Famille : DRASSID
3me Sous-ordre : ARANE.E GNAPHOS^.
i5me Famille : SCYTODID^E. Il 16™ Famille : DYSDERID^E.
4 e Sous-ordre : ARANE^ THERAPHOS^.
i7me Famille : AVICULARID^.
RDRE
ARANEA.
En 1805, Walckenaer publia son Tableau des Aranéides, ou Caractères essentiels des tribus, genres , familles et races que renferme le genre Aranea de Linné, avec la désignation des espèces comprises dans chacune de ces divisions.
L'ordre des Aranéides créé par lui correspond au genre Aranea de Linné; il indiqua, le premier, les caractères de cet ordre et lui donna le nom d'Aranéide, auquel, à l'exemple de IM. Thorell et E. Simon, nous préférons celui tfAraneœ proposé en 1833 par M. Sundevall. Voici les caractères de cet ordre qui forme l'une des divisions les plus naturelles du règne animal.
Tête réunie au corselet; formant ensemble ce que Ton nomme le céphalothorax ; des stries ou dépressions obliques plus ou moins bien marquées, indiquent seules la séparation des parties céphalique et thoracique.
Abdomen ne tenant au céphalothorax que par un filet; tégument assez mou, sans trace de segmentation.
Deux ou quatre stigmates correspondant à des sacs respiratoires ou pulmonaires, sont placés à la base de la face inférieure de l'abdomen; entre ceux-ci, on voit, chez la femelle, l'orifice des organes de la reproduction.
A sa partie postérieure se trouvent quatre ou six petits tubes, quelquefois articulés et terminés par des fusules microscopiques; ce sont les filières groupées autour de l'anus, qui servent à l'excrétion du liquide soyeux.
Le sternum, qui forme la face inférieure du céphalothorax, est composé de deux pièces; la supérieure, petite, arrondie, couvre la cavité buccale; elle est insérée entre les hanches des pattes -mâchoires; la grande pièce inférieure, appelée plastron, est placée entre les hanches des pattes ambulatoires.
Des organes de préhension et de défense, appelés chélicères, sont placés sur le devant du front; ils sont formés de deux articles : le premier, plus ou moins robuste, présente sur le bord interne une rainure bordée de denliculations ; le second, appelé crochet, est mobile, grêle, et se replie dans la rainure lorsque l'araignée est au repos; il est percé tout près de son extrémité d'une petite ouverture correspondant par un canal interne avec une glande vénénipare.
Les pattes, au nombre de huit, sont placées sur les côtés du céphalothorax; elles sont composées de sept articles (!) :
Le premier, nommé hanche, est court, assez fort et recouvre la cavité céphalothoracique; le second, petit, est nommé trochanter; le troisième, plus long, s'appelle le fémur.
(') Chez les Emjoidœ et les Scytotidw, il existe un article supplémentaire.
Le trochanter et le fémur réunis forment la cuisse.
Le quatrième article, plus ou moins court, est nommé patella; le cinquième le tibia; ces deux articles réunis constituent la jambe.
Le sixième article est le métatarse et le septième le tarse; ce dernier est toujours terminé par deux ou trois griffes souvent denticulées.
Les pattes-mâchoires, placées de chaque côté de la tête, forment la première paire de membres, elles sont composées de plusieurs articles; la hanche, ou article basilaire, est fortement élargie et convertie en mâchoire; le dernier article, ou tarse, est terminé, chez les femelles, par une griffe plus ou moins pectinée et cachée par les poils qui garnissent la patte.
Chez le mâle, le tarse se modifie complètement, il s'entrouvre pour contenir et recouvrir le bulbe, ou organe de la copulation.
Les pièces principales formant le bulbe sont : le ligament spiral qui sert à l'insertion du bulbe; les lobes inférieurs et supérieurs, le stylum, appendice excitateur supporté par le bulbe et la lamelle, souvent très développée, qui est auprès du stylum dans sa portion libre. Les Araneœ sont ovipares ; elles naissent avec la forme qu'elles conserveront toute leur vie, seules les couleurs se montrent en grandissant et ce n'est qu'après plusieurs changements de peau qu'elles acquièrent les caractères sexuels nécessaires pour la détermination de l'espèce.
Les yeux simples, au nombre de six ou de huit, placés sur plusieurs rangs, sont de deux sortes : les uns arrondis, colorés, convexes, servent à la vision diurne, les autres, variant de forme, plats, incolores, servent à voir pendant la nuit.
1" Sous-ordre : ARANEŒ OCULAT.E.
Ce sous-ordre répond aux anciennes divisions des araignées chasseuses, coureuses, voyageuses de Walckenaer; par leur forme, leur façon de courir ou de sauter, les Oculatœ diffèrent du type connu de l'araignée, surtout dans la première famille (ÂMidœ).
On les distingue aisément à la disposition des yeux, placés sur trois rangs; quatre en avant, deux plus en arrière et deux autres placés presque au milieu du dos.
ire Famille : ATTID^.
SYNONYMIE
CARACTÈRES DE LA FAMILLE
1804. Salticus, Latreille.
1817. Saltigrades, Latreille.
1825. Saltatores, Sundevall.
1825. Saltigrad^e, Latreille.
1855. Attid/e, Sundevall.
1845. Salticid^, Blackwall (excl. gen. Eresus).
1850. Attides, C. Koch.
1870. Attoid^, Thorell.
1876. Attid^e, E. Simon.
1877. Attid^e, L. Becker.
Céphalothorax carré, tronqué en avant et en arrière, plus long que large; excepté chez le genre Sait Uns, les parties céphaliques et thoraciques sont confondues, ou séparées par une simple dépression.
Leurs yeux, toujours au nombre de huit, sont diurnes, de grandeur inégale, fort écartés et placés o o sur trois rangs; ils forment un grand carré qui occupe toute la partie céphalique; les quatre plus gros en ligne plus ou moins horizontale sur le devant de la face; plus haut deux petits yeux sont placés sur les côtés, puis au-dessus de ceux-ci, en troisième rang, sont les yeux dorsaux de grandeur moyenne.
L'espace de la face entre les chélicères et les yeux de la première ligne, appelé bandeau, est vertical, quelquefois renfoncé obliquement et rarement plus large que les gros yeux du milieu du premier rang.
Les chélicères, variables, diffèrent quelquefois dans les deux sexes.
Plastron plus long que large; lèvre le plus souvent aussi plus longue que large; les hanches delà patte-mâchoire, ou mieux les lames maxillaires, droites, ordinairement plus larges et arrondies à l'extrémité ; chez les mâles elles sont parfois anguleuses.
Les pattes sont généralement courtes, variables; la seconde paire n'est jamais la plus longue et souvent la troisième paire est plus longue que les autres; ce caractère, facile à distinguer, est exclusivement propre à la famille des Attidœ.
Les tarses sont armés de deux griffes denticulées entourées par des brosses de poils ne s'étendant pas au delà de la région des griffes. — L'ensemble de ces poils serrés, quelquefois dilatés, s'appelle scopula.
Six filières : les deux inférieures, fortes, se touchant, réunies à la base par une membrane; les deux supérieures, plus longues, minces et tronquées comme les deux latérales; la troncature convexe, arrondie. Les filières du milieu sont grêles, cachées et quelquefois difficiles à voir.
Le tégument des Attidœ est rarement glabre, des crins colorés garnissent la face; ce sont les cils qui entourent les yeux ou les barbes qui couvrent le bandeau; des poils courts et serrés forment les jolis dessins qui ornent le corps ; ces poils sont allongés, lancéolés et même denticulés sur les bords.
Il n'y a pas d'apophyse à la patella de la patte-mâchoire ni au bulbe; celui-ci est souvent muni d'un stylum externe.
Pas de calamistrum (*), ni de cribellum (2).
Épigyne en plaque, simple, sans crochet (3) ni scape (4), quelquefois marquée de fossettes.
Les Attidœ sont représentés en Belgique par seize genres qui sont :
1er Genre. Salticus, Latreille.
Leptorchestes, Thorell.
Synageles, E. Simon.
Hyctia, E. Simon.
Marpissa, C. Koch.
Dendryphantes, C. Koch.
Calliethera, C. Koch.
Hasarius, E. Simon.
9e Genre. Pellenes, E. Simon.
10e — Attus, Walckenaer.
11e — Phlegra, E. Simon.
12e — vElurops, Thorell.
13e — Heliophanus, C. Koch.
14a — Euophrys, C. Koch.
15e — Ballus, C. Koch.
16e — Néon, E. Simon.
(<) Organe des plus curieux, composé de poils raides disposés comme les barbes d'une plume et formant deux lignes parallèles placées sur les métatarses de la quatrième paire de pattes dans certaines familles.
(2) C'est une petite saillie placée entre les filières inférieures, qui n'existe jamais que chez les espèces munies de calamistrum.
(3) Appendice recourbé qui surmonte l'épigyne des Epeiridœ.
(4) Bord inférieur de l'épigyne très élevé et formé de trois pièces chez les Epeiridœ et chez quelques Theridionidœ.
Genre SALTICUS, Latreille, 4 804.
SYNONYMIE. 1804. Salticus, Latreille, Nouveau Dictionnaire d'Histoire naturelle, t. XXIV, p. 135 (ad partem).
1805. Attus, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 26 (2me famille : les Voltigeuses; ad partem). 1832. Salticus, Sundevall, Suenska Spindlarnes beskrifning, p. 199. 1857. Pyrophorus, C. Koch, Uebersicht des Arachniden-Sy stems, t. I, p. 29. 1861. Salticus, Westring, Araneœ Saecicœ, p. 545.
1861. Salticus, Blackwall, Spiders ofGreat Britain, t. I, p. 47 (ad partem). 1864. Salticus (Saltica), sub. gen. Pyrophorus (Pyrophora), E. Simon, Histoire naturelle des Araignées,
1869. Pyroderes, E. Simon, Monographie des espèces européennes de la famille des Attides, p. 714. 1869-1870. Salticus, Thorell, On Ëuropean Spiders, p. 208. 1876. Salticus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 6. 1878. Salticus, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.
CARACTÈRES DU GENRE. Céphalothorax allongé, divisé en deux portions assez distinctes; la partie céphalique carrée, bombée, presque aussi large que longue avec les angles postérieurs arrondis; la partie thoracique plus étroite, plus déprimée, sur un plan différent, arrondie en arrière. Les yeux dorsaux aussi gros que les latéraux de la première ligne, un peu plus écartés, et formant avec ceux-ci un carré régulier.
Les yeux du milieu de la face, gros, séparés, en ligne droite, munis de quelques cils. Bandeau étroit à barbes peu serrées.
Sternum ou plastron étroit et long, avancé entre les hanches antérieures qui semblent ainsi se toucher; lèvre fine, beaucoup plus longue que large, tronquée ou un peu échancrée. Hanches ou lames maxillaires de la patte-mâchoire, larges, aplaties, carrées à l'extrémité /Y avec l'angle supérieur du côté externe un peu saillant.
Les chélicères, énormes chez le mâle, sont dirigées en avant; de fortes dents garnissent le bord inférieur de la rainure; chez la femelle elles sont verticales, beaucoup plus courtes, épaisses et robustes.
La quatrième paire de pattes est la plus longue, puis viennent la première, la troisième et enfin la seconde qui est la plus courte.
Les épines manquent aux troisième et quatrième paires; aux tibias et métatarses des deux premières paires il y a deux rangées d'épines inférieures.
Le tibia de la première paire beaucoup plus long que la patella ; la patella et le tibia de la troisième paire, plus courts que la patella et le tibia de la quatrième ; à cette dernière le tarse et le métatarse sont un peu plus courts que le tibia et la patella. Les téguments sont ornés de reflets métalliques.
Les Salticus ressemblent beaucoup aux fourmis, par leur couleur ainsi que par leur marche vive et saccadée, les femelles surtout; les énormes chélicères des mâles les font plus aisément reconnaître. Ce genre est représenté en Belgique par l'espèce typique :
SALTICUS FORMICARIUS, de Geer, 1778 (sub. Aranea). (PI. I, fig. i, la, ib, le, \d, le, if.)
SYNONYMIE. 1778. Aranea formicaria, cle Geer, Mémoire pour servir à l'histoire des insectes, t. VII, p. 293, n° 29,
pi. 18, fig. 1,2 (femelle).
1805. Attus formicarius, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 26.
1825. Attus formicarius, Walckenaer, Faune française (Arachnides), p. 64, pi. V, fig. 1-3.
1857. Attus formicarius, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (aptères), t. I, p. 470. 1825-1837. Attus formicoïdes, Walckenaer, Aranéides de France, p. 66, n° 28. 1846. Pyrophorus siciliensis, C. Koch, Die Arachniden, t. XIII, p. 28, fig. 1096. 1846. Pyrophorus helveticus, C. Koch, Die Arachniden, t. XIII, p. 26, fig. 1094-1095. 1846. Salticus formicarius, C. Koch, Die Arachniden, t. XIII, p. 53, fig. 1101-1102. 1861. Salticus formicarius, Blackwall, Spiders of Great-Britain, t. I, p. 64, pi. III, fig. 36. 1861. Salticus formicarius, Westring, Araneœ Suecicœ, p. 542.
1869. Pyroderes formicarius, E. Simon, Monographie des espèces européennes de la famille des Attides, p. 715, pi. III, fig. 16, 17, 18.
1868. Pyrophorus venetiarum, Canestrini, Nuovi Aracnidi Italiani (Annuario della Societa dei Naturalisti
in Modena, anno III).
1869. Pyrophorus flaviventris, Canestrini et Pavesi. Araneidi Italiani (Atti della Societa Italiana di
Scienze naturali, etc.).
1869-1870. Salticus formicarius, Thorell, On European Spiders, p. 209.
1870. Salticus formicarius, Canestrini et Pavesi, Catalogo sistematico degli Araneidi Italiani, série II,
vol. II, p. 55.
1876. Salticus formicarius, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 7.
1877. Salticus formicarius, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.
DESCRIPTION. Mâle (pi. I, fig. 1). — Céphalothorax noir, plus ou moins bronzé dans la partie céphalique jusqu'à la hauteur des yeux dorsaux; la partie thoracique rouge-foncé, finement bordée de noir; abdomen ovale, avec la partie antérieure rouge comme le céphalothorax et la partie postérieure noire, ces deux couleurs étant séparées par une ligne blanche très fine, légèrement arquée en avant.
Les chélicères (pi. I, fig. le) projetées en avant sont presque toujours aussi longues que le céphalothorax et d'un noir bronzé tirant sur le vert; le bord de la rainure offre une série de neuf denticulations aiguës; le crochet est long, mince, sinueux, recourbé du bout, avec une dent aiguë, assez forte en dessous, placée vers la hauteur du tiers inférieur.
Les hanches et le plastron rouge-foncé.
Pattes fauves; le fémur et le métatarse de la première paire noirâtres, quelquefois le fémur rouge; une tache obscure sur les trochanters; ordinairement il existe une petite ligne noire sur le fémur, le tibia et le métatarse de la quatrième paire; quelquefois cette ligne n'existe que sur la patella et le métatarse.
Deux rangées de cinq épines aux tibias de la première paire et une épine externe à la patella.
Aux tibias de la deuxième paire, deux rangées d'épines, l'une de trois, l'autre de deux, ou l'une de deux et une seulement en face.
Patte-mâchoire noire (pi. I, fig. ib). Le tibia va en s'élargissant de la base à l'extrémité avec l'angle supérieur saillant à l'extérieur; le tarse ovale allongé dépasse le bulbe.
Femelle. — L'abdomen ovale est plus allongé que celui du mâle et présente la même coloration ainsi que le céphalothorax; les chélicères verticales sont beaucoup plus courtes, à peine plus longues que la face et fortement chagrinées à leur base.
L'épigyne (pi. I, fig. if) en fossette divisée par une carène rougeâtre en relief.
Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 5, 2.
MOEURS. Cette araignée, comme son nom l'indique, ressemble beaucoup à certaines espèces de fourmis,
par sa forme aussi bien que par ses allures; lorsqu'un danger la menace, elle court de la même façon.
En chasse, sa démarche devient plus lente, elle s'arrête souvent en dressant son céphalothorax; si un obstacle se dresse sous ses pas et l'effraie, elle se sauve à reculons; les énormes chélicères du mâle donnent à cette araignée un aspect étrange et particulier.
Sous les pierres (pi. I, fig. ici), quelquefois sous les mousses humides qui recouvrent la base
des gros hêtres, la Formicarius se construit une coque de soie ovale, transparente, ouverte à ses deux extrémités; elle change ordinairement de peau dans cette retraite.
Au printemps, j'ai observé plusieurs fois le mâle et la femelle réunis sous la même tente pour passer ensemble la saison des amours.
En automne, elles se construisent de nouveaux abris les uns tout près des autres; elles passent ainsi l'hiver en petites sociétés.
Sauf dans les journées chaudes et bien ensoleillées, elles sortent assez peu de leurs retraites; aussi est-ce dans leurs demeures qu'il faut aller les découvrir; lorsqu'elles s'aventurent en plein midi sur les rochers exposés au soleil, leur vicacité les rend difficiles à saisir et à observer.
En captivité, la promptitude avec laquelle cette araignée construit sa cellule est prodigieuse. J'en ai vu qui au bout de vingt minutes étaient déjà renfermées chez elles; aussi, en liberté, changent-elles souvent d'habitation ; dès qu'elles se sentent découvertes ou poursuivies, elles se sauvent ou se laissent tomber et quelques minutes après elles se remettent à construire un nouvel abri.
A l'époque de la ponte, elles se renferment hermétiquement dans leurs petites demeures et restent alors sans manger pendant une vingtaine de jours.
Cette araignée, bien qu'assez répandue en Belgique, n'est jamais fort commune; en Europe elle devient rare en avançant vers le Nord.
Belgique.
DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE. Brabant : Boilsfort. — Groenendael. — Grand-Bigard. — Jelte-Saint-Pierre. — Bousval. — Villers-Ia- Ville. — Tervueren.
Flandre occidentale : Heyst-s/mer. — Knocke. Liège • Environs de Liège. — Tilff. — Angleur. — Esnenx. — Comblain-au-Pont. — Modave. —
Aywaille. — Spa. — Verviers.
Luxembourg : Barvaux. — Durbuy. — Marche. — Roche-à-Frêne.
Natmir : Environs de Namur. — Yvoir. — Dînant — Hastières. Anthée. — Beauraing. — Han-sur- Lesse
Hollande.
Gucldre et Brabant septentrional, rare.
Toute la France. — Alpes. — (Plus commune dans le Midi). — Corse.
Angleterre.
Rare partout. — Ecosse, très rare.
Sâli-Schacht. — Genève. — Peney.
Upsal.
Danemark.
Environs de Copenhague. — Ile Gotland. — Fogelen.
Allemagne.
Environs de Berlin. — Bavière. — Nuremberg.
Autriche.
Hongrie; Homonna. — Transylvanie; Klausenburg.
Italie.
Vénétie. — Lombardie; Milan. — Piémont; Turin. — Les Bomagnes. — Parme. — Modène. — Sicile.
Bussie.
District de Badomysl.
Je l'ai reçue encore, sans désignation exacte de localités, d'Espagne, de Portugal et de Turquie.
Suisse.
Suède.
SYNONYMIE
CARACTÈRES DU GENRE
Genre LEPTORCHESTES, Thorell, 1870.
1832. SYNEMOs\'NA,Hen(z, On North- American Spiders (Silliman's American journal of science, etc., vol. XXI, p. 108). Réimprimé à Boston en 1837 sous le titre : The Spiders of the Uniled-States, 1875 (').
1857. Salticus, C. Koch, Ueberskhl des Arachniden-Sy stems , t. I, p. 29 (ad partem).
1864. Salticus (Saltica), E. Simon, Histoire naturelle des Araignées (ad partem).
1869. Salticus, E. Simon, Monographie des espèces européennes de la famille des A ttides, p. 707 (ad partem).
1870. Leptorchestes, Thorell, On European Spiders, p. 210 (ad partem).
1871. Leptorchestes, E. Simon, Révision des Attides d'Europe (ad partem), p. 553. 1876. Leptorchestes, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 10.
Le céphalothorax est fort allongé, assez plat, peu élevé, droit sur les côtés; la séparation de ^1^ la partie thoracique est légèrement indiquée par une faible dépression.
Le plastron est fortement allongé, très étroit, et s'avance entre les hanches antérieures; la lèvre, qui se termine en pointe, est à peu près deux fois plus longue que large; ces deux caractères sont très importants.
Les yeux dorsaux, presque de môme grosseur que ceux de côté, sont placés au milieu du céphalothorax; l'ensemble forme un carré beaucoup plus long que large.
Les yeux du premier rang se touchent; ils sont disposés en ligne droite, sont assez inégaux et entourés de cils formant des cercles très fins; une rangée de barbes garnit le bandeau qui est fort étroit.
Lames maxillaires allongées; chez le mâle on remarque un petit tubercule vers le tiers supérieur du bord externe.
La quatrième paire de pattes est la plus longue, puis arrivent la première, la troisième et la seconde qui est la plus courte; les épines manquent aux troisième et quatrième paires; il en existe quelques-unes inférieures aux métatarses des première et deuxième paires chez les mâles. — Chez les femelles, il existe deux rangées d'épines aux tibias et métatarses des première et deuxième paires; le tibia de la première paire est toujours beaucoup plus long que la patella; les tibias et les patellas de la troisième paire sont plus courts de beaucoup que ceux de la quatrième.
Dans les deux sexes les chélicères sont verticales, robustes et peu allongées.
La patte-mâchoire du mâle n'est pas très forte; le tibia plus court que la patella est muni d'une apophyse à l'angle supérieur du côté externe; le tarse ovale dépasse très peu le bulbe.
Chez la femelle, le tarse de la patte-mâchoire est un peu plus court que le tibia et la patella qui sont égaux.
Comme les Salticus, les Leptorchestes ressemblent à certaines espèces de fourmis.
LEPTORCHESTES BEROLINElNSIS, C. Koch, 1846 (sub. Salticus).
(PI. IV, fig. 12.)
SYNONYMIE. 1819. Salticus formicarius, Latreille.
1846. Salticus formicarius, C. Koch, Die Arachniden, t. XIII, p. 55, fig. 1101 (2).
1846. Salticus berolinensis, C. Koch, Die Arachniden, t. XIII, p. 54, fig. 1105.
1850. Salticus formicjEformis, Lucas, Revue et Magasin de Zoologie (Guerin-Menneville), 2me série, I. II.
1869. Salticus formiceformis, E. Simon, Monographie des espèces européennes de la famille des Attides, p. 708,
pi. III, fig. 14 et 14a.
1870. Leptorchestes formiceformis, Thorell, On European Spiders, p. 210.
1871. Leptorchestes formic.eformis, E. Simon, Révision des Attides d'Europe, p. 555. 1876. Leptorchestes berolinensis, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 12.
(') Le nom de Synemosyna faisant double emploi n'a pu être conservé. (2) Ces deux noms faisant double emploi ne peuvent être maintenus.
DESCRIPTION. Mâle. — Céphalothorax entièrement noir, garni de longs poils blanchâtres; quelques cils blancs
autour des yeux.
Chélicères un peu bronzées, striées transversalement et assez rugueuses.
Pattes fauves, le plus souvent le fémur, le métatarse et le tarse de la première paire sont plus ou moins rembrunis; pas d'épines au tibia de la première paire qui est presque de moitié plus long que la patella.
Patte-mâchoire foncée; le tibia armé d'une apophyse plus courte que le diamètre de l'article; assez épaisse et finissant en pointe très petite, recourbée en avant; le tarse, assez large, dépasse un peu le bulbe; celui-ci est noir, large, se rétrécissant vers le haut.
Femelle (fig. 4 2). — Céphalothorax semblable à celui du mâle; les poils sont plus serrés à la dépression transversale et forment quelquefois une tache blanche.
Abdomen plus allongé que celui du mâle, présentant la même coloration; la partie antérieure rougeâtre plus ou moins foncé, la postérieure noir-luisant; ces deux teintes sont séparées par une ligne très fine formée de poils blancs, en forme de chevron.
Pattes fauves comme celles du mâle; aux tibias de la première paire trois petites épines, deux d'un côté, une en face.
Patte-mâchoire rembrunie.
Ordre de longueur des pattes : 4-, 1, 5, 2.
MOEURS. Ne l'ayant observée qu'une seule fois dans le Luxembourg, sous une écorce d'arbre, cachée 'dans
une petite coque de soie, ses mœurs me sont inconnues.
Je l'ai reçue fréquemment de l'Allemagne et de la Russie méridionale; selon M. E. Simon, elle est assez rare en France; on la trouve aux environs des endroits cultivés.
DISTRIBUTION Luxembourg : Redu (juillet), très rare.
GÉOGRAPHIQUE
Belgique.
Environs de Paris. — Isère : Grenoble. Bourg d'Oisan. — Gers : Lectoure. — Landes : Mont-de-Marsan.
Bavière : Nuremberg — Environs de Berlin.
Hongrie : Palak.
Allemagne.
Autriche
Italie.
Lombardie : environs de Milan. — Piémont: Turin. — Florence : Les Caséines.
SYNONYMIE
Genre SYNAGELES, E. Simon, 1876.
1876. Synageles, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 14.
1837. Salticus, C. Koch, Uebersicht des Arachniden-Su stems (ad partem).
1809. Salticus, E. Simon, Monographie des espèces européennes de la famille des Attides, p. 707 (ad partem).
1870. Leptorchestes, Thorcll, On European Spiders, p. 209 (ad partem).
1871. Leptorchestes, E. Simon, Révision des Attides d'Europe (ad partem).
CARACTÈRES DU GENRE
Céphalothorax bien allongé, plat, un peu tronqué à son extrémité postérieure; une dépression ptCS^ presque nulle sépare la partie thoracique.
Les yeux dorsaux placés très en arrière dépassent le milieu du céphalothorax; ils sont aussi gros que ceux de côté ; l'ensemble forme un carré très allongé. Les yeux de la face se touchent, ils sont très inégaux, placés en ligne droite et entourés de cils qui forment des cercles très fins. Le bandeau est fort étroit, muni de barbes peu serrées.
Plastron s'amincissant aux deux extrémités, assez large dans le milieu, avancé entre les hanches antérieures ; la lèvre, petite, est aussi large que longue en forme de triangle obtus, ou de demi-cercle.
Les lames maxillaires larges, assez courtes, dépassent pourtant la lèvre et sont carrées à leur c^pP extrémité.
La quatrième paire de pattes est la plus longue; les autres sont à peu près égales; les deux paires postérieures ne portent pas d'épines; chez le mâle, les métatarses des deux premières paires sont seuls munis de quelques épines inférieures; chez la femelle il y a deux rangées d'épines aux tibias et mélatarses des deux premières paires. Les tibias de la première paire, solides, aussi longs au moins que la patella; le tibia et la patella de la troisième paire beaucoup plus courts que ceux de la quatrième; le métatarse et le tarse de celle-ci plus courts que la patella et le tibia.
Dans les deux sexes, les chélicères, épaisses, sont courtes et verticales.
La patte-mâchoire du mâle n'est pas très robuste; le tibia, très court, présente une apophyse externe; le tarse dépasse le bulbe qui est simple.
La forme et la coloration des Synageles sont les mêmes que celles des Leplorchestes. Ces araignées sont plus petites; leurs pattes de devant, plus courtes et plus fortes, leur donnent un aspect un peu différent.
SYNAGELES VENATOR, Lucas, 1855 (sub. Sallicus).
(PI. I, fig. 5, 5a, 56, 5c, M).
1855. Synageles venator, Lucas, Revue de Zoologie (Guérin-Menneville), t. VIII, pi. XV, fig. 1, 2, 3.
1836. Attus venator, Walckcnaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. I, p. 471.
184-6. Salticis hilarllus, C. Koch, Die Àrachnidcn, vol. XIII, p. 31, fig. 1099-1100.
1869. Salticus venator, E. Simon, Monographie des espèces européennes de la famille des Attides,
1871. Leptorchestes venator, E. Simon, Révision des Attides d'Europe, p. 555.
1876- Synageles venator, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 16.
DESCRIPTION
Mâle (fig. 5c). — Céphalothorax noir dans la partie céphalique, rouge-brun-violacé dans la partie thoracique; une ligne transversale fine, de poils très blancs, correspondant à une légère dépression, sépare les deux couleurs (fig. 56); le plastron est noir, lisse.
Pattes fauves; celles de la première paire, les fémurs surtout, sont fortement renflées et de couleur beaucoup plus foncée; les mélatarses et les tarses blanchâtres.
L'apophyse du tibia de la patte-mâchoire (fig. 5c/) est un peu plus courte que le diamètre de l'article, épaisse, tronquée, obliquement dirigée en avant; le tarse dépasse le bulbe qui est large, bien arrondi dans le bas, avec une petite épine noire sur l'angle supérieur interne.
Femelle (fig. 5). — Le céphalothorax et l'abdomen sont colorés comme ceux du mâle ; l'abdomen est un peu plus élargi en arrière. Les pattes de la première paire, moins épaisses, sont aussi moins brunes.
Les fémurs de la patte-mâchoire fauves avec les derniers articles blancs.
L'épigyne, rebordée dans le bas, présente deux fossettes, séparées par une élévation longitudinale (fig. Sa).
MOEURS. Celle espèce est rare eu Belgique, je l'ai observée dans les dunes, au mois de mai, au pied des
touffes d'herbes; elle était encore enfermée dans sa petite coque de soie; je l'ai retrouvée aux environs de Bruges, courant sur un Ironc de chêne; elle se cachait dans les crevasses de l'écorce lorsque je voulais la saisir.
C'est en octobre qu'elle fut découverte par M. Lucas dans les îles de la Marne; il la retrouva
en novembre sous des écorces de sapins.
Elle semble affectionner les haies, les palissades qui entourent les champs cultivés.
DISTRIBUTION Brabanl : BousvaL GÉOGRAPHIQUE. pian€[re occidentale : Heysl-sur-Mer, Bruges,
Belgique.
France.
Paris (dans les jardins). — Somme. — Aube. — Dans les parties basses des Alpes. — Toulouse.
Allemagne.
Environs de Berlin. — Bavière : Nuremberg. — Je l'ai reçue assez fréquemment de l'Allemagne sans désignation de localité.
Italie.
Je l'ai prise aux environs de Turin, ainsi qu'aux portes de Milan. Je l'ai reçue encore de l'Espagne cl de la Russie méridionale.
SYNONYMIE
Genre HYCTIA, E. Simon, 1876.
1 869. Marpissls, E. Simon, Monographie des espèces européennes de la famille des A tlides, p. 71 (ad partem). 1871. Marpissus, E. Simon, Révision des A tlides d'Europe (ad partem). 1876. Hyctia, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 18. 1878. Hyctia, L. Bccker, Catalogue des Arachnides de Belgique.
CARACTÈRES DU GENRE
Céphalothorax allongé, la partie thoracique plus longue que la partie céphalique, celle-ci ^^ZXZ^^ séparée par une large dépression peu profonde, arquée en arrière.
Les yeux de la face, très inégaux, se louchent et forment une ligne droite; les yeux dorsaux sont presque aussi gros que ceux de côlé; le carré est à peu près aussi long que large; le bandeau, étroit, est à peine de la largeur du tiers des yeux du milieu ; les fortes chélicères, plus longues que la face, sont verticales chez les mâles et légèrement inclinées en avant chez les femelles. a Le plastron, petit, étroit, est à peu près deux fois plus long que large. V La première paire de pattes est très longue, forte, avec le fémur dilaté et comprimé; le tibia et la patella cylindriques, le tibia au moins d'un tiers plus long; ces deux articles plus longs chez le mâle, ou presque aussi longs chez la femelle que le céphalothorax; le tarse et le métatarse plus courts que le tibia et la patella; le tarse plus court d'un tiers que le métatarse; puis suivent par ordre de longueur la quatrième, la seconde et la troisième paire de pattes. Le tarse et le métatarse de la quatrième paire plus courts ou presque aussi longs que le tibia et la patella.
La patte-mâchoire du mâle est grêle, avec son fémur un peu recourbé; le tarse est ovale, assez étroit ; le bulbe, arrondi dans le haut, se prolonge en pointe en arrière.
Ce genre se rapproche beaucoup du suivant (Marpissa) ; le caractère important que l'on trouve dans la différence de proportion entre le tibia et la patella de la première paire de pattes suffît à la création de ce genre nouveau ; l'organisation de la patte-mâchoire du mâle est aussi bien distincte; c'est avec raison que M. E. Simon attache une importance capitale aux modifications de cet organe.
HYCTIA NIVOYI, Lucas, 1842 (sub. Salticus).
(PI. I, fig. 2, %a, <Ùb, 2c, 2d.)
SYNONYMIE. 1842. Salticus Nivoyi, Lucas, Exploration de l'Algérie, p. 185, pi. 10, fig. 5.
1854. Salticus promptus, Blackwall, Catalogue of British Spiders (Ann. and Mac of Nat. Hist.).
1871. Attus promptus, E. Simon, Révision des Attidcs d'Europe, p. 213.
1871. Marpissus Nivoyi,, E. Simon, Révision des Allides d'Europe, p. 152.
1871-1875. Euophrys prompta, Thorell, Remarks on Synonyms of European Spiders, p. 425.
1876. Hyctia Nivoyi, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 20.
1878. Hyctia Nivoyi, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.
DESCRIPTION. Mâle (fig. 2a). — Tégument du céphalothorax noir, une teinte rouge au milieu de la partie thoracique; il est recouvert d'une pubescence jaune-fauve pâle; une bande blanche longitudinale au milieu ne dépassant pas le carré, et deux autres bandes latérales; ces bandes paraissent effacées dans les exemplaires belges que j'ai pu recueillir; cils jaunâtres; barbes blanches peu serrées; plastron noir.
Pattes de la première paire noirâtres, le tarse et le métatarse fauves; les autres pattes jaunes avec des anneaux rembrunis plus ou moins distincts aux tibias et aux métatarses.
Abdomen blanc bordé de petites taches noires, une fine ligne médiane suivie d'un accent, d'un trait plus large et d'une tachette au-dessus des filières.
Patte-mâchoire noire (fig. 26, 2c). L'apophyse du tibia grande, un peu sinueuse et recourbée en avant, très aiguë; une petite pointe à la base du tarse qui est assez large et dépasse le bulbe; celui-ci fort saillant.
Femelle (fig. 2). — Céphalothorax coloré comme celui du mâle; abdomen blanc bordé de points et de taches noires; la ligne médiane, plus continue que chez le mâle, formée de très petits accents noirs.
Pattes colorées comme celles du mâle ; pattes-mâchoires jaunes.
Épigyne (fig. 2c/) aussi large que longue avec les bords en saillie, divisée par une carène moins saillante que les bords.
Ordre de longueur des pattes : 1, 4, % 5.
MOEURS. Elle habile de préférence le bord de l'eau, les endroits humides; en Belgique je ne l'ai observée
qu'auprès de la mer, dans les dunes ; elle marche assez lentement sur les tiges des plantes et se sert peu des pattes antérieures qu'elle soulève comme pour reconnaître le terrain; lorsqu'un danger la menace, elle court vite et saute assez loin, ce qui la rend difficile à saisir. Elle hiverne dans les détritus.
Cette jolie araignée, découverte en Algérie, devient plus rare en avançant vers le Nord.
DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE
Flandre occidentale : Heyst-sur-Mer 'mai).
Belgique.
France.
Seine-et-Oise : Lainville, Carrière, Saint-Léger. — Seine-et-Marne : Fontainebleau. — Aube : Villenauxe, Gyé, Mussy. — Doubs: Besançon. — Gers: Lectoure. — Basses-Alpes: îles de la Durance. — Aude: Narbonne. — Corse : Marais de Sainte-Catherine, près Calvi , Campo di FOro. — Algérie, assez commune.
Autriche.
Hongrie : Varanno.
On la connaît encore et je l'ai reçue, sans désignation de localités précises, du sud de l'Angleterre et de la Russie méridionale.
SYNONYMIE
Genre MABPISSA, C. Koch, 1846.
1857. Dendrypiiantes, C. Koch (ad partem), Uebersicht des Arachniden- Systems, t. I, p. 51 (').
1846. Marpissa, C. Koch (ad partem), Die Arachniden, t. XIII, p. 57.
1861. Attus, Westring (ad partem), Araneœ Saccicœ, p. 545.
1861. Salticus, Blackwall (ad partem), Spiders of Great-Britain, t. I, p. 47.
1869. Marpissus, E. Simon, Monographie des espèces européennes de la famille des Atlides, p. 17.
1871. Marpessa, Thorell (ad partem), On European Spiders, p. 215.
1876. Marpissa, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 25.
1878. Marpissa, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.
CARACTÈRES DU GENRE
Céphalothorax assez allongé; la partie céphalique plane séparée par une dépression delà partie thoracique qui est beaucoup plus courte et légèrement dilatée. Les yeux de la face inégaux, légèrement séparés, formant une ligne droite ou presque droite; les yeux dorsaux un peu plus écartés que les latéraux et aussi gros; ils sont plus écartés l'un de l'autre que des bords latéraux. Carré plus large que long. Bandeau moins large que les yeux du milieu.
A Plastron deux fois plus long que large.
\) Les pattes de la première et de la quatrième paire sont égales ou presque égales comme celles de la troisième et de la quatrième qui sont plus courtes.
Le tibia et la patella plus courts que le céphalothorax dans la première paire qui est forte, robuste, avec le fémur dilaté.
Chez le mâle, le tarse de la patte-mâchoire est très élargi et dépasse le bulbe tout alentour.
Abdomen assez allongé.
MARPISSA MUSCOSV, Clerck, 1757 (sub. Araneus). (PL 1, fig. 3, 3a, 36, 3c, M, de, 3/, Zg.)
SYNONYMIE. 1757. Aranea muscosa, Clerck, Suenska Spindlar, p. 116, pi. V, fig. 12.
1765. Aranea rumpfii, Scopoli, Entomologia Carniola exhibeus insecta Camioliœ indigena, etc., p. 401 1789. Aranea muscosa, Olivier, Encyclopédie, etc., t. IV, p. 222. 1802. Aranea tardigrada, Walckenaer, Faune parisienne , t. II, p. 244.
1805. Attus tardigradus, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 25.
1806. Salticus rumpfii, Latreille, Gen. Crust. et Ins., lom. I, p. 124.
1851. Salticus rumpfii, Hahn, Die Arachniden, t. I, p. 56, fig. 42.
1852. Attus striatus, Sundevall, Suenska Spindlarncss Beskrifning, p. 204.
(') Ce nom faisant double emploi ne peut être adopté.
1857. Attus tardigradus, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. I, p. 461. 1837. Dendryphantes muscosus, C. Koch, Uebersicht des Arachniden-Sy stems, p. 51. 1846. Marpissa muscosa, C. Koch, Die Arachnidcn, t. XIII, p. 65, fig. 1129-1130. 1861. Salticus tardigradus, Blackwall, Spiders of Great-Britain, t. I, p. 65, pi. III, fig. 55. 1861. Attus muscosus, Westring, Arancœ Suecicœ, p. 549.
1869. Marpissus muscosus, E. Simon, Monographie des espèces européennes de la famille des Attides, p. 17.
1870. Marpessa muscosa, Thorell, On European Spiders, p. 213. 1871-1872. Marpessa muscosa, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 567. 1876. Marpissa muscosa, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 25. 1876. Marpessa muscosa, Menge, Preussische Spinnen, p. 4-70, fig. 264. 1878. Marpissa muscosa, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.
DESCRIPTION. Mâle (fig. Sa). — Tégument du céphalothorax noir avec deux taches rougeâtres sur la partie thoracique; pubescence d'un blanc bleuâtre mêlée de roux; barbes jaunâtres; quelques cils rouges au-dessus des gros yeux du milieu qui sont d'un beau vert brillant entourés de cils blanchâtres; plastron noir plus ou moins foncé; chélicères noires.
La première paire de pattes plus foncées que les autres qui sont fauve-grisâtre avec des taches noirâtres longitudinales aux fémurs et des anneaux aux tarses et métatarses; le tibia et la patella sont presque de môme longueur.
Les épines des fémurs très courtes, avec quelques crins isolés sur leur face antérieure.
Abdomen plus pâle que le céphalothorax, au milieu une bande claire contenant une ligne interrompue de taches noirâtres; la bande claire denticulée sur ses bords, bordée de gris noir; les parties latérales blanchâtres, coupées de traits foncés et semées de petits points noirs.
Patte-mâchoire (fig. 36) noirâtre; l'apophyse externe du tibia épaisse, très large à sa base, finissant en pointe recourbée, creuse et rebordée en dessous; le tarse court, ramassé, se terminant à son rebord inférieur par deux petites pointes égales.
Femelle (fig. 3). — Plus grande que le mâle; la couleur du céphalothorax est la même, mais la dépression transversale est plus marquée et plus large (fig. 3c?).
L'abdomen est à peu près semblable à celui du mâle, mais les dessins paraissent plus nettement accentués.
L'épigyne, mal définie, en plaque noirâtre, présente au milieu une petite fossette profonde qui se termine en arrière par une strie fine.
Ordre de longueur des pattes : 1, 4, 2 = o.
MOEURS. On la rencontre presque toujours près des habitations, courant sur les murs de jardin, le
long des palissades, quelquefois sur les troncs d'arbres dans les bois et toujours en plein soleil; elle s'introduit dans les hangars et dans les serres, surtout aux approches de l'hiver, dans les bois, elle se réfugie sous les écorces d'arbres. Elle saute très bien et court à reculons aussi facilement qu'en avant et même sur le côté; elle se met en chasse dès le premier printemps; pour passer la mauvaise saison, elle se construit une tente soyeuse, épaisse et très adhérente.
La ponte commence aux premiers jours du mois de mai; c'est presque toujours sous les écorces que j'ai observé leur grand cocon ovale, déprimé en forme de sac, contenant de cinquante à soixante-dix œufs non agglutinés, jaune-pâle, transparents (fig. 3c). Ce cocon est recouvert lui-même d'une trame de soie blanche serrée; sous cette couverture se blottit la mère; une ouverture y est ménagée afin de livrer passage à l'araignée qui sort pour la chasse; elle tient sa demeure de soie très propre, pas un grain de poussière n'en souille intérieurement la blancheur. Le cocon et la toile adhèrent à 1 ecorce avec tant de force de tous les côtés, qu'on ne peut les enlever sans déchirer tout le travail.
Jamais elle ne s'engourdit complètement : j'en ai vu qui chassaient en plein hiver, s'insinuant dans les crevasses pour dévorer de petits coléoptères endormis; elles n'ont aucune tendance à se rapprocher, j'ai toujours observé leur retraite hivernale isolée; quand le froid devient trop rigoureux, elles ferment hermétiquement leur demeure.
Belgique.
DISTRIBUTION Brabant : Tous les environs de Bruxelles, les jardins de la ville, Uccle, Boitsfort, Groenendael, Ottignies, GÉOGRAPHIQUE. Bousval, Villers-la-Ville, Wavre, Mont-Sainl-Guibert, Waterloo, Jette-Saint-Pierre, Grand-Bigard, Buysinghen, Ternalh, Wesemael, Louvain, Aerschot, Malines, Diest. Anvers : Environs de la ville d'Anvers, Deurne, Calmpthout, Turnhout, Hoogstraeten, Postel. Flandre orientale : Environs de Gand, Melle, Lokcren, Sottegern, Alost, Termonde, Saint-Nicolas. Flandre occidentale ; Environs de Bruges, Heyst-sur-mer. Hainaut : Hennuyères, Brainc-le-Comte, Lessines. Liège : Environs de Liège, Spa, Verviers.
Limbourg .- Hasselt, Genck, Munster-Bilsen, Diepenbeek, Maeseyck, Tongres. Luxembourg : Saint-Hubert, Redu, Laroche, Marche. Namur : Environs de Namur, Yvoir, Dinant, Haslières, Rochefort, Ciney, Han-sur-Lesse, Beauraing.
Environs de Bréda , Utrecht, Maeslricht, Brabant septentrional.
France.
Commune partout (E. Simon).
Angleterre.
Balham in Surrey. — Je l'ai prise une fois aux environs de Londres.
Suisse.
Genève. — Tyrol (nord) : Innsbruek, Holling, Ienbach, Kufstein, Zellim, Zillerthal; (sud) : Passeier, Villanders, Meran, Im-lrienlinischen, Ratzes, Niesky.
Allemagne.
Environs de Berlin. — Bavière : Nuremberg.
Autriche.
Environs de Vienne. — Hongrie : Varannô, Homonna, Szinnaiko, K. Azar, Gâlszécs, Tolcsva. — Environs de Trieste. — Trente. — Transylvanie : Klausenburg. — Illyrie.
Italie.
Tessin : Lugano. — Vénétie. — Lombardie : environs de Milan. — Parme. — Modène. — Les Romagnes. — Piémont : environs de Turin. — Florence. — Naples.
Russie.
Russie méridionale : Jekaterinoslaw. — Sarepta. — Varsovie.
Suède.
Upsal.
Afrique.
Environs d'Alger.
MARP1SSA POMATIA, Walckenaer, 1802 (sub. Aranea).
(PI. IV, fig. 7, 7a, 76, 7c.)
1802. Attus pomatius, Walckenaer, Faune parisienne, n° 114.
1805. Attus pomatius, Walckenaer, Tableau des Aranèides, p. 25.
1825-1830. Attus pomatius, Walckenaer, Aranèides de France, p. 62, n° 26.
1857. Attus pomatius, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. I, p. 461.
1869. Marpissus pomatius, E. Simon, Monographie des espèces européennes de la famille des Altides, p. 19.
1870. Marpissus pomatia, E. Simon, Révision des Altides, p. 128. 1870. Marpissus monachus, E. Simon, Révision des Attides, p. 130.
1876. Marpissa poaiatia, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 26.
DESCRIPTION. Mâle (fig. la). — Tégument du céphalothorax noir avec deux taches fauves, parallèles, allon-
gées, un peu courbées sur la partie thoracique ; pubescence rougeâtre et peu serrée ; sur le devant, sur les côtés du carré et en arrière des poils blancs forment deux bandes divergentes; les barbes et les cils sont blancs; ces derniers entourent les yeux de la face qui sont d'un vert brillant avec un iris noir.
Le céphalothorax est un peu plus large en arrière et plus élevé en avant que dans l'espèce précédente; la dépression transverse entre les parties céphalique et thoracique est petite, mais bien marquée.
Le plastron, fauve, est finement bordé de noir.
Les chélicères, fortement striées, sont fauves et plus longues que la face.
L'abdomen, étroit, assez long, est couvert de pubescence brune-jaunâtre, mêlée de poils roux; deux lignes longitudinales partent de la partie antérieure du dos où elles sont presque réunies, se séparent ensuite et viennent se rejoindre au-dessus des filières en figurant ainsi un ovale très allongé; ces lignes sont couvertes de poils rouges plus ou moins vifs; quelquefois des poils de même couleur existent au milieu de l'ovale et forment alors une troisième ligne droite, peu distincte.
Ventre fauve-grisâtre.
Les pattes, fauves, présentent des points bruns ou noirs assez espacés; le tibia de la première paire est à peine plus long et plus étroit que la patella; le tarse est plus court que le métatarse et ces deux articles sont plus longs que le tibia; le fémur, armé à son extrémité interne d'un groupe de trois ou quatre fortes épines, est couvert sur la face antérieure de longs crins noirâtres; les fémurs des deuxième, troisième et quatrième paires présentent à l'extrémité une ligne de trois épines plus courtes.
Les pattes-mâchoires (fig. 76) sont fauves, plus pâles que les pattes et garnies de poils blancs et bruns; au côté externe du tibia se trouve une toutïe de crins; son apophyse externe dirigée en avant, assez grêle, contournée, se termine par une petite dilatation ovale; le tarse, un peu plus large que chez la Muscosa, se termine en pointe assez longue; il existe une petite épine en arrière du rebord inférieur qui est fauve et chagriné. Le bulbe présente un lobe médian et un lobe supérieur surmonté d'un long stylum noir un peu courbé et dirigé en avant.
Ordre de longueur des pattes : 1,4, 2, 3.
Femelle (fig. 7). — Céphalothorax noir dans la partie céphalique et fauve brunâtre dans la partie thoracique avec des lignes noires rayonnantes dans le milieu; pubescence fauve mêlée de poils rougeâtres.
Les cils sont fauves; les barbes, jaunâtres ou blanches, sont longues et épaisses.
Les yeux dorsaux sont presque de la même grosseur que les yeux de côté de la première ligne. X. 3
MOEURS
L'abdomen est étroit et allongé comme chez toutes les Marpissa; il est fauve pâle, testacé; au-dessus sont placées deux bandes longitudinales assez larges, brunes ou noirâtres, couvertes de pubescence rouge; le bord interne de ces bandes est un peu sinueux, le bord externe se fond sur les parties latérales; entre ces bandes se trouve une partie claire couverte de poils jaunes dorés et souvent ornée au milieu d'un trait formé de poils rouges.
Le ventre est couvert de poils blancs très soyeux; les filières sont brunâtres à leur extrémité.
Les pattes sont fauves, irrégulièrement ponctuées de noir; le tibia et la patella de la première paire sont de même longueur.
Les pattes-mâchoires sont jaune très pâle, plus claires que les pattes.
L'épigyne (fig. 7c) présente une plaque noire assez mal définie; on trouve en arriére une fossette arrondie, très petite, contenant une saillie testacée.
Ordre de longueur des pattes : 1 = 4, 2 = 3.
Elle est fort rare en Belgique où je n'ai pu la capturer que deux fois ; il est probable que ses habitudes se rapprochent de celles de la Muscosa. Elle vit dans les bois et les vergers et se montre dès les premiers beaux jours après avoir hiverné sous les écorces.
DISTRIBUTION Luxembourg : Virton. — Neufchâteau. GÉOGRAPHIQUE.
Belgique.
France.
Aube : Villechétif. — Haute-Marne : Langrcs. — Basses-Alpes : Digne, Manosque. — Hautes-Alpes Briançon. — Valais. — Provence. — Pyrénées-Orientales.
Autriche.
Hongrie : Tolesva, Ujhely, Szerdabely, S. Patak, Mâd, Monor, Tâllya, Zombor, Tokay. Je l'ai reçue aussi de Suisse et d'Italie sans désignation de localité.
SYNONYMIE
MARPISSA RADIATA, Grube, 1859 (sub. Atlus).
(PI. I, fig. 4, 4à, 46, 4c, Ad.)
1859. Marpissa radiata, Grube, Verzeichniss der Arachnoiden Liv. Kur. und Ehstlands, p. 471 (57). 1861. Attus strigipes, Westring, Araneœ Saecicœ, p. 551.
1867. Euophrys radiata, Ohlerî, Die Araneiden oder echten Spinnen der Provinz Preussen, p. 162. 1869. Marpissls iiamatus, E. Simon, Monographie des espèces européennes de la famille des Attides, p. 20.
1871. Marpissus radiatos, E. Simon, Révision des Attides, p. 128.
1872. Marpessa radiata, Tborell, Remarks on Synonyms, p. 368.
1876. Marpissa radiata, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 28. 1878. Marpissa radiata, L. Beeker, Catalogue des Arachnides de Relgique.
DESCRIPTION
Mâle (fig. Id). — La forme du céphalothorax est voisine de la Pomatia, mais un peu moins large et sans dépression transversale; le tégument est noir avec les côtés de la partie thoracique fauve taché de noir; il est recouvert de pubescence jaune mêlée de poils roux, plus clairs sur les côtés.
Les yeux de la face sont tous d'un beau vert brillant; les barbes et les cils sont blanchâtres et assez longs.
Le plastron, fauve, est bordé de noir.
Les chélicères, plus longues que la face, sont assez étroites, fortement striées, droites et creusées sur le côté externe.
L'abdomen, noir, est couvert de pubescence jaunâtre plus ou moins brillante, parfois brune, avec cinq petites lignes rouges longitudinales se rapprochant en arrière; le ventre est d'un gris clair soyeux.
Les pattes sont verdâlres; trois fines lignes noires sur les articles principaux; souvent le fémur, la patella et le tibia de la première paire sont plus foncés.
Réunis, le tibia et la patella de la première paire sont presque aussi longs que le céphalothorax; le tibia, plus étroit, est au moins d'un cinquième plus long que la patella et à peine plus court que le tarse et le métatarse; ce dernier est légèrement plus long que le tarse.
Les fémurs des première, deuxième et troisième paires de pattes présentent, à leur extrémité, trois épines assez longues; le fémur de la quatrième paire n'en possède qu'une.
Les pattes-mâchoires (fig. le) sont fauves avec de longs poils de la même couleur; le tibia est muni d'une apophyse externe, cylindrique, divergente d'abord, puis droite et recourbée en avant; le tarse ovale, allongé, est un peu plus étroit que celui de la Pomalia; le bulbe est semblable, mais le stylum, court, est peu visible.
Ordre de longueur des pattes : \, 4, % 3.
Femelle. — Pubescence du céphalothorax fauve mêlée de blanc; la partie thoracique n'est presque pas dilatée en arrière et la dépression transverse est peu visible; les cils sont rouges et les barbes d'un jaune très pâle.
Les yeux de côté de la première ligne sont plus gros que les dorsaux.
L'abdomen est blanc-jaunâtre, orné de deux bandes longitudinales assez écartées, noires, bordées chacune de poils rouges; ces bandes se rapprochent sans se réunir aux deux extrémités; en avant, elles n'atteignent pas le bord postérieur.
Les pattes sont fauves, les lignes noires très peu distinctes, parfois même tout à fait effacées.
Les pattes-mâchoires sont jaune très pâle.
L'épigyne (fig. 4a), en plaque noirâtre, présente une grande fossette rétrécie en arrière.
Ordre de longueur des pattes : 1, 4, 2 == 3.
MOEURS. On la rencontre le plus ordinairement en automne, dans les endroits marécageux, sur les plantes
aquatiques; je l'ai observée deux fois sur les herbes qui croissent au bord des rivières. Elle se cache sous les détritus ou les feuilles mortes pour passer l'hiver. Comme cette espèce est fort rare en Belgique, je n'ai pu étudier sa manière de vivre.
Belgique.
DISTRIBUTION Liège : Tilff, Spa, Barrage de la Gileppe. feoGRAPHIQBE. ' FuANCE
Seine-et-Oise : Mennecy. — Oise : marais du Lys. — Aube : marais de Villechétif; forêt d'Othe (E. Simon).
Autriche.
Hongrie : Veranno, Ujhely, Lelesz. — Bohême : Prague.
Italie.
Vénétie. — Lombardie : environs de Milan.
Russie.
Grodno, Vitebsk, Wilna, Mohilew, Minsk, Varsovie.
SYNONYMIE
Genre DENDRYPHANTES, C. Koch, 4 837.
1857. Dendryphantes, C. Koch (ad partem), Uebersicht des Arachniden-Sy stems, t. I, p. 31.
1869. Attus, E. Simon (ad partem, 12me groupe), Monographie des espèces européennes de la famille des
Attides.
1870. Dendryphantes, Thorell, On European Spiders, p. 214.
1870. Marpessa (ad partem), Thorell, On European Spiders, p. 215.
1871. Attus, E. Simon (ad partem, 13me groupe, ex. parte), (12me groupe, ex. parte), Révision des Attides. 1876. Dendryphantes, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 35.
1878. Dendryphantes, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.
CARACTÈRES DF GENRE
Les yeux du premier rang forment une ligne courbe, ils sont inégaux de grandeur; les latéraux sont séparés par un intervalle qui égale parfois la moitié de leur diamètre; les yeux dorsaux, presque aussi gros que les précédents, sont plus écartés; le carré formé par l'ensemble des yeux est d'un tiers plus large que long.
Le céphalothorax élevé est dilaté légèrement dans la partie thoracique qui est au moins d'un ^c^v} tiers plus longue que la partie céphalique; celle-ci est plane ou quelquefois légèrement creusée et limitée par une dépression transversale.
Le bandeau est étroit, moins large que la moitié du diamètre des yeux du milieu de la première ligne.
Les chélicères sont fortes et verticales.
Le plastron est étroit et assez allongé.
Les hanches de la première paire de pattes, plus robustes que celles des autres paires, sont séparées de la largeur de la lèvre; les hanches de la quatrième paire sont un peu plus longues que celles des seconde et troisième paires.
Réunis, le tibia et la patella de la première paire sont plus courts que le céphalothorax ; chez le mâle le tibia est plus long tandis que chez la femelle le tibia et la patella sont égaux. Le tibia et la patella de la troisième paire sont plus courts que le tibia et la patella de la quatrième. Le tarse et le métatarse de la quatrième paire sont plus courts que le tibia et la patella; un seul cercle d'épines entoure l'extrémité du métatarse.
La patte-mâchoire du mâle est grêle avec le tibia plus court que la patella.
Le tarse ovale, étroit, est tronqué à son extrémité.
Les pattes se présentent comme longueur dans l'ordre suivant: chez les mâles, 1, 2, 4, 3 ou parfois 4,1,2,3. Chez les femelles, 4, 1 , 2, 3 ou beaucoup plus rarement, 4, 1, 3, 2.
Les formes des Dendryphantes sont généralement courtes et ramassées; la pubescence qui les recouvre est épaisse et mélangée de crins plus longs.
DENDRYPHANTES RUD1S, Sundevull , 1853 (sub. Attus).
(PI. III, fig. \, ia, 16, ic.)
SYNONYMIE. 1853. Attus rudis, Sundevall, Suenska Spindlarnes Deskrifning, p. 205.
1837. Dendryphantes médius, C. Koeh, Uebersicht des Arachniden-Sy stems, t. I, p. 52.
1846. Attus médius, C. Koch, Die Arachniden, t. XIII, p. 77, fig. 1142.
1851. Attus médius, Westring, Forteckning ofvcr till nàrvarande tid Kànda, i Sverige fôrekommande
Spindelarler, etc., p. 55.
1801. Attus médius, Westring, Araneœ Suecicœ, p. 558.
18G5. Dendryphantes médius, Olilerl, Arachnologische Studien.
1867. Dendryphantes médius, Ohlert, Die Araneiden oder cchten Spinnen der Provinz Preussen, p. 156.
1869. Attus médius, E. Simon, Monographie des espèces européennes de la famille des Atlides, p. 578.
1870. Attus lemniscus, E. Simon, Révision des Altides d'Europe, p. 166. 1872. Dendryphantes rudis, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 376.
1875. Dendryphantes rud:s, Menge, Preussische Spinnen, p. 481, fig. 272.
1876. Dendryphantes rudis, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 40. 1878. Dendryphantes rudis, L. Becker, Catalogne des Arachnides de Belgique.
DESCRIPTION. Mâle (fig. \b). — Tégument du céphalothorax noir-brunâtre recouvert d'une pubescence jaune plus ou moins dorée; avant le dernier changement de peau, la pubescence du céphalothorax et de l'abdomen est quelquefois brunâtre comme je la figure; les cils et les barbes sont blancs; la dépression transversale assez mal définie est faible et fort étendue.
Les yeux dorsaux sont plus écartés l'un de l'autre que des bords latéraux.
Les chélicères, verticales, noires, striées, sont aussi longues que la face.
Les pattes, fauves, sont pâles, un peu rougeâtres et recouvertes de pubescence jaune; j'ai presque toujours trouvé les fémurs rembrunis ainsi que les côtés des tibias.
Les tibias des pattes antérieures présentent deux rangées inférieures de deux et trois épines courtes qui n'occupent que les deux tiers supérieurs de l'article; les épines des tibias des pattes postérieures sont également courtes.
Le tibia de la quatrième paire de pattes, légèrement rétréci dans le milieu, est presque de la même longueur que la patella.
Abdomen recouvert de pubescence jaune.
Patte-mâchoire (fig. le) fauve, couverte de pubescence jaunâtre; patella presque carrée, tibia plus court et plus étroit; tarse ovale, étroit; le bulbe atteint presque l'extrémité du tarse et forme une saillie épaisse à sa base.
Ordre de longueur des pattes : 1, 4, 2 = 5.
Femelle (fig. 1). — Pubescence du céphalothorax, jaune-clair, vif; les yeux du premier rang forment une ligne courbée très légèrement; la dépression transversale faible; les cils sont jaune pâle et les barbes blanches.
Les pattes fauves sont annelées plus ou moins distinctement et recouvertes de pubescence blanchâtre.
Le tibia de la première paire, aussi large et un peu plus court que la patella, présente deux rangées de trois épines inférieures; deux paires d'épines au métatarse.
Abdomen rouge-brun pâle, plus foncé au milieu, recouvert d'une belle pubescence jaune à reflets dorés, avec une bordure blanche assez irrégulière. Vers le milieu, on distingue deux tachettes blanches un peu allongées et plus bas deux ou trois paires de points blancs quelquefois doublés de points bruns.
L'épigyne (fig. la) forme une assez grande fossette rougeâtre, arrondie en avant et plus large que longue; le rebord postérieur s'avance en relief jusqu'au milieu de la fossette; cette saillie est d'un noir lisse.
MOEURS
Celte araignée, peu commune en Belgique, montre une prédilection marquée pour les arbres verts et les bruvères; elle se tient ordinairement vers l'extrémité des branches basses: c'est dans les aiguilles terminales de ces branches qu'elle construit son cocon qui est de la grosseur d'une petite fève, arrondi et très blanc; sous ce cocon sont placés ses œufs enfermés dans un sac formé d'un léger tissu de soie fin et transparent; un peu avant l'éclosion, elle s'enferme hermétiquement; on trouve souvent dès le mois d'avril les jeunes rudis courant avec vivacité dans les mousses et les bruyères. — C'est en battant les branches qu'on la capture le plus aisément.
n DESCRIPTION DES ARACHNIDES DE BELGIQUE.
Belgique.
DISTRIBUTION Brabant . Boislfort, Groenendael, Ottignies, Bousval, Auderghem , Tervueren, La Hulpe, Rixensart, GÉOGRAPHIQUE. Aerschot, Louvain, Wesemaele, Mont-St-Guibert, Diest. Namur : Y voir.
Liège : Spa, Barrage de la Gileppe .
Flandre orientale : Environs de Gand, Deurle. envers : Postel, Moll.
Limbourg : Genck, Munster-Bilsen, environs de Tongres.
France.
Partout. — Alpes. — Pyrénées (E. Simon).
Bavière : Munich, Nuremberg. — Falznerweicher, Grûtz, Herrnhûttc.
Suisse.
Bex, Genf, Hôllinger, Alpes (4000 mètres d'altitude), Pashberg, Gnadenwald, Villanders, Castelruth.
Moldavie.
Broslenii.
Italie.
Vénélie. — Lombardie.
Je l'ai reçue, sans désignation de localités, de Russie, de Suède, de Danemark et de Grèce. DENDRYPHANTES NIDICOLENS, Walckenaer, 1802 (sub. Avança).
(PI. IV, fig, 10, 10a.)
SYN0ÎNYM1E. 1802. Aranea nidicolens, Walckenaer, Faune parisienne.
1805. Attls nidicolens, Walckenaer, Tableau des Àranéides, p. 24.
1837. Attcs nidicolens, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. I, p. 41 4.
1809. Marpissa Nardoi, Canestrini et Pavesi, Catalogo sistematico degli Araneidi Italiani, p. 28.
1869. Attus phrygianus, E. Simon, Monographie des espèces européennes de la famille des Attides, p. 52.
1871. Attcs nidicolens, E. Simon, Révision des Attides d'Europe, p. 141.
1876. Dendryphantes nidicolens, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 41.
DESCRIPTION. Mâle. — Le céphalothorax, brun, est recouvert d'une pubescence jaune pâle dans la partie thoracique, fauve-rouge dans la partie céphalique; le carré occupé par les yeux est entouré de noir; les cils et les barbes sont jaune-fauve; la fossette est profonde et large; clans le fond on distingue de petites stries peu visibles au nombre de deux ou de trois.
Les chélicères brunes sont striées avec le bord extérieur arqué en dedans.
Les pattes de la première paire sont brun-rougeâtre, recouvertes de crins, avec deux rangées de trois épines en dessous du tibia et deux rangées de deux épines au métatarse.
Les pattes des deuxième, troisième et quatrième paires sont fauves avec des anneaux bruns à l'extrémité des fémurs et à la base ainsi qu'à l'extrémité des tibias.
La patte-mâchoire est peu forte; la patella un peu plus longue que large, droite, est plus longue que le tibia; celui-ci, plus étroit que la patella, a son apophyse supérieure longue, assez mince depuis la base et se dirigeant en avant; le tarse est plus long que le tibia et la patella
MOEURS
réunis; le bulbe n'atteint pas l'extrémité du tarse; son angle supérieur est surmonté, en dedans, d'un petit lobe d'où part un stylum noir, très fin, qui se dirige en avant et se prolonge jusqu'à l'extrémité du tarse.
Ordre de longueur des pattes : 1, 4, 2 = 3.
Femelle (fig. 10). — Tégument du céphalothorax brun, recouvert d'une pubescence blanchâtre dans la partie thoracique, jaune clair en avant et plus fauve autour du carré formé par les yeux; les cils et les barbes sont blancs.
Les pattes de devant, robustes, sont d'un brun rougeâtre foncé et les autres fauves; elles sont toutes recouvertes d'une pubescence blanchâtre. Le tibia de la première paire est un peu moins long que la patella, avec deux rangées de trois courtes épines; deux paires d'épines au métatarse.
Abdomen testacé, fauve, criblé de points noirâtres; en avant une bordure unie et sous la bordure deux points noirâtres, suivis de tachettes ou d'accents qui s'étendent sur les parties latérales en s'élargissant.
Avant son dernier changement de peau, le céphalothorax est fauve dans la partie thoracique et noir dans la partie céphalique.
L'épigyne (fig. 10a), assez petite, en plaque, marquée souvent d'une tache noire, laisse apercevoir en avant deux très petites fossettes séparées par un grand espace légèrement grenu.
Ordre de longueur des pattes : \ = 4, 2 = o.
Cette espèce, que je considère comme fort rare en Belgique, est plus commune dans les régions méridionales; je l'ai capturée fréquemment aux îles d'Hyères.
On la trouve en plein été dans les sapinières; comme le D. mclis, elle se lient à l'extrémité des tiges où elle se tisse une retraite en soie très blanche.
Je n'ai pu observer son cocon, n'ayant jamais capturé que la femelle jeune telle que je la figure à la planche IV, figure 10.
DISTIUBITIO* Namur : Hastières.
POGftAPHIQLE.
Belgique.
France.
Environs de Paris : Nogent-sur-Marne. — Seine-el-Oise : Breligny. — Aube : Chapelles-Vallon, forêt d'Othe. — Ile de Ré. — Hautes-Alpes : Briançon, Savines. — Basses-Alpes : Digne, Mont-Léberon, Castellane. — Var : St-Maximin, Ste-Baume. — JNice. — Menton. — Landes. — Gers : Lectoure. — Hautes-Pyrénées : Lourdes. — Pyrénées-Orientales. — Iles d'Hyères : Porquerolles. — Ile de Corse.
Italie.
Vénélie. — Parme. — Modène. — Les Romaines.
Autriche.
Hongrie : Szobranez, Ujhely.
Je l'ai reçue de l'Allemagne et de l'Espagne sans désignation de localités. On la cite également d'Egypte, d'Algérie, de Syrie, de Corfou et de Grèce.
DENDRYPHANTES ENCARPATUS, Wakkenaer, 1802 (sub. Aranea).
(PI. IV, fig. Il, Un.)
SYNONYMIE. 1802. Aranea encarpata, Walckenaer, Faune parisienne, t. II, p. 241, n° 5.
1805. Attus encarpatus, Walckenaer, Tableau des Aranéidcs, p. 26, n08 40-41.
1820. Attus pulchellus, Hahn, Monographie der Spinnen, in-4°, 5e Heft., p. 1, fig. c.
1826. Attus encarpatus, Walckenaer, Faune française (Aranéides) (le mâle).
1851. Salticcs tigrinus, Hahn, Die Arachniden, t. I, p. 62, pi. XVI, fig. 47.
1837. Attus encarpatus, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. I, p. 4-71 (le mâle).
1837. Attus maculatus, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. I, p. 421 (la femelle).
1846. Calliethera pulchella, C. Koch, Die Arachniden, t. XIII, p. 47, fig. 1115.
1869. Attus encarpatus, E. Simon, Monographie des espèces européennes de la famille des Atlides, p. 583
(le mâle).
1869. Attus pulchellus, E. Simon, Monographie des espèces européennes de la famille des Attides, p. 565
(la femelle).
1869. Dendryphantes médius, Canestrini et Pavesi. 1876. Dendryphantes encarpatus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 42.
DESCRIPTION. Mâle (fig. 41). — Le céphalothorax noirâtre présente une bande longitudinale mince, effilée, un peu élargie au milieu, blanche comme les bandes marginales qui sont assez étroites; la dépression transversale est peu visible; les cils blancs sont mêlés de quelques poils rougeâtres et les barbes blanches sont longues.
Les yeux du premier rang sont peu séparés.
Les chélicères, striées très faiblement, sont noirâtres tirant sur le rouge.
Les pattes de la première paire, brunes, sont plus fortes que les autres; la patella est presque aussi longue que le tibia. Les trois autres paires de pattes sont marquées de brun aux articulations.
L'abdomen noirâtre présente sur les côtés deux bandes claires couvertes de pubescence blanchâtre; quelques poils roux sont disséminés sur la partie noire du milieu.
La patte-mâchoire brune est garnie de poils blancs; la patella, presque carrée, est plus longue et légèrement plus large que le tibia; l'apophyse externe (fig. Ma) très longue, dirigée en avant, est creusée à sa face postérieure; le tarse dépasse le bulbe; celui-ci présente une légère saillie vers le milieu du bord extérieur; un stylum noir s'étend à peu près jusqu'à l'extrémité du tarse.
Ordre de longueur des pattes : 1, 4, 2= 3.
Femelle. — Céphalothorax recouvert de pubescence grise et bordé de blanc.
Les yeux du premier rang, assez serrés, forment une ligne droile; les cils et les barbes sont blancs.
Pattes fauves; le haut du fémur, la patella et le tibia sont bruns à la première paire; des anneaux de la même couleur plus ou moins bien indiqués, existent aux autres paires; la patella de la quatrième paire est légèrement plus courte que le tibia.
Abdomen gris bordé de blanc.
UEncarpalus est de forme plus allongée que tous les autres Dendryphantes.
Je n'ai pris qu'une seule fois la femelle jeune, je n'ai donc pu étudier l'épigyne.
Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 3, 2.
MOEURS. Celte araignée, très rare en Belgique, vit sous les mousses à la base des gros arbres; je l'ai
trouvée sous les pierres dans les bois, et pendant l'hiver blottie sous les écorces d'arbres à demi
détachées; à celte époque elle se renferme hermétiquement dans une coque de soie très solide; en chasse, elle marche comme beaucoup tfAtlidœ en soulevant le céphalothorax et palpant le terrain devant elle à l'aide de ses pattes-màchoires. On la rencontre surtout en juin et juillet.
DISTRIBUTION Brabant : Groenendael.
GÉOGRAPHIQUE. Hainaut : BninMomUi.
Luxembourg : St-Hubert, Redu.
Partout. — Corse (E. Simon).
Ems. — Bavière : Munich
Environs de Vienne. — Hongrie : Hadhaz.
Belgique.
France.
Je l'ai fréquemment reçue de l'Italie sans désignation de localités. On la cite encore de la Pologne et de la Suède.
Genre CALLIETHERA, C. Koch, 1837.
SYNONYMIE. 1832. Epiblemim, Henz, On North- American Spiders, p. 108 (ad partem) (').
1837. Calliethera, C. Koch, Uebersicht des Arachniden-Sy stems, p. 30 (ad partem).
1864. Cyrtonota (sub. genre Calliethera), E. Simon, Histoire naturelle des Araignées, p. 524-328.
1869. Callietherus, E. Simon, Monographie des espèces européennes de la famille des Atlides, p. 646.
1871. Callietherus, E. Simon, Révision des Attidœ, p. 331.
1869-1870. Epiblemum, Thorell, On European Spiders, p. 210.
1869-1870. Heliophanus, Thorell (ad partem), On European Spiders, p. 211.
1876. Calliethera, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 62.
1878. Calliethera, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.
CARACTÈRES DU GENRE. Coloration toujours formée par la pubescence; céphalothorax allongé; partie céphalique un peu convexe, pas inclinée, terminée par une dépression transversale légèrement arquée en avant, droite quelquefois, mais toujours placée plus bas que les yeux dorsaux; partie thoracique d'un tiers plus longue et légèrement élargie.
Les yeux du premier rang se touchent; ils sont très inégaux et placés en ligne droite; les yeux dorsaux sont un peu plus petits que les latéraux, également écartés, ce qui rend les côtés du carré bien droits.
Bandeau très petit, ayant à peine le quart du diamètre des yeux médians. Chélicères verticales et courtes chez les femelles, longues et horizontalement projetées chez les mâles, plus longues que tout le carré céphalique; crochet droit, assez long, recourbé à l'extrémité ; deux denticulations au bord de la rainure dans la seconde moitié, quelquefois une basilaire.
Plastron allongé.
Les hanches de la première paire de pattes, séparées de la largeur de la lèvre; les première et quatrième paires de pattes, peu inégales, sont les plus longues; les deux autres paires sont
(l) Malgré sa priorité, ce nom, faisant double emploi, n'a pu être conservé.
légèrement plus courtes; il n'existe qu'un cercle de petites épines à l'extrémité des métatarses des troisième et quatrième paires.
Le tibia et la patella de la troisième paire sont beaucoup plus courts que le tibia et la patella de la quatrième. Chez le mâle, le tarse et le métatarse de la quatrième paire sont aussi longs que le tibia et la patella ; ces articles sont un peu plus courts chez la femelle.
La patte-mâchoire du mâle est au moins aussi longue que les chélicères, le tarse est étroit, allongé, avec une apophyse externe au tibia qui est plus court que la patella.
L'absence presque complète d'épines aux pattes forme l'un des caractères les plus saillants chez les Calliethera.
SYNONYMIE
CALLIETHERA SCENICA, Clerck, 4757 (sub. Araneus).
(PI. I, fig. 6, 6a, 66, 6c, 6d, 6e, 6/, 6g, <oh, 6i, 6/, 6k.)
1757. Araneus scenicus, Clerck, Sucnska Spindlar, etc., p. 1 17, pi. V, fig. 15.
1758. Aranea scenica, Linné (ad parlem), Systema naturœ, édition 10, 1, p. 623.
1778. Aranea albo-fasciata, de Geer (ad partem), Mémoires pour servir à l'histoire des insectes, t. VU,
p. 287, pi. XVII, fig. 8, 9, 10. 1805. Attus scenicus, Walckenaer (ad partem), Tableau des Aranéides, p. 24, fig. 27, 28 (les yeux). 1831. Salticus scenicus, Hahn, Die Arachniden, t. 1, p. 57, pi. XV, fig. 43, 44. 1853. Attus scenicus, Sundevall, Suenska Spindlarnes, etc., p. 202.
1837. Attus scenicus, Walckenaer (ad partem), Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. I, p. 406. 1857. Calliethera scenica, C. Koch, Uebersicht des Arachniden-Sy stems, t. I, p. 51. 1846. Calliethera scenica, C. Koch, Die Arachniden, t. XIII, p. 57, fig. 1106, 1107. 1846. Calliethera histriomca, C. Koch, Die Arachniden, t. XIII, p. 42, fig. 1110, 1111. 1856. Calliethera histrioisica, Thorell, Recensio crilica aranearum suecicarum, p. 68. 1856. Calliethera scenica, Thorell (ad parlem), Recensio crilica aranearum suecicarum, p. 68. 1861. Salticus scenicus, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. I, p. 47, pi. III, fig. 24. 1861. Attus histrionicus, Westring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 545, n° 1.
1869. Callietiierus histrionicus, E. Simon, Monographie des espèces européennes de la famille des Attides,
1870. Epiblemum histrionicum, Thorell, On European Spiders, p. 211. 1872. Epiblemum scenicum, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 360.
1876. Epiblemum scenicum, Menge, Preussische Spinnen, p. 465, pi. 76, fig. 260. 1876. Calliethera scenica, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 64. 1878. Calliethera scenica, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Relgique.
DESCRIPTION. Mâle (fig. 6a). — Tégument du céphalothorax noirâtre, recouvert d'une puhescence fauve ver-
dâtre sur les côtés et sur la partie thoracique; vert irisé sur le milieu de la partie céphalique, horde de blanc, avec une tache de la même couleur sur le front; plus bas deux autres taches souvent réunies; cils et barbes blancs; quelquefois on remarque des cils rougeâtres autour des yeux latéraux.
Chélicères brunes assez longues, lisses; trois denticulations au bord de la rainure; l'inférieure petite, aiguë comme celle du milieu qui est un peu plus forte; enfin la dernière plus solide et recourbée en avant.
Les fémurs sont noirâtres, les autres articles fauves brunâtres plus pâles aux extrémités.
Abdomen fauve verdâtre, un demi-cercle blanc à la partie antérieure et deux ou trois paires de chevrons obliques, blancs, nets et bien séparés.
Pattes-mâchoires assez foncées garnies de poils blancs; le tibia (fig. 66), plus court que la patella, avec son apophyse très recourbée, épaisse à la base, se termine en pointe aiguë.
Femelle (fig. 6). — Céphalothorax et abdomen presque semblables à ceux du mâle; cils et barbes blancs ; on distingue quelques cils rougeâtres sur le bord externe des yeux.
Plastron noir couvert de poils blancs.
Pattes verdâtres ; une partie des fémurs, les métatarses, les tarses et quelquefois le milieu des tibias fauves.
L'épigyne (fig. 6e) présente une grande fossette assez large, arrondie sur les bords ; une pointe longitudinale noirâtre, prolongée en arrière, la sépare de l'épigastre.
Variété femelle (fig. 6c). — Abdomen blanc, avec une série longitudinale de traits noirâtres en forme d'accents s'élargissant sur les côtés.
Ordre de longueur des pattes : 4, 1 = o, 2.
MOEURS. C'est la plus commune des Attidœ de Belgique; on la trouve toute l'année courant à l'ardeur
du soleil sur les murailles, sur les troncs d'arbre, les palissades en planches et les rochers; elle s'éloigne peu des endroits habités; on la trouve surtout au printemps avant la ponte; à cette époque, fatiguée de sa longue inactivité, elle chasse avec ardeur. En marche elle élève souvent le céphalothorax en agitant ses pattes de devant; rien n'égale l'agilité avec laquelle elle s'élance sur sa proie. Au moment de la ponte, elle tisse dans les crevasses, sous les pierres, sous les saillies des toits, dans les serres, des espèces de couloirs de soie assez épais, sous lesquels elle dépose ses œufs enfermés dans une coque, quelquefois dans deux, contenant depuis dix jusqu'à soixante œufs jaune-pâle. Jusqu'au jour de la naissance des jeunes, la mère reste hermétiquement renfermée dans sa coque; elle se ferait tuer plutôt que d'abandonner ses œufs. Les petits éclosent au bout de quinze à vingt jours, ils sont dès leur naissance aussi vifs que leurs parents et sautent déjà à d'assez fortes distances; la mère veille sur eux avec sollicitude jusqu'au moment de la séparation. Dans leur première enfance, les Scenica ont le céphalothorax noir bordé de poils blancs et l'abdomen verdâtre (fig. 6d). La scopula placée sous les tarses permet à celte araignée de courir sur les surfaces les plus polies; lorsqu'elle saule, elle attache toujours un fil à son point de départ, ce qui lui évite des chutes trop fortes.
Ces araignées se filent souvent pendant l'été de petites retraites pour passer les jours de pluie; vers la fin de septembre et le commencement d'octobre, elles préparent leurs quartiers d'hiver.
A celte époque, elles se retirent sous les pierres, dans les fentes de rochers, dans les carrières abandonnées, dans les creux des murailles; elles affectionnent surtout les roches friables qui se détachent en lamelles, et pénètrent dans des fentes minces qui paraissent insuffisantes pour leur livrer passage; c'est là qu'elles se réunissent, souvent en groupes assez nombreux, sous des toiles blanches très serrées qui finissent par prendre la couleur des objets sur lesquels elles sont solidement attachées; j'ai vu parfois ces coques placées les unes près des autres et communiquant même entre elles; souvent aussi il m'a été permis d'observer le père, la mère et les jeunes hivernant sous le même abri.
Belgique.
DISTRIBUTION Brabant : Jardins de Bruxelles et tous les environs de la ville. — Boitsfort, Groenendael, Rixensart, GÉOGRAPHIQUE. Ottignies, Bousval, Villers-la-Ville, Uccle, Jette-Saint-Pierre, Grand-Bigard, Louvain, Vilvorde, etc.
Liège : Jardins de la ville, Spa, Verviers, Modave, Visé, Huy, Tilff, Val-Benoît, Vezin, etc. Namur : Jardins de la ville, Yvoir, Dinant, Furfooz, Namèche, Marche-Ies-Dames, Dave, etc. Luxembourg : Redu, St-Hubert, Carlsbourg. Flandre orientale : Gand, Melle, Deurle. Anvers : Jardins de la ville, Turnhout, Calmpthout, Postel. Hainaut : Braine-le-Comte, Soignies, Beaumont. Limbourg : Hasselt, Genck.
Hollande.
Maestricht, Utrecht, Breda, Oirschol. — Environs d'Amsterdam et dans les jardins de la ville.
France.
Partout. — Alpes. — Corse. — Nice.
Allemagne.
Munich, Laurenbourg, Friedrichroda, Nuremberg, Dutzendteich, Reichelsdorf, Happurg, Lichtenstein, Harlmanshoff, Tarasp, Bremgarten, Breslau, Weichselmûnde.
Angleterre.
Berwickshire. — Ecosse. — Irlande.
Suisse.
Genève. — Sur les pentes et sur la cime du Righi. — Bex, Vernex, Lausanne, Gamsen, Brigerbad, Gredetsh, Simplon, Sierre, Entremont (St-Pierre). — Tessin. — Tyrol (Nord) : Kùhthai, Hinterdux, Plattenkogl, Kufstein. — (Sud): im Trientinischen, Innsbruck, Lisens, Stubai, Hôttinger Alpe, Patscherkoff.
District de Radomysl. — Pologne : Kamienietz, Podolski, Simferopol. — Volhynie : Jitomir.
Italie.
Piémont : Turin. — Vénétie. — Lombardie : environs de Milan. — Tessin. — Toscane : environs de Florence.
Autriche.
Galicie: Sacz, Brzoslek, Janôn, Rawa. — Trente. — Hongrie : Ujhely, Homonna, Torna, Szerencs. — Moldavie : Brostenii.
Espagne.
Catalogne. — Environs de Madrid.
On la cite encore du Danemark, du Groenland, de la Suède et de la Norwège. Cette espèce est répandue dans presque toute l'Europe.
CALLIETHERA CINGULATA, Panzer, 1797 (sub. Aranea).
(PI. Il, fig. 1, \a, \b, 4c.)
SYNONYMIE. 1797. Aranea cingulata, Panzer, Faunœ insectorum Germaniœ initia, etc., p. 40.
1757. Araneus scenicus, Clerek (ad partem), Suenska Spindlar, etc., p. 117.
1778. Aranea albo-fasciata, de Geer (ad partem), Mémoires pour servir à l'histoire des insectes ('). 1805. Attus scenicus, Walckenaer (ad partem), Tableau des Aranèides, p. 24. 1833. Attus lineolatus, Sundevall, Suenska Spindlarness Beskrifning, etc., p. 203. 1869. Callietherus scenicus, E. Simon, Monographie des espèces européennes de la famille des Attidén,
1872. Epidlemum cingulatum, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 367. 1876. Epiblemum scenicum (var.), Menge, Preussische Spinnen, p. 464, pi. LXXVI, fig. 261. 1876. Calliethera cingulata, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 68. 1878. Calliethera cingulata, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.
(') Les deux noms précédents, faisant double emploi, ne peuvent être maintenus.
DESCRIPTION. Mâle. — Une pubescence fauve pâle recouvre le céphalothorax entouré d'une bande marginale blanche; une tache claire, plus ou moins bien marquée, existe auprès du bord frontal; les cils et les barbes sont blancs.
Les chélicères noires, fortes, finement striées en travers, sont un peu plus longues que la partie céphalique; les bords des rainures dans lesquelles elles se replient sont munies de deux denticulalations; la première, dépassant un peu le milieu, est aiguë; la seconde, plus robuste, occupe le milieu de la distance qui existe entre la première denticulation et la base du crochet.
Les deux premières paires de pattes sont noirâtres avec les hanches, les métatarses et les tarses fauves; les deux paires de pattes postérieures sont brunâtres; la base des fémurs, les patellas, le bout des tibias, les métatarses et les tarses sont fauves; les pattes portent en outre des crins fort longs et sont recouvertes d'une pubescence blanche assez courte.
L'abdomen, comme coloration, ressemble à celui de la femelle.
La patte-mâchoire (fig. la) est noire; la patella est plus longue que large, allant en s'élargissant vers l'extrémité; le tibia, plus court et plus étroit à la base, s'élargit assez brusquement; son apophyse extérieure droite, creusée en dedans et se rétrécissant fort peu de la base à l'extrémité, est plus longue que l'article.
Ordre de longueur des pattes : 4, 1 , 3, %
Femelle. — Céphalothorax ressemblant à celui du mâle ; on distingue souvent sur le thorax une partie claire ramifiée sur les côtés.
Abdomen fauve un peu verdâtre, largement bordé de blanc en avant; plus bas deux bandes blanches courbées; au milieu, une ligne claire longitudinale s'élargissant en forme de petit triangle à l'extrémité de l'abdomen.
Les pattes fauve-clair présentent des anneaux bruns à l'extrémité des fémurs ainsi qu'à la base et à l'extrémité des tibias.
L'épigyne, mal définie, forme une grande fossette rétrécie en avant; un petit rebord droit et mince la sépare du pli épigastrique.
Ordre de longueur des pattes : A, o, \, 2.
MOEURS. Sa manière de vivre se rapproche sensiblement de celle de la Scenica. Elle est beaucoup moins
commune et comme elle on la voit paraître aux premiers beaux jours de printemps; elle chasse sur les murailles et sur les troncs de sapins.
Ses œufs sont renfermés dans deux ou trois cocons de soie (fig. la), chaque cocon en contient de quinze à dix-huit.
Elle hiverne dans une grande enveloppe soyeuse cachée sous des écorces (fig. le).
Belgique.
DISTRIBUTION Brabant : Boitsfort, Groenendael, Rixensart, La Hulpe, Jette-Saint-Pierre, Louvain, Mont-St-Guibert. GÉOGRAPHIQUE. jyamur . Environs de Namur, Dave, Y voir, DinanL Anvers : Calmpthout.
France.
Partout. — Corse (E. Simon).
Angleterre.
Ecosse. — Irlande.
Allemagne.
Bavière : Munich, Nuremberg, Dutzendteicher, Happurg.
Hongrie : Orsova.
Autriche.
Russie.
Simferopol. — Sibérie : entre Tobolsk-sur-Irtisch et Obdorck; Laponie. l'embouchure de l'Ob. — Pologne.
Sous le cercle polaire près de
Danemark.
Groenland.
On la cite encore de la Suède et de la Norwège.
CALUETHERA ZEBRANEA, C. Koch, 1857.
(PI. II, fig. 2, 2a, 26, 2c, 2d, 2e.)
SYNONYMIE. 1857. Calliethera zebranea, C. Koch, Uebersicht des Arachniden-Systems, t. I, p. 31.
1861. Attus scenicus, Weslring (adpartem), Arancœ Suecicœ dcscriptœ, p. 546.
1869. Callietherus zebr\nels, E. Simon (ad partem; femelle), Monographie des espèces européennes delà famille des Atlides, p. 652.
1869. Callietherus similatus, ë. Simon (femelle), Monographie des espèces européennes de la famille des
Altides, p. 657.
1870. Epiblemum tenerum, Thorcll, Remarks on Synonyms, p. 367.
1871. Callietherus zebraneus, E. Simon, Révision des Altides, p. 554.
1876. Epiblemum scemcum (var.), Menge, Preussische Spinnen, p. 465, pi. LXXVII, fig. 262. 1876. Calliethera zebranea, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 72. 1878. Calliethera zebranea, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.
DESCRIPTION. Mâle (fig. 2«). — Pubescence fauve grisâtre sur le céphalothorax, qui est entouré d'une fine ligne blanche, avec une tache triangulaire également blanche sur le front ; cette tache est plus ou moins bien indiquée; les cils, blancs entre les yeux du milieu, sont rougeâtres autour de ceux de côté.
L'abdomen, de môme couleur que le céphalothorax, est bordé de blanc en avant; plus bas on trouve deux bandes blanches, transversales, cintrées, séparées au milieu; à l'extrémité de l'abdomen sont placés deux petits cercles blancs presque connivents; l'espace entre le bord clair antérieur et les premières bandes blanches est assez large.
Les chélicôres, un peu plus longues ou de même longueur que la partie céphalique, sont épaisses et munies de deux dents au bord de la rainure; la première dépassant légèrement le milieu; la seconde, plus forte, séparée de la base du crochet, se recourbe un peu en avant.
Les pattes d'un ton fauve olivâtre, ont les patellas, le bout des tibias, les tarses et les métatarses plus clairs; elles sont recouvertes de pubescence blanche et garnies de longs crins.
La patte-mâchoire (fig. 2c), brune, est aussi recouverte de pubescence claire; la patella est beaucoup plus longue que large; le tibia, plus court et plus large, forme presque un carré. L'apophyse, longue, dirigée en avant, un peu étroite à sa base, va en s'élargissant; le tarse est plus étroit que le tibia.
Ordre de longueur des patles : 4, 1 , 2 = 3.
Femelle (fig. 2a). — Céphalothorax et abdomen ressemblant beaucoup à ceux du mâle. — Barbe et cils des yeux du milieu blancs; cils des yeux de côté jaunâtres. Patles fauves-jaunâtres, très claires, légèrement annelées aux articulations. L'épigyne (fig. 26) forme une fossette moins large que haute, arrondie par en haut, droite sur
les côtés et diminuée par en bas ; un petit rebord échancré au milieu la sépare du pli épigastrique.
Ordre de longueur des pattes : h, 1 = 3, 2.
MOEURS. Elle est presque aussi commune en Belgique que la Scenica, dont ses mœurs la rapprochent
beaucoup.
On la voit errer sur les murailles dès les premiers beaux jours, mais c'est surtout sur les sapins qu'il faut la chercher; je l'ai vue souvent blottie dans une petite retraite de soie bien cachée entre les lichens (fig. 2c); on la trouve aussi sur les hêtres; elle se faufile sous les écorces à l'époque de la ponte et tient son cocon dans les pattes; une grande nappe soyeuse, hermétiquement fermée tout alentour, la recouvre (fig. 2ef). Ses œufs, jaunâtres, presque incolores, sont au nombre de vingt à quarante.
Elle hiverne également sous les écorces et plus rarement sous les mousses qui garnissent la base des gros arbres.
Belgique.
DISTRIBUTION Brabant : Tous les environs de Bruxelles, Boilsfort, Groenendael. Auderghem, Callevoet, Rixensart, GÉOGRAPHIQUE. Ottignies, Bousval, Villers-la-Ville.
Anvers : Calmpthout, Postel.
Limbourg : Genck, Hasselt.
Liège : Environs de Liège, Huy, Modave, Tilff, Comblain-au-Pont, Spa, Vallée de l'Emblève.
Hainaut : Environs de Mons, Hennuyères.
France.
Environs de Paris; Bellevue, Conflans-Ste-Honorine. — Fontainebleau. — Yonne : St-Florentin. — Aube. — Var : St-Maximin, Ste-Baume. — Basses-Alpes : Digne, Léberon, Annot. — Landes: Montde-Marsan. — Gers. — Calvados : Lion-sur-mer. — Corse.
Allemagne.
Laurenbourg. — Bavière : Reiehelsdorf, Moritzberg, Happurg, Hartmannshof.
Suisse.
Lausanne, Genève. — Tyrol (sud) : Ralzes, im Trientinischen.
Italie.
Vénélie. — Lombardie.
Autriche.
Dalmatie : Zara. — Trente. — Hongrie : Nagymihâly, Szôllôske, Madaraszkert.
Elle est indiquée de la Suède, de l'Angleterre et de l'Algérie, sans désignation de localités.
Genre HASARIUS, E. Simon, 1871.
SYNONYMIE. 1846. Plexippus, C. Koch (ad partem), Die Arachniden, t. XIII, p. 95 («).
1850. Euophrys, C. Koch (groupe type), Uebersicht des Arachniden-Sy stems.
1850. Ecophrys, C. Koch (sub. gcn. Malurna), Uebersicht des Arachniden-Sy stems.
1869. Attus, E. Simon (groupes 5 et 5), Monographie des espèces européennes de la famille des Attides.
1869. Plexippus, E. Simon, Monographie des espèces européennes de la famille des Attides.
1870. Attus, Thorell (ad partem), On European Spiders, p. 218.
1871. Attus, E. Simon (groupes 4 et 14), Révision des Attides d'Europe. 1871. Hasarius, E. Simon, Révision des Attides d'Europe.
1876. Hasarius, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 77. 1878. Hasarius. L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.
CARACTÈRES DU GENRE. Céphalothorax élevé , d'une pièce, droit en dessous, incliné brusquement en arrière, ce qui les
distingue des Dendryphanles chez lesquels un changement de plan est indiqué par la limite de la partie céphalique et de la partie thoracique ; celle-ci est dilatée et plus longue; la partie céphaliqueest légèrement convexe.
Les yeux de la face forment une ligne à peu près droite, ceux du milieu sont presque connivents, les latéraux sont un peu plus séparés. — Les yeux dorsaux, presque aussi gros, ou aussi gros que les latéraux, sont à peine plus écartés; le carré oculaire est au moins d'un tiers plus large que long; le bandeau est presque toujours plus large que la moitié du diamètre des yeux médians.
Chélicères, au moins aussi longues que la face, verticales, jamais carénées. — Barbes épaisses formant deux rangées sur le bandeau; celles placées sous les yeux sont courtes, lanugineuses; les buccales, sétiformes, sont toujours insérées sur le bord du bandeau et non sur la partie membraneuse qui est en dessous.
Plastron allongé.
Hanches de la première paire de pattes séparées de la largeur de la lèvre; toutes les hanches sont plus longues que larges; parfois celles de la première paire sont plus longues que les autres et plus épaisses, ces dernières sont à peu près égales. Les deux premières paires de pattes sont les plus robustes, avec les fémurs comprimés; le tibia et la patella de la première paire, peu inégaux, sont légèrement plus courts que le céphalothorax; le tarse et le métatarse sont plus courts et presque de même longueur. Les fémurs des troisième et quatrième paires sont égaux. Le tibia et la patella de la troisième paire sont un peu plus longs que ceux de la quatrième, ou souvent de même longueur. Le tarse et le métatarse de la quatrième paire sont aussi longs que le tibia et la patella.
Il existe des épines aux fémurs, aux tibias et aux métatarses des quatre paires. Aux métatarses de la quatrième, il y a des épines dans toute leur longueur.
La patte-mâchoire du mâle est courte et forte; le tibia, pourvu d'apophyses externes, est plus court que la patella; le tarse est assez large, plus long que les articles précédents, avec le bulbe simple, muni d'un stylum rarement apparent.
La coloration des Hasarius est formée le plus souvent par la pubescence.
(') Ce nom, faisant double emploi, ne peut être maintenu.
SYNONYMIE
DESCRIPTION
Mâlef
HASARIUS ARCUATUS, Clerck, 111)7 (sub. Araneus).
{PI. II, fig. 3, 3a, 36, 3c, 3d, 3e, 3/, 3g, 'Sh.)
Araneus arcuatus, Clerck, Suenska Spindlar, p. 125, pi. VI, fig. 1.
Arainea Marcgravi, Scopoli, Entomologia Camiolica, p. 401.
Aranea grossipes, de Geer, Mémoires pour servir à l'histoire des insectes, t. VII, p. 290.
Aranea Goezenii, Sclirank, Enumeratio inseclorum Àustriœ indigenorum, p. 554, n° 1112.
Aranea frontalis, Olivier, Encyclopédie méthodique, t. IV, p. 225.
Salticus grossipes, Hahn, Die Arachniden, t. I, p. 55, fig. 40.
Attus grossipes, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aplères), t. I, p. 424.
Mahpissa grossa, C. Koch, Die Arachniden, t. XIII, p. 57, fig. 1125.
Euophrys arcuata, C. Koch, Die Arachniden. t. XIV, p. 50, fig. 1298.
EunpiiRYS paludicola, C. Koch, Die Arachniden, t. XIV, p. 56, fig. 1500.
Matlrna arcuata, Uebersicht des Arachniden-Systems, V, p. 65.
Attus arcuatus, E. Simon, Monographie des espèces européennes de la famille des Atlides, p. 55.
Attus aleo-ciliatus, Monographie des espèces européennes de la famille des Attides, p. 56.
Attus arcuatus, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 590.
Hasarius arcuatus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 85.
Hasarius arcuatus, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.
Mâle (fig. 3d). — Une pubescence fauve, plus ou moins brillante ou foncée, recouvre le céphalothorax; des poils blancs sur la face et sur le bord frontal forment une tache claire en avant; de longues barbes d'un blanc jaunâtre sont disposées en deux lignes transversales sur le bord du bandeau et de chaque côté en petite ligne oblique entre les yeux latéraux et ceux du milieu. La partie thoracique est plus longue que la partie céphalique dont les côtés sont presque droits; la dépression transversale est extrêmement faible.
La première ligne des yeux est assez courbée; les yeux dorsaux sont plus petits que les yeux de côté.
L'abdomen noirâtre est revêtu de pubescence fauve plus ou moins obscure sur le dos et blanchâtre sur le ventre.
Quelques longs poils blancs recouvrent le plastron qui est noir.
Des crins blancs garnissent les chélicères; celles-ci, chagrinées, sont aussi longues que la face.
Le bandeau égale au moins en largeur les deux tiers des gros yeux du milieu.
Les pattes sont noirâtres, couvertes de pubescence fauve et de crins noirs assez longs mêlés de poils blancs surtout aux fémurs et aux patellas; les tarses et les métatarses sont plus pâles et souvent annelés.
La première paire de pattes, plus forte que les autres, a son fémur élargi; le métatarse est plus long que le tarse.
La patte-mâchoire (fig. 3#) est foncée; l'apophyse du tibia longue, serrée contre le tarse, est épaisse et légèrement creusée à l'extrémité; le bulbe noir se prolonge en petite pointe contournée en avant et ne présente pas de saillie au milieu.
Ordre de longueur des pattes : 1, 5 = 4, 2.
Femelle (fig. 3). — Céphalothorax couvert de pubescence souvent plus claire que chez le mâle; tégument noir; cils et barbes blancs, ces dernières placées sur deux petites lignes transversales; on remarque quelques cils jaunes sur les bords extérieurs et au-dessus des yeux du milieu.
L'abdomen est recouvert d'une pubescence fauve claire, plus brillante que chez le mâle ou X. S
quelquefois de la même couleur; il existe une variété qui présente vers le bas deux taches noirâtres doublées de blanc; une autre variété, que j'ai observée une seule fois, a la moitié inférieure de l'abdomen bordée de blanc; cette bordure découpée est elle-même doublée d'un trait noir.
Les pattes sont fauves, annelées de brun à l'extrémité des fémurs, aux patellas et aux tibias; il arrive plus rarement de trouver les pattes entièrement fauves.
Le tibia et la patella de la première paire de pattes sont de même longueur.
Le rebord postérieur de l'épigyne (fig. 36) est étroit, beaucoup plus large que long, arqué et sans échancrure en avant; au-dessus on voit une grande fossette en demi-cercle présentant deux saillies ovales transversales.
Ordre de longueur des patles : 5 = 4-, 1, 2.
MOEURS. On le rencontre assez communément dans les bois et sur les haies, dès le commencement
du mois d'avril, aux premiers beaux jours bien ensoleillés; le mâle, qui saute et court avec une excessive agilité, se tient surtout sur les buissons, les bruyères et les plantes basses. Dans la première quinzaine de juillet commence la ponte; la femelle s'établit souvent dans une feuille morte tombée, qu'elle attache par quelques fils près de l'extrémité d un brin d'herbe (fig. 3c); quelquefois la feuille entoure le brin d'herbe et s'y trouve fixée par la trame soyeuse intérieure qui recouvre le cocon ; la femelle reste là, hermétiquement enfermée, jusqu'à l'éclosion des œufs ; une fois les petits éclos, il est curieux de les voir sortir et rentrer vivement dans leur habitation suspendue.
Les deux sexes se construisent en outre des retraites qui leur servent d'abri et d'embuscade; on les observe surtout entre les tiges flétries de bruyères ou de graminées (fig. 3a); ces petites coques de soie sont habilement cachées par des brindilles et des détritus; j'en ai rencontré d'autres tissées dans une feuille roulée de saule marceau (fig. 3e); l'animal s'y tenait caché dans un tube de soie assez grossièrement construit; enfin ceux qui préfèrent les clairières découvertes, les bords des chemins, établissent leurs retraites au milieu des graminées; ce sont encore de petits tubes de soie, parfaitement dissimulés dans les extrémités ou parmi les fleurs desséchées des plantes basses (fig. 3/'). — De toutes ces retraites diverses partent toujours quelques longs fils isolés qui m'ont aidé bien souvent à les découvrir. — Le mâle est excellent sauteur et c'est presque toujours de sa retraite qu'il bondit sur sa proie.
Belgique.
DISTRIBUTION Brabant : Environs de Bruxelles, Boitsfort, Groenendael, La Hulpe, Mont-St-Guibert, Nivelles, Bousval, GÉOGRAPHIQUE. Ottignies , Hoeylaert, Over-Yssche.
Namur : Environs de Namur, Dave, Profondeville, Yvoir, Dinant (fonds de Leffe).
Brabant septentrional : Maestricht.
Partout. — Corse (E. Simon).
France.
Allemagne.
Laurenbourg. — Bavière : Munich, Dutzendteich. — Saxe : Herrnhùtte.
Autriche.
Hongrie : Orsova, Veranno, Bârtfa, Ujhely, H. Rokito, Szinnaikô, Torna, Nazymihély, Gestely. — Carniole : environs de Trieste. — Galicie : Bukowina, Gratz. — Bohème : Prague, Barta.
Italie.
Ile de Sardaigne. — Piémont : environs de Turin. — Vénétie. — Lombardie : Tessin, Mendrizio, Stabio , Lugano, S. Pietro di Pambio.
Suisse.
Jura. — Tyrol (nord) : Hôttinger Berg, Wilten, Kufstein. Genève. — Il s'élève très peu dans les montagnes.
Russie.
Jekaterinoslaw, Sarepla, Sl-Petersbourg, Le Caucase, Sardarabad, Ost Sibérie. — Finlande : environs de Helsingfors. — Pologne : Varsovie.
Espagne.
Catalogne. — Galice : Torre-di-allo. — La Corogne.
Elle est indiquée de la Suède, de la Norwège et de la Laponie, sans désignation de localités. Je l'ai reçue également de l'Angleterre sans indications précises.
SYNONYMIE
DESCRIPTION
Mâle (
HASARIUS FALCATUS, Clerck, 1757 (sub. Araneus).
(PI. II, fig. 4, 4a, 46, 4c, id, 4e, if, ig, ih, 4i, 4/, ih, il, 4m, in, io.)
Araneus falcatus, Clerck, Suenska Spindlar, etc., p. 125, n° 9, pi. V, fig. 19.
Araneus flammatus, Clerck, Suenska Spindlar, elc., p. 124, n° 8, pi. V, fig. 18.
Aranea Blancardii, Scopoli, Entomologia Camiolica, etc., p. 402, n° 112.
Aranea falcata, Olivier, Encyclopédie méthodique, t. IV, p. 222.
Aranea flammata, Olivier, Encyclopédie i7iéthodique, t. IV, p. 222.
Aranea coronata, Walckenaer, Faune parisienne, t. II, p. 245, n° 119.
Attus coronatus, Walckenaer, Tableau des Aranèides, p. 24.
Attus coronatus, Walckenaer, Aranèides de France, p. 49, n° 9.
Attus coronatus, Walckenaer, Faune française (Arachnides), p. 48.
Attus capreolus, Walckenaer, Faune française (Arachnides), p. 252.
Salticus arietis, Hahn, Die Arachniden, t. I, p. 61, fig. 46.
Salticus Blancardii, Hahn, Die Arachniden, t. I, p. 64, fig. 48.
Euophrys falcata, C. Koch, Uebersicht des Arachniden-Sy stems, 1, p. 33.
Attus coronatus, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. I, p. 412.
Euophrys falcata, C. Koch, Uebersicht des Arachniden-Sy stems, I, p. 55.
Euophrys falcata, C. Koch, Die Arachniden, t. XIV, p. 24, fig. 1290 à 1295.
Attus falcatus, Westring, Araneœ Suecicœ, p. 578.
Salticus coronatus, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. I, p. 50, pi. III, fig. 26.
Attus falcatus, E. Simon, Monographie des espèces européennes de la famille des Attides, p. 54.
Attus falcatus, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 594.
Hasarius falcatus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 85.
Attus falcatus, Menge, Prcussische Spinnen, p. 489, fig. 277.
Hasarius falcatus, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.
Mâle (fig. ka). — Deux larges bandes formées de pubescence blanche partent des angles latéraux supérieurs du céphalothorax, descendent en s'élargissant et se rapprochent en arrière sans se toucher; il existe une bande claire en avant contre le bord frontal; dans la partie thoracique, les bandes blanches sont séparées du bord par un espace noir; la pubescence, fauve pâle sur le carré céphalique, est rouge plus ou moins vif sur le thorax; les barbes et cils fauves sont assez courts avec quelques cils rouges au milieu.
La première ligne des yeux est presque droite; les yeux de côté sont plus gros que les yeux dorsaux.
La partie thoracique est plus longue que la partie céphalique.
Les chélicères rougeâtres, foncées, sont presque de même longueur que la face et chagrinées.
L'abdomen est bordé au-dessus et sur les côtés d'une bande blanche assez large; le milieu est fauve-rougeàtre ; deux lignes longitudinales noires, s'élargissant un peu vers le centre, séparent la partie fauve des bandes blanches latérales; quelquefois on distingue deux points blancs dans la partie élargie des lignes noires.
Le plastron noir est garni de quelques longs poils blancs.
Les pattes sont fauves ; les fémurs, les tibias et les extrémités des métatarses de la première paire sont bruns plus ou moins foncés; les trois autres paires ont le haut des fémurs obscurcis.
Les fémurs des deux premières paires de pattes sont assez épais ; les tarses de la première paire sont un peu plus courts que les métatarses; de longs poils blancs garnissent les quatre paires.
La patte-mâchoire (fig. 4c), fauve, est garnie de poils blancs; l'apophyse du tibia, droite, est accolée au tarse; le bulbe, noir, est presque aussi long que le tarse dont la partie supérieure est arrondie avec une petite échancrure au milieu; dans le bas, le bulbe conique présente une légère saillie.
Femelle (fig. 4). — Une pubescence fauve garnit le céphalothorax, quelquefois elle devient brunâtre assez foncé; la partie céphalique paraît plus noire que le thorax; les barbes blanches sont disposées en deux petites lignes transversales; les cils sont blancs avec quelques cils jaunâtres sur les bords extérieurs et au-dessus des yeux du milieu.
Pubescence de l'abdomen fauve plus ou moins foncé avec un léger reflet métallique; au milieu de la moitié supérieure on trouve un trait noir longitudinal bordé de chaque côté d'une ligne blanche qui, dans le bas, se prolonge en pointe sur les parties latérales et surmonte deux autres lignes noires qui s'arrondissent en se rapprochant au-dessus des filières; dans le léger espace du milieu fauve qu'entourent ces traits noirs, on distingue presque toujours deux petits traits blancs obliques et une tachette noire triangulaire au milieu ; le bord supérieur de l'abdomen est éclairci et criblé de petits points noirs; c'est le type le plus fréquent en Belgique.
On rencontre souvent une autre variété (fig. if) dont les couleurs se rapprochent beaucoup de celles du mâle ; elle présente les mêmes bandes blanches au céphalothorax, mais plus étroites, et l'abdomen est bordé de blanc ; cette bordure est doublée d'une ligne noire plus ou moins distincte dans la moitié inférieure.
Une variété jeune (fig. 46) a son abdomen rouge-brillant avec un petit trait noir longitudinal descendant jusqu'à la moitié de sa longueur et deux petits points blancs obliques à l'extrémité postérieure.
Après un premier changement de peau, l'abdomen du Falcatus (fig. 4m) est presque incolore avec quelques traits indiquant vaguement déjà les dessins de l'araignée adulte.
Pattes fauves annelées de brun ; le tibia et la patella de la première paire sont d'égale longueur.
L'épigyne (fig. le) en grande fossette avec deux saillies ovales; le rebord postérieur, épais, beaucoup plus large que long, est arrondi; le milieu du bord supérieur avance un peu entre les saillies de la fossette.
Ordre de longueur des pattes : 3 = 4-, 1, 2.
MOEURS. C'est surtout dans les endroits sablonneux, bien exposés aux rayons du soleil, dans les clairières des
forêts et les lisières des bois de sapins, que l'on rencontre assez communément, aux premiers beaux
jours, cette intéressante araignée. Affamée par son long jeûne hivernal, elle chasse avec ardeur en courant entre les plantes basses, en grimpant le long de tiges des graminées; elle escalade même souvent des buissons assez élevés, en laissant partout sur son passage des fils de soie qui, pour l'observateur, trahissent sa présence. Lorsqu'un danger la menace, elle fait des sauts énormes en avant et sur le côté, ou bien se sauve en courant avec une vitesse prodigieuse; surprise sur un buisson, elle abandonne vite son point d'appui et se laisse tomber brusquement, toujours suspendue à son fil. Lorsqu'elle sort de sa retraite pour se mettre en chasse, elle avance lentement, avec prudence, en faisant les plus singulières contorsions ; je l'ai vue souvent se dresser sur ses pattes antérieures, en élevant son énorme céphalothorax qui formait alors presque angle droit avec l'abdomen; ce dernier s'agitait dans tous les sens. Dans cette position bizarre, sa vue devait s'étendre assez loin et lui permettre de distinguer si quelque proie se trouvait à son horizon.
Ses retraites ou embuscades varient toujours selon les ressources dont l'araignée dispose dans l'endroit choisi par elle; ce sont, le plus souvent, de jolies petites coques cylindriques en soie légère et très blanche ; tantôt on les trouve dans une bifurcation de tige de graminée, tantôt elle les applique contre une tige de prêle (fig. M); ces plantes croissent ordinairement dans les endroits humides que le Falcatus recherche, surtout dans les grandes chaleurs de l'été ; d'autres fois l'araignée se file simplement un tube de soie assez grossier, caché dans l'enroulement d'une feuille morte accrochée à une branche de bruyère (fig. le); les extrémités des tiges flétries d'ombellifères et des plantes basses herbacées, l'attirent également; elle se dissimule dans les fleurs desséchées (fig. M); dans ce cas, sa retraite est entourée de fils croisés dans tous les sens. Rien de joli comme de voir, à la plus légère secousse, le Falcatus pousser la tête à l'entrée de son réduit, regarder partout et rentrer brusquement aussitôt qu'il se croit découvert; dans ce cas, on ne le fait sortir qu'avec une certaine peine. Le mâle et la femelle se construisent de ces abris passagers qu'ils abondonnent et reconstruisent souvent.
Bientôt arrive la saison des amours; le mâle approche sans crainte de sa compagne qu'il délaisse bientôt pour reprendre son existence vagabonde ; à ce moment, la femelle devient tout à fait sédentaire; elle choisit d'abord l'endroit favorable pour établir de son mieux sa future famille; c'est tantôt une feuille morte de hêtre ou de chêne roulée (fig. M, 4w) enfouie dans une touffe de bruyère, tantôt une bifurcation obscure de la plante même (fig. M). Un de ces nids que j'ai observé plusieurs fois, mérite une mention spéciale (fig. U). Au printemps, une jeune tige de prêle sortant de terre sous les feuilles mortes, rencontra l'une de ces feuilles qui gênait sa croissance; au bout de quelques jours, la feuille fut percée et, se détachant de la terre humide qui la retenait, resta suspendue à la tige qui grandissait toujours en l'élevant avec elle; un Falcatus femelle survint qui, trouvant ce logement à son goût, fixa plus solidement, au moyen de fils épais, la feuille à la tige, puis se glissant par-dessous, se mit au travail; elle établit d'abord contre la feuille une légère couche de soie sur laquelle ses œufs, au nombre d'une vingtaine au moins, furent déposés, puis entourés d'une enveloppe très blanche en forme de sac arrondi ; elle fixa par-dessus une sorte de vélum de soie bien tendu, attaché par ses bords à la feuille en y ménageant quelques entrées; c'est sous cette toile que Y animal se tient presque constamment, les pattes étendues, couvant pour ainsi dire ses œufs; après une vingtaine de jours, les jeunes araignées rongent à l'intérieur la coque soyeuse qui les enveloppe et paraissent au jour; elles sont à ce moment presque incolores; quelques petits traits obscurs seulement sont indiqués sur l'abdomen; leurs yeux noirs brillants paraissent énormes (fig. Ini); elles sautent assez bien déjà, en croisant leurs légers fils dans tous les sens. Après le premier changement de peau, le dessin commence à paraître sur l'abdomen, tout en différant encore beaucoup de ce qu'il sera plus tard. Elles vivent quelque temps en famille, soignées, surveillées et nourries par la mère, puis, s'écartant du nid tous les jours davantage, elles finissent par se disperser les unes après les autres.
Au commencement du mois de juillet, ayant rapporté dans mon cabinet une belle femelle de Falcatus, je la vis travailler dans la boîte vitrée qui la contenait; au bout d'une heure à peine, elle avait établi dans un angle ses œufs entourés du cocon et recouverts de la tente soyeuse que je viens de décrire.
Aux premiers froids, ces araignées se cachent dans les crevasses des arbres ou sous leurs écorces, sous les mousses, sous les feuilles sèches, en s'entourant toujours d'une chaude enveloppe de soie; elles supportent facilement ces longs jours de jeûne et d'immobilité, bien qu'elles ne soient jamais tout à fait engourdies; chaque fois que le temps s'adoucit un peu, on les voit se ranimer, sortir de chez elles, et chasser languissamment dans les environs de leur demeure où elles trouvent sans trop de peine quelques larves ou quelques petils coléoptères engourdis qui leur permettent d'attendre sans souffrir le retour du printemps.
Belgique.
DISTRIBUTION Brabant : Environs de Bruxelles (bois de la Cambre), Boitsfort, Groenendael, La Hulpe, Rixensart, GÉOGRAPHIQUE. Bousvai, Noirhat, Auderghem, Aerschot, Louvain, Ternath, Rhode-Saint-Genèse, Wavre, Villers-
Îa-Ville.
Namur : Environs de Namur, Dave, Profondeville, Yvoir, Dinant, Hastières, Marche-les-Dames, Samson,
Namcèhe, Beauraing, Han-sur-Lesse, Rochefort, Ciergnon. Liège : Environs de Liège, Esneux, Tilff, Comblain-au-Pont, Argenteau, Huy, Modave, Barse, Terwagne,
Francorchamps, Stavelot, Spa, Thenx, Chaudfontaine, Hollogne-aux-Pierres, Hamoir. Luxembourg : Saint-Hubert, Redu, Marche, Durbuy, Melreux, Barvaux, Roche-à-Frêne, Arlon, Virton,
Florenville, Laroche.
Flandre orientale : Environs de Gand, Termonde, Audenarde. Hainaul : Brainc-lc-Comte, environs de Tournai. Limbourg : Genck, Maeseyck.
Grand-Duché de Luxembourg.
Diekirch.
Hollande.
Utrecht, Maestricht.
Partout (E. Simon). Je l'ai trouvée fréquemment à Porqucrolles (Iles d'Hycres). — Corse.
Angleterre Denbigshire, Caernarvonshire, Berwicksbire, Dunkeld, Edimbourg.
Suisse.
Vallée de la Reuss, environs de Lucerne, Genève. — Tyrol : Hôttinger Berg, Scllrain, Jenbaeh, Kufstein, Ferleiten, Meran, Im Trientinischcn, Eppan.
Italie.
Tessin: Mendrizio, Stabio, Val Muggio, Lugano, Monte Caprino, Monte S. Salvatore, Monte S. Bernardo di Comano. — Parme. — Modène. — Les Romagnes. — Lombardie : environs de Milan. — Piémont : environs de Turin (les Caséines). — Vénétie. — Sardaigne.
Autriche.
Transylvanie : Klauscnburg. — Trieste. — Hongrie : Bârlfa, Ujhely, Homonna, K. Azar, H. Rokito, Tolesua, Hadhaz, Palak, Szalancz, Szinnaiko, Szadelo, Ladomer, Velejte, Varanno. — Cassovie, Orsova, Sarcpta. — Galicie : Tatra, Krakau, Rzeszéw, Ianow, Bukowina. — Dalmatie : Zara. — Bohême.
Allemagne.
Prusse. — Silésie : Kohlfurt. — Bavière (partout).
Russie.
(Sud) Charkow, Jekaterinoslaw. — (Nord) Finlande : Ost Sibérie, entre Tobolsk-sur-Irtisch et Opdorsk, sous le cercle polaire près de l'embouchure de l'Ob. — Le Caucase.
Catalogne. — Galice : Torre di Allô.
Espagne.
Afrique.
Répandue en Algérie.
Elle est indiquée de la Suède, de la Norwègc, du Danemark et de la Laponie, sans désignation de localités.
HASARIUS UETABUNDUS, C. Koch, 1848 (sub. Euophrys).
(PI. III, fig. % 2a, 26, 2c.)
SYNONYMIE. 1848. Euophrys ljetabunda, C. Koch, Die Arachniden, vol. XIV, p. 21, fig. 1287-1288-1289.
1869. Attus LiETABUNDUs, E. Simon, Monographie des espèces européennes de la famille des Altides, p. 56. 1876. Hasarius Ljetabundus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 86. 1878. Hasarius l^tabundus, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.
DESCRIPTION. Mâle (fig. 2a). — Céphalothorax noir, recouvert d'une pubescence fauve; une bande de poils
blancs sur le bord frontal; deux bandes latérales blanches partant, comme chez le Falcatus, des angles supérieurs, descendent en s'élargissant un peu et se rapprochent vers le bas, sans atteindre pourtant le bord inférieur. Cils fauves sous les yeux et dans les intervalles, blancs sur le bord supérieur; barbes fauves.
La première ligne des yeux est presque droite ; les yeux de côté sont très légèrement plus gros que les yeux dorsaux.
L'abdomen est recouvert de pubescence fauve, plus pâle que celle du céphalothorax, avec une bordure blanche au bord antérieur descendant jusqu'à la moitié de sa longueur; au milieu on distingue une ligne verticale foncée, peu visible et même souvent tout à fait effacée; quelquefois aussi on trouve vers le bas, de petits traits obliques bruns bordés de blanc d'un seul côté ; il y a des poils blancs sur le plastron qui est noir.
Chélicères presque aussi longues que la face, chagrinées, noires et verticales.
Pattes brunes, noirâtres, les hanches et les tarses fauves plus pâles; la pubescence qui les recouvre est fauve, mélangée de poils blancs plus nombreux aux articulations. Les deux premières paires de pattes sont beaucoup plus épaisses que les autres ; la patella et le tibia de la première paire sont presque de même longueur; le tarse est un peu plus court que le métatarse.
La patte-mâchoire (fig. 2c) est assez foncée; des poils rougeâtres garnissent le dessus des extrémités du fémur et de la patella; l'apophyse du tibia détachée, assez longue, s'élargit légèrement vers son extrémité; le bulbe tronqué carrément dans le haut, presque aussi long que large, se prolonge en pointe très courte en arrière.
Ordre de longueur des pattes : 1 , o = 4, 2.
Femelle (fig. 2). — Il n'y a pas de lignes frontales ni marginales blanches sur le céphalothorax; la pubescence est brunâtre sur la partie céphalique et plus claire, souvent presque blanche, sur
MOEURS
DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE
la partie thoracique; celle-ci est plus longue que la première; les saillies sourcilières sont bien plus prononcées que chez le Falcatus.
L'abdomen est revêtu de pubescence fauve pâle assez brillante ; on distingue parfois dans la moitié postérieure quelques petits traits obliques, latéraux, plus foncés; il existe ordinairement, comme chez le mâle, une bordure de poils blancs au bord antérieur.
Les pattes fauves, assez pâles, sont plus foncées aux extrémités des fémurs et des tibias; les patellas et tibias de la première paire sont de même longueur.
La patella de la quatrième paire est plus grêle et plus courte que celle de la troisième.
L'épigyne (fig. 26) est formée d'un espace membraneux appuyé sur un très large rebord brunâtre, coupé en ligne droite en arrière avec ses extrémités latérales recourbées en avant; le milieu de son bord supérieur se prolonge en pointe au milieu de l'espace membraneux.
Ordre de longueur des pattes : 3 = 4, 1,2.
Je n'ai rencontré qu'une fois cette espèce en Belgique, ses mœurs me sont donc inconnues; elle courait et sautait vivement sur les bruyères entourée de nombreux Falcatus ; sa manière de vivre doit être à peu près semblable.
Belgique.
Brabanl : Boitsfort.
Seine-et-Oise : Chaville. — Aube : Mussy. — Isère : Sappey. — Hautes-Alpes : Lautaret, Chaville. — Basses-Alpes : Digne. — Var : Sainte-Baume. — Pyrénées orientales : Vernet.
Allemagne.
Herrnhuth, Mogendorf, Dutzendteich, Elfersdorf, Reichelsdorf.
Autriche.
Hongrie : Orsova, Ujhcly, ïokaj.
Je l'ai reçue de l'Espagne sans désignation de localité.
Genre PELLENES, E. Simon, 1876.
SYNONYMIE
1850. Elophrys, C. Koch (groupe Pales), Uebersicht des Arachniden-Systems (').
1869. Attus, E. Simon (groupe 4, ad partem), Monographie des espèces européennes de la famille des Atlides, p. 59.
1871. Attis, E. Simon (groupe 5, ad partem), Révision des Attides d'Europe, p. 143. 1871. Attus, Tliorell (ad partem), Remarks on Synonyms, p. 359. 1876. Pellenes, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 90. 1878. Pellenes, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.
CARACTÈRES DU GENRE. Le céphalothorax est allongé avec la partie thoracique plus large et plus longue que la partie
Ôcéphaliquc; celte dernière, un peu convexe, est séparée de la première par une dépression arquée en avant.
La première ligne des yeux est droite ou parfois légèrement courbée en avant; ils sont de grosseur inégale. Les latéraux sont un peu plus gros que les dorsaux qui sont plus écartés; le carré oculaire est plus large que long.
(J) Ce nom, formant double emploi, ne peut être maintenu.
DESCRIPTION DES ARACHlNIDES DE BELGIQUE. 41
Le bandeau est un peu moins large que les yeux du milieu.
Les chélieères, presque aussi longues que la face, sont verticales ou rentrées dans les deux sexes.
Les pattes se présentent dans Tordre suivant : 4, 3, 4, 2 chez les mâles et 3, 4, 4, 2 chez les femelles.
Les hanches et les autres articles de la première paire de pattes sont plus robustes que ceux des trois autres, le tibia et la patella réunis sont plus courts que le céphalothorax; chez le mâle ces deux articles sont égaux, tandis que chez la femelle la patella est un peu plus courte ; le tarse et le métatarse, plus courts et plus grêles que ces deux articles, sont presque de même longueur. Le fémur, la patella et le tibia de la troisième paire de pattes sont beaucoup plus longs que les mêmes articles de la quatrième; le tibia, assez élargi, et la patella de la quatrième sont presque toujours plus longs que le tarse et le métatarse; le tibia est droit ou légèrement élargi de la base à l'extrémité.
Les quatre paires de pattes sont armées d'épines aux fémurs, aux tibias et aux métatarses ; ces épines sont assez courtes et disposées par séries aux tibias et aux métatarses des deux premières paires et commencent dès la base aux métatarses de la quatrième.
La patte-mâchoire du mâle est forte, courte, avec le tarse ovale et allongé ; ce dernier est à peine plus long que le bulbe; le tibia est plus court que la patella; il est muni dans le haut d'une apophyse dirigée en avant et cachée pardessus; presque toujours le bord tarsal présente une petite dépression dans laquelle pénètre cette apophyse.
Le tégument noir des Pellenes est recouvert de pubescence de même couleur avec des dessins blancs.
Ils se rapprochent beaucoup des Attus dont M. E. Simon ne les avait pas détachés dans ses travaux précédents, mais la longueur relative des pattes postérieures, caractère auquel il attache avec raison une grande importance, lui a permis de les séparer.
Partageant complètement sa manière de voir, j'ai adopté le genre Pellenes; il ne possède qu'un seul représentant en Belgique.
PELLENES TRIPUNCTATUS, Walckenaer, 1802 (sub. Aranea).
(PI. III, fig. 3, Sa, 3b, Se, 3rf, 3e, 3f, %.)
SYNONYMIE. 1802. Aranea tripcnctata, Walckenaer, Faune parisienne, t. II, p. 247, n° 129.
1805. Attus tripunctatus, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 24.
1806. Attus tripunctatus, Walckenaer, Aranéides de France, p. 57, n° 19. 1825-1856. Attus tripunctatus, Walckenaer, Faune française (Aranéides). 1825-1856. Attus crucigerus, Walckenaer, Faune française (Aranéides). 1851. Salticus crux, Ilahn, Die Arachniden, t. I, p. 69, pi. XVII, fig. 52. 1855. Attus crucifer, Sundevall, Suenska Spindlarness beskrifning, p. 215, n° 15. 1855. Attus rutifrons, Sundevall, Suenska Spindlarness beskrifning, p. 216. 1857. Euophrys crucifera, C. Koch, Uebersicht des Arachniden- S y stems, I, p. 55.
1857. Attus crucigerus, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. I, p. 240.
1846. Euophrys crucifera, C. Koch, Die Arachniden, t. XIII, p. 226, fig. 1270-1271.
1848. Euophrys quinque-partita, C. Koch, Die Arachniden, t. XIV, fig. 1297 (ad partem ; la femelle).
1850. Pales crucigera, C. Koch, Febersicht des Arachniden-Sy stems. V. p. 65.
1861. Attus crucigerus, Westring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 571.
1869. Attus crucigerus, E. Simon, Monographie des espèces européennes de la famille des Attides, p. 44.
1870-1871. Attus crucigerus, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 591.
1876. Pellenes tripunctatus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 94.
1876. Attus crucigerus, Menge, Preussische Spinnen, p. 488, fig. 276.
1878. Pellenes tripunctatus, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.
DESCRIPTION. Mâles. — Une pubescence blanche mêlée de quelques poils rougeâtres entoure le carré oculaire
par en haut et sur les côtés; les yeux du premier rang, placés à égale distance les uns des autres, forment une ligne droite; barbes et cils supérieurs rouges; les barbes inférieures, blanches, sont disposées en ligne transversale.
Les chélicères, noires, couvertes en avant de poils blancs très épais, sont légèrement striées et aussi longues que la face.
L'abdomen, noir, est recouvert de pubescence de même couleur, mêlée de poils rougeâtres avec une bordure de poils blancs; il présente une ligne médiane longitudinale blanche plus ou moins bien indiquée, descendant un peu plus bas que le milieu et se terminant par plusieurs tachettes rondes; assez près de l'extrémité une petite ligne blanche transversale, arquée en avant, coupe la ligne longitudinale et forme une croix. Cette ligne est quelquefois remplacée par deux points latéraux formant également la croix caractéristique.
Les pattes sont noires ; les tarses, les métatarses et la base des tibias de la première paire sont plus pâles, souvent un peu rougeâtres; la patella est presque aussi longue que le tibia; la patella de la troisième paire est un peu plus longue que le tibia; ces deux articles sont légèrement plus courts que ceux de la première paire.
La patte-mâchoire (fig. 36, 3c) est noire, garnie de poils blancs à l'extrémité du fémur et au-dessus de la patella; le tarse est assez fortement renflé à sa base, du côté externe où l'on distingue deux pointes perpendiculaires assez fortes et bien séparées ; plus haut, le bord du tarse se creuse légèrement; l'apophyse du tibia, assez longue, dépasse un peu les pointes du tarse qui la cachent par-dessus; le bulbe est large et arrondi dans le bas; une grande échancrure dans le haut contient un lobe arrondi que le tarse dépasse légèrement.
Ordre de longueur des pattes : i, 5, k, 2.
Femelle. — Les couleurs du céphalothorax sont semblables à celles du mâle; les yeux de la face sont placés en ligne droite; les cils et les barbes très longs sont blancs.
L'abdomen est coloré comme celui du mâle; le plus souvent la ligne du milieu est complètement effacée ; il ne reste à l'extrémité de l'abdomen que la petite croix très nettement formée de points blancs.
L'épigyne (fig. 3a) présente dans le haut une fossette arrondie, assez grande, un peu pointue par-dessus; elle est prolongée en arrière par une carène élevée qui descend jusqu'au bord de l'épigastre ; vers le milieu de la carène on remarque deux saillies allongées, très fortes, latérales, qui laissent de chaque côté un espace vide triangulaire.
Jeune, cette araignée est presque incolore (fig. 3d) ; trois bandes un peu brunâtres arquées en avant et séparées au milieu se distinguent sur l'abdomen ; une ligne claire entoure toute la partie céphalique du céphalothorax.
Ordre de longueur des pattes : 3, 1 = 4, 2.
MOEURS. C'est pendant le mois de juillet qu'on rencontre le plus fréquemment cette araignée; elle vit
dans les bois et paraît avoir une préférence marquée pour les clairières couvertes de bruyères et de graminées; souvent elle se cache dans les feuilles mortes de hêtres, tombées et enfouies dans les herbes; elle y établit même son nid; dans ce cas, la feuille est fixée aux rameaux qui l'entourent par des fils solides croisés en tous sens (fig. 3/); la coque est fort grande et assez blanche; les œufs, nombreux, jaunâtres, sont parfois séparés en deux parties sans être enveloppés d'un sac; les petits restent quelques jours enfermés dans cette retraite; au moindre bruit on voit la mère pousser la tête par une ouverture ménagée à l'une des extrémités roulée de la feuille; elle
se pose à cette espèce de balcon en se dressant sur ses pattes antérieures; si le danger lui paraît sérieux, elle sort tout à fait, reste immobile pendant quelques secondes, puis Ton ne tarde pas à voir arriver toute la jeune famille affolée qui se disperse en courant sur les fils qui entourent l'habitation; au premier changement de peau, elles sont encore presque indéterminables; le fond de leur coloration est alors jaunâtre-pâle avec une bande noire, arquée, transversale à la partie antérieure et quatre larges taches noires à la partie postérieure ; la croix caractéristique se trouve ainsi déjà très vaguement indiquée; le mâle ne craint nullement la femelle dont il approche sans hésitation au moment des amours; pourtant il l'abandonne promptement et ne partage en rien les soins de la famille.
Aux environs de Tilff, j'ai observé le cocon simplement caché sous des amoncellements de pierre, au bord de l'Ourthe.
A Modave, j'en ai observé plusieurs établies avec leurs œufs dans l'enveloppe des faînes de hêtre (fig. 36?), qui étaient à demi enfouies dans les graminées et fixées par quelques fils. Les emplacements qu'elles choisissent pour dérober leur cocon aux regards varie beaucoup; j'en ai vu qui s'étaient réfugiées dans des coquilles vides d'Hélix, dont elles avaient masqué l'ouverture par une nappe de soie (fig. 3g).
Le P. tripunctaius est un excellent sauteur, le mâle surtout franchit d'un bond d'assez grandes distances; il ne se laisse tomber qu'au moment d'être saisi.
Belgique.
DISTRIBUTION Brabant : Environs de Bruxelles, Boitsfort, Groenendael, Mont-Saint-Guibert, Nivelles, Ottignies, Villers- GÉOGRAPHIQIE. la-Ville, Genappe, Noirhat, Bousval.
Liège : Environs de Liège, Esneux, Tilff, Comblain-au-Pont, Aywaille, Sprimont, Huy, Modave.
Namur : Environs de Namur, Dave, Yvoir, Dinant, Waulsort, Hastières, Beauraing, Rochefort.
Luxembourg : Redu, Wellin, Laroche, Melreux, Arlon.
Limbourg : Environs de Tongres, Genck, Munster-Bilsen.
Flandre occidentale : Heyst-sur-Mer, Blankenberghe.
Hollande.
Ulrecht, la Gueldre, Brabant septentrional, Oirschot.
France.
Environs de Paris : Viroflay, La Varenne, Saint-Léger, Conflans, Sainte-Honorine. — Oise : Précy, bois de Saint-Maximin. — Aube. — Morbihan : Plouharnel. — Les Alpes. — Cantal. — Ain. — Pyrénées. — Calvados : Lion-sur-Mer (E. Simon).
Suisse.
Genève, Lucerne, les pentes du Righi, vallée de la Reuss. — Tyrol : Hottingerberg, Jochubergang, Salzberg, Husschof, Goetzens.
Allemagne.
Bavière : Nuremberg, Wurzbourg.
Italie.
Le Tessin. — Lombardie : environs de Milan. — Piémont : environs de Turin.
Autriche.
Environs de Vienne. — Hongrie : Mâd.
Elle existe en Suède et je l'ai reçue de la Russie sans désignation de localité.
Genre ATTUS, Wakkenaer, 1805.
SYNONYMIE
1805. Attus, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 22.
1850. Euophrys, C. Koch (ad partem, sub. gen. Euophrys, Phœbe, Ind), Uebersicht des Arachniden-
Systems, V, p. 60.
1869. Attus, E. Simon (ad partem, groupe 4e, 8e, 14e), Monographie des espèces européennes de la famille
des A ttid es, p. 24.
1871. Attus, E. Simon (ad partem, groupe 5e, 8e, 9e), Révision des Attides d'Europe, p. 154.. 1870-1871. Attus, Thorell (ad partem), Remarks on Synonyms, p. 218. 1870-1871. ^Elurops, Thorell (ad partem), Remarks on Synonyms, p. 219. 1876. Attus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 101. 1878. Attus, L. Beeker, Catalogue des Arachnides de Belgique.
CARACTÈRES DU GENRE
Le céphalothorax est élevé; la partie céphalique, inclinée en avant, est plus courte que la partie thoracique qui est un peu élargie; une dépression très faible les sépare.
Les yeux du premier rang forment une ligne légèrement courbée; ils sont ^ séparés et inégaux ; presque toujours les yeux latéraux sont un peu plus gros que les yeux dorsaux et au moins aussi écartés; l'ensemble forme un carré plus large que long. Le plastron, de forme allongée, est de même largeur que les hanches intermédiaires. Les chélicères, presque aussi longues que la face, sont verticales et peu robustes. Les pattes se présentent dans Tordre suivant : 4, 1, 2, 3; ou moins souvent : 1, 4, 2, 3. Le tibia et la patella de la première paire sont presque toujours plus courts que le céphalothorax, chez les espèces de Belgique; ces deux articles sont de grandeur égale chez la femelle; chez le mâle le tibia est plus long; le tarse et le métatarse sont légèrement plus courts que le tibia et la patella. Les pattes de la troisième paire sont beaucoup plus courtes que celles de la quatrième, surtout le fémur et le tibia; ce dernier article est d'un tiers plus long que la patella.
Il existe des épines sur toute la longueur des fémurs, des tibias et des métatarses des quatre
paires de pattes.
Les Attus diffèrent des Pellenes, auxquels ils ressemblent à première vue, par la longueur relative des pattes ; ainsi, la troisième paire de pattes est toujours la plus courte, tandis que chez les Pellenes c'est la seconde; sauf chez quelques mâles, la quatrième paire est la plus longue, chez les Pellenes c'est la première des mâles et la troisième des femelles; les Attus sont plus élancés que les Aelurops et moins longs que les Phlegra.
SYNONYMIE
ATTUS PUBESCENS, Fabricius, 1775 (sub. Aranea).
(PI. III, fig. 4, 4a, 46.)
1775. ? Aranea pubescens, Fabricius, Systema entomologiœ, p. 428.
1790. ? Araisea pugnax, Rossi, Fauna etrusca, etc., II, p. 135.
1805. Attus pubescens, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 23.
1 825. Attus pubescens, Walckenaer, Faune française (Aranéides), p. 43.
1831. Salticus pubescens, Hahn, Die Arachniden, t. I, p. 68, fig. 51.
1834. Salticus scolopax, Wider, Zoologische Miscellen (Arachniden, Reuss et Wider), t. I, p. 270-276,
pi. XVIII, fig. 9.
1834. Salticus sfarsus, Blackwall, Researches in Zool, p. 417 (sec. Spicl. of Gr. Brit.). 1837. Attus pubescens, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. I, p. 405. 1848. Euophrys pubescens, C. Koch, Die Arachniden, t. XIV, p. 9, fig. 1278, 1279. 1848. Euophrys pratincola, C. Koch, Die Arachniden, t. XIV, p. 32, fig. 1299 (la femelle).
1850. Ino pubescens, C. Koch, Uebersicht des Arachniden-Systems, V, p. 65.
1861. Salticus sparsus, Blackwall, Spiders of Great-Britain, t. I, p. 49, pi. III, fig. 25.
1865. Salticus terebratus, Cambridge, Description oftwenty four new species of Spiders. (In Zoologist, etc., p. 8598) (57).
1867. Euophrys pratincola, Ohlert, Die Araneiden oder echten Spinnen der Provinz Preussen, p. 160.
1869. Attus pubescens, E. Simon, Monographie des espèces européennes de la famille des Atlides, p. 545.
1 869. Attus pratincola, E. Simon, Monographie des espèces européennes de la famille des A ttides, p. 544.
1870. Attus pubescens, E. Simon, Révision des Attides d'Europe, p. 165.
1870. Attus pubescens, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 581.
1871. Attus spabsus, E. Simon, Révision des Altides d'Europe, p. 165. 1876. Attus pubescens, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 107. 1876. Attus pubescens, Menge, Preussische Spinnen, p. 491, fig. 279. 1878. Attus pubescens, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.
DESCRIPTION. Mâle. — Pubescence grise, un peu fauve sur le céphalothorax dont le tégument est noir; souvent les yeux dorsaux sont entourés de poils blanchâtres qui continuent en ligne médiane et n'atteignent jamais le bord du front; d'autre fois cette ligne disparaît; il ne reste alors en avant qu'une tache blanche vaguement triangulaire.
La première ligne des yeux est courbée ; les cils sont rougeâtres au-dessus des yeux et blancs dans le restant des contours; barbes blanches.
Les chélicères, unies, noires, sont presque de la même longueur que la face.
Les pattes, recouvertes de pubescence blanchâtre, sont fauves avec les fémurs des première et deuxième paires obscurcis; des anneaux bruns aux tibias des troisième et quatrième paires.
Les couleurs de l'abdomen ne diffèrent pas sensiblement de celles de la femelle.
La patte-mâchoire (fig. hb) est fauve; la base du fémur et le tarse sont très obscurcis; il y a des poils blancs au fémur, à la patella, au tibia et à la base du tarse; l'apophyse du tibia est très longue, noire, épaisse et dirigée en dehors ; l'extrémité est creusée, arrondie avec le bord inférieur saillant et un peu relevé ; cette apophyse, du reste assez variable, est difficile à observer.
Le tarse, ovale, dépasse un peu le bulbe; celui-ci est noir et l'on y distingue une échancrure assez petite au milieu du bord externe.
Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2 = 5.
Femelle (fig. 4-). — II n'y a presque jamais de ligne médiane sur le céphalothorax; la pubescence est formée de poils blancs et roux mêlés; on observe une petite tache blanche sur la partie céphalique et quelquefois, mais plus rarement, un trait blanc très petit au milieu du thorax.
La première ligne des yeux est courbée; les barbes sont fort longues et les cils blanchâtres.
L'abdomen est revêtu d'une pubescence grise ou fauve-blanchâtre ; dans le milieu on distingue une bande plus claire, longitudinale, bordée de noir; dans ces parties noires se trouvent placés de chaque côté trois points blancs; ceux de dessous plus gros en forme de virgules renversées; ces dessins sont plus ou moins effacés.
Il y a sur les côtés des petits traits obliques, plusieurs points noirs et sous la ligne médiane quelques accents transversaux de même couleur.
Une teinte grise, uniforme, recouvre quelquefois les dessins noirs, mais les points blancs restent toujours plus ou moins visibles.
Les pattes sont semblables dans les deux sexes.
L'épigyne (fig. ko) présente une fossette allongée, noirâtre, placée au milieu de la plaque chagrinée; le rebord inférieur est légèrement arqué.
Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 5, 2.
MOEURS. On la trouve souvent dans l'intérieur des maisons, dans les cuisines et clans les mansardes
inoccupées. A Grand-Bigard, dans une ancienne tourelle, à demi ruinée, il y en avait par centaines.
On la voit encore errer sur les murs des jardins exposés au midi ; je l'ai rencontrée rarement dans les bois.
Dans les régions montagneuses, on la trouve quelquefois cachée sous des pierres.
Elle dépose son cocon dans les creux des murailles; celui-ci, en forme de sac peu serré, contient les œufs de couleur jaune, assez peu nombreux; au-dessus du cocon elle tend fortement une nappe de soie qu'elle cherche à dissimuler en y appliquant du côté extérieur des détritus, des brindilles ou des débris de mousse ; elle se renferme hermétiquement sous cette toile et reste là immobile, les pattes étendues sur ses œufs; il faut la tourmenter beaucoup pour la décider à fuir; elle sort alors par petits bonds saccadés, assez vifs, en laissant toujours un fil attaché sur son passage; lorsqu'elle se trouve suffisamment éloignée de son nid, elle se laisse tomber brusquement, suspendue à ce fil, et reste longtemps immobile ; elle revient à sa demeure dès qu'elle croit le danger passé.
Presque toujours, lorsqu'elle chasse, on la voit rapporter son gibier sous sa tente; si l'insecte est un peu gros, elle en attache les restes auprès du cocon pour les dévorer plus tard.
On la trouve quelquefois pendant l'hiver, dans les cuisines; à l'air elle n'apparaît qu'aux premières chaleurs du printemps.
Belgique.
DISTRIBUTION Brabant : Bruxelles et ses environs, Boilsfort, Groenendael, La Hulpe, Ottignies, Grand-Bigard, Uccle, GEOGRAPHIQUE. Jette-Saint-Pierre, Laeken, Auderghem, Louvain, Bousval.
Anvers : Anvers et ses environs, Matines, Duffel.
Namur : Namur et ses environs, Dave, Yvoir, Marche-les-Dames, Samson, Namèche.
Liège : Environs de Liège, Iluy, Modave.
Flandre orientale : Environs de Gand, Audenaerde.
Luxembourg : Laroche.
Maestricht, Utrecht.
France.
Morbihan : Plouharnel, Quiberon. — Manche : Granville — Tout le centre de la France. — Savoie : Conflans, Chamounix. — Hautes-Alpes : Briançon. — Pyrénées (E. Simon).
Suisse.
Valais : Zermalt. — Tyrol (nord) : Innsbruck, Jenbach. (Sud) : Ratzes, im Trientinischen, Gamsen, Chur, Tarasp.
Angleterre.
Manchester.
Autriche.
Galicie : Bzeszow, Sacz. — Trente. — Hongrie : K. Azar. — Bohême.
Italie.
Tessin. — Vénétie. — Lombardie : environs de Milan. — Piémont : dans la ville de Turin. — Parme. — Modène. — Les Romagnes.
Allemagne.
Bavière : Nuremberg, Hartmannshof. — Prusse. — Saxe. — Silésie.
Elle est signalée de la Suède, de la Russie, du Danemark, et je l'ai récemment reçue de l'Espagne sans désignation de localité.
ÂTTUS FLORICOLA, C. Koch, 1857 (sub. Euophrys).
(PI. III, fig. 5, Sa, 56, 5c.)
SYNONYMIE. 1835. Attus purescens, Sundevall, Suenska Spindlamess beskrifuing, p. 206 (').
1837. Euophrys floricola, C. Koch, L/ebersicht des Arachniden-Sy stems , t. I, p. 34. 184-8. Euophrys floricola, C. Koch, Die Arachniden, t. XIV, p. 59, fig. 1501. 1830. Phoebe floricola, C. Koch, Uebersicht des Arachniden- Systems, V, p. G3. 1851. Attus saxicola, Westring (non C. Koch), Enum. Ar., p. 55. 1861. Attus floricola, Westring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 575.
1867. Euophrys pratincola, Ohlert (non C. Koch), Die Araneiden oder echten Spinnen der Provinz Preussen, p. 160.
1869. Attus floricola, E. Simon (excl. var., rupicold), Monographie des espèces européennes de la famille
des Atlides, p. 59.
1870. Attus floricola, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 391. 1870. Attus mancus, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 595.
1876. Attus floricola, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 111. 1876. Attus floricola, Menge, Preussische Spinnen, p. 495, fig. 281. 1878. Attus floricola, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.
DESCRIPTION. Mâle. - — La pubescence du céphalothorax est fauve ; on distingue au milieu une ligne claire longitudinale qui ne monte pas jusqu'au bord du front; le carré céphalique est bordé au-dessus et sur les côtés d'une bande de poils blanchâtres; on remarque encore une fine ligne marginale; les cils sont rouges autour des yeux du milieu ; les barbes, courtes, sont blanches comme les poils de la face.
L'abdomen, noir, est orné d'une bande médiane fauve avec des traits horizontaux plus ou moins visibles. En avant on distingue une bordure claire en demi-cercle, plus bas une paire de points et plus bas encore deux grandes tachettes blanches; le ventre est fauve pâle.
Des poils blancs garnissent les pattes qui sont noires; les tarses, les métatarses et parfois le milieu des tibias sont plus pâles.
Le tibia de la première paire est au moins aussi large et plus robuste que le tarse et le métatarse.
Des poils blancs recouvrent le fémur, la patella et le tibia de la patte-mâchoire; le tarse est recouvert de poils noirs; l'apophyse du tibia (fig. 56) est longue, serrée contre le tarse dans presque toute sa longueur, simple et épaisse à sa base; le tarse est fort allongé et très large; le bulbe est entouré d'un stylum solide qui commence vers le milieu du bord extérieur.
Ordre de longueur des pattes : 1 , 4, 2, 5.
Femelle (fig. 5). — Le céphalothorax ressemble à celui du mâle; il est recouvert d'une pubescence rousse; des traits obliques transversaux, très arqués, plus ou moins distincts, existent sur la moitié inférieure de la partie thoracique.
Les yeux du premier rang forment une ligne droite; les cils sont rouges et les barbes blanchâtres.
L'abdomen est revêtu d'une pubescence rousse; il est bordé en avant d'une ligne claire, doublée d'un trait noir qui descend sur les côtés; plus bas sont deux points blancs bordés de noir, et plus bas encore deux taches plus grandes, plus écartées, en forme de demi-cercles ; en dessous on voit des petits traits noirs en forme d'accents réunis au milieu.
Les pattes, rousses, garnies de poils blancs, sont annelées de brun à l'extrémité des fémurs, aux tibias ainsi qu'aux métatarses. Le tibia de la quatrième paire est aussi long que le tibia et la patella réunis de la troisième.
(*) Ce nom, faisant double emploi, doit être changé.
La patte-mâchoire, fauve-pâle, est recouverte de poils blancs.
L'épigyne (fig. 5a), en plaque arquée du bas, assez mal définie, présente dans le milieu une grande fossette arrondie, un peu plus longue que large.
Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 3.
MOEl'RS. Elle est plus rare en Belgique que l'espèce précédente; on la rencontre surtout dans les endroits
humides et marécageux, autour des marais de la Campine. C'est là qu'elle construit dans les plantes basses, ses petites retraites de chasse et plus tard, vers le mois de juillet, son nid qu'elle dissimule entre les tiges des hautes herbes ou des bruyères ; elle dépose ses œufs, peu nombreux, sur une simple trame de soie, les entoure d'un sac arrondi et tend par-dessus une toile très blanche ; une fois la ponte terminée, la Floricola s'enferme hermétiquement jusqu'à la naissance des petits, qui restent encore plusieurs jours avant de sortir du nid.
Belgique.
DISTRIBUTION Brabant .- Environs et faubourgs de Bruxelles, Uccle, Boitsfort, Groenendael. GÉOGRAPHIQUE. Limhmrg . GmQ^ Munster-Bilsen.
Anvers : Calmplhout, Postel, Rethy.
Hollande.
Oirschot.
France.
Seine-et-Oise : Chaville, Carrière-sous-Bois, Saint-Léger, Menneey, Vert-le-Petit. — Orne. — Oise : Compiègne, Le Lys. — Aube: Villechétif, marais de Saint-Germain. — Vosges : Gérarmer, Retournemer. — Ain : Talissicu, Bourg. — Hautes-Alpes : Lautaret, Briançon.— Landes: Mont-de-Marsan — Hérault : Agde. — Aude : Narbonne (E. Simon).
Allemagne.
Bavière : Nuremberg, Dutzendteieh.
Autriche.
Dalmatie : Zara. — Trente. — Galicie : Tatra, Kraskau. — Hongrie : Veranno, Ujhely, Tokaj.
Suisse.
Bremgarlen, Julicr (2287 mètres d'altitude), Warmbrum, le Righi, vallée de la Reuss. — Tyrol (sud) : 1m Trientinischen, Rozen, Méran. — Kerschbuchof, Hottinger Alpe, Sellrain.
Angleterre.
Brighlon, Shoreham.
Russie.
Pologne. — Jekalerinoslaw.
Italie.
Lombardie. — Vénétie, — Environs de Naples.
Danemark.
Jutland. — Iles Feroë. — Environs de Copenhague. On la cite encore de la Suède, de la Norwège et de la Laponie.
ATTUS SALTATOR, E. Simon, 1869.
(PI. III, fig. 6, 6a, 66.)
SYNONYMIE. 1861. Salticus floricola, Blackwall, Spiders of Great-Britain, t. 1, p. 55, pi. III, lig. 30 (non C. Koch) (')•
1869. Attus saltator, E. Simon, Monographie des espèces européennes de la famille des Attides, p. 611. 1871. Salticus saltator, O.-P. Cambridge. 1876. Attus saltator, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 115.
DESCRIPTION. Mâle. — Le céphalothorax est élevé, trapu ; la partie céphalique, plus courte que la partie thoracique, est inclinée en avant et rétrécie ; la pubescence est fauve avec des bandes latérales et le bord du front blancs; on remarque encore une ligne longitudinale, claire au milieu, aiguë à ses deux extrémités, avec une tache dans le centre; quelquefois, mais rarement, des poils rougeâtres forment une ligne dans les bandes blanches de côté. Les yeux de la face, séparés, sont disposés en ligne droite; quelques cils rouges existent dans les séparations; les barbes et les cils sont blancs.
La pubescence est fauve sur l'abdomen avec une bordure blanche en avant et sur les côtés; des accents clairs sont visibles sur la ligne du milieu.
Pattes fauves, annelées largement aux articulations; parfois le tibia, la patella et le métatarse de la première paire sont noirs ; le fémur de la quatrième paire est très long et dépasse même l'extrémité de l'abdomen ; le tibia et la patella de la première paire, un peu forts, presque de même longueur, sont plus courts que le céphalothorax.
La patte-mâchoire (fig. 66) courte, testacée, est garnie de poils blancs; la patella et le tibia sont de même largeur; ce dernier est un peu plus court que la patella, qui est légèrement plus longue que large ; l'angle supérieur du tibia est surmonté d'une petite pointe droite ; le tarse est assez peu allongé; le bulbe, simple, est arrondi.
Ordre de longueur des pattes : i, 1, 2, 5.
Femelle (fig. 6). — Le céphalothorax est presque semblable à celui du mâle ; les barbes et les cils sont de la même couleur. L'abdomen, recouvert de pubescence rousse, est bordé de blanc en avant et sur les côtés; dans la partie blanche antérieure se trouvent deux tachettes recourbées, brunâtres ; plus bas deux paires d'accents fauves, suivis de deux taches découpées, fauves également, renfermant chacune un petit point noir; par-dessous se trouve une ligne fauve en demi-cercle, puis un petit trait droit, horizontal, au-dessus des filières.
Les anneaux bruns des articulations des pattes sont plus ou moins nettement indiqués.
La patte-mâchoire testacée est souvent plus claire que les pattes.
L'épigyne (fig. 6a), mal définie, forme un demi-cercle par en haut; elle renferme une fossette assez petite, allongée, un peu aiguë à ses deux extrémités.
Ordre de longueur des pattes : 4, 1 , 2 = 5.
MOEURS. J'ai rencontré plusieurs fois cette jolie espèce le long de notre littoral, mais elle paraît peu com-
mune en Belgique; elle saute admirablement, ce qui la rend fort difficile à saisir ainsi qu'à observer; elle construit une petite retraite entre les hautes herbes qui croissent sur le haut des dunes.
(') Ce nom, faisant double emploi, ne peut être conservé.
DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE
Belgique.
Flandre occidentale : Ostende, Blankenberghe, Heyst, Knocke.
Scheveninghe.
Hollande.
France.
Environs de Paris : La Varenne. — Morbihan : Plouharncl. — M anche : Gran ville. — Somme : Le Crotoy, St-Quentin-en-ïournon. — Oise : Precy. — Yonne : Saint-Florentin. — Hérault : Agde (E. Simon). — Wissant, environs de Calais, Boulogne.
Autriche.
Hongrie : Ujhely.
Je l'ai reçue de l'Allemagne et de l'Angleterre sans désignation de localité.
SYNONYMIE
Genre PHLEGRA, E. Simon, 1876.
1850. Euophrys, C. Koch (sub. gen. Parthenia), Uebersicht des Arachniden-Sy stems, V, p. 60 (').
1869. Attcs (groupe 9), E. Simon, Monographie des espèces européennes de la famille des Attides, p. 551.
1870. Attus (groupe 10), E. Simon, Révision des Attides d'Europe, p. 174. 1870. ^Elurops, Thorell (ad partem), On European Spiders, p. 219. 1876. Piilegra, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 120.
CARACTÈRES DU GENRE. Le céphalothorax est allongé avec la partie thoracique plus longue du double que la partie cépha-
lique ; celle-ci, un peu inclinée, n'est séparée de la première que par un léger abaissement visible de profil, suivi d'un relèvement de la partie thoracique. Les yeux de la face forment une ligne un peu courbée; ceux du milieu, rapprochés l'un de l'autre, sont plus gros que les latéraux; ceux-ci sont plus gros que les yeux dorsaux; le carré oculaire est plus large que long; les yeux dorsaux sont plus éloignés l'un de l'autre que des bords latéraux.
Le bandeau est large et pourvu de barbes. Los cbélicères, verticales, sont un peu plus courtes que la face.
Le plastron, beaucoup plus long que large, devient plus étroit en avant; il est au moins aussi large que les hanches intermédiaires. Les pattes se présentent dans l'ordre suivant : 4, 3, 1, 2 et parfois k, 1, 3, 2 dans les espèces étrangères à la Belgique; les hanches des trois premières paires sont presque égales; celles de la qualrième paire sont plus longues. Le tibia et la patella réunis de la première paire sont plus courts que le céphalothorax ; ces deux articles, de même longueur, sont un peu plus longs que le tarse et le métatarse. Le fémur, le tibia et la patella de la quatrième paire, aussi longs que le tarse et le métatarse, sont beaucoup plus longs que les mêmes articles de la troisième, et le tibia, un peu élargi, est plus long que la patella; il y a des épines aux métatarses.
Ces caractères sont essentiels pour distinguer les Phlègra que l'on reconnaît surtout à leur céphalothorax élevé et allongé, ainsi qu'à la longueur de la partie thoracique. Le maie est toujours plus petit que la femelle. Nous ne possédons en Belgique qu'un seul représentant de ce genre.
(') Ce nom, faisant double emploi, a dû être changé.
PHLEGRA FASCIATA, Hahn, 1826 (sub. Sait km).
SYNONYMIE
(PL IV, fig. 8,8a, 8b, 8c, 8d.)
1826. Attus fasciatus, Hahn, Monographie der Spinnen, fascicule IV, pi. I, fig. D.
1831. Salticus fasciatus, Hahn, Die Arachniden, t. I, p. 54, pi. XIV, fig. 41.
1837. Euophrys fasciata, C. Koch, Uebersicht des Arachniden- Systems, I, p. 55 (la femelle).
1848. Euophrys aprica, C. Koch, Die Arachniden, t. XIV, pi. IV, fig. 1274 (le mâle).
1850. Ino aprica, C. Koch, Uebersicht des Àrachniden-Sy stems, V, p. 63.
1850. Parthenia fasciata, C. Koch, Uebersicht des Arachniden-Sy stems, V, p. 65.
1861. Attus fasciatus, Westring, Araneœ Suecicœ, p. 566.
1869. Attus fasciatus, E. Simon, Monographie des espèces européennes de la famille des Attides, p. 552,
pi. II, fig. 1.
1870-1872. ^Elurops fasciatus, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 584. 1876. Phlegra fasciata, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 125.
DESCRIPTION. Mâle (fig. M). — Le céphalothorax est recouvert de pubescence rousse avec deux bandes latérales plus claires, s'élargissant en arrière et se touchant presque dans le bas.
Les yeux du premier rang forment une ligne courbée; les cils, courts, sont blancs; les barbes, peu serrées, sont fauves.
L'abdomen est noir avec une pubescence rousse très lisse et quelques lignes longitudinales peu visibles; ordinairement on ne distingue en arrière que le commencement d'une bande blanchâtre parfois même entièrement effacée ; le ventre est fauve-grisâtre.
Les pattes sont rousses ou noires et recouvertes d'une longue pubescence peu serrée; les hanches, le dessous des fémurs dans le haut et l'extrémité des tarses sont rouges.
La patte-mâchoire (fig. 86, 8c), rousse ou noire, n'est recouverte que de quelques poils; le tibia présente une apophyse dirigée en avant, séparée en deux parties par une profonde échancrure ; la pointe de dessus, la plus épaisse, est conique; le bulbe, allongé, se prolonge en pointe par-dessous.
Femelle (fig. 8). — Deux bandes claires, latérales, partant des yeux dorsaux, descendent en se rapprochant un peu à la base du céphalothorax qui est noir, recouvert d'une pubescence rousse plus pâle sur la partie céphalique; il est, en outre, bordé de deux lignes marginales fauves plus étroites que les bandes latérales ; les cils sont blancs sous les yeux, jaunes au-dessus et sur les côtés ; les barbes, peu serrées, sont blanches.
L'abdomen, noir, est orné de trois longues bandes blanches, deux latérales assez étroites et une médiane un peu pointue à ses deux extrémités; le ventre est gris-blanchâtre.
Les pattes fauves ou rousses sont largement annelées aux extrémités des fémurs, aux deux bouts des tibias ainsi qu'à la base des métatarses; le plastron est brunâtre comme les hanches.
L'épigyne (fig. Sa), arrondie, est aussi longue que large avec un rebord postérieur assez épais, échancré par-dessous et surmonté de deux fossettes arrondies, séparées par une carène un peu étroite.
Ordre de longueur des pattes : 4, 5, 1 = 2.
MOEIRS. Cette araignée, que j'ai trouvée communément en France, est excessivement rare en Belgique
où je ne l'ai observée qu'une seule fois courant et sautant dans les bruyères à l'ardeur du soleil ; sa coque se rencontre cachée sous les pierres ou sous les plantes basses.
DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE
Luxembourg : Redu.
Maestricht.
Erance.
Environs de Paris : La Varenne. — Seine-et-Oise : Conflans, Sainte-Honorine, Meulan. — Normandie : Villers-sur-Mer, Dieppe, le Tréport. — Orne : Lhôme. — Morbihan : Plouharnel. — Aube : Viilenauxe, Montchaux,Rar-sur-Aube. — Ain : Talissieu. — Isère: Grenoble, Bourg-d'Oisans. — Hautes- Alpes : Briançon, Monétier. — Basses-Alpes : Digne (E. Simon).
Italie.
Piémont. - Parme. — Modène. — Les Romagnes.
Upsal.
Suède.
Allemagne.
Bavière : Munich, Nuremberg.
Je l'ai reçue de l'Angleterre et de la Russie sans désignation de localité.
M. 0 -P. Cambridge la cite de Jéricho (?).
Genre jELUROPS, ThoreU, 1870.
SYNONYMIE. 1850. Euophrys (sub. gen. Dia), C. Koch, Uebersicht des Arachniden-Sy stems, V, p. 60 (').
1861. Attus, Westring (ad partem), Araneœ Suecicœ, p. 455.
1869. Attus, E. Simon (6e groupe), Monographie des espèces européennes de la famille des Attides, p. 64.
1870. Attus, E. Simon (6e groupe), Révision des Attides d'Europe, p. 152. 1870-1872. tElurops, Thorell (ad parlem), On European Spiders, p. 219. 1876. tElurops, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 154. 1878. ^Elurops, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.
CARACTÈRES DU GENRE. Le céphalothorax est élevé, avec la partie céphalique inclinée en avant, un peu convexe et séparée ^~>>/ — k par une légère dépression de la partie thoracique; celle-ci est élargie et beaucoup ^^\^c/ pjus longue.
Les yeux du premier rang forment une ligne très fortement courbée; ce caractère est frappant
0qq& chez les JSlurops, surtout lorsqu'on les examine de face ; ces yeux sont d'inégale grosseur
\X/ et séparés; les latéraux sont plus gros que les yeux dorsaux et moins écartés entre eux;
aussi les côtés du carré oculaire sont-ils plus élargis en arrière qu'en avant; en outre, le carré est
beaucoup plus large que long.
Le bandeau est à peu près aussi large que les gros yeux du milieu.
Les chélicères se dirigent en arrière; elles ne sont pas très fortes et sont toujours plus courtes que la face.
ÔLe plastron, surtout chez les mâles, est étroit et allongé. Les hanches de la première paire de pattes sont séparées au moins de la largeur de la lèvre ; les hanches des trois premières paires sont de même longueur et de même épaisseur, un peu plus longues que larges et moins longues que celles de la quatrième paire.
(') Ce nom, faisant double emploi, ne peut être maintenu.
Les pattes se présentent dans l'ordre suivant : 3, 4, 4, 2 ou bien 3 = 4, 4, 2 et quelquefois 4,3,4,2.
Les deux paires de pattes antérieures, très courtes, sont beaucoup plus épaisses que les autres ; le tibia et la patella de la première paire, de même longueur, sont néanmoins beaucoup plus courts que le céphalothorax ; le tarse et le métatarse, presque égaux, sont à peu près de même longueur que le tibia et la patella ; le fémur, la patella et le tibia de la troisième paire sont au moins aussi longs que ceux de la quatrième ; le tarse et le métatarse de la quatrième paire sont de même longueur que le tibia et la patella ; les tibias des troisième et quatrième paires vont en s'élargissant de la base à l'extrémité; les fémurs, les tibias et les métatarses sont munis d'épines aux quatre paires; il y a également des épines aux patellas des troisième et quatrième ; aux métatarses de la quatrième les épines commencent dès la base.
La patte-mâchoire du mâle est toujours assez courte et forte; le tibia et la patella sont presque de même longueur; le tibia est muni de deux apophyses assez rapprochées; le bulbe est légèrement plus court que le tarse qui est ovale, large et comprimé.
Les JElurops sautent admirablement bien ; la pubescence qui les recouvre est fort épaisse.
Ce genre est l'un des plus naturels de la famille des Attidœ.
SYNONYMIE
.ELUROPS INSIGNITA, Clerck, 1757 (sub. Araneus).
(PI. IV, flg. 6, 6a, 6b, 6c.)
1757. Araneus. V. insignitus, Clerck (mâle), Suenska Spindlar, p. 121, pi. V, tab. 16.
1757. Araneus. V. notatus, Clerck (femelle), Suenska Spindlar, p. 125, pi. V, fig. 17.
1789. Aranea insignita, Olivier, Encyclopédie méthodique, t. IV, p. 220.
1789. Aranea punctata, Olivier, Encyclopédie méthodique.
1802. Aranea litterata, Walckenaer (femelle), Faune parisienne, t. II, p. 24-7.
1805. Attus litteratus, Walckenaer (femelle), Tableau des Aranéides, p. 24.
1805. Attus quinquepartitus, Walckenaer (mâle), Tableau des Aranéides, p. 25.
1855. Attus insignitus, Sundevall, Suenska Spindlarnes beskrifning, p. 214, n° 9. 1854. Salticus quinquepartitus, Hahn, Die Arachniden, t. H, p. 41, fig. 126.
1857. Attus litteratus, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. I, p. 418. 1857. Attus quinquepartitus, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. I, p. 405. 1857. Euophrys quinquepartita, C. Koch, Uebersîcht des Arachniden-Sy stems, I, p. 55. 1848. Euophrys quinquepartita, C. Koch, Die Arachniden, t. XIV, p. 27, fig. 1296-1297. 1850. Dia quinquepartita, C. Koch, Uebersicht des Arachniden-Sy stems, V, p. 64.
1856. Attus. V. insignitus, Thorell, Recensio critica Aranearum Suecicarum, p. 70. 1861. Attus. V. insignitus. Westring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 559.
1861. Salticus nidicolens, Cambridge (femelle), List, of new and rare Spid., cet. (in Zoologist., p. 7945). 1867. Euophrys striata, Ohlert, Die Araneiden oder echten Spinnen der Provinz Preussen, p. 161.
1869. Attus insignitus, E. Simon, Monographie des espèces européennes de la famille des Attides, p. 64.
1870. ./Elirops. V. insignitus, Thorell, On European Spiders, p. 219. 1870-1875. /Elirops. V. insignitus, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 377. 1876. jElurops insignita, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 156. 1876. tElurops. V. insignitus, Menge, Preussische Spinnen, p. 474, fig. 266. 1878. ./Elurops insignita, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.
DESCRIPTION. Mâle (fig. 6a). — Le céphalothorax est noir, recouvert d'une pubescence de couleur foncée ; en avant, dans le haut de la partie céphalique, on voit quatre traits formant deux accents circonflexes placés l'un au-dessus de l'autre et recouverts de poils blancs rosés; la partie thoracique est entourée d'une bordure blanche bien marquée.
Les yeux du premier rang sont vert-bronzé, entourés par-dessus de cils rougeâtres et par-dessous,
54 DESCRIPTION DES AUACHiMDES DE BELGIQUE.
ainsi que dans les intervalles, de cils blancs; les barbes , également blanches, sont longues et peu serrées.
Les chélicères, peu longues, sont rougeâtres.
L'abdomen, noir comme le céphalothorax, est bordé de blanc, surtout dans la partie postérieure; au milieu se trouve une bande blanche longitudinale souvent séparée en deux lignes qui se touchent au-dessus des filières et n'atteignent pas la partie antérieure.
Les pattes sont fauves avec les fémurs de la première paire jaune-paille; elles sont recouvertes d'une pubescence jaunâtre par-dessus et blanche en dessous, surtout aux fémurs des trois dernières paires.
La patte-mâchoire (fig. 66), jaune, est couverte de poils épais, de la même couleur ; on observe au fémur une forte saillie noire, en dessous; le tibia est muni de deux apophyses assez courtes pour être cachées par les poils qui le recouvrent ; le bulbe, noir, oblique, est un peu allongé et rétréci par en haut et par en bas.
Ordre de longueur des pattes : o = 4, \ , 2.
Femelle (fig. 6). — Le céphalothorax est recouvert d'une pubescence beaucoup plus claire que chez le mâle; il est bordé de blanc; les deux accents de la partie céphalique n'existent pas; les cils sont blancs sous les yeux et dans les intervalles; ils deviennent jaunâtres par-dessus.
L'abdomen, revêtu d'une pubescence fauve, est largement bordé de blanc à la partie antérieure; du milieu de cette partie claire descend une bande longitudinale blanche, formée de petits triangles superposés ou de deux séries parallèles de tachettes rapprochées et bordées de brun à l'extérieur; les côtés sont souvent criblés de points foncés disposés en petites bandes obliques; la ligne du milieu est quelquefois un peu rosée.
Les pattes, fauves, sont annelées d'une façon plus ou moins nette.
L'épigyne (fig. 6c), en forme de plaque rougeâtre un peu grande, convexe, arrondie dans le haut, tronquée et arquée par-dessous, est munie en outre de deux petites saillies ovales assez faibles.
Ordre de longueur des pattes : 5, 4, 1, %
MOEURS. Cette araignée, rare dans le Nord, est beaucoup plus commune dans le Midi ; je l'ai rencontrée
isolément dans des endroits chauds et bien découverts, courant et sautant surtout, sur des éboulis de pierre, dans des terrains arides et sablonneux, sur des collines bien exposées aux rayons du soleil ; je ne l'ai jamais vue sur une plante ni sur un buisson ; je n'ai pu observer ni son nid, ni sa retraite.
Belgique.
DISTRIBUTION Namur : Yvoir. Waulsort. GÉOGRAPHIQUE. ^ . ^ Horion-Hozémont.
Flandre orientale : Environs de Gand, Deurle. (Elle y est assez fréquente.) Luxembourg : Laroche.
Hollande.
Utrecht, Maestricht.
France.
Environs de Paris : La Varenne, Viroflay. — Seine-et-Oise : Lainville. — Morbihan : Plouharnel. — Orne : Lhôme. — Auvergne : Royat. Le Lioran. — Alpes-Méridionales. — Var. — Pyrénées orientales (E. Simon).
Allemagne.
Prusse. — Bavière : Nuremberg, Happurg, Glaishammer, Wâldchen, Herrnhùtle, Erlenstegen, Zerzabelshof, Dutzendteich.
Transylvanie : Klausenburg. — Dalmatie : Zara.
Russie.
Finlande : Helsingfors. — Pologne.
Suisse.
Chur. Bergell, Warmbrunn. — Tessin. — Tyrol : Inspruck, Seltenheit, Jenbach.
Lombardie : Environs de Milan.
Grenade,
Albanie : Scutari.
Italie.
Espagne.
Turquie d'Europe.
Turquie d'Asie.
Syrie : Jaffa, Saint-Jean-d'Acre, Beyrouth, Tripoli. — Palestine.
Afrique.
Algérie : Environs d'Alger.
Je l'ai reçue de l'Angleterre sans désignation de localité; elle est citée encore de Suède et de Sardaigne.
Genre HELIOPHANUS, C. Koch, 1833.
SYNONYMIE. 1853. Heliophanus, C. Koch, In Herr-Schaeff., Deutschl. Inseklen, 119, 1, 2.
1857. Heliophanus, C. Koch, Uebersicht des Arachniden-Sy stems, I, p. 29. 1864. Heliophana, E. Simon, Histoire naturelle des Araignées, p. 552.
1869. Heliophanus, E. Simon, Monographie des espèces européennes de la famille des Attides, p. 667.
1870. Heliophanus, Thorcll, On European Spidcrs, p. 211.
1871. Heliophanus, E. Simon, Révision des Attides d'Europe, p. 358. 1876. Heliophanus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 14-0. 1878. Heliophanus, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.
CARACTÈRES DU GENRE Le céphalothorax s'élève en bosse avec la partie thoracique dilatée; la partie céphalique, plus - — v/^^èh courte, est légèrement inclinée en avant et limitée par une large dépression. S Les yeux de la face sont disposés en ligne presque droite; ceux de côté sont plus
gros que les dorsaux et placés à la même distance des bords, ce qui rend les côtés du carré oculaire parfaitement droits; celui-ci est plus large que long.
Le bandeau, sans barbes, est plus étroit que les yeux du milieu. Les chélicères sont verticales et assez solides.
Le plastron est plus large que les hanches intermédiaires.
Les pattes se présentent dans l'ordre suivant : 4, 1,2, 3 ou 4, 1, 3, 2; elles sont généralement peu inégales; les hanches de la quatrième paire sont plus longues que celles des deux paires du milieu; celles de la première paire sont séparées de la largeur de la lèvre; le tibia et la patella de la première paire, réunis, sont plus courts que le céphalothorax et plus longs que le tarse et que le métatarse ; le tibia et la patella de la quatrième paire sont plus longs que ceux de la troisième;
les patellas des troisième et quatrième paires sont de même longueur; tous les fémurs, les tibias et les métatarses sont garnis d'épines qui manquent aux patellas.
La patte-mâchoire du mâle est un peu courte; le fémur est muni par-dessous d'une apophyse simple ou fendue en deux pointes; les apophyses du tibia sont faibles et le tarse allongé dépasse le bulbe de beaucoup.
Tous les Heliophanus sont ornés de couleurs à reflets métalliques, ce qui aide beaucoup à les reconnaître.
HELIOPHANUS CUPREUS, Walckenaer, 1802 (sub. Aranea).
(PI. 111, fig. 7, 7«, 76, 7c, Id, 7e, If, 1g, Ih, 7t.)
SYNONYMIE. 1802. Aranea cuprea, Walckenaer, Faune parisienne, II, p. 245.
(?) 1803. Aranea oenea, Schrank, Fauna Boica, III, 1, p. 258.
1805. Attus cupreus, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 24.
1832. Attus atro-virens, Sundevall (ad partem), Suenska Spindlarnes beskrifning, p. 210, n° 8.
1855. Heliophanus cupreus, C. Koch, In Herr-Schaeff., Deutschl. Insekten, 119, 1, 2.
1837. Attus cupreus, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. I, p. 409.
1848. Heliophanus cupreus, C. Koch, Die Arachniden, t. XIV, p. 56, fig. 1513-1515.
1861. Salticus cupreus, Blackwall (ad partem), Spiders of Great-Britain, t. I, p. 57, pi. III, fig. 31.
1861. Attus cupreus, Westring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 584.
1864. Heliophanus cupreus, E. Simon, Histoire naturelle des Araignées, p. 352.
1869. Heliophanus cupreus, E. Simon, Monographie des espèces européennes de la famille des Attides, p. 669.
1870. Heliophanus cupreus, Thorell, On European Spiders, p. 211. 1870-1872. Heliophanus cupreus, Thorell, Bemarks on Synonyms, p. 599. 1876. Heliophanus cupreus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 144. 1876. Heliophanus cupreus, Menge, Preussische Spinnen, p. 467, pi. LXXVII, fig. 265. 1878. Heliophanus cupreus, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.
DESCRIPTION. Mâle. — Le céphalothorax, noir, finement chagriné, garni de pubescence jaunâtre, est bordé
de poils blancs en avant et sur les côtés; la ligne marginale est fine et nettement indiquée; la partie céphalique, légèrement convexe, est séparée de la partie thoracique par une simple dépression peu marquée; les yeux dorsaux et les yeux latéraux sont de même grosseur; les yeux de la face sont disposés en ligne droite et ceux de la seconde ligne sont plus rapprochés de ces derniers que des yeux dorsaux; les cils sont blancs.
Les chélicères, à reflets cuivreux, sont visiblement plus longues que la face.
L'abdomen, noir, à reflets métalliques, ressemble à celui de la femelle.
Les pattes sont généralement noires; les tarses et les hanches sont fauves; il y a sur les fémurs, sur les patellas, sur les tibias et sur les métatarses un trait plus clair recouvert de poils blancs ; le tibia de la première paire est aussi large et plus long que la patella.
La patte-mâchoire (fig. ~h, 1i) est foncée et ornée de poils blancs; le fémur est au moins aussi long que large; son apophyse est formée de deux branches à peu près égales, dont l'une est accolée au tarse; l'autre est pointue, arquée en arrière ou quelquefois droite; le bulbe, plus court que le tarse, est légèrement allongé, avec son sommet rétréci surmonté d'un stylum ; la base est divisée en deux lobes inégaux.
Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 5, 2.
Femelle (fig. 7, 7er, 76). — Le céphalothorax ressemble à celui du mâle, mais la dépression qui sépare les parties thoracique et céphalique est plus fortement indiquée ; les yeux de côté sont un peu séparés de ceux du milieu ; les cils sont blancs.
MOEURS
L'abdomen, noir, à reflets plus ou moins métalliques, est bordé de blanc en avant et sur les côtés; cette bordure descend un peu plus bas que la moitié de la longueur de l'abdomen; dans la partie postérieure on trouve quatre taches blanches obliques, disposées par paires superposées; quelquefois deux de ces tacbes sont complètement effacées. J'ai rencontré plusieurs variétés chez lesquelles les deux points supérieurs étaient remplacés par un trait horizontal courbé en arrière, et les inférieurs par des accents courbés en sens inverse.
Les pattes sont jaunes avec des petits traits noirs sur les fémurs et sur les tibias; quelquefois ces traits sont doubles sur le fémur de la quatrième paire.
La patte-mâchoire est blanchâtre, avec la patella plus courte et plus étroite que le tibia.
L'épigyne (fig. 7c), arrondie, transversale, moins large en avant, tronquée en arrière, présente un assez large rebord; il y a deux fossettes latérales un peu triangulaires, séparées par une petite carène peu visible.
Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 5, 2.
On la rencontre à la fin du mois de mai dans les clairières des bois, dans les friches et généralement dans tous les endroits secs bien exposés aux rayons du soleil ; pour chasser, le mâle grimpe souvent sur les buissons, sur les bruyères et sur les plantes basses ; il court avec une extrême agilité et peut même sauter à d'assez grandes distances ; ces araignées se tissent des retraites temporaires dans les plantes ou dans les crevasses des rochers; ces retraites soyeuses, un peu allongées, ont toujours deux issues.
A l'époque de la ponte, la femelle se glisse sous des pierres ou sous des écorces d'arbres et quelquefois, si les pierres lui font défaut, dans l'intérieur d'une feuille morte roulée (fig. Ici).
Les œufs, au nombre de vingt-cinq à quarante, jaunâtres, presque incolores, attachés ensemble par des fils, sont renfermés dans un cocon de soie blanche très solide, qui semble composé de deux pièces plus ou moins arrondies, cousues par les bords ; elle dépose ses œufs dans la moitié inférieure qu'elle recouvre ensuite d'une toile parfois tendue fortement, laquelle, dans ce cas, ressemble au couvercle d'une boîte (fig. 7/). On détache assez facilement ces deux parties sans endommager le travail de l'araignée; le cocon, qui varie beaucoup comme forme et surtout comme dimensions, est souvent sali et recouvert de brindilles et de détritus pour le dérober aux regards.
Comme presque toutes les Attides, les Cupreus restent pour ainsi dire sans bouger auprès de leurs œufs jusqu'au moment de l'éclosion.
Aux premiers froids, elles s'introduisent sous les pierres, sous les écorces ou dans les creux de rochers et s'entourent d'une vaste couverture de soie de forme allongée, épaisse, flasque et se déchirant facilement (fig. le, 1g).
Elles paraissent avoir une certaine tendance à se rapprocher ; j'en ai trouvé souvent plusieurs hivernant en compagnie sous la même pierre ou sous la même écorce.
Belgique.
DISTRIBUTION Brabant : Environs de Bruxelles, Boitsfort Groenendael, La Hulpe, Rixensart, Mont-Saint-Guibert, GÉOGRAPHIQUE. Ottignies, Bousval, Noirhat, Uccle, Jette-Saint-Pierre, Louvain.
Namur : Rhisne, environs de Namur, Yvoir, Dinant, Waulsort, Hastières, Marche-les-Dames.
Liège : Environs de Liège. Esneux, Tilff, Spa, Francorchamps, vallée de TAmblève, Barrage de la Gileppe,
Baraque Michel.
Luxembourg : Saint-Hubert, Redu, Marche. Laroche, Melreux, Hotton. Flandre orientale : Environs de Gand, Gavere, Oosterzeele.
Hollande.
Utrecht, xMaesirieht, Oirschot.
France.
Paris : jardins de la ville et tous les environs. — Seine-et-Oise : Meudon, Conflans, Mennecy. — Seine-et-Marne : Fontainebleau. — Normandie : Villers-sur-Mer, Jersey. — Indre : Châteauroux. — Morbihan. — Oise. — Aube. — Vosges : Geramer. — Auvergne : Royat, Aurillac. — Alpes : Monétier, Digne, Annot. — Provence : Sainte-Baume, Nice, Solliès-Pont, Lentosque. — Landes. — Gers : Lectoure, Condom. — Tarn. — Corse (E. Simon).
Je l'ai prise aussi à Porquerolles (îles d'Hyères).
Angleterre.
Denbighshire, Caernavonshire, Aberdeen, environs de Londres. — Ecosse : environs de Glascow.
Allemagne.
Laurenbourg, Happurg, Hartmannshof, Herrnhûtte, Kissingen. Bischoffsberg in Heiligenbrunnen, Johannisberg, Weichselmûnde. — Bavière : Heubach, Munich, Nuremberg.
Autriche.
Hongrie : Szinnaikô, Ujhely, Velejte, Szâdelô, Helmecz,Szerencz, Bereczki, Cassovie, Orsova, Varanno. — Galicie : Bukowina. — Trente.
Suisse.
Bex, Vernex, Gamsen, Bremgarten, Rossberg, Albula, Tarasp, Genève, Glarus, environs de Baie, Lucerne, les pentes du Righi et du Pilate, vallée de la Reuss, Saint-Gothard, le Tessin. — Tyrol : (Nord) Kerschbuchhof, Gnadenwald. (Sud), Brunnecken, Meran, Ratzes, Vols, Im Trientinischen.
Espagne.
Catalogne. — Galice : Torre di Allô.
Italie.
Vénétie. — Lombardie : environs de Milan. — Piémont : environs de Turin. — Le Tessin : Mendrisio, Stabio, Val di Muggio, Monte Sagata di Tremona, Monte Sancti Giorgio, Capolago, Lugano, Rovio, Casore, Monte di Caslano, Monte Sancti Salvatore, Caprino, Monte Brè, Monte Boglia, Monte Sancti Bernardo di Comano, Val Colla, Monte Ceneri, Locarno, Ascona, Levantina, Bac di Quinto. — Parme. — Modène. — Les Romagnes. — Environs de Florence (les Caséines). — Sardaigne.
Russie.
Charkow, Jekaterinoslaw, Sarepta, Jeny-Sala, Pologne, Sibérie (Est).
Suède.
Bois de l'île Gottland (Baltique).
Afrique.
Environs d'Alger.
SYNONYMIE
DESCRIPTION
HELIOPHANUS DUBIUS, C. Koch, 1848.
(PI. IV, fig. 9, 9a, 96.)
1848. Heliophanus dubius, C. Koch, Die Arachniden, t. XIV, p. 61, fig. 1517-1318.
1869. Heliophanus Karpinskii, E. Simon, Monographie des espèces européennes de la famille des Atlides, p. 679.
1869. Heliophanus dubius, E. Simon, Monographie des espèces européennes de la famille des Attides, p. 674*.
1870. Heliophanus dubius, E. Simon, Révision des Attides d'Europe, p. 540. 1876. Heliophanus dubius, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 146.
Mâle. — Le céphalothorax, chagriné, est noir, recouvert d'une pubescence rousse et bordé de blanc; la dépression qui sépare les parties thoracique et céphalique, courbée en arrière, est élargie légèrement dans le milieu ; les yeux de côté et les yeux dorsaux sont de même grosseur; les cils sont jaune-pâle.
Les pattes sont noirâtres; on remarque une ligne plus pâle sur les tibias; cette ligne est recouverte de poils blancs ; les hanches, le bas des fémurs et les tarses sont fauves ; le tibia de la première paire est plus étroit et un peu plus long que la patella.
Le fémur de la patte-mâchoire (fig. 9b), aussi long que large, affecte la forme d'un triangle dont le sommet est prolongé en pointe assez épaisse et recourbée en arrière; le tibia présente une petite apophyse pointue, dirigée perpendiculairement ; le tarse, assez allongé, dépasse un peu le bulbe qui est divisé dans le bas en deux lobes peu inégaux, il se resserre ensuite dans le haut pour se dilater après et se divise encore en deux lobes moins grands; celui du côté interne, plus long que l'autre, porte un petit tubercule vers le milieu.
Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 5, 2.
Femelle (fig. 9). — La dépression du céphalothorax est moins visible que chez le mâle et souvent la bordure blanche est plus effacée; les cils sont jaunes.
L'abdomen, bordé de blanc, surtout en avant, est revêtu d'une pubescence fauve, tirant sur le vert, mate et très unie.
Les pattes sont fauves ou souvent jaunes ; le fémur de la quatrième paire est presque toujours plus obscur; le tibia de la première paire est plus épais que celui du mâle.
La patte-mâchoire est blanchâtre.
L'épigyne (fig. 9a), plus large que longue, arrondie et plus étroite en avant, présente une légère échancrure dans le milieu du bord antérieur; plus bas, on trouve une petite saillie allongée, ovale, rougeâtre et très lisse.
Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 5, 2.
Je n'ai rencontré qu'une fois la femelle de cette rare espèce; elle était cachée dans une feuille morte ; ses mœurs me sont donc complètement inconnues.
Belgique.
DISTRIBUTION Hainaut : Braine-le-Comte (forêt de la Houssière). GÉOGRAPHIQUE.
Hollande.
Maestricht, environs de Bréda.
France.
Environs de Paris. — Alpes (E. Simon).
Allemagne.
Bavière : Munich, Nuremberg.
Russie.
Kiew, Varsovie, Pultava.
MOEURS
HELIOPHANUS .ENEUS, Hahn, 1831 (sub. Saltkus).
(PI. III, fig. 8, 8a, 86, 8c.)
SYNONYMIE. 1851. Salticus ^neus, Hahn, Die Arachniden, t. I, p. 65, fig. 49.
1848. Heliopiianus truncorum, C. Koch, Die Arachniden, t. XIV, p. 51, fig. 1509-1310 (non Linné). 1869. Heliopiianus truncorum, E. Simon, Monographie des espèces européennes de la famille des Attides,
1876. Heliophanus jENeus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 147. 1878. Heliophanus ^neus, L. Becker, Catalogne des Arachnides de Belgique.
DESCRIPTION. Mâle. — La pubescence qui recouvre le céphalothorax est plus ou moins claire; des poils blancs forment une bordure tout alentour; comme sur l'abdomen, cette pubescence présente des reflets métalliques très prononcés; la partie céphalique est un peu bombée; les yeux du premier rang forment une ligne presque droite ; les cils sont jaunes.
Les chélicères, noires, plus longues que la face, sont verticales et très fortement striées.
Les pattes, solides, sont noirâtres avec les hanches et les tarses un peu plus pâles; sur les fémurs, sur les tibias et parfois sur les métatarses il y a des traits clairs recouverts de poils blancs; le tibia de la première paire est aussi large et plus long que la patella.
L'abdomen, recouvert de pubescence d'un vert irisé, est bordé de blanc en avant et un peu sur les côtés; en arrière on remarque deux paires de taches blanches obliques, et souvent une cinquième tache ventrale.
La patte-mâchoire (fig. Sa) est recouverte de poils blanchâtres; l'apophyse du tibia est très longue, un peu verticale, recourbée en arrière et pointue ; le bulbe est beaucoup plus court que le tarse; il est assez allongé, sa partie supérieure se divise en deux lobes; celui placé du côté interne se prolonge en stylum droit, dirigé obliquement en avant.
Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 3, 2.
Femelle (fig. 8). — Le céphalothorax est presque semblable à celui du mâle.
L'abdomen ressemble aussi beaucoup à celui du mâle; il diffère de celui du Cupreus par la position des taches blanches qui sont placées plus bas, et par la présence de la cinquième tache sous les filières; les reflets irisés sont aussi plus éclatants.
Les pattes sont rousses avec les fémurs noirs; il y a des bandes foncées, latérales aux tibias et aux métatarses.
Les paltes-mâchoires sont jaune-pâle avec les fémurs noirs; la patella est plus étroite et plus courte que le tibia.
L'épigyne (fig. 8c) présente deux fossettes arrondies séparées par une forte carène dans le milieu de laquelle on distingue une petite strie longitudinale; la bordure postérieure est échancrée au milieu; on remarque encore un léger tubercule placé au milieu de chaque fossette; l'ensemble de l'épigyne forme une plaque plus large que longue, allant en diminuant, et tronquée dans la partie supérieure.
Ordre de longueur des pattes : 4, 3, 1,2.
MOEURS. Cette araignée est assez commune dans la province de Namur; elle court vivement à terre
parmi les plantes basses et les graminées; elle grimpe même souvent à la surface des roches bien exposées aux rayons du soleil ; elle se réveille dès les premiers jours du mois de mai.
A l'époque de la ponte, au mois de juin, elle se retire sous des pierres et dépose ses œufs au nombre de trente à quarante dans un cocon ressemblant beaucoup à celui du CAipreus; elle le
dissimule aux regards de la même façon, en l'entourant de brindilles, de débris de feuilles ou de détritus ; elle reste là immobile, cramponnée sur ses œufs comme si elle les couvait ; les petits vivent assez longtemps auprès de leur mère avant de se disperser pour toujours.
L'hiver, c'est encore le plus souvent sous des pierres qu'elle cherche un refuge; elle se tisse de vastes coques de soie blanche, épaisses et lâches, dans lesquelles elle se ménage deux issues.
J'ai vu fréquemment sous des pierres ou sous des feuilles mortes (fig. 86), huit à douze de ces jolies demeures placées les unes à côté des autres et communiquant même entre elles; toutes étaient habitées, ce qui dénote encore dans cette espèce une certaine tendance à vivre en société.
Belgique.
DISTRIBUTION Brabant . Environs de Bruxelles, Boitsfort, Groenendael, La Hulpe, Rixensart, Mont-Saint-Guibert, GÉOGRAPHIQUE. Louvain, Wesemaele (entre Aerschot et Louvain).
Namur : Dave, Yvoir, Samson, Dinant.
Liège • Huy, Modave, Spa.
Luxembourg : Marbehan, Virton, Luxembourg, Redu, Laroche, Marche. Flandre occidentale : Ostende, Heyst.
France.
Oise : Compiègne. — Aisne : Guise. — Vosges : Retournemer. — Cantal : Murât. — Alpes : Mont- Genèvre, Lautaret, Bourg-d'Oisans, Sappey, Valais. — Provence : Lentosque.
Allemagne.
Bavière : Munich, Nuremberg. — Silésie : Breslau.
Suisse.
Lucerne, vallée de la Reuss, Tarasp, Forêt Noire. — Tyrol : Innsbruck, Hottingerberg, Gnadenwald.
Italie.
Piémont : environs de Turin. — Lombardie : environs de Milan. — Mendrisio, Val Muggio, Lugano, Monte Salvatore, Rovio, Levantina, Airolo, Val Bedretto, îles Borromées.
Russie.
Pologne : environs de Varsovie.
Autriche.
Hongrie. — Transylvanie : environs de Klausenburg. — Bohême : environs de Prague.
HELIOPHANUS FLAVIPES, Hahn, 1851 (sub. Salticus).
(PI. III, fig. 9, 9a, 96, 9c, 9d.)
SYNONYMIE. 1831. Salticus flavipes, Hahn, Die Arachniden, t. I, p. 66, fig. 50.
1857. Heliophanus flavipes, C. Koch, Uebersicht des Arachniden-Sy stems, I, p. 30.
1848. Heliophanus flavipes, C. Koch, Die Arachniden, t. XIV, p. 64, fig. 1520 à 1522.
1861. Salticus cupreus, Blackwall, Spiders of Great-Britain, t. I, p. 57, fig. 51.
1869. Heliophanus flavipes, E. Simon, Monographie des espèces européennes de la famille des Attides, p. 681.
1870. Heliophanus flavipes, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 402.
1876. Heliophanus flavipes, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 151. 1878. Heliophanus flavipes, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.
DESCRIPTION. Mâle (fig. 9a). — Le céphalothorax est noir, finement chagriné, recouvert d'une pubescence jaunâtre et bordé d'une fine ligne blanche; la partie céphalique est légèrement bombée, la dépression
qui la sépare de la partie thoracique, est arquée en arrière et peu accentuée ; on y remarque quelquefois deux traits obliques formés de poils blancs; les yeux de côté et les yeux dorsaux sont de la même grosseur; les yeux du premier rang forment une ligne un peu courbée, presque droite; ceux du milieu se touchent et les latéraux sont à peine séparés; les cils sont blancs.
L'abdomen est d'un jaune cuivreux entouré d'une bordure blanche descendant fort bas; deux points blancs sont placés au-dessus des filières.
Les pattes sont noires ou brunes avec les tarses fauves; un trait un peu plus clair est indiqué sur les patellas et les tibias; on y remarque aussi des lignes longitudinales formées de poils blancs.
La patella de la première paire est plus courte et aussi large que le tibia.
Les chélicères, plus longues que la face, sont noires, avec des reflets verdâtres.
La patte-mâchoire (fig. 9c) est noirâtre, recouverte de poils blancs; l'apophyse du fémur (fig. 9d) est placée presque au milieu de l'article et divisée en deux branches; celle de dessus, la plus longue, est légèrement courbée et assez forte ; celle de dessous est beaucoup plus courte ; le tibia est muni d'une apophyse externe supérieure, courbée à son extrémité, et d'une seconde apophyse, inférieure, de même longueur, perpendiculaire; le tarse, allongé, mince, dépasse le bulbe; celui-ci est arrondi et muni d'un stylum dans le haut; dans la partie inférieure, il se divise en deux lobes de grosseur inégale; l'un des deux est prolongé et recourbé; sur le bord externe, il y a deux petites saillies bien visibles.
Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 3, 2.
Femelle (fig. 9). — Le céphalothorax est semblable à celui du mâle; les yeux antérieurs forment une ligne droite; les cils sont blancs.
L'abdomen, à reflets cuivreux comme celui du mâle, est quelquefois uni, sans taches blanches ; il présente rarement, vers le milieu, deux tachettes blanches, allongées, transversales.
Les pattes sont jaune très clair; il y a parfois des traits foncés aux fémurs et aux tibias des troisième et quatrième paires.
L'épigyne (fig. 9b), arrondie, très atténuée dans le haut, s'élargit assez fortement à la partie postérieure; la bordure est arquée légèrement par-dessus; la fossette, allongée, se présente en forme de trèfle.
Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 3, 2, ou 4, 1 = 3, 2.
MOEURS. Cette araignée doit être excessivement rare en Belgique; depuis plus de vingt ans, je ne l'ai
capturée que trois fois ; elle courait en plein soleil le long des rochers qui bordent la Meuse. Ses mœurs me sont donc inconnues.
Belgique.
DISTRIBUTION JSamur : Yvoir.
GÉOGRAPHIQUE. L%e . Ti|fî.
Luxembourg : Laroche.
Utrecht.
Hollande.
France.
Seine-et-Oise : Lainville, Cha ville. Mennecy. — Manche : Granville, Jersey. — Seine-Inférieure : Dieppe. — Somme : Le Crotoy, Saint-Quentin-en-Tournon. — Morbihan, Plouharnel. — Poitiers. — Aube : forêt d'Othe. — Haute-Marne : Langres. — Ain : Talissieu. — Wissant.
Angleterre.
Environs de Londres. — Ecosse : Glascow.
Suisse.
Genève. — Tyrol : (Sud) Meran, Brixen, Bozen, Seis, Vols.
Italie.
Lombardie : environs de Milan. — Tessin : Lugano, Monte Sancti Salvatore, Colmo di Croccio. de Capri.
— Ile
Allemagne.
Prusse. — Bavière : Munich, Nuremberg.
Autriche.
Dalmatie : Zara. — Hongrie : H. Bartfa, S. Patak.
Russie.
Gouvernement de Saint-Pétersbourg, Kharkow. — Finlande : Helsingfors. Je l'ai reçue de la Suède et du Danemark sans désignation de localité.
HELIOPHANUS CAMBR1DGEI, E. Simon, 1869.
(PI. III, fig. 40, -10a, 406, 40c, dOd.)
SYNONYMIE. 1869. Heliophanus Cambridgei, E. Simon, Monographie des espèces européennes de la famille des Attides,
1869. Heliophanus tribulosus, E. Simon, Monographie des espèces européennes de la famille des Attides,
1870. Heliophanus Cambridgei, E. Simon, Révision des Attides d'Europe, p. 349. 1876. Heliophanus Cambridgei, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 165. 1878. Heliophanus Cambridgei, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.
DESCRIPTION. Mâle (fig. 10a). — Le céphalothorax est noir, chagriné, recouvert d'une pubescence jaune assez éclatante, et finement bordé de blanc en avant et sur les côtés; la partie céphalique, un peu bombée, est séparée de la partie thoracique par une dépression arquée en arrière ; les yeux de la face se touchent et sont disposés en ligne droite; ceux de côté sont aussi gros que les dorsaux; les cils sont blancs.
L'abdomen, recouvert de pubescence jaune un peu doré, est entouré de blanc avec deux tachettes de même couleur posées au-dessus des filières.
Les pattes sont noirâtres avec les hanches et les tarses plus clairs; un trait fauve existe sur les fémurs, les tibias et les métatarses; ce trait est recouvert de poils blancs; la patella de la première paire est un peu plus large et plus courte que le tibia.
La patte-mâchoire (fig. 106) est brune, rougeâtre, couverte de poils blancs; vers le haut du fémur on voit une apophyse séparée à sa base en deux branches horizontales et divergentes; elles ne sont pas de même longueur; celle du côté externe est la plus courte; le tarse, allongé, dépasse un peu le bulbe; celui-ci (fig. 10c) est presque aussi large que long; dans la partie supérieure il se divise en trois petits lobes courts, arrondis et bien indiqués; dans la partie inférieure il se divise en deux lobes seulement dont l'un, celui du côté interne, est plus développé que l'autre.
Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 3, 2.
Femelle (fig. 10). — La pubescence qui recouvre le céphalothorax est mate, plus claire que chez le mâle; les yeux de la face sont disposés en ligne droite.
L'abdomen est recouvert de pubescence dorée et irisée, il est bordé de blanc; cette bordure, qui descend jusqu'aux filières, est plus longue que celle du mâle; plus bas se trouvent deux petites taches blanches plus ou moins rapprochées et même quelquefois réunies.
Les pattes sont jaune-clair.
La fossette de l'épigyne (fig. 10c/), arrondie en avant et sur les côtés, est beaucoup plus large que longue; la bordure de dessous est étroite et arquée, le milieu avance légèrement dans la fossette; il n'y a pas de saillie ni de carène centrale.
Ordre de longueur des pattes : 4, 5, 1 , 2.
MOEURS. Je l'ai capturé au commencement du mois de mai courant sur les rochers en même temps
que l'espèce précédente, puis, au mois de juin, à la lisière d'un bois de sapins, errant et sautant sur les tiges de bruyère; il avait construit une petite retraite, que je n'ai observée qu'une fois et qui ressemblait fort à celle du Cupreus; cette araignée est fort rare en Belgique.
Belgique.
DISTRIBUTION Hrabant : environs de Diest. GÉOGRAPHIQUE. yyamMr ; Yvoir.
Paris, la Glacière, Meudon, Bellevue, Fontainebleau. — Manche : Granville. — Morbihan : Plouharnel. — Indre : Châteauroux. — Aveyron : Millau. — Gers. - Gironde : Arcachon. — Landes : Mont-de- Marsan. — Var : Sainte-Baume. — Pyrénées-Orientales : Collioure, Vernet (E. Simon). — Environs de Toulon. — Menton. — Porquerolles (îles d'Hyères). — lie de Ré.
Autriche.
Hongrie : H. Bârtfa, S. Patak. — Dalmatie : Zara.
Italie.
Le Tessin. — Environs de Pavie. — Ile d'Ischia (golfe de Naples).
Corfou — Iles Ioniennes.
Catalogne : Calella.
Le Tessin : Lugano, Monte Boglia. — Tyrol.
Assez répandue dans le Sud.
Environs d'Alger.
Grèce.
Espagne.
Suisse.
Angleterre.
Afrique.
Genre EUOPHRYS, C. Koch, 1834.
1854. Euophrys, C. Koch (ad partem), In Herrich Schaeffer Deutschl. Inseklen, 125, 7, 8.
1857. Euophrys, C. Koch (ad partem), Uebersicht des Arachniden- Systems, I, p. 55.
1848. Euophrys, C. Koch (ad partem), Die Arachniden, t. XIV, p. 44-49.
1850. Attus, C. Koch (ad partem), Uebersicht des Arachniden- Sy stems , V, p. 68.
1869. Attus, E. Simon (groupe 15, ad partem), 31onographie des espèces européennes de la famille des
Attides, p. 587.
1870-1871. Euophrys, Thorell (ad partem), On European Spiders, p. 215. 1871. Attus, E. Simon (groupe 15, ad partem), Révision des Attides d'Europe, p. 620. 1876. Euophrys, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 170. 1878. Euophrys, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.
CARACTÈRES DU GENRE. Le céphalothorax est assez élevé, avec la partie thoracique dilatée et plus longue ; la partie
céphalique est presque toujours plane et légèrement inclinée; la dépression transversale, assez vaguement indiquée, est coupée par un petit trait très court, longitudinal ; les yeux de la face, disposés en ligne droite ou rarement en ligne un peu courbée, sont très inégaux ; les yeux dorsaux sont presque aussi gros que les latéraux ; le carré oculaire est plus large que long, à bords droits; les yeux dorsaux sont plus écartés l'un de l'autre que des bords latéraux.
Le bandeau est aussi large que la moitié des yeux médians; les barbes buccales sont assez longues et le plus souvent posées sur une partie membraneuse qui sépare le bord du bandeau des chélicères; les barbes sous-oculaires sont plus courtes.
Les chélicères sont plus courtes que la face, faibles, renfoncées ou verticales. A Le plastron est presque toujours plus large que les hanches intermédiaires. V Les hanches de la première paire sont séparées entre elles au moins de la largeur de la lèvre; les hanches de la quatrième paire sont plus longues; les deux premières paires de pattes sont les plus fortes, surtout chez les mâles ; le tarse et le métatarse de la première paire sont plus courts que le tibia et que la patella. Le tibia et la patella réunis de la troisième paire sont légèrement plus courts que le tibia et la patella de la quatrième; la patella de la troisième paire est plus longue que celle de la quatrième et le tibia est plus court et plus épais ; le tarse et le métatarse de la quatrième paire sont presque aussi longs ou aussi longs que le tibia et la patella; le tibia, un peu comprimé, est faiblement élargi à l'extrémité ; il y a des épines aux fémurs, aux tibias et aux métatarses ; elles manquent aux patellas.
Téguments testacés en tout ou en partie ; les dessins sont produits par la coloration de la peau.
Différences sexuelles très iaibles, sauf pour les pattes qui sont plus grosses et plus courtes chez les mâles.
SYNONYMIE
EUOPHRYS ERRATICA, Walckenaer, 1825 (sub. A (lus). (PI. IV, fig. 13, 13a.)
1825. Attus erraticus, Walckenaer, Faune française (Arachnides), p. 46.
1851. (?) Salticus agilis, Hahn, Die Arachniden, t. I, p. 72, fig. 54.
1837. Euophrys tigrina, C. Koch, Uebersicht des Arachniden- Systems, I, p. 35.
1841. Salticus distinctus, Blackwall, The différ. in numb. of eyes. etc. in Transact. of Ihe Linn. Soc,
t. XVIII, p. 616.
1848. Euophrys tigrina, C. Koch, Die Arachniden, t. XIV, p. 6, fig. 1275-1277. 1851. Attus tigrinus, Westring, Fôrteckning ofver till nàrvarande tid Kànda, i Sverige forekommande
Spindelarler, elc, p. 56.
1861. Salticus distinctus, Blackwall, Spiders of Great-Britain, t. I, p. 54, pi. III, fig. 29.
DESCRIPTION
1861. Attus tigrinus, Westring, Araneœ Suecicœ, p. 580.
1869. Attus erraticus, E. Simon, Monographie des espèces européennes de la famille des Altides, p. 588.
1870-1871. Attus erraticus, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 596.
1871. Attus affarer, E. Simon, Révision des Altides d'Europe, p. 170.
1876. Euophrys erratica, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 174.
1878. Euophrys erratica, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Relgique.
Mâle. — Le céphalothorax, noirâtre, est recouvert d'une longue pubescence rousse et blanche mêlée; le dessus de la partie céphalique est presque plat; la faible dépression, qui la sépare de la partie thoracique, est droite; les yeux de la face forment une ligne droite; les latéraux sont plus gros que les dorsaux; les cils forment de petits cercles rougeâtres autour des yeux; les barbes sont blanches; les sous-oculaires forment une bande étroite; les barbes buccales, plus longues, sont disposées sur un seul rang.
Les dessins qui ornent l'abdomen sont moins accusés que chez la femelle; la pubescence, blanchâtre, est fort longue.
Les deux premières paires de pattes sont obscures, avec les patellas et les tarses plus pâles; les deux dernières ont leurs fémurs bruns et les autres articles roux, annelés de brun à la base des patellas et des tibias; la patella de la première paire est plus courte que le tibia qui est garni de quelques crins isolés; le tibia et la patella de la troisième paire sont légèrement plus courts que ceux de la quatrième.
La patte-mâchoire (fig. 13a) est couverte de poils blancs; le tarse est noir; l'apophyse du tibia, divergente, est assez longue, droite, mince et recourbée à l'extrémité ; le tarse dépasse le bulbe ; celui-ci est noir avec un lobe inférieur un peu triangulaire; le lobe supérieur est muni d'un sîyluni droit qui sort de l'intérieur d'une grande échancrure.
Ordre de longueur des pattes : 1, 4, 5, 2.
Femelle (fig. 13). — La pubescence du céphalothorax est longue, jaune-rougeâlre, mêlée de poils blancs, avec une bordure blanche et souvent une tache de la même couleur sur le thorax; les cils sont rougeâtres et les barbes blanches.
L'abdomen est couvert de pubescence blanchâtre ponctuée de brun; vers le milieu se trouve une tache lestacée noirâtre suivie d'une suite d'accents souvent remplacés par de petits triangles plus ou moins bien indiqués.
Les pattes sont fauves; les fémurs sont plus foncés à leurs extrémités; un anneau mince et clair les sépare des patellas; des anneaux bruns très nets existent aux autres articles; le tibia de la première paire est armé de deux rangs de trois épines assez longues; celui de la seconde d'un rang de trois épines et une seule en face, enfin les tibias des troisième et quatrième paires présentent chacun une épine placée vers le milieu et deux plus petites à leur extrémité.
N'ayant jamais capturé la femelle adulte, je n'ai pu étudier son épigyne.
Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 5, 2.
MOEURS. Encore une espèce que je considère comme fort rare en Belgique, bien qu'elle semble assez
répandue dans toute l'Europe; elle aime les endroits arides; je l'ai trouvée en automne blottie sous une pierre où probablement elle se préparait à hiverner.
DISTRIBUTION Luxembourg : Redu.
GÉOGRAPHIQUE
Belgique.
France.
Paris : la Glacière. — Seine-et-Oise : Chaville, Versailles. — Aube. — Fontainebleau. — Ile de Ré. — Landes. — Gers. — Tarn. — Puy-de-Dôme : Royat. — Ain. — Alpes : Sappey, Lautaret, Le Monétier. — Digne. — Var : Sainte-Baume, Saint-JVIaximin. — Corse (E. Simon).
Allemagne.
Autriche.
Italie.
Vénétie. — Emilie. — Lombardie. — Tessin : Lugano.
Prusse. — Silésie. — Bavière (partout).
Bohême (partout).
Elle est citée de l'Angleterre, de la Suède, de la Russie et de la Laponie, sans désignation de localité.
SYNONYMIE
DESCRIPTION
Mâle(
EUOPHRYS FRONTALIS, Walckenaer, 1802 (sub. Aranea).
(PI. IV, fig. \, \a, \b, le, ïd.)
Aranea frontalis, Walckenaer, Faune parisienne, t. II, p. 246. Attus frontalis, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 24.
Euophrys frontalis, C. Koch,.in Herrich Schaefjer Deutschl. Inseklen, 125, n° 7, 8. Salticus maculatus, Wider (Reuss), Zoologische Mlsccllen (Arachniden), I, p. 278, pi. XVIII, fig. 10. Salticus rufifrons, Blackwall, Researches in ZooL, p. 420.
Attus frontalis, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. I, p. 415. Attus frontalis, C. Koch, Die Arachniden, t. XIV, p. 44, fig. 1504-1505. Attus striolatus, Westring (ad partem, la femelle), Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 591. Salticus frontalis, Blackwall, Spiders of Great-Britain, t. I, p. 52, pi. III, fig. 27. Attus frontalis, E. Simon, Monographie des espèces européennes de la famille des Attides, p. 597. Euophrys frontalis, Thorell, On European Spiders, p. 216. Attus frontalis, E. Simon, Révision des Attides d'Europe, p. 212. 1872. Euophrys frontalis, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 404. Euophrys frontalis, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 185. Euophrys frontalis, Mcnge, Preussische Spinnen, p. 496, pi. LXXXII, fig. 285. Euophrys frontalis, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.
Mâle (fig. 4). — Le céphalothorax est couvert d'une puhescence fauve; le dessus de la partie céphalique, incliné en avant, est noir; la partie thoracique est rougeâtre plus ou moins foncé; des cils rouges entourent les yeux; ceux de la première rangée sont disposés en ligne droite (fig. \d); on remarque quelques harbes blanches sur le bandeau.
L'abdomen est fauve-brunâtre, avec une pubescence plus pâle; il existe vers le milieu deux traits noirs en forme de V; de chaque côté un petit point et plus bas une série d'accents qui diminuent de grandeur jusqu'au-dessus des filières; les parties latérales sont pointillées; tous ces dessins, testacés, sont parfois assez indistincts.
La première paire de pattes est noire avec les tarses jaunes; elle est garnie de crins noirs et de quelques longs poils blancs; il y a des poils blancs au-dessus du tarse; les autres paires de pattes sont fauves avec des anneaux bruns plus ou moins bien marqués; les patellas des pattes de la première paire sont plus courtes que les tibias qui sont garnis de quelques longs crins; le tarse est plus court que le métatarse ; le tibia et la patella de la troisième paire sont plus courts que les mêmes articles de la quatrième.
La patte-mâchoire (fig. \b) est jaune; le tarse est un peu noirci; on remarque une petite bande de poils blancs courts sur la patella, sur le tibia et sur le tarse; ce dernier est plus long que le bulbe; celui-ci est prolongé par-dessous en pointe recourbée;, très épaisse; il est arrondi et largement échancré dans le haut; un mince stylum noir, replié sur lui-même, prend naissance au fond de l'échancrure et se prolonge perpendiculairement jusqu'à l'extrémité supérieure du tarse.
Ordre de longueur des pattes : i , 4-, 5, 2.
Femelle (fig. la). — Les deux couleurs du céphalothorax sont plus tranchées que chez le mâle; la partie noire de la partie céphalique, creusée par-dessous, descend sur les côtés; les cils sont jaunâtres, ainsi que les quelques barbes que Ton trouve au milieu du bandeau.
Les chélicères sont fauves.
L'abdomen présente dans le milieu une série longitudinale de petites taches noires triangulaires, et sur les côtés deux autres séries de taches découpées et variables, finissant en petits traits noirs obliques dans le bas; les parties latérales sont pointillées de brun foncé.
Toutes les pattes, le plastron et les pattes-mâchoires sont fauves; le tibia de la première paire est armé de deux rangées de trois épines; celui de la seconde, de deux rangées d'une et de trois chacune; il n'y a qu'une épine vers le milieu des tibias des deux dernières paires.
L'épigyne (fig. le), plus large que haute, présente deux grandes fossettes arrondies, un peu obliques et séparées par une carène très peu saillante, moins large de beaucoup que chaque fossette.
Ordre de longueur des pattes : 4, o, 1, 2.
MOEURS. Cette araignée n'est pas très rare en Belgique, bien qu'elle y paraisse assez peu répandue; on
la trouve depuis la fin du mois d'avril jusqu'en automne; elle marche lentement sous les plantes basses ou sous les bruyères et ne grimpe presque jamais sur les tiges; elle recherche surtout les endroits frais et légèrement humides.
A l'époque de la ponte, elle se relire sous les pierres ou sous les feuilles mortes; les œufs, attachés ensemble par des fils de soie, sont déposés dans une coque blanche, ovale, très résistante ; ils sont presque incolores et plus ou moins nombreux; j'en ai compté depuis quinze jusqu'à quarante.
J'ai observé parfois plusieurs de ces coques placées les unes à côté des autres sous le même abri et contenant chacune la mère enfermée hermétiquement avec ses œufs.
Aux premiers froids, elle se réfugie sous les mousses, sous des détritus végétaux ou s'enfonce profondément sous des feuilles sèches.
Belgique.
DISTRIBUTION Brabant : Environs de Bruxelles, Boitsfort, Groenendael, Bousval , Waterloo, Rhode-Saint-Genèse, GÉOGRAPHIQUE. Anderlecht, Berchem-Sainte-Agathc.
JSamur : Bhisnes, environs de JNamur, Dave, Profondeville, Yvoir.
Liège : Environs de Liège, Esneux, Comblain-au-Pont, Spa, Rcmouchamps, Aywaille, Sprimont. Ilollogne-aux-Pierres.
Luxembourg : Laroche, Marche, Melreux, Barvanx, Bertrix.
Utrecht, Breda, la Gueldre, Maeslricht.
Dans toute la France (E. Simon).
Angleterre.
Dangbighshire, Caernarvonshire, Yorkshire, Laneashire, Aberdeen.
Allemagne.
Laurenbourg. — Silésie : Breslau. — Bavière : Munich, Nuremberg, Heubach. Dutzendteich.
Suisse.
Genève, Vevey, Trebnitz, Val Sesia (côté sud du Mont-Rose). — Le Tessin. — Tyrol : (Nord, jusqu'à 5000 mètres d'altitude), Gnadenwald, Hôttinger. (Sud) ïm Trientinischen, Ratzes, Brixen.
Autriche.
Hongrie : Orsova. — Dalmalie : Zara. — Trente. — Bohême.
Italie.
Le Tessin : Mendrizio, Lugano, Monte Sancti Giorgio, Monte Boglia, Locarno, Intragna. — Lombardie : Milan.
Russie.
Crimée. — Pologne.
Elle est citée de la Suède et du Danemark sans désignation de localité.
SYNONYMIE
DESCRIPTION
Mâle (
EUOPHRYS PETRENSIS, C. Koch, 1837.
(PI. IV, fig. % la, 26, et pi. XXVII, fig. 5.)
Euophrys petrensis, C. Koeh, Uebersic/it des Arachniden- Systems, I, p. 54.
Attus petrensis, C. Koch, Die Arachniden, t. XIV, p. 49, fig. 1507.
Attus petrensis, Westring, Fôrteckning ofver till ndrvarande tid Kànda, i Sverige forekommande Spindelarter, etc., p. 62.
Attus petrensis, Westring, Araneœ Suecicœ, p. 555.
Salticus cocco-ciliatus, Cambridge, Descr. of 2i6 new Spec, cet. (in Zoologist, p. 8562) (2).
Attus cocco-ciliatus, E. Simon, Monographie des espèces européennes de la famille des Attides, p. 609.
Euophrys petrensis, Thorell, On European Spiders, p. 217.
1872. Euophrys petrensis, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 574.
Attus petrensis, E. Simon, Révision des Attides d'Europe, p. 204.
Euophrys petrensis, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 195.
Mâle (fig. 2a). — Le céphalothorax, noir dans la partie céphalique, roux dans la partie thoracique, est recouvert d'une assez longue pubescence blanchâtre et peu serrée; les yeux antérieurs, séparés, sont disposés en ligne droite et bordés de cils jaunes par-dessus et rouges par-dessous; les barbes, rouges, sont très serrées.
L'abdomen, uni, noirâtre, est recouvert d'une pubescence semblable à celle qui garnit le céphalothorax; le plastron est noir.
Les pattes sont fauves, sauf celles de la première paire qui sont noirâtres ; tous les tarses sont plus pâles et l'on observe un anneau foncé à la base des patellas, des tibias et des métatarses. Les tibias et les patellas des troisième et quatrième paires sont de même longueur.
Le tarse de la patte-mâchoire, garni de poils blancs, dépasse à peine le bulbe; il est ovale et assez large.
Ordre de longueur des pattes : 4, 5, 1,2.
Femelle (fig. 2). — Les couleurs des parties thoracique et céphalique du céphalothorax sont moins tranchées que chez le mâle; la pubescence est rousse, mélangée de poils blancs, surtout sur
le thorax et sur les côtés ; les yeux antérieurs, disposés en ligne droite, sont finement cerclés de cils fauves ; le bandeau, presque sans barbes, est assez élevé.
Les chélicères et le plastron sont noirs.
L'abdomen est recouvert de pubescence rousse-noirâtre; dans le milieu se trouve une série longitudinale de petits accents plus pâles diminuant de grandeur jusqu'au-dessus des filières; ces accents sont souvent peu distincts.
Le fémur de la patte-mâchoire est noir.
Les pattes sont fauves, plus ou moins foncées, plus robustes que celles du mâle et garnies de crins ; les troisième et quatrième paires sont marquées d'anneaux noirs à l'extrémité des fémurs, des patellas, des tibias et des métatarses; il y a une rangée de deux épines au tibia de la deuxième paire; le tibia et la patella de la troisième paire, réunis, sont aussi longs que ceux de la quatrième; le fémur de la quatrième est plus court que celui de la troisième.
L'épigyne (fi g. 26), lisse, en plaque rougeâtre foncé, est plus large que longue, arrondie et légèrement arquée par-dessous ; le rebord est mince et allongé.
Ordre de longueur des pattes : k = 5, 1 , % ou 4-, 3, 1, 2.
MOEURS. Cette araignée affectionne les endroits arides et rocailleux; comme l'espèce précédente, elle
grimpe rarement sur les tiges des plantes basses ou des bruyères autour desquelles elle chasse en marchant assez lentement; au moment de la ponte, elle se cache sous une pierre et construit son cocon contre la pierre même en choisissant toujours une partie un peu creuse (fig. 5, pi. XXVII); ce cocon est recouvert d'une nappe soyeuse sous laquelle se tient la mère; elle le dissimule en y attachant des particules de terre et des brins de mousse et l'entoure, en outre, de quelques cailloux très petits ou de débris de roche,, ce qui empêche l'écrasement du nid, si la pierre, toujours assez grande, venait à s'enfoncer.
Les œufs, relativement peu nombreux, sont d'un beau jaune orangé; le cocon, blanc, rond, est légèrement aplati.
En captivité, renfermée dans un large tube de verre, elle cherche encore à cacher son cocon qu'elle accroche contre un des côtés, en filant par-dessus une sorte de nuage épais formé de fils minces croisés dans tous les sens, très serrés et au milieu desquels elle se ménage une petite issue.
Elle passe l'hiver sous les pierres ou sous les mousses. Cette espèce est fort rare en Belgique.
Belgique.
DISTRIBUTION Luxembourg : Laroche.
GÉOGRAPHIQUE. France.
Oise : Precy. — Aube : ïroyes, Bar-sur-Seine. — Oisans : Aoule. — Hautes-Alpes : Le Monélier, Lautaret. — Canlal : Lioran, Plomb du Cantal, Aurillac (E. Simon).
Suisse.
Environs de Lucerne : pentes du Righi et du Pilate, vallée de la Reuss. — Valais : Zermatl.
Suède.
Upsal.
Angleterre.
Rorset.
Je l'ai reçue de l'Allemagne sans désignation de localité.
EUOPHRYS EQUIPES, Cambridge, 1871 (sub. Salîicus).
(PI. IV, fig. 3, 3a, 36, 3c.)
SYNONYMIE. 1871. Salticus équipes, Cambridge, Tram, of the Lin. Soc, p. 399.
1871. Ai tus équipes, E. Simon, Révision des Attides d'Europe, p. 199. 1876. Euophrys .équipes, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 195. 1878. Euophrys équipes, L. Bccker, Catalogne des Arachnides de Belgique.
DESCRIPTION. Mfiie (fig# 3^ — Le céphalothorax est assez grand; la partie céphalique, inclinée en avant, est noire; la partie thoraeique, d'un brun rougeâtre, est bordée d'un trait noir très fin; la pubescence est formée de poils jaunâtres mélangés de quelques crins noirâtres; les yeux du premier rang forment une ligne droite; ils sont visiblement séparés; les latéraux sont plus gros que les dorsaux; les cils et les barbes sont jaunâtres ; il n'y a pas de barbes buccales; le bandeau est incliné en arrière.
L'abdomen, noir, revêtu de pubescence moins claire que celle du céphalothorax, présente les mêmes dessins que chez la femelle.
Le plastron est noir et les hanches sont fauves.
Les pattes sont robustes, surtout celles de la première paire; il y a des anneaux noirs, au sommet des fémurs, à l'extrémité des patellas, aux deux bouts des tibias et des métatarses; le tibia et la palella de la première paire sont à peu près de même longueur et garnis de quelques longs crins; les tibias et les patellas des troisième et quatrième paires diffèrent également fort peu comme dimension.
La palte-mâchoire (fig. 3c), garnie de poils blancs, est peu longue; le tarse ne dépasse presque pas le bulbe ; celui-ci est proéminent, arrondi, et le lobe inférieur se termine en pointe à sa partie postérieure.
Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 3, 2.
Femelle (fig. 3). — La teinte noire de la partie céphalique du céphalothorax descend moins en pointe sur le thorax que chez le mâle ; le thorax est un peu éclairci sur les côtés avec la ligne marginale noire; les yeux sont extrêmement rapprochés et cerclés finement de cils jaunâtres; les barbes manquent complètement.
L'abdomen, brun foncé, présente deux points ronds dans la partie antérieure, suivis de deux taches un peu allongées et obliques; un peu plus bas se trouve une série d'accents diminuant de grandeur en descendant vers les filières et dont les pointes latérales sont quelquefois un peu dilatées; tous ces dessins sont fauves et plus ou moins bien indiqués.
Les pattes sont fauves, les fémurs plus foncés ou annelés largement à leurs extrémités; les autres articles sont annelés comme ceux des mâles ; le tibia de la première paire présente deux rangées d'une (quelquefois de deux) et de trois épines; il n'y a qu'une seule épine au milieu du tibia de la deuxième paire.
L'épigyne (fig. 36) présente une fossette beaucoup plus large que longue, simple, sans carène médiane, arrondie sur les côtés, aplatie et légèrement échancrée par-dessus ; la bordure inférieure est assez mince et s'avance un peu en pointe dans le milieu de la fossette.
Ordre de longueur des pattes : 4, 3, 1,2.
MOEURS. Encore une araignée que je considère comme fort rare en Belgique ; elle sort de ses quartiers
d'hiver dès les premiers beaux jours et vit dans les clairières des bois et sur les talus bien enso-
Ieillés; c'est une excellente sauteuse. Je n'ai pu observer son cocon, n'ayant capturé que deux fois la femelle avant le moment de la ponte.
Belgique.
DISTRIBUTION Brabant .misfort GEOGRAPHIQUE.
Namur : Y voir.
France.
Environs de Paris : La Glacière, prairies des bords de la Seine, La Varenne. — Morbihan : Plouharnel, Quiberon.
Brighton, Praisley. — Ecosse.
Environs de Lucerne. — Tyrol.
SYNONYMIE
Genre BALLUS, C. Koch, 1850.
Euophrys, C. Koch (ad partem), Uebersicht des Arachniden- Systems, I, p. 33.
Marpissa, C. Koch (ad partem), Die Arachniden, t. XIII, p. 53 (').
Attus, C. Koch (sub. gen. Ballus), Uebersicht des Arachniden- Systems, V, p. 68.
Attus, Westring (ad partem), Araneœ Suecicœ, p. 545.
Salticus, Blackwall (ad partem), Spiders of Great-Britain, t. I, p. 47.
Attus (Atta); groupe Ballus (Balla), et sous-genre Dendryphantes, E. Simon (ad partem), Histoire naturelle des Araignées, p. 510.
Attus, E. Simon (groupe 16), Monographie des espèces européennes de la famille des Attides, p. 623.
Ballus, Thorell, On European Spiders, p. 212.
Attus, E. Simon (groupe 18), Révision des Attides d'Europe, p. 134.
Ballus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 201.
Ballus, Menge, Preussische Spinnen, p. 485.
Ballus, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.
CARACTÈRES DU GENRE. L'ensemble du céphalothorax est déprimé; les parties céphaliques et thoraciques sont de même ^XJ^V lonSueur; cette dernière est rétrécie, inclinée et légèrement échancrée en arrrière. Les yeux de la face sont disposés en ligne presque droite ; ceux du milieu sont les plus gros; le bandeau est étroit; les chélicères sont courtes et renfoncées. Le plastron est un peu plus large que les hanches intermédiaires et plus étroit aux deux extrémités.
Les pattes, courtes, sont rapprochées du corps ; chez les mâles, la première paire est beaucoup plus épaisse que les autres; les fémurs et les tibias sont très dilatés ; le tibia et la patella de la troisième paire sont beaucoup plus courts que les mêmes articles de la quatrième; le tarse et le métatarse de la quatrième paire sont presque toujours plus courts que le tibia et la patella ; les deux dernières paires de pattes sont dépourvues d'épines ; les deux premières sont armées par-dessous de deux rangées d'épines aux tibias et aux métatarses.
La patte-mâchoire du mâle est courte et grêle avec la patella plus longue que le tibia ; celui-ci présente une apophyse dans le haut.
Les Ballus se reconnaissent aisément à leur corps épais, large et court; l'abdomen est carré par devant et semble ne faire qu'un avec le céphalothorax.
(') Les noms Marpissa et Euophrys, faisant double emploi, doivent être changés.
BALLUS DEPBESSUS, Walckenaer, 1802 (sub. Arunea).
(PI. IV, fig. 4, 4a, 46, 4c, U, 4e, if, 4g, 4ft, 4t.)
Aranea depressa, Walckenaer (femelle), Faune parisienne, II, p. 242.
Aranea chalybeia, Walckenaer (mâle), Faune parisienne, II, p. 245.
Attus depressus, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 27.
Attus chalybeius, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 25.
Salticus annulipes, Lalreille, Nouveau Dictionnaire d'Histoire naturelle (2° édition), XXX, p. 100.
Attus annulipes, Walckenaer, Aranéides de France, p. 55, n° 16.
Salticus brevipes, Hahn, Die Arachniden, t. I, p. 75, fig. 56.
Salticus heterophthalmus, Wider (Reuss), Zoologische Miscellen (Arachniden), I, p. 273, pi. XVIII,
fig. 11.
Attus annulipes, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. I, p. 417, n° 20. Euophrys suralis, C. Koch, Uebersicht des Arachniden-Systems, I, p. 34. Marpissa brevipes, C. Koch, Die Arachniden, t. XIII, p. 58, fig. 1126. Attus (Ballus) heterophthalmus, C. Koch, Die Arachniden, t. XIV, p. 50, fig. 1308. Ballus heterophthalmus, C. Koch, Uebersicht des Arachniden-Systems, V, p. 68. Salticus obscurus, Blackwall, Descriptions of some newly discovered, etc. (in Ann. and Mag. of nat.
Hist., 2e série, VI, p. 356).
Attus brevipes, Westring, Fôrteckning ôfver till nàrvarande tid Kànda, i Sverige fôrekommande
Spindelarter, etc., p. 56.
Attus brevipes, Westring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 552. Attus heterophthalmus, E. Simon (mâle), Monographie des espèces européennes de la famille des
Attides. p. 624.
Attus brevipes, E. Simon (femelle), Monographie des espèces européennes de la famille des Attides,
Ballus heterophthalmus, Thorell, On European Spiders, p. 212. 1871. Ballus depressus, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 570. Attus depressus, E. Simon, Révision des Attides, p. 227. Ballus depressus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 205. Ballus depressus, Menge, Preussische Spinnen, p. 484, fig. 274. Ballus depressus. L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.
DESCRIPTION. Mâle (fig. i). — Le céphalothorax est noir, chagriné ; la pubescence qui le recouvre est grise plus ou moins obscure, toujours plus foncée que chez la femelle ; les yeux du premier rang forment une ligne un peu courbée; les cils et les barbes sont blancs.
L'abdomen, carré en avant, est d'un noir rougeâtre garni de quelques poils roux.
Les pattes de la première paire sont noires; la patella et parfois l'extrémité du fémur sont rouges par-dessus ; le tarse et le métatarse sont fauves; les autres pattes sont jaune-rougeâtre pâle; il y a souvent un petit anneau noir à la base du tibia de la quatrième paire, ainsi qu'un trait noir sur la face antérieure des patellas et des tibias des deux paires postérieures.
Le tibia et le fémur de la première paire sont très développés et beaucoup plus larges que les autres articles.
La patte-mâchoire (fig. ici) est noirâtre ; le tibia est muni d'une petite apophyse assez courte, grêle et divergente; le tarse, allongé, est assez étroit; le bulbe est surmonté dans le haut d'un rebord épais marqué d'une strie noire transversale; un pli oblique divise le bulbe dans sa longueur ; il se partage en deux dans le bas, et la branche extérieure se prolonge sous le tibia.
Ordre de longueur des pattes : 4, 1,2 = 5.
Femelle (fig. la). — Le céphalothorax est recouvert d'une pubescence claire, jaunâtre et fort épaisse surtout dans la partie thoracique ; les yeux antérieurs forment une ligne droite ; les cils et les barbes sont blancs.
L'abdomen est recouvert d'une pubescence blanchâtre ; dans le haut existe une bande médiane noirâtre, élargie, bifurquée vers le milieu de l'abdomen et coupée par deux petits traits horizontaux plus ou moins distincts; cette bande est suivie de deux tachettes foncées et d'une série de petits accents descendant jusqu'au-dessus des filières ; le milieu de la partie postérieure est éclairci.
Les pattes sont blanchâtres ; on remarque deux traits noirs sur les côtés des fémurs, des patellas et des tibias de la première paire; ces articles sont un peu rembrunis à leur sommet; les autres paires de pattes ne présentent qu'un trait noir sur les mêmes articles ; ce trait est un peu plus large sur les tibias; il y a un anneau noir à la base des métatarses de la quatrième paire.
La patte-mâchoire est noirâtre avec le tibia et le tarse jaune-pâle.
L'épigyne (fig. le), en plaque arrondie, présente une fossette beaucoup plus large que longue, assez grande et tronquée à ses deux extrémités latérales.
Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2 = 5, ou 4, 1,2, 5.
MOEURS. Celte petite araignée habite principalement dans les bois; elle grimpe souvent sur des buissons
assez élevés et s'y met en embuscade dans les bouquets de feuilles qui garnissent les extrémités des tiges de chêne; on la rencontre également dans les mousses, sous les détritus et sur les bruyères ; à l'époque de la ponte, elle plie le coin d'une feuille (fig. kg) et dépose ses œufs, peu nombreux (fig. if), dans un cocon ovale ou en forme de poire (fig. Ib); elle tend par-dessus une nappe soyeuse très blanche et découpée sur les bords (fig. le) ; ces découpures servent d'entrée et de sortie à l'animal qui ne s'enferme jamais complètement ; elle fait le même travail sous les mousses, sous les feuilles mortes et quelquefois sous les pierres; je l'ai observée aussi, mais plus rarement, dans les prairies; sa démarche est lente, pourtant elle court et saute même assez bien lorsque un danger la menace.
Pour hiverner elle se glisse sous les mousses, sous les feuilles mortes et surtout sous les écorces (fig. lh)\ elle s'enferme dans une petite coque assez grossière mais épaisse et légèrement floconneuse ; elle en sort aux premières chaleurs du printemps.
Belgique.
DISTRIBUTION Brabant : Environs de Bruxelles, Boilsfort, Groenendael, Rouge-Cloître, Tervueren, Ucele, Rhode- GÉOGRAPHIQUE. Saint-Genèse, La Hulpe, Rixensart, Bousval, Jette-Saint-Pierre, Mont-Saint-Guibert.
Namur : Environs de Namur, Dave, Profondeville, Yvoir, Waulsort, Dînant, Hastières, Aublin, Philippeville, Mariembourg.
Liège : Environs de Liège, Tilff, Comblain-au-Pont, Spa, Francorchamps, Barrage de la Gileppe, Aywaille.
Flandre orientale : Environs de Gand, Deslelbergen.
Hainaul : Braine-Ie-Comle, Hennuyères, Soignies, environs de Mons.
Anvers : Calmplhout, Postel.
Limbourg : Genck, Munsler-Bilsen, Maeseyck, environs de Hasselt.
Luxembourg : Redu, Laroche, Marche, Melreux.
Utrecht, Breda, Harlem, Maestricht. Partout (E. Simon).
Hollande.
France.
Allemagne.
Bavière : Nuremberg. — Bohême : Prague. — Herrnhûtle, Môgeldorf, Laurenbourg, Johannisberg, Rhcinsberg, Kohlfurt.
Autriche.
Gralz. — Hongrie : Ujhely, Szerencs, Homonna, Cassovie, Orsova, Varanno. — Transylvanie : Klausenburg.
Monténégro.
Les rives du Danube, Cettigne.
Italie.
Vénétie. — Lombardie : Milan. — Le Tessin : bords du lac Majeur. — Piémont : Turin, les Caséines. — Parme. — Modène. — Les Romagnes.
Suisse.
Genève, environs de Lucerne : rives du lac des Qualre-Cantons, vallée de la Reuss. — Tyrol : (Nord) Hôltingerberg. (Sud) Meran.
Angleterre.
Southgate, Middlesex.
Russie.
Sarepta, Odessa, Jekaterinoslaw, Simferopol. — Pologne. Elle est citée de la Suède et du Danemark sans désignation de localité.
Genre NEON, E. Simon, 1876.
SYNONYMIE
CARACTÈRES DU GENRK.
1869. Attus, E. Simon (groupe 15, ad partem), Monographie des espèces européennes de la famille des Attides, p. 587.
1870. Euophrys, Thorell (ad partem), On European Spiders, p. 215.
1871. Attus, E. Simon (groupe 16, ad partem), Révision des Attides d'Europe, p. 623. 1876. Néon, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 208. 1878. Néon, L. Becker, Catalogne des Arachnides de Belgique.
Le céphalothorax est peu élevé; la partie thoracique, un peu plus courte que la partie céphalique, est largement tronquée et très peu rétrécie. Les yeux du premier rang sont disposés en ligne droite, ceux du milieu sont plus gros que les \oo/ latéraux; le bandeau est plus étroit que la moitié des yeux du milieu; les chélicères, courtes, minces, sont obliquement renfoncées et les deux réunies sont plus étroites ou aussi larges que la paire d'yeux du milieu.
k Le plastron, en forme de triangle allongé, est plus large que les hanches intermédiaires. Y Les pattes de la quatrième paire sont les plus longues et les plus épaisses ; celles des première et troisième paires sont à peu près de même grandeur et celles de la deuxième paire sont les plus courtes; il y a deux rangées de longues épines aux tibias et aux métatarses des deux premières paires; les troisième et quatrième paires en sont dépourvues ; le tibia et la patella de la quatrième paire sont plus longs que les mêmes articles de la troisième ; à la quatrième, le tibia et la patella sont à peine plus longs que le tarse et le métatarse.
Les filières supérieures sont plus fines et plus longues que les inférieures; elles sont écartées et permettent de distinguer entièrement en dessous les inférieures formées de deux articles dont le second est beaucoup plus court que l'autre. Les dessins de l'abdomen sont produits par la coloration du derme.
Les Néon se rapprochent des Battus, surtout par la disposition des yeux, la forme du céphalothorax et l'absence d'épines aux pattes postérieures. Ils ont aussi une certaine ressemblance avec les Euophrys à cause de la couleur et de la nature du tégument.
Ce genre renferme les espèces les plus petites de la famille des Attidœ.
NEON RETICULATUS, Blackwall, 1855 (sub. Sallicus).
(PI. IV, fig. 5, Sa, 56, oc, M.)
SYNONYMIE
DESCRIPTION
Mâle.
MOEURS
Salticus reticulatus, Blackwall, Descr. ofsome newly dise. Spec, cit. (in Ann. and Mac of nat. Hist.,
2e série, XI, p. 1 4).
Salticus reticulatus, Blackwall, Spiders of Greal-Britain, t. I, p. 60, pi. III, fig. 33. Attus frontalis, Westring (ad partem), Âraneœ Suecicœ descriptœ, p. 587.
Attus reticulatus, E. Simon, Monographie des espèces européennes de la famille des Attides, p. 604. 1871. Euopiirys reticulata, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 404. Attus reticulatus, E. Simon, Révision des Attides d'Europe, p. 219. Néon reticulatus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 210. Euopiirys reticulatus, Menge, Preussische Spinnen, p. 497, pi. LXXXII, fig. 284. Néon reticulatus, L. Bocker, Catalogue des Arachnides de Belgique.
Mâle. — Le céphalothorax est d'un fauve obscur tirant sur le vert avec la partie céphalique plus noire, surtout sur les côtés, et un trait noir sur les bords; de petits cercles de cils blancs entourent les yeux qui se touchent ; les trois paires de pattes postérieures sont fauves et plus brunes aux articulations; la première paire est un peu plus foncée que les autres avec les tarses et les métatarses éclaircis; à la première paire, le fémur est élargi, le tibia est légèrement plus long que la patella; il est garni, ainsi que le métatarse, de longues épines.
L'abdomen est semblable à celui de la femelle.
La patte-mâchoire (fig. 5a), brunâtre, est plus ou moins claire; la patella et le tibia sont de la même longueur; ce dernier, dépourvu d'apophyse, s'élargit à son extrémité; ces deux articles réunis sont plus courts que le tarse, qui dépasse le bulbe ; celui-ci est ovale, descend plus bas que le tarse par-dessous et couvre le haut du tibia ; on remarque à sa partie supérieure un petit tubercule saillant et un pli transversal.
Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 3, 2.
Femelle (fig. 5). — Comme coloration, le céphalothorax ressemble à celui du mâle; on voit souvent des traits obscurs rayonnants sur la partie thoracique.
L'abdomen est jaune-verdâtre; on trouve dans le haut, près du bord, un petit accent gris-noir, suivi de deux lignes longitudinales fines et ondulées qui descendent jusqu'à la moitié de la longueur de l'abdomen et sont arrêtées par un trait horizontal arqué par-dessus ; plus bas se trouve une série d'accents qui deviennent plus droits et plus petits en approchant des filières; souvent ces accents se prolongent sur les parties latérales en lignes fines qui forment un réseau en s'entrecroisant; souvent aussi ces accents ne continuent pas et l'on trouve sur les côtés des points ou des traits obliques, toujours d'un gris plus ou moins foncé.
Les pattes sont fauves ; l'extrémité des fémurs, les patellas et les tibias sont bruns.
L'épigyne (fig. 5c?) est formée de deux fossettes arrondies, un peu obliques, avec un rebord étroit par-dessous; une carène fine et noirâtre les sépare; au-dessus, un espace rougeâtre, lisse, légèrement convexe se trouve placé entre les fossettes et le pli épigastrique.
Ordre de longueur des pattes : 4, 1 = 3, 2.
On rencontre ces petites araignées dans toutes les saisons ; elles vivent cachées sous les touffes de bruyère qu'il faut écarter et soulever pour les voir; elles chassent lentement à terre et se glissent aussi sous les mousses, sous les détritus, sous les feuilles desséchées et même sous les pierres dans nos provinces montagneuses ; c'est dans ces divers endroits qu'elles passent les mois d'hiver sans se filer d'abri.
J'ai pu observer, au commencement du mois de juillet, la femelle auprès de son cocon caché sous une pierre (fig. %b, 5c) ; ce cocon, très blanc, était dissimulé par des filaments de racines morles et des détritus végétaux ; il n'adhérait nullement à la pierre, mais était solidement attaché aux détritus qui l'entouraient; pourtant, lorsque les détritus lui font défaut, elle l'accroche directement contre la pierre.
Les œufs, très pâles, presque incolores, sont au nombre de quinze à vingt; au bout d'une douzaine de jours a lieu l'éclosion ; à leur naissance, les jeunes Reticulalus ont les pattes et le céphalothorax incolores ; l'aire oculaire est très noire et l'abdomen jaunâtre.
Le mâle et la femelle, que j'ai vus souvent réunis, paraissent vivre en bonne intelligence.
L'allure ordinaire des Reticulalus est lourde et lente ; ils sautent rarement, bien qu'ils puissent
le faire surtout si quelque danger les menace ; dans les grandes chaleurs de l'été ils deviennent
un peu plus vifs; on peut les voir à cette époque chasser en sautillant sur les herbes et les plantes
basses.
Belgique.
DISTRIBUTION Brabant : Environs de Bruxelles, Boitsfort, Groenendael, Auderghem, Tervueren, La Hulpe, Otlignies,
GÉOGRAPHIQUE. Rixensart, Bousval, Noirhat, Mont-Saint-Guibert, Villers-la-Ville, Uccle, Jette-Saint-Pierre, Malines,
Louvain, Tirlemont, Diest.
JSamur : Environs de Namur, Dave, Profondeville, Lustin, Yvoir, Dinant, Waulsort, Haslières, Ciney.
Luxembourg : Carlsbourg, Redu, Saint-Hubert, Nassogne, Laroche, Durbuy, Barvaux, Wellin, Grupont.
Liège : Environs de Liège. Chênée, Embourg, Chaudfontaine, Spa, Tilff, Esneux, Comblain-au-Pont,
Huy, Modave, Terwagne.
Hainaul : Environs de Mons, Braine-le-Comte, Hennuyères, Soignies.
Partout (E. Simon).
Allemagne.
Bavière : Munich, Nuremberg. — Falznerweiher, Bruckerlaehe, Heubach, Herrnhùtte, Mogendorf.
Suisse.
Genève, Vevey, environs de Lucerne, vallée de la Reuss. — Tyrol : Kalserthal, Vols, Brixen, Hôttinger Alpe, Kerschbuchhof, Gnadenwald.
Autriche.
Hongrie : Gratz.
Angleterre.
Montagnes de Oakland, Northamplon.
Italie.
Tessin. — Lombardie. — Vénélie.
Il est encore cité de la Suède et je l'ai reçu du Danemark sans désignation de localité.
Voici la liste des espèces étrangères à notre faune et appartenant à des genres dont nous possédons des représentants parfois assez nombreux :
Genre SALTICUS, Latreille. — S. tyrolensis, C. Koch. — S. myrmicoeformis, Lucas. — S. Simoni, Hermarm. Genre LEPTORCHESTES, Thorell. — L. chrysopogon, E. Simon. — L. mutilloides, Lucas. — L. subcingulatus,
E. Simon.
Genre SYNAGELES, E. Simon. — S. ludibundus, E. Simon. — S. todillus, E. Simon. — S. albo-trimaculatus,
Lucas. — S. dalmatensis, Keyserling.
Genre HYCTIA, E. Simon. — H. Canestrini, Canestrini et Pavesi.
78 DESCRIPTION DES AKACHiNIDES DE BELGIQUE.
/ Genre MARPISSA, C. Koch. — M. nigro-limbata, Cambridge.
Genre DENDRYPHANTES, C. Koch. — ïï. bombycius, E. Simon. — D. hastatus, Clerck. — D. badius, E. Simon.—
D. NiTELiNns, E. Simon. — D. picaceus, E. Simon. — D. ravidus, E. Simon.
Genre CALLIETHERA, C. Koch. — C. confusa, Lucas. — C. notia, E. Simon. — C. Goberti, E. Simon. — C. conjoncta, E. Simon. — C. mutabilis, Lucas. — C. modica, E. Simon. — C. scitula, E. Simon. — C. infima,
E. Simon. — C. Olivacea, L. Koch. — C. dispar, E. Simon. — C. mandibularis, E. Simon. — C. uncigera, E. Simon. — C. unicolor, E. Simon — ? C. propinqua (Salticus), Lucas. — ? C. albovittata, Lucas.
Genre HASAR1US, E. Simon. — H. adansoni, Audouin et Savigny. — H. paykulli, Audouin et Savigny. — H. jucundus, Lucas. — H. frontosus, E. Simon. — H. multipunctatus, E. Simon. — H. farinosus, C. Koch. — IL Taczanowskii, E. Simon. — H. alter, E. Simon. — H. imitatus, E. Simon. — H. devorans, Cambridge. — H. patagiatus, Cambridge. — H. nepos, Cambridge. — II. neglectus, E. Simon.
Genre PELLENES, E. Simon. — P. lapponicus, Sundcvall. — P. arcigerus, Walckenaer. — P. semi-ater, E. Simon. — P. geniculatus, E. Simon. — P. Bedeli, E. Simon. — P. Brevis, E. Simon. — P. subsultans, E. Simon. — P. Fischeri, Audouin et Savigny. — P. flavipalpis, Lucas. — P. Ravoisioei, Lucas. — P. Levaillantii, Lucas. — P. diagonalis, E. Simon. — P. loevigatus, E. Simon. — P. gemellus, E. Simon. — P. nigro-ciliatus, L. Koch. — P. compylophorus, Thorell. — P. tauricus, Thorell. — P. Brassaii, Hermann. — P. Durioei, Lucas. — P. ostrinus, E. Simon. — P. epularis, Cambridge. — P. Simoni, Cambridge. — P. seriatus, Thorell. — P. bilunulatus, E. Simon.
Genre ATTUS, Walckenaer. — A. longipes, Canestrini et Pavesi. — A. frigidus, E. Simon. — A. terebratus, Clerck. — A. Niger, Walckenaer. — A. distinguendus, E. Simon. — A. rapax, Thorell. — A. montigenus,
Thorell. — A. degorus, Thorell. — A . psammodes, Thorell. — A. ammophilus, Thorell. — A. guttatus, Tliorell.
A. cingulatus, E. Simon. — A. rupicola, C. Koch. — A. atellanus, C. Koch. — A. Wag.e, E. Simon.
A. penicillatus, E. Simon. — A. cinereijs, Wcslring. — A. histrio, E. Simon. — A. pusio, E. Simon.
A. pulex, E. Simon. — A. illibatus, E. Simon. — A. inoequipes, E. Simon. — A. albifrons, Lucas.
A. ZlMMERMANNl, E. SilTlOU.
Genre PHLEGRA, E. Simon. — P. cinereo-fasciata, E. Simon. — P. Bresnieri, Lucas. — P. loripes, E. Simon.
P. lippiens, L. Koch. — P. Redii, Audouin et Savigny. — P. fulviventris, Lucas. — P. numidica, Lucas.
P. FULVOTRILINENTA, Lucas. — P. ROGENHOFERI, E. Simon. P. LINEATA, C. Koch. P. FULVASTER ,
E. Simon. — P. sierrana, E. Simon. — P. subfasciata, E. Simon. — P. semiglabrata , E. Simon.
P. luteofasciata, E. Simon. ■ — P. particeps, Cambridge. — P. nitidiventris, Lucas. — P. sapphirina, Thorell.
Genre vELUROPS, Thorell. — A. festiva, C. Koch. — A. affinis, Lucas. — A. Dorthesi, Audouin et Savigny.
A. Monardi = Nicoleti, Lucas. — A. luctuosus, Lucas. — A. capreolus, L. Koch. — A. gilvus, E. Simon.
A. Ogieri, E. Simon. — A. candidus — albigans, E. Simon. — A. blandus, E. Simon. — A. spinierus, E. Simon.
A. oeruginosus, E. Simon. — A. conveniens, Cambridge. — A. cognatus, Cambridge. — A. cervinus, Thorell.
A. plumipes, Thorell. — A. ranunculus, Thorell. — A. Basseleti, Lucas. — A. politiventris, Cambridge. —
A. approximans, Cambridge.
Genre IIELIOPHANL'S, C. Koch. — H. edentulus, E. Simon. — H. metallicus, C. Koch. — H. encifer, E. Simon.
H. recurvus, E. Simon. — H. fulvignathus, E. Simon. — H. hegticus, E. Simon. — H. corsicus, E. Simon.
H. aeratus, C. Koch. — H. Kochi, E. Simon. — H. armatus, E. Simon. — H. linei-ventris, E. Simon.
H. grammicus, E. Simon. — H. expers, E. Simon. — H. viriatus, E. Simon. — [I. rufithorax, E. Simon.
H. cuprescens, E. Simon. — H. globifer, E. Simon. — H. simples, E. Simon. — H. inornatus, E. Simon.
H. apiatus, E. Simon. — H. facetus, Cambridge. — H. curvidens, Cambridge. — H. decoratus, L. Koch ?
H. varians, E. Simon. — H. exultans, E. Simon. — H. equester, E. Simon. — H. uncinatus, E. Simon.
H. furcillatus, E. Simon. — FI. melinus, L. Koch. — H. calcarifer, E. Simon. — H. cernuus, E. Simon.
H. mordax, Cambridge. — H. furcatus, Cambridge. — H. lacteus, L. Koch. — H. dentatidens, Cambridge. — H. albo-signatus, L. Koch. — H. Keyserlingi, E. Simon. — H. stylifer, E. Simon. — H. miles, E. Simon.
Genre ELOPIIRYS, C. Koch. — E. finitima, E. Simon. — E. lanigera, E. Simon. — E. pictilis, E. Simon. —
E. misera, E. Simon. — E. sulphurea, L. Koch. — E. nigritarsis, E. Simon. — E. gambosa, E. Simon.
E. difficilis, E. Simon. — E. rgfimana, E. Simon. — E. sedula, E. Simon. — Ë. luteo-lineata, E. Simon.
E. rufirarbis, E. Simon. — E. comptula, E. Simon. — E. acripes, E. Simon. — E. terrestris, E. Simon. —
E. lnnotata, E. Simon. — E. herbigrada, E. Simon. — E. baliola, E. Simon. — E. ludio, E. Simon.
E. calva, E. Simon. — E. orsoleta, E. Simon. — E. triangulifera, E. Simon. — E. manicata, E. Simon. — E. astuta, E. Simon. — E. clemens, Cambridge. — E. plebeja, L. Koch.
Genre BALLUS, C. Koch. — B. armadillo, E. Simon. — B. variegatus, E. Simon. — B. .œnescens, E. Simon.
B. tantulus, E. Simon. — B. rufipes, E. Simon. — B. decipiens, E. Simon. — B. orscuroides, Caneslrini et Pavesi. — B. biimpressus = Attus Seguipes, E. Simon.
Genre NEON, E. Simon. — N. levis, E. Simon. — N. muticus, E. Simon. — N. rayi, E. Simon.
En Belgique nous ne possédons pas de représentants des genres : Menemerus, E. Simon. — Phil^us, Thorell. — Thya? E. Simon. — Icius, E. Simon. — 3Levia, C. Koch. — Yllenus, E. Simon. — Habrocestum, E. Simon. — Cyrba, E. Simon. — Saïtis, E. Simon. — Eris, C. Koch. — Neera, E. Simon.
sme Famille : LYCOS ID^.
SYNONYMIE
1817. Citigrades, Latreille, Cuvier, Règne animal, t. III, p. 95.
1825. Cursores, Sundevall, Spécimen academicum gênera Araneidum Sueciœ exhibens, p. 20.
1825. Citigrâdoe, Latreille, Familles naturelles du Règne animal, exposées succinctement et dans un
ordre analytique, avec l'indication de leurs genres, p. 516. 1855. Lycosides, Sundevall, Conspeclus Arachnidum, p. 25. 1850. Lycosides, C Koch (excl. gen. Zora), Uebersichl des Arachniden- Systems.
1864. Lycosiformes, E. Simon, Histoire naturelle des Araignées (excl. genres Oxyopes et Hersilia), p. 54-1. 1870. Lycosoid^, Thorell, On European Spiders, p. 188. 1876. LYCOSiDiE, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 225. 1878. Lycosid^e, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.
CARACTÈRES DE LA FAMILLE
Le céphalothorax est très allongé, ovale dans la partie thoracique et diminuant de largeur en
§ avant depuis les hanches de la deuxième paire de pattes; il a une fine strie médiane, longitudinale sur le thorax, et des stries rayonnantes assez larges plus ou moins hien indiquées ; les stries céphaliques, qui existent toujours, descendent en se réunissant à angle aigu ; la face, élevée, est plus ou moins verticale, un peu triangulaire ou arrondie.
Les yeux, au nombre de huit, sont tous diurnes et disposés sur trois rangs, dont les deux ° ° premiers occupent la face et le troisième le dos; le premier rang se compose de quatre ~^1^ yeux disposés en ligne droite ou presque droite ; le second rang de deux yeux plus gros et le troisième de deux yeux plus petits que ceux du second rang, plus écartés et occupant à peu près le tiers antérieur de la partie céphalique; le bandeau, vertical, est toujours plus étroit que Taire oculaire. Les chélicères sont fortes et verticales chez le mâle comme chez la femelle. Le plastron, arrondi sur les côtés, est un peu plus long que large, coupé carrément en avant et finissant en pointe courte en arrière; les lames maxillaires sont toujours bien droites et moins larges que longues; la lèvre, plus courte, un peu tronquée dans le haut, est ordinairement un peu plus longue que large.
Les pattes sont munies d'épines aux fémurs, aux tibias, aux métatarses, parfois aux patellas, mais jamais aux tarses; on remarque fréquemment une scopula aux tarses ainsi qu'aux métatarses; la quatrième paire est la plus longue, puis viennent, par ordre, la première, la seconde et la troisième.
Les tarses sont armés de trois griffes; les deux de dessus sont longues, munies chacune de dix dents au plus ; la griffe inférieure présente quelquefois une petite dent, surtout chez les espèces qui habitent le bord de l'eau; les autres en sont dépourvues.
Les filières sont au nombre de six; une légère saillie anale sépare celles de dessus qui sont moins épaisses, un peu plus longues que les autres et composées de deux articles, dont le second, très court, est souvent tout à fait caché; les filières du milieu sont allongées, celles de dessous sont courtes et épaisses.
La patte-mâchoire du mâle est longue; le tarse est presque toujours terminé par une épine, parfois denticulée, qui ressemble à une griffe; il n'y a jamais d'apophyse au fémur ni à la patella, mais quelquefois au tibia (seconde sous-famille); le tarse, finissant en pointe, recouvre le bulbe et le dépasse plus ou moins.
/ Chez la femelle, la griffe qui termine la patte-mâchoire présente depuis deux jusqu'à wl/ cinq petites denliculations.
Les Lycosidœ se rapprochent plus que les Attidœ de la forme ordinaire des araignées (Araneœ verœ); cette ressemblance a donné lieu à beaucoup de confusion dans les classements
des auteurs qui ne se sont servis que du placement des yeux sans remarquer leur caractère; ceux des Lycoses sont toujours homogènes, tandis que ceux des Drassidœ et des Agelenidœ sont hétérogènes; parmi les Drassidœ de Walckenaer, le genre Zora n'était pas séparé des Dolomedes; C. Koch, Blackwall et Westring l'ont conservé dans la famille des Lycosides ; il en est de même pour le genre Texlrix qui ne peut appartenir qu'à la famille des Agelenidœ. Les Lycosidœ sont représentés en Belgique par six genres qui sont :
1er Genre. Ocyale, Audouin et Savigny. 2e — Dolomedes, Latreille.
5e — Lycosa, Latreille.
4e Genre. Pirata, Sundevall.
5« — Pardosa, C. Koch.
6e — Auloma, C. Koch.
i™ Sous-famille : DOLOMEDINM, E. Simon (').
SYNONYMIE
Genre OCYALE, Audouin et Savigny, 1825-1827.
J80o. Dolomedes, Walckenaer, Tableau des Aranéides (ad partem, 2mc famille, Les Sijlvines), p. 15.
1825-1827. Ocyale, Audouin et Savigny, Description de l'Egypte, édition 2, XXII, p. 372.
1861. Dolomedes, Blackwall (ad partem), Spiders of Great Britain, t. I, p. 57.
1801. Ocyale, Westring, Araneœ Suecicœ, p. 556.
1864. Ocyale (Ocyala), E. Simon, Histoire naturelle des Araignées, p. 581.
1870. Ocyale, Thorell, On European Spiders, p. 194.
1876. Ocyale, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 226.
1878. Ocyale, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.
CARACTÈRES DU GENRE. Le céphalothorax est allongé; le front, étroit, est coupé carrément; au milieu se trouve placé /^^\^^ une longue strie longitudinale très fine ; les stries rayonnantes sont fortement IT^V^J^ marquées.
Les yeux du premier rang sont disposés en ligne presque droite, les latéraux sont plus gros que q <o ceux du milieu ; ceux du second rang, plus rapprochés entre eux, sont un peu plus gros
que les latéraux du premier rang et aussi gros que ceux du troisième rang, qui sont beaucoup plus écartés; le bandeau est au moins aussi large que l'espace occupé par les yeux des deux premières lignes.
Les chélicères sont fortes et plus longues que la face.
Le plastron est aussi long que large, coupé carrément par en haut et légèrement creusé dans le
milieu; il diminue vers le bas et se termine en pointe courte entre les hanches
y postérieures; la lèvre, légèrement plus longue que large, un peu tronquée dans le
haut, n'est pas rétrécie; les lames maxillaires sont allongées, droites, et les bords du
côté interne s'écartent un peu.
L'abdomen, très allongé, ovale, est tronqué en avant et diminue en finissant en pointe en arrière.
Les pattes sont longues, assez fines et diffèrent peu de grandeur entre elles. Il y a des épines aux fémurs, aux palcllas, aux tibias et aux métatarses; sous les tarses et à l'extrémité des métatarses existe une scopula peu serrée; il y a trois griffes à l'extrémité des tarses; les supérieures sont
(*) A l'exemple de M. E. Simon, j'adopte la sous-famille des Dolomedinœ basée sur des caractères importants, comme, par exemple, la présence d'apophyses aux tibias de la patte-màchoire du mâle qui n'existent pas dans la sous-famille suivante des Lycosinœ; les yeux sont moins inégaux, la hauteur du bandeau est plus forte et, comme on le verra, ils diffèrent encore par leurs mœurs.
munies de denticulations variant en nombre, depuis neuf jusqu'à douze; il n'y en a qu'une ou deux beaucoup plus petites à la griffe inférieure.
Le tibia de la patte-mâchoire du mâle est pourvu d'une forte apophyse.
Chez la femelle, la griffe de la patte-mâchoire est denticulée; le tibia et la patella sont plus courts que le tarse.
Les Ocyale se rapprochent beaucoup des Oxyopes; ils en diffèrent surtout par la position de leurs yeux sur trois rangs.
OCYALE MIRABILIS, Clerck, 1757 (sub. Araneus]
(PL V el VI, fig. 1, 2, 'à, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, M, 12, 13, 44, 15, 16, 17.)
SYNONYMIE
DESCRIPTION
Mâle (
Araneus mirabilis, Clerck, Suenska Spindlar, p. 108, pi. V, fig. 10.
1778. Araneâ rufo-fasciata, de Geer, Mémoires pour servir à l'histoire des insectes, t. VII, p. 269, n° 21, pi. XVI, fig. lbis-8.
Aranea agraria, Olivier, Encyclopédie méthodique, t. IV, p. 215. 1794. Aranea obscura, Fabricius, Entomologica Systematica, t. II, p. 419.
Aranea mirabilis, Walckenaer, Faune parisienne, t. II, p. 256.
Aranea arcuato-lineata, Panzer, D. Jacobi, Christiani, Schaefferi, Iconum inseciorum circa Ratisbonam, etc., t. II,- tab. CLXXII, fig. 6.
Dolomedes mirabilis, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 16.
Dolomedes mirabilis, Hahn, Die Arachniden, t. IJ, p. 55, fig. 120.
Dolomedes mirabilis, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. I, p. 556.
Ocyale murina, C. Koch, Die Arachniden, t. XIV, p. 111, fig. 1548.
Ocyale mirabilis, C. Koch, Die Arachniden, t. XIV, p. 107, fig. 1546.
Ocyale rufo-fasciata, C. Koch, Die Arachniden, t. XIV, p. 110, fig. 1547.
Dolomedes Scheuchzeri, Menzel, Kurzer Abriss einer Naturgeschicte der Spinnen, etc. (ex-Thorell).
Dolomedes mirabilis, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. I, p. 57, pi. II, fig. 18. 1870. Ocyale mirabilis, Thorell, On European Spiders, p. 194.
Ocyale mirabilis, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 549.
Ocyale mirabilis, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 227.
Ocyale mibabilis, Menge, Preussische Spinnen, p. 506, pi. LXXXIII, fig. 287.
Ocyale mirabilis, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.
Mâle (fig. 2). — Le tégument du céphalothorax est brun, recouvert d'une épaisse pubescence jaune-fauve, plus claire sur les parties latérales; au milieu se trouve une bande mince, blanche, très aiguë à ses deux extrémités et n'atteignant pas dans le haut le bord du céphalothorax; il y a souvent un petit trait noirâtre au centre de la bande blanche; le milieu du bandeau est triangulaire (fig. 5) et bordé de poils blancs; le plastron est large (fig. 6), triangulaire et coupé carrément par-dessus; il se termine en pointe obtuse par-dessous; les yeux du premier rang sont presque de même grandeur; les pattes sont fauves ainsi que la patte-mâchoire (fig. 7, 8), dont le tarse est un peu rembruni; la patella, un peu plus longue que large, est légèrement plus longue que le tibia qui est droit et mince ; l'apophyse du tibia est allongée et au moins aussi longue que le diamètre de l'article; à sa base et par-dessous, elle est garnie de crins très longs; le tarse, assez large, dépasse le bulbe et se termine en pointe aiguë ; le bulbe est épais, arrondi et saillant.
L'abdomen est recouvert d'une pubescence unie de la même couleur que celle du céphalothorax; quelquefois on y distingue quelques traits obliques, latéraux, plus foncés.
C'est le type le plus fréquent en Belgique.
Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 5.
On trouve fréquemment une belle variété (fig. 1) dont le céphalothorax est brun-rouge violacé; la partie thoracique, beaucoup plus foncée, est bordée d'un trait noir de chaque côté; la bande longitudinale du milieu est nette et très blanche; les pattes sont rougeâtres avec les fémurs rembrunis et quelques anneaux vaguement indiqués aux autres articles.
L'abdomen est brun violacé, souvent presque noir, entouré d'une large bordure blanche festonnée, droite et rapprochée à la base; le plastron est noirâtre, avec une bande fauve au milieu.
Femelle (fig. 3). — Le céphalothorax et l'abdomen sont recouverts de pubescence jaune-fauve, comme chez le mâle; l'abdomen est souvent éclairci sur les parties latérales et présente dans sa moitié postérieure une série médiane de chevrons plus foncés, parfois complètement effacés.
L'épigyne (fig. 9) est plus longue que large et munie de deux profondes fossettes latérales courbées légèrement; au milieu se trouve une petite fossette allongée, finissant en pointe finement rebordée. Les rebords étroits sont un peu dilatés en avant.
Ordre de longueur des pattes : k, 1, % 5.
J'ai rencontré parfois une variété (fig. 14) avec deux larges taches blanches contre les angles du bandeau, le céphalothorax fauve avec les parties pâles rosées, la bande claire du milieu montant jusqu'au front et bordée de noir, deux minces traits blancs courbés, longitudinaux dans le haut de ces parties noires, et enfin un trait noir sub-marginal.
L'abdomen est également fauve-rosé; dans le centre se trouve une bande obscure, très étroite, étranglée au milieu, puis sur les côtés deux bandes étroites, noirâtres et festonnées; toutes les parties foncées sont bordées de lignes claires et fines.
Une autre variété, plus rare (fig. 10), est fauve comme le type; l'abdomen est orné de tachettes latérales découpées, nettes et très noires.
Variété Erycina, L. Becker. — Elle habite exclusivement les champs de bruyère de la Campine, où elle remplace complètement le type.
Le céphalothorax est d'un gris de fer noirâtre; la bande claire médiane est couleur de chair avec un petit trait noir au milieu; la partie céphalique est bordée de blanc.
L'abdomen, gris comme le céphalothorax, présente une bordure plus claire, nettement festonnée; au milieu, une bande blanche étroite, découpée sur les bords, descend plus bas que la moitié de la longueur de l'abdomen; elle est doublée d'une bande lancéolée grise.
MOEIKS. Pendant l'hiver, YOcyale mirabilis se glisse sous les écorces d'arbres ou sous les feuilles sèches.
Dans les endroits découverts et secs, on la trouve blottie dans une feuille recourbée, entourée d'une trame de soie assez grossière; mais comme il y a par-dessus elle près d'un pied de détritus ou de feuilles mortes, le froid ne peut guère la surprendre; elle le supporte du reste très bien, car j'ai vu plusieurs fois des femelles, poussées par la faim, courir sur la neige, avec moins de vivacité, il est vrai, que durant l'été.
Aux premiers rayons du soleil printanier, jeunes et adultes font peau neuve et s'élancent à la poursuite des petits coléoptères, des mouches, même des jeunes Epeires, tous encore plus ou moins engourdis; elles sont d'une vivacité sans égale; à peine les a-t-on entrevues une seconde, qu'elles disparaissent comme l'éclair; elles se glissent entre les plantes basses, se faufilent parmi les graminées flétries sans ébranler leurs tiges, grimpent sur les buissons en se dressant quelquefois sur les pattes antérieures à la manière des Atlidœ.
Au commencement du mois de juin, YOcyale choisit dans les taillis, dans les clairières, quelquefois au bord des mares ou des étangs, un endroit solitaire, mais toujours propice à la chasse, car il faut vivre et dans quelques jours il y aura de nombreuses bouches à nourrir. Elle entoure
les extrémités des petites branches, des graminées (fig. 4), des hautes herbes ou des bruyères, d'une vaste toile blanche d'un tissu très fin qu'elle arrondit en forme de ballon, en ménageant par-dessous une vaste ouverture (fig. 13). Elle parvient difficilement à dissimuler ce travail, surtout dans les champs de bruyère, où ces dômes de soie, souvent plus gros que le poing, attirent les regards.
De son côté, le mâle se construit des abris passagers qui lui servent d'embuscade de chasse; il choisit les touffes d'orties, de ronce, les petits buissons de hêtre, etc. Il se fixe au milieu des trois grandes feuilles qui terminent les tiges, en rapproche deux qu'il coud solidement en recouvrant de soie leur face inférieure ; ensuite, il attire vers lui la troisième qu'il recourbe au-dessus pour former le plafond arrondi de sa demeure ; il la termine intérieurement en lissant la soie tout autour de lui (fig. 11); ce travail, assez grossier du reste, lui suffit; de ce poste il surveille les environs et malheur à la mouche qui vient se reposer aux alentours.
Revenons à la mère, dont le travail est plus pénible; elle pond une centaine d'œufs(1) qu'elle renferme dans un cocon de soie jaunâtre, rond, un peu globuleux, de la grosseur d'un pois (fig. 10); une fois ce cocon posé au milieu du dôme dont j'ai parlé plus haut, elle ne le quitte plus; lorsque la faim la presse, lorsqu'un danger la menace, elle abandonne sa demeure en tenant le cocon contre sa poitrine; elle l'entoure de ses longues pattes-mâchoires; la fatigue doit être terrible, caria grosseur de ce fardeau l'oblige à marcher les pattes tendues pour ne pas toucher la terre (fig. 12); elle court ainsi avec autant d'agilité que si elle ne portait rien ; elle défend ses œufs avec le courage du lion et meurt plutôt que de les abandonner. Lorsqu'on parvient à les lui arracher, son inquiétude est curieuse à observer; elle s'agite, court dans tous les sens; quand on les remet à proximité, elle se précipite dessus d'un seul bond, puis se met à fuir avec vitesse. Au bout d'un mois de cette existence difficile, les petits commencent à ronger l'intérieur de leur berceau de soie; la mère fixe alors le cocon au milieu du dôme à l'aide de fils solides; après l'éclosion, les jeunes Ocyales prennent un ou deux jours de repos, puis sortent du nid en tendant sous leurs pas des fils minces qui, se croisant, s'enchevêtrant dans tous les sens, forment sur les feuilles ou sur la plante voisine une nuée bleuâtre transparente dont l'aspect est des plus gracieux (fig. 1 7) ; au milieu de ce brouillard de soie on distingue les jeunes araignées massées auprès de leur mère qui ne s'écarte que pour chercher la nourriture nécessaire ou pour leur donner les premières leçons de chasse. Si l'on touche cette toile un peu brusquement, ce petit groupe se disperse dans tous les sens, quelques petites Ocyales se laissent même déjà tomber suspendues par un fil. Elles passent en famille les premiers jours de leur jeunesse, puis, poussées par la loi commune, elles se séparent, abandonnant leur mère que bientôt elles ne reconnaîtront plus. Celle-ci reprend sa vie sauvage et quelquefois se livre à de nouvelles amours.
C'est alors qu'on remarque ces vastes nids abandonnés que le vent et la pluie enlèvent par lambeaux.
Belgique.
DISTRIBUTION Brabant : Partout.
GEOGRAPHIQIE. J\amur : Environs de Namur, Dave, Profondeville, Yvoir, vallée de la Lesse, Dinant, Ciney, Rochefort, Philippeville, Han-sur-Lesse, Beauraing, Hastières.
Liège : Environs de Liège, Huy, Modave, Esneux, Tilff, Comblain-au-Pont, Spa, Francorchamps, Barrage
de la Gileppe, Baraque Michel, Sprimonl. Luxembourg : Saint-Hubert, Redu, Wellin, Laroche, Barvaux, Durbuy, Marche, Carlsbourg, Melreux. Limbourg : Environs de Tongres, Munster-Bilsen, Lanaeken, Genck, Hasselt, Maeseyck, Reckheim. Hainaul ■ Braine-le-Comle, Hennuyères, environs de Mons, Binche, environs de Tournai, A th.
(') Je n'en ai jamais compté plus en Belgique.
Flandre orientale : Environs de Gand.
Flandre occidentale : Ostende, Heyst, Knocke.
Anvers : Environs d'Anvers, Postel, Turnhout, Hoogslraeten, Lierre, Calmpthout (exelusivement la var. Erycina, L. B.).
Hollande.
Maeslricht, Oirschot, route d'Hilversum à Amersfoort, environs de La Haye.
France.
Répandue partout (E. Simon). Je l'ai trouvée communément à Porquerolles (îles d'Hyères).
Angleterre.
Pays de Galles, Keith, Blair, etc. — Ecosse.
Bavière (partout). — Environs de Berlin, Johannisberg, Heubach, Herrnhûtte, Furstenstein.
Galicic : Krakau, Bukowina. — Hongrie : Varanno, Szinnaiko, Erdôbénye, Mâd, Ujhely, Tokay, Szôllôske.
Moldavie.
Cruce, Brostenii.
Suisse.
Genève, Baie, Lucerne, Fluelcn, vallée de la Reuss, Bremgarlen, Bex, Gamsen, Mund, Brigerbad, Rosswald, Simplon, Salève, Tessin. — Tyrol : Innsbruck, Kufstein, Im Trientinischen. — Zurich.
Italie.
Environs de Naples. — Ile d'Ischia (golfe de Naples), Cassua. — Vénétie. — Lombardie. — Piémont. — Tessin. — Modène, Bologne, Iles Borromécs. — Sardaigne.
Turquie.
Environs de Conslantinople.
Grèce.
Environs d'Athènes.
Russie.
Crimée, Simferopol, Jekaterinoslaw, Jeny-Sala, Sarepta.
Suède.
Upland, Upsal. Environs de Stockholm.
Espagne.
Galice. — Catalogne : Calella.
Portugal.
Les Algarves, environs de Lisbonne. — Iles Açores : San Miguel.
Afrique.
Tunisie. — Environs d'Alger.
On la cite de l'île de Monte-Cristo, dans la Méditerranée, et de l'île Madère. Celle espèce paraît répandue dans presque toute l'Europe.
Genre DOLOMEDES, Latreille, 1804.
SYNONYMIE
1804. Dolomedes, Lalrcille, Nouveau Dictionnaire d'Histoire naturelle, XXIV, p. 155.
1805. Dolomedes, Walckenaer, Tableau des Aranèides (ad partém, lre famille Ripuariœ, Les Riverines),
1853. Lycosa, sub. gen. Dolomedes, Sundevall, Conspectus Arachnidum, p. 24. 1861. Dolomedes, Westring, Arancœ Suecicœ, p. 554.
1861. Dolomedes, Blackwall (ad partem), Spiders of Great Britain, t. I, p. 57. 1864. Dolomedes, E. Simon, Histoire naturelle des Araignées, p. 574. 1876. Dolomedes, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 228. 1878. Dolomedes, L. Beckcr, Catalogue des Arachnides de Belgique.
CARACTÈRES DU GENRE
Le céphalothorax est large, ovale, marqué d'une strie longitudinale longue et profonde. Les yeux du premier rang forment une ligne plus ou moins courbée et sont de même grosseur; ©/ quelquefois les latéraux sont un peu plus petits; les yeux du second rang/ plus gros, sont plus rapprochés l'un de l'autre et forment par conséquent une ligne plus étroite; les yeux dorsaux, aussi gros ou plus gros que les précédents, sont plus écartés ; la ligne est donc beaucoup plus large; le bandeau est presque aussi large que les deux premières rangées d'yeux.
Les chélicères, très fortes, sont plus longues que la face.
Les lames-maxillaires, assez allongées, sont droites, légèrement courbées à partir de la lèvre ; celle-ci est un peu plus longue que large.
Le plastron, arrondi tout alentour, est aussi long que large.
L'abdomen ovale, allongé, est coupé presque carrément en avant et devient plus étroit en
arrière.
Les pattes sont presque toutes d'égale grandeur; elles sont longues, solides et munies d'épines aux fémurs, aux patellas, aux tibias et aux métatarses; sous les tarses et les mélatarses existe une scopula très épaisse; les tarses sont armés de trois fortes griffes; celles de dessus ont de huit à dix denticulations placées dans la moitié inférieure; la griffe de dessous n'en a que deux, assez courtes, inégales de grandeur.
La patte-mâchoire du mâle est longue; le tarse est muni à son extrémité d'une petite griffe
denticulée.
Chez la femelle, la patte-mâchoire est munie d'une griffe recourbée assez grande, qui présente cinq ou six denticulations.
Les Dolomedes sont grandes ; les couleurs diffèrent peu dans les deux sexes ; le mâle est seulement plus petit et plus élancé.
SYNONYMIE
DOLOMEDES LIMBATUS, Hahn, 1851.
(PI. vu, fig. 2, 2a.)
1851. Dolomedes limbatus, Hahn, Die Arachniden, t. I, p. 15, pi. IV, fig. 11. 1876. Dolomedes limbatus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 250. 1878. Dolomedes limbatus, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.
DESCRIPTION
Mâle. — Le céphalothorax est très allongé et devient plus étroit en avant; il est brun-foncé, recouvert de pubescence de même couleur; on remarque quelques poils jaunes sur le devant de
la partie céphalique ; deux bandes latérales très blanches partent du front et descendent jusqu'au bas du céphalothorax; elles sont séparées du bord par une ligne noirâtre.
L'abdomen est brun, bordé de blanc; au milieu sont placées deux séries longitudinales de six points blancs qui se rapprochent vers l'extrémité inférieure.
Les pattes sont brunâtres, les tarses et les métatarses sont un peu plus foncés.
La patte-mâchoire (fig. 2a) est garnie de poils blancs; l'apophyse supérieure du tibia est droite et se dirige obliquement en avant; l'inférieure est à peu près de même longueur et se dirige également en avant; le tarse présente une saillie par-dessous; il est allongé et dépasse le bulbe; celui-ci est relativement petit, arrondi à sa partie inférieure et creusé dans le haut.
Ordre de longueur des pattes : 4, 1, % 3.
Femelle (fig. 2). — Le céphalothorax est semblable à celui du mâle.
L'abdomen est recouvert d'une pubescence un peu plus rougeâtre que celle du mâle; les dessins sont semblables.
Les pattes sont fauves; les fémurs sont noirs par-dessous.
La seule femelle que j'ai pu observer vivante n'étant pas adulte, je n'ai pu étudier Tépigyne.
Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 5.
Je n'ai rencontré le mâle et la femelle qu'une seule fois; cette araignée est fort rare en Belgique; elle habite le bord de l'eau et court avec agilité; on peut aisément la confondre avec l'espèce suivante; ses mœurs me sont inconnues.
Belgique.
DISTRIBUTION Anvers : Calmpthout (au bord des marais). GÉOGRAPHIQUE. France#
Oise : Le Lys. — Morvan. — Aisne : Ferté-Milon, bords marécageux de l'Ourq. — Seine-et-Marne : Montigny-sur-Loing.
Elle est citée de l'Allemagne, de l'Autriche et de l'Angleterre sans désignation de localité.
DOLOMEDES FIMBRIATUS, Clerck, 1757 (sub. Araneus). (PI. VII, fig. 1, \a, \b, le.)
1757. Araneus fimdriatus, Clerck, Suenska Spindlar, etc., p. 106, fig. 5, tab. IX.
1757. Araneus undatus, Clerck, Suenska Spindlar, etc., p. 100, fig. 5, tab. I.
1758. Aranea fimdriata, Linné, Systema nalurœ, édition 10, I, p. 621.
1758. Aranea virescens, Linné, Systema nalurœ, édition 10, I, p. 623.
1758. Aranea palustris, Linné, F aima Suecica, édition 2, p. 4-91 .
1778. Aranea paludosa, de Geer, Mémoires pour servir à l'histoire des insectes, t. VII, p. 278, pi. XVI, fig. 9-12.
1778. Aranea marginata, de Geer, Mémoires pour servir à l'histoire des insectes, t. VII, p. 281, pi. XVI, fig. 13-15.
1799. Aranea marginata, Panzer, Faunœ insectorum Germaniœ initia, etc., 71, 22.
1805. Dolomedes fimdriatus, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 16.
1805. Dolomedes marginatus, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 16.
1831. Dolomedes fimdriatus, Hahn, Die Arachniden, t. I, p. 14, fig. 10.
1831. Dolomedes marginatus, Hahn, Die Arachniden, t. I, p. 15, fig. 12.
1837. Dolomedes fimdriatus, Walckenaer (ad partem), Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. I, p. 345.
1837. Dolomedes plantarius, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. I, p. 353.
DESCRIPTION
MOEURS
1859. Dolomedes ornatus, Blackwall, Annals and Mag. ofnat. Hist., etc., 5rae série, III, p. 91.
1861. Dolomedes ornatus, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. I, p. 39, pi. 11, fig. 19.
1861. Dolomedes fimbuiatls, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. I, p. 40, pi. II, fig. 20.
1861. Dolomedes fimrriatus, Westring, Araneœ Succicœ descriptœ, p. 555.
1864. Dolomedes fimbriatus, E. Simon, Histoire naturelle des Araignées, p. 575.
1870. Dolomedes fimbriatls, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 346.
1876. Dolomedes fimbriatus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 251.
1877. Dolomedes fimbriatus, Menge, Preussische Spinnen, p. 510, pi. LXXXIII, fig. 288.
1878. Dolomedes fimbbiatus, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.
Mâle (fig. le). — Le céphalothorax est ovale, large, allongé et rétréci en avant; la pubescence qui le recouvre est d'un roux verdâtre plus ou moins foncé avec une bordure de poils blancs.
L'abdomen est orné de pubescence rousse avec une bordure jaunâtre et deux séries longitudinales de points clairs de la même couleur.
Les pattes sont rousses; les tarses et les métatarses sont plus noirs.
La patte-mâchoire (fig. 16) est garnie de poils blancs; l'apophyse supérieure du tibia, assez courte, s'élargit à l'extrémité qui est légèrement denticulée; à la base de cette apophyse on distingue une très petite dent aiguë; l'autre apophyse est plus longue, pointue et recourbée en avant.
Ordre de longueur des pattes : 4, 1 = 2, 5.
Femelle (fig. 1). — La bordure du céphalothorax est jaunâtre et sa couleur, comme celle de l'abdomen, est plus fauve que chez le mâle.
L'épigyne (fig. la) présente au milieu une sorte de fossette coupée carrément par-dessus, diminuant en s'arrondissant par-dessous et bordée de chaque côté par deux pièces plus étroites amincies en avant et fortement élargies en arrière.
Ordre de longueur des pattes : 4, 1 = 2, 5.
Bien que l'ayant rencontrée quelquefois le long des lisières des forêts, cette grande araignée habite surtout les endroits humides et principalement les bords des marais, des étangs et des cours d'eau, dans lesquels on la voit souvent plonger pour saisir sa proie; les poils dont elle est couverte empêchent le liquide de toucher sa peau ; dans ces courts instants, semblable a l'Argyronète, tout son corps prend un aspect métallique; elle peut même, sans se mouiller, parcourir vivement la surface de l'eau et s'y tenir immobile avec les pattes étendues ; pendant les grandes chaleurs de l'été, elle se blottit à la base mouillée des plantes aquatiques. Au moment de la ponte elle tisse une toile grossière, solide et très irrégulière, dont les fils d'attache s'étendent sur les liges environnantes; c'est au milieu de cette toile qu'elle dépose une centaine d'œufs renfermés dans un cocon brunâtre globuleux qu'elle ne quitte plus; en chasse, elle emporte son cocon en le tenant serré contre le sternum. Une fois éclos, les jeunes Dolomedes courent en tendant des fils dans tous les sens et ne se séparent définitivement qu'au bout de dix à quinze jours. La ponte commence vers le milieu du mois de mai.
Belgique.
DISTRIBUTION Brabanl : Auderghem, Boitsfort, Groenendael. GÉOGRAPHIQUE. Anmrs . Calmpthout.
Luxembourg : Redu.
Limbourg : Genck.
Hollande.
Utrecht, Horstermeer près de Vreeland, Oirsehot, Maestricht.
France.
Seine-et-Oise : Les Fonceaux, Chaville, Mennecy. — Orne. — Aube : Villechélif, Marais de Sainl- Germain. — Vosges : Gerarmer, Rctournemer, lac de Lissa. — Bordeaux. — Ain : Bourg, Talissieu.— Moselle. — Maine-et-Loir. — Nice (E. Simon).
Angleterre.
Loch Raunoeh, Cambridgshire, Lindhurst, Hampshire.
Allemagne.
Bavière : Munich, Nuremberg, Dutzendteich, Eltersdorf, Falznerweiher. — Prusse. — Silésie. — Bohême.
Suisse.
Zurich. — Genève, Bremgarten, Basel, Canton Waadt. — Tyrol (Nord): Laus, Kufslein.(Sud) : 1m Trientinischen. — Le Tessin, Lugano.
Galicie : Lemberg, Janôw, Bukowina. — Trente. — Hongrie : Ujhely. — Moldavie, environs de Jassy.
Russie.
Kamienitz, Podolski, Sewaslopol, gouvernement de Saint-Pétersbourg. — Sibérie (Est). — Sibérie (Nord) : entre Tobolsk-sur-Irtisch et Obdorsk, sous le cercle polaire, près de l'embouchure de l'Ob. — Pologne. — Finlande.
Italie.
Vénélie. — Lombardie. — Piémont. — Toscane. — Tessin : Mendrisio, S. Pietro di Stabio, Genestrerio, Capolago, Crespera, Pian di Bioggio.
Elle est citée également de la Grèce et de la Suède.
Sous-famille des LY G O SIN JE.
Genre LYCOSA, Latreille, 1804.
SYNONYMIE. 1804. Lycosa, Latreille, Nouveau Dictionnaire d'Histoire naturelle, XXIV, p. 155.
1805. Lycosa, Walckenaer (lr0 famille : Terricolœ, ad partem), Tableau des Aranéides, p. 10.
1855. Lycosa, Sundevall (sous-genre Tarenlula), Conspectus Arachnidum, etc., p. 24.
1848. Lycosa, C. Koch (sous-genre Tarenlula), Die Arachniden, f. XIV, p. 145.
1848. ïrochosa, C. Koch, Die Arachniden, t. XIV, p. 155.
1848. Arctosa, C. Koch, Die Arachniden, t. XIV, p. 125.
1861. Lycosa, Blackwall, Spiders of Great Britain (ad partem), t. I, p. 16.
1864. Lycosa, E. Simon (sous-genre Tarentula), Histoire naturelle des Araignées, p. 349.
1864. Trociiosa, E. Simon, Histoire naturelle des Araignées, p. 545.
1867. Tarentula, Ohlcrt, Die Araneiden oder echten Spinnen der Provinz Preussen, pp. 127, 158.
1870. Tarentula, Thorell, On European Spiders, p. 191.
1870. Trochosa, Thorell, On European Spiders, p. 192.
1876. Lycosa, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 255.
1878. Lycosa, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.
CARACTÈRES DU GENRE. Le céphalothorax est assez allongé; la partie céphalique, bombée par-dessus, est droite ou
rétrécie en avant; la face, assez peu élevée, est très large à l'endroit où s'articulent les chélicères et diminue en s'arrondissant dans le haut; les côtés sont inclinés et arqués.
Les yeux du premier rang sont disposés en ligne un peu courbée en arrière, beaucoup plus rarement courbée en avant et quelquefois tout à fait droite; celte ligne est tantôt plus large, tantôt plus étroite que celle formée par les yeux du second rang. Les yeux du premier rang sont presque de même grosseur; lorsqu'il existe une faible différence, ceux du milieu deviennent les plus gros; les yeux dorsaux sont plus petits que ceux du second rang; ces derniers, les plus gros de tous, sont en outre plus écartés l'un de l'autre; les chélicères, très fortes, sont beaucoup plus longues que la face.
Les pattes se présentent dans l'ordre suivant : i, 1, 2, 3, ou plus rarement: l, 1, 3, 2; elles sont fortes et munies d'une scopula aux tarses et aux métatarses des deux premières paires et aux tarses et à l'extrémité seulement des métatarses des deux dernières; les longues griffes supérieures des tarses sont armées de dents en nombre variable, depuis cinq jusqu'à douze; la griffe inférieure est unie, sauf celle de la L. leopardus; le tibia de la quatrième paire est beaucoup plus long que la patella.
Les filières sont courtes avec le second article indistinct; celles de dessus ne dépassent pas les inférieures.
Chez la femelle, la patte-mâchoire est munie d'une griffe armée de trois ou quatre dents.
LYCOSA FABRILIS, Clerck, 1757 (sub. Araneus).
(PI. VII, fig. 3, 3a, 36, 3c.)
DESCRIPTION
Mâle (
Araneus fabiulis, Clerck, Suenska Spindlar, etc., p. 86, pi. IV, fig. 2.
Aranea fabrilis, Olivier, Encyclopédie méthodique, etc., IV, p. 217.
Lycosa fabrilis, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 15.
Lycosa fabrilis, Walckenaer, Aranéides de France, p. 17, pi. II, fig. 5.
Lycosa melainogaster, Hahn, Die Arachniden, t. I, p. 102, fig. 76.
Lycosa fabrilis, Sundevall, Suenska Spindlarnes Beskrifnincj, p. 182, n° 7.
Lycosa fabrilis, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. I, p. 507.
Lycosa acdax, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. I, p. 555.
Lycosa fabrilis, C. Koch, Die Arachniden, t. XIV, p. 168, fig. 1589 à 1592.
Tarentula fabrilis, Thorell, Rec. crit. Aran., p. il.
Tarentula fabrilis, Ohlert, Die Araneiden oder echten Spinnen der Provinz Preussen, p. 158
(ad partem).
Lycosa fabrilis, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 509. Lycosa fabrilis, E. Simon, Les Arachnides de France, p. 246.
Mâle (fig. 3). — Le céphalothorax, ohscur, est recouvert de puhescence blanche mêlée de fauve; deux bandes foncées, un peu découpées et séparées du bord, descendent de chaque côté; elles partent des stries céphaliques et s'arrêtent un peu avant la base du céphalothorax.
Le crochet des chélicères (fig. 3b) présente une petite dent par-dessus.
L'abdomen est recouvert de pubescence grise un peu plus blanche en avant; il y a une tache noire oblique, allongée, de chaque côté du bord antérieur ; au milieu on trouve une bande noire étroite, découpée, coupée carrément en arrière et qui dépasse la moitié de la longueur de l'abdomen; par-dessous quelques traits noirs en forme d'accents sont prolongés jusqu'à la bordure noire latérale et se terminent chacun par un point blanc; la bande noire longitudinale est éclaircie au milieu.
Les pattes sont fauves avec les hanches plus foncées; le tibia et la patella de la quatrième paire sont au moins aussi longs que le céphalothorax.
La patte-mâchoire (fig. 3«) est fauve, avec le tarse noir ; le tibia et la patella sont de même X. 12
longueur; le tarse, un peu plus long, pointu, dépasse le bulbe; ce dernier présente dans le haut une apophyse noire, élargie à son extrémité qui se divise en deux petites pointes égales.
Ordre de longueur des pattes : h, 1, 2, 3.
Femelle. — Le céphalothorax est presque semblable à celui du mâle ; il se trouve souvent, dans la partie céphalique, deux traits longitudinaux noirs et très rapprochés.
Les yeux du premier rang forment une ligne presque droite ; ceux du milieu sont légèrement plus gros que les latéraux; les yeux dorsaux sont beaucoup plus petits; les chélicères, noires, sont partiellement garnies de crins.
L'abdomen ressemble à celui du mâle; souvent la bordure noirâtre latérale est effacée; le ventre est noir ainsi que le plastron.
Les pattes sont recouvertes de pubescence fauve; il y a quelquefois un trait foncé sur les tibias.
Les métatarses de la quatrième paire sont plus longs que les tibias, et le tibia et la patella réunis sont plus courts que le céphalothorax.
L'épigyne (fig. 3c), plus longue que large, arrondie par-dessus, présente deux pièces longitudinales en saillie, foncées, séparées par un espace profond; la bordure inférieure, rougeâtre, est coupée carrément par-dessous; son bord antérieur avance dans le milieu et se termine en carène fine qui sépare l'espace profond que je viens de citer.
MOEURS. Cette Lycose est excessivement rare en Belgique ; la femelle se creuse un petit trou dans le
sable, au fond duquel elle se lient avec ses œufs renfermés dans un cocon blanc fait de deux pièces, comme tous ceux des Lycoses, et dont la suture est très visible ; le seul cocon que j'aie pu observer, contenait soixante-dix œufs.
Belgique.
DISTRIBUTION Brabant : Boitsforl : dans une partie sablonneuse le long du chemin de fer entre Boitsfort et Groenendael. GÉOGRAPHIQUE.
France.
Environs de Paris, Villejuif, Fontenay, bois de Boulogne. — Fontainebleau. — Isère : Grenoble. — liautcs-Alpcs : Briançon, Monl-Genèvre, Le Monétier.
Allemagne.
Bavière : Nuremberg. — Johannisberg. — Dantzig.
Suède.
Environs d'Upsal, — Ile Gottland.
Italie.
Lombardie. — Piémont. — Tcssin.
Suisse.
Environs de Lucerne.
LYCOSA 1NQUILINA, Clerck, 1757 (sub. Araneus).
(PI. VII, fig. 4, ha, 46, 4c.)
SYNONYMIE. 1757. Araneus inquilinus, Clerck, Sucnska Spindlar, etc., p. 88, pi. V, fig. 2.
1757. Araneus nivalis, Clerck, Suenska Spindlar, etc., p. 100, pi. V, fig. 3.
1789. Aranea nivalis, Olivier, Encyclopédie méthodique, etc., IV, p. 218.
1789. Aranea inquilina, Olivier, Encyclopédie méthodique, etc., IV, p. 217.
? 1854. Lycosa Schmidtii, Hahn, Die Arachniden, t. II, p. 58, fig. 147.
1848. Lycosa (Tarentula) fabrilis, C. Koch (ad partem), Die Arachniden, t. XIV, p. 168, fig. 1389 à 1392.
? 1848. Lycosa (Tarentula) Alpica, C. Koch, Die Arachniden, t. XIV, p. 194, fig. 1405.
1867. Tarentula fabrilis (ad partem), Ohlert, Die Araneidcn oder echten Spinnen der Provinz Preussen, p. 158.
1876. Lycosa inquilina, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 248.
1877. Tarentula inquilina, Menge, Preussische Spinnen, p. 524, pi. LXXXV, fig. 296.
1878. Tarentula inquilina, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.
description. Mâle. — Le céphalothorax est revêtu d'une épaisse pubescence fauve, gris-pâle; de chaque côté, à partir de la première strie céphalique, s'étendent deux bandes brunes longitudinales, éclaircies sur les bords latéraux ; on remarque de chaque côté du bord supérieur de ces bandes une tache noire triangulaire, oblique et fine; l'espace oculaire est brun, mêlé de fauve; les yeux de la face sont disposés en ligne un peu courbée ; ceux du milieu sont plus gros et un peu plus écartés entre eux qu'ils ne le sont des latéraux; l'intervalle est au moins aussi large que la moitié de leur diamètre; l'espace entre ces yeux et ceux de la seconde ligne est de près du double; les yeux dorsaux sont plus petits que ceux du premier rang; les chélicères sont noires (fig. 4c), des crins fauves en garnissent le tiers inférieur; le crochet présente une petite denticulation par-dessous, cachée par les poils.
L'abdomen est recouvert de pubescence de même couleur que celle qui garn it le céphalothorax; les parties latérales sont presque noires ; il y a deux taches noires obliques doublées de blanc, de chaque côté du bord supérieur; au milieu descend, jusqu'à la moitié de la longueur de l'abdomen, une bande brune longitudinale, tronquée par-dessous; les angles de la troncature, ainsi que deux petites pointes brunes situées plus haut se prolongent sur les côtés en traits obscurs; la bande est bordée de blanc; dans la moitié inférieure de l'abdomen on observe une série d'accents bruns terminés sur les côtés par de petites taches blanches; ces dessins sont presque toujours moins nettement indiqués chez le mâle que chez la femelle.
Le plastron est noir. Les pattes sont fauves avec les hanches brunes; le tibia et la palella de la quatrième paire sont de même longueur que le céphalothorax.
La patte-mâchoire (fig. la) est brune avec le tarse et le fémur obscurcis; le tibia et la palella sont presque de même longueur; le bulbe présente une assez forte échancrure externe renfermant une pièce noire, lamelleuse, non saillante, arrondie en avant et légèrement recourbée en arrière; il y a une petite apophyse très courte, conique, qui ne dépasse pas le bord du lobe.
Ordre de longueur des pattes : 4, 1, % 3.
Femelle (fig. 4). — Les dessins qui ornent l'abdomen et le céphalothorax sont semblables à ceux du mâle, mais souvent mieux indiqués.
Le plastron, l'épigastre et le ventre sont noirs jusqu'aux filières.
Les pattes, fauves, sont revêtues de pubescence grise; les hanches sont brunes; il y a des bandes brunes sur les côtés des fémurs et des tibias ; le tibia et la patella de la quatrième paire sont un peu plus courts que le céphalothorax ; le tibia est plus court que le métatarse.
L'épigyne (fig. Ib) forme une plaque rougeâlre, arrondie par-dessus et sur les côtés, légèrement plus large que longue; au milieu se trouve une pièce brune longitudinale, étroite, un peu renflée dans le centre et s'élargissant sous la plaque en forme de T renversé; une strie profonde et fine coupe cette pièce dans sa longueur.
Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 3.
MOEURS. Cette Lycose, Tune des plus grandes de notre pays, est rare et peu répandue; je Tai trouvée dans
les Hautes-Fagnes près de Spa, courant au soleil; puis sur les hauts plateaux des Ardennes; elle se blottit dans un trou circulaire, tenant sous elle son cocon blanchâtre, assez volumineux, qui contient de trente à cinquante œufs.
DISTRIBUTION Liège : Environs de Spa. GÉOGRAPHIQUE. Luxembourg ; Redu.
Utrecht, Limbourg, Zélande.
Hollainde.
France.
Alpes : prairies de Huez, dans l'Oisans (E. Simon).
Suissf.
Simplon, Gamsen, Brigerbad, Sierre, Saleve, Chur, Flims, Davos, passage de la Maloja, Haute-Engadine : environs de Pontrezina. — Tyrol : (Nord) Hôllinger Alpe. Patscherkoff, Gnadenwald, Kufstein. (Sud) Ratzes. — Tessin.
Allemagne.
Bavière : environs de Nuremberg et de Munich.
Italie.
Lombardie. — Piémont. — Tessin. — Parme. — Modcne. — Les Romagnes. Je l'ai reçue de la Moldavie et de la Russie sans désignation de localité.
SYNONYMIE
LYCOSA ACCENTUATA, LatreiUe, 1810.
(PI. VII, fig. 5, Sa, 56, Se-, M.)
Lycosa accentuata, Lalreille, Nouveau Dictionnaire d'Histoire naturelle, t. XVIII, p. 294.
Lycosa andrenivora, Walckenaer, Faune française, etc., p. 25, pi. III, fig. 2, 5.
Lycosa accentuata, Walckenaer, Faune française, clc, p. 20, n° 7.
Lycosa sabulosa, Hahn, Die Arachniden, 1. I, p. 16, fig. 13.
Lycosa barbipes, Sundevall, Suenska Spindlarness beskrifning, p. 184.
Lycosa cruciata, Sundevall, Suenska Spindlarness beskrifning, p. 185.
Lycosa inquilina, C. Koch, In Herrich-Schaeffer Deutschl. Insekten, 120, 2, 3.
Lycosa accentuata, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. I, p. 31 1.
Lycosa andrenivora, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. I, p. 515.
Lycosa inquilina, C. Koch, Die Arachniden, t. XIV, p. 105, fig. 1387-1588.
Tarentula barbipes, Thorell, Recensio crilica aranearum suecicarum, p. 40.
Lycosa andrenivora, Blackwall, Spiclers ef Great Britain, t. I, p. 20, pi. I, fig. 4.
Lycosa barbipes, Westring, Araneœ Succicœ descriptœ, p. 511.
Tarentula inquilina, Ohlcrt, Die Araneiden oder echten Spinncn der Provinz Preussen, p. 139.
Tarentula andrenivora, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 318.
Lycosa accentuata, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 255.
Tarentula andrenivora, Menge, Preussische Spinnen, p. 519, pi. LXXXIV, fig. 294.
Lycosa accentuata, L. Cecker, Catalogue des Arachnides de Belgique.
DESCRIPTION. Mâle (fig. 5a). — La pubescence qui recouvre le céphalothorax est fauve sur les côtés ; au
milieu, une large bande longitudinale blanche part de la seconde rangée d'yeux et descend en s'élargissant sur la partie thoracique jusque près du bord inférieur du céphalothorax; de chaque côté de la bande blanche, la pubescence devient plus noire; il n'y a pas de denticulation au crochet des chélicères (fig. 5c).
La bande blanche du céphalothorax continue sur l'abdomen, en se rétrécissant un peu au-dessus des filières; dans le haut se trouve, de chaque côté du bord, une petite tache noire oblique et allongée; ces taches sont suivies de bandes un peu plus claires qui descendent très bas et contiennent chacune une série de points noirs doublés de blanc.
Les pattes sont rougeâtres avec tous les fémurs noirs; le tibia et la patella de la première paire sont noirs également; la patella est plus courte que le tibia, qui est garni de crins par-dessous; le métatarse est plus long que le tarse; la patella de la troisième paire est plus courte que le tibia ; le tibia et la patella de la quatrième paire sont un peu plus courts que le céphalothorax.
La patte-mâchoire (fig. 56), brune, a le tarse noir et le fémur rayé de noir; elle est recouverte de poils fauves mêlés de quelques crins noirs; le bulbe est largement échancré dans le haut; cette échancrure rebordée contient une pièce globuleuse; on distingue vers le milieu du bord une petite pointe saillante et tronquée.
Ordre de longueur des pattes : 4-, 1, % 3.
Femelle (fig. 5). — Le céphalothorax est semblable à celui du mâle avec une ligne marginale blanche, ne descendant que jusqu'à la moitié de sa longueur; les yeux du premier rang, de même grandeur, forment une ligne légèrement courbée et sont plus gros que les yeux dorsaux.
L'abdomen est fortement éclairci en avant; au milieu de la partie médiane blanche et dans sa moitié supérieure se trouve une bande noirâtre, large dans le haut, puis brusquement amincie et tronquée par-dessous; les angles inférieurs de la partie large et de la troncature se prolongent finement sur les côtés ; dans la moitié inférieure de la bande blanche, on dislingue quelques accents noirs très fins; dans les parties obscures latérales se trouvent trois points blancs de chaque côlé.
Les pattes sont fauves, vaguement annelées de brun, surtout à l'extrémité des fémurs; le tibia et la patella de la quatrième paire sont un peu plus courts que le céphalothorax.
L'épigyne (fig. 5rf), plus longue que large, présente, dans le milieu, une pièce allongée, longitudinale, large dans le haut, un peu moins large dans le bas, fortement étranglée dans le milieu et partagée par une dépression assez faible.
Ordre de longueur des pâlies : 4, \, 2, 5.
MOEURS. Cette araignée court avec vitesse dans les chemins, dans les champs aussi bien que dans les prai-
ries, dans les endroits secs et arides, comme dans les lieux humides ou sablonneux; elle chasse même en grimpant sur les touffes d'orties et sur les petits buissons; pour pondre et confectionner son cocon, elle se cache sous les feuilles ou sous les pierres, dans une anfractuosité du sol, ou dans un trou peu profond qu'elle se creuse et autour duquel sont tendus quelques fils; en chasse, elle emporte son cocon avec elle, et ne reste un peu plus sédentaire que durant les derniers jours qui précèdent l'éclosion; après leur naissance, les jeunes Accentuala accompagnent leur mère; au moindre danger ils se cramponnent à son dos et à ses pattes; ainsi chargée elle fuit presque aussi rapidement que si elle ne portait rien. Les œufs sont au nombre de quarante à soixante; à leur naissance les petites araignées sont complètement incolores. Elle hiverne sous les détritus ou sous les feuilles mortes, sans se construire de retraite.
Comme presque toutes les Lycoses, on ne parvient jamais à les observer en captivité; il leur faut l'espace, l'immobilité les tue promptement.
Belgique.
DISTRIBUTION Brabant : Environs de Bruxelles, Jette-Saint-Pierre, Berchem-Sainte-Agathe, Laeken, Uccle, Boitsfort, GEOGRAPHIQUE. Groenendael, La Hulpe, Rixensart, Ottignies, Mont-Sainl-Guibert, Bousval, Noirhat, Nivelles,
Jodoigne, Tirlemont, Louvain, Diest, Alsemberg. Namur : Environs de Namur, Dave, Profondeville, Yvoir, Dinant, Hastières, Philippeville, Mariembourg,
Nismes, Couvin, Assesse, Floreffe.
Anvers : Environs d'Anvers, Deurne, Calmpthout, Postel, Hoogstraeten, Turnhout, Arendonck. Liège : Environs de Liège, Esneux, Comblain-au-Pont, Spa, Aywaille, Remouchamps, Baraque-Michel. Luxembourg : Saint-Hubert, Redu, Florenville, Virton, Barvaux, Durbuy, Marche, Baslogne, Houffalize,
Laroche, Melreux.
Hainaut : Environs de Tournai, Soignies, Braine-le-Comte, Péruwelz, Renaix, Charleroi, Leuze, Thuin,
Nimy.
Flandre occidentale : Environs de Bruges, Couckelaere, Blankenberghe, Heyst, Furnes, Nieuport. Flandre orientale : Environs de Gand, Audenarde, Eecloo. Limbourg : Environs de Hasselt, Gcnck, Munster-Bilsen, Maeseyck, environs de Tongres, Lanaeken.
Brabant septentrional, Oirschot. — Route de Hilversum à Marden, Maestricht, environs de La Haye.
Partout (E. Simon).
Suisse.
Environs de Lucerne, le Righi, Fluelen, vallée de la Reuss. — Haute-Engadine : Pontresina (près des neiges). — Tyrol.
Allemagne.
Environs de Berlin. — Laurenbourg. — Bavière. — Nuremberg, Munich, Heubach. — Johannisberg, Redlau. — Silésie. — Bohême.
Autriche.
Hongrie : Ujhely, Helmecz, Romaroy. — Trente. — Dalmatie.
Italie.
Vénélie. — Piémont. — Lombardie. — Sicile. — Le Tessin : Lugano, Monte S. Salvatore, Monte Camoghè, Levanlina, Monte Fongio (commune).
Espagne.
Galice : Torre de Allô.
Suède.
Upsal. — Ile Gotlland.
Je l'ai reçue de l'Angleterre, de la Russie et de l'Ecosse sans désignation de la localité. — On la cite aussi des États-Unis (?).
SYNONYMIE
LYCOSA TRABALIS, Clerck, 1757 (sub. Araneus).
(PI. VII, fig. 6, 6a, 66.)
1757. Araneus trabalis, Clerck, Suenska Spindlar, etc., p. 97.
1789. Aranea obscura, Olivier, Encyclopédie méthodique, IV, p. 218.
1 802. Aranea vorax, Walckenaer, Faune parisienne, II, p. 258.
1825. Lycosa vorax, Walckenaer, Faune française (Arachnides), p. 21.
1831. Lycosa vorax, Hahn, Die Arachniden, t. I, p. 105, pi. XXVI, fig. 78.
1833. Lycosa vorax, Sundevall, Suenska Spindlarness beskrifning, p. 183.
1834. Lycosa cuneata, C. Koch, In Herrich-Schaeffer Deutschl. Insekten, 122, 17, 18. 1837. Lycosa vorax, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. I, p. 313.
1848. Lycosa (Tarentula) vorax, C. Koch, Die Arachniden, t. XIV, p. 173, pi. CCCCXCIX, fig. 1393, 1394. 1867. Tarentula vorax, Ohlert, Die Araneiden oder echten Spinnen der Provinz Preussen, p. 140. 1870. Lycosa trabalis, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 521. 1876. Lycosa trabalis, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 257.
DESCRIPTION
MOEIRS.
Mâle (fig. 6a). — Le céphalothorax est noir; au milieu, une bande longitudinale assez large, droite et blanche descend presque jusqu'en bas; elle est fauve dans le haut; sur les côtés il y a une bordure assez étroite de poils blancs; les chélicères, noires, sont garnies de crins et le crochet est dépourvu de saillie.
La bande blanche du céphalothorax continue sur l'abdomen; elle contient dans sa partie supérieure une bande lancéolée plus étroite, fauve-clair, bordée d'un léger trait noir; les côtés de l'abdomen sont noirs et deviennent plus pâles sur les parties latérales.
Les pattes sont fauves ; les fémurs des deux premières paires de pattes et le tibia de la première sont noirs; la patella de la première paire est beaucoup plus courte que le tibia; le tarse est plus court que le métatarse; la patella de la troisième paire est aussi beaucoup plus courte que le tibia ; le tibia et la patella de la quatrième paire sont presque aussi longs que le céphalothorax.
La patte-mâchoire (fig. 66) est noire; le tarse, arrondi, dépasse le bulbe qui est échancré dans le haut ; on remarque sur le milieu du bord une pointe verticale assez aiguë qui fait saillie à l'extérieur.
Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 3.
Femelle (fig. 6). — Le céphalothorax, qui ressemble à celui du mâle, est plus noir dans la partie oculaire; on distingue un petit trait noir très- fin dans la bordure marginale blanche; les yeux du premier rang forment une ligne presque droite, ceux du milieu, plus gros que les dorsaux, sont les plus écartés.
L'abdomen, recouvert de poils gris-blanchâtres, est entouré de blanc dans sa partie antérieure; la bande lancéolée du milieu est bordée de blanc, mais cette bordure, moins large que chez le mâle, devient encore plus étroite au-dessus des filières ; les chélicères, noires, sont garnies de crins fauves dans le bas; le plastron, entouré de brun, est fauve, ainsi que les pattes; on remarque souvent sur les fémurs et sur les tibias des taches noirâtres irrégulièrement disposées; le tibia et la patella de la quatrième paire sont plus courts que le céphalothorax.
L'épigyne, rugueuse, arrondie, montre une fossette étroite très allongée, partagée par une fine carène qui s'élargit en arrière en forme de triangle noir aussi long que large.
Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2 = 5.
N'ayant rencontré que deux fois cette Lycose, ses mœurs me sont inconnues; on la trouve dès les premiers beaux jours du mois de mai.
DISTRIBUTION Namur : Haslières.
GÉOGRAPHIQUE. Luxembourg : Barvaux.
Maestricht
Belgique.
Hollande.
Seine-et-Oise : Conflans-Sainle-Honorine. — Oise : Precy, Compiègne. — Fontainebleau. — Aisne Guise. — Vosges : Retournemer. — Ain : Talissieu. — Gers. — Landes : Mont-de-Marsan. - Pyrénées orientales : Vernet (E. Simon).
Autriche.
Suède et Norwège.
Hongrie : Velejte, Ujhely.
Bâlen, ïilhâllarena.
Je l'ai reçue plusieurs fois de l'Allemagne sans désignation de localité.
SYNONYMIE
LYCOSA PULVERULENTA, Clerck, 1757 (sub. Aruneus).
(PI. VIII, fig. i, la, \b, le, id.)
1757. Araneus pulvlrulentus, Clerck, Suenska Spindlar, etc., p. 95, pi. IV, fig. 6.
1757. Ahaiseus aculeatus, Clerck, Suenska Spindlar, etc., p. 87, pi. IV, fig. 3.
1789. Aranea carinata, Olivier, Encyclopédie méthodique, IV, p. 218.
1825. Lycosa vorax, YValckenaer (ad parlem), Faune française (Arachnides), p. 21.
1825. Lycosa graminicola, YValckenaer, Faune française (Arachnides), p. 21.
1829. Lycosa epiiippium, Hahn, Monographie der Spinnen, V, pi. I, fig. A.
1833. Lycosa mvalis, Sundevall, Suenska Spindlarness beskrifning, p. 186.
1834. Lycosa t^eniata, C. Koch, In Herrich-Schaeffer Deutschl. Insekten, 131, 16, 17. 1834. Lycosa gasteinensis, C. Koch, In Herrich-Schaeffer Deutschl. Insekten, 132, 2, 22.
1 837. Lycosa trucidatoria, YValckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), l. I, p. 311.
1837. Lycosa graminicola, YValckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. I, p. 312.
1841. Lycosa rapax, Blackwall, linn. Transact., vol. XVIII, p. 609.
1848. Lycosa t^eniata, C. Koch, Die Arachniden, t. XIV, p. 178, fig. 1396-1597.
1848. Lycosa gasteinensis, C. Koch, Die Arachniden, t. XIV, p. 187, fig. 1401-1402.
1848. Lycosa cuneata, C. Koch, Die Arachniden, t. XIV, p. 183, fig. 1399-1400.
1856. Tarentula t^niata, Thorcll, Recensio critica aranearum suecicarum, p. 61.
1861. Lycosa rapax, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. I, p. 21, pi. I, fig. 5.
1861. Lycosa t^eniata, YVestring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 515.
1861. Lycosa pulverulenta, Westring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 519.
1861. Lycosa cursor, Westring (non Hahn), Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 517.
1867. Tarentula t^niata, Ohlert, Die Araneiden oder echten Spinnen der Provinz Preussen, p. 140.
1868. Tarentula aculeata, Thorell, In Eisen et Struxb. Om Gotska Sandôn in ôfvers af Vet-Akad.
Fôrhandl., XXV, p. 379.
1870. Tarentula pulverulenta, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 528.
1876. Lycosa pulverulenta, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 259.
1877. Tarentula aculeata, Menge, Preussische Spinnen, p. 527, pi. LXXXV, fig. 298.
1877. Tarentula pulverulenta, Menge, Preussische Spinnen, p. 529, pi. LXXXVI, fig. 299.
1878. Lycosa pulverulenta, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.
DESCRIPTION. Mâle (fig. la). — Le céphalothorax, allongé, présente une bande blanche longitudinale
mêlée de poils fauves surtout dans le haut; de chaque côté s'étendent deux parties noirâtres qui deviennent fauve-pâle sur les bords; le crochet des chélicères est dépourvu de saillie; les pattes sont fauves; les fémurs des deux premières paires de pattes sont noirs, ainsi que les tibias de la
première; de grandes taches noires irrégulières couvrent les fémurs de la quatrième paire; la patella de la première paire est plus courte que le tibia et le tarse est presque aussi long que le métatarse; la patella de la troisième paire est légèrement plus courte que le tibia; le tibia et la patella réunis de la quatrième paire sont à peu près aussi longs que le céphalothorax; le tibia est plus court que le métatarse.
La patte-mâchoire (fig. le) est noire, garnie de crins de la même couleur; sous le fémur existe une brosse de crins courts et serrés ; le tarse, largement arrondi, dépasse le bulbe qui est échancré; vers le milieu du bord, on distingue une petite apophyse noire, horizontale, tronquée à son extrémité; l'un des angles de cette troncature est saillant et très aigu.
L'abdomen, comme le céphalothorax, est orné d'une bande médiane blanche surtout en avant, qui devient plus étroite au-dessus des filières; elle contient dans sa partie antérieure une bande lancéolée plus étroite, fauve comme les bords latéraux et finement bordée de noir; dans la partie noire qui encadre la bande blanche, on trouve vers le bas deux séries de points blancs doubles chacun d'un point noir.
Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 3.
Femelle (fig. 1). — Le céphalothorax est semblable à celui du mâle; les yeux du premier rang forment une ligne presque droite ; ceux du milieu sont un peu plus séparés entre eux que des latéraux ; ils sont tous plus petits que les yeux dorsaux ; les chélicères présentent quelques poils jaunes dans le bas; le plastron, obscur, devient parfois noirâtre sur les bords; les pattes sont fauves ; les fémurs et les tibias sont irrégulièrement tachetés de noir ; ceux de la troisième paire sont quelquefois unicolores ; réunis, le tibia et la patella de la quatrième paire sont aussi longs que le céphalothorax.
L'abdomen ressemble beaucoup à celui du mâle; souvent les parties brunes latérales sont coupées de bandes fauves obliques.
L'épigyne (fig. \b) présente une longue fossette arrondie en avant, séparée longitudinalement par une fine carène moins haute que les bords, dilatée en arrière en forme de petit triangle élevé.
Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2 = 5.
La variété Aculeata, dont Clerck avait fait une espèce séparée, a l'abdomen noir très mat avec des poils fauves sur les parties latérales; la bande blanche est peu distincte ainsi que la bande lancéolée qu'elle contient.
La variété Cursor, dont Westring avait fait également une espèce séparée, a la bande blanche de l'abdomen presque effacée, bordée de points clairs; la petite bande lancéolée du milieu est suivie par-dessous de quelques accents transverses et noirâtres, diminuant de largeur jusqu'au-dessus des filières.
Ces variétés se rencontrent assez fréquemment.
MOEURS. Cette Lycose habite les bois et les prairies; on la trouve aussi bien dans les endroits humides
que dans les lieux arides et sablonneux; je l'ai observée quelquefois cachée dans des trous peu profonds, creusés en terre, et dont les bords sont légèrement relevés; au moment de la ponte elle se glisse sous les pierres ou dans les fentes de rochers près de terre; une fois le cocon construit, elle l'emporte avec elle et reprend son allure vive et sa marche saccadée ; ce cocon, assez gros, est brun-pâle et légèrement globuleux; après l'éclosion, les jeunes suivent partout leur mère et s'accrochent à son corps à la moindre apparence de danger. On la rencontre adulle dès les premiers beaux jours du printemps.
Belgique.
DISTRIBUTION Brabant : Environs de Bruxelles, Boitsfort, Groenendael, La Hulpe, Mont-Saint-Gui bert, Rixensart, GÉOGRAPHIQUE. Otlignies, Bousval, Noirhat, Nivelles, Wavre, Auderghem, Jette-Saint-Pierre, Buysingen, Vilvorde,
Laekcn.
Anvers : Environs d'Anvers, Deurne, Calmpthout, Postel, Tamise.
Namnr : Environs de Namur, Dave, Profondeville, Burnot, Yvoir, Dinant, Waulsort, Hastières, Mariembourg, Philippeville.
Liège • Environs de Liège, Esneux, Tilff, Comblain-au-Pont, environs de Huy, Modave, Sprimont, Aywaille.
Limbourg : Environs de Hasselt, Genck. Munster-Bilsen, Maeseyck.
Flandre orientale : Environs de Gand, Termonde, Saint-Nicolas, Alost, Audenarde, Grammont.
Luxembourg : Saint-Hubert, Redu, Marbehan, Assenois.
Hollande.
Maestricht, environs de Bréda, route de Maartendyk à De Bildt.
France.
Environs de Paris : La Glacière, Bois de Boulogne, La Varenne. — Seine-et-Oise : Meudon, Chaville, Saint-Léger. — Scine-el-Marne, Fontainebleau. — Tout le nord et le centre de la France. — Alpes : Sappey, Oisans, Briançon, Digne. — Vaucluse. — Pyrénées orientales. — Corse (E. Simon).
Genève, Lucerne, Le Righi, Fluelen, Altorf, vallée de la Reuss, Ragatz, Bremgarten, Bex, Javernaz, Vernex, Engelberg, Julier, Gamsen, Gredelsch, Simplon, Forêt-Noire. — Tyrol (Nord), Hôttinger Berg, Gôtzens, Jembach, Plattenkogl. (Sud), Méran, Im Trientinischen, Vols, Trient (var. Tridentina, Thorell), Le Tessin. — Haute-Engadine : Ponlresina.
Allemagne.
Friedrichroda, environs de Berlin. — Saxe : Leipzig.— Bavière: Dutzenteicli,Falznerweiher,Rôthenbach, Gsteinach, Reichelsdorf, Bruckerlache, Kissingen. — Laurenbourg.
Autriche.
Hongrie : Varanno, Tokaj, Romaroy. — Galicie : Krakau, Rzeszôw. — Rawa. — Trente. — Environs de Telsclicn et de Schneeberg. — Moldavie : environs de Jassy.
Russie.
Charkovv, Jeny-Sala. — Laponie.
Angleterre.
Pays de Galles, Ben Aan, Ben JNevis, Aberdeen, Berwickshire. — Ecosse : Glascow, Castle-Douglas.
Espagne.
Galice : Cabanas, Torre de Allô.
Italie.
Tessin : Mandrisio, Monte Generoso, Lugano, Monte Sanela Agata di Rovio, Casore, Monte di Caslano, Monte Arbostora, Monte S Salvatore, Monte ^% Monte S. Bernardo di Comano, Monte Bigorio, Piano di Bioggio (commune). — Piémont. — Parme. — Modène. — les Romagnes. — Vénélie. — Lombardie.
Turquie.
Environs de Constantinople.
Suède et JN'orwège.
Balen, Tilhâllarena, Fostren, Brostet, Throndhjem, Bergen, Upland, Upsal.
Je l'ai reçue de l'Algérie et M. P. Cambridge la cite de Syrie.
SYNONYMIE
DESCRIPTION
Mâle i
LYCOSA CUNEATA, Clerck, 1757 (sub. Araneus).
(PI. VIII, fig. 2, la, 26.)
Araneus cuneatus, Clerck, Suenska Spindlar, p. 99, pi. IV, fig. 11.
Lycosa clavipes, C. Koch, In Hemch-Schae/fer Deutschl. lnsekten, 122, 19, 20.
Lycosa armillata, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. I, p. 317.
Lycosa clavipes, C. Koch, Die Arachniden, t. XIV, p. 190, fig. 1 403-1 404.
Tarentula clavipes, Ohlert, Die Araneiden oder echten Spinnen der Provinz Preussen, p. 141.
Tarentula cuneata, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 330.
Lycosa barbipes, P. Cambridge, In Transactions of the Linnean Society of London, vol. XXVII, p. 598.
Lycosa cuneata, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 261.
Tarentula cuneata, Menge, Preussische Spinnen, p. 535, pi. LXXXII, fig. 302.
Lycosa cuneata, L. Beeker, Catalogue des Arachnides de Belgique.
Mâle (fig. 2a). — Le céphalothorax est noirâtre avec les parties latérales fauves; ces dernières contiennent le long du bord un petit trait noir ondulé; au milieu se trouve une large bande blanche, longitudinale, mêlée de poils fauves dans le haut ; il n'y a pas de saillie au crochet des chélicères ; les pattes sont fauves ; le fémur et le tibia de la première paire sont noirs; ce dernier, fortement dilaté à sa base, est plus long que la patella ; le tarse et le métatarse sont à peu près de même longueur; la patella de la troisième paire est plus courte que le tibia; le tibia et la patella de la quatrième paire sont presque aussi longs que le céphalothorax ; le tibia de celle-ci est plus court que le métatarse.
La patte-mâchoire (fig. 26) est couverte de poils noirs ; le tarse, arrondi, se termine en pointe dépassant le bulbe; celui-ci, très échancré dans le haut, possède vers le milieu du bord une très petite apophyse faisant saillie, visible surtout de profil.
L'abdomen présente dans le milieu une bande blanche longitudinale, élargie dans le centre et très rétrécie aux deux extrémités; elle renferme une bande noire également rétrécie aux deux bouts; les parties latérales sont brunes mais plus claires que la bande du milieu.
Femelle (fig. 2). — ■ Le céphalothorax, ainsi que l'abdomen, sont presque semblables à ceux du mâle; les yeux du premier rang forment une ligne courbée en arrière et sont plus gros que les yeux dorsaux; le plastron, lisse, est noirâtre.
L'épigyne diffère peu de celle de la Pulverulenta; elle est comme chez celle-ci très allongée et partagée par une fine carène longitudinale qui s'élargit dans le bas.
Les pattes sont fauves, quelquefois unicolores, mais le plus souvent marquées de taches brunes découpées.
MOEURS. Cette Lycose, très vive, court par saccades et ne suit jamais une ligne droite, même
lorsqu'elle est poursuivie ; je l'ai observée blottie dans un trou, mais je ne pense pas qu'elle creuse elle-même cette retraite grossière toujours cachée sous des pierres et dans laquelle elle ne se tient qu'au moment de la ponte et lors de l'éclosion des jeunes; il y a parfois quelques fils tendus comme au hasard près de l'entrée du trou, qui n'est jamais assez profond pour dérober l'araignée aux regards; en chasse elle emporte avec elle son cocon et plus tard ses petits.
Elle passe l'hiver sous les pierres, sous les mousses, ou profondément enfouie sous les feuilles mortes.
On peut la rencontrer adulte pendant toute l'année; elle semble préférer les endroits arides, et rocailleux.
Belgique.
DISTRIBUTION Brabant : Tous les environs de Bruxelles, Boitsfort, Groenendael, Auderghem, La Hulpe, Rixensart, GÉOGRAPHIQUE. Ottignies, Mont-Saint-Guibert, Bousval, Noirhat, Villers-la-Ville, Tervueren, environs de Louvain.
Namur : Environs de Namur, Dave, Lustin, Yvoir, Dinant, Waulsort, Hastières. Anvers : Calmpthout, Postel, Arendonck, Turnhout. Luxembourg : Saint-Hubert, Redu, Laroche, Marche, Melreux. Limbourg . Genck.
Liège : Spa, Francorchamps.
Hollande.
Utrecht, Maestrieht, route de Hilversum à Amersfoort.
France.
Environs de Paris : La Glacière, Villejuif, Fontenay, La Varenne, etc. — Seine-et-Oise : Saint-Léger.— Seine-Inférieure : Dieppe. — Fontainebleau. — Aube : Troyes, Villechélif. — Isère : Sappey, Grenoble. — Hautes-Alpes : Col de l'Échelle. — Landes : Mont-de-Marsan (E. Simon).
Allemagne.
Laurenbourg. ■ - Bavière : Dudzendteich, Schmausenbuck, Mogeldorf, Moritzberg, Happurg, Ohra,
Suisse.
Heubach. — Johannisberg.
Gamsen, Brigerbad, Mund, Simplon, Chur, Davos, Grindelwald, Canton Waadt (2,000 mètres d'altitude). — Tyrol (Nord) : (5,000 mètres d'altitude) Hôttinger-AIpe, Innsbruck, Jenbach, Lissens, Praxmar, Kufstein. (Sud) : Ratzes, Im Trienlinischen, Vols. — Tessin.
Autriche.
Galicie : Tatra, Rawa. — Hongrie : Cassovie, Tokaj. — Trente. — Bohême : Bois de Rowensko, Tetschen, sur le Mont Jeschkenberge.
Angleterre.
Brighton.
Italie.
Tessin. — Lombardie. — Piémont.
Russie.
Courlande : environs de Mittau. — Finlande : environs de Helsingfors.
Suède et Norwège.
Tilhâllarena, Upsal, Upland.
LYCOSA CTJRSOR, Hahn, 1851 (non Westring). (PI. VIII, fig. 3, 3a, 36.)
SYNONYMIE. 1851. Lycosa ccrsor, Hahn, Die Arachniden, t. I, p. 17, pi. V, fig. 14.
1876. Lycosa cursor, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 208.
description. Mâle. — Le céphalothorax est noir avec une bande médiane blanche et une pubescence blanchâtre sur les bords latéraux; il n'y a pas de saillie au crochet des chélicères; le tibia et la patella réunis cle la quatrième paire de pattes sont plus courts que le céphalothorax et le tibia est plus court que le métatarse; la patella de la première paire est plus courte que le tibia; le tarse est presque aussi long que le métatarse.
La patte-mâchoire (fîg. 3a), noirâtre, est couverte de poils fauves; le tarse, arrondi du bas, se termine en pointe qui dépasse le bulbe; au bord extérieur de celui-ci et presque au milieu, on distingue de profil une petite saillie noire, coupée carrément à son extrémité, dont un des angles se prolonge en pointe fine aussi longue ou plus longue que le corps de l'apophyse.
Les pattes sont fauves avec la base des fémurs rembrunis.
L'abdomen est fauve, un peu plus pâle sur les côtés; au milieu se trouve une bande longitudinale claire, quelquefois blanche, mal définie sur les bords; clans le haut on observe une partie claire remplacée souvent par deux taches ovales, suivies de deux accents noirs bordés de jaune; il y a plus bas deux taches en forme de demi-lune, bordées par-dessous d'un accent noir terminé aux pointes latérales par deux tachettes noires doublées de blanc; plus bas encore sont quelques traits fins, noirs, courbés en arrière, se terminant aussi sur les côtés par des points blancs entourés de noir; ces dessins, plus ou moins bien indiqués, sont plus visibles chez la femelle.
Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 5.
Femelle (fig. 3). — Le céphalothorax et l'abdomen sont semblables à ceux du mâle; les yeux du premier rang forment une ligne courbe, les médians sont un peu plus gros que les latéraux; il y a quelques crins fauves et blancs sur les chélicères; le plastron, noir, est recouvert de quelques poils blancs; les pattes sont généralement plus foncées que celles du mâle; des poils fauves y tracent quelques anneaux peu réguliers; le tibia et la patella de la quatrième paire sont un peu plus courts que le céphalothorax.
L'épigyne (fig. 36) présente une fossette presque aussi longue que large, rétrécie et arrondie dans le haut, élargie latéralement dans le bas; elle contient une petite pièce de même forme qui se relève en arrière et sur les côtés; les angles postérieurs sont noirs.
On rencontre parfois une variété chez laquelle la bande du milieu de l'abdomen est fauve sans poils blancs.
Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 5.
MOEURS. Je n'ai rencontré que deux fois cette espèce, très rare en Belgique; ses mœurs me sont incon-
nues; elle paraît au commencement de l'été.
Belgique.
DISTRIBUTION Anvers : Arendonck.
GÉOGRAPHIQUE. Hollande.
Entre Hilverding et Marden, Maestricht.
France.
Morbihan : Plouharnel. — Basses-Alpes : Digne, Annot. — Var : Sainte-Baume. — Aude : Carcassonne. — Pyrénées-Orientales : Vernet-les-Bains (E. Simon).
Je l'ai reçue deux fois de l'Allemagne sans désignation de localité.
SYNONYMIE
DESCRIPTION
Mâle (
MOEURS
LYCOSA NEMORALIS, Weslrîng, 1861.
(PI. VIII, fig. 4, 4a, 46, 4c, U, 4e.)
Lycosa aculeata, Sundevall, Suenska Spindlarness beskrifning, p. 188 (*).
Lycosa pulverulenta, C. Koch, In Herrich Schaeffer Deutschl. lnseklen, 131, 14, 15.
Lycosa mvalis, C. Koch (non Clerck), Die Arac/miden, t. XIV, p. 199, fig. 1409-1410.
Tarentula meridiana, Thorell (non Hahn), Recensio critica aranearum suecicarum, etc., pp. 63, 117.
Lycosa nemoralis, Westring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 472.
Tarentula mvalis, Ohlert, Die Araneiden oder echten Spinnen der Provinz Preussen, p. 142.
Tarentula meridiana, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 274.
Lycosa nemoralis, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 271.
Tarentula meridiana, Menge, Preussische Spinnen, p. 531, pi. LXXXVI, fig. 500.
Lycosa nemoralis, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.
Mâle (fig. la). — Deux bandes noires longitudinales, s'élargissant vers le bas, descendent de chaque côté du céphalothorax à partir des yeux dorsaux et laissent un petit bord externe blancfauve; au milieu se trouve une large bande blanche très droite.
Il n'y a pas de saillie au crochet des chélicères (fig. M).
Les pattes sont fauves, plus ou moins obscures; les fémurs des deux premières paires sont noirs, les articles des autres paires de pattes présentent des traces d'anneaux vaguement indiqués; la patella de la première paire est beaucoup plus courte que le tibia ; le métatarse est plus long que le tarse; le tibia et la patella de la quatrième paire sont aussi longs ou légèrement plus longs que le céphalothorax; le métatarse est aussi long que le tibia et la patella réunis.
Le tarse de la patte-mâchoire (fig. kb), arrondi du bas, dépasse un peu le bulbe; celui-ci, dont le lobe inférieur est assez développé, présente une étroite échancrure dans le milieu et deux petites apophyses verticales; celle de dessous est arrondie et transparente, l'autre, plus longue, se divise en deux à son extrémité; la poinle postérieure est noire, légèrement recourbée, la seconde pointe est rougeâlre, fine et droite.
L'abdomen est recouvert de pubescence fauve, avec deux taches noires obliques contre le bord antérieur; il y a deux séries parallèles et longitudinales de points blancs, bordés de noir, qui descendent jusqu'en bas.
Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 3.
Femelle (fig. 4). — Le céphalothorax présente une bande blanche médiane, mêlée de poils rougeâtres comme chez le mâle. Les yeux du premier rang forment une ligne assez courbée; les chélicères sont garnies de quelques crins fauves; les pattes sont recouvertes de pubescence assez claire; les fémurs sont largement annelés de noir; le tibia et la patella de la quatrième paire sont aussi longs que le céphalothorax.
L'épigyne (fig. 4e), rougeâtre, beaucoup plus large que longue, est munie de deux fossettes assez grandes, placées obliquement.
Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 3.
Cette Lycose, commune en Belgique, habite les plaines et les montagnes, les endroits humides aussi bien que les parties sèches, sablonneuses ou rocailleuses; je l'ai vue, courant dans les bois de hêtres, de chênes ou de sapins, sur les mousses ou parmi les bruyères; elle apparaît aux premiers
(') Ce nom et les trois suivants, faisant double emploi, n'ont pu être maintenus.
beaux jours; on peut la trouver adulte pendant toute Tannée; c'est vers le milieu du mois de juin que commence la ponte; à cette époque on voit courir la mère chargée de son cocon dont on a beaucoup de peine à la séparer; lorsqu'on y parvient, elle ne se sauve pas et cherche à mordre; si on le dépose à portée de sa vue, elle se précipite dessus et l'emporte avec une extrême promptitude.
Le cocon (fi g. le) arrondi, légèrement déprimé, est formé de deux valves soudées circulairement par une sorte de couture en relief, très visible; il contient de quarante à cinquante œufs jaunes; avant leur premier changement de peau, les jeunes Nemoralis sont presque incolores; le céphalothorax est gris-verdàtre et les yeux sont très noirs.
Cette araignée passe l'hiver cachée sous les pierres, sous les feuilles sèches ou sous les détritus.
Belgique.
DISTRIBUTION Brabant : Tous les environs de Bruxelles, Laeken, Jelte-Sainl-Pierre, Grand-Bigard, Boitsfort,
GÉOGRAPHIQUE. Groenendael, La Hulpe, Rixensart, Oltignies, Mont-Saint-Guibert, Bousval, Noirhat, Nivelles,
Wavre, Villers-la-Ville, Tervueren, Louvain, Diest, Hal, Malines. Anvers : Environs d'Anvers, Dcurne, Lierre, Hérenthals, Turnhout, Poslel, Arendonck, Hoogstraeten. Flandre occidentale : Courlrai, Ypres.
Flandre orientale : Environs de Gand, Tamise, Saint-Nicolas, Termonde, Alost. Hainaut : Braine-Ie-Comte, Beaumont, Hennuyères, Charleroi, Tournai, Péruvvelz, Thuin. Liège : Environs de Liège, Embourg, Esneux, Tilff, Comblain-au-Pont, Stavelot, Spa, Verviers, Francor-
ehamps, Remouchamps, Baraque-Michel, Huy, Modave. Limbourg : Hasselt, Genck, Munsler-Bilsen, Maeseyck. Luxembourg : Saint-Hubert, Redu, Marbehan, La Roche, Marche, Melreux, Barvaux, Roche-à-Frêne,
Durbuy, Neufchâleau.
JSamur : Environs de Namur, Dave, Yvoir, Dinant, Waulsort, Hastières, Rochefort, Han-sur-Lesse, Beauraing.
Grand-Duché de Luxembourg.
Diekirch.
Hollande.
Environs d'Utrecht, Breda, Maestricht.
France.
Toute la France (E. Simon).
Allemagne.
Laurenbourg, environs de Berlin, Schlachlensee près de Potsdam, Weichselmùnde, Johannisberg. — Silésie.
Autriche.
Galicie : Tatra, Rzeszow, Bukowina. — Hongrie : Szinnaikô. — Transylvanie.
Suisse.
Bâle, Lucerne, le Righi, Fluelen, vallée de la Reuss, Saint-Gothard, Bex, Grindelwald, Gletsch, Gamsen, Brigerbad, Nessel, Chur, Schlesien, Breslau, Salzbrunn, Reinerz, Stohnsdorf, Riesengebirge, le Tessin.
Russie.
Environs de Varsovie.
Italie.
Tessin : Mendrisio, Lugano, Airolo, bords du lac Majeur. — Iles Borromées. — Vénétie.
Suède.
Ile Gottland. — Environs de Stockholm.
Je l'ai reçue du sud de la Russie sans désignation de localité.
LYCOSA MINUTA, C. Koch, 1848.
(PI. VIII, fig. 5, 5a, 56, 5c.)
SYNONYMIE. 1848. Lycosa miniata, C. Koch, Die Arachniden, t. XIV, p. 196, fig. 1406, 1407, 1408.
1876. Lycosa miniata, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 272. 1878. Lycosa miniata, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.
Mâle. — Deux bandes noires, latérales, descendent sur le céphalothorax; au milieu se trouve une bande droite, claire, longitudinale, recouverte de pubescence blanche; il existe sur les côtés un petit espace fauve assez étroit; il n'y a pas de saillie au crochet des chélicères; les pattes sont fauves, avec les fémurs des deux premières paires un peu plus foncés; les tibias, les fémurs et les métatarses des autres paires sont vaguement annelés de brun.
La palte-mâchoire (fig. 5a) est brune; le tibia est presque de la même longueur que la patella; ces deux articles réunis ne sont que légèrement plus longs que le tarse ; celui-ci, élargi à sa base, se termine en pointe ; le lobe inférieur du bulbe est proéminent avec une petite échancrure dans le milieu, sur le bord de laquelle on distingue de profil deux très petites apophyses ; l'inférieure est la plus longue.
L'abdomen présente une bande longitudinale, claire au milieu, souvent effacée presque complètement; il est marqué près du bord supérieur de deux taches, minces, noires, obliques; dans la moitié inférieure, on dislingue vaguement quelques traits transversaux plus foncés.
Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, o.
Femelle (fig. 5). — Le céphalothorax est semblable à celui du mâle; sur l'abdomen, la bande claire du milieu est mieux indiquée et souvent les traits transversaux de la moitié postérieure sont bordés de blanc, avec des petits points de la même couleur aux extrémités; les yeux du premier rang forment une ligne courbée; les chélicères, brunes, sont garnies de quelques crins fauves; les pattes sont vaguement annelées.
L'épigyne (fig. 56) forme une plaque brune presque carrée; elle a deux petites fossettes dans le haut, et plus bas on remarque une carène médiane peu élevée.
Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 3.
MOEURS. Cette araignée fréquente surtout les terrains sablonneux. Aux environs de Bruxelles, je ne l'ai
observée communément que dans une petite clairière formée de sable ferrugineux, qui longe la voie ferrée entre Boitsfort et Groenendael; elle ne dépassait pas cette zone; poursuivie, elle se cache sous les pierres ou reste immobile entre les herbes; la femelle se construit un abri temporaire, surtout au moment de la ponte ; c'est un trou en terre, peu profond, entouré d'un petit rebord saillant (fig. 5c), autour duquel j'ai quelquefois constaté la présence de quelques fils irréguliers. Comme les autres Lycoses, elle emporte son cocon dans ses chasses; celui-ci est petit, très blanc, la suture qui sépare les deux valves est très visible ; il contient de trente à quarante-cinq œufs jaunâtres.
Belgique.
DISTRIBUTION Brabant : Entre Boitsfort et Groenendael. GÉOGRAPHIQUE. Flandre occidentale : Heyst, dans les dunes.
Hollande.
De Bilt.
France.
Morbihan : Plouharnel. — Somme : le Crotoy, Saint-Quenlin-en-Tournon. — Environs de Boulogne, Wissant.
Allemagne.
Bavière : Gsteinach, Reichelsdorf. — Jungbunzlau.
Ecosse : Glascow.
Kiew, Kessler.
Angleterre.
Russie.
Autriche.
Galicie : Rzeszôw, Bukowina. — Hongrie. — Bohême. Je l'ai fréquemment reçue de l'Allemagne et de l'Autriche sans désignation de localité.
LYCOSA PERITA, Lalreille, 1800 (sub. Aranea). (PI. VIII, fig. 6, 6a, Gb, 6c)
SYNONYMIE. 1806. Aranea perita, Latreille, Bulletin de la Société Philomatique, n° 22, t. I, part. 2, p. 170.
1825. Lycosa velox, Walckenaer, Faune française, p. 25, n° 14-. 1827. Lycosa nitolica, Audouin et Savigny, Description de l'Egypte. 1831. Lycosa picta, Hahn, Die Arachniden, t. I, p. 106, fig. 79. 1854-. Lycosa linx, Hahn, Die Arachniden, t. II, p. 15, fig. 104-.
1837. Lycosa perita, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. I, p. 518. 1848. Arctosa picta, C. Koch, Die Arachniden, t. XIV, p. 130, fig. 1562-1565. 1861. Lycosa picta, Westring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 525. 1861. Lycosa picta, Blackwall, Spiders of Great-Britain, t. I, p. 25, pi. I, fig. 8. 1864. Trochosa picta, E. Simon, Histoire naturelle des Araignées, p. 546. 1870. Trochosa picta, Thorell, Remarks on Sxjnonyms, p. 555.
1876. Lycosa perita, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 276.
1877. Arctosa picta, Menge, Preussische Spinnen, p. 518, pi. LXXXIV, fig. 295.
1878. Lycosa perita, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.
DESCRIPTION. Mâle. — Le céphalothorax est brunâtre, surtout en avant, avec le milieu plus pâle; de chaque côté
descendent deux bandes formées de grandes taches brunes, découpées à l'endroit des stries rayonnantes; la pubescence, fauve, rend souvent ces dessins peu distincts; les pattes sont fauves, avec un trait noir sur les hanches des trois dernières paires; les fémurs sont marqués de deux anneaux découpés, assez noirs; les tibias sont annelés aux deux extrémités; les tarses et les métatarses sont unis; il y a deux rangées d'épines aux tibias de la première paire, l'une de quatre, l'autre de trois, et un cercle d'épines aux extrémités des métatarses qui sont en outre armés par-dessous de deux rangées de deux épines chacune.
La patte-mâchoire (fig. 6a) est fauve, avec des taches noires à la base et sur le fémur; le tarse, qui dépasse le bulbe, est armé à son extrémité de deux griffes unies; le bulbe, vu de profil, présente dans le milieu une très petite apophyse saillante, assez difficile à observer.
L'abdomen est fauve-pâle, bordé de noir à son bord antérieur, avec une partie plus claire au centre, contenant une bande blanche lancéolée; dans le milieu, deux points blancs sont placés de chaque côté de la bande médiane; plus bas existent quelques traits obliques horizontaux, obscurs, plus ou moins visibles; les dessins sont moins nets que chez la femelle; le ventre, noir, est garni de pubescence blanchâtre.
Ordre de longueur des pattes : 4, 1, % 3. X. H
Femelle (fig. 6). ■ — Le céphalothorax est semblable à celui du mâle ; les yeux du premier rang sont disposés en ligne un peu courbée; ceux du milieu sont légèrement plus gros que les latéraux; les chélicères, brunes, sont recouvertes de poils blancs et de crins grisâtres ; le plastron , noir, est garni d'une légère pubescence blanche; les pattes sont fauves, avec des anneaux noirs; le tibia et la patella réunis de la quatrième paire sont à peu près aussi longs que le céphalothorax.
L'abdomen est fauve, avec une bande blanche lancéolée au milieu; quelquefois la bande blanche, très large dans le haut, descend en pointe jusque vers le milieu de l'abdomen, figurant ainsi un triangle allongé; la partie antérieure est bordée de noir; de chaque côté du triangle on distingue deux points blancs, placés obliquement; les plus rapprochés sont bordés de noir; les autres, situés un peu plus bas, se détachent sur un petit espace noir, presque carré; plus bas encore, on remarque quelques traits noirs, courbés en arrière et interrompus dans le milieu; le ventre, noir, est recouvert d'une pubescence blanche, peu serrée.
L'épigyne (fig. 66), plus longue que large, présente deux fossettes obliques, séparées par une carène longitudinale étroite, marquée d'une strie au milieu.
Ordre de longueur des pattes : 4, 1 , % 5.
La variété Linx, dont Hahn avait fait une espèce distincte, est beaucoup plus pâle; les yeux du premier rang sont disposés en ligne droite; le ventre est noir dans la région de l'épigastre seulement.
MOEURS. Plus commune que l'espèce précédente, cette Lycose habite aussi les endroits arides et sablon-
neux; la femelle se creuse un petit terrier, peu profond, qu'elle tapisse intérieurement de soie légère; cette trame dépasse presque toujours l'ouverture et flotte à l'extérieur lorsqu'elle ne recouvre pas l'entrée, ce qui arrive souvent au moment de la ponte; sa manière de vivre varie, ainsi je l'ai observée quelquefois sous les pierres, blottie dans un creux naturel, par conséquent le dos retourné par en bas; au-dessus d'elle était tendue une petite toile assez grossière; elle devient plus sédentaire au moment de la ponte et pendant les deux ou trois jours qui précèdent l'éclosion ; en chasse elle emporte toujours son cocon suspendu à ses filières; ce cocon renferme de trente à quarante-cinq œufs presque incolores.
Belgique.
DISTRIBUTION Brabant : Boitsfort, Groenendael, La Hulpe. Mont-Saint-Guibert, Court-Saint-Etienne, Diest, GÉOGRAPHIQUE. Saventhem.
Flandre orientale : Environs de Gand, Deurle.
Flandre occidentale : Ostende, Blankenberghe, Heyst (dans les dunes).
Anvers : Calmpthout, Poslel, Deurne.
Hainaut : Braine-le-Comle (forêt de la Houssière).
Limbourg : Genck, Munsler-Bilsen, Maeseyck.
Hollande.
Utrecht, route de Maarlensdyk à De Bild et de Hilversum à Marden. — Maestricht.
France.
Toute la France (E. Simon).
Angleterre.
Cheshire, Lancashire, Denbigshire. — Ecosse. — Irlande.
Allemagne.
Bavière : Nuremberg. — Saxe. — Silésie.
Autriche.
Suisse.
Espagne.
Italie.
Le Tessin. — Piémont. — Naples; pentes du Vésuve. — Sardaigne.
Hongrie : Szomotor, Ujhely. — Galicie.
Le Tessin. — Environs de Lucerne.
Galice : Torre de Allô.
Environs de Conslantinople.
San-Miguel (îles Açores). — Les Algarves.
Ile Gottland, Upland.
Algérie : Scherschara. — Tunis.
Turquie.
Portugal
Suède.
Afrique.
SYNONYMIE
DESCRIPTION
Mâle (
LYCOSA C1NEREA, Fabrkius, 1790 (sub. Aranea).
(PI. VIII, fig. 7, la, 76, 7c, 1d.)
Aranea cinerea, Fabricius, Systema cntomologiœ, II, p. 423.
Aranea halodroma (allodroma), Walckenaer, Faune parisienne, t. II, p. 238, n° 102. Lycosa allodroma, Walckenaer, Tableau des Aranèides, p. 15. Lycosa maculata, Hahn, Monographie der Spinnen, 3, tab. III, fig. a. Lycosa cinerea, Sundevall, Suenska Spindlarness beskrifning, p. 190, n° 17. Lycosa allodroma, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. I, p. 350. Lycosa leucoph^ea, Blaekwali, Lond. and. Edimb. PMI. mag., 5me série, vol. X, p. 104. Lycosa halodroma (allodroma), C. Koch, Die Arachnidcn, t. V, p. 106, fig. 410-411. Arctosa cinerea, C. Koch, Die Arachnidcn, t. XIV, p. 125, fig. 1558. Lycosa halodroma (allodroma), Blaekwali, Spiders of Great-Britain, t. I, p. 23, pi. I, fig. 7. 1872. Trochosa cinerea, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 352. Lycosa cinerea, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 278. Arctosa cinerea, Menge, Preussische Spinnen, p. 516, pi. LXXXIV, fig. 292. Lycosa cinerea, L. Beeker, Catalogue des Arachnides de Belgique.
Mâle (fig. la). — Le céphalothorax , fauve, légèrement éclairci dans le milieu, est bordé de blanc avec une fine ligne marginale noire; l'aire oculaire est obscure; il y a quelques taches latérales foncées, coupées par les stries rayonnantes; les yeux du premier rang sont disposés en ligne droite et ceux du milieu sont beaucoup plus gros que les latéraux; les chélicères, noires, sont couvertes de crins noirâtres, longs et épais; les pattes sont fauves, avec quelques traces d'anneaux sur le dessus des fémurs ainsi qu'aux tibias et aux métatarses; sous les tibias de la première paire sont disposées deux rangées de trois courtes épines chacune.
La patte-mâchoire (fig. 1b) est fauve; le tibia et la patella sont à peu près de même dimension ; le tarse dépasse le bulbe de presque toute sa longueur; celui-ci, arrondi, présente dans le milieu une très petite pointe saillante, noire, à peine visible même de profil.
L'abdomen est fauve, avec les parties latérales pointillées ou résiliées de noir; au milieu une bande lancéolée, plus foncée, descend jusqu'à la moitié de la longueur de l'abdomen.
Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 5.
Femelle (fig. 7). — Le céphalothorax est semblable à celui du mâle; l'espace oculaire est presque noir; les taches brunes latérales sont également plus foncées; le plastron noir, garni d'une courte pubescence fauve, est souvent éclairci dans le milieu; les pattes, fauves, sont annelées plus ou moins distinctement; le tibia et la patella réunis de la quatrième paire sont aussi longs que le céphalothorax.
L'abdomen, fauve, est recouvert d'une pubescence blanche dans le haut et surtout autour du commencement de la bande lancéolée brune du milieu; de chaque côté de cette bande, on trouve deux tachettes obliques, puis, plus bas, deux taches claires entourées d'un petit espace noirâtre découpé; plus bas encore sont placés des points noirs ou des lignes très fines f rmant un réseau irrégulier de la même couleur; une épaisse pubescence fauve recouvre tous ces dessins et les rend parfois diffus et peu visibles.
L'extrémité de la patte-mâchoire (fig. 7c) est armée de deux petits crochets difficiles à observer.
L'é[)ii>yne (fig. 7c?), presque aussi longue que large, plus étroite en avant, coupée carrément par-dessous avec les angles arrondis, renferme une plaque moins grande, affectant la même forme, qui contient deux petites fossettes profondes, placées sur chacun des angles postérieurs.
Ordre de longueur des paltes : h, 1, 3, 2.
MOEURS. La taille de cette espèce varie beaucoup. Elle affectionne les endroits arides, sablonneux et bien
découverts; on la trouve aussi au bord des rivières. Au moment de la ponte, la femelle se creuse en terre un trou, peu profond, qu'elle double d'un tube de soie lâche, transparente, qui se prolonge souvent à l'extérieur; il se recouvre promptement de particules de sable ou de terre; à cette époque, elle devient plus sédentaire que les espèces voisines; si un danger la menace, elle fuit promptement, emportant son cocon accroché à ses filières; les petits se cramponnent à leur mère lorsqu'elle court ou qu'elle chasse et ne l'abandonnent qu'après deux changements de peau. Cette araignée, assez rare en Belgique, devient plus commune dans le Midi de l'Europe.
Belgique.
DISTRIBUTION Brabanl : Environs de Bruxelles, Auderghem, Boilsfort, Diest. GEOGRAPHIQUE. sSamur : Yvoir, Anseremme, Hastières.
France.
Toute la France (E. Simon). — Porquerolles (îles d'Hyères).
Allemagne.
Bavière, Reichelsdorf, Rôthenbach, Eltersdorf.
Autriche.
Bohême : Hetzinsel près de Prague. — Hongrie. — Moldavie. — Dalmatie.
Dunkeld, Stanley near Perlh, Aberdeen.
Italie.
Piémont : environs de Turin.
Bussie.
Jekaterinoslaw, Nikopol, Crimée, Aima.
Portugal.
Les Algarves.
Egypte.
Environs d'Alexandrie (commune).
Je l'ai reçue de la Suisse sans désignation de localité.
LYCOSA LEOPARDUS, Sundevall, 1833.
(PI. IX, fig. i, \a, 16, le.)
SYNONYMIE. 1833. Lycosa leopardus, Sundevall, Suenska Spindlamess beskrifning, p. 189.
1841. Lycosa cambrica, Blaekwall, Transact. of the Linn. Soc, vol. XVIII, p. 614.
1848. Lycosa (Leimonia) sericata, C. Koch, Die Arachniden, t. XV, p. 8, fig. 1420.
1856. Arctosa leopardus, Thorell, Recensio critica Aranearum Suecicarum, p. 111.
1859. Lycosa leopardus, Westring, Forteckning ôfver titt nàrvarande tid Kànda, etc., p. 54.
1861. Lycosa cambrica, Blaekwall, Spiders of Great-Britain, t. I, p. 52, pi. II, fig. 14.
1861. Lycosa leopardus, Westring, Araneœ Siœcicœ descriptœ, p. 522.
1870-1872. Pirata leopardus, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 531.
1876. Lycosa leopardus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 281.
1878. Lycosa leopardus, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Relgique (supplément).
DESCRIPTION. Mâle. — Le céphalothorax présente une large bande fauve médiane, plus ou moins pâle; de chaque côté se trouve un espace noirâtre suivi d'une bordure marginale blanche mal définie; les yeux du premier rang sont de même grosseur; les pattes, fauves, présentent sur les fémurs quatre anneaux noirs, quelquefois interrompus à la première paire de patte; il y a deux anneaux plus pâles sur les tibias, qui manquent parfois à ceux des deux dernières paires; les métatarses de celles-ci sont seuls vaguement annelés; le tibia et la patella réunis de la quatrième paire sont plus courts que le céphalothorax; les pattes sont garnies de crins, moins longs sur les fémurs que sur les articles suivants.
La patte-mâchoire (fig. 16) a le tarse noir; le tibia et la patella sont de la môme dimension; le tarse, assez mince, légèrement plus long que le tibia, dépasse le bulbe de beaucoup; celui-ci, petit, ovale, possède une apophyse recourbée en demi-cercle, qui ne fait pas saillie à l'extérieur ; on ne la distingue presque pas de profil.
L'abdomen est recouvert d'une pubescence fauve-pâle, mêlée de blanc, qui devient presque tout à fait blanche sur le bord antérieur et sur les côtés ; en avant on trouve une bande longitudinale pâle, lancéolée, avec deux points noirs dans le milieu, puis, dans le bas, deux séries latérales de points blancs réunis par des accents noirâtres.
Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 3.
Femelle (fig. 1). — Le céphalothorax est semblable à celui du mâle; les yeux du premier rang sont placés en ligne presque droite ; ceux du milieu sont les plus écartés ; une pubescence grise, très pâle, recouvre le plastron qui est noir; quelques crins, fauves et noirs, garnissent les chélicères; les pattes, fauves, sont annelées comme celle du mâle; le tibia et la patella de la quatrième paire sont plus courts que le céphalothorax.
L'abdomen est couvert de poils blancs au bord antérieur et un peu sur les côtés; la bande lancéolée est plus ou moins distincte ; de l'angle inférieur de cette bande partent deux petits traits obliques qui rejoignent chacun un point blanc assez gros, entouré de noir; par-dessous, il existe, comme chez le mâle, deux séries latérales de points blancs réunis par des accents foncés.
L'épigyne (fig. la), en fossette arrondie en avant, est coupée carrément par-dessous; elle est presque aussi longue que large; le rebord postérieur, dont les extrémités latérales sont un peu recourbées, est élargi triangulairement dans le milieu.
Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 3, 2.
MOEURS. Cette Lycose habite les endroits humides, le bord des marais, des étangs ou des rivières; elle se
cache ordinairement à la base des plantes les plus rapprochées de l'eau; la femelle se retire sous une
pierre pour construire son cocon, qui est assez gros, très blanc, avec la suture qui rattache les deux valves bien marquée (fig. le); elle chasse en remportant avec elle. Les œufs, au nombre de vingt-cinq à quarante, sont presque incolores. Cette espèce est rare en Belgique.
Belgique.
DISTRIBUTION Anvers : Calmpthout.
GÉOGRAPHIQUE. jyamur . Louette-Saint-Pierre.
Luxembourg : Paliseul, Carlsbourg, Virlon. Hainaul : Papignies, Lessines, Soignies.
Environs d'Ulrecht, Bréda.
Hollande.
France.
Environs de Paris : La Glacière, Chaville, Bondy, Saint-Germain. — Fontainebleau. — Somme. — Morbihan. — Orne. — Oise. — Aube. — Toutes les Alpes. — Hautes-Pyrénées : lac de Lourdes. — Bouches du Rhône. — Corse (E. Simon).
Angleterre.
Aberdeen, Caslle-Douglas.
Allemagne.
Bavière : Dulzenleich, Tiimpel im Gartenschlage, Pommelbrunn.
Suisse.
Bords du lac de Zurich, bords du lac de Lucerne. — Le Tessin. — Tyrol.
Galicie : Krakau, Rzeszôw, Janôw, Rawa. — Trente. — Hongrie : Helmecz.
Italie.
Tessin. — Vénétie. — Piémont : environs de Turin. — Sardaigne.
Galice : Cabanas.
Ile de Gollland.
Espagne.
Suède.
SYNONYMIE
LYCOS A TERRI COL A, Thorell, 1856.
(PI. IX, fig. % 'la, %, 2c, M, et pi, XXVII, fig. 4.)
1802. Aranea agretyca, Walckenacr (ad partem), F mine parisienne, II, p. 238.
1805. Lycosa agretyca, Walckenaer (ad partem), Tableau des Aranéides, p. 13.
1806. Lycosa rlricola, Latreille (ad partem), Gênera Crustaceorum et Inseclorum, etc., I, p. 120. 1853. Lycosa rcricola, Sundcvall (ad partem), Suenska Spindlamess beskrifning, p. 192.
1856. Trociiosa trabalis, C. KocIi, In Herrich-Schaeffer Dcutschl. Inscklcn, 154, 19, 20. 184-5. Lycosa agretyca, Blackwal!, Linn. Trans., vol. XIX, p. 118.
1848. Trociiosa trabalis, C. KocIi, Die Arachniden, t. XIV, p. 14-1, fig. 1571 à 1574 ('). 1856. Lycosa terricola, Thorell, liecensio crilica Aranearum Succicarum, p. 62, 102. 1861. Lycosa agretyca, Blaekwall, Spiders of Great-Brilam, t. I, p. 17, pi. I, (ig. 2. 1870-1872. Lycosa terricola, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 559.
1876. Lycosa terricola, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 285.
1877. Trociiosa terricola, Menge, Preussische Spinnen, p. 556, pi. LXXXVII, fig. 504.
1878. Lycosa terricola, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.
(') Ce nom et tous ceux qui précèdent, faisant double emploi, ont dû être changés.
DESCRIPTION. Mâle (fig. 26). — Le céphalothorax est brun; au milieu descend une bande fauve-rougeâtre, un peu élargie dans le milieu, contenant en avant deux traits noirs allongés suivis de deux tachettes obliques ; les côtés, fauves, contiennent un petit trait noir très fin qui part des yeux dorsaux et descend jusqu'en bas en longeant le bord.
Le crochet des chélicères (fig. 2d) est dépourvu de saillie. Les pattes, fauves, sont quelquefois annelées sous les fémurs; le tibia et le métatarse de la première paire sont noirs; le tibia est plus long que la patella et que le métatarse; ce dernier est aussi plus allongé que le tarse; on observe deux rangées, chacune de trois épines, aux tibias des deux premières paires ainsi qu'aux métatarses ; ces derniers sont armés en outre à leur extrémité d'une épine très courte.
La patte-mâchoire (fig. 2c) est fauve avec le bulbe noir; le tibia et la patella sont de même longueur et de même épaisseur; le tarse, arrondi dans le bas, dépasse le bulbe.
L'abdomen, rougeâlre, revêtu de pubescence de la même couleur, est orné dans le haut d'une bande lancéolée longitudinale plus claire, bordée d'un trait noir; de chaque côté et du milieu de cette bande descend un petit trait noir oblique, courbé, terminé par un point blanc bordé de noir ; plus bas se trouvent deux séries latérales de points blancs réunis par des accents plus ou moins bien marqués ; tout l'abdomen, pointillé de brun, est parsemé de petites touffes de poils fauves, plus serrés sur les parties latérales.
Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 5.
femelle. — Le céphalothorax est semblable à celui du mâle ; la bande claire médiane devient un peu plus étroite en arrière; le plastron, fauve-brun, est garni de crins; les yeux du premier rang sont placés à égale distance les uns des autres avec les latéraux plus petits que ceux du milieu; les yeux dorsaux sont les moins gros ; les pattes, fauves, présentent des traces d'anneaux aux fémurs ; le tibia et la patella de la troisième paire sont de même longueur ; les épines sont disposées comme chez le mâle.
L'abdomen est semblable à celui du mâle, mais les dessins sont presque toujours plus nettement
indiqués.
L'épigyne (fig. 2a), presque aussi large que longue, est diminuée, arrondie dans le haut et s'élargit en arrière surtout vers le milieu; les bords sont foncés et épais; dans le bas on remarque de chaque côté interne un petit tubercule en pointe ; l'épigyne est partagée par une carène longitudinale qui devient plus étroite à la hauteur des tubercules et qui s'élargit ensuite assez fortement.
MOEURS. Cette Lycose est moins commune en Relgique qu'en France; elle habite les champs comme
les bois, mais préfère les prés humides qui bordent les rivières ; pour hiverner elle se réfugie sous les pierres et sous les détritus ; je l'ai rencontrée en hiver sous les mousses qui garnissent la base des vieux arbres, surtout au pied des sapins; on l'observe adulte à toutes les époques; au moment de la ponte elle se retire sous les feuilles sèches ou sous les pierres et creuse, lorsqu'elle n'en trouve pas un tout fait, un léger renfoncement, entouré d'un petit rebord en terre ; cette retraite rappelle d'une façon très sommaire le travail de la grande Lycosa narbonensis, Ltr. La femelle sort peu de son refuge, mais lorsqu'elle est forcée de le faire elle emporte son cocon partout avec elle ; ce cocon, globuleux, assez gros, contient souvent plus de cent cinquante œufs non a^lutinés. Je l'ai vue quelquefois entourer son cocon de fils de soie ; elle est moins vive que les autres Lycoses.
Hu2 DESCRIPTION DES ARACHNIDES DE BELGIQUE.
Belgique.