DISTRIBUTION
Brabant : Environs de Bruxelles, dans les terrains vagues; Laeken, Grand-Bigard, Uccle, Jelte-Saint- GÉOGRAPHIQUE. pierre^ Boilsfort, Groenendael, Auderghem, Tervueren, La Hulpe, Rixensart, Ottignies, Mont-Saint-
Guibert, Bousval, JNoirhat, Villers-la-Ville, Nivelles, Wavre, Louvain, Diest. envers : Environs d'Anvers, Deurne, Putte, Stabroeek, Cappellen, Calmpthout, Turnhout, Arendonck,
Postel.
Namur : Environs de Namur, Dave, Profondeville, Yvoir, Dinant, Hastières, Marche-les-Dames, Namèche,
Samson, Ciney, Rochefort, Han-sur-Lesse, Beauraing. Luxembourg : Saint-Hubert, Redu, Libin, Villance, La Rocbe, Barvaux, Marche. Flandre orientale : Environs de Gand, Deurle, Ninove, Grammont, Tamise, Termonde. Flandre occidentale : Blomendael près de Bruges, Thielt, Ingelmunster, Courtrai. Liège : Environs de Liège, Esneux, Tilff, Comblain-au-Pont, Chênée, Chaudfontaine, Spa, Barrage de la
Gileppe, Huy, Modave, Hamoir.
Limbourg : Genck, Maeseyck, Munster-Bilsen. Hainaut : Hennuyères, Soignies, environs de Mons, environs de Tournai, Péruwelz.
Utrecht, Breda, route de Hilversum à Amersfoort, Maestricht.
France.
Toute la France (E. Simon).
Angleterre.
Arthur's Seat, Dunkeld, Old Cambus, Berwicksbire. — Ecosse : Castle-Douglas, Glascow. — Irlande.
Suisse.
Zermatt, La Furca, Bex, Veyrier, Gamsen, Mittebach, Mund, Brigerbad, Simplon, Wallis, Uri, Waadtlandt, Bûndten, Genève, Lucerne, Le Righi, Altorf, vallée de la Reuss. — Tyrol (Nord) : Hôtlinger Berg, Viller Wald, Taurer Alpe, Kuhthai, Lisenz, Gsclmitz, Jenbach, Praxmar, Hinterdax. (Sud) : Antholz, Atzwang, Ratzes, Rungelstein, Im Trientinischen. — Le Tessin.
Italie.
Tessin. — Vénétie. — Lombardie. — Piémont. — Naples. — Sicile. — Ile de Capri.
Turquie.
Environs de Constanlinople, Vratza.
Autriche.
Galicie : Krakau, Rzeszôw, Saçz, Przémysl,, Janéw, Rawa, Strzelbice, Bukowina. — Hongrie : Szomotor, Homonna, Barkô, Ujhely. — Moldavie : Broslenii. — Bohême, près de Tetschen, Teplic.
Allemagne.
Breslau, Warmbrunn, Stohnsdorf, Reinerz, Munich. Nuremberg, Johannisberg, Ohra, Heubach, Jeskcnthal. — Hanovre : Poppenberg. — Silésie.
Russie.
Entre Tobolsk-sur-lrlisch et Obdorsk, sous le cercle polaire près de l'embouchure de l'Ob (Sibérie). — Finlande.
Suède.
Upsal, environs de Stockholm.
Afrique.
LYCOSA RURICOLA, de Geer, 1778 (sub. Aranea). (PI. IX, fig. 3, 3a, 3b, 3c, 3d.)
SYNONYMIE. 1778. Aranea ruricola, de Geer, Mémoires pour servir à l'histoire des insectes, mém. VII, p. 282.
1802. Aranea agretyca, Walckenaer (non Sundevall), Faune parisienne, II, p. 238.
1805. Lycosa agretyca, Walckenaer, Tableau des Aranèides, p. 13.
1806. Lycosa ruricola, Latreille (ad partem), Gênera Crustaceorum et lnsectorum, I, p. 120. 1829. Lycosa lapidicola, Hahn, Monographie der Spinnen, 5, lab. I, fig. B.
1831. Lycosa ruricola, Hahn, Die Arachniden, t. I, p. 105, fig. 77.
1854. Lycosa alpina, Hahn, Die Arachniden, t. II, p. 57, fig. 146.
1851. Lycosa campestris, Blackwall, Annals and Mag. of Nat. Hist., 2rae série, vol. VII, p. 257.
1856. Trochosa ruricola, Thorell, Recensio critica Aranearum Suecicarum, p. 101.
1861. Lycosa campestris, Blackwall, Spiders of Great-Britain, t. I, p. 18, pi. I, fig. 3.
1870-1872. Lycosa ruricola, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 356.
1876. Lycosa ruricola, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 284.
1877. Trochosa ruricola, Menge, Preussische Spinnen, p. 585, pi. LXXXVII, fig. 305.
1878. Lycosa ruricola, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.
DESCRIPTION. Mâle. — Le céphalothorax est brun, avec une bande médiane fauve et une bande marginale . plus étroite, de la même couleur, renfermant une raie noire ondulée, très mince, qui suit le contour des bords; les traits céphaliques sont allongés; la strie médiane est courte et fine; le crochet des chélicères (fig. 3c/) présente au-dessus une petite saillie située vers le tiers inférieur; les pattes sont fauve-verdâtre; le tibia, le métatarse et le tarse de la première paire sont beaucoup plus foncés ; le tibia, plus long que la patella, est aussi plus long que le métatarse; ce dernier est plus longque le tarse; les pattes sont munies d'épines disposées de la même façon que chez la Terricola.
La patte-mâchoire (fig. 3a) est fauve; le tibia est un peu plus long que la patella; le tarse, allongé, dépasse le bulbe.
L'abdomen, un peu verdâlre, est recouvert de pubescence brune mêlée de poils fauves sur les côtés où ils forment parfois de petites bandes obliques; dans la partie postérieure, on trouve deux séries longitudinales de points blancs, bordés de noir, souvent réunis par des traits clairs; dans le haut, la bande fauve lancéolée est moins découpée sur les bords que chez la Terricola; il y a un point blanc de chaque côté vers le milieu.
Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 3.
Femelle. — Le céphalothorax est semblable à celui du mâle, ainsi que l'abdomen; souvent les dessins de ce dernier sont effacés et la bande claire, lancéolée, reste seule visible; le plastron, brun, recouvert d'une pubescence fauve assez clair-semée, est en outre muni de crins; les yeux sont disposés de la même manière que ceux de la Terricola; les pattes sont fauves, unicolores; les tibias des troisième et quatrième paires sont un peu plus longs que les patellas.
L'épigyne (fig. 3c) présente une fossette en forme de trèfle, arrondie en avant et sur les côtés, séparée par une carène étroite qui s'élargit et devient triangulaire par-dessous.
Ordre de longueur des pattes : 4, 1 , 2, 3.
MOEIRS. Cette Lycose échappe souvent aux observateurs à cause de son extrême ressemblance avec la
Terricola; sa manière de vivre me semble identique; elle est très commune, surtout au bord de l'eau dont elle s'éloigne rarement ; le cocon renferme de soixante à quatre-vingts œufs ; je n'en ai jamais trouvé plus, bien que Westring dise en avoir compté jusqu'à cent soixante.
iU
Belgique.
DISTRIBUTION Brabant : Environs de Bruxelles, Boitsfort, Ucele, Rhode-Saint-Genèse, Saventhem, Anderlecht, GÉOGRAPHIQUE. Rixensart, Villers-la-Ville, Bousval, Diest, Wavre.
Anvers : Hoboken, les rives de l'Eseaut, Calmpthout, Higene.
Namur : Environs de Namur, Rhisne, Dave, Yvoir, Dinant, Hastières, Rochefort, Mariembourg. Liège : Environs de Liège, Tilff, Esneux, Comblain-au-Pont, Huy, Modave, Colonster, Spa, Baraque- Michel.
Luxembourg : Barvaux, Durbuy, Marche, La Roche.
Hainaut : Braine-le-Comle (forêt de la Houssière), Everbecq, Alh, Lessines, Hennuyères, Chercq, Ere, Kain.
Flandre orientale : Environs de Gand, Deurle, Renaix. Limbourg : Genck, au bord des marais.
Hollande.
Maeslricht, De Bildt.
Grand-Duché de Luxembourg.
Diekirch.
France.
Toute la France (E. Simon), commune dans le Midi. — Corse.
Angleterre.
Perth, Keith in Bauffshire, Castle-Douglas, Glascow. — Irlande.
Allemagne.
Laurenbourg, Friedrichroda. — Bavière : Pommelsbrunn, Happurg, Kissingen, Hartmannshof, Heubach.
Suisse.
Luccrne, Bex, Devens, Gamsen Mund, Reculet, Oberland, Glarus, Genève. — Tyrol (Nord) : Hôttinger Berg, Gnadenwald. (Sud) : Méran, Im Trientinischen.
Russie.
Kiew, Jekalerinoslaw. — Crimée : Simferopol, Sevvastopol, Jeny-Sala.
Galice : Cabanas.
Espagne.
Autriche.
Hongrie : Erdôbénye, Tokaj. — Moldavie : Brostenii. — Galieie : Bukowina. Elle est citée également de la Suède et de l'Irlande.
SYNOiNYMIE.
LYCOSA ROBUSTA, E. Simon, 4876.
(PI. IX, fig. 4, 4a, 4b, 4c.)
1876. Lycosa robusta, E. Simon, Les Arachnides de France, tom. III, p. 286.
1881. Lycosa robusta, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique (Supplément).
DESCRIPTION. Mâle. — Le céphalothorax est brun, bordé de blanc; au milieu se trouve une bande longitu-
dinale blanche; les parties latérales sont coupées par des stries plus ou moins noires; les yeux du premier rang sont également séparés; ceux du milieu sont un peu plus gros.
Le crochet des chélicères (fig. ka) est noir, avec l'extrémité rouge ; il est dépourvu de saillie au-dessus.
Les pattes sont fauve-verdâtre, avec les métatarses et les tarses de la première paire plus obscurcis que ceux des autres paires; elles sont garnies de pubescence grise-blanchâtre; la patella delà première paire est plus courte que le tibia, qui est à peu près de la même longueur que le métatarse, mais un peu plus large; celui-ci est plus long que le tarse.
Le tibia et la patella de la patte-mâchoire (fig. 46) sont de même longueur; le tarse, muni d'un petit crochet à son extrémité, dépasse le bulbe; ce dernier, vu de profil, paraît un peu plus saillant que celui de l'espèce précédente.
L'abdomen est recouvert de pubescence brune, avec des tachettes noires et de petites touffes de poils blancs; dans la moitié supérieure, il existe une bande lancéolée, fauve-pâle, bordée d'un trait noir.
Ordre de longueur des pattes : A, 1, 2, 5.
Femelle (fig. 4). — Le céphalothorax est semblable à celui du mâle; la bande médiane, blanche, est souvent effacée en avant; les pattes sont unicolores; le haut des fémurs est quelquefois obscurci; le tibia de la troisième paire est plus long que la patella; il en est de même pour le tibia et la patella de la quatrième paire.
L'abdomen est souvent très éclairci dans le centre; du milieu de celte partie claire se détache la bande blanche, lancéolée, bordée d'un trait noir très fin, entouré lui-même d'un petit espace foncé; dans la partie postérieure, on distingue presque toujours deux séries latérales de points clairs, réunis par des accents noirâtres vaguement indiqués; ces dessins sont plus ou moins visibles.
La fossette de l'épigyne (fig. 4c) est un peu plus longue que large ; la bordure, épaisse, légèrement échancrée dans le haut, s'arrondit latéralement et se resserre par en bas; à cet endroit s'avance, de chaque côté, un tubercule arrondi; la carène longitudinale, moins élevée que la bordure, est large, arrondie à sa partie supérieure et se termine en pointe dans le bas.
L'étude de ces organes est absolument nécessaire pour distinguer la L. robusta de la L. ruricola.
Ordre de longueur des pattes : 4, 1 , 2, 3.
MOEURS. Moins commune que la Ruricola, elle aime, comme elle, les endroits humides; ses mœurs sont
tout à fait semblables.
Belgique.
DISTRIBUTION Brabant : Environs de Bruxelles, Boitsfort, La Hulpe, Auderghem, Rhode-Saint-Genèse. GEOGRAPHIQUE. jnvers : Environs d'Anvers (très commune le long des rives de l'Escaut), Calmpthout. Limbourg : Genck, au bord des marais.
Hollande.
Maestricht. — Utrecht, Breda.
France.
Paris : La Glacière, Villejuif, Fontenay. — Morbihan : Plouharnel. — Eure-et-Loir : Dangers. — Haute-Marne : Langres. — Ain : Belmont. — Isère : Le Sappey. — Hautes-Alpes : Mont-Genèvre. — Gers : Lectoure. — Aveyron : Rodez (E. Simon).
Suisse.
Genève, Lucerne, bords du lac de Zurich.
Je l'ai reçue de l'Angleterre et de l'Allemagne sans désignation de localité.
LYCOSA LUTETIANA, E. Simon, 1876.
(PI. IX, fig. 8, Sa, Sb, 5c)
SYNONYMIE
1876. Lycosa lltetiana, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 293.
1877. Lycosa lutetiana, E. Simon, Bulletin de la Société Enlomologique de France, 13 juin. 1877. Lycosa lutetiana, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.
DESCRIPTION
MOEURS
Mâle (fig. 5a). — Le céphalothorax est brun-verdâtre, presque glabre sur les côtés, recouvert d'une pubescence mêlée de poils grisâtres et de crins gris; au milieu se trouve une bande longitudinale, plus ou moins blanche, un peu étroite en avant, s'élargissant dans le milieu, rétrécie en arrière et n'atteignant pas la base du céphalothorax; les yeux du premier rang, de même grandeur, très serrés, placés à égale distance les uns des autres, forment une ligne courbée en avant, plus large que celle des yeux de la seconde ligne.
Les pattes sont fauves, plus foncées aux extrémités ; le tibia de la première paire est armé de deux épines au bout et de deux épines écartées, dans le milieu; celui de la deuxième paire n'a qu'une épine au centre, outre les deux épines terminales; les métatarses des deux premières paires portent deux paires d'épines et une seule terminale; réunis le tibia et la patella de la quatrième paire sont plus courts que le céphalothorax et plus longs que le métatarse.
Le tarse de la patte-mâchoire (fig. ïïb) est noirâtre; le tibia et la patella sont presque de même longueur et de même épaisseur; le tarse, plus large, ovale, allongé, se termine en pointe qui dépasse le bulbe de beaucoup; celui-ci est muni d'une petite apophyse horizontale, épaisse et légèrement courbée.
L'abdomen est brun, avec une bande médiane claire, resserrée et arrondie dans le haut, puis fortement élargie et rétrécie ensuite dans le bas; il y a une ou deux paires de taches de chaque côté de la partie rétrécie; en dessous se trouve une série d'accents qui diminuent de grandeur jusqu'auprès des filières.
Femelle. — Le céphalothorax présente la même coloration que celui du mâle ; les pattes, fauves, ont souvent les fémurs éclaircis.
L'abdomen est également semblable à celui du mâle.
L'épigyne (fig. Se), en demi-cercle par en haut, un peu élargie et tronquée par-dessous, renferme une fossette à peu près de la même forme.
Ordre de longueur des pattes : 4-, 1, 2, 3.
Elle habite les endroits secs, pierreux, court sur les mousses ou sur les bruyères, sous lesquelles elle se réfugie pendant la nuit; elle hiverne cachée dans les détritus ou plus rarement sous les feuilles mortes; cette Lycose étant fort rare en Belgique, ses mœurs me sont presque inconnues.
Belgique.
DISTRIBUTION Namur : Yvoir, Dinant, Hastières, Han-sur-Lesse.
GÉOGRAPHIQUE. Luxembourg : Laroche, Melreux.
Liège : Comblain-au-Pont, Spa.
France.
Environs de Paris : La Varcnne, Mennecy, forêt de Fontainebleau.
A.ccouplemeiit des n^yooses.
J'ai pu observer plusieurs fois, au commencement de l'été, ce spectacle intéressant. A cette époque, on voit courir partout les Lycosidœ en quantité innombrable; c'est principalement dans les journées chaudes et orageuses que les mâles se mettent en mouvement; ces jours-là les femelles paraissent un peu moins vives.
Lorsque au détour de quelque tas de pierres, les Lycoses se rencontrent brusquement, se heurtant presque le front, elles reculent toutes les deux et restent immobiles pendant quelques secondes; puis le mâle se lève très haut sur ses pattes de devant, avance ensuite par petits bonds en redressant et en tendant fortement ses pattes-mâchoires qui sont agitées d'un mouvement fébrile; il fait ainsi plusieurs fois le tour de la femelle en s'approchant d'elle insensiblement; celle-ci attend, sans bouger; si le moment n'est pas venu, elle lui lance, lorsqu'il est à portée, un coup de griffe qui le plus souvent le met en fuite; il est très rare qu'il se hasarde à se représenter. Lorsque le mâle est arrivé tout près de sa compagne et si celle-ci reste immobile, d'un bond il lui saute sur le dos en se cramponnant fortement au céphalothorax; la femelle se met à courir, chargée de ce fardeau, pour s'arrêter peu de temps après; alors le mâle, étendant ses pattes-mâchoires, parvient à atteindre l'épigyne; l'accouplement, qui dure souvent plus d'une heure, se répète jusqu'à huit fois au moins (pi. XII, fig. 3); bientôt après le mâle abandonne la femelle qui le poursuit avec fureur et l'attaquerait même si elle parvenait à l'atteindre.
Quelques jours plus tard, la Lycose construit son cocon qu'elle emporte partout, attaché à ses filières (pi. XII, fig. 2); après l'éclosion, elle porte les jeunes qui s'accrochent sur son abdomen; elle paraît alors déformée par ce singulier fardeau (pi. XII, fig. 1); les Lycoses défendent toutes leurs petits jusqu'à la mort; j'en ai observé souvent qui avaient perdu plusieurs de leurs pattes et qui fuyaient, mutilées et menaçantes encore.
Genre PIRATA, Sundevall, 4833.
1805. Lycosa, Walckenaer (ad partem, 2me famille : Les Corsaires, Piraticœ), Tableau des Aranéides, p. 14.
1853. Lycosa, Sundevall (sous-genre Pirata), Conspectus Arachnidum, p. 24.
1855. Lycosa, Sundevall (5me section : Piratœ), Saenska Spindlarness beskrifning, p. 192.
1848. Lycosa, C. Koch (sous-genre Polamia), Die Arachniden, t. XIV, p. 98.
1861. Lycosa, Westring (ad partem), Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 467.
1861. Lycosa, Blackwall (ad partem), Spiders of Great-Britain, t. I, p. 16.
1864. Lycosa, E. Simon (sous-genre Polamia), Histoire naturelle des Araignées, pp. 349, 552.
1867. Potamia, Ohlert, Die Araneiden oder echten Spinnen der Provinz Preussen, pp. 126, 152.
1870. Pirata, Thorell, On European Spiders, p. 195.
1876. Pirata, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 294.
1877. Pirata, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.
CARACTÈRES DU GEiSRE. Le céphalothorax, légèrement allongé, est un peu bombé par-dessus et s'abaisse en arrière; la s — -5-j partie céphalique, qui diminue de largeur à partir des hanches de la seconde paire de v^ pattes, devient presque droite à partir des hanches de la première paire; le front est à peu près droit ou plus rarement anguleux; la face, assez large, se rétrécit dans le haut.
Les yeux du premier rang sont disposés en ligne droite ou presque droite; ceux du milieu
o o sont un peu plus gros que les latéraux; les yeux du second rang sont beaucoup plus gros
r°®9°^ que tous les autres et l'intervalle qui les sépare est toujours plus étroit que leur diamètre;
(A / les yeux dorsaux, plus petits, sont beaucoup plus séparés entre eux qu'ils ne le sont des yeux
du second rang; les chélicères3 très fortes, sont plus longues que la face; les pattes, dépourvues
de scopula, se présentent dans l'ordre suivant : 4, 1, 2, 3; les tarses sont armées de trois griffes; les deux du haut sont denticulées; la griffe de dessous ne présente qu'une denticulation suivie parfois d'une seconde petite dent courte et peu visible.
Les filières de dessous sont plus épaisses et plus courtes que les supérieures; ces dernières ont le premier article élargi à son extrémité et le second, beaucoup plus court, terminé en pointe tronquée ; ce caractère est très important. Chez la femelle, la griffe de la patte-mâchoire est denticulée.
Les sexes diffèrent très peu; souvent le céphalothorax du mâle est plus gros que celui de la femelle et ses pattes sont presque toujours plus longues.
PIRATA KNORRI, Scopoli, 1763 (sub. Aranea).
(PI. IX, fig. 6, 6a, 66, 6c.)
SYNONYMIE. 1763. Aranea knorri, Scopoli, Entomologia Carniolica, etc., p. 403.
1848. Lycosa (Potamia) piscatoria, C. Koch (non Clerck), Die Arachniden, t. XV, p. 6, fig. 1418-1419. 1870-1872. Pirata kinorri, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 343.
1876. Pirata knorri, E. Simon, Les Arachnides de France, p. 296.
1877. Pirata knorri, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.
DESCRIPTION. Mâle. — Le céphalothorax est brun, avec une bande fauve de chaque côté et un trait noirâtre sur les bords; la partie du milieu, éclaircie, contient dans le haut une petite bande rougeâtre, très foncée, bordée de deux traits noirs qui se réunissent au niveau de la strie; les yeux du premier rang forment une ligne un peu courbée et sont presque tous les quatre de la même grosseur; les pattes sont fauves avec deux anneaux aux fémurs et aux tibias; les tarses et les métatarses sont plus pâles et sans anneaux; le tibia et la patella réunis de la quatrième paire sont un peu plus longs que le céphalothorax.
La patte-mâchoire (fig. 6a) est brun-rougeâtre; le tibia est un peu plus long que la patella; le tarse, allongé, est presque de la même largeur que le tibia; le bulbe, gros, arrondi, est muni dans le milieu d'une assez longue apophyse.
L'abdomen est noirâtre-foncé, avec des poils blancs sur les parties latérales; dans le milieu, une bande lancéolée rougeâtre, bordée d'un trait noir, descend jusqu'à la moitié de sa longueur; plus bas, on distingue quelques accents noirs, souvent effacés, puis, sur les côtés, deux séries longitudinales de points blancs.
Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 3.
Femelle (fig. 6). — Le céphalothorax et l'abdomen présentent la même coloration que ceux du mâle; les yeux du premier rang forment une ligne très peu courbée; quelquefois les yeux du milieu sont légèrement plus petits que les latéraux et plus séparés entre eux que les yeux médians du second rang; cette séparation est à peine plus large que la moitié de leur diamètre; il y a quelquefois, au milieu du plastron brun, une ligne un peu plus pâle; les chélicères, garnies de crins peu serrés, sont brunes et souvent un peu rougeâtres.
Les pattes, fauves, portent deux anneaux aux fémurs, ainsi qu'aux tibias.
L'épigyne (fig. 66), arrondie dans le haut, tronquée par-dessous, est presque aussi longue que large; la séparation longitudinale du milieu est plus ou moins allongée; de chaque côté, dans le bas, on remarque une fossette arrondie, noire, courbée intérieurement et entourée d'un rebord testacé.
Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 3.
MOEURS. Cette araignée habite principalement le bord des ruisseaux de nos provinces montagneuses,
dont les eaux agitées forment des cascatelles; je l'ai vue souvent s'aventurer sur l'eau et même plonger pendant une ou deux secondes; devenue plus sédentaire à l'époque de la ponte, elle se glisse sous une pierre, où elle renferme de vingt-cinq à quarante œufs dans un petit cocon très blanc, globuleux, dont le point de jonction des deux valves est assez bien indiqué; elle se tient cramponnée à la surface inférieure de la pierre et file par-dessus elle une petite toile très rudimentaire qu'un souffle peut enlever et qu'on déchire presque toujours en soulevant la pierre ; autour du nid (fig. 6c), elle attache quelques petits cailloux qui empêchent le contact immédiat de sa retraite avec la terre humide.
Cette araignée, comme loutes les Pirata, est excessivement vive; elle fuit avec son cocon à la moindre apparence de danger.
Belgique.
DISTRIBUTION Brabant : Observée une fois à Boitsfort, près des étangs. GEOGI QU Namur : Dave, Yvoir, Dinant, vallée de la Lesse, Waulsort, Hastières, Vezin, Marche-les-Dames. Namèche.
Liège : Spa. Barrage de la Gileppe, Remouehamps, Francorchamps, Baraque-Michel, Tilfif, Comblain-au-
Pont, Aywaille. vallée de l'Amblève.
Anvers : Hérenthals, rives de l'Escaut, Calmpthout.
Luxembourg : Laroche (commune au bord de la Bronze), Barvaux, Redu (commune près des sources de la Lesse.)
Hollande.
Utrecht, Maestricht.
France.
Cantal : Lioran. — Ain : Talissieu. — Isère : Sappey. — Haules-Alpes : Monétier. — Corse.
Allemagne.
Bohême : Barta, Carlsbad. — Bavière : Gsteinach. — Prusse.
Suisse.
Tessin : Lugano. — Canton de Fribourg. — Tyrol (Sud) : Ratzes.
Autriche.
Galicie : environs de Lemberg. — Hongrie : Cassovie. — Carniole : environs de Trieste.
Russie.
Kiew. — Gouvernement de Saint-Pétersbourg. — Livonie : environs de Riga.
Isle of Arran (Cambridge). — Ecosse.
Afrique.
Algérie.
Turquie d'Asie.
Syrie : environs de Beyrouth.
Je l'ai reçue fréquemment du Nord de l'Italie sans désignation de localité.
PIRATA HYGROPHILUS, Thorell, 1872.
(PL IX, fig. 7, la, 76, le, Id.)
SYNONYMIE. 1861. Lycosa piscatoria, Blackwall, Spiders of Great-Britain, t. I, p. 36, pi. II, fig. 16.
1861. Lycosa uliginosa, Westring (ad partem), Araneœ suecicœ descriptœ, p. 553. 1867. Potamia piscatoria, Ohlert, Die Araneiden oder echten Spinnen der Provinz Preussen, p. 152. 1870-1872. Pirata hygrophilus, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 546. 1876. Pirata higrophilus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 297.
DESCRIPTION. Mâle. — Le céphalothorax brun-verdâtre foncé, fauve sur les côtés, est bordé d'une ligne noirâtre très fine; on remarque souvent une seconde petite ligne ondulée dans la partie éelaircie, très rapprochée de la précédente; la bande longitudinale du milieu, légèrement fauve, surtout dans le haut, renferme une seconde bande rousse, plus étroite, très foncée près des yeux et bordée de deux petits traits noirs qui se rejoignent à la hauteur de la strie thoracique; les yeux du premier rang sont presque d'égale grosseur; les pattes sont de la même couleur que le céphalothorax; il y a deux anneaux un peu effacés aux fémurs; les tibias et les métatarses sont plus foncés et un peu rougeâtres; les fémurs, les tibias et les métatarses sont garnis de crins; réunis le tibia et la patella de la quatrième paire sont aussi longs que le céphalothorax.
La patte-mâchoire (fig. 76) a le tarse noir; la patella est presque aussi longue que le tibia; le tarse, allongé, est largement arrondi dans le bas; le bulbe, volumineux, saillant, est muni dans le milieu d'une longue apophyse qui suit le contour du bulbe et atteint même son bord supérieur; il y a de plus une apophyse terminale noire, très courte, pourvue d'une petite dent, sur l'angle supérieur.
L'abdomen, fauve dans le milieu, devient beaucoup plus foncé sur les bords; dans sa moitié supérieure on distingue un losange allongé, simplement figuré par un trait noir assez net; de chaque côté se trouve une série de points blancs qui descendent jusqu'en bas, et dans la moitié inférieure on remarque quelques accents bruns, souvent tout à fait effacés.
Ordre de longueur des pattes : 4, 1 , 2, 5.
Femelle (fig. 7). — Le céphalothorax et l'abdomen présentent les mêmes dessins et la même coloration que ceux du mâle; les yeux du milieu, du premier rang, sont parfois un peu plus gros que les latéraux; le plastron, brun, est souvent marqué d'une ligne médiane plus claire.
L'épigyne (fig. la), arrondie dans le haut, tronquée en arrière, est presque aussi large que longue; dans sa moitié inférieure se trouve une impression longitudinale en forme de triangle allongé et de chaque côté une dépression fortement recourbée.
Ordre de longueur des pattes : 4-, 1 , 2, 3.
MOEURS. Comme la P. Knorri, VHygrophila aime l'humidité; seulement je n'ai jamais observé son nid
sous les pierres au bord de l'eau; elle choisit ordinairement les parois des rochers humides d'où jaillissent des sources; elle se glisse sous les mousses mouillées (fig. le et ld) et se tisse une toile transparente, contournée en forme de tuyau, assez grossière, fixée aux mousses et à la pierre par quelques fils plus forts; on voit que ce travail exécuté à la hâte doit être renouvelé souvent; elle se tient dans cet abri jusqu'au moment de l'éclosion des œufs, qui sont renfermés dans un petit cocon blanchâtre ; au moindre danger, elle fuit, en les emportant avec elle, pour se construire plus loin une nouvelle tente; cette araignée est beaucoup plus rare que la précédente.
Belgique.
DISTRIBUTION Luxembourg : Laroche (vallée de la Bronze). GÉOGRAPHIQUE. France.
Somme : Le Crotoy, Saint-Quentin-en-Tournon.— Orne : Lhôme.— Seine-et-Oise : Chaville, Mennecy, Lainville (E. Simon).
Buckinghamshire (Cambridge).
Elle habile également la Suède et le Danemark; je l'ai reçue de l'Allemagne sans désignation de localité.
PIRATA PISCATORIUS, Clerck, 1757 (sub. Araneus).
(PI. IX, fig. 8,
SYNONYMIE
DESCRIPTION
Mâle (
Araneus piscatorius, Clerck, Suenska Spindlar, etc., p. 105, pi. V, fig. 5.
Aranea piscatoria, Olivier, Encyclopédie méthodique, t. IV, p. 218.
Trochosa umbraticola, C. Koch, Die Arachniden, t. XIV, p. 157, fig. 1568.
Lycosa piscatoria, Westring (non C. Koch et non Blackwall), Fôrteckning ôfvcr till nârwrande tid
Kànda, i Sverige fbrekommande Spindelarter , etc., p. 54. Potamia piscatoria, Thorell, Recemio critica Aranearum Suecicarum, p. 64. Lycosa piscatoria, Westring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 550. ■1872. Pirata piscatorius, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 559. Lycosa de Greyi, Cambridge, Trans. of the Lin. Soc, t. XXVII, p. 596, pi. LIV, n° 5. Pirata piscatorius, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 299. Pirata piscatorius, Menge, Preussische Spinnen, p. 512, pi. LXXXIII, fig. 289. Pirata piscatorius, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.
Mâle (fig. 8a). — Le céphalothorax est brun-verdâtre, assez foncé, avec deux lignes latérales de poils blancs et un trait noir marginal ; au milieu se trouve une bande longitudinale plus claire, rétrécie et noire dans la région oculaire, renfermant dans sa moitié supérieure une bande plus étroite, foncée, qui se termine en pointe à la hauteur de la strie; les yeux du premier rang forment une ligne un peu courbée en arrière et sont à peu près de la même grosseur.
Les pattes, unicolores, garnies de crins, sont de la même couleur que le céphalothorax; les tibias et les métatarses seuls sont souvent un peu plus foncés; le tibia et la patella réunis de la quatrième paire sont aussi longs que le céphalothorax; le tarse de la patte-mâchoire est noir; la patella est plus courte que le tibia ; le tarse est élargi à sa base et dépasse le bulbe qui est muni d'une apophyse assez courte, tronquée, avec l'angle supérieur de la troncature prolongé en pointe aussi longue que le diamètre de l'apophyse.
L'abdomen, brun, légèrement éclairci sur les côtés, présente dans la région inférieure deux séries latérales de points blancs qui se rapprochent vers le bas; dans la moitié supérieure existe souvent une bande fauve, lancéolée, un peu étranglée dans le milieu et finissant en pointe aiguë par-dessous.
Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 5.
Femelle. — Le céphalothorax présente les mêmes dessins que chez le mâle, avec la pubescence de la bande claire médiane, plus rougeâtre; l'abdomen, également semblable, est souvent garni d'une bordure de poils blancs qui se perd dans le bas; les yeux du premier rang forment une ligne droite ou presque droite, plus large que celle du second rang; les yeux du milieu sont un peu plus gros que les latéraux; le plastron, brun, est garni de quelques crins seulement.
i°22 DESCRIPTION DES ARACHNIDES DE BELGIQUE.
L'épigyne présente deux tubercules noirs, peu séparés, obliques, ovales, placés sur le bord du pli épigastrique.
La femelle est un peu plus petite que le mâle.
Ordre de longueur des pattes : 4, 1 , 5, 2.
MOEURS. Cette araignée est rare en Belgique; je n'ai jamais observé son cocon; elle aime le bord de
l'eau et peut même courir à sa surface comme les autres Pirata.
Belgique.
DISTRIBUTION Anvers : Calmpthout, au bord des marais. GÉOGRAPHIQUE. Hollande.
Maestricht, environs d'Utrecht.
France.
Seine-et-Oise : mare de Carrières-sous-Bois. — Oise : marais du Lys. — Morbihan : Plouharnel. — Aube.
Autriche.
Galicie : Taira, Rzeszôw. — Bohême : Karlsbad. — Trente.
Allemagne.
Bavière : Dutzendteich, Tûmpel im Gartenschlage. — Silésie.
Suisse.
Rhonenfer in Oberwallis, Fribourg. — Tessin.
Italie.
Vénétie. — Tessin.
Russie.
Jaroslaw; Livonie : environs de Riga. — Finlande. — Laponie.
Turquie d'Asie.
Palestine.
Afrique.
Algérie.
Je l'ai reçue de la Suède et de l'Angleterre sans désignation de localité.
PIRATA PIRATICUS, Clerck, 1757 (sub. Araneus).
(PI. IX, fig. 9, 9a, 96, 9c, 9d\)
SYNONYMIE. 1757. Araneus piraticus, Clerck, Suenska Spindlar, p. 102, pi. V, fig. 4.
1777. Aranea palustris, Fabricius, Gênera Insectorum, etc., I, p. 542.
1789. Aranea piratica, Olivier, Encyclopédie méthodique, t. IV, p. 218.
1805. Lycosa piratica, Walckenaer, Tableau des Aranèides, p. 14.
1831. Lycosa piratica, Hahn, Die Arachnidcn, t. I, p. 107, fig. 80.
1833 Lycosa piratica, Sundevall, Suenska Spindlarness beskrifning, p. 193.
1837. Lycosa piratica, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. I, p. 339.
1842. Lycosa argenteo-marginata, Lucas, Exploration de l'Algérie, p. 120, pi. III, fig. 10.
1848. Lycosa (potamia) piratica, C. Koeh, Die Arachniden, t. XV, p. 1, fig. 1413-1414.
1856. Potamia piratica, Thorell, Recensio critica Aranearum Suecicarum, p. 63. 1869-1870. Pirata piraticus, Thorell, On European Spiders, p. 193. 1870-1872. Pirata piraticus, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 341.
1876. Pirata piraticus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 300.
1877. Pirata piraticus, Menge, Prcussische Spinnen, p. 513, pi. LXXXI1I, fig. 290.
1878. Pirata piraticus, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.
DESCRIPTION. Mâle (fig. 9a). — Le céphalothorax, brun, est entouré d'une fine bordure de poils blancs; les
dessins sont assez mal définis; on distingue pourtant une bande médiane un peu plus fauve, marquée dans le bas de deux traits noirâtres qui se réunissent à la hauteur de la strie; les yeux du premier rang forment une ligne droite ; ceux du milieu sont plus gros que les latéraux et très rapprochés de ceux-ci; les pattes, grisâtres comme l'abdomen, avec les tarses et les métatarses un peu plus foncés, montrent quelquefois des anneaux pâles sur les fémurs et sur les tibias; le tibia et la patella réunis de la quatrième paire sont aussi longs que le céphalothorax. La patte-mâchoire (fig. 9c) a le tarse presque noir, élargi à sa base; le tibia est beaucoup plus long que la patella; le bulbe présente une courte apophyse supérieure, arrondie à son extrémité interne et prolongée en pointe fine à l'extrémité externe.
L'abdomen est recouvert d'une pubescence grise qui devient blanche sur les côtés où elle forme une bordure pointillée de noir; au milieu se trouve une bande longitudinale rougeâtre, entourée d'un espace brun souvent bordé de blanc; dans le bas, on trouve encore de chaque côté une série de quatre points blancs qui se rapprochent au-dessus des filières.
Ordre de longueur des pattes : 4, 1 , 2, 3.
Femelle (fig. 9). — Le céphalothorax et l'abdomen présentent les mêmes dessins et la même coloration que chez le mâle; le plastron, rougeâtre, est souvent marqué d'une ligne plus pâle dans le milieu; les pattes sont un peu plus rouges que celles du mâle et offrent beaucoup plus rarement des traces d'annulations.
L'épigyne (fig. 9 cl) présente dans le bas deux pièces noires formant saillie et qui contiennent chacune une petite fossette placée sur le bord postérieur.
Les filières (fig. 96) supérieures sont longues, avec le second article assez court ; celles de dessous, un peu séparées, sont épaisses et tronquées.
MOEURS. Cette Pirata habite surtout le bord des étangs, des marais et des rivières; en chassant elle se
laisse souvent emporter jusqu'à traverser de petites mares ou de petits cours d'eau, je l'ai même vue plonger pour échapper aux poursuites; on rencontre la femelle avec son cocon, dès le commencement du mois de mai; à cette époque, elle devient un peu plus sédentaire; le cocon, assez petit, est globuleux; la suture des valves est marquée, mais peu distincte; au moment de l'éclosion elle se retire dans un creux de terre ou sous une pierre et se tisse une petite toile peu régulière, d'un tissu léger, transparent, sans consistance, ayant à peine quelques points d'attache; elle s'établit sur cette toile, avec son cocon qui contient de trente à quarante œufs.
Belgique.
DISTRIBUTION D/amur : Environs de Namur, Yvoir, Waulsorf, Hastières. GÉOGRAPHIQUE. Liège : Vezin. Sprimont, Martinrive, Aywaille, Comblain-au-Pont. drivers : Hérenthals. Calmpthout, Bornhem. liainaut : Papignies, Hennuyères.
Hollande.
Oirschot, Utrecht, Breda, Maeslricht. — Zélande.
Toute la France. — lie de Corse (E. Simon).
Allemagne.
Prusse. — Bavière. — Breslau.
Autriche.
Galicie : Brzostek, Janôw, Rawa. — Hongrie : Szôllôske, Helmecz, Cassovie. — Bohême.
Italie.
Piémont. — Lombardie. — Tessin : Monte S. Bernardi di Comano (rare).
Suisse.
Espagne.
Angleterre.
Near Loch Katrine; and Loch Bannoch, Stralhdon. — Ecosse : environs de Glascow.
Basel, Razoumowsky, Fribourg.
Galice : Torre de Allô.
Russie.
Jekalerinoslaw, environs de Saint-Pétersbourg, Finlande.
Suède.
Environs de Stockholm, Upland, Ile Gotlland.
Elle est citée aussi de la Syrie, de la Palestine et de l'Algérie.
DESCRIPTION
PIRATA LATITANS, Blackwall, 1841 (sub. Lycosa).
(PI. X, fig. 1, 4a, -16, 1c.)
1841. Lycosa latitans, Blackwall, Proceedings of the Linn., t. XVIII, p. 612.
1848. Lycosa (Potamia) palustris, C. Koch, Die Arachniden, t. XV, p. 16, fîg. 1425-1426.
1861. Lycosa latitans, Blackwall, Spiders of Great-Britain, t. I, p. 33, pi. II, fîg. 15.
1870-1872. Pirata latitans, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 345.
1876. Pirata latitans, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 303.
1878. Pirata latitans, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.
Mâle (fig. la). — Le céphalothorax est brun, bordé de poils blancs, avec une ligne marginale très noire; une bande latérale, peu distincte dans le haut, descend, en se rétrécissant, jusqu'à la base du céphalothorax; elle est recouverte de poils gris-rougeâtre; la face est élevée et anguleuse; les yeux du premier rang forment une ligne très courbée; le tibia, la patella et souvent le fémur de la première paire de pattes sont noirs; les fémurs et les tibias des autres paires sont annelés; tous les tarses et les métatarses sont fauves.
La patte-mâchoire (fig. 1c) est noirâtre; on remarque souvent des rayures fauves sur le tibia et la patella; le bulbe, plus court que le tarse, est muni d'une petite apophyse très courte, peu saillante et assez difficile à observer.
L'abdomen, noir, est garni d'une pubescence rousse qui devient blanche sur les bords; dans la moitié supérieure existe une bande lancéolée, couverte de poils fauve-rougeâtre, et dans les parties noires latérales se trouve, de chaque côté, une série de quatre points blancs très écartés du haut et qui se rapprochent un peu dans le bas.
Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 3.
Femelle (fig. 1). — Le céphalothorax et l'abdomen présentent les mêmes dessins et la même coloration que ceux du mâle; les yeux du premier rang sont un peu moins courbés, ceux du milieu, placés obliquement, sont plus gros que les latéraux; ceux du second rang sont très gros;
MOEURS
le plastron est brun ; les chélicères, garnies de crins gris-blanc, sont brunes, un peu rougeâtres et légèrement striées; les annulations des pattes sont bien marquées; le tibia et la patella réunis de la quatrième paire sont plus longs que le céphalothorax.
L'épigyne (fig. 16) présente contre le pli épigaslrique deux pièces en saillie, allongées, ovales, courbées obliquement et qui se touchent dans le bas.
Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 5.
Cette araignée fréquente surtout le bord de l'eau, bien qu'on la trouve quelquefois dans les forêts; je l'ai rencontrée en mai traînant son cocon qui est d'un beau blanc et qui contient une trentaine d'œufs ; je ne connais pas ses moeurs.
Belgique.
DISTRIBUTION Brabant : Environs de Bruxelles, Boitsfort, Auderghem. 1 ' ' Luxembourg : Laroche (vallée de la Bronze). Flandre occidentale : Heyst (dans les dunes).
France.
Somme : Le Crotoy. — Morbihan : Plouharnel. — Côtes-du-Nord : Forêt de Lorges. — Seine-et-Oise : Chaville, Mennecy. — Oise : marais du Lys. — Aube : Villechétif. — Landes : Mont-de-Marsan. — Basses-Alpes : Digne. — Corse : Calvi, Porto- Vecchio, Campo di l'Oro (E. Simon).
Genève, Bâle, Lucerne, vallée de la Reuss. Bois de Denbighshire.
Bavière : Nuremberg.
Suisse.
Italie.
ïessin. — Parme. — Modène. — les Romagnes.
SYNONYMIE
Genre PARDOSA, C. Koch, 1848.
1804. Lycosa, Latreille (ad partem), Nouveau Dictionnaire d'Histoire naturelle, XXIV, p. 155.
1805. Lycosa, Walckenaer (1rc famille : Terricolœ, ad partem), Tableau des Aranéides, p. 10. 1853. Lycosa, Sundevall (sous-genre Lycosa), Conspectus Arachnidum, p. 24.
1848. Lycosa, C. Koch (sous-genres Pardosa et Leimonia), Die Arachniden, t. XIV, pp. 96, 99.
1864. Lycosa, E.Simon (sous-genres Lycosa et Leimonia), Histoire naturelle des Araignées, pp. 349,551,552.
1867. Pardosa, Ohlert, Die Araneiden oder echten Spinnen der Provinz Preussen, pp. 127, 156.
1867. Leimonia, Ohlert, Die Araneiden oder echten Spinnen der Provinz Preussen, pp. 127, 135.
1870-1872. Lycosa, Tliorell, On European Spiders, p. 190.
1876. Pardosa, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 504.
1878. Pardosa, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.
CARACTÈRES Di genre. Le céphalothorax est légèrement arrondi par-dessus dans la partie céphalique; il est incliné et
presque droit en avant et sur les côtés, avec la partie thoracique ahaissée légèrement en arrière ; le front est carré, les angles sont bien indiqués par la saillie des yeux du second rang; la face est élevée avec les côtés verticaux obliquant un peu vers le haut.
Les yeux du premier rang sont disposés en ligne très légèrement courbée en arrière et un peu
moins large que celle du second rang ; les yeux de côté sont presque de même grosseur
que ceux du milieu et placés à égale distance les uns des autres; les yeux du second
rang sont les plus gros ; l'espace qui les partage est plus large que leur diamètre; ceux du
troisième rang sont plus petits et plus séparés.
Les chélicères sont au moins aussi longues que la face.
Les pattes se présentent dans l'ordre suivant, : l, 1, 2, 3; elles sont assez fines et dépourvues de scopulas; il y a deux rangées de crins aux tarses et aux métatarses.
Les deux griffes tarsales supérieures sont armées de cinq à sept dents assez fortes; la griffe inférieure est ordinairement unie.
Les filières sont courtes; les supérieures sont un peu plus longues et séparées, avec l'article terminal très petit.
La griffe qui surmonte la patte-mâchoire de la femelle est munie de deux ou trois fortes denticulations.
Les Pardosa sont toujours plus petites que les Lycoses; le caractère offert par la longueur des filières supérieures est celui qui les fait distinguer le plus facilement des Lycosa et des Pirata.
PARDOSA AGRESTIS, Westring , 1861 (sub. Lycosa). (PI. X, flg. 2, 2a, %, 2c.)
SYNONYMIE. 1861. Lycosa agrestis, Westring, Araneœ Suecicœ, p. 4-80.
1867. Pardosa arenaria, Ohlert, Die Araneiden oder echten Spinnen der Provinz Preussen, p. 136. 1876. Pardosa agrestis, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 515.
DESCRIPTION. Mâle (fig. 2a). — Le céphalothorax est brun-noirâtre, légèrement fauve sur les bords; dans le
haut une tache plus ou moins claire, souvent peu visible, en forme de losange assez élargi au centre, descend jusqu'à la hauteur de la strie thoracique, qui est souvent entourée d'une petite bande fauve; les chélicères et le plastron sont noirs; ce dernier est garni de poils blancs.
Les pattes sont fauves, avec de grandes taches irrégulières sur les fémurs, séparées par des traits plus clairs; l'extrémité des tarses est presque toujours noirâtre.
La patte-mâchoire (fig. 2c), noire, est garnie de poils de la même couleur; l'extrémité du fémur et de la patella sont plus pâles; le tarse, ovale, assez large, dépasse un peu le bulbe; celui-ci a son lobe inférieur très arrondi et fort avancé; l'apophyse, presque invisible de profil, est appliquée contre le bulbe dont elle n'atteint pas le bord supérieur ; elle possède une petite dilatation à sa base et par-dessous une sorte de talon qui se termine en pointe.
L'abdomen, noirâtre comme le céphalothorax, est moucheté de blanc un peu fauve sur les côtés; au milieu se trouve une bande longitudinale rougeâtre qui se termine dans la partie inférieure par des tachettes rapprochées de la même couleur; sur les côtés, on remarque deux séries de quatre points blancs assez écartés.
Femelle (fig. 2). — Le céphalothorax ressemble à celui du mâle; souvent la tache claire du milieu est plus pâle et mieux indiquée; l'abdomen présente également la même coloration; les poils de la face sont fauves dans la région oculaire et blancs sur la face et sur le bandeau.
Les yeux du premier rang forment une ligne un peu courbée ; ceux du milieu, assez rapprochés, sont légèrement plus gros que les latéraux; les chélicères sont fauves ainsi que le plastron; ce dernier devient plus foncé sur les bords ; le ventre est blanc.
Les pattes sont fauves avec des taches noires sur les fémurs; les tibias et les métatarses sont ornés chacun de deux anneaux foncés souvent plus distincts sur les articles de la quatrième paire.
L'épigyne (fig. 26) présente une pièce rougeâtre, un peu plus longue que large, coupée carrément par-dessous et plus étroite à sa partie supérieure; elle est divisée dans sa longueur par une dépression assez profonde.
Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 3.
MOEURS. Je n'ai pris qu'une seule fois cette Pardosa; ses mœurs me sont donc complètement inconnues.
DISTRIBUTION Flandre occidentale : Environs de Bruges. GÉOGRAPHIQUE.
Belgique.
Somme : Le Crotoy. — Manche. — Morbihan : Plouharnel. — Seine-et-Oise : Chaville. — Aisne : Guise. — Hautes-Alpes : Savines. — Basses-Alpes : Digne, les Dourbes, Mont-Léberon (E. Simon).
Suède.
Environs de Stockholm.
Je l'ai reçue deux fois de l'Allemagne sans désignation de localité.
SYNONYMIE
PARDOSA MONTICOLA, Clerclc, 1757 (sub. Araneus).
(PI. X, fig. 3, 3a, 36, 3c, 'éd.)
1757. Aranea monticola, Clerck, Suenska Spindlar, etc., p. 91, n° 5, pi. IV, fig. 5.
1855. Lycosa monticola, Sundevall (ad partem), Suenska Spindlamess beskrifning, p. 175.
1848. Lycosa (Pardosa) monticola, C. Koch, Die Arachniden, t. XV, p. 42 (ad parlem, fig. 1446-1448).
1876. Pardosa monticola, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 318.
1877. Lycosa monticola, Menge, Preussische Spinnen, p. 545, pi. LXXXVIH, fig. 508.
1878. Pardosa monticola, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.
DESCRIPTION. Mâle (fig. 3a). — Le céphalothorax, brun, presque noir, avec deux espaces latéraux fauves, est
bordé d'une ligne noire marginale; du niveau des yeux dorsaux descend une fine bande longitudinale, claire, un peu élargie dans le milieu; cette bande continue en entourant la strie jusque près de la base du céphalothorax; les chélicères sont noirâtres; les pattes sont fauves avec les fémurs bruns surtout vers la base; dans les exemplaires très noirs on trouve parfois des taches claires sur les fémurs; le métatarse de la quatrième paire est aussi long que le tibia et que la patella. La patte-mâchoire (fig. 3g?) est foncée, garnie de poils noirs, avec l'extrémité du fémur et de la patella plus pâle; le tarse, élargi dans le bas, dépasse le bulbe; le lobe inférieur de ce dernier est fortement avancé et arrondi en dehors; l'apophyse, noire, oblique, assez longue, n'atteint pas l'extrémité du bulbe et se voit difficilement de profil.
L'abdomen, brun, est recouvert d'une pubescence rougeâtre, un peu plus pâle dans le haut et sur les côtés; une bande lancéolée claire descend jusqu'à la moitié de la longueur de l'abdomen; elle est suivie de deux séries longitudinales de points blancs.
Ordre de longueur des patles : 4, 1, 2, 5.
Femelle. — Le céphalothorax est semblable à celui du mâle; les points blancs de l'abdomen sont souvent réunis par des traits fins de la même couleur; les yeux du premier rang forment une ligne presque droite; l'extrémité des chélicères est noire; le plastron, très foncé, couvert de poils clairs, n'est presque jamais éclairci dans le milieu; les filières sont testacées.
L'épigyne (fig. Se) forme une pièce rougeâtre, plus longue que large, un peu plus étroite dans le haut et très faiblement rétrécie dans le milieu, coupée carrément par-dessus et par-dessous; les angles inférieurs sont un peu prolongés en dehors; dans le milieu existe une faible dépression longitudinale.
Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 3.
On rencontre presque toujours, dans les dunes, une variété dont l'abdomen est recouvert de poils blancs sur les côtés; au-dessus se trouve une bande foncée, rougeâtre, un peu découpée sur les
côtés et bordée de noir dans le bas; cette bande en contient une seconde en avant, lancéolée et fauve-jaunâtre pâle; il y a de petites taches noires sur les parties blanches latérales (var. minima).
MOEURS. Elle habite de préférence le bord de Feau; on la rencontre dans nos dunes courant avec rapi-
dité ; elle ne construit pas de retraite comme les autres Pardosa; on la trouve souvent aussi en grand nombre dans les prairies humides; son cocon, verdâtre, qu'elle porte attaché aux filières, est déprimé et formé de deux valves bien distinctes, réunies par une bande de soie plus pâle et plus mince; il contient ordinairement de trente à quarante œufs jaunâtres.
La Monlicola se cache souvent sous les pierres ou sous les détritus. Je l'ai rencontrée dans les altitudes les plus élevées, au pied des glaciers.
Elle hiverne à tous les âges, on peut donc rencontrer des individus adultes dès les premiers
jours du printemps.
Belgique.
DISTRIBUTION Brabant : Boitsfort, Mont-Saint-Guibert, Bousval, Noirhat. GÉOGRAPHIQUE. jnvers . u]lo (bords de l'Escaut), Postel, Calmplhout, Maeseyck. Flandre occidentale : Oslende, Blankcnberghe, Heyst, Staden. Namur : Yvoir, Waulsorl, Dînant.
Luxembourg : Laroche, Carlsbourg, Paliseul, Herbeumont, Awenne. Liérje: Comblain-au-Pont, Aywaille, Spa, Baraque-Michel. Hainaut : Papignies, Soignies, Lessines, Antoing.
Hollande.
Route de Martensdyk à De Bildt et de Hilversum à Mardem, Utrechl.
France.
Somme : Le Crotoy. — Manche : Granville. — Morbihan. — Tout le centre de la France. — Aube. — Auvergne : Boyat, Murât, prairies du Plomb-du-Canlal. — Ain : Grand-Colombier. — Isère : le Sappay, Bourg d'Oisans. — Hautes-Alpes : Briançon, Monétier, Mont-Genèvre. — Basses-Alpes : Digne, Castellane. — Alpes-Maritimes : Lentosque. — Aveyron : Millau, Saint-Affrique. — Pyrénées- Orientales; Vemet, Canigou.
Angleterre.
Dorsetshirc, Bloxworth , Blandfort, Aberdeen, Dunkeld, Glascow, Castle-Douglas, Lintrathen in
Forfurshir/e.
Suisse.
Lac de Lucerne, pentes du Bighi. — Haute-Engadine : Pontresina. — Tyrol (Nord) : Innsbruck, Uberall, Haiifig, Kuhthai and Praxmar, Fùnlerthal. (Sud) : Im Trienlinischen, Balzes. — Bex, Engelberg. Bremgartcn, Mund, Gredelsch, Simplon, Julier, la Furka, pentes et col du Saint-Golhard. — Tessin. —
Valais. — Genève.
Allemagne.
Bavière : Nuremberg, Kissingen.
Autriche.
Hongrie : Ujhcly, Mâd, Barkô, Helmecz. — Galicie : Tatra, Bzeszow, Bawa, Bukowina. — Trente. — Bohème. — Transylvanie. — Moldavie : Broslenii.
Italie.
Vénélie. — Lombardie. — Piémont. — Tessin : Mendrisio, Pontegana, Monte Generoso, Monte S. Giorgio, Monte Arboslora, Monte Brè, Monte Boglia,Monte S.Bernardo di Comano, Monte Bigorio, Bellinzona, Monte Camoghe. — Levantina : Val Piora, 31onle del bacino d'Airolo, Val Bedretto, Val di Sella, Val di Lueendro. — Les llomagnes. — Toscane. — Naples.
Bussie.
Odessa, Jekaterinoslaw. — Sibérie (Est) : Gouvernement de Pietroburgo. — Livonie. Je l'ai reçue de la Suède et du Danemark sans désignation de localité.
PARDOSA PALUSTRIS, Linné, 1758 (sub. Aranea).
SYNONYMIE
(PI. X, fig. 4, 4a, 46, 4c.)
1758. Aranea palustris, Linné, Systema Naturœ, éd. 10, I, p. 625.
1802. Aranea agilis, Walckenaer (ad partem), Faune parisienne, II, p. 258.
1805. Lycosa agilis, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 13.
1825. Lycosa agilis, Walckenaer, Faune française, p. 25, n° 11, pi. III, fig. 6.
1835. Lycosa monticola, Sundevall (ad partem), Suenska Spindlarness beskrifning, p. 175.
1854*. Lycosa paludosa, Hahn, Die Arachniden, t. II, p. 14, fig. 105.
1856-1859. Lycosa exigua, Blackwall, Annals and Mag. of Nat. Hist., vol. VII, p. 261, et Lond. and
Edimbourg Phil. Mag., vol. VIII, p. 4-90. 1857. Lycosa agilis, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. I, p. 518. 1857. Lycosa saccigera, Walckenaer (ad partem), Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. I, p. 527. 184-8. Lycosa monticola, C. Koch, Die Arachniden, t. XV, p. 4-2 (ad partem, fig. 14-4-7 et 1449). 1856. Lycosa tarsalis, Thorell, Recensio critica Aranearum Suecicarum, p. 55. 1856. Lycosa saccigera, Thorell (ad partem), Recensio critica Aranearum Suecicarum, p. 55. 1861. Lycosa exigua, Blackwall, Spiders of Great-Brilain, t. I, p. 29, pi. II, fig. 12. 1861. Lycosa tarsalis, Westring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 490. 1870-1872. Lycosa palustris, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 288.
1876. Pardosa palustris, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 521.
1877. Lycosa palustris, Menge, Preussische Spinnen, p. 544, fig. 509.
1877. Lycosa tarsalis, Menge, Preussische Spinnen, p. 545, fig. 510.
1878. Pardosa palustris, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.
DESCRIPTION. Mâle (fig. 46). — Le céphalothorax, brun, est bordé d'un trait noir; les parties latérales, blan-
châtres, contiennent souvent une ligne glabre, sinueuse, placée près du bord ; dans le milieu existe une bande longitudinale claire commençant en pointe aiguë au niveau des yeux dorsaux, élargie dans le milieu et diminuée par en bas; les chélicères sont foncées; le plastron, noir, est recouvert de poils blancs; les pattes sont fauves avec les fémurs bruns ornés par-dessus de deux petites lignes fauves; les tarses et les métatarses de la première paire sont un peu plus gros que les autres; les poils qui les recouvrent sont plus longs que ceux qui garnissent le tibia.
La patte-mâchoire (fig. kc) est brun-foncé; la patella et le tibia, fauves, sont de même longueur; le tarse dépasse un peu le bulbe; son lobe inférieur, proéminent, est arrondi à l'extérieur; l'apophyse, noire, oblique, n'atteint pas l'extrémité du bulbe : dans le bas on remarque à la face supérieure une faible dilatation et par-dessus une petite avance pointue qui se relève verticalement.
L'abdomen est recouvert d'une pubescence fauve éclaircie légèrement dans le milieu et beaucoup plus sur les côtés; dans le haut se trouve une bande claire, courte, lancéolée, nettement et finement bordée de noir; dans la partie inférieure on remarque une série de points noirs latéraux bordés de blanc.
Ordre de longueur des pattes : 4, 4, 2, 3.
Femelle (fig. 4). — Le céphalothorax est semblable à celui du mâle ; les points blancs de l'abdomen sont quelquefois réunis par des traits clairs ; le ventre est blanchâtre.
Les yeux du premier rang, disposés en ligne assez courbée, sont presque de la même grosseur ; chez le mâle ceux du milieu sont souvent plus gros ; on remarque parfois des taches noires à l'extrémité des chélicères qui sont fauves; le plastron, noir, est un peu plus pâle dans le centre; les pattes ressemblent à celles du mâle, mais les tibias et les métatarses des deux dernières paires sont annelés de noir.
L'épigyne (fig. 4a) forme une plaque tronquée dans le haut, droite sur les côtés et brusquement élargie, rebordée et arrondie dans la moitié postérieure, partagée par une dépression profonde qui ne touche pas le bord.
La Pahistris est assez difficile à distinguer de la Monticola ; il faut étudier et comparer les épigynes qui présentent des différences assez sensibles, mais difficiles à observer; elle est toujours plus grande que la Monticola.
Ordre de longueur des pattes : 4-, i, 2, 3.
MOEURS. Cette Pardosa est un peu moins commune en Belgique que la P. Monticola; elle vit à peu
près de la même manière; on la rencontre dès les premiers beaux jours du mois d'avril; la ponte commence à la fin de mai et se prolonge jusqu'au mois de juin ; le cocon, qu'elle emporte partout, est d'un blanc sale avec la suture assez visible.
Belgique.
DISTRIBUTION Brabant : Environs de Bruxelles, Boitsfort, Groenendael, Saventhem. GÉOGRAPHIQUE. Anvers : Calmpthout, Postel.
Liège : Spa, Remouchamps, Baraque-Michel.
Luxembourg : Laroche, Carlsbourg.
Hainaut : Papignies, Lessines.
Flandre occidentale : Heyst-sur-Mer, Knocke, Blankenberghe.
France.
Somme : Le Crotoy. — Morbihan : Plouharnel. — Environs de Paris. — Tout le centre de la France. — Vosges : Retournemer. — Cantal : Lioran. — Tsère : Grenoble, Sappey, Bourg d'Oisans. — Hautes- Alpes : Briançon, Monélier, Mont-Genèvre, Lautaret, Queyras, Savines. — Basses-Alpes : Digne. — Pyrénées (E. Simon).
Angleterre.
Berwickshire, etc. Elle paraît répandue partout. — Ecosse : Castle-Douglas.
Suisse.
Genève. — Tyrol. (Sud) : Kaiser Thaï, Antholz, Defereggen, Schlern, Vols. — Faulhorn, Gamsen, Mund, Gredetsch, Furca, Julier. — Haute-Engadine : Pontresina (près des neiges). — Tessin.
Prusse. — Bavière : environs de Nuremberg. — Laurenbourg.
Autriche.
Galicie.
Italie.
Tessin. — Parme. — Modène. — Les Romagnes.
Norwège.
Bergen.
Cette espèce doit être beaucoup plus répandue, mais on la confond souvent, sans doute, avec la Monticola. Je l'ai reçue de la Suède et du Danemark sans désignation de localité.
SYNONYMIE
DESCRIPTION
MOEURS