pas rebordée; le mâle est pourvu d'un organe stridulatoire, composé d'un bourrelet obtus, très épais, en forme de demi-cercle, posé sur le bord antérieur de l'abdomen et muni, surtout sur les bords latéraux, de petites denticulations; cet organe est complété sur le céphalothorax par une partie légèrement convexe, un peu déprimée, marquée de stries fines ou de plis interrompus sur la ligne du milieu.

Chez la femelle, le tarse de la patte-mâchoire est muni d'une griffe.

Le groupe des Enoplognathini se divise en deux genres qui sont :

1° Enoplognatha. 2° Pedanostelhus.

Ces deux genres sont représentés en Belgique par quatre espèces.

SYNONYMIE

Genre ENOPLOGNATHA, Pavesi, 1880.

1851. Theridilm, Hahn (ad pariem), Die Arachniden.

1842. Theridion, Lucas (ad pariem), Exploration de l'Algérie.

1859. Epeira, Blackwall (ad partem : diversa), Descriptions ofnewly species, etc.

1868. Drepanodus, Menge, Preussische Spinnen.

1870. Zilla, Thorell (ad partem), On European Spiders.

1870. Neriene, Cambridge (ad partem).

1872. Pachygnatha, Cambridge (ad partem).

1875. Theridium, E. Simon (ad partem).

1875. Zilla, Thorell (ad pariem), Hor. Soc. Enl. Ross., etc.

1876. Steatoda, Cambridge (ad partem).

1880. Enoplognatha, Pavesi, Ann. Mus. civ., St. Nat., Gènes. 1884. Enoplognatha, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V.

CARACTÈRES PC GENRE

Le céphalothorax, ovale, est court, ainsi que la partie céphalique, qui est convexe, avec le front obtus et très large.

Les yeux sont placés sur deux lignes, la ligne supérieure arguée en arrière, l'inférieure presque droite. Les yeux du milieu de la ligne supérieure sont plus resserrés que les latéraux, mais ils sont tous largement séparés; les yeux du milieu de la ligne inférieure sont presque toujours plus petits et plus resserrés que les latéraux. Les quatre yeux médians forment un carré presque aussi large que long, plus étroit en avant. Les yeux de- côté sont placés sur des saillies basses et obliques; le bandeau est presque de même largeur que Taire oculaire; il est un peu déprimé sous les yeux, puis légèrement convexe.

Le plastron, assez large, triangulaire, en forme de cœur, se prolonge en longue pointe fine, entre les hanches postérieures.

Les chélicères, longues et robustes, sont fortement convexes à leur base; elles sont souvent projetées en avant chez le mâle; la troncature est presque transverse; le bord supérieur est muni le plus souvent de quelques dents, dont la plus forte est placée sur l'angle. Le bord inférieur est pourvu chez les femelles d'une ou deux dents, et chez les mâles, d'une ou plusieurs apophyses coniques, assez grandes.

La lèvre est grande, presque aussi large que longue, ou plus large à sa base, arrondie, peu atténuée, non rebordée à l'extrémité et atteignant à peine le milieu des lames maxillaires.

Les lames maxillaires sont longues, larges, droites et parallèles en avant de la lèvre, presque droites extérieurement et tronquées obliquement à leur extrémité.

Les pattes se présentent comme longueur dans l'ordre suivant: 4, 1, 2, 3, et beaucoup plus rarement : 1, 4, 2, 3; elles sont fortes, courtes et garnies de crins assez longs; il y a des crins plus longs, aussi fins, sur le dessus des patellas et des tibias; les tarses des quatre paires sont plus courts que les métatarses; le métatarse de la quatrième paire est plus court que le tibia.

Les Enoplognatha ressemblent assez aux Lithy pliantes ; leur coloration est pour ainsi dire la même que celle des Zilla (Epeùidœ).

ENOPLOGNATHA THORACICA, Hahn, 1831.

(PI. 1, fig. 1, la, ib, le.)

1831. Theridium thoracicum, Hahn, Die Arachniden, t. I, p. 88, fig. 66.

1868. Drepanodus orscurus, Menge, Prenssische Spinnen, t. I, p. 241, pi. XLVII, fig. 14-1 .

1872. Neriene alripunctata, Cambridge, Trans. Linn. Soc. Lond., t. XVJII, p. 451, pi. XXXIV, fig. 15.

1879. Neriene alhipunctata, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 122.

1884. Enoplognatha thoracica, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V (2° partie), p. 191.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 4). — Le céphalothorax, brun, avec les stries rayonnantes souvent plus foncées, est

entouré d'une ligne noire marginale.

Le plastron, noirâtre, est presque aussi large que long.

Les chélicères, brunes, longues et fortes,sont lisses à leur base et garnies de crins courts par-dessus et au bord externe; en dessous, au bord interne, vers l'extrémité, existe une pointe assez longue, dirigée en avant, épaisse à la base, munie elle-même d'un petit tubercule; elle est suivie d'une apophyse moins grande ; le crochet porte un petit tubercule par-dessous, placé presque au milieu.

L'abdomen est brun noirâtre, semé de crins fauves, assez longs; il est un peu plus allongé que celui de la femelle.

Les pattes sont courtes, d'un brun verdâtre foncé; le fémur de la première paire est plus gros que les autres ; il existe sur le tibia et le métatarse de la première paire deux séries de denticules très petits, noirâtres, plus serrés au métatarse.

MOEURS

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

La palte-mâchoire est de même couleur que les pattes, avec le tarse noirâtre; la patella, plus mince à la base, est plus longue que large; le tibia, plus court en dessus que la patella, est plus large que long; il s'élargit triangulairement à son extrémité; le tarse, ovale, grand, est à peu près de même longueur que le fémur.

Femelle (fig. la). — L'abdomen, brun noirâtre, souvent un peu plus pâle dans le milieu, est ovale, convexe et semé de crins fauves, assez longs.

Les pattes, fortes, courtes, sont d'un brun rougeâtre.

L'épigyne (fig. le) forme une saillie ovale, basse, avec une petite fossette en demi-cercle à son sommet.

Ordre de longueur des pattes : 1 — 4, 2, 3.

Cette araignée est rare en Belgique, où je ne l'ai rencontrée que dans les régions maritimes. Elle apparaît dès les premiers beaux jours du mois de mai. Au mois de juillet, la femelle se relire, le plus souvent sous une pierre^ pour la ponte. Elle dépose ses œufs dans deux cocons construits en soie lâche, jaunâtre. Aux mois de mai et juin, elle file à la base des plantes. En Angleterre, elle a été trouvée dans la bruyère, dans l'herbe et au bord de la mer. En France, où elle est assez commune, elle est également plus fréquente dans les régions maritimes. Elle semble plus répandue en Hongrie.

Belgique.

Flandre occidentale : Ostende, Heyst, Knocke.

France.

Manche : Granville. — Orne. — Seine-et-Oise : Chennevières-sur-Marne. — Seine-et-Marne : Fontainebleau, Montigny-sur-Loing. — Aisne : Guise. — Aube : Gyé-sur-Seine. — Morbihan : Plouharnel. — Puy-de-Dôme : Royat. — Cantal : Le Lioran. — Basses-Pyrénées : Saint-Jean-de-Luz. — Pyrénées- Orientales : La Prcsle.

Angleterre.

Dorsetshire : Bloxworlh, Studland (bord de la mer).

Autriche-Hongrie.

Hongrie : Tolcsva, Varannô, Bartfâ, Gôdôllô, Buccari, etc.

Les Enoplognatha étrangères à notre faune sont:

E. nigromarginata, Lucas. — E. mandibularis, Lucas. — E. marilima, E. Simon. — E.caricis, Fukert. — E. testacea, E. Simon. — E. nigrocincta, E. Simon. — E. erigoniformis (Theridiori), Cambridge. — E. crucif'era (Zilla\ Thorell. — E. serratosignata, L. Koch. — E. ambigua, Kulczynski (Espèce nouvelle, décrite dans le tome II des Aranèides de Hongrie, p. 43.)

SYNONYMIE

Genre PEDANOSTETHUS, E. Simon, 1884.

Neriene, Blackwall, Spiders of Great Britain.

Erigone, de presque tous les auteurs (ad partem).

Ctenium, Menge, Preussische Spinnen.

Pedanostethus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V.

CARACTÈRES Dtl GENRE.

Le céphalothorax, ovale, est peu atténué en avant; le front, obtus, est très large; la partie céphalique, un peu convexe, est légèrement inclinée en avant et en arrière.

La ligne supérieure des yeux est droite ou presque droite; ces yeux sont équidistants, assez gros, bien séparés; quelquefois ceux du milieu sont un peu plus rapprochés; la ligne inférieure est

droite; les yeux sont bien séparés et ceux du milieu, plus petits, sont aussi plus rapprochés; les quatre yeux médians forment un carré aussi large ou plus large que long et beaucoup plus étroit en avant; les yeux laléraux sont élevés sur des saillies basses.

Le bandeau, plan, vertical, est presque de même largeur que l'aire oculaire.

Le plastron, large, ovale, tronqué en avant, plus long que large, se termine en pointe courte en arrière; cette pointe n'atteint pas le bord postérieur des hanches de la quatrième paire.

Les chélicères, très robustes, sont beaucoup plus longues que le bandeau; on observe à l'angle du bord supérieur de la rainure une dent conique, assez grande, souvent accompagnée d'une ou deux dents plus petites, géminées; le bord inférieur est muni de deux ou trois petites dents; le crochet est long et arqué.

La lèvre, très grande, est au moins aussi longue que large, non rebordée, atténuée et arrondie au sommet, en forme de triangle obtus dépassant de beaucoup le milieu des lames maxillaires ; celles-ci sont larges, assez longues, légèrement inclinées au côté interne en avant de la lèvre, presque droites au côté externe et tronquées obliquement à leur extrémité.

Les pattes, courtes et robustes, se présentent dans l'ordre suivant ; 4, 4, 2, 3; elles sont garnies de longs crins.

Chez le mâle, l'organe stridulaloire est rudimentaire.

Les Pedanostethus présentent presque le même faciès que les Enoplognatha ; ils ont pourtant des formes encore plus courtes et plus trapues; leur démarche est lente.

PEDANOSTETHUS ARUNDINETI, Cambridge, 1871.

(PI. I, fig. 2, la, 1b, 1c, 1d.)

SYNONYMIE

1861. Erigone pinguis, Westring (ad partem), Araneae Saecicœ, p. 269.

1871. Neriene Clarki, Cambridge (cf), Trans. of Linn. Soc, t. XXVII, p. 441, pi. LVI, fig. 20.

1871. Neriene arundineti, Cambridge (5), Trans. of Linn. Soc, p. 441.

1872. Erigone Clarki, L. Koch, Beilr. z. Kenntn. d. Arachn.-Faima Tirols, 2. Abhandl., p. 262. 1879. Neriene arundineti, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 155.

1884. Pedanostethus arundineti, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V (2e partie), p. 196.

DESCRIPTION

Mâle (fig. 2a). — Le céphalothorax, brillant par-dessus, plissé et très chagriné sur les parties latérales, légèrement convexe, élevé, est dépourvu de ligne marginale; il s'abaisse assez fortement en arrière et très peu en avant.

L'abdomen, ovale, est noirâtre; le plastron, brun rougeâlre, est plissé et chagriné sur les côtés.

Les chélicères, un peu divergentes vers l'extrémité, sont intérieurement déprimées, mais ne sont pas saillantes à l'angle.

Les pattes, fortes et courtes, sont brun rougeâtre, garnies de crins un peu plus longs aux tibias et aux métatarses; les tibias, les tarses et les métatarses sont plus foncés que les fémurs.

La patte-mâchoire (fig. 2&) est de la même couleur que les pattes, avec les derniers articles plus foncés; la palella est légèrement plus longue que large; le tibia, brusquement élargi, transverse, est très court; le tarse, gros, est plus fort que le tibia et la patella.

Femelle (fig. 2). — L'abdomen, un peu court, ovale, déprimé, est marqué sur la face dorsale de quatre points rugueux disposés en carré plus large dans le bas. L'épigyne (fig. 2rf) forme une plaque noirâtre, basse.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 3.

MOEURS

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Celte espèce est rare en Belgique; elle paraît au printemps, puis on la relrouve en automne; à cette dernière saison, j'ai renconlré le mâle errant sur les bruyères. Celte araignée vit dans les mousses des bois; sa marche assez lente la rend facile à saisir; en Campine, je l'ai trouvée plusieurs fois cachée sous des pierres.

Limbourg : Genck.

Luxembourg : Redu, Carlsbourg.

Maestricht.

Seine-Inférieure: Dieppe, forêt de Lalonde. — Calvados: Villers-sur-iMer. — Vosges: Retournemer. — Aisne : La Ferté-Milon. — Seine : La Varenne. — Seine-et-Oise : Bouray. — Seine-et-Marne : Fontainebleau. — Hérault : Bize. — Basses-Pyrénées : Saint-Jean-de-Luz. — Corse.

Angleterre Dorsetshire : Bloxworth. — Pays de Galles. — Ecosse.

Allemagne.

Bavière : Environs de Nuremberg.

Autriche-Hongrie.

Hongrie : Ujhely, Széphalom. Kalocsa, Tôinôs.

Suède.

Environs de Gothembourg, Upsal.

SYNONYMIE

PEDANOSTETHUS LIVIDUS, Blachvall, 1836.

(PL I, fig. 3, 3a, 3b, 3c, 3d.)

Neriene livida, Blackvvall, Lond. and Edimb. Phil. Mag., 3e série, t. VIII, p. 486.

Erigone pinguis, Weslring, Fôrleckn., etc., p. 43.

Erigone pinguis, Westring (ad partem), Araneae Suecicae, p. 269.

Neriene livida, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. II, p. 252, pi. XVIII, fig. 169.

Erigone livida, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 131.

Ctenium pingue, Menge, Preussische Spinnen, t. IV, p. 292, pi. LUI, fig. 169.

Erigone truncorum, L. Koch, Beitr. z- Kennt. Arachn.-Fauna Tirols, 2. Abhandl., p. 261.

Erigone livida, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de

Belgique.) Neriene livida, Cambridge, Spiders of Dorsel, t. I, p. 122. Pedanostethus lividus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V (2e partie), p. 198.

Mâle (fig. 3). — Le céphalothorax est rouge-brun, parfois plus foncé dans la région céphalique, sans ligne marginale, lisse et légèrement convexe; il s'abaisse un peu vers le front et vers l'abdomen ; le plaslron, fauve, est légèrement plissé sur les côtés.

L'abdomen est brun, marqué de points enfoncés, disposés en carré.

Les chélicères sont longues, légèrement divergentes vers leur extrémilé, avec l'angle extérieur arrondi et saillant; le côté interne est déprimé; il existe un assez fort denlicule sur l'angle de la rainure.

Les pattes, très fortes, un peu courtes, sont brun rougeâtre, plus foncé aux tibias, aux métatarses et aux tarses; elles sont garnies de crins un peu plus longs aux deux derniers articles.

La patte-mâchoire (fig. 36) est brune, avec le tarse plus foncé; la patella, atténuée au bout, légèrement plus longue que large, est plus longue que le tibia, qui s'élargit à son extrémité; le tarse, très grand, est plus long que le tibia et la patella.

Femelle (fig.. 3a). — L'abdomen, large, ovale, parsemé de poils fauves assez longs, est d'un brun rougeâlre assez clair; il porte à la partie dorsale quatre points calleux, enfoncés, formant un carré plus large en arrière.

L'épigyne (fig. Sd) forme une petite plaque noire, avec un rebord arqué en arrière, précédé d'une légère dépression ; le rebord dépasse un peu le pli de l'épigastre.

Ordre de longueur des pattes : 4, I, 2, 3.

Celle araignée n'est pas très commune en Belgique. Elle recherche les endroits un peu humides : les mousses, le dessous des bruyères, où elle file près des racines. Sa démarche est assez lente. On peut la trouver pendant toute l'année, mais surtout en automne, avant l'hivernage. Elle pond le plus souvent sous des pierres, près des marais ou des cours d'eau et dépose ses œufs contre la face inférieure de la pierre; le cocon, peu serré, est blanchâtre. Elle est très commune en France; je l'ai rencontrée en Suisse, près du sommet du Righi.

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Belgique.

Brabani : Boilsfort, Groenendael, Noirhat, Tervueren, Louvain, Diesl. Anvers : Calmpthout.

Lîmbourg : Genck, Kermpt.

Luxembourg : Redu.

France.

Somme : Bois de Cise, Longueau — Seine-Inférieure : Forêt d'Eu, Dieppe. — Orne : Lhôme. — Eure : Évreux. — Aube: Troyes, Villechélif, bois de Chappes, Bar-sur-Aube, Gyé-sur-Seine. — Aisne: Forêt de Villers-Cotterets. — Oise : Le Lys, Corapiègne. — Seine-et-Oise : Meudon, Chaville, bois des Gardes, Bonneuil, Orsay. — Seine-et-Marne : Forêt de Fontainebleau, forêt d'Armainvilliers. — Cantal : Le Lioran, Aurillac. — Ain : Talissieu. — Isère : Le Sappey, Grenoble. — Hautes-Alpes : Briançon, la Grave (au pied du glacier). — Basses-Alpes : Digne. — Alpes-Maritimes : Menton, Saint- Martin-Lanlosque. — Var : Toulon, Porqucrolles (îles d'Hyères). — Gers : Courrensan. — Pyrénées- Orientales : Vernet, Montlouis. — Aude : Quillan. — Ariège : Aulus. — Basses-Pyrénées : Saint-Jeande-Luz.

Valais : Bourg-Saint-Pierre, Grand-Saint-Bernard. — Vallée de la Vispe, lac Noir, au pied du Cervin, environs de Lucerne. — Pentes du Righi et du Saint-Gothard.

Autriche-Hongrie.

Hongrie : Velejte, Péczin, Ujhely, Varannô, Papina, Szinnaikô, Budapest, Buccari, etc.

Angleterre.

Suède.

Répandue dans toute l'Angleterre.

Golhembourg.

Les Pedanosielhus étrangers à notre faune sont :

P. negleclus, Cambridge. — P. reprobus, Cambridge. — P. femoralis, Cambridge. — P. Frivaldszky, sp. nov. Chyzer, Araignées de Hongrie, t. II, p. 47.

CARACTÈRES DU GROUPE

Groupe des LINYPHINI.

Lèvre fortement rebordée ; les tibias de la quatrième paire de pattes sont munis par-dessus de deux crins ou épines dressés, le premier près de la base, le second vers le tiers terminal ; le tarse de la patte-mâchoire, chez la femelle, est presque toujours muni d'une griffe.

Le groupe des Linyphini se divise en dix-sept genres qui sont :

1° Tapinopa. — 2° Fronlina. — 3° Bolyphantes. — 4° Drapetisca. — 5° Linyphia. — 6° Taranucnus. — 7° Labulla. — 8° Lepiyphantes. — 9° Balhyphantes. — 10° Cryptocleptes. — 11° Porrhomma. — 12° Opisloxys. — 13° H Haïra, — 14° Tmelicus. — 15° Microneta. — 16° Simula. — 17° Syedra.

Les genres Bolyphantes, Cryptocleptes, Opistoxys, Hilaïra et Syedra ne possèdent pas jusqu'à présent de représentants en Belgique.

Les Bolyphantes sont propres aux régions montagneuses.

L'unique espèce du genre Cryptocleptes habite les grottes de PArdèche.

Le genre Opisloxys ne contient aussi qu'une seule petite espèce qui habite la France.

Les deux espèces du genre Hilaïra sont fort rares; elles ont élé rencontrées en France et en Angleterre.

On ne connaît que les femelles des espèces du genre Syedra, qui ne me paraît pas encore bien nettement déterminé.

SYNONYMIE

Genre TAPINOPA, Westring, 1851.

1834. Linyphia, Wïder et Reuss (ad partem), Zool. Mise. Arachn., p. 264 (270).

1851. Tapinopa, Westring, Fôrteckn., p. 38.

1864. Linyphia, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. II, p. 210.

1864. Linyphia, E. Simon, Histoire naturelle des Araignées, p. 222 (ad partem).

1866. Tapinopa, Menge, Preassische Spinnen, 1. 1, p. 143.

1870. Tapinopa, Thorell, On European Spiders, p. 81.

1878. Tapinopa, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

1884. Tapinopa, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V.

CARACTÈRES DU GENRE

La ligne supérieure des yeux est insensiblement arquée en arrière; la ligne antérieure, fortement arquée en avant; les yeux du milieu de la première ligne sont plus séparés que les latéraux; l'intervalle est beaucoup plus large que leur diamètre ; les yeux du milieu de la ligne antérieure sont plus gros et plus resserrés que les latéraux; les qualre yeux médians forment un carré à peine plus étroit en avant; les yeux du premier rang sont plus gros que les supérieurs.

Le bandeau est étroit; chez la femelle, il est plus étroit que les yeux du premier rang et chez le mâle, au contraire, il est plus large.

Le plastron, en forme de triangle, est aussi long que large.

Le céphalothorax est ovale, assez court, à front large et obtus; chez le mâle, il est très élevé en avant.

Les chélicères, très fortes, sont beaucoup plus longues que le bandeau, divergentes dans la seconde moitié, surtout chez le mâle, et inermes en avant; le bord supérieur de la rainure est pourvu de quatre ou cinq dents, fines et longues, surtout celles du milieu; il y a quatre ou cinq petites dents égales au bord inférieur.

La lèvre est beaucoup plus large à la base que longue, non atténuée, arquée au bord antérieur et largement rebordée.

Les lames maxillaires sont un peu plus longues que larges, droites et dilatées à leur base pour l'insertion du trochanter, convexes et légèrement dilatées du côté interne, près de la lèvre.

Les pattes sont courtes; les tibias portent deux ou trois longs crins dressés par-dessus; les métatarses portent par- dessus un seul crin semblable.

SYNONYMIE

DESCRIPTION

Mâle (

MOEURS

TAPINOPA LONGIDENS, Wider, 1834.

(PI. I, fig. 4, 4a, Abt 4c, 4d, 4e, if.)

Linyphia longidens, Wider et Reuss, Zool. Mise. Arachn., p. 264 (270), pi. XVIII, fig. 5. Linyphia tardipes^ Blackwall, Charact. of some undescr. spec. of Aran., in Lond. and Edimb.

Phil. Mac, 3e série, t. VIII, p. 488.

Linyphia longidens, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. II, p. 264. Tapinopa longidens, Westrinir, Fôrteckn., eic,, p. 38. Tapinopa longidens, Westring, A raneae Suecicœ, p. 142.

Linyphia longidens, Blackwall, Spiders ofGreat Brilain, t. II, p. 227, pi. XVJ, fig. 150. Tapinopa longidens, Menge, Preussische Spinnen, t. I, p. 143, pi. XXVII, lab. LX. Linyphia litiiobia, Canestrini et Pavesi, Aran. Ital., in Atti della Soc. Ital. di Scienze Nat.,

XI, III, p. 122.

Tapinopa longidens, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 74. Tapinopa longidens, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de

Belgique.) Tapinopa longidens, Cambridge, Spiders of Dorset, t. 1, p. 176. Tapinopa longidens, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V (2e partie), p. 204.

Mâle (fig. la). — Le céphalothorax est brun rougeâlre, marqué de chaque côté d'une bande noirâtre formée par le commencement des traits rayonnants; de forts crins rougeâtres sont placés près des yeux.

La ligne supérieure des yeux est très peu courbée, tandis que la ligne inférieure l'est fortement en avant; le bandeau est légèrement plus large que les yeux du milieu de la première ligne.

Le plastron, brun rougeâtre, est finement chagriné.

L'abdomen, comme coloration, ressemble à celui de la femelle.

Les pattes sont parfois plus foncées aux patellas et à l'extrémité des tibias.

La patte-mâchoire (fig. le) est forte, courte, avec la patella à peu près carrée, munie d'un long crin par-dessus à son extrémité; elle est au moins aussi longue que le tibia; le tarse, plus long que le fémur, porte en dessous, vers la moitié, une apophyse arquée, verticale, assez allongée, se terminant par une très légère bifurcation ; le bulbe, très gros, présente en dessous une apophyse mince qui se divise en trois branches.

Femelle (fig. I et le). — L'abdomen, convexe, ovale, fauve foncé, est marqué de taches noires, au nombre de huit, disposées par paires; les deux premières, plus grandes, carrées, sont parfois confluenles; les taches inférieures sont plus petites et les dernières forment assez souvent une seule ligne noire transversale; ces taches noires sont fréquemment entourées de points serrés, blanchâtres.

Les pattes, fauves, portent rarement des traces d'annulations brunâtres aux patellas et à l'extrémité des tibias.

L'épigyne (fig. If) forme une saillie rougeâlre, assez grande, transversale, marquée sur la face postérieure d'une fossette divisée par une carène rebordée, élargie, ovale, ou en forme de cœur qui part du bord supérieur.

Ordre de longueur des pattes : 1, 4, 2, 3.

Cette jolie araignée, assez commune en Belgique, peut se rencontrer pendant toute l'année, mais surtout en automne, depuis le commencement du mois d'août. Elle vit dans les mousses des bois humides et surtout sous les pierres; dans ce dernier cas, elle tisse sa toile à la face inférieure de la pierre (fig. Ib); lorsqu'elle habite les mousses, la toile est tendue près de terre; pour pondre, elle se retire encore sous une pierre et construit un ou plusieurs cocons qu'elle recouvre d'une

DISTRIBUTION GEOGRAPHIQUE

nappe soyeuse, dans laquelle est ménagée une pelile ouverture circulaire centrale; autour de ce nid, elle amoncelle des détritus, des débris de feuilles, de mousse, qui forment une sorte de rebord entre la pierre et la terre; les œufs, jaune pâle, sont au nombre de trente à quarante. J'ai souvent observé le mâle et la femelle réunis dans la même toile.

Cette araignée était très commune à Modave, sous les pierres tombées dans les bois de sapins.

Belgique.

Brabant : Boitsfort, Rixensart, Bousval, JNoirhaî, Tcrvueren.

Liège : Spa, Modave, Huy, Chênée, Aywaille, Comblain-au-Pont, H a moi r, Pailhc, Embourg.

Anvers : Calmpthout.

Namur ■ Dînant, Yvoir, Anhée, Beauraing, Ciney, Godinne, Han-sur-Lesse, Hastière, Louclte-Saint-

Pierre, Marche-les-Dames, Rochefort.

Luxembourg : Marche, Laroche, Melreux, Barvaux, Berlrix, Rcdu, Chanly, Durbuy, Virton.

France.

Toute la France (E. Simon). — Corse.

Angleterre.

Dorsetshire : Bloxworth. — Pays de Galles. — Lancastre. — Hampshire. — Ecosse.

Autriche-Hongrie.

Tyrol : Trente, environs d'Inspruck, Hôttinger Berg. — Hongrie : Sârospatak, Czéke, Varannô, Zborô, Almâdi, etc.

Allemagne.

Bavière : Environs de Nuremberg, Landau.

Piémont: Turin, Carignan. — Lombardie : Milan. — Toscane : Florence, Sienne.

Suède.

Gothembourg, Upsal.

Les Tapinopa étrangères à notre faune sont :

T. disjugata, E. Simon. — T. finilima, Cambridge. — T. unicolor, Cambridge.

SYNONYMIE

CARACTÈRES DU GENRE

Genre FRONTINA, E. Simon, 1884.

Linyphia de tous les auteurs.

1866. Bolyphantes, Menge (ad partem), Preussische Spinnen.

Les yeux supérieurs forment une ligne presque droite; ils sont petits, les médians beaucoup plus séparés que les latéraux; l'intervalle a plus de trois fois leur diamètre; les yeux du premier rang forment une ligne courbée en avant, presque en demi-cercle; ils sont égaux; ceux du milieu, assez rapprochés, sont largement séparés des latéraux; les quatre yeux du milieu forment un grand carré plus long que large et beaucoup plus étroit en avant; les yeux de côté sont portés sur des saillies obliques assez basses.

Le céphalothorax, ovale, est peu élevé en avant chez la femelle; chez le mâle, la partie céphalique est conique et fort élevée.

Le bandeau du mâle est aussi large que l'aire oculaire; chez la femelle, au contraire, il est plus étroit, vertical et légèrement creusé.

Le plastron est au moins aussi large que long chez le mâle ; il est un peu plus long que large chez la femelle.

Les chélicères, inermes en avant, sont beaucoup plus longues que le bandeau; elles sont un peu divergentes dans la seconde moitié; le bord supérieur de la rainure porte six ou sept dents qui commencent avant l'angle; les quatre du milieu sont longues et presque égales; cinq ou six dents petites et régulières existent au bord inférieur.

La lèvre, à sa base, est plus large que longue, atténuée et tronquée droit au sommet, largement rebordée et n'atteignant pas le milieu des lames maxillaires. Celles-ci sont plus longues que larges, parallèles chez la femelle, droites des deux côtés et tronquées carrément à leur extrémité; le bord antérieur seulement est légèrement arqué; elles sont à peine dilatées à l'insertion du trochanter; chez le mâle, elles sont plus larges, obliques et arquées extérieurement.

Les pattes, très longues, portent des épines aux fémurs, aux tibias et aux métatarses; ces épines sont beaucoup plus longues que le diamètre de l'article.

SYNONYMIE

FRONTINA BUCCULENTA, Clerck, 1757.

(PI. I, fig. S, 5a, Ut oc, M, 5e, of.)

Araneus bucculentus, Clerck, Svenska Spindlar, p. 63, pi. IV, tab. I.

Linyphia frenata, Wider et Reuss, Zool. Mise. Arachn., p. 262, pi. XVIII, fig. 4.

Theridium pallidlm, C. Koch, Die Arachniden, t. III, p. 64, fig. 215.

Linyphia pallida, Blackwall, A Catal. ofSpid., etc., p. 126.

Linyphia frenata, Westring, Araneœ Suecicœ, p. 110.

Linyphia fkenata, Blackwall, Spiders of Great Hritain, t. II, p. 228, pi. XVI, fig. 151.

Bolyphantes frenatus, Menge, Preussische Spinnen, 1. 1, p. 137, pi. XXVI, tab. LVII.

Linyphia albo-maculata, Ohlert, Aran. d. Proc. Preuss., p. 81.

Linyphia frenata, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 54.

Linyphia bucculenta, Thorell (ad partem), Iiemarks on Synonyms, p. 53.

Linyphia frenata, L. Bccker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent.de Belgique.)

Linyphia frenata, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 179.

Linyphia bucculenta, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 224.

Frontina bucculenta, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V (2e partie), p. 207.

DESCRIPTION

Mâle (fig. 5a). — Le céphalothorax est fauve rougeâlre, quelquefois olivâtre, avec une bande noire submarginale un peu dentelée; la partie céphalique est longue, conique, élevée et porte des crins noirs très forts dans la région oculaire; les yeux supérieurs sont cerclés de noir.

Le bandeau porte des crins plus courts que ceux du front; il est aussi large que l'aire oculaire.

Les chélicères (fig. 5/'), striées et finement chagrinées, portent un fort crin placé dans le haut, près du bord interne.

L'abdomen ressemble comme coloration à celui de la femelle.

Le plastron, brun, chagriné finement, est plus foncé sur les bords.

Les pattes sont longues, fauves, assez pâles et plus ou moins rougeâtres.

La patte-mâchoire a sa palella droite, plus longue que large, munie d'une courte apophyse noire placée à son extrémité (fig. M) \ le tibia, au moins aussi large et légèrement plus court que la palella, porte vers le centre, du côté externe, un crin long et épais; son extrémité présente deux petites pointes noires égales ; près de l'extrémité, du côté interne, il existe trois petites denticulalions formant une ligne oblique; la base du tarse porte au sommet quelques petites denliculations noires, irrégulières; le bulbe est très grand.

Femelle (fig. 5). — La parlie céphalique du céphalothorax, dépourvue de crins, est presque aussi élevée que chez le mâle ; le bandeau est plus étroit que l'aire oculaire.

L'abdomen, fortement arrondi, plus haut que long, s'abaisse fortement en arrière; il est brunfauve, plus ou moins rougeâtre et plus ou moins ponctué de blanc; on observe dans le haut deux tachettes noires, précédées quelquefois de deux points de la même couleur; dans le bas existent d'autres taches irrégulières qui se touchent souvent et forment dans ce cas deux petites bandes noires; sur les côtés, on trouve encore trois traits noirs verticaux; le ventre porte une large bande noire dans le milieu et parfois deux traits latéraux.

L'épigyne (fig. 5e), plus large que longue, forme une fossette très grande, entourée d'un rebord rougeâtre, élevé; elle est divisée par un long crochet parlant du bord supérieur; il existe également un crochet triangulaire, vertical, au bord inférieur.

Ordre de longueur des pattes : i, % i, 3.

MOEURS. Cette araignée n'est pas très commune en Belgique. On la rencontre surtout à la fin de l'été et

en automne; elle habite les hautes herbes et quelquefois les bruyères dans les bois humides; dans nos provinces montagneuses, je l'ai observée cachée dans les anfractuosités des rochers, où elle avait tendu sa toile horizontale, irrégulière. Celte toile, établie parfois sur les buissons bas, n'est jamais accompagnée d'un réseau régulier (fig. 5Y); le tissu en est assez serré; elle s'attache par des fils plus ou moins longs aux tiges ou aux herbages qui l'entourent.

Belgique.

DISTRIBUTION Brabant : Boitsfort.

GÉOGRAPHIQUE. JSamur : Yvoir (ruines de Montaigle).

Luxembourg : Laroche, Melrcux, Redu.

Liège: Aywaille, Comblain-au-Pont, Esneux, La Gleizc, Modave, Pailhc.

Limbourg : Genck (marais).

France.

Toute la France (E. Simon).

Angleterre.

Yorkshire : Bradford, York. — Dorsetshire : Bloxworth. — Ecosse : Glascow.

Suisse.

Vallée de la Reuss. — Pentes du Righi.

Allemagne.

Bavière : Nuremberg, Augsbourg, Landau.

Autriche-Hongrie.

Galicie : Cracovie, Lemberg, Bukowina. — Hongrie: Romaroy, Helmecz, Radvâny, Ujhely, Tokay, etc.

SUÈDE-NORWÈGE

Gothembourg, Upsal.

SYNONYMIE

CARACTÈRES DU GENRE

Genre DRAPETISCA, Menge, 1866.

Linyphia de tous les auteurs.

1845. Meta, C. Koch (ad partem).

1866. Drapetisca, Menge, Preussische Spinnen, 1. 1, p. 140.

La seconde ligne des yeux est légèrement courbée en arrière; la première, presque droite, avec les yeux du milieu beaucoup plus rapprochés enlre eux que des latéraux; les quatre yeux du milieu forment un carré étroit en avant et un peu plus long que large; les yeux latéraux sont élevés sur de forles saillies obliques.

Le bandeau, presque de même largeur que le groupe oculaire, est concave sous les yeux, puis devient convexe.

Le céphalothorax est bas, à peine élevé en avant; le front est large.

Le plastron, en forme de triangle, est presque aussi long que large.

Les chélicères, divergentes, atténuées, sont beaucoup plus longues que le bandeau et portent en avant, du côté interne, deux grandes épines un peu soulevées; le bord supérieur de la rainure présente au moins cinq longues dents espacées, dépassant l'angle; le bord inférieur présente une série de quatre ou cinq petites dents égales et également espacées.

La lèvre, plus large que longue, est largement rebordée.

Les lames maxillaires, parallèles, sont plus longues que larges, droites aux bords internes et externes, tronquées obliquement, avec l'angle externe très obtus; elles sont peu dilatées à l'insertion du Irochanter.

Les pattes sont munies d'épines sur tous les articles; il n'y en a qu'une aux métatarses; il existe de grandes épines sur le tarse et le tibia de la patte-mâchoire de la femelle.

SYNONYMIE

DRAPETISCA SOCIALIS, Sundevall, 1833.

(PI. I, fig. 6, 6a, m, 6c.)

1835. Linyphia socialis, Sundevall, Svenska Spindlarnes, etc., in Vet-Akad. Handl., p. 260.

1853. Linyphia annulipes, Blackwall, Charact. of some undescr. gen., etc., p. 348.

1854. Linyphia tigrina, Wider et Reuss, Zool. Mise. Arachn., p. 256 (262), pi. XVII, fig. 11. 1857. Linyphia sepium, C. Koch, Ucbersicht des Arachniden- Systems, t. I, p. 10.

1841. Linyphia bucculenta, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. II, p. 274.

1845. Meta tigrina, C. Koch, Die Arachniden, t. VIII, p. 130, fig. 1051-1052.

1861. Linyphia socialis, Westring, Araneae Suecicae, p. 125.

1864. Linyphia socialis, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. II, p. 222, pi. XVI, fig. 147.

1866. Drapetisca socialis, Menge, Preussische Spinnen, t. I, p. 141, pi. XXVII, tab. LIX.

1870. Linyphia socialis, Thorell, Remarks on Syndnyms, p. 65.

1878. Linyphia socialis, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de

Belgique.)

1879. Linyphia socialis, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 193.

1884. Drapetisca socialis, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V (2° partie), p. 218.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 6a). — Le céphalothorax est fauve rougeâtre ou parfois olivâtre; dans le milieu se

trouve une bande noirâlre denticulée, plus large sur la partie céphalique, où elle se divise en deux traits qui montent à peu près jusqu'aux yeux latéraux; souvent l'intervalle de ces traits est rembruni; on trouve encore de chaque côté quatre tachettes plus ou moins allongées; le céphalothorax est entouré d'une étroite bande marginale, noire.

L'abdomen du mâle ressemble à celui de la femelle; les dessins sont souvent un peu plus diffus.

Les chélicères, fauves, sont tachées de brun noirâtre à leur base.

Le plastron, fauve-rouge ou olivâtre, est souvent marqué de petites taches foncées, placées sur les bords.

Les pattes sont fortement annelées.

La patella de la patte-mâchoire est plus longue que large; le tibia est plus court; le tarse, large, assez grand, est prolongé à sa base en pointe courte; le bulbe est volumineux; il porte une pointe épaisse, recourbée; son bord extérieur présente une lamelle sinueuse et creusée (fig. 66).

Ordre de longueur des pattes : 1, 2, 4, 3.

Femelle (fig. 6). — L'abdomen, ovale, large, est d'un gris-fauve verdâlre ou plus rarement rougeâtre, marqué de points clairs testacés; il est orné de points noirs, souvent réunis et formant un dessin variable et mal défini ; le plus souvent on dislingue à la partie postérieure une série de traits foncés en forme d'accents. L'abdomen est en outre bordé de noir; cette bordure, plus ou moins sinueuse, ne descend pas jusqu'aux filières; elle est suivie, dans le haut, d'un espace clair plus ou moins indiqué; dans la partie supérieure de la bordure noire, sous le céphalothorax, on remarque souvent deux très petits points clairs.

Le tibia de la patte-mâchoire, annelé de noir à sa base, porte trois fortes épines du côté

interne et deux du côté externe.

L'épigyne est munie d'un long crochet rougeâtre, étroit, coudé en arrière et marqué dans la seconde moitié de deux profondes stries submarginales.

Ordre de longueur des pattes : 1 = 2, 4, 5.

MOEURS. Celte espèce est assez commune et répandue en Belgique; on la rencontre pendant tout

l'automne; elle habite les forets et se tient principalement sur le tronc des hêtres; j'en ai compté

souvent huit ou dix sur le même arbre. Sa couleur, qui se confond avec celle de l'écorce, la rend

difficile à distinguer. Elle est d'une vivacité prodigieuse et s'échappe facilement. Dans nos

provinces montagneuses, je l'ai souvent observée courant sur les rochers. Les deux sexes se

réunissent aux mêmes endroits. Bien que ces araignées ne filent point de toile proprement dite,

j'ai vu souvent quelques fils irréguliers tendus sur leur passage, surtout contre les rochers à

l'époque de la ponte.

Je les ai observées dans les mêmes conditions en Suisse, courant sur les rocs ou sur les troncs

de sapins.

Belgique.

DISTRIBUTION Brabant : Environs de Bruxelles, Boitsfort, Groenendael, Waterloo, Rhode-Saint-Genèse, Noirhat, GÉOGRAPHIQUE. Mont-Saint-Guibert, Nolre-Dame-au-Bois.

Liège : Spa, Comblain-au-Ponl, Francorchamps, Modave, Tilff.

Namur : Mariembourg, Dinant.

Hainaul : Irchonwelz.

Luxembourg .- Redu, Saint-Hubert, Laroche, Chanly.

Oackland. — Berwickshire. — Dorsetshire : Bloxworth. — Ecosse.

Suisse.

Vallée de la Rcuss. — Grisons : Coire, Davos. — Saint-Gall : Ragatz, gorges de Pfeiffers.

Autriche-Hongrie.

Tyrol — Hongrie : Ujhely, Szôllôske, Velejte, Szinna, ïâtrafùred, Felcsuth, etc.

Allemagne.

Bavière. — Silésie : Breslau.

Suède-Norwège.

Gothembourg, Upsal.

SYNONYMIE

Genre LINYPHIA, Lalreille, 1804.

1804. Linyphia, Latreille (ad partem), Nouv. Dict. d'Hist. nat., l. XXIV, p. 134.

1805. Linyphia, Walckenaer (ad partem), Tableau des Aranéides, p. 70. 1861. Linyphia, Westring (ad partem), Araneae Suecicae, p. 90.

1864. Linyphia, Blackwall (ad partem), Spiders of Great Britain, t. II, p. 210.

1864. Neriene, Blackwall (ad partem), Spiders of Great Britain, p. 248.

1864. Linyphia, E. Simon (ad partem), Histoire naturelle des Araignées, p. 222.

1866. Linyphia, Menge, Preussische Spinnen, t. I, p. 101.

1866. Helophora, Menge, Preussische Spinnen, t. I, p. 126.

1866. Stemonyphantes, Menge, Preussische Spinnen, t. I, p. 138.

1870. Linyphia, Thorell, On European Spiders, p. 81.

1878. Linyphia, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

1884. Linyphia, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 219.

CARACTÈRES DU GENRE

Les yeux supérieurs forment une ligne droite ou un peu arquée en avant, et sont bien séparés; ceux du milieu sont ordinairement un peu plus rapprochés entre eux, plus gros et légèrement soulevés; la ligne des yeux antérieurs est droite ou très légèrement arquée en avant; ces yeux sont égaux; ceux du milieu sont parfois plus petits; ces derniers, resserrés, sont toujours largement séparés des latéraux ; les quatre yeux du milieu forment un carré aussi large que long et beaucoup plus étroit en avant; les supérieurs sont plus gros.

Le céphalothorax, ovale chez le mâle, s'élève plus ou moins en avant, mais il n'est jamais conique; le fronl est obtus.

Le plastron, étroit, beaucoup plus long que large, se termine en arrière en pointe longue, parallèle, fortement recourbée en bas.

Les chélicères sont beaucoup plus longues que le bandeau, un peu divergentes dans la seconde moitié, inermes en avant; le bord supérieur de la rainure porte trois ou quatre dents; la première et la quatrième sont toujours les plus courtes; le bord inférieur est muni de trois à cinq dents plus petites.

La lèvre, un peu plus large que longue, arrondie au sommet, est largement rebordée.

Les lames maxillaires, droites, parallèles, tronquées droit en avant, sont plus longues que larges et dépassent la lèvre au moins de la moitié de leur longueur.

Les pattes, longues, portent des épines aux patellas, tibias et métatarses, et parfois aux fémurs.

SYNONYMIE

LINYPHIA LINEATA, Linné, 1758.

(PI. I, fig. 7, la, 1b, le, Id.)

Aranea lineata, Linné, Systema naturae, éd. 10, 1. 1, p. 620.

Aranea trilineata, Linné, Systema naturae, éd. 12, t. I, p. 1031.

Aranea buccclenta, Olivier, Encyclopédie méthodique, t. IV, p. 211.

Linyphia bucculenta, Sundevall, Svenska Spindlarnes, etc., in Vet-Akad. Handl., p. 109.

Linyphia cellulana, Sundevall (çf), Svenska Spindlarnes, etc., p. 108.

Theridium albo-maculatum, Sundevall (var. 6), Svenska Spindlarnes, etc., p. 117.

Theridium reticulatum, Hahn, Die Arachniden, t. II, p. 39, fig. 124.

Linyphia reticulata, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. II, p, 260.

Bolyphantes trilineatus, C. Koch, Die Arachniden, t. VIII, p. 67, fig. 641.

Neriene trilineata, Blackwall, A Catal. of Spid., etc., in Transact. of the Linn. Soc, XIX II p. 124.

Neriene graminicolens, Blackwall, A Catal. of Spid., etc., in Transact. of the Linn Soc XIX II p. 125.

1861. Linyphia bucculenta, Westiing, Araneae Sueckac, p. 109.

1864. Neriene trilineata, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. II, p. 279, pi. XIX, fig. 193.

1866. Stemonyphantes trilineatus, Menge, Preussische Spinncn, t. I, p. 139, pi. XXVI, tab. LVIIJ.

1870. Linyphia bucculenta, Thorcll, Remarks on Synonyms, p. 53.

1884. Linyphia lineata, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V (2e partie), -p. 223.

DESCRIPTION

MOEURS

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Mâle (fig. 7a). — Le céphalothorax est fauve rougeâtre, avec une ligne médiane noirâtre et une ligne marginale, parfois presque effacée; il est large, ovale, avec la partie céphalique courte.

Les yeux antérieurs, gros, forment une ligne un peu courbée en arrière; ceux du milieu sont placés tous les deux sur la même tache noire; les yeux supérieurs, assez gros, cerclés de noir, forment une ligne droite; le bandeau, concave sous les yeux, est plus large que l'aire oculaire.

Le plastron, plus foncé sur les bords, chagriné finement, est recouvert de quelques crins isolés très forts.

Les chélicères sont solides et verticales.

Les pattes, assez longues, portent deux ou trois épines au fémur de la première paire; les fémurs des autres paires n'en ont qu'une seule au-dessus; le métatarse de la première paire est muni par-dessous de crins serrés, en brosse, et près de sa base d'une paire d'épines fines et longues; on remarque, du côté externe, de six à dix crins assez longs; il y a trois paires de longues épines sous les tibias et aux paires antérieures; les fines épines de dessus, sont peu distinctes.

La patella de la patte-mâchoire est au moins quatre fois plus longue que large; un crin très long est placé à son extrémité, par-dessus; elle est plus longue que le tibia, qui porte du côté interne des crins longs et robustes; le tarse, très grand, est plus long que le tibia et la patella, avec un petit tubercule près de sa base au bord externe (fig. lb).

Femelle (fig. 7). — L'abdomen, un peu allongé, ovale, convexe, est gris blanchâtre, souvent rosé; il porte trois lignes noires longitudinales formées de petites tachettes; des points noirs sur les côtés, assez irréguliers, forment des traits obliques ; le ventre porte quelquefois dans la moitié postérieure deux lignes noires qui se rapprochent par le bas.

L'épigyne forme une grande plaque un peu plissée, arrondie et brunâtre; elle présente en arrière une fossette triangulaire, assez petite, rebordée et divisée par une carène obtuse (fig. Id).

Ordre de longueur des pattes: 4, 1, 2, 3.

Celte araignée commune et répandue en Belgique, se rencontre en toutes les saisons, mais surtout en été et en automne, dans les mousses des bois, dans les bruyères, sous les détritus et souvent sous les pierres.

Belgique.

Brabanl: Boitsfort, Vivier-d'Oie, Groenendael, Mont-Saint-Guibert, Anderlecht, Ottignies, Bousval, Uccle, Wavre, Buysingen.

Namur : Environs de ISamur, Dînant, Rhisne, Han-sur-Lesse, Mariembourg.

Luxembourg : Redu, Laroche, Barvaux.

Liège : Spa, Modave, Jupille.

Flandre orientale : Assenede, environs de Gand.

Flandre occidentale : Heyst-sur-Mer, Knocke.

Hainaut : Hennuyères.

Anvers : Calmpthout.

Limbourg : Genck.

France.

Toute la France (E. Simon. — Corse.

Ecosse : Aberdeen, Glascow. — Berwickshire. — Dorsetshire : Bloxworth.

Allemagne.

Bavière (partout). — Friedrichroda, Breslau.

Autriche-Hongrie.

Tyrol. — Galicie : Korczyna. — Hongrie : Ujhely.

Suisse.

Italie.

Russie.

Suède.

Lausanne, Genève.

Lombardie. — Piémont.

Simferopol.

Gothembourg, Upsal.

SYNONYMIE

DESCRIPTION

Mâle (

LINYPHIA MONTANA, Clerck, 1757-

(PI. Il, fig. \, la, \b, \c, \d, le, if.)

Arakeus montanus, Clerck, Svenska Spindlar, p. 64, pi. III, tab. I.

Aranea resupina domestica, De Geer, Mémoires pour servir à l'histoire des insectes, t. VII, p. 251 ,

pi. XIV, fig. 23.

Aranea resupina, Olivier, Encyclopédie méthodique, p. 213.

Linyphia montana, Sundevall, Svenska Spindlarnes Beskrifning, in Vet-Akad. Handl. f. 1829, pp. 217-30.

Linyphia marginata, Blackwall, Choracters of some undescribed gênera and species of Araneidae, in Lond. and Edind. Phil. Mac, 3e série, t. III, p. 346.

Linyphia resupina, Wider et Reuss, Zoologische Miscellen Arachniden, in Muséum Senckenbergianum, t.I, p. 246(252), pi. XVII, fig. 4.

Linyphia resupina, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. II, p. 242.

Linyphia montana, Westring, Araneae Suecicae descriptae, p. 92.

Linyphia marginata, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. II, p. 213, pi. XV, fig. 140.

Linyphia montana, Menge, Preussische Spinnen, t. I, p. 104, pi. XVIII, tab. XXXIII.

Linyphia montana, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 44.

Linyphia montana, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

Linyphia montana, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 225.

Linyphia montana, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, 2e panie, p. 228.

Mâle (fig. \a). — Le céphalothorax est brun-rouge 1res foncé; la ligne marginale, la ligne médiane et les slries rayonnantes noirâtres sont peu visibles; le bandeau est un peu plus large que l'aire oculaire.

L'abdomen est à peu près semblable comme coloration à celui de la femelle.

Le plastron, noir, large, est finement chagriné.

Les pâlies sont annelées et munies d'épines courtes; le fémur de la première paire est garni du côté interne d'une suite de quatre ou cinq épines.

La patella de la palte-mâchoire, petite, carrée, presque aussi large que longue, est plus courte que le tibia; celui-ci a son côté externe garni de crins très longs; le tarse est plus long que les deux articles précédents; on observe à la base du bulbe, du côté externe, une apophyse transparente très fine (fig. \b, le).

DESCRIPTION DES ARACHNIDES DE BELGIQUE If

Femelle (fig. 1). — L'abdomen, blanchâtre, est recouvert d'une large bande brun foncé, denticulée sur les bords, marquée d'accents plus foncés, avec quelques points clairs formant souvent des séries longiludinales peu distinctes; il existe sur les côtés une bande noirâtre, un peu festonnée, qui descend jusqu'à la moitié de sa longueur, suivie dans le bas d'une tache un peu découpée, souvent très diffuse; le ventre est noir, avec deux points plus clairs à la base, suivis de deux lignes claires mal indiquées.

Les pattes sont fortement annelées.

L'épigyne forme une très forte saillie verticale, avec une fossette en demi-cercle, presque aussi longue que large, à sa face postérieure; le bord supérieur est droit; le bord inférieur, non prolongé par un crochet, est arrondi dans le milieu et légèrement élevé.

Ordre de longueur des pattes : 1, 4, 2, 3.

MOEURS. Celte Linyphia est commune en Belgique. Pendant tout l'été et l'automne, on la trouve sur les

buissons, sur les haies d'aubépine, sur les bruyères, et au commencement de l'hiver, dans les creux des arbres, sous les pierres et sous les mousses. J'ai observé plusieurs fois le mâle en octobre, blotti dans les piquants des fleurs mortes de chardons, sur les hauts plateaux des Ardennes. Je l'ai revu plus fréquemment courant dans les prairies le long de la Lesse.

Sa toile (fig. le, 1/), souvent remplie de débris et de détritus, d'un tissu fin, serré, plus ou moins horizontale, est soutenue par des fils obliques ou perpendiculaires, fixés aux branches ou aux feuilles voisines; par-dessous, d'autres fils sont également tendus dans tous les sens. Celte araignée se lient au centre de sa toile dans une position renversée; sur les haies, la loile semble posée sur les feuilles, bien qu'elle en soit plus ou moins séparée par les fils tendus au-dessus et audessous.

Dans un jardin de Bruxelles, j'ai compté une dizaine de ces toiles enfoncées entre les feuilles d'un Yucca et placées assez près de terre.

Cette espèce tisse un cocon blanchâtre qu'elle dépose dans les environs de sa toile; il contient de soixante à cent œufs jaunâtre pâle.

Belgique.

DISTRIBUTION Brabant : Environs de Bruxelles, Uccle, Droogenbosch, Boitsforl, Mont-Saint-Guibert, Bousval, Noirhat, GÉOGRAPHIQUE. Villers-la-Ville.

Anvers : Calmplhout, environs d'Anvers, Contich, Arendonck.

Liège: Barrage de la Gileppe, Theux, Tilff, Huy, Comblain-au-Pont.

Namur : Environs de Namur, Yvoir, Dinant, Marche-les-Dames, Waulsort, Roche-à-Frêne, Rochefort.

Limbourg : Genck, Tongres, Diepenbeek.

Luxembourg : Laroche, Marche, Barvaux, Redu, Chanly.

Hainaui : Papignies, Tournai, Braine-le-Comte, Hennuyères.

Grand-Duché de Luxembourg.

Diekirch.

Hollande.

Maestricht.

France.

Partout (E. Simon).

Angleterre.

Répandue dans toute l'Angleterre. — Ecosse : Glascow — Irlande.

Vallée de la Reuss, environs de Lucerne, pentes du Righi.

Bavière (partout).

Allemagne.

Autriche-Hongrie.

Tyrol (nord et sud). — Galicie : Krakau, Bukowina. — Bohême : Environs de Prague. — Hongrie Ujhely, Tokay, S. Patak, Homonna.

Italie Lombardie. — Vénétie. — Piémont.

Russie.

Russie méridionale. — Sibérie.

Roumanie.

Moldavie : Environs de Jassy.

Suède.

Golhembourg, Upsal.

SYNONYMIE

LINYPHIA TRIANGULARIS, Clerck, 1757.

[PI. III, fig. 1, la, \b, le, Id, le.)

1757. Araneus triangularis, Clerck, Svenska Spindlar, p. 71, pi. III, tab. II, fig. 1.

1758. Aranea montana, Linné, Systema naturae, éd. 10, t. I, p. 621.

1768. Aranea pinnata, Strom, Beskrivelser over Norske insekler, 2 St., in Det Trondhiemske Selskabs

Skrifter, t. IV, p. 363.

1778. Aranea resupina silvestris, De Geer, Mémoires, etc., t. VII, p. 245, pi. XIV, fig. 13-21.

1789. Aranea triangularis, Olivier, Encyclopédie méthodique, t. IV, p. 21 1.

1805. Linyphia montana, Walckenaer, Tableau des Aranèides, p. 71.

1806. Linyphia triangularis, Latreille, Gênera Crustaceorum et Insectorum, etc., t. I, p. 100. 1861. Linyphia triangularis, Westring, Araneae Suecicae descriptae, p. 96.

1864. Linyphia montana, Blackwall, Spiders ofGreat Brilain, t. II, p. 211, pi. XV, fig. 138. 1866. Linyphia macrognatha, Menge, Preussische Spinnen, t. I, p. 101, pi. XVII, tab. XXXI. 1866. Linyphia micrognatha, Menge, Preussische Spinnen, t. I, p. 103, pi. XVII, tab. XXXII. 1870. Linyphia triangularis, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 46. 1875. Linyphia var. Maura, Thorell, K. S. V. Akad. HandL, t. XII, n° 5, p. 18.

1878. Linyphia triangularis, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique (Ann. de la Soc. ent. de

Belgique).

1879. Linyphia triangularis, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 227.

1884. Linyphia triangularis, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V (2é partie), p. 229.

description. Mule (fig. la). — Le céphalothorax, fauve rougeâtre ou olivâtre, avec une bande submarginale

noirâtre, porte une ligne noire médiane sur la partie thoracique qui se divise en deux petites lignes parallèles montant presque jusqu'aux yeux; les yeux du premier rang forment une ligne un peu arquée en avant; ceux du milieu sont portés sur des saillies noires; le bandeau est plus large que Paire oculaire.

Le plastron, noir, est chagriné.

Les chélicères (fig. \d), très longues, sont munies aux bords supérieurs et inférieurs de la rainure de trois petites denticulalions égales.

Les pattes sont longues; il y a une rangée de sept à neuf épines au côté interne du fémur de la première paire; les tibias en ont huit ou dix et les métatarses de cinq à six.

La patella de la patte-mâchoire, plus longue que large, est aussi longue que le tibia; le tarse est un peu plus long que ces deux articles; on remarque, à la base du bulbe, du côté externe, une longue apophyse mince, très courbée (fig. 4 b).

Ordre de longueur des pattes : 1, 4, 2, 3 et quelquefois : 1, 2, 4, 3.

Femelle (fig. 1). — L'abdomen, ovale, convexe, est blanc; dans le milieu se trouve une bande longitudinale, fauve ou brun pâle, finement découpée et souvent ornée de petites tachettes sur les côtés; les parties latérales sont bordées d'une bande foncée découpée; le ventre, brun, satiné, est parfois ponctué et plus pâle en avant sur les côtés; les pâlies sont finement annelées aux articulations des fémurs et des tibias.

L'épigyne, en saillie transversale, porte à sa face postérieure une grande fossette en demi-cercle, plus large que longue ; du bord supérieur part un crochet ovale, étroit et vertical.

Ordre de longueur des pattes : 1,4, % 3.

MOEURS. Cette Linyphia est commune et répandue en Belgique, depuis le commencement de Tété jusqu'à

la fin de l'automne; elle vit sur les buissons, sur les bruyères, sur les sapins, et souvent môme dans les prairies. Sa jolie toile horizontale, en forme de dôme, d'un tissu fin, serré, est légèrement cintrée; de longs fils obliques et perpendiculaires, tendus dans tous les sens, la soutiennent et la fixent par-dessus comme par-dessous. L'araignée s'y tient cramponnée dans une position renversée, et se laisse tomber, suspendue par un fil, à la moindre apparence de danger.

Elle est très commune en France et en Angleterre.

Dans les environs de Bruxelles, j'en ai observé en grand nombre dans les prairies; les toiles étaient si nombreuses qu'elles se touchaient; elles étaient couvertes de rosée et scintillaient au soleil du malin. Je n'ai observé ce fait qu'en automne.

L'accouplement a lieu pendant les mois de juillet et d'août ; le cocon (fig. le), assez volumineux, en soie grisâtre, peu serrée, est attaché sur le côté de la toile ou dans un angle de branche à proximité; il contient de trente à soixante œufs environ ; l'araignée, très vive, paraît s'en inquiéter assez peu et l'abandonne même souvent tout à fait. J'ai observé fréquemment le mâle et la femelle réunis sur la même toile.

Elle paraît répandue dans toute l'Europe; je l'ai observée en Suisse, sur les sommets de l'Engadine, non loin des glaciers.

DISTRIBUTION Brabant : Environs de Bruxelles, Boitsfort, Groenendael, Auderghem, Rixensart, Bousval, Rhode-Saint- GÉOGRAPHIQUE. Genèse, Waterloo, Ollignies, Aerschot, Nivelles, Louvain, Wavre.

Namur : Dînant, Yvoir, Waulsort, Han-sur-Lesse, Mariembourg, Philippeville.

Liège : Environs de Liège, Spa, Francorchamps, Hollogne-aux-Pierres, Modave, Baraque-Michel.

Luxembourg : Marche, Laroche, Saint-Hubert, Redu, Barvaux, Herbeumont.

envers : Hingene, Matines, Calmplhout, Lillo.

Limbourg : Lanaeken, environs de Tongres, Genck, Maeseyck.

Flandre orientale : Environs de Gand, Grammont, Tamise.

Hainaut : Braine-le-Comte, forêt de la Houssière.

Grand-Duché de Luxembourg.

Diekirch.

Hollande.

Brabant septentrional : Oirschot, Maestricht.

France.

Toute la France. — Corse (E. Simon).

Allemagne.

Prusse rhénane : Trêves. — Friedrichroda. — Bavière (partout). — Prusse : Environs de Berlin, Laurenbourg.

AUTRICHE-HONGRIE

Tyrol (nord). — Galicie. — Styrie : Gratz, Tatra, Krakau, Janôw, Rawa. — Dalmatie : Sebenico. — Hongrie : Varannô, Patak, Azar, Tolcsva, Ujhely, Bodrogpart, Szinnaikô, Vilhorlat, Kôrtvelyes, Radvâny.

Toute l'Italie. — Iles Borromées. — Sicile : Pentes de l'Etna. — Ile d'Ischia.

Partout — Ecosse : Glascow.

Angleterre.

Suisse.

Genève, Berne. Bâle, Lucerne, pentes du Righi, vallée de la Reuss. — Engadine : Ragatz. — Tessin.

Russie.

Wilna, Odessa, Jekaterinoslaw, Simferopol, Sudak, Sarepta.

Suède.

Gothcmbourg.

SYNONYMIE

LINYPHIA MARGINATA, C. Koch, 1834.

(PI. II, fig. 2, 2a, 1b, 2c, 2d, 2e.)

1757. Araneus triangularis, Clerck (ad partem), Svenska Spindlar, p. 71, pi. IN, tab. Il, fig. 2 („o).

1805. Linyphia tmangularis, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 70.

1834. Linyphia marginata, C. Koch in Herrich Schaeffer, Deulschl. Ins., 127, 21, 22.

1854. Linyphia marginata, Wider et Reuss, Zool. Mise. Arachn., p. 247 (253), pi. XVII, fig. 5.

1847. Linyphia marmorata, Hentz, Journal Boston. Soc. JSat., I. V et Occ.pap. Bost. Soc., t. II, pp. 133- 134, pi. XV, fig. 5-6.

18G1. Linyphia marginata, Weslring, Araneae Suecicae descriptae, p. 105.

1864. Linyphia triangularis, Blackwall, Spiders of Great Brilain, t. II, p. 212, pi. XV, fig 139.

1870. Linyphia marginata, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 51.

1878. Linyphia marginata, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de

Belgique.)

1879. Linyphia marginata, Cambridge, Spiders of Dorset, t. II, p. 523.

1884. Linyphia marginata, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V (2e partie), p. 231.

description. Mâle (fig. 2). — Le céphalothorax, assez large, est fauve-rouge, un peu plus foncé en avant,

avec une bande marginale plus pâle, finement chagriné d'une façon peu visible; la partie céphalique, courte, est assez large; les stries rayonnantes sont bien marquées; le bord postérieur est droit, avec une légère échancrure dans le milieu.

Les yeux supérieurs, disposés en ligne un peu courbée en avant, sont petits et égaux; ceux du niilieu sont plus rapprochés; le bandeau, vertical, est muni de crins assez longs.

Le plastron, noir, mal, est finement chagriné.

Les chélicères, brunes, fortes, assez courtes, portent au bord supérieur de la rainure deux denticulalions; le bord inférieur porte à l'angle une petite dent médiane et trois autres dents très petites.

Les pattes sont très longues et jaunâtres; il n'y a pas d'épines aux fémurs; les épines des tibias en dessus sont beaucoup plus longues que le diamètre de l'article; il existe aussi plusieurs épines sur les métatarses.

La patella de la patte-mâchoire, dépourvue de crin, petite, presque aussi large que longue, est à peu près de môme longueur que le tibia; ce dernier, plus large que long, porte des crins très longs

MOEURS

au côté externe; le tarse est plus large et plus long que les deux articles précédents; le bulbe, très gros, déborde le tarse; à sa base, du côté externe, existe une mince apophyse un peu courbée (fig. 26).

L'abdomen est jaune pâle, avec une large bande longitudinale noire, un peu resserrée dans le bas, puis élargie en triangle et descendant jusqu'aux filières.

Ordre de longueur des pattes : 1, 2, 4, 3.

Femelle (tig. 2a). — Le céphalothorax est presque semblable à celui du mâle, avec la bande marginale plus pâle.

L'abdomen est blanc ou d'un beau jaune paille; il porte une bande noire longitudinale descendant jusqu'aux filières, un peu découpée et doublée en avant d'un espace clair, blanc ou jaune, parfois remplacé par des points ; en arrière, la bande noire, plus large, est traversée par un et quelquefois deux traits blancs, souvent interrompus au milieu.

Les parlies latérales présentent une large bande noire qui, vers le bas, envoie au-dessus deux ou trois traits noirs qui ne touchent pas la bande dorsale; le ventre (fig. 2d) est noir, avec deux lignes blanches sur les côtés, descendant presque jusqu'aux filières.

Les pattes, un peu verdâlres, sont légèrement annelées aux articulations des fémurs et des tibias.

L'épigyne, transversale, très saillante, est marquée d'une grande fossette à sa face postérieure; le crochet du bord supérieur ne dépasse pas le centre de la fossette qui est plus large que longue et arrondie dans le haut.

Ordre de longueur des pattes : 1, 2, 4, 3, ou : i, 2 = 4, 3.

C'est principalement sur la bruyère, dans les endroits frais et bien abrités que l'on peut observer celte gracieuse Limjphia qui, sans être rare, n'est pourtant pas très répandue en Belgique. Elle se met au travail dès les premiers beaux jours du printemps; sa vaste toile (fig. 2e), assez lâche, horizontale, est plus ou moins cintrée en forme de dôme; elle est retenue par des fils nombreux tendus dans tous les sens, au-dessus et au-dessous; ces fils donnent quelquefois l'illusion d'une toile formée de plusieurs étages. C'est dans le centre du dôme que se lient l'araignée, placée par-dessous, et les pattes étendues; la toile, parfois pleine de détritus végétaux, ainsi que ses soutiens soyeux occupent un espace assez considérable. Il est difficile de capturer l'animal, car les doigts ne peuvent traverser le réseau sans heurter quelque fil invisible et au moindre choc cette araignée fuit avec une vitesse prodigieuse, ou, plus souvent encore, elle se laisse tomber brusquement dans l'herbe où elle demeure immobile.

Vers le commencement du mois de juin, les mâles viennent errer autour des toiles des femelles qu'ils ne paraissent pas craindre beaucoup ; il n'est pas rare d'en voir deux ou trois sur la même toile.

Le mâle, après une longue immobilité qui souvent dure plus de deux heures, finit par s'approcher de la femelle par mouvements brefs et saccadés en s'arrêtant plusieurs fois, surtout si celle-ci ne fait aucun mouvement; mais il arrive très souvent qu'elle marche à sa rencontre. Le mâle étend ses longues patles en avant et la femelle lui présente les siennes; ils restent ainsi quelques secondes enlacés, puis il fait encore un assez brusque mouvement en avant pour se rapprocher d'elle. Leur position est singulière : ils sont tous les deux cramponnés à la face inférieure de la toile et presque tête contre lête; le mâle se redresse en allongeant ses pattes-mâchoires de manière à former presque un angle droit avec la femelle qui reste immobile; enfin, il parvient à introduire l'organe copulaleur qui termine ses patles-mâchoires dans les fentes de l'épigyne, et toujours, ou presque toujours, les deux ensemble, avec un mouvement alternatif assez lent, correspondant à une torsion de l'abdomen de la femelle qui se soulève, de son côté, pour faciliter l'opération; on les voit s'agiter ainsi d'une façon fébrile pendant cinq à six secondes au moins ; le mâle se retire sans

s'éloigner toutefois, puis, après quelques attouchements, il recommence immédiatement une ou même deux fois, avant de quitter la femelle; celle-ci conserve son immobilité pendant que son compagnon parcourt la toile en tous les sens; il paraît agité et s'arrête souvent pour raccommoder quelques fils brisés. J'en ai observé un qui pendant plus d'une heure s'occupa à renforcer un des grands fils transversaux; il allait lentement d'un bout à l'autre, ajoutant à chaque promenade un fil nouveau aux fils anciens; il s'arrêta, puis se mit à tourner en filant de façon à serrer tous ces fils nombreux dans un fil en spirale; soudain la femelle fil un mouvement qui occasionna une vibration à la toile, le mâle abandonna son travail et je les vis se précipiter l'un vers l'autre pour recommencer l'accouplement. Ils se quittèrent de nouveau, le mâle reprit son travail pendant que sa compagne bondit vers un moucheron qui venait de se prendre au piège; elle le palpa, l'entoura de quelques fils, le poignarda, puis l'instinct l'emportant sur sa voracité, elle retourna vers le mâle qui lui évita la moitié de la course; ils s'enlacèrent de nouveau. Je les observai pendant six heures entières et j'assistai à douze de ces rapprochements; enfin, la nuit étant venue, je les abandonnai : ils étaient encore l'un près de l'autre.

La ponte a lieu vers la fin du mois de juin et pendant le mois de juillet; la femelle pond de soixante à cent œufs, souvent même davantage; ces œufs, jaunes, non agglutinés, sont entourés d'un cocon de bourre soyeuse, fine et légère; le cocon est déposé dans les environs de la toile.

Belgique.

DISTRIBUTION Brabant : Environs de Bruxelles, Boitsfort. Groenendael. La Hulpe, Noirhat. GÉOGRAPHIQUE. Namur : Aublain, Han-sur-Lesse. Luxembourg : Redu.

Limbourg : Genck.

Anvers : Calmpthout.

Hollande.

Angleterre.

Berwickshire. — Dorsetshire : Bloxworth. — Irlande. — Ecosse.

Allemagne.

Bavière : Nuremberg, Kissingen.

Autriche-Hongrie.

Tyrol (nord et sud). - Galicie : Krakau, Czernovicz. — Hongrie : Varannô, Ujhely, Tokay, Szinnaikô. — - Bohême : Environs de Prague, Carlsbad. — Illyrie : Trieste.

Suisse.

Bépandue dans toute la Suisse. — Tessin : Mendrisio, Lugano, Locarno.

Italie.

Toute l'Italie du Nord.

Suède.

Gothembourg, Upsal.

Ltat^-Unis d'Amérique.

SYNONYMIE

LINYPHIA EMPHANA, Walckenaer, 1841.

(PI. III, fig. 2. 2a, 26, 2c, M, 2e.)

1841. Linyphia emphana, Walekenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. II, p. 246.

1866. Linyphia scalarifera, Menge, Preussische Spinnen, f. I, p. 110, pi. XIX, lab. XXXVII.

1866. Linyphia triangularis, Menge, Verzeichn. d. Danziger Spinn., etc., p. 69.

1867. Linyphia triangularis, Ohlert (non Clerck), Aran. d. Prov. Preuss., p. 44.

1878. Linyphia emphana, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de

Belgique.)

1884. Linyphia emphana, E. Simon, Les Arachnides de France, l. V (2" partie), p. 233.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 2). — Le céphalothorax est entièrement fauve-rouge.

Les yeux supérieurs forment une ligne un peu arquée en avant. Le bandeau, plan, est vertical.

Le plastron, noir, est chagriné.

Les chélicères sont dépourvues de granulations et ne portent pas de dents à la base; il y a en

avant, presque au milieu et tout près du bord externe, un petit tubercule oblique.

L'abdomen est fauve, avec une ligne médiane et des tachettes latérales plus foncées; dans le haut, deux petits points blancs sont suivis de deux taches courbées, assez grandes et blanches également; sur les côtés existe une bordure blanche, étroite et découpée; le bord postérieur est fortement obscurci ; souvent aussi l'abdomen ressemble davantage à celui de la femelle.

La patella de la patte-mâchoire, un peu plus longue que large, avec un long crin à son extrémité, est plus courte que le tibia; le tarse est à peine plus long que ces deux articles; le bulbe porte une grande lame interne qui se termine en crochet et dépasse le tarse (fig. 2&).

Ordre de longueur des pattes : 1, 2, 4, 3.

Femelle (fig. 2a). — Le céphalothorax est quelquefois marqué d'une ligne médiane et d'une bande marginale noire, ponctuée.

L'abdomen (fig. 2e) est blanc, avec une ligne noire médiane dans la première moitié, élargie d'avant en arrière et se terminant en pointe lancéolée accompagnée ordinairement de deux lignes latérales, formées de taches irrégulières, qui n'arrivent pas jusqu'au bord antérieur; dans la moitié inférieure se trouve une large bande noire, coupée droit en avant, un peu plus étroite en arrière et traversée par quatre traits blancs ; les trois derniers ont la forme d'accents plus ou moins bien indiqués; les parties latérales sont noires; beaucoup plus nettes en arrière, elles sont marquées en avant d'une petite bande longitudinale blanche, découpée et partagée au milieu par une ligne blanche à peu près verticale; il y a de plus en arrière deux lignes blanches parallèles à la précédente, prolongées par en bas jusque près des filières, la première par deux taches, la seconde par une seule ; le ventre, noir, ponctué de blanc, est marqué de deux petites bandes longitudinales dans la partie supérieure; plus bas, une tache lancéolée, longitudinale, descend jusque près des filières qui sont brun rougeâtre.

Les pattes sont finement annelées aux articulations des fémurs et des tibias.

L'épigyne forme une saillie transversale, marquée à sa face postérieure d'une fossette arrondie, un peu échancrée dans le milieu et beaucoup plus large que longue; le bord inférieur, surmonté d'un petit crochet vertical, est élevé dans le milieu (fig. 2c).

Ordre de longueur des pattes : 1, 2 = 4, 3.

moeurs. Celte Linyphia est rare en Belgique; on la rencontre pendant tout l'été et une partie de l'automne

sur les buissons où elle établit sa toile; pour hiverner, elle se blottit dans l'angle recourbé d'une feuille (fig. 2d). Je l'ai observée dans une feuille de charme à la fin de septembre; l'angle recourbé

était retenu par des groupes de fils réunis, formant comme de gros câbles de soie blanche; des fils plus minces formaient en outre une trame fine, transparente, sous laquelle s'abritait l'araignée.

DISTRIBUTION GEOGRAPHIQUE

Brabant : Ohain.

Liège : Modave, Pailhe.

Lvxembourg . Herbeumont, Redu.

Diekirch.

Belgique.

Grand-Duché de Luxembourg.

Centre et nord de la France; commune dans la forêt de Compiègne (E. Simon).

Suisse.

Tessin : Lusano. Airolo. — Canton d'Uri : Fluelen. — Oberland bernois. — Grisons : Coire.

Prusse orientale. — Bavière.

Hongrie : Ujhely.

Allemagne.

Autriche-Hongrie.

MOEURS

LlJNYPHIA PELTATA, Wider, 1834.

(PI. III, fig. 3, 3a, 3t>, 3c.)

1834. Linyphia peltata, Wider et Reuss, Zool. Mise. Arachn., p. 250 (286), pi. XVII, fig. 7.

1841. Linyphia rubea, Blackwall, The dijfer. in the numb. of eyes, etc., p. 661.

1861. Linyphia peltata, Westring, Araneœ Suecicœ descriptae, p. 103.

1864. Linyphia rubea, Blackwall, Spiders of Great Brilain, t. II, p. 217, pi. XV, fig. 143.

1870. Linyphia peltata, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 51.

1878. Linyphia peltata, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique (Ann. de la Soc. ent. de

Belgique).

1879. Linyphia peltata, Cambridge, Spiders of Dorset, t. 1, p. 229.

1884. Linyphia peltata, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V (28 partie), p. 236.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 3a). — Le céphalothorax est brun-rouge plus ou moins foncé, bordé d'une ligne

marginale noire, très fine; au milieu se trouve une petite bande longitudinale noire, élargie et fondue en avant; les stries sont bien indiquées.

Les yeux supérieurs, petits, égaux, forment une ligne un peu arquée en avant. Le bandeau est presque aussi large que Taire oculaire.

Le plastron, noir, est finement chagriné.

Les chélicères portent une seule petite dent au milieu du bord supérieur de la rainure; il se trouve aussi une dent obtuse au milieu du bord inférieur.

Les pattes sont rougeâtres; les fémurs sont armés d'une épine, sauf celui de la première paire qui en possède trois; les épines des tibias sont fines; aux métatarses, près delà base, sont groupées deux ou trois épines, puis deux ou trois autres, isolées.

La patella de la patte-mâchoire, presque aussi large que longue, porte un grand crin en avant; elle est plus courte que le tibia; le tarse est au moins aussi long que les deux articles précédents; le bulbe porte une forle lame interne, qui dépasse légèrement le tarse et se termine en crochet

(Hg. 34).

L'abdomen esl blanc, plus allongé que celui de la femelle, avec une bande longitudinale

noirâtre, un peu plus étroite en avant, denliculée dans le bas, avec un fort rétrécissement, puis encore élargie et denliculée au-dessus des filières.

Ordre de longueur des patles : 1, 2, 4-, 3.

Femelle (fig. 3). — Le céphalothorax, fauve rougeâtre ou vcrdàlre, avec une ligne noire marginale, fondue, est fortement rembruni dans le milieu et dans la partie céphalique.

L'épigync forme fine saillie transversale, avec une fossette en demi-cercle à sa face postérieure, arrondie sur les côtés et deux fois plus large que longue; le crochet du bord inférieur est court et obtus.

L'abdomen, blanc, quelquefois un peu rosé, est convexe, ovale, arrondi en avant; il porte une bande longitudinale à peine plus étroite en avant, d'un brun plus ou moins foncé, renfermant parfois trois où quatre paires de traits ou points clairs; celte bande, qui n'atteint pas tout à fait les filières, présente trois dentelures de chaque côté, puis elle se rétrécit un peu, moins pourtant que chez le mâle, pour s'élargir ensuite; sur les côtés se trouve une bande brunâtre ou grise, envoyant quelques pointes de denliculalions par-dessus; le ventre est plus on moins brun, quelquefois assez pâle; l'épigaslre, les côtés, découpés, et le tour des filières sont noirs; il existe dans le haut un trait blanc transversal, près du pli épigastrique et en arrière, au milieu, un point clair.

Les pattes sont fauves ou verdàtres comme le céphalothorax.

J'ai trouvé une singulière variété de cette espèce : c'était une femelle un peu jeune; le céphalothorax était fauve verdâlre clair; l'abdomen, blanc sur les bords, était presque entièrement violacé, unicolore, sans trace de bande médiane.

Ordre de longueur des pattes: 1, 2 = 4, 3.

MOEURS. On rencontre cette araignée assez communément en Belgique pendant tout l'été et l'automne.

Elle vit dans les bois, sur les buissons, dans les taillis, sur les bruyères et les plantes basses. Sa toile est souvent assez grande; elle s'y lient cramponnée dans le centre, par-dessous (fig. 3c). A la fin de juin commence l'accouplement; il n'est pas rare à cette époque de voir plusieurs mâles entourer la toile de la femelle. Je l'ai souvent observée au pied des gros hêtres; dans ce cas, la toile est tendue dans les creux formés par la naissance des racines. Elle place son cocon, suspendu par quelques fils, dans un coin de la toile; il est souvent à moitié caché par un débris de feuille morte,

Belgique.

DISTRIBUTION ^ra^ant * Environs de Bruxelles, Boitsfort, Auderghem, Grand-Bigard, Uccle, Rixensart, JNoirhat, GÉOGRAPHIQUE. Nivelles, Wavre, Villers-la-Ville, Louvain, Diest, Melsbroeck.

JSamur : Dinant, Yvoir, Anncvoie, Beauraing, Ermcton, Han-sur-Lesse, Marche-les- Dames, Mariembourg, Rochc-à-Frène.

Liège : Environs de Liège, Huy, Modave, Tilff, Aywaille.

Anvers : Calmplhoul, Malines.

Luxcmbovrg ; Sainl-Huberl, Redu.

Toute la France (E. Simon).

France.

Berwickshire. — Dorsetshire : Bloxworlh. — Pays de Galles. — Ecosse : Glascovv, Aberdeen.

Provinces rhénanes. — Prusse. — Bavière.

AuTRICIIE-HoNCIUE.

Tyrol (nord el sud). — Galicie. — Cracovie. — Hongrie: Ujhely, Szinnmko, Kôrtvclyes.

Roumanie.

Suède.

Moldavie. — Valachie : Bukharcst.

LINYPHIA FRUTETORUM, G. Koch, 1834.

(PI. IV, fig. \, \a, \b, \c)

SYNONYMIE. 1834. Linyphia frutetorum, C. Koch, in Herrich Schœflcr, Dcutschl. Ins., p. 123.

1834. Linyphia quadrata, Widcr et Reuss, Zool. Mise. Ar., p. 244, pi. XVII, fig. 3.

1837. Linyphia frutetorum, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. II, p. 248.

1842. Linyphia fastuosa, Lucas, llxpl.se. Alg. Araclrn., p. 253, pi. XVI, fig. \.

1884. Linyphia frutetorum, L. Simon, Les Arachnides de France, t. V (2e partie), p. 259.

DESCRIPTION. Mâle (fig. la). — Le céphalothorax csl brun plus ou moins rougeâtre, bordé d'une ligne noire

marginale, avec les Irails rayonnants bien marques.

Les yeux supérieurs, gros, égaux, forment une ligne droite. Le bandeau est un peu plus large que l'aire oculaire.

Le plastron, noir, est chagriné. Le bord supérieur de là rainure des chéfieères porte une dent assez forte à l'angle; le bord inférieur en porte trois ou quatre rapprochées et plus petites.

Les pattes sont assez fines, allongées, jaunâtres, avec les fémurs rouge-orangé plus ou moins foncé à leur base et dépourvus d'épines, ainsi que les métatarses des deux premières paires; les métatarses des deux dernières portent deux ou trois épines assez petites; les épines des tibias sont courtes el minces.

La patella de la patte-mâchoire est presque carrée, avec un grand crin en avant par-dessous; elle est un peu plus courte que le tibia; le tarse est plus long et plus large que les deux articles précédents; le bulbe porte une assez grande lame externe, arquée, et une lame médiane et terminale sinueuse; de plus, il est muni d'un slylum libre à l'extrémité et très fin.

Le mâle est plus petit et plus allongé que la femelle, mais lui ressemble comme coloration.

Ordre de longueur des pattes : 1, 4, 2, 3.

Femelle (fig. 1). — Le céphalothorax est à peu près semblable à celui du mâle.

La palle-mâcboirc csl rougeâtre fauve, avec le tarse noirâtre.

Les pattes, rougeâlres, sont légèrement cl finement annelées aux articulations des fémurs et des tibias: les épines des tibias sont plus longues que chez le mâle.

Le crochet du bord postérieur de l'épigync, carré, très grand, convexe, cache entièrement la fossette (fig. \b).

L'abdomen (fig. le), convexe en arrière, est blanc ou jaunâtre; il porte une bande longitudinale noire, qui ne dépasse pas la partie élevée; elle est un peu plus étroite en avant, avec trois dcnliculations latérales; sur la partie qui s'abaisse, en arrière, se trouve une large bande, coupée carrément par en haut, avec deux points et un trait blanc transversaux; celle bande descend jusqu'aux filières; la première moitié des parties latérales porte une grande tache noire, ornée dans le bas d'une ligne blanche parfois incomplète, en demi-cercle; puis, dans la seconde moitié, se trouvent trois lignes noires un peu courbées el parlant du ventre; la troisième, le plus souvent bifurquée, se joint au-dessus à l'angle qui termine la bande noire du dos; le venlre est entièrement d'un noir satiné.

moelrs. Cetle araignée esl rare en Belgique; je ne l'ai observée que clans le Luxembourg, au commen-

cement du mois de juin. Elle habile les bois, les faillis, les buissons et les arbrisseaux. L'accouplement a lieu vers la fin du mois de juin. Celle espèce esl 1res commune dans le Midi.

DISTKIBUTION GÉOGRAPHIQUE.

Luxemboimj : Rcdu.

Toute la France — Corse (E. Simon)

Friedrichroda.

Belgique Fkaisce.

Allemagne.

Italie Province de Cènes. — Environs de Pise. — Toscane.

AlTRICIIE-HoNClUE s

Hongrie : Ujhcly, Tokay, Velcjte, Tolcsva, Szercncs. Varannô, Torna, etc

Afrique Algérie. Tunisie

Asie.

Syrie.

Bohème.

DESCRIPTION

LINYPHIA PUSILLA, Sundevall, 1830.

(PI. IV, fi g. 1, la, 1b, 1c, 1d, le.)

1850. Linyphia pusilla. Sundevall (ad parlcm. var. (3), Svcnska Spindlarnes bcskrifning, in Vet-Akad.

Handl., p. 214.

1833. Linyphia flliginea, Blackwall, Characters of some undescribed gênera and species of Araneidae,

in Lond. and Llmmb. Piiil., Mac, 3e série, t. NI, |>. 549.

1854. Tiieridiu.m signatum, Ilalm, Die Arachniden, t. Il, p. 40, lab. LIV, Hg. 125.

1854. Linyphia pratensis, Widcr ci Ueuss, Zool. Mise. Ârachn., p. 251 (258), pi. XVII, fig. 8.

1841. Linyphia pratensis, Walckcnaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), I. II, p. 250.

1841. Theridion a.mpullaceum, Walckcnaer, Histoire naturelle des insectes (Aplcres), l. II, p. 536.

1841. Linyphia pascuensis, Walckcnaer, Flistowe naturelle des insectes (Aptères), I. II, p. 251.

1850. Linyphia signata, C. Koeh, Ueberskht des Arachnidtn-Syslems, t. V, p. 18.

18G1. Linyphia pusjlla, Weslring, Araneae Suecicac descriptac, p. 101.

1864. Linyphia flliginea, Blackwnll, Spiders ofGreal Britain, t. Il, p. 216, pi. XV, fig. 142.

1866. Linyphia pusilla, Meuge, Preussische Spinncn, l. I, p. 100, pi. XIX, lab. XXXVI.

1870. Linyphia pusilla, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 50.

1878. Linyphia piailla, L. Bcckcr, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. eut. de

Belgique.)

1879. Linyphia pusilla, Cambridge, Spiders of Dorset, l. I, p. 251.

1884. Linyphia pusilla, E Simon, Les Arachnides de France, t. V (2e partie), p. 241.

Mâle (fig. 2). — Le céphalothorax esl brun-rouge, presque noir, chagriné.

Les yeux supérieurs forment une ligne un peu courbée en avant; ceux du milieu sont élevés sur des saillies 1res foi les. Le bandeau est un peu plus étroit que Paire oculaire.

Le plastron, noir, chagriné, est semé de crins.

Les chélicères (fig. 2c), granuleuses, sauf à la base, ne portent pas de lubercule plus gros au bord interne et pas de lubercule à la base.

Les pattes sont rougeâtres ou vcrdàlres; les fémurs sont munis d'une petite épine; celui de la première paire en porte trois; les épines des tibias et des métatarses sont courtes; celles de ce dernier article sont au nombre de deux ou trois.

La palella de la patte-iMchoirë porte un crin dressé assez court; elle esl un peu plus longue que large et plus courte que le tibia; le tarse est plus long que ces deux articles; le bulbe porte un stylum détaché, très long, qui forme le cercle et part de l'extrémité (fig. %d).

L'abdomen, qui varie comme celui de la femelle, lui ressemble beaucoup comme dessin.

Ordre de longueur des paties : t, 2= 4, 5.

Femelle (fig. 2a). — Le céphalothorax est semblable à celui du mâle, ainsi que les paties.

L'épigyne (fig. 2e) forme une saillie transversale assez faible; la fossette, étroite, esl masquée par le crochet du bord inférieur, qui est fauve et triangulaire.

L'abdomen est blanc un peu jaunâtre; dans le milieu se trouve une bande noire longitudinale, assez étroite, découpée sur les bords et finissant dans le bas par une tachelle triangulaire; plus bas encore sont deux lignes noires transversales dont la première est la plus large; deux bandes noires, denticulées en arrière, descendent sur les parties latérales; le ventre, est noirâtre; quelquefois le fond de l'abdomen esl noir plus ou moins foncé, avec deux grandes taches blanches, arquées en croissant, en avant, suivies de deux séries de trois taches allant en diminuant de grandeur; sur les parties latérales, une ligne blancjie, étroite en avant, denliculée des deux côtés, s'élargit, puis s'interrompt, pour finir par des taches dont la première se joint à la seconde de la série dorsale; sur le ventre, noir, sont deux petits points rougeâlres de chaque côté des filières.

Souvent encore les parties blanches de l'abdomen sont diminuées et n'existent même presque plus.

Ordre de longueur des paties : 1, 4, 2, 3.

ilOKUKS Celle Linyphia est assez fréquente en Belgique, surtout dans la province de Liège; on la

rencontre au printemps et en été sur les buissons bas et dans les prairies un peu humides. La toile, en forme de nappe, esl assez petite; l'araignée se tient par-dessous. L'accouplement a lieu vers la fin du mois de juin. Le cocon qu'elle dépose près de la toile contient un nombre varié et plus ou moins grand d'oeufs jaunâtres légèrement orangés; le cocon ressemble assez vaguement comme forme à un petit entonnoir.

Belgique.

DISTRIBUTION Brabanl : Boilsfort.

GÉOGRAPHIQUE. Hèqz : Barrage de la Gileppe, Baraque Michel, Spa, Slavelot, Comblain-au-Pont, Tilff, Remouchamps, Aywaille, Francorchamps.

Namur : llan-sur-Lesse, Mariemhourg.

Luxembourg : Awenne, Laroche, Marche, Barvaux.

France.

Toute la France — Corse (E. Simon).

Angleterre.

Dorselshirc (partout). — Hampshire. — Pays de Galles. — Ecosse: Glascow, Aberdecn.

Allemagne.

Bavière (partout). — Saxe : Hernhùlt. — Prusse.

AUTRICHE-HONGRIE

Tyrol (nord et sud). — Hongrie : Varannô, Ujhcly, Kôrlvclyes, Tasnad, Bartfa, Diakovâr, etc.

Bussie.

Environs de Saint-Pétersbourg. — Jekalerinoslaw. — Sibérie, entre Tobolsk-sur-Irlisch et Obdorsk, près

de l'embouchure de l'Ob.

Suisse.

Environs de Lucerne.

DESCRIPTION DES ARACHiMDES DE BELGIQUE. 29

Le nord de l'Italie.

Galice. — Torre de Allô.

Italie.

Espagne.

Suède.

i.Cl

LINYPHIA HORTENSIS, Sundcvall, 1830.

(PL IV, fig. 3, 3a, 3*, 3c, M, 3e, 3/.)

SYNONYMIE. 1830. Linyphia hortensis, Sundcvall, Svenska Spindlames Bcskr., in Vet-Akad. Handl., p. 213.

1841. Linypiiia syi.vatica, Blackwall, The differ. in the numb. of eyes, etc., in Transact. of tue Linn.

Soc, XV1I1, IV, p. 659.

18S1. Linypiiia pratensis, Blackwall, A Catal. of Brit. Spid., etc., in Ann. and Mac. of Nat. Kist.,

2e série, t. VIII, p. 449.

1861. Linypiiia iiokîensis, Wesiring,Araneœ Snecicœ, p. 99.

1863. Linypiiia albicincta, Cambridge, Descript. of 24 new spec. of Spid., in Zoolocist, p. 171 (8567).

1864. Linypiiia pratensis, Blackwall, Spiders ofGreal Brifaiu, i. Il, p. 215, pi. XV, fig. 141. 1866. Linypiiia iioktensis, Mcnge, Prcussische Spinncn, t. I, p. 108/: pi. XVilI, lab. XXXV. 1870. Linypiiia hortensis, Thorcll, Remarks on Synonyms, p. 48.

1878. Linypiiia hortensis, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de

Belgique.)

1879. Linypiiia hortensis, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 238.

1884. Linypiiia hortensis, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V (2e partie), p. 243-

description. M'aie (fig. 3a). :&-ÎÀ céphalothorax, chagriné, est brun rougeâlrc très foncé et plus noir en avant.

Les yeux supérieurs forment une ligne à peu près droite; ceux du milieu sont un peu soulevés. Le bandeau, plan, est plus large que Paire oculaire.

Le plastron, foncé, est chagriné régulièrement (fig. 3/).

Les chélicères, très forles, porlenl des granulations sur la face externe, pourvue à sa base, au milieu, d'une légère saillie, sans tubercule interne.

Les pâlies sont longues, jaunâtres, avec les fémurs rouge-orangé; ceux-ci portent une petite épine en dessous, sauf celui de la première paire, qui en porte trois; les tibias portent des épines dorsales assez courtes; il y a deux ou trois petites épines aux métatarses et quelquefois une seule aux paires de paltes antérieures.

Le fémur de la patte-mâchoire est courbé; la palella, plus longue que large, est plus courte que le tibia; le tarse est plus long que les deux articles précédents; le bulbe, très gros, ne porte pas de stylum détaché; à sa base se trouve une longue apophyse, étroite et recourbée (fig. 36).

L'abdomen, qui parfois ressemble à celui de la femelle, est le plus souvent noir, avec deux taches blanches en avant, près de la naissance de la bande longitudinale découpée peu visible.

Ordre de longueur des pattes : 1 , 4, 2, 3.

Femelle (fig. 3). — Le céphalothorax ressemble à celui du mâle.

Les pattes sont fauves, parfois un peu orangées, aux articulations surtout.

L'épigync, en saillie transversale, est marquée sur la face postérieure d'une large fossette arrondie sur les côtés; le bord inférieur porte un crochet vertical, droit, mince et assez long.

L'abdomen est blanc, avec une large bande centrale longitudinale, un peu plus étroite en avant, noire, dentelée et formant trois triangles superposés; puis, plus bas, deux lignes noires transversales se touchant par le milieu rejoignent les bandes noires, latérales, découpées également; le ventre et les filières sont noirs.

Quelquefois le ventre est gris foncé, violacé ou brun-rouge ; dans ce cas, la bande dorsale est d'un violet presque noir, ou brun-rouge très foncé comme les par!ies latérales (fig. 3<?).

Ordre de longueur des pâlies : 1 , 4, 2, 5.

MOEURS. Celle araignée est commune en Belgique; on la rencontre au printemps el pendant tout Télé.

Elle tend sa toile sur les herbes et. les petits buissons (fig. Sel); les fils sont légèrement jaunâtres

el très fins. La trame paraît parfois semée de pelils flocons de soie étoiles. La toile proprement

dite est un peu voûtée el d'une dimension ordinaire, mais l'échafaudage de fils qui la soutient

par-dessous et par-dessus est souvent très grand; j'en ai vu sur certains buissons qui atteignaient

jusqu'à un môlrc en hauteur. Le mâle est beaucoup plus rare que la femelle et mène une vie errante

el vagabonde.

Belgique.

hlSTRlBirriON Brabanl : Tout le Brabant. GEOGRAPHIQUE. JSamur : Davc, Dinnnt, Anseivmme, Yvoir, Marche-les- Dames.

Liège : Environs de Liège, S pa, barrage de la Gileppe, Comblain-au-Ponl, Modave.

Luxembourg : Saint-Hubert. Rcdu, Carlsbourg.

envers : Calmpthoul.

Limbourg : Gcnck, Dicpenbeck. Macscyck. Hasselt.

Hollande.

Maestricht

France.

Nord cl centre de la France (E. Simon.

Italie.

Italie du Nord : Bords du lac de Côme. — Tessin. — lies Borromccs - Ile d lschia (golfe de Naplcs),

Angleterre.

Ecosse: Glascow, Abcrdcen. — Dorsetshire : Bloxworlh. — Pays de Galles — Hampshire.

Allemagne.

Bavière : Nuremberg, Munich. — Fricdrichroda.

Suisse.

Grisons: Cuire. - Oberland : Berne, lac de Bricnz, Intcrlakcn.

Autriche- Hongrie.

Hongrie : Ujhcly, Tokay, i orna, S. Palak, Vilhorlat, Nag-Szollos, Varannô, Bartfa, Szinnaikô, Erdôbénye. — Tyrol.

Russie méridionale : Jeny-Sala.

Sdède.

Golhcmbourg, Upsal.

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