‹ Les arachnides de Belgique (volume 2)Chapitre 9 sur 23 · SYN0MM1E · texte numérisé non relu

SYN0MM1E

LINYPIIIA CLATHRATA, Sundevall, 4831.

(PI. V, iig. À, in, \b, le, \d.)

1850. Linypiiia clathrata, Sundevall, Svcnska Spindlarnes, in Vet-Akad. Handl., p. 218.

1855. Nëmene marcinata, Bl;ick\vnll, Charnel, of some Undescr. gen., clc, p. 188.

1854. Linypiiia miltiguttata, Widerct Rcuss, Zool. Mise. Arachn», p. 248 (234), pi. XVII, fig. G.

1857. Linypiiia lictcosa, C. Kocl», L'ebcrsic/it des Arnchniden-Syslcms, t I, p. 10.

1801. Linypiiia clathrata, Westring, Ârancac Suecicae, p. 94.

18C4. Nf.iiiene marcinata, Blackwall, Spiders ofGrcat Britain, t. II, p. 249, pi. XVII, fi*. 107.

1800. Linypiiia clathrata, Mcnge, Preussische Spinnen, t. I, p, 107, pi. XVIII, lab. XXX IV.

1870. Linypiiia clathrata, Thorrll, Remarks on Synonyme, p. 4o.

1878. Linypiiia clathrata, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. f.nt. de

Belgique.)

1879. Linypiiia clathrata, Cambridge, Spiders of Dorsct, l. I, p. 222.

1884. Linypiiia clathrata, E. Simon, Les Arachnides de France, I. V (2° partie), p. 244.

description. Mâle (fig. la). — Le céphalothorax est brun rougeâtre, souvent presque noir, chagriné, avec

un bord plus foncé cl une ligne médiane plus noire encore, effacée en avant.

Les yeux supérieurs sont disposés en ligue droite; ceux du milieu, plus gros, sont un peu soulevés; les yeux antérieurs forment une ligne droite ou liés légèrement arquée en arrière. Le bandeau, plan, vertical, est beaucoup plus large que Taire oculaire.

Le plastron, noir, est chagriné. Le bord supérieur de la rainure des chélicères porte deux denticules près de l'angle; le second est un peu pins élevé.

Les pâlies, peu longues, sont fauves ou olivâtres, avec les fémurs plus foncés, un peu rougcâlres; le fémur de la première paire porte deux épines au-dessus et une à la face interne; les fémurs des deuxième et troisième paires en ont deux au-dessus et celui de la quatrième en porte trois; les épines des tibias sont fortes et peu longues.

La palella de la paUc-mûchoire, convexe, aussi large que longue, est p!us courte que le tibia; celui-ci porte du côté externe un groupe de crins assez longs; le tarse est plus long et plus large que les deux articles précédents; le bulbe, dépourvu de stylum détaché, porte à l'extrémité une lame assez grande, échancrée, dont l'angle se prolonge en pointe; il porte encore un lobe externe terminé en large pointe obtuse cl un lobe terminal conique strié (fig. le).

L'abdomen est noir; la bordure blanche en avant, qui existe chez la femelle, est remplacée par deux simples points; les autres dessins sont plus ou moins effacés.

Femelle (i\%. 1). — Le céphalothorax est semblable à celui du mâle; les pattes, fauves, sont, parfois, comme chez le mâle, tachées de noir aux fémurs par-dessous; il y a deux épines aux fémurs des trois premières paires et trois à celui de la quatrième.

L'épigyne forme une petite saillie marquée au sommet d'une fossette en demi-cercle, plus large que longue, et terminée par un reboni droit en arrière (fig. \b).

L'abdomen est brun noirâtre, bordé de blanc à sa moitié supérieure; le rebord découpé est remplacé dans la partie inférieure par des taches aiguës triangulaires, obliques, qui manquent quelquefois; dans la partie dorsale, on remarque une ligne médiane plus foncée, souvent remplacée par des taches triangulaires dont les pointes s'étendent sur les côtés; vers le bas existe presque toujours un chevron noir suivi d'un point central. Le ventre, noirâtre, satiné, porte un point blanc de chaque côté du pli épigastrique.

Ordre de longueur des paites : 4, 1, 2, 3.

MOEURS. Cette espèce, très commune en Belgique, depuis le commencement du printemps jusqu'en

automne, vit sur les herbes, sur les mousses, les bruyères et les buissons bas; dans la province de Liège, je l'ai souvent observée près de terre entre des pierres tombées et des fragments de rochers; elle se fi le dans ces endroits une petite toile horizontale irrégulière, souvent salie par la pluie et la poussière, qui se termine dans l'angle en sac ou en tube -mal indiqué, dissimulé par des débris végétaux; cette toile n'est jamais soutenue par d'autres fils; l'araignée s'y tient le plus souvent cramponnée dans le centre (fig. ici); le mâle, qui est beaucoup plus rare, mène une vie errante et se rencontre accidentellement dans les chemins.

Belgique.

D!STK1BIT;o.\ Brabanl : Tous les environs de Bruxelles. Bousval, Noirhat, Diest, Wavre. (.EOt.RAPHKJllh. Anvers : Environs d'Anvers, Ecekeren, Calmplhoul, Arendonck, Malines, Stabroeck. Putte.

Limbourg : Genck.

Liège : Environs de Liège, Huy, Modave, Spa, Tilff.

Namur : Environs de Namur, Y voir, Haslière, Marchc-les-Dames, Mariembourg.

Luxembourg : Marche, Laroche, Melreux, Herbeumont, Houflalize, Redu.

Flandre orientale : Environs de Gand, Alost, Assenede.

Flandre occidentale : Environs de Bruges, Heyst, Ostende, Knocke.

Hainaul : Tournai, Belœil, Blaregnies, Braine-le-Comte (forêt de ta Houssière), Hennuyères, Enghien.

HOLLAINDE.

Répandue partout.

France.

Toute la France (E. Simon).

Angleterre.

Ecosse : Glascow, Aberdeen. — Dorsetshire : Bloxworlh, etc. — Hampshire. — Pays de Galles.

Suisse.

Tessin. — Environs de Lucerne.

Bavière (partout). — Prusse. — Silésie

Tyrol : Inspruek, Trente. — Galicie. — Hongrie : Homonna, Szinnaikô, Szôllôske.

Italie.

Russie.

Suède. i

Toute l'Italie du Nord. .

Jekaterinoslaw, Simferopol. — Finlande.

Golhembourg, Upsal.

Les Linyphia étrangères à notre faune sont :

L. insignis, Blackwall — L. phrygiana, C. Koch. — L. clairi, E. Simon. — L. impigra, Cambridge. — L. furliva, Cambridge. — L. albomaculata, Caneslrini et Pavcsi. — L. palilis, L. Kocn. — L. Miiklini, Thorell. — L. polila} Blackwall. — L. pyrenaea, Thorell. — L sagittata, Grube. — L. encawtla, L. Becker (Moldavie).

SYNONYMIE

CARACTÈRES DU GENRE

Genre TARANUCNUS, E. Simon, 4 884.

1884. Takanucnus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 248.

La ligne supérieure des yeux est tellement arquée en avant que la base des yeux du milieu arrive au moins au niveau du centre des latéraux; les yeux du milieu sont plus gros et plus séparés; la ligne antérieure est droite ou légèrement courbée en arriére; les yeux du milieu sont plus petits et plus resserrés; les quatre du milieu forment un carré plus étroit en avant et au moins aussi large que long; ceux du premier rang sont beaucoup plus petits que les supérieurs. Le bandeau est plus large que l'aire oculaire.

Le céphalothorax est court, ovale; chez la femelle, il est très légèrement élevé en avant, tandis que chez le mâle il s'élève assez fortement dans la partie céphalique; le front, large, obtus, un peu conique, est surmonté de crins; une strie profonde, longitudinale divise en entier la partie thoracique.

Le plastron, en forme de triangle, convexe surtout en arrière, est aussi large que long.

Les chélicères, inermes en avant, divergentes dans la seconde moilié, sont beaucoup plus longues que le bandeau; une seule dent solide, reculée sur l'angle, occupe le bord supérieur de la rainure.

Les pattes, fines et très longues, portent des épines sur les fémurs, les tibias et les métatarses; les épines des tibias sont seules plus longues que le diamètre de l'article.

Les Taranucnus sont un peu plus petits que les Linyphia.

SYNONYMIE

TARANUCNUS SETOSUS, Cambridge, 1863.

(PL V. fig. 3, 'Sa, U, 3c.)

1863. Linyphia setosa, Cambridge, ZooL, p. 8578, et Trans. Lin. Soc. Lond., t. XXVIII, p. 446.

1879. Linyphia setosa, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 191.

1884. Taranucnus setosus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V (2° partie), p. 258.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 3a). — Le céphalothorax, foncé, est rougeâtre, avec une ligne marginale très fine;

la partie céphalique s'élève en avant et la région oculaire fait saillie au-dessus du bandeau, qui est concave et beaucoup plus large; la région oculaire est garnie de crins très forts, placés en avant et au-dessus.

Les yeux supérieurs, cerclés de noir, forment une ligne arquée en avant; les yeux antérieurs forment une ligne droite; ceux du milieu, plus petits, plus rapprochés, sont placés sur une seule tache noire.

Le plastron, brun très foncé, porte des crins assez longs. Les chélicères, plus longues que le bandeau, présentent au bord supérieur de la rainure une suite de cinq très petites dents égales.

Les pattes, fauve clair, sont très allongées; les fémurs sont munis d'une épine placée un peu avant le milieu, sauf celui de la première paire qui en porte deux du côté interne; ces épines sont plus courtes aux paires postérieures; les tibias ont deux épines dorsales; deux paires de 2-2 latérales à la première paire, une seule épine latérale externe à la seconde et pas d'épines latérales aux pattes postérieures; les métatarses des première, troisième et des quatrième paires portent une seule petite épine par-dessus; celui de la seconde paire en porte deux; elles sont toutes très courtes et très fines.

La patella de la patte-mâchoire, convexe, plus longue que large, offre en avant, au-dessus, un long crin droit; elle est de même longueur que le tibia; le tarse est assez petit; par-dessus, sa base XII. 21

MOEURS

sinueuse se prolonge légèrement en dedans en pointe courte; le bord externe est marqué d'une échancrure (fïg. 36).

L'abdomen, un peu plus allongé, ressemble assez comme coloration à celui de la femelle.

Ordre de longueur des pattes : 1, 2, 4, 3.

Femelle (fïg. 3). — Les yeux supérieurs forment une ligne un peu arquée en avant; ils sont plus gros et plus resserrés.

L'épigyne forme une plaque assez grande, non élevée, marquée sur les côtés de deux lobes presque ronds, lisses et brun rougeâtre; on remarque dans le milieu un grand espace triangulaire un peu déprimé et plissé en travers (fig. 3c).

L'abdomen est gris rougeâtre ou fauve; dans le milieu sont placés quatre points noirs formant un carré, les postérieurs allongés et un peu obliques; plus bas se trouvent deux accents transversaux, le second plus étroit que le premier; l'extrémité de l'abdomen est noirâtre; sur les côtés on trouve une ligne qui rejoint plus bas le second accent; le ventre est brun plus ou moins foncé.

Ordre de longueur des pattes : 1, 4, 2, 3.

Cette petite araignée est très rare en Belgique; je ne l'ai observée qu'une seule fois dans le Limbourg, au bord des grands marais de Genck; elle avait tendu ses fils à la base des roseaux.

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Limbourg : Marais de Genck.

Belgique.

France.

Aisne : La Fertc-Milon, vallée de Savières, près le Port-aux-Perches. — Aube : Villechétif. — Basses- Pyrénées : Saint-Jean-de-Luz (E. Simon).

Angleterre.

Dorsetshire : Bloxworth.

Les Taranucnus étrangers à notre faune sont :

T. furcifer, E. Simon. — T. orpheus, E. Simon. — T. phragmitis, E. Simon. — T. Marqueti, E.Simon. — T. lucifùga, E. Simon. — T. furciger, Canestrini (?). — T. Sordellii, Pavesi (?). — T. croaticm, Chyzer (Araneœ Hungariœ). — T. Herculanus, Kulczynski (Araneœ Hungariœ)?

SYNONYMIE

Genre LABULLA, E. Simon, 1884.

Linyphia de tous les auteurs.

1884. Labulla, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 261.

CARACTÈRES DU GENRE

Les yeux supérieurs forment une ligne droite; ils sont gros et séparés par un intervalle au moins aussi large que leur diamètre; la ligne antérieure des yeux est arquée en avant; ces yeux sont également gros et égaux; ceux du milieu sont un peu proéminents et plus resserrés, mais l'intervalle des latéraux n'excède jamais la largeur de leur diamètre; les quatre du milieu forment un carré un peu plus long que large; quelquefois les antérieurs sont un peu plus gros que les supérieurs; les saillies communes qui supportent les yeux latéraux sont très fortes.

Le bandeau est un peu plus large que l'aire oculaire chez la femelle, et beaucoup plus large chez le mâle.

Le plastron, triangulaire, peu convexe, est au moins aussi large que long, surtout chez le mâle.

Les chélicères, fortes, un peu divergentes près de leur extrémité, sont plus longues que le bandeau; il y a trois fortes dents égales, isolées au bord supérieur de la rainure; au bord inférieur il y a une série de trois ou quatre petites dents assez resserrées.

Les lames maxillaires sont plus larges que chez les Linyphia.

Les deux premières paires de pattes sont beaucoup plus longues que les deux dernières, surtout chez les mâles; elles sont munies de longues épines aux fémurs, aux tibias et aux métatarses.

Les Labulla ressemblent assez aux Theridion, surtout aux Nesticus, à cause de leur abdomen arrondi et de la longueur relative des pattes antérieures.

SYNONYMIE

LABULLA THORACICA, Wider, 1834.

(PL V, fig. 2, 2a, 26, 2c, M.)

1854. Linyphia thoracica, Wider et Reuss, Zoologische Miscellen Arachniden, p. 254 (261), pi. XVII,

fig. 10.

1841. Linyphia cauta, Blackwall, 77*e dif/er. in Ihe numb. ofeyes, eic, p. 655. 1861. Linyphia thoracica, Wesiring, Àrancœ Suecicœ, p. 107.

1864. Linyphia cauta, Blaekwall, Spiders of Great Britain, t. II, p. 222, pi. XV, fig. 145. 1870. Linyphia thoracica, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 52.

1878. Linyphia thoracica, L. fiecker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de

Belgique.)

1879. Linyphia thoracica, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 180.

1884. Ladulla thoracica, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V (2e partie), p. 262.

Mâle (fig. 2a). — Le céphalothorax est fauve olivâtre ou rougeâlre, entouré d'une bande marginale noire assez large; dans le milieu existe une bande longitudinale s'élargissant sur la partie céphalique; près des yeux se trouvent des crins assez longs, et au-dessus des crins plus courts formant trois petites lignes longitudinales.

Les yeux sont entourés de cercles noirs qui se prolongent en pointe en arrière; les antérieurs forment une ligne un peu arquée en avant. Le bandeau, concave sous les yeux, est plus large que Taire oculaire.

Les chélicères, chagrinées et striées, sont plus longues que le bandeau. Le plastron est noir.

Les pattes sont longues, de même couleur que le céphalothorax; les fémurs portent deux anneaux foncés, moins marqués aux paires antérieures, et un troisième anneau plus étroit à l'extrémité; les tibias ont deux anneaux, mieux marqués aux paires postérieures; les métatarses postérieurs seuls sont légèrement annelés.

Le fémur de la patte-mâchoire est rayé de noir. sur la face externe; la patella, plus longue que large, est munie à son extrémité d'un crin très long et très fort; elle est de même longueur au moips que le tibia; le bord antérieur de ce dernier se prolonge en dessus en apophyse épaisse, obtuse, dirigée en avant au-dessus de la base du tarse; celui-ci est grand, dilaté et arrondi extérieurement, puis devient plus étroit; il ne recouvre que légèrement le bulbe; ce dernier porte à sa base une apophyse rouge-brun, perpendiculaire, recourbée au bord externe, et présente encore une lame membraneuse en forme de voile et un long stylum qui forme deux très grands cercles, plus larges que le bulbe et le tarse (fig. 26).

L'abdomen est coloré comme celui du mâle ; souvent les dessins sont plus difficiles à distinguer. Ordre de longueur des patles : 1, 2, 4, 3.

Femelle (fig. 2). — Les pattes et les pattes-mâchoires sont annelées; les fémurs des deux premières paires portent par-dessus, avant le milieu, une épine très forte; ceux des deux paires postérieures portent la même épine placée près de la base; de plus, le fémur de la première paire porte une seconde épine sur sa face antérieure; les épines des tibias sont longues; les métatarses sont également épineux.

L'épigyne, en saillie, porte une grande fossette transversale entourée d'un rebord, rougeâtre, échancré au bord postérieur; la fossette est divisée dans la première moitié par une carène qui part du bord supérieur.

L'abdomen (fig. 2ri), convexe, est fauve plus ou moins ponctué de blanc; quelquefois même il paraît blanc tout entier; il porte quatre taches formant un carré plus étroit en avant; les deux premières taches sont souvent réunies par une ligne fondue; au milieu se trouve une bande longitudinale étroite, s'élargissant un peu surtout à la hauteur des secondes taches du carré; plus bas se trouve une bande noire, denticulée, souvent remplacée par deux ou trois lignes transversales en forme d'accents; une bordure noire s'étend sur les côtés; cette bordure vient parfois rejoindre en arrière la bande dorsale chez les individus foncés que l'on trouve quelquefois; dans ce cas, les dessins sont diffus et les parties blanches presque effacées; le ventre, noirâtre, porte une tache blanche près des filières.

Ordre de longueur des pattes: 1, 2, 4, 3 ou 1, 4-, 2, 5.

MOEURS. Cette araignée, assez rare, paraît peu répandue en Belgique. On la trouve depuis le printemps

jusqu'à la fin de l'été. Je l'ai observée le plus souvent au pied des gros hêtres, dans les forêts. La toile est établie assez près de terre, dans un creux près des racines; elle est horizontale ou un peu oblique et irrégulière. L'araignée se lient quelquefois dans le centre, mais le plus souvent elle est cachée à proximité dans la mousse, sous une feuille ou sous un coin d'écorce soulevé. Au moment de la ponte, elle commence par tendre quelques fils courts, assez serrés; dans cette petite trame, elle dépose ses œufs (fig. 2c) les uns à côté des autres, au nombre de cinquante à soixante-dix; ces œufs, jaunes, non agglutinés, sont tenus ensemble par les fils du réseau; elle recouvre ensuite le tout de flocons soyeux en tournant tout autour. Je lui ai vu faire plusieurs fois ce travail en captivité.

En Suisse, je l'ai trouvée dans la vallée de la Reuss, cachée dans des amoncellements de bois au bord du chemin.

DISTRIBUTION Brabant : Boitsfort, Groenendael. GÉOGRAPHIQUE. Luxembourg : Red u

Grand- Duché de Luxembourg.

Diekirch.

France.

Toute la France (E. Simon).

Angleterre.

Ecosse : Glascow, Castle Douglas. — Irlande. — Dorsetshire : Bloxworth, etc. — Pays de Galles. — Hampshire.

Allemagne.

Bavière : Nuremberg.

Suisse.

Environs de Lucerne, Righi, vallée de la Reuss, Andcrmatt. — Grisons: Saint-Maurice, Flims. — Tessin : Lugano, Monte-Generoso.

Autriche-Hongrie.

Tyrol : Trente. — Galicie : Lemberg. — Hongrie : Bartfa, Vratnik.

Italie.

Toute l'Italie du Nord.

Danemark.

Environs de Copenhague.

Suède.

Gothembowrg.

Une espèce de Labulla est étrangère à notre faune : L. rupicola, E. Simon.

Genre LEPTYPHANTES, Menge, 4866.

Linyphia des auteurs.

1866. Leptyphantes, Menge, Preussische Spimicn, i. I, p. 151. 1866. Bathyphantes, Menge (ad partem), Preussische Spinnen, i. I, p. III. 1884. Leptyphantes, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 265.

CARACTÈRES DU GENRE

Les yeux supérieurs forment une ligne droite ou 1res légèremenl arquée en avant; ils sont gros; quelquefois ceux du milieu, un peu plus gros que les latéraux, sont rapprochés; leurs intervalles sont plus étroits que leur diamètre; les yeux du premier rang rapprochés forment une ligne droite ou très légèremenl arquée en avant; ceux du milieu, un peu plus petits, sont plus resserrés. Les quatre yeux du milieu forment un carré beaucoup plus étroit en avant et à peine plus long que large; de fortes saillies obliques supportent les yeux latéraux. Le bandeau est à peu près aussi large que Paire oculaire; il est concave sous les yeux, puis un peu avancé.

Le céphalothorax, ovale, atténué, assez court, se relève sensiblement en avant sans êlre conique; le front, oblusément tronqué, est assez large.

Le plastron, triangulaire, est au moins aussi large que long, surtout chez le mâle.

Les chélicères, plus longues que le bandeau, sont divergentes dans la seconde moitié; deux ou trois dents coniques, assez forles occupent, avant l'angle, le bord supérieur de la rainure; trois ou quatre très petites dents garnissent le bord inférieur.

La lèvre, beaucoup plus large que longue à sa base, est arquée et fortement rebordée au bord antérieur.

Les lames maxillaires sont courtes et larges, mais pourtant un peu plus longues que larges, parallèles, droites aux bords interne et externe, avec l'angle externe arrondi; elles sont tronquées obliquement à l'extrémité et très peu dilatées à l'insertion du trochanter.

Les pattes sont longues et fines; les épines des tibias et des métatarses sont plus longues que le diamètre de l'article; les fémurs de la première paire seuls sont munis d'une ou deux épines.

Les Leptyphantes très petits, se rapprochent des Linyphia, mais on les distingue aisément à la grosseur de leurs yeux et à leur large plastron convexe.

LEPTYPHANTES MINUTUS, Blackwall, 1833.

(PL V, fig. 4, 4a, ib, 4c, 4d, 4e.)

SYNONYMIE

Linyphia nebulosa, Sundevall (var. y), Sienska Spindlarnes, in Vet-Akad. Handl., p. 219. Linyphia minuta, Blackwall, Charact of some undescr. gen.y etc., in Lond. and Edinb. Phil. Mac,

3e série, t. III, p. 191.

Linyphia domestica, Wider et Reuss, Zool. Mise. Arachn., p. 259 (265), pi. XVIII, fig. 1. Linyphia domestica, Westring (ad partem), Araneœ Suecicœ, p. 114. Linyphia minuta, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. Il, p. 218, pi. XV, fig 144. Leptyphantes muscicola, Menge, Preussische Spinncn, t. I, p. 151, pi. XXIV, lab. LUI. Linyphia minuta, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 55. Linyphia minuta, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 184. Leptyphantes minutus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V (2e parlie), p. 271.

DESCRIPTION Mâle (fig. 4a). — Le céphalothorax est rougeâtre plus ou moins pâle.

Les yeux supérieurs sont entourés de cercles noir se prolongeant un peu en arrière; ils forment une ligne droite comme les yeux antérieurs; ceux du milieu sont placés sur une tache noire commune. Le bandeau est un peu plus large que l'aire oculaire.

Le plastron est brun.

Les chélicères (fig. ie) sont beaucoup plus longues que le bandeau; il y a trois petiles dents presque égales au bord supérieur de la rainure.

Les pâlies, fines, sont longues et légèrement annelées; le fémur de la première paire seul porte une épine vers le milieu du côté interne; les patellas en ont une également; les tibias des deux premières paires en offrent deux au-dessus, deux au côté externe, une au côté interne et une en dessous; les métatarses présentent tous trois épines encore plus fines.

La patella de la patte-mâchoire, plus longue que large, est élevée et conique en avant; le cône porte une longue épine droite ; le tibia, plus étroit à sa base, est à peu près de même longueur que la patella; il est pourvu d'un crin courbé placé par-dessus, vers le milieu; le tarse porte à sa base, par-dessus, une forte saillie conique; il existe le long du bord externe une carène profondément échancrée dans le milieu (fig. Ab).

L'abdomen ressemble comme coloration à celui de la femelle.

Femelle (fig. 4-). — Les pattes sont nettement annelées.

L'épigyne se présente en gros tubercule bas, courbé en arrière et marqué au sommet d'une grande fossette arrondie, partagée par un crochet qui part du bord supérieur; ce crochet, ovale, faiblement échancré dans le milieu, tronqué à l'extrémité, renferme un petit lobe arrondi, convexe au-dessus, marqué de deux impressions parallèles, allongées (fig. 4-c, 4d).

L'abdomen, convexe, est fauve plus ou moins grisâtre, ponctué de blanc ou de jaune pâle ; dans le haut se trouvent deux taches noirâtres, plus ou moins arrondies, qui se touchent souvent; plus bas sont placées quelques taches, en forme d'accents, qui vont en diminuant d'avant en arrière; quelquefois les deux dernières forment de petits triangles; sur les côtés se trouve une bande noirâtre, assez large, sinueuse, bordée du côté interne par une ligne blanche souvent effacée dans le bas ou, parfois se prolongeant, elle se recourbe au-dessus pour former une ligne arquée transversale au-dessus des filières; le ventre est noir.

Ordre de longueur des pattes : 1, 2, 4, 3.

Cette araignée est rare en Belgique. Aux environs de Bruxelles, je l'ai fait tomber en secouant des fagots, à la lisière d'un bois, près du grand étang de Groenendael. Dans le Luxembourg, je l'ai trouvée dans le creux d'un rocher couvert de lierre et de mousse, au mois de septembre.

Ses mœurs me sont inconnues.

DISTRIBUTION grabanl : Groenendael.

MOEURS

GÉOGRAPHIQUE

Luxembourg : Redu.

France.

Seine-et-Oise : Chaville. — Eure: Évreux. — Seine-et-Marne: Fontainebleau. — Puy-de-Dôme: Royat. — Ain: Forêt d'Arvières. — Gironde: Arcachon. — Bouches-du-Rhône : Martigues. — Var : Environs d'Hyères.

Angleterre.

Dorsetshire (partout). — Tout le nord de l'Angleterre. — Ecosse. — Pays de Galles.

Autriche-Hongrie.

Hongrie : Ujhely, Velejte, Homonna, Budapest, etc.

Suède.

Gothembourg, Upsal.

SYNONYMIE

LEPTYPHANTES NEBULOSUS, Sundevall, 1829.

(PI. VI, fig. % la, "2b, 2c, 2rf.)

Linyphia nebulosa, Sundevall (ad partem), Svenska Spindlarnes, in Vet-Axad. Handl., p. 218.

Linyphia furcula, C. Koch, Uebersicht des Arachniden- Systems, l. I, p. 10.

Linyphia vivax, Blackwall, The differ. in ihe numb. ofeyes, etc., p. 657.

Linyphia crypticola, Westring, Fôrleckn., etc., p. 57.

Linyphia ckypticola, Weslring, Araneœ Succicœ, p. 115.

Linyphia vivax, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. II, p. 221, plf XVI, fig. 146.

Leptyphantes crypticola, JVJenge, Preussischc Spinnen, t. 1, p. 155, pi. XXV, lab. LIV.

Linyphia circumflexa, Ohleri, Aran. d. Prov. Preuss., p. 4o.

Linyphia crypticola, Thorell, Remarks on Synonyme, p. 54.

Linyphia nebulosa, L. Beeker, Catalogue 'des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent.de

Brlgique.) Linyphia nebulosa, Cambridge, Spiders of Dorset, t. II, p. 512. Leptyphantes nebulosus, E. Simon, Les Arachnides de France, I. V (2e parlie), p. 275.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 2a). — Le céphalothorax est fauve plus ou moins rougeâtre; dans le milieu se

trouve une bande longitudinale étroite, noire, qui se bifurque en avant sur la parlie thoracique.

Les yeux supérieurs entourés de cercles noirs qui se prolongent légèrement en arrière, sont disposés en ligne droite; les yeux antérieurs forment également une ligne droite; une seule petite tache noire porte ceux du milieu. Le bandeau, vertical, est un peu plus large que Taire oculaire.

Le plastron, brun, chagriné, est garni de crins.

Les chélicères sont plus longues que le bandeau; le bord supérieur de la rainure porte deux dents dont la seconde, placée sur l'angle, est la plus forte.

Les pattes sont longues et vaguement annelées; le fémur de la première paire porte une épine placée vers le milieu du côté interne; les patellas sont munies d'une. épine par-dessus; le tibia de la première paire offre deux épines par-dessus et 2-2 épines latérales; celui de la deuxième paire présente deux épines par-dessus et 4-10 épines latérales; de plus, une rangée de six épines inférieures; tous les métatarses en ont trois.

La patella de la patte-mâchoire, convexe, courbée, plus longue que large, porte en avant, au-dessus, deux crins assez forts; le tibia, plus court que la patella, est pourvu par-dessus, à l'extrémité, d'une apophyse rebordée, noirâtre, tronquée et légèrement échancrée au sommet (fig. 2c).

L'abdomen ressemble à celui de la femelle.

Femelle (fig. 2). — Le céphalothorax est semblable à celui du mâle, avec une fine ligne marginale noire.

Les pattes sont annelées.

L'épigyne s'élève en tubercule ovale, assez gros, avec la partie terminale repliée et en forme de palette bilobée, fortement rebordée (fig. 26).

L'abdomen, convexe, ovale allongé, est gris blanchâtre; dans le milieu se trouvent quatre taches noires découpées, reliées entre elles par des traits transversaux en forme d'accents; plus bas se voient quelques traits transversaux qui se resserrent en diminuant; sur les côtés existe une bande noirâtre, qui s'élargit un peu au niveau des taches dorsales et qui ne descend pas jusqu'aux filières ; le ventre, noir, porte une ligne blanchâtre, ponctuée, longitudinale.

Ordre de longueur des pattes : 1,2, 4, 5.

MOEURS

Cette araignée, assez rare, paraît peu répandue en Belgique. On la rencontre depuis le milieu de l'été jusqu'en automne. Je l'ai observée aux environs de Bruxelles, cachée sous les écorces et les mousses des sapins près desquels elle avait tissé sa petite toile fine et légère. Dans la province de Liège, je l'ai trouvée dans des anfractuosités de rochers et dans des trous de vieilles murailles.

Elle est rare en France, où M. Simon Ta rencontrée dans des carrières. Elle paraît plus commune en Angleterre, où M. Cambridge Ta observée dans l'intérieur des habitations.

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Belgique.

Brabant : Environs de Bruxelles, Boitsfort, Villers-la-Ville (ruines). Liège : Modave, Tilff, Comblain-au-Pont.

France.

Oise : Précy.

Angleterre.

Ecosse: Glascow. — Environs de Bath. — Environs de Manchester.

AUTRICHE-HOINGRIE.

ïyrol (nord). — Hongrie : Gôdôllô, Kolozsvar, etc.

Russie.

Hertfordshire.

Sewaslopol. — Sibérie.

Moldavie : Jassy.

Upsal.

Roumanie.

Suède

SYNONYMIE

LEPTYPHANTES LEPROSUS, Ohlert, 1865.

(PI. VI, fig. 3, 3a, 3b, 3c.)

1861. Linyphia domestica, Westring (ad partem), Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 114.

1865. Linyphia leprosa, Ohlert, Arachn. Studien, p. 12.

1867. Linyphia leprosa, Ohlert, Aran. d. Prov. Preuss-, p. 47.

1872. Linyphia confusa, Cambridge, Tram. Linn. Soc, t. XXVII, p. 427, pi. LV, fig. 21.

1878. Linyphia leprosa, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent.

de Belgique.)

1879. Linyphia leprosa, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 181.

1884. Leptyphantes leprosus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V (2° partie), p. 279.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 3«). — Le céphalothorax est fauve pâle.

Les yeux supérieurs en ligne droite, sont placés sur des cercles noirs qui se prolongent en arrière; les yeux antérieurs forment également une ligne droite; ceux du milieu sont placés sur une seule tache noire. Le bandeau, vertical, est plus large que Taire oculaire. Le plastron est brun.

Les chélicères sont plus longues que le bandeau; il y a trois dents placées près de l'angle, au bord supérieur de la rainure ; celle du milieu est la plus forte.

Les pattes, sans anneaux, sont longues et assez fines; les fémurs ne portent pas d'épines, sauf celui de la première paire qui en a une, placée vers le milieu du côté interne; les patellas en portent une par-dessus; les tibias des deux premières paires en ont deux dessus, deux du côté externe, une au côté interne et une en dessous; le métatarse de la troisième paire n'en a que deux, une dessus et l'autre externe ; celui de la quatrième paire n'en porte qu'une au-dessus.

La patella de la patte-mâchoire, arrondie au-dessus, offre un crin grêle, légèrement sinueux, arqué en avant; le tarse présente à sa base, du côté interne, une forte saillie conique, et le long du bord externe une carène échancrée au milieu, pourvue près de sa base d'une légère saillie (fig. 36).

MOEURS

DESCRIPTION DES ARACHNIDES DE BELGIQUE. Ai

L'abdomen ressemble à celui de la femelle comme coloration. Ordre de longueur des pattes : 1, 2, 4, 3.

Femelle (fig. 3). — Les pattes sont presque toujours largement annelées.

L'épigyne forme un tubercule assez gros, bas, courbé en arrière; elle est marquée au sommet d'une grande fossette divisée par un crochet très long, parlant du bord supérieur, élargi en arrière, tronqué carrément; les bords latéraux de la fossette sont marqués vers le milieu, de chaque côté, d'une légère saillie rentrante (fig. 3c).

L'abdomen est convexe, ovale, grisâtre, confusément ponctué de blanc, marqué de deux taches noires ovales qui se touchent quelquefois; ces taches sont suivies d'une série d'accents allant en diminuant vers le bas; on distingue sur les côtés une bande foncée, sinueuse, bordée intérieurement d'une ligne blanche souvent peu visible; le ventre est noirâtre.

Tous ces dessins se rapprochent beaucoup de ceux du L. miîiutus, mais sont toujours moins distincts.

Cette araignée n'est, jusqu'à présent, ni commune ni très répandue en Belgique; on la rencontre pendant tout l'été et l'automne, dans les bois, au pied des arbres, sous les mousses, sous les bruyères ou les herbes desséchées; à Tilfï, je l'ai trouvée à l'entrée de la grotte, dans un creux de rocher. Dans les Ardennes, elle se cache dans les crevasses des arbres recouverts de lierre et de lichens.

Elle est très commune en France et en Angleterre.

Belgique.

DISTRIBUTION

Brabant : Groenendael.

Luxembourg : Redu.

Liège : Tilff.

France.

Oise : Carrières de Précy, Chantilly. — Seine- Inférieure : Forêt de Lalonde. — Seine : Environs de Paris. — Seine-et-Marne : Fontainebleau. — Marne : Forêt de la Montagne-de-Reims. — Aube : Troyes, bois de Chappes. — Morbihan : Plouharnel. — Cantal : Le Lioran. — Isère : Le Sappey. — Basses-Alpes : Digne. — Var : Plage de l'Almanarre. — Pyrénées-Orientales : Montlouis.

Angleterre.

Ecosse : Glascow, Aberdeen. — Répandue dans toute l'Angleterre.

Suisse.

Tessin : Lugano.

Autriche-Hongrie.

Hongrie : Ujhely, Velejte, Homonna, Budapest, etc.

Russie.

Odessa, Jekaterinoslaw, Simferopol, Sewastopol. — Finlande.

Suède.

Gothembourg, Upsal.

Ile Sainte-Hélène.

Liban. — Syrie : Jaffa, Beyrouth.

Afrique.

Turquie d'Asie.

XK

SYNONYMIE

DESCRIPTION

MOEURS

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

LEPTYPHANTES MUGHI, Fickert, 1875.

(PI. VI, fig. i, la, \b, le, ici.)

1875. Linyphia mughi, Fickert, Myr. und Aran. V. Kamme des Riensengeb., p. 18, pi. I, fig. 12. 1884. Leptyphantes mughi, E. Simon, Les Arachnides de France, U V (2e partie), p. 288.

Mâle (fig. la). — Le céphalothorax, rougeâtre, assez foncé, est entouré d'une ligne brune très fine. Le bandeau est presque aussi large que Taire oculaire.

Les chélicères, à peu près deux fois plus longues que le bandeau, sont fortes, très atténuées, divergentes et striées très légèrement au côté externe.

Les pattes sont solides, assez longues et rougeâtres; les fémurs de la première paire sont armés dans leur seconde moitié d'une fine épine interne; les épines des tibias sont à peu près deux fois plus longues que le diamètre de l'article aux pattes postérieures, et plus courtes aux autres; il y a une seule épine au-dessus, dans la première moitié des métatarses.

La patte-mâchoire est fauve; le tarse est plus foncé, avec le fémur court et plus étroit à sa base; la patella, presque aussi large que longue, porte en avant un long crin effilé; le tibia, presque aussi long que la patella, est tronqué à son extrémité.

Le tarse, assez grand, large, obtus, est atténué aux deux extrémités; à la base de son angle interne existe un petit prolongement conique, lainclleux, dirigé perpendiculairement en dedans; il n'y a pas de stylum détaché au bulbe (fig. 16, le).

Femelle (fig. 1). — L'épigyne forme une saillie basse, transversale, et porte au milieu un crochet rougeâtre, un peu échancré en arrière (fig. le?).

L'abdomen, allongé, est rougeâtre fauve, lestacé; dans la première moitié se trouve une bande brune, lancéolée, plus ou moins indiquée; vers l'extrémité, on remarque quelques accents transversaux, peu distincts et sur les côtés, une large bande blanche ponctuée, plus étroite en arrière; l'abdomen est irrégulièrement ponctué de blanc; le ventre est plus foncé dans le milieu.

Ordre de longueur des pattes : 1, 2, 4, 3.

Je n'ai rencontré que bien rarement cette araignée, dans les endroits humides, sur des buissons de hêtre.

Belgique.

France.

Hollande.

Autriche-Hongrie.

Hongrie : Okolo, Tâtrafûred, Tetra, Dobsina, etc.

Allemagne.

Brabant : Onkerzeele. — Noirhat.

Isère : Le Sappey, Bourg-d'Oisans.

Reçue sans désignation de localité.

SYNONYMIE

LEPTYPHANTES CRISTATUS, Menge, 1866.

(PL VI, fig. 4, 4a, 4b, 4c.)

1866. Bathyphantes cristatus, Mcnge, Preussische Spinnen, t. 1, p. 121, pi. XXII, fig. 46.

1870. Linyphia cristata, Thorcll, Remarks on Synonyms, p. 557.

1872. Linyphia decolor, Cambridge (non Westring), Trans.ofLinn.Sod, t. XXVII, p. 437, pi. LVI, fig. 28.

1874. Linyphia cristata, Cambridge, Idem, t. XXX, p. 528.

1 874. Linyphia explicata, Cambridge, Idem, t. XXX, p. 328.

1879. Linyphia cristata, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 195.

1880. Linyphia cristata, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.) 1884. Leptyphantes cristatus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V (2e partie), p. 289.

DESCRIPTION. Mâle (fig. la). — Le céphalothorax, fauve plus ou moins rougeâtre, est bordé d'une ligne

marginale noire très fine.

Les yeux supérieurs, égaux, disposés en ligne droite, sont entourés de petits cercles noirs qui se prolongent légèrement en arrière.

Les yeux antérieurs sont également disposés en ligne droite; une seule tache noire porte les deux yeux du milieu. Le bandeau, creusé sous les yeux, est au moins aussi large que Paire oculaire. Le plastron, brun, est convexe. Les chélicères sont beaucoup plus longues que le bandeau.

Les pattes, de la même couleur que le céphalothorax, sont assez fines et longues; les fémurs ne portent pas d'épines, sauf celui de la première paire, qui en présente une courte au côté interne; les patellas portent une épine au-dessus; les tibias ont deux épines dorsales et une épine latérale, placée au niveau de la seconde épine dorsale; ces épines sont un peu plus longues aux paires postérieures; les métatarses portent tous une épine au-dessus, dans la première moitié.

La palella de la patte-mâchoire, convexe, un peu plus longue que large, porte au-dessus un crin droit, plus long que l'article; le tibia, à peu près de même dimension que la palella, porte audessus cinq ou six crins longs et forts et au côté interne quelques crins plus courts; le tarse, assez grand, porte à sa base, en dessus, une petite saillie conique (fig. Ib).

L'abdomen, comme celui de la femelle, est orné de taches et de bandes noirâtres, généralement moins bien indiquées.

Femelle (fig. I). — Le céphalothorax est semblable à celui du mâle.

L'épigyne forme une fossette rebordée, en demi-cercle, un peu plus large que longue; de son bord antérieur part un crochet lisse, rougeâtre, tronqué droit au niveau de son bord postérieur; ce crochet, qui divise la fossette, va en s'élargissant beaucoup de la base à l'extrémité; il forme un triangle à peu près aussi large que long (fig. le).

L'abdomen, convexe, ovale allongé, est fauve plus ou moins foncé; dans le haut, on distingue deux taches obliques qui convergent en avant, puis deux taches arrondies, moins allongées, souvent reliées par un trait arqué; plus bas sont deux petites bandes transversales arquées, qui se rattachent parfois toutes les deux à la bordure; les côtés sont noirs, avec une tache assez grande dans le centre et plus bas une petite tachette arrondie; le ventre est plus ou moins noir; ces dessins sont toujours assez bien indiqués.

Ordre de longueur des patles : 1, 2, 4, 3.

MOEURS. Cette espèce est fort rare en Belgique. Je ne l'ai rencontrée que deux fois au printemps,

parmi les plantes basses, dans des clairières.

Belgique.

Luxembourg : Redu.

Namur : Mariembourg.

France.

Seine-Inférieure : Forêt de Lalonde. — Seine-et-Oise : Les Fonceaux, Chaville, marais de Saint-Léger. — Seine-et-Marne : Forêt d'Armainvilliers. — Aube : Troyes, Gyé-sur-Seine. — Ain : Forêt de Seillons. — Isère : Le Sappey. — Haute-Savoie: Annecy. — Gers : Courrensan.

Allemagne.

Provinces rhénanes — Bavière.

Angleterre.

Berwickshire. — Dorsetshire : Bloxworth.

Autriche-Hongrie.

Illyrie : Environs de Trieste. — Hongrie : Szinna, Czéke, Mezolaborcz, Zilah, etc.

Suède.

SYNONYMIE

LEPTYPHANTES OBSCURUS, Blackwall, 4841.

(PI. VI, fig. 5, 5a, 6b, 5c. 5d.)

1841. Linyphia obscura, Bliickwall, Trans. Linn. Soc, l. XVIII, p. 665.

1864. Linyphia obscura, Blackwall, Spidcrs of Great Britain, t. II, p. 244, pi. XVII, fig. 162.

1870. Linyphia obscura. Thorell, Remarks on Synonyms% p. 441.

1875. Linyphia obscura, Thorell. Kongl. Sv. Vet-Akad. Handl., f. XIII, n° 5, p. 23.

1879. Linyphia obscura, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 188.

1884. Leptyphantes obscurus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V (2e partie), p. 292.

DESCRIPTION

MOEURS

Mâle (fig. 5a). — Le céphalothorax, brun verdâtre, presque noir, brillant, est finement chagriné.

Les yeux supérieurs forment une ligne un peu arquée en avant; les yeux antérieurs sont un peu plus courbés dans le même sens. Le bandeau, 1res creusé, est presque aussi large que l'aire oculaire.

Le plastron, convexe, est noir brillant.

Les chélicères sont plus longues que le bandeau.

Les pattes, fines, longues, sont jaunâtre pâle; les fémurs sont dépourvus d'épines, sauf celui de la première paire qui en porte une au côté interne; les palellas sont pourvues d'une épine audessus; les tibias en ont deux dorsales; ceux de la première paire en ont deux petites latérales, dans la seconde moitié; les tibias de la deuxième paire n'en ont qu'une latérale externe; les métatarses portent tous une petite épine placée vers le tiers basilaire.

La patella de la patte-mâchoire, presque aussi large que longue, convexe, offre en avant un long crin effilé; le tibia, plus court et plus large que la patella, est plus large que long; il porte en dessus quelques crins fins et inégaux; le tarse, très gros, est plus long et plus large que les deux articles précédents, avec sa base élevée en saillie conique simple; le bulbe présente une lame basilaire en demi-cercle, très grande, avec la base légèrement échancrée et la branche inférieure dilatée et fendue en deux; de plus, on observe un lobe terminal assez grand et une pointe très longue, fine et droite (fig. 56).

L'abdomen ressemble à celui de la femelle, mais les taches sombres sont un peu effacées.

Femelle (fig. 5). — Le céphalothorax est semblable à celui du mâle.

L'épigyne forme une plaque carrée, rougeâtre, un peu plus large que longue; chaque angle postérieur s'allonge en forme de tubercule obtus courbé du côté interne; dans le milieu du bord postérieur est insérée une petite pièce triangulaire, qui se prolonge en arrière en lobe arrondi (fig. 5c).

L'abdomen, convexe, ovale, est d'un gris blanc varié de brun ; le haut est entouré d'une assez large bande foncée, qui ne dépasse presque jamais le milieu et s'élargit un peu dans le bas; dans le centre se trouve une bande longitudinale, finissant en pointe en arrière, et plus bas, quelques petits traits transversaux, légèrement arqués et élargis dans le milieu; tous ces dessins sont noirâtres ; le ventre, plus ou moins foncé, est un peu éclairci dans le milieu.

Ordre de longueur des pattes : 1, 2, 4, 3.

Cette espèce est très rare en Belgique; je l'ai observée sur des bruyères à la lisière d'un bois de conifères, et en Campine sur les branches basses d'un sapin isolé; on peut la rencontrer depuis le commencement du printemps jusqu'à la fin de l'été.

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Belgique.

Brabant : Boilsfort.

Limbourg : Genck.

Angleterre.

Gloucester. — Pays de Galles. — Dorsetshire : Bloxworth. — Ecosse.

Seine : Paris. — Aube : Bar-sur-Seine. — Puy-de-Dôme : Royat. — Cantal : Le Lioran. Pyrénées : Saint-Jean-de-Luz. — Isère : Bourg-d'Oisans. — Hautes-Alpes : Briançon. Maritimes : Saint-Martin, vallée du Boréon. — Corse.

— Basses-

— Alpes-

Bavière : Nuremberg. — Prusse.

Hongrie : Bârtfa, Tâlrafûred, etc.

Allemagne, autriche-hongkie.

LEPTYPHANTES MANSUETUS, Thorell, 1875.

(Pi. VI, fig. 6, lia, 6b, 6c, 6d.)

SYNONYMIE. 1875. Linyphia mansueta, Tiiorell, Tijdschr. voor Entom., i. XVIII, p. 86.

1884. Leptyphantes mansuetus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V (2e partie), p. 301.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 6a). — Le céphalothorax, fauve, parfois un peu verdâtre, est légèrement plus foncé

sur les côtés.

Les yeux supérieurs forment une ligne droite; ils sont cerclés de noir; les cercles se prolongent légèrement en arrière; les yeux antérieurs sont également disposés en ligne droite.

Le bandeau est au moins aussi large que Taire oculaire.

Le plastron, brillant, convexe, presque lisse, est brun verdâtre assez foncé.

Les chélicères, finement chagrinées, sont beaucoup plus longues que le bandeau.

Les patles, assez fines, longues, sont de la même couleur que le céphalothorax; les fémurs sont dépourvus d'épines, sauf celui de la première paire, qui en porte une, courte et fine, à son côté interne; les patellas en portent une au-dessus; les libias en ont deux, fines, assez longues, surtout aux deux paires de pattes postérieures; les libias des pattes antérieures présentent en outre deux épines latérales assez petites, placées au niveau de la seconde épine dorsale.

Les métatarses portent au-dessus une épine plus courte, placée à peu près au milieu.

La patella de la patte-mâchoire, convexe, plus longue que large, porte en avant, an-dessus, un long et fort crin elfilé; elle est plus longue que le tibia; celui-ci présente au-dessus, dans la seconde moitié, une apophyse verticale un peu courbée en arrière aussi longue que l'article, avec un crin plus fin et plus court que celui de la patella; le tarse est assez grand; le bulbe porte une lame basilaire externe, qui est pourvue d'un petit denticule noirâtre à l'angle interne inférieur, sans épine sur sa face interne (fig. 66).

L'abdomen est semblable à celui de la femelle.

Femelle (fig. 6). — Le céphalothorax et les yeux sont pareils à ceux du mâle; ceux de la ligne supérieure sont plus resserrés. Le bandeau est un peu plus étroit que l'aire oculaire; les épines qui garnissent les pattes sont plus longues que celles des mâles.

L'épigyne forme une large et forte saillie en demi-cercle, recouverte d'un grand crochet brun rougeâtre plus ou moins pâle, un peu plus long que large, étranglé à sa base, tronqué et légèrement échancré par en bas; au-dessus il est marqué de deux stries submarginales peu indiquées (fig. 6c).

MOEURS

L'abdomen est entièrement gris-fauve, plus ou moins foncé en dessus, garni de poils fauves disséminés; le ventre est noirâtre.

Ordre de longueur des pattes : 1, 2, 4, 5.

Espèce rare en Belgique; je ne l'ai observée que deux ou trois fois, au mois de juin, courant dans l'herbe des prairies.

Elle est plus commune en France; on ne Ta pas encore observée en Angleterre.

Brabanl : Mont-Saint-Guibert.

Namur : Yvoir (prairies).

Belgique.

France.

Seine : Environs de Paris (la Glacière). — Seine-et-Marne : Fontainebleau, Nemours. — Aube : Bois de Chappes. — Cantal : Le Lioran. — Isère : Bourg-d'Oisans. — Hautes-Alpes : Le Monétier.

Prusse. — Bavière. — Silésie.

Hongrie; Szinna, H. Sopron.

Allemagne, autriche-hongrie.

SYNONYMIE

LEPTYPHANTES PALLIDUS, Cambridge, 1871.

(PL VI, fig. 7, la, 1b, 7c, Id.)

187t. Linyphia pallida, Cambridge, Trans. of Linn. Soc, t. XXVII, p. 4-35, pi. LVI, fig. 26.

1874. Linyphia troglodytes, L. Koch, Aptérol. Frankisc. Jura, pi. I, fig. 6-7-8.

1879. Linyphia pallida, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 216.

1884. Leptyphantes pallidus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V (2e partie), p. 307.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 7 a). — Le céphalothorax est rougeâtre pâle, un peu fauve.

Les yeux supérieurs, disposés en ligne droite, sont cerclés de noir; les petits cercles sont très légèrement prolongés en arrière; les yeux antérieurs, par leurs sommets, forment également une ligne droite; une seule tache noire porte ceux du milieu, qui sont petits et connivents. Le bandeau, un peu concave, est au moins aussi large que Taire oculaire.

Le plastron, lisse, convexe, est fauve pâle.

Les chélicères, plus longues que le bandeau, sont fauves et lisses.

Les pattes, longues, sont assez fines; les fémurs sont dépourvus d'épines, sauf celui de la première paire, qui en porte une dans la seconde moitié du côté interne; les patellas en ont une et les tibias deux, fines et longues; les tibias des trois premières paires en portent, en outre, une latérale, du côté externe, placée au niveau de la seconde dorsale; les métatarses des deux paires postérieures sont dépourvus d épines; ceux des deux premières paires présentent au-dessous, vers le tiers basilaire, une épine plus courte que celle du tibia.

La patella de la patte-mâchoire, à peine plus longue que large, convexe, porte au-dessus un crin noir très fort; elle est un peu plus courte que le tibia; celui-ci est pourvu d'un fort crin noir près de sa base (fig. 7c/).

L'abdomen est à peu près semblable à celui de la femelle.

Femelle (fig. 7). — Le céphalothorax et les pattes sont semblables dans les deux sexes.

Le plastron est brun.

L'épigyne forme un tubercule assez gros, long, déprimé, avec une saillie obtuse de chaque côté, près de la base; l'extrémité, tronquée oblusément, est divisée par un long crochet lisse,

MOEURS

faiblement élargi au bout et qui n'arrive pas tout à fait jusqu'à l'extrémité; il est terminé par une petite pièce transversale légèrement courbée (fig. lb, 7c).

L'abdomen, convexe, grisâtre, plus ou moins pâle, présente parfois, vers le bas, quelques bandes plus foncées, transversales, presque effacées.

Ordre de longueur des pattes : 1, 2, 4, 3.

Cette araignée paraît rare et peu répandue en Belgique. Elle vit très cachée. Dans les environs de Bruxelles, je l'ai trouvée au printemps, dans une cave, blottie sous un petit tas de paille. Dans le Luxembourg, elle était enfouie sous des mousses épaisses et une autre fois cachée entre des racines de bruyère. Enfin, à Tilff et à Han, je l'ai trouvée non loin de l'entrée des grottes, sous des détritus que j'y avais déposés depuis quelques jours.

Belgique.

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Brabant : Uccle (cave).

Luxembourg : Redu.

Liège: Tilff.

Namur ■• Han-sur-Lesse (grotte).

France.

Seine : Paris. — Seine-et-Oise : Chaville, Menneey, la Ferlé-Alais. — Seine-et-Marne : Fontainebleau forêl d'Armainvilliers. — Somme : Aull. — Calvados : Villers-sur-Mcr. — Seine-Inférieure: Forêt de Lalonde. — Aisne : Guise. — Oise : Forêt de Compiègne. — Haute-Marne : Langres. — Aube : Troyes, bois de Chappes, forêt de Clairvaux. — Tarn-et-Garonne : Forêt de Garrigues. — Gironde : Arcachon. — Ain : Bourg. — Isère : Grenoble, le Sappey. — Bouches-du-Rhône : Marligues. — Alpes-Maritimes : Saint-Martin, Lentosque, vallée du Boréon.

Dorsetshire : Bloxworth.

Bavière : Grottes de Muggendorf.

Hongrie : Tâtra, Kecskemel, etc.

Angleterre.

Allemagne.

Autriche-Hongrie.

LEPTYPHANTES ZEBRINUS, Menge, 1866

(PI. VII, «g. I, \a, ib, \c, id.i

SYNONYMIE 1866. Bathyphantes zebiunus, Menge, Preussische Spinnen, t. I, p. 113, fig. 39.

1884. Leptyphantes zebrinus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V (2e partie), p. 319.

DESCRIPTION. Mâle (fig. la). — Le céphalothorax est brun rougeàtre, avec une ligne marginale noirâtre.

Les yeux supérieurs, entourés de cercles noirs se prolongeant légèrement en arrière, forment une ligne très courbée en avant; les yeux antérieurs sont disposés en ligne droite; ceux du milieu, plus petits, placés sur une seule tachette noire, sont presque connivents.

Le plastron est noir.

Les chélicères sont plus longues que le bandeau; il existe trois dents au bord supérieur de la rainure.

Les pattes sont longues; les fémurs sont inermes, sauf ceux de la première paire, qui portent une épine à leur côté interne ; la patella en porte une au-dessus et les tibias deux assez longues ; il se trouve en outre des épines latérales aux tibias des deux premières paires; il y a une seule épine aux métatarses.

Le fémur de la patte-mâchoire est court; la patella, un peu plus longue que large, porte au-dessus un crin assez long; le tibia, un peu plus long que la patella, plus large, est garni de crins avec un

MOEIRS.

crin dressé, plus long que celui de la patella; le tarse est grand, un peu arrondi; le bulbe n'a pas de stylus détaché (fig. le).

Ordre de longueur des pattes : 1, % 4, 3.

Femelle (fig. 1). — L'abdomen, fauve est obscurément ponctué de blanc; il porte deux taches noires quelquefois réunies, suivies de trois accents; dans la seconde moitié des parties latérales se trouve une bande sinueuse, noire, limitée inférieurement par une ligne blanche plus ou moins visible.

L'épigyne forme un tubercule à peu près vertical, avec une fossette au sommet, divisée par un volumineux crochet fauve, partant du bord antérieur, étroit et s'élargissant assez brusquement dans le bas, pour former une grande pièce ovale dans la seconde partie qui porte, par-dessous, un petit tubercule arrondi placé dans une faible échancrure du bord du crochet (fig. 16, \d).

Cette espèce habite surtout les creux des rochers; elle recherche les endroits frais. Sa toile est petite et irrégulière. Elle est rare en Belgique.

DISTRIBUTION Luxembourg : Redu, Laroche. GÉOGRAPHIQUE.

A peu près partout.

Belgique.

France.

Espagne.

SYNONYMIE

LEPTYPHANTES TENEBRICOLA, Wider, 1834.

(PI. VI, fig. 8, 8a, 8b, 8c, 8d.)

1834. Linyphia tenebricola, Wider et Reuss, Zoo!. Mise. Ârachn., p. 260 (266), pi. XVIII, fig. 2.

1834. Linyphia pusilla, Blackwall, Researches in ZooL, p. 392.

1845. Linyphia terricola, C. Koch, Die Arachniden, t. XII, p. 125, fig. 1847-48.

1851. Linyphia pygmaea, Weslring, Fôrteck., etc., p. 38.

1852. Linyphia tenuis, Blackwall, A Catal. of Spid., etc., in Ann. and Mac of Nat. Hist., 2e série,

t. IX, p. 18.

1853. Linyphia tkrricola, Blackwall, Supplem. to a Catal. of Brit. Spid., in Ann. and Mag. of Nat. Hist.,

2e série, t. XI, p. 118.

1856. Linyphia arcuata, Thorell, Recensio critica Aranearum Suecicarum, p. 108. 1861. Linyphia pygmaea, Westring, Araneae Suecicae, p. 126.

1864. Linyphia tenuis, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. Il, pp. 220-251, pi. XVI, fig. 163-164. 1864. Linyphia terricola, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. Il, p. 231, pi. XVI. 1866. Bathyphantes pygthaeus, Mengc, Prenssische Spinnen, t. I, p. 114, pi. XX, fig. 40. 1870. Linyphia tenebricola, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 65.

1878. Lenyphia tenebricola, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de

Belgique.)

1879. Linyphia tenebricola, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 185.

1884. Leptyphantes tenebricola, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V (2e partie), p. 517.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 8a). — Le céphalothorax est brun rougeâtre, souvent presque noir, avec une ligne

marginale et quelquefois, au milieu, une tache foncée à la réunion des stries.

Les yeux supérieurs, cerclés de noir, forment une ligne légèrement arquée en avant; les yeux antérieurs sont disposés en ligne droite; une seule lâche noire porte les yeux du milieu. Le bandeau, concave, est aussi large que Paire oculaire. Le plastron, lisse, brillant, est un peu convexe.

Les chélicères, plus longues que le bandeau, portent au bord supérieur de la rainure trois dents, dont les deux premières sont assez longues.

Les pattes sont pâles; le fémur de la première paire porte seul, dans la seconde moitié, au côté interne, une épine un peu longue; les patellas en ont une au-dessus; les tibias en ont deux; ceux des deux premières paires ont en plus une épine latérale près de l'extrémité; les métatarses présentent tous une épine placée vers le tiers basilaire.

Le tarse et le tibia de la patte-mâchoire sont souvent presque noirs; la patella, plus longue que large, offre un assez long crin par-dessus; elle est plus courte que le tibia; ce dernier porte audessus un crin long et fort, courbé en avant (fig. 8c).

L'abdomen varie souvent; quelquefois il est presque pareil à celui de la femelle; parfois il est noir, avec une ligne blanchâtre dans le haut; d'autres fois il est fortement pointillé de blanc.

Femelle (fig. 8). — Le céphalothorax, les pattes, etc., sont semblables dans les deux sexes.

L'épigyne forme une large saillie basse, avec une fossette au sommet, divisée par un crochet rougeâtre assez fort, partant du bord supérieur; ce crochet s'élargit fortement, puis devient triangulaire en arrière; il présente, au milieu de son bord inférieur, une saillie arrondie; chacune des moitiés de la fossette renferme une saillie ovale (fig. 86).

L'abdomen, convexe, ovale, est gris-fauve rougeâtre, plus ou moins ponctué de blanc; il est orné de tachettes noires, réunies transversalement par de petites bandes ou traits courbés en avant; la dernière paire de taches en dessous est suivie d'une petite ligne transversale; les côtés sont noirs, marqués de deux taches blanchâtres dont la première est la plus grande et la plus allongée; le ventre est noir; la femelle présente les mêmes variétés que le mâle.

Ordre de longueur des pattes: 1, 2, 4, 3.

MOEURS. Cette araignée, commune et répandue en Belgique depuis le printemps jusqu'en automne, vit

ordinairement sous les bruyères, dans les détritus, sous les feuilles sèches; elle tend sa petite toile près de terre; je l'ai rencontrée à diverses reprises cachée sous des pierres ou dans des creux de rochers dans nos provinces montagneuses.

J'ai recueilli plusieurs exemplaires de tenebricola accrochés aux fils de la Vierge qui redescendent sur terre par les belles matinées d'automne.

Belgique.

DISTRIBUTION Brabant ; Environs de Bruxelles, Boitsfort, Rixensart, Bousval, Noirhat, Vilvorde, Diest, Buysingen. GÉOGRAPHIQUE. Anvers : Malines.

Namur : Environs de Namur, Rhisne, Dinant, Yvoir, Han-sur-Lesse.

Liège : Tilff, Modave, Jupille.

Luxembourg : Laroche, Barvaux.

Hainaul : Hennuyères, Papignies, Frameries.

Flandre orietttale : Assenede, Gand, Lokeren.

Flandre occidentale .- Ypres, Furnes, Thielt, Couckelaere.

Limbourg : Hasselt, Genck, Maeseyck, Munster-Bilsen.

Maestricht, Bréda.

Toute la France. — Corse (E. Simon).

Angleterre.

Ecosse : Glascow, Castle-Douglas. — Irlande. — Répandue dans toute l'Angleterre.

Allemagne.

Prusse. — Silésie. — Bavière. — Saxe.

Autriche-Hongrie.

Tyrol : Galicie. — Hongrie : Ujhely, Tolcsva, Erdôbénye, Szinnaikô, etc. — Bohême — Illyrie. XII. 23

Italie.

Piémont. — Vénétie. — Lombardie. — Ile de Capri (golfe de Naples).

Suisse.

Tessin : Lugano, Mendrisio, Biasca, Locarno, Bellinzona. - Canton d'Uri : Fluelen.

Espagne.

Portugal.

Roumanie.

Suède.

Miranda-de-Ebro.

Lisbonne. — Iles Açores (San-Miguel).

Moldavie : Jassy.

Les principaux Leplyphanles étrangers à notre faune sont :

L. crucifer, Menge. — L. euchirus, E. Simon. — L. hamifer, E. Simon. — L. minutus, Blackwall.

— L. monachus, E. Simon. — L. collinus, L. Koch. — L alacris, Blackwall. — L. nodifer, E. Simon. — L. culminicola, E. Simon. — L. slriatus, E. Simon. — L. ignavus, E. Simon. —

— L. frigidus, E. Simon. — L. fragilis, Thorell. — L. gladiola, E. Simon. — L. bidens, E. Simon. — L. culicinus, E. Simon. — L. alutacius, E. Simon. — L. monodon, E. Simon. — L. pinicola, E. Simon. — L. cernuits, E. Simon. — L. miser, Cambridge. — L. herbicola, E. Simon. — L. zonatus, E. Simon. — L. Sancli-Fincenti, E. Simon. — L. pellucidus, E. Simon.

— L. midas, E. Simon. — L. decolor, Westring. — L. cruciger, Blackwall. — L. oblivius, Blackwall. — L. inconspkuus, Blackwall. — L. relativm, Cambridge. — L. cingulipes, Cambridge. — L. angulalus, Cambridge. — L lepidus, Cambridge.

Beaucoup de ces espèces sont décrites par les auteurs sous le nom générique de Linyphia. Plusieurs d'entre elles pourront probablement se rencontrer en Belgique.

SYNONYMIE

CARACTÈRES Dl GENRE.

Genre BATHYPHANTES, Menge, 1866.

Linyphia des auteurs.

1866. Bathyphantes, Menge (ad partem), Preussische Spinnen, t. I, pp. 111 et 128. 1866. Stylophora, Menge, Preussische Spinnen, t. I, p. 128. 1884. Bathyphantes, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 330.

Les yeux supérieurs forment une ligne droite ou légèrement arquée en arrière; ils sont égaux ou ceux du milieu un peu plus gros et quelquefois un peu plus resserrés que les latéraux ; les yeux antérieurs forment une ligne droite ou un peu arquée en arrière; ceux du milieu sont plus petits et plus resserrés; l'intervalle des latéraux n'est pourtant jamais plus large que leur diamètre; les quatre yeux du milieu forment un carré plus large en arrière et presque toujours plus long que large; de fortes saillies obliques supportent les yeux latéraux.

Le bandeau, concave sous les yeux, est plus étroit que l'aire oculaire.

Le céphalothorax, ovale, court, s'élève très légèrement en avant, sans être conique ; le front, large, est tronqué obtusément.

La lèvre et le plastron sont semblables à ceux des Leptyphanles. • Les chélicères, beaucoup plus longues que le bandeau, sont divergentes dans la seconde moitié; chez le mâle, les bords de la rainure ne sont pas denliculés; quelquefois le bord supérieur est muni d'une ou deux dents rapprochées, près de l'angle; chez la femelle, le bord supérieur de la rainure est muni de 2-3 longues dents; il y a une série de 3-4 petites granulations au bord inférieur.

Les pattes, fines, longues, sonl munies d'épines aux fémurs et aux tibias; ces épines, sauf chez B. concolor, sont plus longues que le diamètre de l'article; il n'y a pas d'épines aux métatarses.

Ce genre, très voisin du précédent, en diffère par le manque d'épines aux métatarses; en outre, le front est plus large et les yeux sont plus petits et plus séparés; les caractères sexuels diffèrent également : le bulbe du mâle, chez les B al hyp hantes, n'est pas globuleux, mais allongé. L'épigyne présente souvent un petit crochet plus ou moins long, dirigé en arrière.

BATHYPHANTES VAKIEGATUS, Blackwall, 1841.

(PI. VII, fig. 2, 2a, 2b, 2c, 2d.)

SYNONYMIE. 184t. Neriene variegata, Blackwall, Trans. Linn. Soc, t. XVIIf, p. 450.

1851. Linyphia gracilis, Westriiig, Fôrteckn., etc., p. 37.

1861. Linyphia gracilis, Westring, Araneœ Saecicœ descriptae, p. 138.

1864. Neriene variegata, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. II, p. 282, pi. XIX, fig. 195.

1870. Linyphia variegata, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 71.

1879. Linyphia variegata, Cambridge, Spiders of Dorsel, t. I, p. 189.

1884. Bathyphantes variegatus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V (2° partie), p. 334.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 2a). — Le céphalothorax, rougeâlre, est entouré d'une ligne marginale noire; il

porte en outre dans le milieu une tache peu régulière, se prolongeant en avant par des lignes fines qui n'arrivent pas jusqu'aux yeux.

Les yeux supérieurs, cerclés de noir, forment une ligne à peu près droite; les yeux antérieurs sont en ligne un peu arquée en avant; ceux du milieu, petits, sont presque connivents. Le bandeau est beaucoup plus étroit que l'aire oculaire.

Le plastron, noirâtre, convexe, brillant, finement chagriné, est semé de crins fauves.

Les chélicères sont au moins trois fois plus longues que le bandeau; il y a quatre dents au bord supérieur de la rainure; la troisième est de beaucoup la plus longue.

Les pattes, assez fines, longues, fauves, sont largement annelées au milieu, à l'extrémité des tibias et à l'extrémité des métatarses; le fémur de la première paire porte dans la seconde moitié du côté interne une épine très fine; les patellas en ont une au-dessus; les tibias en ont deux, légèrement plus longues aux paires postérieures.

La patella de la patte-mâchoire du mâle, à peu près de la même longueur que le tibia, convexe, à peine plus longue que large, porte en avant un crin très fort; le tibia, un peu plus large, n'en porte pas; le tarse présente au-dessus, à la base, une saillie conique, légèrement partagée en deux à l'extrémité (fig. 2c).

L'abdomen est à peu près semblable à celui de la femelle.

Femelle (fig. 2). — Le céphalothorax, les pattes, etc., sont semblables dans les deux sexes.

L'épigyne forme un gros tubercule ovale, élevé, avec une pièce transversale rougeâlre dans le haut ; celte pièce est coupée dans le bas par deux larges échancrures arrondies (fig. 26, 2d).

L'abdomen, convexe, ovale, est gris blanchâtre plus ou moins pâle; il existe dans le haut une bande noire, étroite, longitudinale, élargie au milieu, tronquée en arrière, avec les angles de la troncature légèrement allongés; il y a deux points noirs de chaque côté de la bande; plus bas on trouve deux rangées composées chacune de trois tachettes noires, unies parfois par des lignes transversales; sur les côtés existe une bande noire, sinueuse, coupée au tiers postérieur; plus bas, deux petits traits partant des filières montent obliquement; le ventre est blanc un peu jaunâtre.

Ordre de longueur des pattes : 1, 4, 2, 3.

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Je n'ai rencontré qu'une fois cette rare espèce, à mi-côte de la Baraque-Michel, courant dans les hautes herbes; ses mœurs me sont inconnues.

Elle est assez rare en France et beaucoup plus commune en Angleterre.

Liège : Baraque-Michel.

Belgique.

France.

Morbihan : Plouharnel. — Seine-et-Marne : Fontainebleau. - Hautes-Alpes : Col des Ayes. — Alpes- Maritimes : Saint-Martin (col de la Madone) (E. Simon).

Angleterre.

Dorsetshire : Bloxworth. — Lancashire : Southport. — Yorkshire. — Pays de Galles — Ecosse.

Suisse.

Suède.

Valais : Val d'Enlremonl.

Gothembourg.

SYNONYMIE

DESCRIPTION

Mâle (

BATHYPHANTES CONCOLOR, Wider, 1834.

(PI. VII, fig. 3, Sa, Sb, 3c.)

Linyphia concolor, Wider et Reuss, Zool. Mise. Arachn., p. 261 (267), taf. XVIII, fig. 3. Theridion filipes, Blackwall, Charact. of some undescr. spec. of Aran., in Lond. and Edinb. Phil.

Mac, 3e série, t. VIII, p. 484.

Linyphia filipes, Thorell, Rec. crit., p. 108. Linyphia concolor, Westring, Araneae Suecicae descriptae, p. 134. Theridion filipes, Blackwall, Spiders ofGreat Britain, t. II, p. 206, pi. XVI, fig. 136. Stylophora concolor, Menge, Preussische Spinnen, t. I, p. 128, pi. XXIV, tab. LI. Stylophora albo-maculata, Menge, Preussische Spinnen, t. I, p. 130, pi. XXIV, tab. LU. Micryphantes grandimanus, Ohlert, Aran. d. Prov. Preuss., p. 77. Linyphia concolor, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 70. Linyphia concolor, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique (Ann. de la Soc. ent. de

Belgique).

Linyphia concolor, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 218. Bathyphantes concolor, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V (2° partie), p. 336.

Mâle (fig. 3a). — Le céphalothorax, brun-fauve, assez clair, est chagriné finement; quelques crins courts sont disséminés en avant.

Les yeux supérieurs forment une ligne légèrement arquée en arrière, comme les yeux antérieurs. Les antérieurs du milieu, placés tous les deux sur une seule tache noire, sont plus petits et presque connivents.

Le bandeau, légèrement concave, est un peu plus large que l'aire oculaire.

Les chélicères sont beaucoup plus longues que le bandeau; il y a quatre dents au bord supérieur de la rainure, placées assez loin de l'extrémité; la première et la troisième sont les plus longues»

Le plastron, brun foncé, est chagriné. Les pattes, garnies de crins courts, sont longues et fines; le fémur de la première paire porte au-dessus deux épines et deux autres en avant; ceux des autres paires n'en ont qu'une au-dessus; les tibias présentent au-dessus deux courtes épines; ceux des deux premières paires offrent en outre des épines latérales dans la seconde moitié.

La patella de la patte-mâchoire, petite, est au moins aussi longue que le tibia; celui-ci porte des crins disposés en touffe du côté interne et un ou deux longs crins du côté externe.

Le tarse est grand, à peu près aussi long que les trois articles précédents, ce qui est très caractéristique chez cette espèce; il porte à sa base, du côté externe, un rebord épais, tronqué à

MOEURS

son extrémité et surmonté à sa base d'une légère saillie conique; le bulbe, très grand, porle un stylum et une grande lame parallèles au tarse (fig. 3c).

L'abdomen est semblable à celui de la femelle.

Femelle (fig. 3). — Le céphalothorax et les pattes sont semblables dans les deux sexes. L'épigyne, arrondie, est munie d'un très long crochet mince, rond et droit, qui descend presque jusqu'à la moitié de la longueur de l'abdomen (fig. 36).

L'abdomen, convexe, ovale, est brunâtre, avec des reflets satinés; le ventre est un peu plus foncé.

Ordre de longueur des pattes : 1, 4, 2, 3.

Cette araignée n'est pas très rare en Belgique; on la trouve pendant toute Tannée, dans les herbages, sous les mousses, sur les petits buissons des bois, dans les détritus, et beaucoup plus rarement sous des pierres. L'accouplement a lieu en juin.

Belgique.

DISTRIBUTION Brabant : Jette-Sainl-Pierre, Saventhem, Rhode-Saint-Genèse, Uccle, Wavre. GÉOGRAPHIQUE. Anvers : Environs d'Anvers, Deurne.

Namur : Environs de Namur, Rhisne, Anseremme.

Hainaul : Kain, Tournai, Hennuyères, Jumet.

Flandre orientale : Environs de Gand.

Bréda.

Toute la France. — Corse (E. Simon).

Prusse. — Bavière. — Silésie.

Tessin : Lugano.

Hollande.

France.

Allemagne.

Suisse.

Angleterre.

Berwickshire. — Dorsetshire. — Hampshire. — Pays de Galles. — Ecosse : Glascow.

Autriche-Hongrie.

Galicie. — Tyrol (nord). — Hongrie : Kaponya, Ujhely, Tolcsva, Szerencs, Varanno, etc.

Italie.

Piémont. — Lombardie. — Vénétie.

Bussie.

Crimée : Aima, Simferopol, Jeny-Sala.

SYNONYMIE

BATHYPHANTES NIGRINUS, Westring, 1851.

(PI. VII, fig. 4, 4a, U>, 4c, Ad.)

1851. Liisyphia nigrina, Westring, Fôrteckn., etc., p. 38.

1853. Linyphia pulla, Blackwall, Descr. of some newly discov. spec. of Aran., in Ann. and Mac of Nat.

Hist., 2e série, t. XI, p. 19.

1861. Linyphia nigrina, Westring, Araneœ Sueckœ, p. 132.

1864. Linyphia pulla, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. II, p. 234, pi. XVI, fig. 156.

1866. Bathyphantes terricolus, Menge, Preussische Spinnen, t. I, p. 112, pi. XIX, tab. XXXVIII.

1870. Linyphia nigrina, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 69.

1878. Linyphia nigrina, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de

Belgique.)

1879. Linyphia nigrina, Cambridge, Spiders of Dorsel, I. I, p. 198.

1884. Bathyphantes nigrinus, K.Simon, Les Arachnides de France, t. V (2e partie), p. 339.

DESCRIPTION

Mâle (fig. 4a). — Le céphalothorax, brun rougeâtre foncé, presque noir , finement chagriné, est souvent un peu plus pâle dans le milieu.

Les yeux supérieurs sont entourés de petits cercles noirs se prolongeant en arrière; ils sont disposés en ligne droite; les yeux antérieurs forment une ligne un peu arquée en arrière; ceux du milieu, plus petits, sont presque connivents.

Le bandeau, plan, vertical, est légèrement plus large que l'aire oculaire.

Le plastron, chagriné, est noir mat.

Les chélicères sont beaucoup plus longues que le bandeau; le bord supérieur delà rainure porte deux dents reculées; la première, placée sur l'angle, est la plus forte.

Les pattes, fines, allongées, sont jaune-fauve pâle; les fémurs portent une seule épine, sauf celui de la première paire qui en a trois; la patella en porte une au-dessus; les tibias en ont également deux au-dessus et ceux des deux premières paires en ont en outre une ou deux latérales; les mélalarses en sont dépourvus.

La patella de la patte-mâchoire, plus longue que large, est munie d'un crin assez court; elle est un peu plus longue que le tibia. Le tarse, grand, dépourvu de saillie à sa base, tronqué obliquement à son extrémité, ne recouvre le bulbe qu'en partie; celui-ci, très gros, porte à son extrémité un stylum en spirale très fort (fig. 4c).

L'abdomen est semblable à celui de la femelle, mais souvent les dessins sont moins distincts.

Femelle (fig. 4). — Le céphalothorax, brun rougeâtre clair, beaucoup plus pâle que celui du mâle, est ponctué et plus foncé sur les côtés.

L'épigyne forme une grande fossette qui porte deux plaques latérales, un peu arrondies, lisses, convexes, brun rougeâtre; du centre du bord postérieur part en arrière un crochet rond, mince, rougeâtre à son extrémité et moins long que la fossette (fig. kb, M).

L'abdomen est noir; au-dessus se trouvent deux taches blanchâtres qui se touchent souvent; elles sont suivies de bandes transversales testacées et légèrement arquées; les dernières, parfois réunies, forment alors une bande denliculée plus large; souvent encore les parties pâles s'étendent et couvrent les côtés; les parties latérales et le ventre sont noirs.

Ordre de longueur des pattes : t, 4, 2, 3.

Cette araignée, assez rare en Belgique, se rencontre au printemps et en automne, dans les bois humides, sous les herbages et les plantes basses; je l'ai trouvée plus communément en automne dans les dunes du littoral; elle se tenait cachée à la base des hautes herbes, à proximité de sa toile tendue près de terre.

Je l'ai observée en Suisse, dans la vallée de la Reuss, au mois d'août, cachée sous des détritus.

Elle est rare en France et plus commune dans le Nord.

Belgique.

DISTRIBUTION Luxembourg : Saint-Hubert, Redu, Laroche. GEOGRAPHIQUE. JSamur : Marche-les-Dames, Namèche.

Flandre occidentale : Heyst, Blankenberghe.

France.

Oise : Forêt de Compiègne. — Aube : Troyes (E. Simon).

Angleterre.

Berwickshire. — Dorsetshire. — Hampshire. — Ecosse : Glaseow, Aberdeen.

Allemagne.

Prusse. — Bavière.

Autriche-Hongrie.

Hongrie : Ujhely, Bodrogpart. Bereczki. — Tyrol.

Vallée de la Reuss.

Golhembourg, Upsal.

BATHYPHANTES DORSALIS, Wider, 1834.

(PI. VII, fig. 5, 5c, U, 5c.)

SYNONYMIE. 1834. Linyphia dorsalis, Wider et Reuss, Zoo/. Mise. Arachn., p. 258 (264), pi. XVII, fig. 12.

1841. Linyphia Claytoniae, Blackwall, The differ. in number of eyes, etc., in Transact. of the Linn. Soc,

t. XVIII, IV, p. 664.

1852. Linyphia ainthracwa, Blackwall, A Calai of Brit. Spid., etc., in Ann. and Mac of Nat. Hist., 2e série,

t. IX, p. 19.

1859. Micryphantes vittatus, Grube, Verzeich. d. Arach. Liv-, Kur- u.Esli, p. 54 (463). 1864. Linyphia Claytonue, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. II, p. 233, pi. XVI, fig. 155. 1867. Linyphia terricola, Ohlert, Aran. d. Prov. Preuss., p. 46. 1870. Linyphia dorsalis, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 73. 1879. Linyphia dorsalis, Cambridge, Spiders of Dorset, 1. 1, p. 200. 1884. Bathyphantes dorsalis, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V (2e partie), p. 343.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 5a). — Le céphalothorax est fauve clair; on y distingue quelques stries rayonnantes

plus foncées qui n'arrivent pas jusqu'au bord et n'atteignent pas non plus le milieu.

Les yeux supérieurs forment une ligne un peu arquée en arrière; les yeux antérieurs sont également courbés en arrière; la base des yeux du milieu arrive au niveau du centre des yeux de côlé; une seule petite tache noire en forme de triangle porte les yeux du milieu; les latéraux sont ovales allongés.

Le bandeau est au moins aussi large que l'aire oculaire.

Le plastron, brun, est finement chagriné.

Les chélicères sont au moins deux fois plus longues que le bandeau; il y a deux petites dents inégales, reculées, placées près de l'angle, au bord supérieur de la rainure.

Les pattes, longues, assez fines, sont fauves, avec les fémurs rouge- orangé; les fémurs des deux paires postérieures sont dépourvus d'épines; ceux des deux premières paires en portent deux placées au-dessus, vers le milieu; les patellas en ont une; les tibias en portent deux au-dessus et une au côté interne.

Le fémur de la patte-màchoire est court; la palella, plus longue que large, porte au-dessus un long crin effilé; le tibia, légèrement plus long que la patella, est aussi plus large ; le tarse est grand et simplement tronqué à sa base; le bulbe ne porte pas de stylum détaché (fig. 56).

L'abdomen est semblable à celui de la femelle, avec les taches parfois moins distinctes. '

Ordre de longueur des pattes: 1, 4, 2, 3 ou 1, 2, 4, 3.

Femelle (fig. 5). — Le céphalothorax, le plus souvent semblable à celui du mâle, est quelquefois brun foncé, presque noir.

Les pattes sont de la même couleur que le céphalothorax.

L'épigyne présente deux fortes saillies qui se suivent; la première, large, convexe, sur la face antérieure, creusée en fossette, est divisée par une très fine carène sur la face postérieure; la seconde saillie, lamelleuse à la base, plus étroite et plus longue que la première, se rétrécit pour se terminer ensuite par une dilatation noire, globuleuse (fig. 5c).

L'abdomen, fauve plus ou moins foncé, porte cinq tachettes noires quelquefois confluentes; il est garni de poils blanchâtres, peu serrés, courts et assez fins; lorsque l'abdomen est noir, les taches sont à peu près invisibles.

Ordre de longueur des pattes: 1, 2, 4, 3.

MOEURS. J'ai trouvé cette araignée assez communément en Campine, dans les herbages et les plantes

basses qui croissent auprès des grands marais de Genck et de Calmpthout; on peut la rencontrer au printemps, jusqu'au milieu du mois de juin, dans tous les lieux humides; je ne l'ai jamais observée en automne.

En France, elle est très rare; en Angleterre, elle se trouve communément sur les herbages et les branches basses des chênes, dans les bois humides.

DISTRIBUTION envers : Calmpthout.

GÉOGRAPHIQUE, Limbourg : Genck, Diepenbeek.

Maestricht.

Seine-et-Oise : Mennecy, la Ferté-Alais.

Prusse. — Bavière.

Belgique.

Hollande.

France.

- Aube : Villechétif.

Allemagne.

Autriche-Hongrie.

Hongrie : Tokay, Szomotor, Szinna, Bârtfa, etc.

Angleterre.

Dorsetshire. — Tout le nord de l'Angleterre. — Ecosse.

SYNONYMIE

BATHYPHANTES GRACILIS, Blackwall, 1841.

(PI. VII, fig. 6, 6a, 6b, 6c.)

1841. Linyphia gracilis, Blackwall, Linn. Trans., t. XVIII, p. 660.

1854. Linyphia circumspecta, Blackwall, Ann. and. Mag. of Nat. hist., 2e série, t. XIII, p. 177.

1864. Linyphia gracilis, Blackwall, Spiders of Greal Britain, t. II, p. 245, pi. XVII, fig. 163.

1864. Linyphia circumspecta, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. Il, p. 246, pi. XVII, fig. 165.

1879. Linyphia gracilis, Cambridge, Spiders of Dorset, t. II, p. 518.

1884. Bathyphantes gracilis, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V (2e partie), p. 345.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 6a). — Le céphalothorax, brun plus ou moins olivâtre, chagriné finement, est plus

foncé sur les bords.

Les yeux supérieurs, disposés en ligne droite, sont entourés de petits cercles noirs qui se prolongent en arrière; les yeux antérieurs forment une ligne un peu courbée en arrière; une tache noire, triangulaire, se prolongeant sur le bandeau, porte les yeux du milieu; les yeux antérieurs, au moins plus petits de moitié que les supérieurs, sont plus resserrés. Le bandeau, concave, est un peu moins large que l'aire oculaire.

Le plastron, convexe, est noir brillant.

Les chélicères sont au moins deux fois plus longues que le bandeau ; il y a deux petites dents géminées placées près de l'angle, au bord supérieur de la rainure.

Les pattes, assez fines, sont très longues et pâles; le fémur de la quatrième paire est dépourvu d'épines; ceux des deuxième et troisième paires n'en possèdent qu'une et celui de la première paire en porte deux, placées au delà du milieu; les patellas en ont une; les tibias en ont deux; celui de la première paire présente en outre 2-1 épines latérales.

Le fémur de la patte-mâchoire est court; la patella, assez petite, est aussi large que longue, avec un crin assez court; elle est presque aussi longue que le tibia; le tarse, sans saillie à sa base, est ovale, grand et large; le bulbe, très fort, est muni d'un stylum en spirale placé à son extrémité (fig. 66).

L'abdomen ressemble à celui de la femelle.

Femelle (fig. 6). — Le céphalothorax est semblable à celui du mâle; les pattes portent de vagues traces d'annulations près des articulations; les épines sont généralement plus longues que celles du mâle.

L'épigyne forme une saillie en demi-cercle, large, basse, un peu plissée en travers, avec une petite fossette rebordée, placée au bord postérieur (fig. 6c).

L'abdomen, court, ovale, convexe, blanc, porte quatre petites bandes transversales, plus ou moins noirâtres, toujours bien marquées; les trois premières s'élargissent légèrement en angle dans le milieu; la quatrième, moins large, n'est pas aussi longue; les côtés présentent une bordure noire, bien nette, qui entoure les filières; le ventre est noir.

Ordre de longueur des pattes : 1, 4, 2, 3.

MOEURS. On peut rencontrer celte araignée pendant toute l'année; elle est adulte dès le mois de mars.

Je l'ai toujours observée auprès des étangs ou des marais. Elle tend ses fils à la base des herbages, sous les plantes basses et sous les détritus. Elle n'est pas très commune en Belgique et paraît plus fréquente en France et surtout en Angleterre.

Belgique.

DISTRIBUTION Brabant : Boitsfort, La Hulpe, Bousval, Auderghem (étangs). GÉOGRAPHIQUE. L imbourg : Genck, Diepenbeek (marais).

Flandre occidentale : Knocke, Heyst, Ostende.

envers : Calmpthout.

Hollande.

Bréda, Maestricht.

France.

Somme : Ault, bois de Cise, Saint- Valéry, le Crotoy, Langiieau. — Seine-Inférieure : Dieppe, Lalonde, Elbeuf. — Calvados : Asnelles. — Eure : Sec-Yton. — Eure-et-Loir : Dreux. — Seine : Bondy, Choisy-le-Roi. — Seine-et-Oise : Bonneuil, Sucy, Chennevières, Meudon, Chaville, Carrières-sous- Bois, Poissy, Mennecy, La Ferté-Alais, Morlefontaine. — Aisne : La Ferté-Milon. — Oise : Forêt de Compiègne. — Marne : Epernay. — Aube : Troyes, Villechétif. — Seine-et-Marne : Forêt de Fontainebleau, Montigny-sur-Loing. — Puy-de-Dôme : Boyat. — Ain : Forêt de Seillons. — Basses- Alpes : Digne, Faillefeu. — Bouches-du-Bhône : Marignane. — Basses-Pyrénées : Saint-Jean-de-Luz. — Corse.

Angleterre.

Dorsetshire.

Suisse.

Lucerne, vallée de la Beuss. — Canton de Vaud : Villeneuve.

Italie.

Italie du Nord.

Espagne.

Autriche-Hongrie.

Hongrie : Ujhely, Szerencs, Varannô, Eszék.

Les Balhyphantes étrangers jusqu'aujourd'hui à notre faune sont :

B. mastodon, E. Simon. — B. approximatifs, Cambridge. — B. pullatus, Cambridge. — B. burgundicus, E. Simon. — B. vittiger, E. Simon. — B. parvulus, Westring.

Les espèces suivantes sont décrites par les auteurs sous le nom générique de Linyphia : B. torrenlum, Kulczynski. — B, pusiolus, Fickert (?). — B. Meadi, Blackwall. — B. flavipes, Blackwall. — B. Taczanowskii, Cambridge. — B. convexus, Westring. — B. Frederici, Cambridge (?). — B. Ohlerti, E. Simon (?). — B. vilis, Thorell. — B. exlricatus, Cambridge.

Une partie de ces espèces entreront probablement dans le genre Bathyphantes.

Genre PORRHOMMA, E. Simon, 1884.

SYNONYMIE

Linyphia des auteurs.

1834-1864. Neriene, Blackwall (ad partem). 1884. Porrhomma, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 353.

CARACTERES DU GENRE

Les yeux supérieurs forment une ligne droite ou presque droite; ils sont petits, égaux et largement séparés; ceux du milieu sont presque toujours plus resserrés, mais leur intervalle reste toujours plus large que leur diamètre; les yeux antérieurs forment une ligne droite ou légèrement arquée en avant; ceux du milieu se touchent et sont plus ou moins séparés des latéraux; les quatre yeux du milieu forment un carré plus long que large et beaucoup plus étroit en avant; les supérieurs sont beaucoup plus gros que les antérieurs; les saillies obliques qui supportent les yeux latéraux sont très peu sensibles.

Le bandeau, plan ou légèrement incliné en avant, est au moins aussi large que l'aire oculaire et parfois muni de longues barbes.

Le céphalothorax est court, ovale, avec le front large et arrondi; la partie céphalique est généralement un peu convexe et légèrement inclinée dans la région oculaire.

Le plastron, plan, à peine convexe, un peu plus long que large, longuement atténué en arrière, se termine entre les hanches postérieures en pointe courte, conique, recourbée fortement en bas.

Les chélicères, assez fortes et beaucoup plus longues que le bandeau, sont droites au bord externe chez les femelles; chez les mâles, elles sont convexes à ce bord et un peu divergentes dans la seconde moitié ; il y a 2, 3 ou 4 dents presque égales au bord supérieur de la rainure; une série de cinq très petites dents en occupe le bord inférieur.

La lèvre, beaucoup plus large que longue à sa base, est fortement et largement rebordée.

Les lames maxillaires, droites au côté interne, obliques et arrondies au côté externe, sont un peu plus longues que larges et obliquement tronquées à leur extrémité.

Les pattes sont munies de fines et longues épines; il y en a une au-dessus aux patellas et deux aux tibias.

SYNONYMIE

PORRHOMMA ERRANS, Blackwall, 1841-64.

(PI. VIII, fig. \, ia, \b, le.)

1841-1864. Neriene errans, Blackwall, Linn. Trans., t. XVIII, p. 643. — Spiders of Great Britain, t. II, p. 253, pi. XVIII, fig. 170.

1877. Bathyphantes Charpentier], Lebert, Die Spinnen der Schweiz, p. 163, fig. 20-34.

1884. Porrhomma errans, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V (2e partie), p. 364.

DESCRIPTION

Mâle (fig. la). — Le céphalothorax est rougeâtre, presque noir, très finement chagriné. Les yeux supérieurs sont disposés en ligne presque droite, les antérieurs en ligne droite; ceux du milieu sont beaucoup plus petits, à peu près connivents. Le bandeau, un peu plus large que Taire

MOEURS

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

SYNONYMIE

DESCRIPTION

oculaire, convexe, est garni d'une touffe de crins assez longs. Les chélicères, bien plus longues que le bandeau, solides, sont finement chagrinées.

L'abdomen est coloré comme celui de la femelle.

Le plastron, brunâtre mat, est chagriné très finement.

Les pattes, assez longues, sont solides; les fémurs des deux paires antérieures portent au-dessus, vers le milieu, une épine, et le fémur de la première paire présente une épine semblable au côté interne.

Le bulbe de la patte-mâchoire est grand; le fémur, court, est un peu courbé; la patella, petite, est plus longue que large; le tibia, plus large et plus court, est garni de crins peu nombreux, longs, sur les côtés et en avant; le tarse, relativement grand, est plus long et plus large que la patella et le tibia réunis, avec son bord externe dilaté et arrondi vers le milieu (fig. 16).

Femelle (fig. 1). — L'épigyne forme une plaque brunâtre en demi-cercle, avec une fossette légèrement plus large que longue et un rebord droit en arrière (fig. le).

L'abdomen, coloré comme celui du mâle, est un peu plus pâle.

Ordre de longueur des pattes : 1,4, 2, 3.

Cette araignée vil très cachée sous les mousses et dans les endroits humides des bois. Elle est rare et peu répandue en Belgique.

Brabant : Boitsfort.

Belgique.

France.

Seine-et-Marne. — Aube. — Hautes-Alpes. — Ain. — Pyrénées- Orientales.

Valais.

Suisse.

PORRHOMMA PYGMAEA, Blackwall, 1834.

(PI. VIII, fig. % 2o, 1b, 1c.)

1834. Neriene pygmaea, Blackwall, Researches inZool., p. 376.

1864. Neriene pygmaea, Blackwall, Spiders ofGreat Britain, t. II, p. 261, pi. XVIII, fig. 177.

1870. Neriene pygmaea, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 486.

1875. Erigone rarrata, Thorell, Tijds. voor Eut., t. XVIII, p. 89.

1879. Neriene pygmaea, Cambridge, Spiders of Dorset, t. II, p. 441.

1884. Porrhomma pygmaeum, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V (2e partie), p. 366.

Mâle. — Le céphalothorax est brun rougeâtre plus ou moins foncé; la partie céphalique, convexe, obtuse, s'incline un peu en avant.

Les yeux supérieurs forment une ligne un peu arquée en arrière; les antérieurs sont en ligne droite; les médians, presque aussi gros que les latéraux, sont à peu près connivents; les yeux du milieu forment un carré un peu plus long que large.

Le bandeau, un peu convexe, presque aussi large que l'aire oculaire, est garni de crins fins.

Les chélicères, chagrinées, sont beaucoup plus longues que le bandeau.

Le plastron, brun mat, est chagriné.

Les pattes, un peu courtes, sont rouge-orangé et garnies de crins; le fémur de la première paire porte une épine au-dessus, près de l'extrémité, et une seconde épine un peu plus longue du côté interne; le fémur de la deuxième paire n'en présente qu'une au-dessus, vers le milieu; les tibias des deux premières paires ont des épines plus longues que celles des tibias postérieurs; les derniers articles de la patte-mâchoire sont plus foncés que les premiers; le fémur est court; la patella, petite, au moins aussi large que longue, est plus courte que le tibia; ce dernier est muni

MOEURS

de crins assez longs; le tarse est plus large et plus long que les deux articles précédents (fig. 2a).

L'abdomen est noirâtre.

Femelle (fig. 2, 2c). — Le céphalothorax est semblable à celui du mâle; les yeux supérieurs sont disposés en ligne 1res faiblement arquée en arrière.

L'épigyne forme une saillie basse, en demi-cercle, marquée en arrière d'une petite fossette transversale en forme de fente un peu courbée (fig. 26).

L'abdomen est noirâtre, garni de poils roux assez courts; le ventre est un peu plus pâle.

Ordre de longueur des pattes : 1, 4, 2, 5.

On rencontre cette espèce au printemps, en été et au commencement de l'automne, au bord des étangs et des marais; elle tend ses fils à la base des plantes les plus rapprochées de l'eau. On la trouve encore dans les mousses humides et même quelquefois dans les prairies. Le mâle solitaire erre parfois dans les chemins.

Cette araignée, assez rare en Belgique, est beaucoup plus commune en France.

DISTRIBUTION GEOGRAPHIQUE

Belgique.

Brabant : Boilsfort, Groenendael, La Hulpe (étangs).

Limbourg : Genck (marais).

Calvados : Villers-sur-Mer. — Aisne : La Ferté-Milon, Guise. — Oise : Forêt de Compiègne. — Seine : Bondy, Bonneuil. — Seine-et-Oise : Clamart, Sucy, Chennevières-sur-Marne, Saint-Germain (bords de la Seine). — Seine-et-Marne : Fontainebleau. — Marne : Epernay. — Aube : Villecliétif, étang de Bailly, étang de la Morge-des-Champs. — Yonne : Saint -Florentin. — Gironde: Bordeaux. — Gers: Courrensan. — Corse : Campo di TOro. (E. Simon.)

Angleterre.

Ecosse. — Lancashire. — Pays de Galles. — Dorsetshire.

Allemagne.

Prusse. — Bavière. — Silésie.

Autriche-Hongrie.

Hongrie : Ujhely, Tolcsva, Tokay. Szôllôske, Szomotor, Hadhâz, Diakovar, Kôrtvélyes, Sopron, etc. Les Porrhomma étrangers à notre faune sont :

P egeria, E. Simon. — P. decens, Cambridge. — P. diabolicum, E. Simon. — P. subterraneum, E. Simon. — P. scopiferum, E. Simon. — P. glaciale, L. Koch. — P. adipatum, L. Koch. — P. montigena, L. Koch. — P. microphthalma, Kulczynski. — P. Rosenhaueri, L. Koch. — P. contritum, Cambridge. — P. umbraticum, L. Koch. — P. inconspicuum, Cambridge. — P. rasum, Cambridge. — P. cacuminum, Kulczynski. — P. boreum, L. Koch (?). — P. venator, Cambridge. — P. inlerceplum, Cambridge. — P. provocans, Cambridge. — P. Calypso, Bertkau.

Quelques-unes de ces espèces pourraient se rencontrer en Belgique.

SYNONYMIE

Genre TMETICUS, Menge, 1866.

Linyphia des auteurs.

1853-1864. Neriene, Blackwall (ad parlem). 1866. Tmeticus, Menge, Preussische Spinnen, 1. 1, p. 184. 1866. Pedina, Menge, Idem, 1. 1, p. 125. 1866. Leptothrix, Menge, Idem, 1. 1, p. 240. 1866. Bathyphantes, Menge (ad partem), Idem, t. I, p. 111. 1884. Tmeticus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 378.

CARACTÈRES BL GENRE

Les yeux supérieurs forment une ligne presque droite ou très légèrement arquée en arrière; ils sont assez gros, presque égaux, équidistants; leur intervalle est au moins de même largeur

que leur diamètre (très rarement plus étroit). Les yeux antérieurs forment une ligne droite ou presque droite; ceux du milieu, qui se touchent, sont plus petits et bien séparés des latéraux; les quatre yeux du milieu forment un carré étroit en avant et un peu plus long que large; les supérieurs sont les plus gros; les saillies obliques qui supportent les yeux latéraux sont presque insensibles.

Le bandeau, plan est vertical.

Le céphalolhorax est court, ovale, avec le front large; chez le mâle, il s'élève en avant sans

être conique.

Le plastron est presque plan, triangulaire, aussi large ou presque aussi large que long.

Les chélicères et les pièces buccales sont semblables à celles des Porrhomma.

Les pattes sont assez longues, généralement robusles, surtout les fémurs qui sont inermes ou dont les antérieurs seuls sont munis d'une ou deux petites épines; il y a une épine au-dessus des palellas, deux épines ou crins sur les tibias; on remarque rarement des épines inférieures aux tibias et des épines aux métatarses; le métatarse de la première paire n'est jamais plus long que le tibia.

Les Tmeticus se distinguent surtout du genre précédent par leurs yeux plus gros et plus resserrés et par la forme de leur céphalolhorax.

TMETICUS ABNORMIS, Blackwall, 1841.

(PI, VIII, ûg. 3, 3a, Zb, 3c.)

SYNONYMIE

DESCRIPTION

1841. Neriene abnormis, Blackwall, The differ. in the numb. of eyes, etc., in Trans. Linn., t. XVIII,

1864. Neriene abnormis, Blackwall, Spiders of Greal Britain, I. II, p. 286, pi. XIX, fig. 200. 1870. Neriene abnormis, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 448.

1872. Linyphia linguata, Cambridge, Trans. Linn. Soc. Lond., t. XXVIII, p. 537, pi. XLVI, fig. 8 (9).

1873. Erigone speluncarum, E. Simon, Ann. de la Soc. ent. de France, p. 474, pi. XIV, fig. 8-9.

1878. Erigone abnormis, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. db

Belgique.)

1879. Neriene Douglasi, Cambridge, Ann. and Mag. of Nat. Hist., 4e série, t. XVI, p. 247, pi. VIII, fig. 5. 1879. Linyphia abnormis, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 207.

1884. Tmeticus abnormis, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V (2e partie), p. 386.

MàU. Le céphalothorax, fauve, chagriné, porte des crins assez longs qui forment sur la partie céphalique une ligne médiane longitudinale.

Les yeux supérieurs, égaux, sont assez gros; quelquefois ceux du milieu sont un peu plus petits; les yeux antérieurs sont disposés en ligne droite; les yeux du milieu forment un carré plus long que large.

Le bandeau, vertical, presque plat, est un peu plus large que l'aire oculaire.

Les chélicères, plus longues que le bandeau, ne portent pas de dent sur la face antérieure.

Le plastron est fauve ou brunâtre.

Les pattes, longues, sont assez solides, fauves, garnies de crins ; les épines des tibias sont très longues; les fémurs en sont dépourvus ; le fémur de la patte-mâchoire est allongé; la patella est petite, un peu plus longue que large; le tibia est au moins aussi long; le tarse, étroit à sa base, est plus long et plus large que les deux articles précédents; le bulbe, très grand, gros, porte à sa base une grande lame noire, qui se prolonge en arrière, sur le côté du tibia, en pointe forte, repliée verticalement (fig. 3a).

L'abdomen est semblable à celui de la femelle.

Femelle (fig. 3). — Le céphalothorax et les pattes sont fauve pâle.

Les yeux supérieurs sont assez gros; l'intervalle de ceux du milieu est au moins égal à leur diamètre; l'intervalle des latéraux est double; l'intervalle entre les yeux du milieu antérieurs et les latéraux est un peu plus large que le diamètre des yeux médians.

MOEURS

L'épigyne porte un grand crochet simple, dirigé obliquement en arrière; il est large, ovale et s'arrondit en forme de langue à l'extrémité (iïg. 36, 3c). L'abdomen, brunâtre, est un peu plus foncé sur le ventre.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 3.

Cette araignée, peu commune en Belgique, vit sous les mousses et surtout sous les bruyères où elle tend sa toile en forme de nappe très fine. Dans nos provinces montagneuses, je l'ai observée plusieurs fois cachée sous de petits quartiers de rochers tombés parmi les hautes herbes au bord des chemins. On peut la rencontrer pendant presque toute l'année.

Elle est rare en Angleterre et paraît répandue en France; elle descend jusqu'en Espagne.

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Belgique.

Brabant : Bhode-Sainl-Genèse, Uccle, Boitsfort, Bousval.

JSamur : Wautsort, Hastière, Han-sur-Lesse.

Luxembourg : Laroche, Barvaux.

Liège : Comblain-au-Pont.

France.

Oise: Forêt de Compiègne. — Seine-et-Oise: Boissy, Saint- Léger, Lainville. — Seine-et-Marne: Fontainebleau. — Calvados : Longues. — Orne : Lhome. — Aisne: Forêt de Villers-Cotterets. — Eure : Vernon. — Aube : Troyes, Pont-sur-Seine, bois de Chappes. — Cantal : Le Lioran. — Ain : Forêt de Seillons. — Ariège. — Basses-Pyrénées : Saint- Jcan-de-Luz.

Lancashire. — Dorsetshire : Bloxworth.

Alsasua, Arnedillo.

Angleterre.

Espagne.

SYNONYMIE

DESCRIPTION

Mâle.

TMETICUS RUFUS, Wider, 1834.

(PL VIII, fig. 4, 4a, 4b, 4c, Ad.)

Theridium rufum, Wider et Reuss, Zool. Mise. Arachn., p. 218 (223), pi. XV, fig. 3.

Micryphantes erythrocephalus, C. Koch, Die Arachniden, t. II, p. 85, fig. 233.

Neriene rubripes, Blackwall, Charact. ofsome undescr. gen., etc., in Lond. and Edind. Phil. Mac,

3e série, t. VIII, p. 485.

Micryphantes erythrocephalus, C. Koch, Die Arachniden, f. VIII, p. 98, fig. 667-668. Erigone erythrocephala, Westring, Araneœ Suecicœ descriplœ, p. 271. Neriene rubripes, Blackwall, Spiders ofGreat Britain, t. II, p. 287, pi. XIX, fig. 201. Bathyphantes pallescens, Menge (c?) (Inerfnis in tabula), Preussische Spinnen, 1. 1, p. 120, pi. XXII,

lab. XLV.

Bathyphantes brevipalpus, Menge (9 non çf), Idem, p. 122, pi. XXII, tab. XLVII.

Micryphantes erythrocephalus, Ohleri, Aran. d. Prov. Preuss., pp. 56, 74.

Micryphantes laminatus, Ohlert, Idem, pp. 56, 75.

Micryphantes ruficephalus, Ohlert, Idem, pp. 57, 79.

Erigone rufa, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 132.

Erigone rufa, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique (Ann. de la Soc. ent. de Belgique), supplément.

Neriene rufa, Cambridge, Spiders of Dorsel, t. I, p. 123.

Tmeticus rufus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V (2° partie), p. 388.

Mâle. — Le céphalothorax, chagriné, est rouge-brun assez pâle.

Les yeux supérieurs, égaux, un peu gros, forment une ligne à peu près droite; l'intervalle entre les yeux médians est de moitié plus large que leur diamètre; l'intervalle des latéraux est à peu près double; les yeux antérieurs forment une ligne droite; les médians, plus petits que les

latéraux, sont resserrés, presque connivents; l'intervalle des latéraux est plus large que le diamètre des médians; les quatre yeux médians forment un carré beaucoup plus long que large. Le bandeau, vertical, est plus large que l'aire oculaire.

Les chélicères (fig. 4a), convexes, fortes, sont plus longues que le bandeau, chagrinées et granuleuses du côté externe, surtout dans la seconde moitié; elles porlent en avant, près de l'extrémité et tout près du bord interne, une courte dent conique.

Le plastron, chagriné, est brun.

Les pattes, rougeâtres, sont munies de crins et d'épines assez courtes et fines.

La patte-mâchoire est longue; la palella, au moins deux fois plus longue que large, porte un crin peu visible; elle est plus courte que le tibia; le tarse est légèrement plus long que ce dernier (fig. 46).

L'abdomen ressemble à celui de la femelle, mais sa coloration est plus foncée.

Femelle (fig. 4). — Le céphalothorax et les pattes sont à peu près semblables dans les deux sexes.

L'épigyne porie un crochet court, très épais, large dans le haut, très rétréci et recourbé en demi-cercle par-dessous; son extrémité est pourvue d'un petit tubercule noir (fig. Ac, ld).

L'abdomen est brun, un peu plus pâle au-dessus.

Ordre de longueur des pattes : k, 1, % 3.

MOEURS. Celte araignée, assez rare en Belgique, apparaît au printemps et pendant l'été. Elle vit dans les

mousses et surtout près des racines de bruyère, dans les clairières ou aux lisières des bois. Sa petite toile, en forme de nappe très fine, qu'un souffle enlève, est tendue près de terre. Elle est rare en Angleterre et un peu plus fréquente en France et en Allemagne. Je l'ai recueillie sous les mousses en Suisse, dans la vallée de la Reuss et dans le Tessin.

DISTRIBUTION Brabant : Boitsfort, Auderghem, Tervueren, Groenendael. GÉOGRAPHIQUE. piandre orientale : Environs de Gand (Destel berge n).

Anvers : Calmpthout.

Limbourg : Genck.

France.

Seine-et-Oise : Chaville, Meudon, Boissy-Saint-Léger. — Seine-Inférieure : Elbeuf. — Oise : Compiègne. — Aisne : Forêt de Villers-Cotterets. — Aube : Troyes. —Seine-et-Marne : Forêt de Fontainebleau, forêt d'Armainvilliers. — Cantal : Le Lioran. — Isère : Le Sappey, Bourg-d'Oisans. — Ain : Forêt de Seillons.

Angleterre.

Dorsetshire : Bloxworth. — Pays de Galles. — Ecosse : Glascow.

Allemagne.

Bavière. — Saxe : Hernhûtt. — Silésie.

Tessin : Locarno. — Vallée de la Reuss.

Suisse.

Autriche-Hongrie.

Tyrol : Trente.

Suède.

Upsal.

SY1V0NYMIE.

TMETICUS BICOLOR, Blackwall, 1833.

(PI. VIII, fig, 5, 5a. M, oc.)

1833. Neriene ricolor, Blackwall, Characters ofsome undescribed gênera and species of Araneidae, p. 384.

1834. Linyphia comata, Wider et Reuss, Zool. Mise. Arachn., p. 219 (225), pi. XV, fig. 4. 1861. Linyphia comata, Westring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 125.

1864. Neriene ricolor, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. II, p. 250, pi. XVII, fig, 168. 1866. Bathyphantes comatus, Mcnge, Preussische Spinnen, t. I, p. 118, pi. XXI, tab. XLIII. 1870. Linyphia ricolor, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 64.

1878. Linyphia ricolor, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de

Belgique.)

1879. Linyphia ricolor, Cambridge, Spiders of Dorset, l. I, p. 206.

1884. Tmeticus ricolor, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V (2° parlie), p. 401.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 5c). — Le céphalothorax, finement chagriné, est brun rougeâtre, avec une ligne

marginale plus foncée; la partie céphalique, un peu convexe, s'élève légèrement en avant.

Les yeux supérieurs, disposés en ligne un peu arquée en arrière, sont égaux et gros; l'intervalle entre ceux du milieu égale à peine leur diamètre; celui des latéraux est un peu plus large; les yeux antérieurs forment une ligne légèrement courbée en arrière; les médians sont plus petits et plus resserrés; l'intervalle entre eux et les latéraux égale au moins leur diamètre; les quatre yeux du milieu forment un carré un peu plus long que large. Le bandeau est au moins aussi large que l'aire oculaire.

Les chélicères, robustes, plus longues que le bandeau, ne portent pas de ligne granuleuse au bord externe.

Le plastron, presque indistinctement chagriné, est très foncé.

Les pattes, de même couleur que le céphalothorax, ou quelquefois plus claires, sont fortes et assez longues, avec les tibias et les métatarses des deux premières paires olivâtres, plus foncés; elles sont garnies de crins assez courts; le fémur de la première paire porte une ou deux épines au-dessus, dans la seconde moitié; et en avant, une épine pareille, placée au même niveau ; le tibia de la première paire en porte une en dessous et par-dessus deux rangées de 5-3 ; le tibia de la quatrième paire porte deux rangées inférieures de 3-5 ou 7 et de plus une épine dorsale; les métatarses des deux paires antérieures en sont dépourvus.

Le fémur de la patte-mâchoire, à peu près droit, est assez court; la patella, plus longue que large, porte par-dessus, en avant, un crin long et fin; elle est plus courte que le tibia; celui-ci présente au côté extérieur, dans la première moitié, une forte saillie portant une touffe de crins longs et barbelés très finement; le tarse est à peu près aussi long que les deux articles précédents; il est pourvu à sa base, par-dessus, d'une saillie conique assez forte, dirigée un peu en arrière (fig. 56).

L'abdomen est semblable à celui de la fejmelle.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 3.

Femelle (fig. 5). — Le céphalothorax et les pattes sont quelquefois plus verdâtres que chez le mâle.

L'épigyne forme une plaque peu saillante qui présente de chaque côté un espace lisse, arrondi; elle porte en arrière un petit rebord arqué, rougeâtre (fig. 5a).

L'abdomen est noirâtre plus ou moins foncé.

Ordre de longueur des pattes : 1,4, 2, 3.

MOEURS

Cette araignée est assez commune en Belgique depuis le printemps jusqu'en automne. Dans le

DISTRIBUTION GEOGRAPHIQUE

Brabant, je l'ai toujours observée sous les bruyères, à la base desquelles elle tend sa petite toile légère, en forme de nappe. En Campine, je l'ai trouvée plus fréquemment sous les détritus et dans des prairies sèches. Dans nos provinces montagneuses, elle était presque toujours cachée sous des pierres tombées dans les hautes herbes. La ponte a lieu au mois de juillet; le cocon, très petit, est caché près de la toile. On rencontre rarement le mâle; je ne l'ai jamais observé près de la femelle.

J'ai trouvé parfois cette araignée en hiver, cachée dans les bois sous les feuilles mortes.

Je l'ai rencontrée en Suisse, dans la vallée de la Reuss et dans le Tessin.

Belgique.

Brabant: Environs de Bruxelles, Boitsfort, Groenendael, La Hulpe, Waterloo. Otlignies, Bousval,

Noirhat, Villers-Ia-Ville, Nivelles, Louvain, Rhode-Sainl-Genèse, Diesl, Ternath, Vilvorde. envers: Malines, environs d'Anvers, Calmpthout. Limbourg : Genek.

Liège : Spa, Aywaille, Comblain-au-Ponl, E m bourg, Modave. Namur: Dînant, Beauraing, Han-sur-Lesse, Louetle-St-Pierre. Luxembourg : Saint-Hubert, Redu, Laroche, Viel-Salm. Flandre orientale : Environs de Gand, Grammont. Hainaut : Hennuyères, Obourg, Papignies.

France.

Toute la France. — Corse (E. Simon).

Angleterre.

Berwirckshire. — Dorsetshire : Bloxworth. — Pays de Galles. — Ecosse : Glascow, Aberdeen.

Allemagne.

Bavière (partout). — Saxe : Leipzig, Hernhûtt. — Prusse. — Silésie : Breslau.

Autriche-Hongrie.

Bohême : Prague. — Tyrol : Trente, Inspruck, Rovoredo. — Hongrie: Ujhely. (Centromerus bicolor,B\.)

Russie.

Suisse.

Crimée : Simferopol, Sewaslopol.

Engelberg, vallée de la Reuss, Tessin, Giornico.

Gothembourg, Upsal, Ostrog.

Suède.

SYNONYMIE

TMETICUS PABULATOR, Cambridge, 1875.

(PL VIII, fîg. 6, 6a, Qb, 6c.)

1875. Erigone pabulatrix, Cambridge, New species of Frigone, in Proceed. Zool. Soc. Lond., p. 324, pi. XLIV,fig. 1.

1881. Linyphia incilium, L. Koch, Abhandl. Naturf. Gesell. Gorlitz, t. XVII, p. 53, fig. 6. 1884. Tmeticus pabulator, E. Simon, Les Arachnides de Finance, t. V (2° partie), p. 405.

DESCRIPTION. Mâle. — Le céphalothorax, brillant, chagriné, est fauve rougeâlre ou brun, avec une ligne

noire marginale très fine; la ligne dorsale, presque droite, s'incline à peine dans la région oculaire.

Les yeux (fig. 6c) supérieurs forment une ligne courbée en arrière; ils sont égaux et assez

gros; l'intervalle entre les médians égale à peu près leur diamètre; celui des latéraux est un peu

plus large; les yeux antérieurs forment une ligne à peu près droite; les médians sont beaucoup

plus petits; l'intervalle entre ces derniers est égal à peine à leur rayon; l'intervalle des latéraux est à peu près double du diamètre des médians; les quatre yeux médians forment un carré assez grand et un peu plus long que large. Le bandeau est au moins aussi large que l'aire oculaire.

Les chélicères, à peu près lisses, parsemées de fines granulations, sont plus longues que le bandeau.

Le plastron, chagriné, est noirâtre.

Les pattes, fortes et longues, sont de la même couleur que le céphalothorax et garnies de crins; les épines des tibias sont plus longues aux paires postérieures; le fémur de la première paire porte au-dessus, dans la seconde moitié, deux ou trois épines courtes; le fémur de la deuxième paire n'en porte qu'une, placée vers le milieu.

Le fémur de la patte-mâchoire est court et légèrement courbé; la patella, assez petite, au moins aussi longue que large, porte un long crin en avant; le tibia, un peu plus long que la patella, porte un crin encore plus allongé; le tarse est plus long et plus large que les deux articles précédents; il est arrondi et porte à sa base, par-dessus, une saillie conique très grande précédée d'une autre saillie arrondie plus basse; le bulbe est muni d'une grande lame externe, peu échancrée, suivie d'une carène, non anguleuse à sa base, sans denliculation, tranchante, et qui se termine en avant en pointe simple, fortement canaliculée (fig. 66).

L'abdomen est semblable à celui de la femelle.

Femelle (fig. 6). — Le céphalothorax est semblable dans les deux sexes.

Les yeux antérieurs sont inégaux; l'intervalle entre les médians et les latéraux est au moins égal au diamètre des médians; les yeux supérieurs sont assez gros; l'intervalle entre les médians égale au moins leur diamètre; celui des latéraux est au moins d'un tiers plus large.

Le fémur de la première paire de pattes porte au-dessus, dans la seconde moitié, trois ou quatre épines; les fémurs des deuxième et troisième paires n'en portent qu'une au-dessus, vers le milieu.

L'épigyne forme une fossette transversale, pourvue en avant d'un rebord avancé, légèrement échancré dans le milieu; le bord inférieur de la fossette présente dans son milieu une pièce rougeâtre, triangulaire, assez large, dirigée en arrière (fig. 6a),

L'abdomen est fauve brunâtre plus ou moins foncé; le ventre est brun.

Ordre de longueur des pâlies : k, 1, 2, 5.

MOEURS. Je n'ai rencontré celte rare espèce que dans nos provinces montagneuses de Namur et de

Luxembourg, aux mois d'août et de septembre; elle se tenait cachée sous les pierres. Ses mœurs me sont inconnues,

Belgique.

DISTRIBUTION Namur : Mariembourg, Hastière. GÉOGRAPHIQUE. iwcembourg : Saint-Hubert, Redu, Laroche, Melreux.

France.

Somme : Ault. — Seine-Inférieure : Elbeuf. — Oise : Forêt de Compiègne. — Seine-et-Oise : Brétigny. — Seine-et-Marne : Forêt de Fontainebleau. — Isère : Environs de la grande Chartreuse, Bourgd'Oisans

o Allemagne.

Bavière : Environs de Nuremberg.

AURICHE-HONGRIE.

Hongrie : Tâtrafured, Csorbaitô, Tatra, etc. (Centromerus pabulator, Cb.)

SYNONYMIE

TMETICUS SYLVATICUS, Blackwall, 1841.

(PI. VIII, fig. 7, la, 1b.,

1841. INeriene sylvatica, Blackwall, The di/fer. in the number of eyes, etc., in Trans. Linn., etc.,

vol. XVIII, p. 644.

1861. Erigone sylvestris, Westring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 273. 1864. Neriene sylvatica, Blackwall, Spiders of Grcat Britain, t. Il, p. 254. 1866. Bathyphantes setipalpus, Menge, Prenssische Spinnen, t. I, p. 124, pi. XXIII, lab. XLVIII. 1870. Erigone sylvatica, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 134.

1878. Erigone sylvatica, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de

Belgique.)

1879. Neriene sylvatica, Cambridge, Spiders of Dorset, f. I, p. 129.

1884. Tmeticus sylvaticls, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V (2e partie), p. 410.

DESCRIPTION. Mâle. — Le céphalothorax est brun rougeâtre brillant.

Les yeux supérieurs, disposés en ligne un peu courbée en arrière, sont gros, égaux, et l'intervalle entre ceux du milieu est à peine aussi large que leur diamèlre; l'intervalle des latéraux est au moins aussi large; les yeux antérieurs sont également un peu courbés en arrière; les médians, plus petits, sont plus resserrés; l'intervalle entre ceux-ci et ceux de côté est légèrement plus large que leur diamètre; les quatre yeux du milieu forment un carré au moins aussi large que long. Le bandeau, vertical, un peu convexe, est au moins aussi large que l'aire oculaire.

Les chélicères, fortes, chagrinées finement, sont plus longues que le bandeau et portent une série de petites granulations au côté externe.

Les pattes, solides et longues, sont garnies de crins et d'épines; les épines des tibias sont assez longues; le fémur de la première paire en porte deux, placées vers le milieu; celui de la seconde paire n'en porte qu'une.

Le fémur de la patte-mâchoire, court, est à peu près droit; la patella, pelile, est au moins aussi large que longue, avec un long crin par-dessus, en avant; le tibia est un peu plus long que la patella; il porte aussi un long crin en avant, au-dessus; le tarse, gros, est plus long et plus large que les deux articles précédents, avec sa base élevée en pointe basse, large, obtuse et verticale; le bulbe, très gros, porte à sa base interne une apophyse droite, aiguë, ainsi qu'une lame assez grande, courbée, épaisse, obtuse, marquée d'une carène denticulée finement, très caractéristique (fig.7«).

L'abdomen est brunâtre.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 3 ou 4 — 1, 2, 3.

Femelle (fig. 7). — Le céphalothorax est semblable à celui du mâle.

Les yeux supérieurs sont gros; l'intervalle entre les médians est plus étroit que leur diamètre; celui des latéraux est un peu plus large; les yeux antérieurs sont inégaux; l'intervalle entre les médians et les latéraux est à peu près égal au diamètre des médians.

Les fémurs des deux premières paires de pattes portent deux longues épines au-dessus et une seule près de l'extrémité du côté interne; les tibias de ces deux premières paires portent quelques épines courtes au-dessus; celles des deux dernières paires sont longues et fortes.

L'épigyne forme une grande fossette cintrée, dans le haut surtout, arquée et rebordée finement en arrière, à peu près recouverte par un crochet triangulaire qui part du bord supérieur; ce crochet, fortement plissé en travers, est brun rougeâtre (fig. 76).

L'abdomen est brun comme celui du mâle.

MOEURS. Cette petite araignée, assez commune en Belgique, peut se rencontrer pendant toute l'année,

mais surtout au printemps et en automne, dans les mousses des bois, sous les bruyères à la base desquelles elle tisse sa petite toile fine; je Pai observée sous des pierres, dans les parties humides de nos provinces montagneuses.

Elle est très commune en France ainsi que dans le nord de l'Angleterre.

Belgiqi E.

DISTRIBUTION Brabanl : Rhode-Saint-Genèse, Boitsfort, Groenendael, Waterloo, Noirhat.

Limbourg : Genck, Kermpt, Hasselt.

Liège : Comblain-au-Pont, Hollogne-aux-Pierres, Modave, Tilff.

Namur : Yvoir, Rhisnes, Dinant, Godinne, Han-sur-Lesse, Haslière. Marche-Ies-Dames, Rochefort.

Luxembourg : Laroche, Marche, Melreux, Arlon, Barvaux, Bertrix, Herbeumont, Houffalize, Tellin, Redu, Saint-Hubert, Wellin.

Hollande Maestricht.

France.

Somme : Amiens, Ault. — Calvados : Villers-sur-Mer. — Seine-Inférieure : Forêt de Lalonde, Elbeuf. — IIIe-et-Vilaine : Saint-Malo. — Aisne : Forêt de Villers-Cotterets, La Ferlé-Milon, Port-aux-Perches — Oise: Forêt de Compiègne. — Seine : Bondy, La Varenne, bois de Boulogne. — Seine-et Oise : Les Fonceaux, Lainville, Chaville, Sucy, forêt de Marly, Chennevières-sur-Marne. - Seine-et-Marne: Forêt d'Armainvilliers, forêt de Fontainebleau, Nemours, Montigny-sur-Loing. — Aube: Bois de Chappes, Bar-sur-Aube, Gyé-sur-Seine, forêt de Clairvaux, Villemaur. — Cantal: Le Lioran. — Ain : Bourg. — Isère : Le Sappey, Bourg-d'Oisans.

Angleterre.

Berwickshire — Dorselshire : Bloxworth. — Pays de Galles.

Allemagne.

Bavière. — Prusse. — Silésie.

Autriche-Hoi\grie.

Hongrie : Ujhely, Dargô, Varannô, Homonna. etc. {Ceniromerus silvaticus, Bl.)

Roumanie.

Moldavie : Jassy. — Valachie : Bukharest.

Suède.

Gothembourg.

Les Tmeticus étrangers à notre faune sont :

T. scopiger, Grube. — T hardi, Blackwall. — T. electus, E. Simon. - T capucinus, E. Simon. — T. Ruthwaiti, Cambridge. — T lemlarsis, E. Simon. — T expertus, Cambridge. — T. arcanus, Cambridge — T sinus, E. Simon. — T. Uelphinensis, E Simon. — T. concinnus, Thorell (?). — T. prudens, Cambridge. — T. serralus, Cambridge. — T. brevipalpus, Menge. — T. salyrus, E. Simon. — T. aflinis, Blackwall. — T. granulosus, L. Koch. — T. compar, Weslring. — T. probrosus, E. Simon. — T. Cambelli, Cambridge.

Beaucoup de ces Tmeticus pourront se rencontrer en Belgique.

SYNONYMIE

Genre MICRONETA, Menge, 4 868.

Erigone des auteurs.

1868. Micryphaintes, Menge (ad partem), Preussische Spinnen, t. III, p. 236. 1868. Microneta, Menge (ad partem), Idem, p. 227. 1884. Microneta, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V (5° partie), p. 421.

CARACTÈRES DU GENRE

Les yeux supérieurs, disposés en ligne un peu arquée en arriére, sont assez gros; parfois les médians sont les plus gros; ils sont partagés par des intervalles à peu près aussi larges que leur diamètre; les yeux antérieurs, resserrés, forment une ligne droite ou un peu arquée en arrière; les qualre yeux du milieu forment un carré étroit en avant et un peu plus long que large; les supérieurs sont les plus gros; de fortes saillies obliques supportent les yeux latéraux.

Le bandeau est aussi large ou presque aussi large que l'aire oculaire.

Le plaslron, triangulaire, est un peu plus long que large.

Le céphalothorax est allongé, ovale, avec le front assez large.

Les chélicères, plus longues que le bandeau, sont peu atténuées et légèrement divergentes chez les femelles; le bord supérieur de la rainure est muni, avant l'angle, de trois dents assez longues, surtout celle du milieu; le bord inférieur est muni, près du crochet, de qualre ou cinq petites dents serrées et égales; chez les mâles, les chélicères sont 1res atténuées, les bords de la rainure sont carénés et munis près de l'angle, loin du crochet, de quelques petites dents.

Les pièces buccales sont semblables à celles des Tmelicus.

Les pattes sont longues et lines; il y a une épine au-dessus des patellas, deux aulres très fines sur les tibias; les métatarses des pattes antérieures sont plus courts que les tibias; les tarses, plus courts que les métatarses, sont pourtant assez longs.

Les Microneta se rapprochent assez des Balhyphantes par leur faciès général et par la forme des chélicères du mâle; ils sont intermédiaires entre les Erigone et les Linyphia.

SYNONYMIE

MICRONETA VIARIA, Blackwall, 1841.

(PI. VIII, fig. 8, 8a, 8b, 8c.)

Neriene viaria, Blackwall, Thedifjer. in thenumb. ofeyes, etc., in Trans. Lins., t. XVIII, p. 645.

Erigone quisquiliarium, Westring, Fôrteckn., etc., p. 44.

Erigone quisquiliarium, Westring, A rancœ Sueck œ descriptœ, p. 277.

Neriene viaria, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. II, p. 255, pi. XVIII, fig. 171.

Microneta quisquiliarium, Menge, Preussische Spinnen, t. III, p. 229, pi. XLV, tab. CXXVIII.

Erigone viaria, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 136.

Erigone viaria, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. bnt. de Belgique.)

Neriene viaria, Cambridge, Spiders of Dorset, p. 127.

Microneta viaria, E. Simon, Les Arachnides de France, p. 431.

Mâle. — Le céphalothorax, chagriné, est brun-fauve plus ou moins foncé; la partie céphalique est peu élevée.

Les yeux supérieurs forment une ligne légèrement courbée en arrière; ils sont gros et égaux; l'intervalle entre les yeux médians est plus étroit que celui existant entre eux et les laiéraux; ce dernier intervalle égale à peu près leur diamèlre; les yeux antérieurs forment une ligne droite; ceux du milieu, très resserrés, sont beaucoup plus petits; l'intervalle entre ceux-ci et les latéraux est au moins de moitié plus large que le diamèlre des médians; les quatre yeux du milieu forment un carré beaucoup plus long que large.

Le bandeau, convexe, incliné en avant, est à peu près aussi large que Taire oculaire.

Les chélicères, marquées d'une dépression transversale, très forte près de l'extrémité, sont plus longues que le bandeau.

Le plastron, chagriné, esl brun-fauve.

Les pattes, fortes, assez peu allongées, sont plus pâles que le céphalothorax; les fémurs des deux premières paires, un peu plus solides que les autres, sont aussi plus foncés et chagrinés par-dessous.

La patte-mâchoire est pâle; le fémur, un peu courbé, est plus large dans sa seconde moitié; la palella, assez grande, convexe, plus longue que large, porte un faisceau de crins très longs et caraclérislique à son extrémité; elle est plus longue que le tibia ; le tarse, ovale, grand, se termine à sa base en pointe courte; le bulbe est volumineux (fig. 8a, $b).

L'abdomen est brun-fauve souvent très foncé.

Femelle (fig. 8). — Le céphalothorax et les pattes sont semblables dans les deux sexes.

Les yeux supérieurs sont gros et resserrés; les intervalles sont beaucoup plus étroits que leur diamètre; les yeux antérieurs, très inégaux, forment une ligne un peu courbée; l'intervalle entre les médians et les latéraux est plus étroit que le diamètre des médians.

L'épigyne en saillie convexe, rougeâtre, très grande, presque aussi large que Pépigastre, forme un demi-cercle dans le haut; elle est obtuse, avancée au milieu du bord postérieur; la partie terminale, canaliculée, est fortement rebordée (fig. 8c).

L'abdomen, brillant, est souvent presque noir, avec des reflets bronzés.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, % 3.

MOEURS. Celte petite araignée, très vive, esl commune en Belgique; on peut la trouver en toutes

saisons. L'hiver, elle se cache surtout sous les feuilles sèches dans les bois et au pied des haies; l'été, elle tisse sa petite toile, en forme de nappe légère et transparente, sous les bruyères, les hautes herbes et les plantes basses. Je l'ai observée parfois blottie sous des pierres, dans les provinces de Liège et de Namur. La ponte a lieu en été. Le mâle se rencontre quelquefois errant au soleil.

Belgique.

DISTRIBUTION Brabant : Enviions de Bruxelles (bois de la Cambre), Boilsfort, Groenendael, Bousval, Noirhat, Tervue- GÉOGRAPHIQUE. reri, Notre-Dame-au-Bois, Auderghem, Louvain, Diest.

Anvers : Calmpthout, Pulte, Stabroeck.

Limbourg : Genck, Munster-Bilsen.

Liège : Spa, Comblain-au-Pont, Modave, Pailhe.

Namur : Environs de Namur, Rhisne, Dinanl, Yvoir, Waulsort, Hastière, Beauraing, Han-sur-Lesse,

Marche-les-Dames.

Luxembourg : Laroche, Melreux, Barvaux, Redu. Hainaut : Braine-le-Comte, Hennuyères.

Hollande.

Maestricht.

France.

Partout (E Simon).

Angleterre.

Hampshire. — Dorsetshire : Bloxworth. — Pays de Galles. — Ecosse.

Allemagne.

Prusse. — Bavière.

Autriche-Hongrie.

Hongrie : Ujhely, Szôllôske, Szomotor, Târkény, Czéke, etc. — Bohême.

Suèdi: .

Gothembourg.

SYNONYMIE

MICRONETA RURESTRIS, C. Koch, 1836.

(PL VIII, fig. 9, 9a, 9b.)

1836. Micryphantes rurestris, C. Koch, Die Arachniden, t. III, p. 84, fig. 231-232.

1837. Argus fuscipalpus, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. II, p. 358.

1841. Neriene gracilis, Blackwall, The differ. in the numb. of eyes, etc., in Trans. Linn. Soc, vol. XVIII, p. 646.

1844. Neriene flavipes, Blackwall, Descr. of some newly dise. spec. of Aran., in Ann. and Mac. of Nat.

Hist., t. XIII, p. 182.

1851. Erigone rurestris, Westring, Fôrteckn., etc., p. 43.

1851. Erigone rurestris, Westring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 287.

1864. Neriene gracilis, Blackwall, Spiders ofGreat Britain, t. Il, p. 256, pi. XVIII, fig. 172.

1864. Neriene flavipes, Blackwall, Idem, t. Il, p. 264, pi. XVIII, fig. 178.

1867. Micryphantes fuscipalpus, Ohlert, Aran. d. Prov. Preuss., pp. 55, 68.

1869. Micryphantes tenuipalpis, Menge, Preussische Spinnen, t. III, p. 238, pi. XL VI, tab. CXXXVII.

1870. Erigone fuscipalpis, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 140.

1878. Erigone rurestris, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de

Belgique.)

1879. Neriene fuscipalpis, Cambridge, Spiders of Dorset, t. 1, p. 129.

1884. Microneta rurestris, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V (5e partie), p. 456.

DESCRIPTION. Mâle. — Le céphalothorax, plus ou moins foncé, est brun-fauve olivâtre, avec une ligne noire

marginale et parfois des lignes rayonnantes; il est brillant, chagriné, allongé, et s'élève assez peu en avant.

Les yeux supérieurs formenl une ligne un peu Courbée en arrière, presque droite ; les médians, plus resserrés, sont un peu plus gros; l'intervalle entre eux est plus étroit que leur diamètre; les yeux antérieurs forment une ligne droite; les médians, un peu plus petits, sont plus resserrés; l'intervalle des latéraux est plus étroit que leur diamètre. Le bandeau, vertical, légèrement creusé, est un peu plus étroit que l'aire oculaire.

Les chélicères, beaucoup plus longues que le bandeau, sont semées de granulations du côté externe ; les bords de la rainure sont mutiques et carénés, avec une ligne médiane de trois ou quatre dents très petites ; il y a deux légères saillies à l'articulation du crochet.

Le plastron, noir, est presque lisse.

Les pattes, pâles, sont longues, fines et munies de crins très courts ; les épines qui garnissent les tibias sont plus longues à ceux des paires postérieures.

Le fémur de la patte-mâchoire est un peu courbé ; la patella, convexe, petite, est à peine plus longue que large, munie d'un crin très petit; elle est plus courte que le tibia; le tarse, grand, ovale s'élève dans la première moitié en saillie large, marquée d'une dépression externe; sa base porte une petite saillie ronde à l'angle intérieur; le bulbe est très grand (fig. 9a).

L'abdomen est semblable à celui de la femelle.

Ordre de longueur des pattes : 4, I, 2, 3.

Femelle (fig. 9). — Le céphalolhorax et les pattes sont semblables dans les deux sexes; les tibias sont parfois un peu plus foncés. Les yeux supérieurs sont à peu près équidistants; les intervalles sont à peine plus étroits que leur diamètre.

L'épigyne forme un large demi-cercle en saillie; par-dessous, de chaque côté, se trouve une échancrure arrondie renfermant une pièce écailleuse également arrondie (fig. 96).

L'abdomen, ovale, allongé, est noirâtre, semé de poils fins et parfois un peu plus pâle au-dessus.

Ordre de longueur des pattes : 1, 4, 2, 3.

GÉOGRAPHIQUE

MOEURS. (]elte petite araignée est très commune en Belgique pendant tout l'été et l'automne. C'est

surtout en octobre qu'on peut rencontrer le mâle errant à l'aventure. Cette espèce vit à peu près partout, dans les bois, sur les petits buissons, sous les bruyères, dans les mousses. Elle tend sa petite toile près de terre (PI. VIII, fig. 41). J'ai recueilli parfois dans les belles journées d'automne des mâles et des femelles suspendus aux fils de la Vierge.

Je l'ai observée en Suisse sur les pentes du Righi, dans la vallée de la Reuss et le Tessin.

Elle est commune en France et en Angleterre.

DISTRIBUTION Commune partout.

Hollande.

Brabant septentrional : Bois-le- Duc, Bréda. — Hollande méridionale : Environs de La Haye. — Zélande : iVliddel bourg.

France.

Toute la France — Corse (E Simon). — Iles d'Hyères (Porquerolles).

AlNGLETERRE.

Répandue dans toute l'Angleterre.

• Allemagne.

Bavière. — Saxe. — Prusse. — Silésie.

Autriche-Hongrie.

Hongrie : Ujhely, Tolcsva, Tokay, Velejte, Sopron, etc. (Micryp hantes rurestris, L. K.)

Russie.

Sibérie — Environs de Saint-Pétersbourg.

Suisse.

Environs de Lucerne, vallée de la Reuss, Tessin.

Italie.

Lombardie. — Vénélie. — Piémont.

Espagne.

Miranda-de-Ebro.

Portugal.

Environs de Lisbonne. — Iles Açores (San Miguel).

Suède.

Gothembourg.

Afrique.

Algérie. — Egypte : Environs d'Alexandrie

Les principaux Microneta étrangers à notre faune sont :

M. relroversa, Cambridge. — M. sublilis, Cambridge. — M. Kyserlingi, Ausserer. — M. corrigera, Cambridge. — M. rustica, E. Simon. — M. simplicitarsis, E. Simon. — M. innotabilis, Cambridge. — M. arieians, Cambridge. — M. Grouvellei, Cambridge. — M. tenera, Menge. — M. equestris, L. Koch. — M. incomta, Cambridge. — M. hirsula, Menge. — M. mollis, Cambridge. — M. iracunda, Cambridge. — M. caesta, Thorell. — M. sublimis, Cambridge. — M. décora, Cambridge.

Beaucoup de ces petites espèces pourront se trouver en Belgique.

SYNONYMIE

CARACTÈRES DU GENRE

Genre S1NTULA, E. Simon, 1884.

Linyphia et Erigone, Cambridge (ad pariem). 1884. Simula, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 4-42.

Les yeux sont très resserrés; les supérieurs, gros, forment une ligne ordinairement arquée en arrière, droite quelquefois; ceux du milieu, parfois un peu plus gros que les latéraux, sont un peu plus séparés; dans ce cas, l'intervalle des latéraux est excessivement étroit; les antérieurs forment une ligne un peu arquée en arrière; ils sont très resserrés; ceux du milieu sont les plus petits.

Le bandeau, vertical, plan ou concave, est ordinairement plus étroit que l'aire oculaire.

Le céphalothorax, atténué en avant, est ovale, avec le front obtus et un peu étroit; il est convexe et s'incline fortement en arrière dans la partie thoracique, tandis que dans la partie céphalique, il est droit ou légèrement incliné en avant jusqu'au front; parfois, comme chez S. acrius, il se déprime un peu au milieu, plus bas que la partie céphalique.

Le plastron, triangulaire, cordiforme, convexe, est au moins aussi large que long.

Les chélicères, plus longues que le bandeau, étroites, sont divergentes dans la seconde moitié; deux ou trois dents fines garnissent le bord supérieur de la rainure ; une suite de petites granulations occupe le bord inférieur; le crochet est assez long.

La lèvre, en demi-cercle, plus large que longue, est arrondie et rebordée en avant.

Les lames maxillaires, presque aussi larges que longues, sont droites intérieurement en avant de la lèvre, obliques et arquées dès la base du côté externe.

Les pattes, peu longues et peu fines, ne portent pas d'épines aux fémurs ni aux métatarses; il y a des épines séliformes au-dessus des patellas et des tibias.

Les Simula sont reconnaissables à la forme de leur céphalothorax et à la disposition des yeux.

SYNONYMIE

SINTULA DILUTUS, Cambridge, 1875.

(PI. VIII, fig. 10, iOa, iOb, 10c, lOrf.)

187b. Erigone diluta, Cambridge, New species of Erigone, in Proceed. Zool. Soc, p. 331, pi. XLIV, fig. 6.

1880. Neriene demissa, Cambridge, Spiders of Dorset, t. II, p. 438.

1884. Sintula dilutus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V (3e partie), p. 445.

DESCRIPTION. Mâle. — Le céphalothorax (fig. 106) est fauve clair, avec une ligne noirâtre marginale assez

fine; la ligne dorsale est droite; la partie céphalique n'est pas relevée.

Les yeux supérieurs, égaux, gros, forment une ligne très légèrement courbée en arrière; les médians sont un peu moins resserrés; leur intervalle est à peu près égal à leur diamètre; les yeux (fig. 10c) antérieurs sont également courbés en arrière; l'intervalle entre les latéraux et les médians est un peu plus étroit que le diamètre de ces derniers; les quatre yeux médians forment un carré plus long que large. Le bandeau est à peine aussi large que l'aire oculaire.

Le plastron, fauve, est lisse.

Les pattes, claires comme le céphalothorax, sont fortes et allongées, munies de crins fins assez courts, plus longs par-dessous dans la seconde moitié des fémurs; les épines des tibias sont assez longues; les fémurs en sont dépourvus par-dessus et du côté interne.

Le fémur de la patte-mâchoire est droit et court; la patella, convexe, au moins aussi longue que large, porte en avant un crin fin, très long; elle est plus courte que le tibia; celui-ci porte aussi

MOEURS

un long crin en avant; le tarse, large, ovale, très grand, n'a pas de saillie à sa base; le bulbe, très gros, présente une lame externe, large, courte, repliée carrément, sans saillie ni apophyse (fig. 10a).

L'abdomen est pareil à celui de la femelle.

Femelle (fig. 10). — Le céphalothorax et les pattes sont à peu près semblables dans les deux sexes.

Les yeux supérieurs, resserrés, gros, ont l'intervalle entre les médians plus étroit que leur diamètre; l'intervalle entre ceux-ci et les latéraux est à peine plus large que leur rayon; les yeux antérieurs, presque connivents, sont très inégaux.

L'épigyne porte un très long crochet mince et droit qui dépasse le milieu de la longueur de l'abdomen (fig. 10 c?).

L'abdomen, brun, est recouvert d'une pubescence blanchâtre peu serrée.

Ordre de longueur des pattes : 1, 4, 2, 3.

Cette petite araignée n'est pas commune en Belgique. On peut la rencontrer pendant toute l'année, mais surtout au printemps et en automne. Elle affectionne les endroits humides : je l'ai toujours trouvée au bord des étangs et des marais, à la base des herbages et des plantes basses. Elle hiverne sous les mousses et les détritus.

Elle est très commune en France.

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Brabant : Boitsfort, Groenendael (étangs), Bousval. Limbourg : Genck (marais).

Anvers : Calmpthout (marais).

Flandre orientale : Onkerzeele (étang).

Hollande.

Brabant septentrional :Tilburg.

France.

Somme : Ault. — Aisne : Villers-Colterets. — Oise : Forêt de Compiègne. — Aube : Villenauxe, étang de Bailly, étang de la Morge-des-Champs, bois de Chappes, Gyé-sur-Seine, Bar-sur-Aube. — Seine : Paris, bois de Boulogne. — Seine-et-Oise : Les Fonceaux, Chaville, Boissy-Saint-Léger, Lainville, Saint- Germain-en-Laye, Aigremont. — Seine-et-Marne: Fontainebleau, forêt d'Armainvilliers. — Ain: Forêt de Seillons — Isère : Bourg-d'Oisans, le Sappey (E. Simon).

Angleterre.

Dorsetshire : Bloxworth.

SYNONYMIE

DESCRIPTION

SINTULA AERIUS, Cambridge, 1875.

(PI. IX, fig. d, la, \b, le, Id.)

1875. Linyphia aeria, Cambridge, Onnew and rare British Spiders, in Ann. and Mag. Nat. Hist., p. 251,

pi. VIII.

1879. Linyphia aeria, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 211. 1884. Sintula aerius, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V (3e partie), p. 449.

Mâle (fig. 16). — Le céphalothorax, fauve olivâtre assez pâle, est entouré d'une ligne marginale noire; dans le milieu se trouve une grande tache carrée, foncée, qui se termine en avant par des lignes très fines se prolongeant jusque près des yeux; la partie céphalique, déprimée en arrière, s'élève un peu en avant ; la partie thoracique est légèrement convexe.

Les yeux supérieurs, cerclés de noir, forment une ligne droite; les médians, resserrés, presque équidistants, sont à peine plus gros que les latéraux; les yeux antérieurs, resserrés, presque

équidistanls, forment une ligne légèrement courbée en arrière. Le bandeau, concave, est un peu plus étroit que l'aire oculaire.

Le plastron, presque lisse, plus long que large, est brun verdâlre assez foncé.

Les pattes sont pâles, avec les tibias et les métatarses des paires antérieures parfois plus foncés; elles sont garnies de crins fins assez courts; les fémurs sont dépourvus d'épines; les patellas en ont une au-dessus; les tibias en portent deux; en oulre, les tibias des deux premières paires portent une épine latérale externe, placée au niveau de la seconde épine dorsale.

Le fémur de la patte-mâchoire, un peu courbé à sa base, est court ; la patella, convexe, à peine plus longue que large, porte un assez long crin effilé; elle est plus courle que le tibia; ce dernier, élargi à son extrémité, tronqué, avec l'angle externe un peu saillant, porte un pelil crin peu visible; le tarse, convexe, court, est dépourvu de saillie à sa base (fig. la).

L'abdomen est pareil à celui de la femelle.

Femelle (fig. 1). — Le céphalothorax et les pattes sont semblables dans les deux sexes.

L'épigyne (fig. \d) forme une saillie plus large que haute; elle porte en arrière une pièce transversale, testacée, courbée, avec la concavité en avant, et un crochet triangulaire partant du haut, un peu long et sinueux à la pointe.

L'abdomen, ovale allongé, est noirâtre, plus ou moins foncé, muni de crins gris-blanc; il est souvent un peu éclairci par-dessus.

Ordre de longueur des pattes : 1, l, 2, 3.

MOEURS. Cette araignée est assez répandue en Belgique dès le commencement du printemps et en automne

aux lisières des bois, sur les buissons, sous les bruyères et les herbages desséchés. Elle hiverne cachée sous les feuilles mortes et parfois sous les mousses. A Comblain-au-Pont et à Han-sur- Lesse, je l'ai trouvée plusieurs fois en automne, blottie sous des pierres. Sa petite toile était tendue dans une anfractuosité du sol.

Belgique.

DISTRIBUTION Brabant : Environs de Bruxelles (bois de la Cambre), Boilsfort, La Hulpe, Mont-Saint-Guibert, Diest, GÉOGRAPHIQUE. Louvain, Wavre.

Anvers : Calmpthout.

Limbourg : Genck.

Liège ; Spa, Comblain-au-Pont.

Namur : Annevoie, Ermelon, Han-sur-Lesse.

Luxembourg : Redu.

France.

Seine : Paris, Bondy, la Glacière. — Seine-Inférieure : Elbcuf. — Oise : Compiègne. — Aube : Troyes, Brévîande. — Seine-et-Oise : Meudon, Chaville, Boissy-Saint-Léger, Chennevières, Mennecy, Bouray.

— Seine-et-Marne : Fontainebleau. — Gironde : Arcaehon. — Pyrénées-Orientales : Molight.

Angleterre.

Dorsetshire : Bloxworth.

Autriche-Hongrie.

Hongrie : Ujhely, Tokay, Szerdahely, Lelesz, Sopron, etc.

Les Sintula étrangers à notre faune sont :

S. succinus, E. Simon. — S. pusio, E. Simon. — S. flavescens, Cambridge. — S. corniger, Blackwall.

— S. balleatus, E. Simon. — S. longulus, E. Simon.

Plusieurs de ces Sintula pourront se trouver en Belgique.

CARACTÈRES DU GROUPE

Groupe des LOPHOGARENINI.

La lèvre est fortement rebordée. Sauf dans le genre Donacochara, où la seconde épine des tibias de la quatrième paire est beaucoup plus faible que la première, les tibias de la quatrième paire sont munis par-dessus d'un seul crin ou épine, situé près de la base ou vers le milieu.

Les lames maxillaires, courtes et très larges, se rapprochent plus ou moins au-dessus de la lèvre.

Le plastron, cordiforme, triangulaire, presque aussi large que long, se termine en arrière en pointe tronquée, très large et assez fortement inclinée en bas; le tarse de la femelle est dépourvu de griffe et le tibia de la patte-mâchoire est rarement plus long que la patella.

CARACTÈRES DU SOUS-GROUPE

Sous-groupe des GONATINI.

Seconde ligne des yeux droite ou presque droite.

Le sous-groupe des Gonatini renferme vingt genres qui sont :

1° Donacochara. — 2° Hylyphanles. — 3° Trichoncus. — 4° Gongylidium. — 5° Scotinotylus. — 6° Tiso. — 7° Stajus. — 8° Erigone. — 9° Lophomma. — 10° Dicymbium. — 11° Gonatium. — 12° Dismodicus. — 13° Diplocephalus. — 14° Trachelocamptus. — 15° Thaumatoncus. — 16° Typhochreslus. — 17° Caracladus. — 18° Dactylopislhes. — 19° Grammonota. — 20° Gougylidiellum.

Onze de ces genres ne sont pas jusqu'à présent représentés en Belgique :

Le genre Hylyphantes contient une seule espèce trouvée assez fréquemment en France et qui se rencontrera probablement en Belgique ;

Le genre Trichoncus ne contient que des espèces propres au Midi de l'Europe et à l'Algérie;

Le genre Scotinotylus est propre aux parties élevées des Alpes;

Le genre Stajus ne renferme qu'une seule espèce trouvée en Corse;

Le genre Trachelocamptus appartient au Midi de l'Europe;

Le genre Thaumatoncus appartient au Midi et à l'Algérie;

Le genre Typhochrestus est représenté dans les Alpes et dans le Midi;

Le genre Caracladus ne renferme qu'une espèce trouvée dans les Alpes;

Le genre Dactylopislhes est propre au Midi de l'Europe;

Le genre Grammonota renferme une espèce observée en France et en Allemagne et une autre espèce propre à l'Egypte;

Le genre Goiigylidiellum possède des espèces observées en France, en Angleterre et en Allemagne, dont quelques-unes pourront se rencontrer en Belgique.

SYNONYMIE

CARACTÈRES DU GENRE

Genre DONACOCHARA, E. Simon, 1884.

1873. Erigone, Thorell (ad partem), Tijdschr. voor Ent., t. XVIII, pp. 87-88. 1879. Neriene, Cambridge (ad partem), Ami. and Mag. of Nat. Hist., p. 344. 1884. Donacochara, E. Simon, Les Arachnides de France, l. V, p. 461.

Céphalothorax court, ovale, légèrement atténué, à front très large et peu élevé.

Les yeux supérieurs forment une ligne courbée en arrière, avec leurs intervalles égalant presque leur diamètre; les yeux antérieurs sont disposés en ligne sensiblement courbée en avant; les yeux médians sont plus gros et plus resserrés; les quatre yeux du milieu forment un carré plus étroit en avant et aussi large que long; des saillies obliques supportent les yeux latéraux.

Le bandeau est beaucoup plus étroit que Taire oculaire.

Le plastron est un peu plus long que large.

Les chélicères, à crochet très long, sont convexes, 1res larges, atténuées et divergentes; cinq fortes dents occupent le bord supérieur de la rainure; cinq dents semblables occupent le bord inférieur; ces dernières sont plus longues chez les mâles.

La lèvre, grande, parallèle dans la partie basilaire, puis arquée, arrondie est largement rebordée.

Les lames maxillaires, larges, assez longues, droites intérieurement en avant de la lèvre, sont obliquement et longuement tronquées à leur extrémité; elles sont fort obliques extérieurement et très élargies à leur base.

Les pattes, fortes, assez longues, portent une épine sur les patellas et deux très petites épines sur les tibias; les métatarses des deux premières paires sont plus courts que les tibias et ceux des deux dernières un peu plus longs.

Ce genre ne renferme jusqu'à présent qu'une seule espèce qui se caractérise surtout par le bandeau fort étroit et la grosseur des yeux du milieu du premier rang, au moins aussi gros que les latéraux.

SYNONYMIE

DONACOGHARA SPECIOSA, Thorell, 1875.

(PI. IX. fig. 2, 2a, 1b, 2c.)

1875. Erigone speciosa, Thorell (9), Tijdschr. voor EnL, t. XVIII, pp. 87-88.

1875. Erigone leptocarpa, Thorell (d*), Idem, f. XVIII, pp. 87-88.

1879. Neriene Keyserlingi, Cambridge (9), Ann. and Mag. of Nat. Hist., p. 344, pi. XVIII, fig. 2.

1884. Donacochara speciosa, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 462.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 2a). — Le céphalothorax, peu élevé, à front large, est fauve clair, rougeâtre, presque

lisse; il porte des crins assez longs, disposés en avant en trois lignes longitudinales.

Les yeux supérieurs forment une ligne droite; les médians sont un peu plus petits que les laléraux; leur intervalle égale leur diamètre; les yeux antérieurs, très gros, forment une ligne légèrement courbée en avant; les médians sont rapprochés, presque connivents; l'intervalle des latéraux est plus étroit que leur rayon. Le bandeau, vertical, est plus étroit que Paire oculaire.

Les chélicères, robustes, plus longues que le bandeau, portent des granulations assez fortes à leur bord externe; le bord supérieur de la rainure est caréné près du crochet et muni ensuite de deux petites dents ; le bord inférieur en porte quatre aiguës, plus longues que les précédentes.

Le plastron, à peu près lisse, est fauve.

Les pattes, fortes et allongées, sont garnies de crins légèrement plus longs aux métatarses.

Le fémur de la patte-mâchoire va en s'élargissant vers son extrémité; il est un peu courbé, beaucoup plus long que large et garni de crins courts; on remarque un crin noir plus long, placé au-dessus, en avant; la patella, moins longue que le tibia, est garnie de crins plus courts; le tibia porte à son bord antérieur, au-dessus, une petite apophyse noire munie elle-même d'un denticule à sa base; le tarse et le bulbe sont plus courts et à peu près aussi larges que le tibia (fig. 26).

L'abdomen, noirâtre est recouvert d'une pubescence rougeâtre.

Femelle (fig. 2). — Le céphalothorax et les pattes sont semblables dans les deux sexes.

Les yeux supérieurs forment une ligne droite; les médians sont plus petits; les intervalles sont au moins aussi larges que leur diamètre.

MOEURS

DISTRIBUTION GEOGRAPHIQUE

Les chélicères, solides, convexes, sont assez courtes et portent des granulations au côté externe; existent au côté interne deux crins très grands, soulevés; les bords supérieur et inférieur de la rainure portent chacun quatre dents assez fortes.

L'épigyne forme une plaque transversale rugueuse, noirâtre, marquée de deux stries obliques qui convergent en arrière ; l'espace qui se trouve entre ces stries est vaguement triangulaire et un peu plus lisse et rougeâtre (fig. 2c).

L'abdomen, brillant, est gris blanchâtre, recouvert d'une pubescence fauve, courte et espacée; au-dessus se trouve une petite bande étroite, longitudinale, noire, qui s'élargit par en bas pour former une grande tache recouvrant l'extrémité de l'abdomen; on remarque encore au-dessus quatre points enfoncés qui forment un carré plus long que large; le ventre est blanc.

Je n'ai rencontré qu'une seule fois cette araignée à la fin du mois de septembre, en Campine, au bord du grand marais de Genck; elle se tenait à la base des joncs qui plongeaient dans l'eau. Ses mœurs me sont inconnues.

Belgique.

Hollande.

France.

Somme : Marais de Fortmanoir. — Seine-et-Oise : Mennecy.

Limbourg : Genck (marais).

Découverte par le Dr Van Hasselt.

Autriche.

Bohême : Dux.

SYNONYMIE

Genre GONGYLIDIUM, Menge, 1868.

1868. Gongylidium, Menge, Preussische Spinnen,t. II, p. 183. 1868. Tmeticus, Menge (ad partem), Idem, t. II, p. 184.

1868. Phalops, Menge (ad partem), Idem, t. II, p. 218.

1869. Micronetà, Menge (ad partem), t. III, p. 227.

1884. Gongylidium, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 470.

CARACTÈRES DU GENRE

Les yeux supérieurs, gros et resserrés, forment une ligne droite; leur intervalle n'est jamais beaucoup plus large que leur diamètre, quelquefois même il est plus étroit; ils sont équidislants ou ceux du milieu plus séparés; les yeux antérieurs, assez resserrés, forment une ligne droite ou un peu arquée en arrière; les médians, un peu plus petits, presque connivents, sont toujours distinctement séparés des latéraux; les quatre yeux du milieu forment un carré aussi Ionique large et plus étroit en avant; de fortes saillies communes, obliques, portent les yeux latéraux.

Le bandeau est parfois aussi large que Taire oculaire.

Le céphalothorax, court, ovale, atténué et obtus en avant, a le front large parfois finement rebordé en arrière, sans strie submarginale; la partie frontale est presque toujours semblable dans les deux sexes; il existe assez souvent chez le mâle des protubérances qui affectent rarement le groupe oculaire; chez le mâle encore, la partie thoracique devient quelquefois très convexe; cette convexité, simple ordinairement, projette parfois en avant une longue lige dont l'extrémité s'appuie sur l'angle frontal; le groupe oculaire occupe presque toute la largeur du front.

Le plastron, à peu près droit entre les hanches des trois premières paires de pattes, s'atténue et se prolonge en pointe épaisse et obtuse entre les hanches postérieures; il est à peine plus long que large.

Les chélicères, robustes, sont beaucoup plus longues que le bandeau; 4-5 dents assez fortes occupent le bord supérieur de la rainure; 3-4 dents plus petites, rapprochées, en occupent le bord inférieur; le mâle présente quelquefois à la face antérieure des chélicères une petite apophyse conique.

La lèvre, grande, tronquée ou un peu arquée au bord antérieur, largement rebordée, est toujours plus large que longue.

Les lames maxillaires sont courtes et forles.

Les paltes portent des épines au-dessus des patellas et des tibias; les tarses, grêles, cylindriques, sont plus courts que les métatarses.

SYNONYMIE

GONGYLIDIUM GRAMINICOLA, Sundevall, 1830.

(PL IX, fig. 3, 3a, 3b, 3c, 3d.)

1850. Linyphia graminicola, Sundevall, Svenska Spindlarnes, in Vet-Akad. Handl., p. 213. 1831. Theridium rubripes, Hahn, Die Arachniden, 1. 1, p. 92, fig. 70.

1833. Micryphantes rubripes, C. Koch, in Herrich Schseffer, Deutschl. Ins., 121, 24. 1838. Micryphantes rubripes, C. Koch, Die Arachniden, t. IV, p. 121, fig. 328, 329.

1851. Erigone graminicola, Westring, Fôrteclm., etc., p. 43.

1852. Neriene graminicola, Blackwall, A CataL of Spid., etc., in Ann. and Mag. of Nat. Hist., 2e série,

t. IX, p. 269.

1861. Erigone graminicola, Westring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 257.

1864. Neriene graminicola, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. II, p. 272, pi. XIX, fig. 186.

1867. Micryphantes rubripes, Ohlert, Aran. d. Prov. Prenss., pp. 56, 73.

1868. Tmeticus graminicolens, Menge, Preussische Spinnen, t. II, p. 191, pi. XXXVI, tab. XC. 1870. Erigone graminicola, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 126.

1878. Erigone graminicola, L. Beeker, Catalogue des Arachnides de Belgique (Ann. de la Soc. ent. de

Belgique), supplément.

1879. Neriene graminicola, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 108.

1884. Gongylidium graminicola, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 474.

DESCRIPTION. Mâle. — Le céphalothorax, jaune-brun ou rougeâtre pâle, veiné parfois de brun, avec une

ligne marginale noire, est finement chagriné; la partie céphalique, presque plate, s'élève légèrement; le front est étroit, obtus, et le groupe oculaire n'en occupe pas toute la largeur.

Les yeux supérieurs, gros, égaux, équidislants, sont placés en ligne droite; les intervalles sont à peu près aussi larges que leur diamètre; les yeux antérieurs sont également disposés en ligne droite; les médians sont presque aussi gros que les latéraux et leur intervalle égale leur rayon; les quatre yeux médians forment un carré aussi long que large.

Les chélicères (fig. 3a) sont 1res forles, convexes au bord externe, où elles sont munies d'un groupe assez large de petites denliculations irrégulières; au-dessus, près du bord interne, se trouve une dent conique très forte.

Le bandeau, vertical, est aussi large que Taire oculaire.

Le plastron, noir, est finement chagriné.

Les pattes sont assez longues; les fémurs sont plus rougeâtres que les autres articles.

Le fémur de la patte-mâchoire (fig. 3b, 3c?), robuste, long, est légèrement courbé; la patella, aussi longue que le tibia, s'élargit à son extrémité où elle porte en dessous une apophyse conique très forte; le tibia, qui va en s'élargissant, porte au-dessus, à son extrémité, une apophyse fine un peu courbée et une autre apophyse interne triangulaire, plus courte et plus large, séparée de la première par une échancrure bien arrondie; le tarse est aussi large et aussi long que le tibia.

L'abdomen, noirâtre, couvert de poils courts, porte quelquefois une bande longitudinale mal définie.

Femelle (fig. 3). — Le céphalothorax et les pattes se ressemblent dans les deux sexes.

Les yeux supérieurs, égaux, forment une ligne droite; l'intervalle entre les médians est plus étroit que leur diamètre; celui des latéraux est à peu près aussi large; la ligne formée par les yeux antérieurs est droite; les médians sont un peu plus petits; les yeux latéraux sont portés sur des saillies assez fortes. Le bandeau est aussi large que Taire oculaire.

Les chélicères sont solides; il y a cinq dents assez longues, placées au bord supérieur de la rainure. Le plastron est chagriné.

L'épigyne (fig. 3c) forme une grande fossette rebordée, ciliée en avant, en demi-cercle, et porte sur chaque angle postérieur une petite pièce noire, oblique.

L'abdomen, noirâtre est garni de poils courts.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 3.

MOEURS. On rencontre cette araignée depuis le commencement du printemps jusqu'en été; j'en ai trouvé,

mais plus rarement, en automne; elle habite les bois humides où elle file très bas une petite toile en forme de nappe, peu visible. Je l'ai observée plus communément sur les plantes qui bordent les étangs et les marais; à Auderghem, elle se tenait au pied des liges qui sortaient de l'eau. Dans nos provinces montagneuses, je l'ai observée quelquefois blottie sous les pierres, au bord des rivières; dans ce dernier cas, sa petite toile était placée dans une cavité du sol humide (pi. IX, fig. 10).

DISTRIBUTION Brabant : Auderghem, Boitsfort, Groenendael. GÉOGRAPHIQUE. ^,vers .. Calmpthout, Lillo.

Limbourg : Genck (marais).

Liège : Comblain-au-Pont, Tilff, le Hockay, La Gleize, Modave.

Namur : Yvoir, Ermeton, Han-sur-Lesse.

Hainaut : Hennuyères, Braine-le-Comte (forêt de la Houssière).

Hollande.

Environs de Maestricht.

Angleterre.

Dorsetshire : Bloxworth. — Pays de Galles. — Ecosse.

Allemagne.

Bavière. - Prusse. — Silésie. — Saxe.

Autriche-Hongrie.

Tyrol : Kufstein.

Lucerne, vallée de la Beuss.

Piémont. — Lombardie.

Sarepta, Simferopol. — Sibérie (L. Koch).

Suisse.

Italie.

Bussie.

Danemark.

Suède.

SYNONYMIE

GONGYLIDIUM RUFIPES, Sundevall, 1830.

(PI. IX, «g. 4, 4a, 4b, 4c, 4d, 4e.)

1830. Linyphia rufipes, Sundevall, Svenska Spindlarnes, in Vet-Akad. Handl., p. 215 (1830) et

1858. Micryphantes crassipalpus, C. Kocb, Die Arachniden, t. IV, p. 128, fig. 330, 331.

1841. Neriene munda, Blackwall, Thediffer. in the numb. ofeyes, etc., p. 642.

1851. Erigone rufipes, Wcstring, Fôrteckn., etc., p. 43.

1861. Erigone rufipes, Westring, Araneœ Succicœ descriptœ, p. 259.

1864. Neriene munda, Blackwall, Spiders ofGreal Britain, t. II, p. 265, pi. XVIII, fig. 180.

1867. Micryphantes crassipalpus, Ohlert (9 non çf), Aran. d. Prov. Preuss., pp. 55-70.

1868. Gongylidium NiGRiCANS, Menge, Preussische Spinnen, i. II, p. 183, pi. XXXIV, tab. LXXXIV. 1870. Erigone rufipes, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 126.

1878. Erigone rufipes, L. Bccker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de

Belgique.)

1879. Neriene rufipes, Cambridge, Spiders of Dorset, 1. 1, p. 110.

1884. Gongylidium rufipes, E. Simon, Les Arachnides de France, l. V, p. 476.

DESCRIPTION. Mâle. — Le céphalothorax, brun-rouge, devient presque noir à la partie céphalique; il

est brillanl, légèrement chagriné et entouré d'une ligne noire marginale très fine; le front est large; la partie céphalique, convexe, s'élève légèrement; les yeux n'occupent pas toute la largeur du front; les yeux supérieurs forment une ligne courbée en arrière; ils sont gros, équidistants, et leur intervalle est au moins aussi large que leur diamètre ; les yeux antérieurs sont très légèrement courbés en avant; les médians sont plus petits; l'intervalle qui les sépare est plus étroit que leur rayon ; l'intervalle des latéraux est moins large que le diamètre des yeux médians; les quatre yeux médians forment un carré un peu plus long que large. Le bandeau, légèrement convexe, est plus étroit que l'aire oculaire.

Les chélicères (fig. 4c), fortes, convexes à leur base, semées de quelques granulations, portent une courte dent placée au-dessus, près du bord interne.

Le plastron, finement chagriné, est brun-rouge.

Les pattes, allongées, sont rougeâtres.

Le fémur de la patte-mâchoire est court et robuste; la patella, plus longue que le tibia, est épaisse, convexe au-dessus seulement et plus longue que large; le tibia, étroit à sa base, puis brusquement élargi, porte une apophyse inférieure épaisse, obtuse, légèrement courbée et de plus, une apophyse supérieure tronquée obliquement, avec l'angle du haut subaigu; le tarse, large, est ovale (fig. 46, 4c).

L'abdomen est noirâtre; la bande plus pâle du milieu est presque toujours effacée.

Femelle (fig. 4). — Le céphalothorax et les pattes sont à peu près semblables dans les deux sexes.

Les yeux supérieurs forment une ligne un peu courbée en arrière; les yeux antérieurs sont disposés en ligne droite ; les latéraux sont portés sur des saillies obliques assez fortes.

Le bord supérieur de la rainure des chélicères présente quatre dents assez solides.

L'épigyne (fig. ka) offre une plaque transversale noirâtre, assez grande, beaucoup plus large que longue, avec une partie médiane rougeâtre, lisse, triangulaire, limitée par deux stries qui convergent en arrière; au-dessus de la plaque se trouve une dépression en demi-cercle.

L'abdomen, noirâtre, s'éclaircit souvent et devient fauve sur les côtés et sur le ventre- on remarque assez fréquemment dans le milieu une bande testacée longitudinale, assez large, parfois bordée de quelques tachettes noires.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 3.

MOEURS. Cette araignée est plus commune au printemps qu'en automne; j'en ai rencontré pourtant

quelques-unes jusque vers le milieu du mois d'octobre. Elle se blottit sous les mousses humides des bois. A l'arrière-saison, j'en ai observé qui se tenaient cachées aux extrémités des tiges desséchées de diverses plantes basses ; elles avaient entouré ces extrémités de fils enchevêtrés, tendus dans tous les sens. J'en ai trouvé également en hiver, cachées sous les mousses épaisses qui recouvraient de vieilles murailles (fig. le).

Belgique.

DISTRIBUTION Brabant : Faubourgs de Bruxelles, Vivier-dOie, bois de la Cambre, Boitsfort, Groenendael, Bousval, GÉOGRAPHIQUE. Noirhat, Tervueren, Auderghem, Louvain, Diest, Vilvorde.

Anvers : Environs d'Anvers (bords de l'Escaut).

Liège : Tilff, Chaudfontaine, Comblain-au-Pont, Esneux, Modave, Fallais.

Namur : Environs de Namur, Dave, Yvoir, Dînant, Cerfontaine.

Luxembourg : Laroche, Barvaux.

France.

Seine-et-Oise : Bords de la Seine. — Oise : Compiègne. — Somme : Amiens, bois de Cise, Ault, Rue. — Calvados : Villers-sur-Mer. — Orne : La Ferté-Macé, Lhôme. — Eure : Brosville, Courteil, Sec-Y ton. — Haute-Marne : Langres. — Aube : Troyes, Clairvaux. — Aisne : Guise. — Gers : Courrensan.

Angleterre.

Pavs de Galles. — Dorsetshire : Bloxworth. — Ecosse.

Prusse. — Silésie. — Bavière. — Saxe.

Jekaterinoslaw, INikopol.

Bohême : Prague. — Illyrie : Trieste. — Galicie. — Bukowina. — Hongrie : Ujhely, Tokay, Varannô, Kassa, Bârtfa, Zbôro, Zakény, etc.

Suisse.

Tessin. — Vallée de la Reuss. — Lac de Brienz. — Lac de Thoune.

Italie.

Lombardie. — Piémont.

Suède.

Golhembourg, Upsal.

SYNONYMIE

GONGYLIDIUM FUSCUM, Blackwall, 1834.

(PI. IX, fig. 5, ba, bb, Se, bd.)

1854. Neriene fusca, Blackwall, Res. in Zool., p. 382.

1851. Erigone simplex, Westring, Fbrteckn., etc., p. 44.

1861. Erigone simplex, Westring, Araneœ Succicœ descriptœ, p. 255.

1864. Neriene fusca, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. II, p. 275, pi. XIX, fig. 189.

1868. Microneta tessellata, Menge, Preussische Spinnen, t. III, p. 230, pi. XLV, lab. CXX1X.

1870. Erigone fusca, Thorell (non Neriene agrestis, BI.), Remarks on Synonyms, p. 125.

1879. Neriene fusca, Cambridge, Spiders of Dorset, t. II, p. 574.

1884. Gongylidium fuscum, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 478.

DESCRIPTION. Mâle. — Le céphalothorax (fig. 5rf), brillant, finement chagriné, est brun rougeâlre, bordé

d'une ligne marginale noire, avec des trails rayonnants obscurs; il est convexe et s'abaisse brusquement en avant à une certaine distance du groupe oculaire qui occupe un plan à peu

près horizontal; la partie céphalique présente, un peu en arrière, de chaque côté, une impression arrondie, punctiforme.

Les yeux supérieurs, en ligne droite ou presque droite, sont égaux, assez gros; les médians, plus séparés, ont leur intervalle un peu plus large que leur diamètre; les yeux antérieurs forment une ligne légèrement courbée en arrière; les médians, équidistants, sont plus petits; les intervalles sont plus étroits que leur rayon.

Le bandeau, légèrement incliné, creusé sous les yeux, n'est pas tout à fait aussi large que l'aire oculaire.

Les chélicères, inermes en avant, sont peu convexes.

Le plastron est brun ou noir.

Les pattes, fortes, allongées, fauves, avec les patellas, les métatarses et les tarses plus pâles, sont munies de crins courts, excepté sous les fémurs; les épines des tibias sont assez longues.

Le fémur de la patte-mâchoire est allongé ; la patella, plus étroite à sa base, beaucoup plus longue que large, porte une légère saillie externe près de l'angle supérieur; elle est beaucoup plus longue que le tibia; celui-ci, étroit à sa base, s'élargit et s'élève au-dessus en cône terminé par une petite pointe noire verticale; à la face antérieure, se trouve une petite tige noire dirigée sur la base du tarse; ce dernier est plus court que la patella et le tibia (fig. 56, 5c).

L'abdomen est noirâtre.

Femelle (fig. 5). — Le céphalothorax est coloré comme celui du mâle; la partie céphalique, convexe, s'abaisse assez brusquement dans la région oculaire.

Les yeux supérieurs forment une ligne à peu près droite; les médians sont plus gros et plus resserrés; les yeux antérieurs forment une ligne droite; les médians, à peu près équidistants, sont plus petits; des saillies assez fortes portent les yeux latéraux.

L'épigyne (fig. 5a) forme une plaque transversale coriacée, noirâtre, qui porte dans le milieu une pièce un peu plus longue que large arrondie, testacée, lisse.

L'abdomen, noirâtre, présente quelquefois une bande longitudinale plus pâle.

MOEURS. Cette araignée, assez rare en Belgique, tend ses fils à la base des plantes qui croissent au

bord de l'eau. On la rencontre au printemps et surtout en automne. Elle passe l'hiver, blottie sous des détritus. Une seule fois, dans le Luxembourg, je l'ai trouvée cachée sous une pierre près de l'eau, au mois d'août. Au bord de la mer, elle se tient à la base des herbages qui croissent sur les dunes.

Belgique.

DISTRIBUTION Brabant ; Auderghem (étangs). GEOGRAPHIQUE. Limbourg : Genck (marais).

Anvers : Bords de l'Escaut.

Luxembourg : Laroche.

Flandre occidentale : Nieuport, La Panne.

France.

Seine : Champigny (bords de la Marne). — Seine-et-Oise : Saint-Germain, Poissy (bords de la Seine), Carrières-sous-Bois. — Somme : Le Crotoy, Saint-Quentin-en-Tournon, Saint-Valéry, Ault. — Seine- Inférieure : Dieppe, Elbeuf. — Pas-de-Calais : Wissant. — Oise : Précy (bords de l'Oise), le Lys, la Brevière, forêt de Compiègne. — Aube: Troyes. — Yonne: Avallon, Tonnerre. — Côte-d'Or: Chablis. — Lot : Cahors. — Isère : Le Sappey. — Basses-Alpes : Digne, Faillefeu, Leberon, îles de la Durance. — Var : Hyères.

Angleterre.

Hertfordshire : Hoddesdon.

Allemagne.

Prusse. — Bavière : Munich. — Saxe: Dresde, Leipzig. — Magdebourg.

Autriche-Hongrie.

Galicie : Kulz. — Bohême : Carlsbad. — Hongrie : Ujhely, Varannô, Almadi. (Chyzer : Neriene.)

Environs de Moscou, Narva, Grodno.

Italie.

Piémont : Turin. — Lombardie : Milan. — Toscane : Florence (les Cascines).

Aalborg, Copenhague. — Ile de Bornholm.

Gothembourg.

Danemark.

Suède.

GONGYLIDIUM RETUSUM, Westring, 1851.

(PI. IX, fig. 6, 6a, 6b, 6c, M.)

SYNONYMIE. 1851. Erigone retusa, Westring, Fôrteckn., etc., p. 41.

1861. Erigone retusa, Westring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 255.

1862. Neriene elevata, Cambridge, Descr. of ten nevj spcc, etc., in Zool., p. 7966.

1868. Tmeticus foveolatus, Menge, Preussische Spinnen, t. II, p. 186, pi. XXXV, tab. LXXXV1.

1870. Erigone retusa, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 125.

1879. Neriene retusa, Cambridge, Spiders of Dorsel, t. I, p. 116.

1884. Gongylidium retusum, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 481.

DESCRIPTION. Mâle. — Le céphalothorax (fig. 6d), assez élevé, fauve ou brun, rougeâtre, veiné obscurément,

porte une ligne noire marginale; la partie céphalique, convexe dans le milieu, s'incline longuement en avant et se déprime un peu derrière les yeux.

Les yeux supérieurs, gros, égaux, forment une ligne droite; l'intervalle entre les médians est un peu plus large que leur diamètre; l'intervalle des latéraux est plus étroit; les yeux antérieurs, équidistanls, forment aussi une ligne droite; ils sont resserrés, leurs intervalles sont beaucoup plus étroits que le rayon des médians; ces derniers sont plus petits. Les quatre yeux médians forment un carré légèrement plus long que large. Le bandeau, un peu concave sous les yeux, est au moins aussi large que l'aire oculaire.

Les pattes, fauves, sont allongées; les patellas, les métatarses et les tarses sont plus pâles; elles sont garnies de courtes épines.

Le fémur de la patte-mâchoire est légèrement courbé ; la patella est beaucoup plus longue que large; le tibia, à peu près aussi long, avec le milieu du bord antérieur un peu avancé, porte à son extrémité une petite apophyse noire, presque verticale, et sur la face antérieure une autre apophyse fine, aiguë; le tarse, obtus, est un peu plus long que le tibia (fig. 66, 6c).

L'abdomen, noir, est garni de longs poils fauves.

Femelle (fig. 6). — Le céphalothorax est presque semblable à celui du mâle.

Les yeux supérieurs forment une ligne droite; les médians sont un peu plus séparés. Le bandeau est à peu près aussi large que Paire oculaire.

Le plastron est lisse.

Les chélicères sont forles et unies.

Les pattes sont pareilles à celles du mâle.

L'épigyne forme une plaque noirâtre; dans le milieu se trouve une petite pièce lisse, fauve, plus longue que large, un peu élargie et tronquée en arrière (fig. 6a).

L'abdomen, noirâlre, muni de longs poils fauves, présente assez souvent une bande longitudinale un peu plus pâle.

Ordre de longueur des patles : 4-, 1, 2, 5.

MOEURS. Celte araignée n'est pas très rare en Belgique. On peut la rencontrer pendant toute l'année,

au bord de l'eau, cachée dans les herbes à la base desquelles elle se tient toujours et file une petite toile peu visible. Je l'ai observée aussi, mais beaucoup plus rarement, cachée sous les pierres au bord des rivières.

Belgique.

DISTRIBUTION Brabant : Auderghem, Groenendael, La Hulpe, Bousval, Tervueren, Rhode-Saint-Genèse, Laeken. GÉOGRAPHIQUE. /fnvers ; Calmpthout, Malines, Lillo.

Limbourg : Genck.

Luxembourg : Mirwart, Laroche.

Flandre orientale : Environs de Gand.

Flandre occidentale : Knocke, Heyst, Nieuporl.

Hainaut : Hennuyères.

Hollande.

Brabant septentrional : Tilburg, Bréda.

Fkance.

Seine : Bondy, la Varenne (bords de la Marne). — Seine-et-Oise : Meudon, Chaville, Versailles, Carrièressous-Bois, Poissy, Rambouillet, Brétigny. — Seine-et-Marne: Fontainebleau. — Somme : Ault, Saint- Valery-sur-Somme, le Crotoy. — Calvados : Villers-sur-Mer. — Seine-Inférieure : Dieppe, le ïréport, forêt de Lalonde. — Ille-et-Vilaine : Saint-Malo. — Morbihan : Plouharnel. — Oise : Précy (bords de l'Oise), le Lys, Compiègne. — Aube : ïroyes, Villechétif. — Yonne : Ravières, Tonnerre, Avallon. — Côte-d'Or : Chablis. — Loir-et-Cher. — Cantal : Le Lioran. — Gironde : Arcachon, Cadillac. — Basses-Pyrénées : Saint-Jean-de-Luz. — Ain : Artemarre. — Isère : Le Sappey, Bourg-d'Oisans, lac Blanc. — Basses- Alpes : Digne. — Var : Toulon. — Alpes-Mari limes : Sospel, Saint-Martin- Lentosque. — Gers : Courrensan. — Hérault : Agde. — Bouches-du-Hhône : Marignane, Martigues. — Aude : Narbonne, Carcassonne. — Pyrénées-Orientales : Collioure, la Preste (E. Simon).

Angleterre.

Lancashire. — Dorsetshire. — Ecosse. — Irlande.

Allemagne Bavière.

Italie.

Nord de l'Italie.

Alpes styriennes. — Hongrie : Tolcsva, Kirâlyhàza, Szalhmâr, Torda, Eszék, etc. vChyzer : Neriene.^

Suisse.

Tessin. — Lac de Lucerne.

Espagne.

Madrid, Aranjuez.

Russie.

Environs de Saint-Pétersbourg. — Sibérie (L. Koch).

Suède.

Gothembourg.

Afrique Maroc : Tanger.

GONGYLIDIUM APICAÏUM, Blackwall, 1850.

(PL XI, fig. 2, la, %.)

SYNONYMIE. 1850. Neriene apicatum, Blackwall, Ann. and Mag. of Nat. Eisl., 2e série, t. VI, p. 339. — Spiders of

Great Britain, l. II, p. 269, pi. XVIII, fig. 183. 1851-61. Erigone gibbicolis, Westring, Araneœ Svecicœ descriptœ, p. 223. 1859. Micryphantes tuberculatus, Grube, Verzeichn. d. Arachn. Liv-, Kur- u. Ehstl., p. 469. 1868. Phalops gibbicoljs, Menge, Preussische Spinnen, t. III, p. 220, pi. XL1II, fig. 119. 1884. GoNGYLiDiUM apicatum, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 487.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 2). — Le céphalothorax, peu élevé, brun rougeâtre, chagriné en arrière et sur les

côtés, s'incline obliquement dans la région oculaire et porte sur la partie céphalique un petit tubercule garni de crins à son extrémité.

Les deux lignes des yeux sont très peu courbées en arrière; les yeux du milieu forment un carré aussi long que large.

Les pattes sont assez longues.

La patella de la patte-mâchoire est étroite et allongée; le tibia (fig. 2a), plus court, est un peu plus large; une petite apophyse noire, droite, se trouve au milieu de son bord antérieur; le côté externe, saillant, est surmonté d'une pointe plus longue, mince, coudée et légèrement recourbée à l'extrémité; le tarse, plus court que ces deux articles, est ovale et plus large.

Femelle. — Le céphalothorax, brun-rouge, est peu foncé.

L'abdomen, noirâtre ou brun, est garni de longs poils fauves.

L'épigyne forme une plaque transversale noirâtre portant au milieu une petite pièce longitudinale, testacée, resserrée au centre et finement bordée de noir (fig. 26).

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 3.

MOEURS. Cette petite araignée se rencontre presque toujours au bord de l'eau, cachée dans les herbes ou

à la base des plantes aquatiques. Elle est très rare en Belgique.

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Belgique.

Brabant : Boitsfort, Auderghem, Groenendael.

France.

Somme : Ault. — Calvados. — Oise : Le Lys. — Aisne : Guise. — Marne : Épernay. — Gironde Cazeau. — Alpes-Maritimes : Menton. — Aude : Carcassonne, etc.

Angleterre.

Allemagne.

Autriche-Hongrie.

Tyrol. — Hongrie : Ujhely, Tokay, Szomotor, Tetra, Almâdi, Torda, Zâkâny, etc. (Chyzer : Neriene.)

Suède. — Danemark.

GONGYLIDIUM GIBBOSUM, Blackwall, 1841.

(PI. IX, fig. 1, la, 1b, le, Id.)

SYNONYMIE. 184-1. Neriene gibbosa, Blackwall, Thediffer.in the number of eyes, elc.,'m Trans. Linn., vol. XXIII, p. 653.

1864. Neriene gibbosa, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. II, p. 278. 1879. Neriene gibbosa, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 117. 1884-. Gongylidium gibbosum, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 489.

DESCRIPTION. Mâle. — Le céphalothorax (fig. 7cQ, fauve brunâtre ou rougeâtre, assez pâle; porte au-dessus,

dans le milieu, une forte protubérance ronde, lisse, garnie en avant de crins fauves très forts;

devant cette protubérance, on trouve une grande fossette en demi-cercle, garnie de crins feutrés plus courts; en avant, la ligne dorsale s'incline légèrement jusqu'à l'angle du front, puis s'abaisse brusquement.

Les yeux supérieurs, à peu près équidislants, forment une ligne un peu courbée en arrière; les intervalles entre eux sont légèrement plus étroits que leur diamètre; les yeux antérieurs, presque équidistants, forment une ligne droite, avec les médians plus petits; les intervalles sont plus étroits que leur rayon ; les quatre yeux médians forment un carré plus long que large. Le bandeau, légèrement incliné, est presque aussi large que l'aire oculaire.

Les chélicères portent un petit denticule noir placé en avant, vers le milieu, près du bord interne.

Le plastron est noir.

Les pattes sont assez longues.

Le fémur de la patte-mâchoire est un peu courbé ; la patella, étroite, très allongée, est plus longue que le tibia ; le bord supérieur de ce dernier se divise en deux apophyses rapprochées, l'externe tronquée obliquement, relevée et la médiane plus droite et plus mince; le tarse est à peine plus long que le tibia (fig. lb, 7c).

L'abdomen est noirâtre.

Femelle (fig. 7). — Le céphalothorax, fauve rougeâtre, chagriné finement, est entouré d'une ligne marginale foncée ; la partie céphalique, un peu déprimée en arrière, est à peine convexe.

Les yeux supérieurs forment une ligne droite; l'intervalle entre les médians égale à peu près leur diamètre; l'intervalle des latéraux est légèrement plus étroit; de fortes saillies portent les yeux latéraux. Le bandeau est au moins aussi large que l'aire oculaire.

Les chélicères sont fortes et finement chagrinées; le bord supérieur de la rainure porte quatre dents assez longues; la quatrième est plus reculée sur l'angle; le bord inférieur porte quatre petites dents placées les unes près des autres.

L'épigyne (fig. la) forme une plaque noire ; dans le milieu se trouve une petite pièce fauve, au moins aussi longue que large, légèrement élargie et tronquée en arrière ; cette pièce est limitée sur les côtés par une strie noire, recourbée en dedans au sommet.

L'abdomen, noirâtre, est garni de longs poils fauves.

Ordre de longueur des pattes : 4, i, % 3.

MOEURS. Comme l'espèce précédente, cette araignée vit dans les herbes et à la base des plantes les plus

rapprochées de l'eau. Elle est très rare en Belgique, où je ne l'ai observée qu'une seule fois, dans une prairie au bord de la Lesse. Sa petite toile était tendue contre la terre humide.

Belgique.

DISTRIBUTION Luxembourg : Redu (bords de la Lesse). GÉOGRAPHIQUE. France.

Somme : Saint-Quentin-en-Tourmont. — Oise : Forêt de Compiègne. — Eure : Sec-Yton. — Seine-et- Oise : Carrières-sous-Bois. — Aube : Troyes, Focy, Villechétif. — Yonne : Ravières. — Cantal : Le Lioran.

Angleterre.

Pays de Galles. — Marais près de Chamberlain entre Bere et Wool. — Ecosse.

Allemagne.

Bavière. — Saxe.

GONGYLIDIUM DENTATUM, Wider, 1834.

(PL IX, fig. 8, 8a, 8b, Se, ScL

1834. Theridium dentatum, Wider et Reuss, Zool. Mise. Arachn., p. 225 (229), tab. XV, fig. 8.

1861. Erigone dentata, Westring, Araneœ Sueckœ descriplœ, p. 262.

1864. Neriene dentata, Blackwall, Spiders of Great Brilain, t. II, p. 258, pi. XVIII, fig. 174.

1868. Tmeticus dentatus, Menge, Preussische Spinnen, t. II, p. 187, pi. XXXV, tab. LXXXVII.

1868. Tmeticus cristatus, Menge, Idem, p. 189, pi. XXXVI, tab. LXXXVIII.

1870. Erigone dentata, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 128.

1878. Erigone dentata, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de

Belgique.)

1879. Neriene dentata, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 11 S.

1884. Gongylidium dentatum, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 492.

DESCRIPTION. Mâle. — Le céphalothorax (fig. 8e), chagriné sur les côtés, est brun rougeâtre plus ou moins

foncé; la partie céphalique, convexe en arrière, s'incline en avant et se soulève un peu au-dessus des yeux; il y a des crins fauves, rudes, placés sur la pente antérieure ; la partie ihoracique s'incline longuement et graduellement en arrière; le groupe des yeux occupe toute la largeur du front, qui est assez large et obtus.

Les yeux supérieurs, en ligne un peu arquée en arrière, sont gros et presque équidistants; les intervalles sont au moins aussi larges que leur diamètre; les yeux antérieurs forment une ligne très légèrement courbée en arrière ; les médians, plus resserrés, sont plus petits. Le bandeau,, vertical, est au moins aussi large que Taire oculaire.

Les chélicères, solides, portent des granulations assez fortes au bord externe; vers le milieu du bord interne se trouve une forte dent conique (fig. Sd).

Le plastron, noir, est chagriné.

Les pattes, fortes et un peu courtes, sont garnies d'épines.

Le fémur de la patte-mâchoire, robuste, peu long, est légèrement courbé; la patella, très grande, beaucoup plus longue que le tibia, porte à son extrémité, du côté externe, une petite saillie conique; l'angle externe du tibia, tronqué obliquement à son extrémité, se prolonge sur le tarse en longue apophyse, terminée en pointe fine recourbée au-dessus; cette apophyse est aussi longue que tout le tibia; le tarse, étroit, assez grand, est marqué au-dessus, vers le milieu, d'une dépression transversale très forte; le bulbe déborde le tarse; il est muni d'une lame membraneuse en demicercle, suivie d'un slylum fin et détaché (fig. 86, 8c).

L'abdomen est le plus souvent entièrement noirâtre.

Femelle (fig. 8). — Le céphalothorax est à peu près semblable à celui du mâle.

Les yeux supérieurs forment une ligne droite; parfois les médians sont plus gros; l'intervalle de ces derniers est un peu plus large que leur diamètre; l'intervalle des latéraux est plus étroit; les yeux antérieurs forment aussi une ligne droite; les médians, plus resserrés, sont plus petits; de fortes saillies portent les yeux latéraux.

L'épigyne présente une grande plaque noirâtre en demi-cercle; elle est partagée longitudinalement par une pièce testacée, parallèle, assez grande (fig. 8a).

L'abdomen, noirâtre, ordinairement plus pâle sur les côtés et sur le ventre, porte une bande médiane longitudinale testacée et, plus rarement, deux séries de taches noirâtres, assez grandes.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, % 3.

MOEURS. On peut trouver cette araignée pendant toute l'année, mais surtout au printemps et en automne.

Bien qu'elle ne soit pas commune en Belgique, elle est répandue dans presque toutes nos

provinces. Elle est assez fréquente dans les mousses qui garnissent les bords des marais de la Campine. Au bord des étangs, elle se tient, comme toutes les espèces de ce genre, à la base des plantes les plus rapprochées de l'eau. Sa petite toile est peu visible. J'ai rencontré plusieurs fois le mâle errant dans les chemins qui longent les étangs.

DISTRIBUTION Brabant : Auderghem, Groenendael, La Hulpe, Tervueren (étangs). Vilvorde, Ternath, Tirlemont. GÉOGRAPHIQUE. Anvers : Environs d'Anvers, Deurne, Malines, Lierre, Calmpthout, Lillo.

Limbourg : Genck (marais).

Liège : Hockay, Modave (bords du Hoyoux), Pailhe.

JSamur : Dinant, Yvoir, Hastière.

Luxembourg : Laroche, Redu, Bornai.

Flandre orientale : Environs de Gand.

Flandre occidentale : Ypres, Bruges, Heyst.

Maestricht, Utrecht, Bréda.

Toute la France. — Corse (E. Simon).

Prusse. — Bavière. — Silésie. — Saxe.

Hollande.

France.

Allemagne.

Autriche-Hongrie.

Hongrie : Ujhely, Tokay, Szerdahely, Szôllôske, Pâczin, Diakovâr, etc.

Angleterre.

Dorsetshire : Bloxworlh. — Ecosse.

Gothembourg.

Syrie.

Algérie. — Egypte.

Turquie d'Asie.

Afrique.

SYNONYMIE

GONGYLIDIUM AGRESTE, Blackwall, 1853.

(PI. IX, fig. 9, 9a, 9*, 9c, 9d.)

1853. Neriene agrestis, Blackwall, Descr. of some newly discov. spec. of Aran., in Ann. and Mag. of Nat.

Hist., 2e série, t. XI, p. 25.

1864. Neriene agrestis, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. II, p. 276, pi. XIX, fig. 190. 1879. Neriene agrestis, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 115. 1882. Neriene agrestis, Cambridge, Ann. and Mag. of Nat. Hist., p. 4, pi. I, fig. 2. 4884. Gongylidium agreste, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 494.

DESCRIPTION. Mâle. — Le céphalothorax (fig. 9d), veiné de brun, fauve rougeâtre ou olivâtre, plus ou moins

foncé, entouré d'une ligne marginale noire, lisse et peu élevé, légèrement convexe dans la première moitié, s'abaisse légèrement vers les yeux ; il est incliné plus longuement en arrière.

Les yeux supérieurs, gros, égaux, presque équidistants, forment une ligne à peine courbée en arrière; l'intervalle qui sépare les médians égale à peine leur diamètre; les yeux antérieurs forment une ligne droite; les médians sont plus petits de moitié; les intervalles sont plus étroits que le rayon des médians; les quatre yeux du milieu forment un carré plus long que large. Le bandeau, plan, vertical, est à peine aussi large que l'aire oculaire.

Les pattes, fauves, sont assez longues, avec les fémurs plus pâles; les fines épines des tibias sont un peu plus longues aux paires postérieures.

Le fémur de la palte-mâchoire est un peu courbé; la patella, étroite, beaucoup plus longue que large, est au moins aussi longue que le tibia; celui-ci s'élargit légèrement à son extrémité, qui est tronquée; l'angle externe de la troncature s'élève en petite et courte apophyse conique, dirigée obliquement en dehors; celte apophyse porte sur sa face antérieure une tige aiguë, très petite, qui se dirige obliquement sur la base du tarse; ce dernier est plus long et plus large que le tibia (fig. 96, 9c).

L'abdomen est semblable à celui de la femelle.

Femelle (fig. 9). — Le céphalothorax ressemble beaucoup à celui du mâle.

Les yeux supérieurs, gros, égaux, forment une ligne droite ; les médians sont un peu plus éloignés; l'intervalle qui les sépare égale à peu près leur diamètre; les yeux antérieurs forment aussi une ligne droite; les médians sont plus petits; leurs intervalles sont plus étroits que leur diamètre; de fortes saillies portent les yeux latéraux.

Le bandeau est au moins aussi large que l'aire oculaire.

L'épigyne, formant une plaque noirâtre, porte dans le milieu une petite pièce lisse, testacée, arrondie sur les côtés, tronquée droit en arrière et un peu plus large que longue (fig. 9«).

L'abdomen, noirâtre, est couvert de poils fauves.

Ordre de longueur des pattes : k, 1, 2, 3.

MOEURS. Cette araignée me paraît rare en Belgique; je ne l'ai observée que dans la province de

Luxembourg, en automne, dans les prairies qui bordent la Lesse. Pourtant elle semble s'éloigner un peu plus de l'eau que les autres espèces du genre. A Laroche, j'ai rencontré le mâle errant le long du mur d'une maison de la ville.

Belgique.

DISTRIBUTION Luxembourg : Laroche, Barvaux, Bertrix, Redu. GÉOGRAPHIQUE.

France.

Somme : Saint-Valéry. — Seine-Inférieure: Elbeuf (marais Saint-Aubin). — Morbihan : Plouharnel. — Aube : Gyé-sur-Seine. — Yonne : Avallon. — Cantal : Le Lioran. — Ain : Artemare. — Isère : Le Sappey. — Hautes-Alpes : Savines. — Alpes-Maritimes : Nice, Menton.

Suisse.

Valais : Bourg-Saint-Pierre.

Dorsetshire : Bloxworth. — Pays de Galles. — Ecosse. — Irlande.

Autriche-Hongrie Hongrie : Bârlfa, Tâtra, Tarnôcz, Orsova, Bazias, etc.

Italie.

Les Gongylidium étrangers à notre faune sont :

G longipes, E. Simon. — G. foenarium, E. Simon. — G. cantalicum, E. Simon. — G. cristatum, Wider. — G. piscalor, E. Simon. — G. distinctum, E. Simon. — G. tuberosum, Blackwall. — G. pascale, Cambridge. — G. egenum, L. Koch. — G. Wagœ, Cambridge. — G. (?) lucidum, Cambridge. — G. (?) morutum, Cambridge. — G. decens, Thorell. — G. Taczanowskii, Cambridge. — G. gibbiferum, Kulczynski. — G (?) nigrimanum, Thorell. — G. (?) curtipes, Cambridge. — G. venaior, Cambridge. — G. (?) improbum, Cambridge. — G. (?) nefarium, Cambridge.

SYNONYMIE

CARACTÈRES DU GENRE

Genre TISO, E. Simon, 1884.

Micryphantes, Erigone des auteurs.

1868. Tmeticus, Menge (ad partem), Preussische Spinnen, t. II, p. 184. 1884. Tîso, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 506.

Le céphalothorax, allongé, ovale, est peu atténué en avant, avec la partie céphalique obtuse, peu convexe et s'inclinant vers le groupe oculaire qui occupe toute la largeur du front.

Les yeux supérieurs, petits, bien séparés, les médians à peine plus resserrés, forment une ligne droite; les yeux antérieurs forment une ligne arquée en avant; ceux du milieu, plus petits, se louchant presque, sont largement séparés des latéraux; les quatre yeux du milieu forment un carré assez grand, plus élroil en avant et beaucoup plus long que large; les saillies qui portent les yeux latéraux sont presque nulles.

Le bandeau, plan, vertical, est au moins aussi large que Taire oculaire.

Le plastron, terminé en arrière en pointe large, est un peu plus long que large.

Les pièces buccales sont pareilles à celles des Gongylidium.

Les pattes sont fortes et peu allongées; les tarses, fins, sont un peu plus courts que les métatarses; le métatarse de la quatrième paire est plus court que le tibia; ce dernier est muni de fines épines à peine aussi longues que le diamètre de l'article.

Dans ce genre, le céphalothorax est semblable dans les deux sexes. La patte-mâchoire est fort longue, le fémur et la patella étant très développés. L'apophyse lamelleuse du tibia, qui avance sur le tarse, est aussi très caractéristique.

SYNONYMIE

DESCRIPTION

Mâle.

TISO VAGANS, Bïachvall, 1834.

(PI. X, fig. 4, la, ib, de, \d, ie.)

Neriene vagâns, Blackwall, Researches in ZooL, p. 574.

Theridium longipalpe, VVider et Reuss, Zoologische Miscellen Arachniden, p. 222(227), pi. XV,

fig. 7.

Argus longipalpis, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. II, p. 354. Erigone longimana, C. Koch, Die Arachniden, t. VIII, p. 93, fig. 661, 662. Erigone longimana, Westring, Araneœ Sueckœ descriptœ, p. 204. Neriene vagans, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. II, p. 257, pi. XVIII, fig. 173. Tmeticus hamipalpis, Menge, Preussische Spinnen, t. II, p. 192, pi. XXXVIII, tab. XCV. Erigone longimana, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 103. Erigone longimana, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de

Belgique.) Neriene longimana, Cambridge, Spiders of Dvrset, t. I, p. i 10. Tîso vagans, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 507.

Le céphalothorax (fig. 4c), brun foncé, rougeâlre, chagriné, avec quelques granulations sur la partie céphalique, est incliné plus longuement en arrière qu'en avant; il est convexe, avec le front large et obtus. Le bandeau, plan, vertical, est aussi large que l'aire oculaire.

Les yeux supérieurs, presque équidistants, sont égaux; les intervalles qui les séparent ont au moins deux fois la largeur de leur diamètre; ils forment une ligne droite; les yeux antérieurs sont disposés en ligne très courbée en avant; les médians, plus petits, sont connivents; l'intervalle des latéraux est plus large que leur diamètre.

Le plastron, légèrement chagriné, est brun noirâtre.

Les pattes, fauves, sont garnies de crins courts ; la patella est plus pâle.

MOEURS

Le fémur de la patte-mâchoire, au moins aussi long que le céphalothorax, est à peu près droit; la patella, cinq fois plus longue que large, est beaucoup plus longue que le tibia; celui-ci se prolonge sur* le tarse en apophyse recourbée à son extrémité supérieure; cette apophyse, plus longue que l'article, porte en dessous, extérieurement, un petit denticule; le tarse, étroit, est un peu plus long el plus large que le tibia ; le bulbe, sans stylum visible, est muni d'une courte lame arquée (fig. la, Ib, le).

L'abdomen ressemble à celui de la femelle.

Femelle (fig. 4). — Le céphalothorax et les pattes sont semblables dans les deux sexes.

Les yeux supérieurs forment une ligne droite; les médians sont un peu plus resserrés; les yeux antérieurs sont très légèrement courbés en avant; les médians, subconnivents, sont beaucoup plus petits; de très faibles saillies portent les yeux latéraux.

Le plastron, brun, est largement bordé de noir.

L'épigyne forme une grande plaque olivâtre, lisse, tronquée en avant, avec les angles un peu saillants, légèrement resserrée dans le milieu, puis élargie et lancéolée obtusément en arrière (fig. \d).

L'abdomen, noirâtre, est parsemé de longs poils fauves.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 3.

Cette araignée est rare et peu répandue en Belgique. Dans la province de Liège, à la Baraque- Michel, je l'ai observée sous les mousses humides qui recouvrent le sol par places. On peut la rencontrer pendant tout l'été, mais elle se montre plus fréquemment au printemps. Dans le Luxembourg, à Laroche surtout, je l'ai observée plusieurs fois, cachée sous les pierres, à une assez grande distance de l'eau. Elle tisse une petite toile fine, difficile à distinguer.

Belgique.

DISTRIBUTION Liège ; Tilff. Comblain-au-Pont, Baraque-Michel. GÉOGRAPHIQUE. . , . . , ' •

Luxembourg : Laroche, Redu.

Fraince.

Oise : Forêt de Compiègne. — Seine-et-Oise : Clamart, les Fonceaux, Mennecy, La Ferté-Alais. — Seine-et-Marne : Forêt de Fontainebleau, Nemours. — Somme : Saint-Quentin-en-Tourmont, bois de Cise. — Calvados : Asnelles. — Seine-Inférieure : Dieppe. — Aisne : Guise. — Eure : La Bonneville, Evreux.— Aube : ïroyes. — Cantal: Le Lioran. — Gironde : Arcachon. — Hautes- Alpes : Col des Ayes, col de Buffère, glacier du Casset. — Corse (E. Simon).

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