‹ Les arachnides de BelgiqueChapitre 5 sur 41 · DISTRIBUTION · texte numérisé non relu

DISTRIBUTION

GÉOGRAPHIQUE

PARDOSA BIFASCIATA, C. Koch, 1848 (sub. Lycosa).

(PI. X, fig. 5, 5a.)

1848. Lycosa bifasciata, C. Koch. Die Arachniden, t. XV, p. 54, fig. 1459-1440.

1876. Pardosa bifasciata, E. Simon, Les Arachnides de France, l. III, p. 524.

1879. Pardosa bifasciata, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique (Supplément).

Mâle. — Le céphalothorax est noir, horde d'une ligne marginale de la même couleur; une hande médiane longitudinale, couverte de pubescence jaunâtre ou blanche, commence à la hauteur des yeux dorsaux et descend, en diminuant un peu, jusque près de la base du céphalothorax; elle présente un léger étranglement dans le milieu ; de chaque côté se trouve une bande latérale fauvepâle, assez large, contenant une fine ligne brune qui suit le contour noir du bord extérieur; les chélicères sont noires, ainsi que le plastron qui est recouvert de poils blancs, courts et peu serrés; les pattes sont jaunes avec les fémurs des deux premières paires un peu plus foncés ; le tibia et la patella de la quatrième paire sont de même longueur que le métatarse.

La patte-mâchoire est recouverte de poils noirs, excepté à la pointe du tarse; le lobe inférieur du bulbe, fauve, très développé, s'avance presque jusqu'au tiers supérieur; il est marqué d'une échancrure carrée du côté externe; l'apophyse, placée au niveau de l'échancrure, est courte, fauve, conique, dépassant à peine le bord du bulbe, et présente à sa base une petite pointe noire, mince, verticale.

L'abdomen est fauve un peu rougeâtre au centre et sur les côtés; il est marqué de deux lignes latérales noires qui contiennent chacune une série de points blancs; dans la partie supérieure du milieu existe une bande brune en forme de losange, bordée de noir.

Femelle (fig. 5). — Le céphalothorax présente les mêmes dessins que ceux du mâle, mais la bande du milieu est un peu plus obscure; les poils de la face sont blancs; les yeux du premier rang forment une ligne très courbée; ils sont à peu près tous de la même grandeur, quelquefois ceux du milieu sont légèrement plus gros; les chélicères, fauves, sont tachetées de noir; le plastron est jaune, marqué de quelques tachettes noires sur les bords; les pattes sont fauves, excepté les fémurs qui sont jaune-pâle et marqués par-dessus d'un petit trait noir ; à la quatrième paire, les patellas les tibias, les métatarses et les tarses sont plus rembrunis.

L'abdomen est semblable à celui du mâle.

L'épigyne (fig. 5«), rugueuse, un peu rétrécie en arrière, présente dans le bas deux dépressions plus ou moins bien marquées.

Je n'ai rencontré qu'une fois, dans un terrain sablonneux, la femelle de cette rare espèce; c'était vers le milieu du mois de juin; elle portait son petit cocon, très blanc, qui contenait trente-cinq œufs.

Belgique.

Brabant : Groenendael.

- Oise : Precy. — Isère : Le Sappey. — Hautes-Alpes : Lautaret. — Var : Montrieux.

Allemagne.

Suisse et Italie.

Environs de Paris : La Varenne.

Basses-Alpes : col de Feston. -

Bavière.

Tessin : Mendrisio, Monte Crocette di Stabio, Lugano, Monte S. Salvatore. Monte S. Bernardo di Comano, Lucarno, Losone.

Je l'ai reçue de l'Autriche sans désignation de localité.

PARDOSA NIGRICEPS, Thore.il, 1856 (sub. Lycosa).

(PI. X, fig. 6, 6a, 66, 6c.)

SYNONYMIE. 1837. Lycosa monticola, Walckcnaer (ad partem), Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. I, p. 328.

184-8. Lycosa (Pardosa) monticola, C. Koch, Die Arachnidcn, t. XV, p. 42 (ad partem), fig. U45. 1851. Lycosa saccigera, Wcslring, Fôrteckning ôfver till nàrvarande tid Kànda, i Sverige fôrekommande

Spindelarter, etc., p. 52 (*).

1856. Lycosa nigriceps, ThorcII, Recensio critica Aranearum Suecicarum, etc., p. 56. 1856. Lycosa saccigera, Thorell, Recensio critica Aranearum Suecicarum, etc., p. 55. 1861. Lycosa saccigera, Westring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 483. 1870-1872. Lycosa nigriceps, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 283. 1871. Lycosa congener, Cambridge, Transact. of ihe Linn. Soc, XXVII, p. 393, pi. LIV, n° 1.

1876. Pardosa nigriceps, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 328.

1877. Lycosa nigriceps, Menge, Preussische Spinnen, p. 549, fig. 513.

1878. Pardosa nigriceps, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Relgique.

DESCRIPTION. Mâle (fig. Qa). — Le céphalothorax est orné d'une bande médiane claire, assez large, com-

mençant à peu près à la hauteur des yeux dorsaux, entourée de bandes brunes qui deviennent fauves sur les côtés. Ces parties fauves, aussi larges que les bandes brunes, sont terminées par une fine ligne noire marginale; le plastron est noir, couvert de poils blancs assez courts; les pattes sont jaunes avec quelques petites taches irrégulières à la base des fémurs; le métatarse de la quatrième paire est aussi long ou presque aussi long que le tibia et la patella.

La patte-mâchoire (fig. 6c) a le tibia et le tarse noirs; les autres articles sont jaunes; le tarse, garni de crins comme le tibia, dépasse le bulbe; celui-ci a son lobe inférieur noir et proéminent; il y a une profonde échancrure en avant; l'apophyse, assez longue, terminée en pointe très fine, atteint l'extrémité du bulbe; sa base, très large, présente un petit talon noir.

L'abdomen, garni de pubescence fauve-jaunâtre, est un peu éclairci dans le milieu et surtout sur les bords ; la bande lancéolée longitudinale, légèrement découpée, bordée de noir, se termine en pointe vers la moitié de la longueur de l'abdomen; les parties noirâtres latérales contiennent chacune une série de points blancs souvent reliés par des accents obscurs.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1 , % 5.

Femelle (fig. 6). — Le céphalothorax et l'abdomen sont semblables à ceux du mâle; les yeux du premier rang forment une ligne assez courbée; ceux du milieu sont plus gros que les latéraux ; les chélicères sont fauves ainsi que le plastron qui est entouré de noir ; les pattes sont rougeâtres avec la palella, le tibia et le métatarse de la quatrième paire plus obscurcis; il y a un trait brun et quelques taches souvent effacées, sur les fémurs.

L'épigyne (fig. 66) est très allongée, rougeâtre, et bordée en arrière par une petite pièce carrée.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 3.

MOEURS. Elle recherche les bois humides, les endroits frais et bien ombragés; on peut la rencontrer,

chargée de son cocon, dès la fin du mois de mai; ses mœurs me paraissent semblables à celles des autres Pardosa.

Belgique.

DISTRIBUTION Brabant : Environs de Bruxelles, Boitsfort, Groenendael, Auderghem, Diest. GÉOGRAPHIQUE. Lfége . Environs de Liège, Esneux, Tilff, Comblain-au-Pont, Aywaille, Spa, Franeorchamps, Baraque- Michel.

(') Ce nom et les deux précédents, faisant double emploi, ont été changés.

Luxembourg : Laroche, Barvaux.

Anvers : Calmpthout.

Flandre occidentale : Environs de Bruges, Bloemendael, Heyst, Blankenberghe, Ostende.

Hainaut : Braine-le-Comte (forêt de la Houssière).

Hollande.

Oirschot, Brabant septentrional.

France.

Manche : Granville. — Morbihan : Plouharnel. — Seine-Inférieure : Dieppe. — Somme : Le Crotoy. — Orne: Lhôme, La Ferté-Macé.— Chartres. — Environs de Paris: La Glacière, Villejuif, La Varenne. — Fontainebleau. — Marne : Sezanne. — Aube : Villenauxe, Othe, plaine de Foolz (E. Simon).

Suisse.

Genève, Baie, Lucerne, Altorf, Bex.

Angleterre.

Ecosse : Glascow, Castle-Douglas, Aberdeen.

Italie.

Tessin. — Vénétie. — Lombardie. — Piémont. — Toscane.

Elle est citée aussi de l'Allemagne et de la Suède.

PARDOSA PROXIMA, C. Koch, 1848 (sub. Lycosa).

(PI. X, fig. 7, la, 76, 7c.)

SYNONYMIE. 1857. Lycosa saccata, Walckenaer (ad partem), Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. I, p. 526 (').

1848. Lycosa proxima, C. Koch, Die Arachniden, t. XV, p. 55, fig. 1455-1454. 1872. Lycosa anistlata, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 299. 1876. Pardosa proxima, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 550. 1878. Pardosa proxima, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.

description. Mâle (fig. 7a). — Le céphalothorax, brun, est éclairci vaguement sur les parties latérales où

Ton distingue parfois quelques taches fauves; au milieu se trouve une bande longitudinale très efïilée surtout à sa partie supérieure qui atteint presque la hauteur des yeux dorsaux; les chélicères sont brunes ou noires comme les pattes; les fémurs, tachetés de noir sur les côtés, présentent un trait noir au-dessus; il y a souvent des annulations plus ou moins distinctes sur les tibias des deux premières paires ; les deux paires postérieures sont beaucoup plus pâles.

La patte-mâchoire (fig. 7c), noire, est garnie de poils de la même couleur; la patella est presque aussi longue et légèrement plus étroite que le tibia; le tarse, peu élargi, se termine en pointe fine, qui dépasse le bulbe; celui-ci s'avance beaucoup en s'arrondissant du côté interne; il est muni d'une très petite apophyse rougeâtre, en forme de tubercule et presque arrondie.

L'abdomen est recouvert d'une pubescence obscure, un peu plus pâle sur les parties latérales ; en avant on distingue une petite bande longitudinale étroite, claire, ne descendant que jusqu'à la moitié de la longueur de l'abdomen ; de chaque côté se trouve une série de points noirs doublés de points blancs, souvent peu distincte.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 5. (') Ce nom, faisant double emploi, ne peut être maintenu.

Femelle (fig. 7). — Le céphalothorax est semblable à celui du mâle; on y trouve presque toujours sur les parties latérales trois paires de taches fauves dont les premières, un peu isolées, sont plus petites que les autres.

L'abdomen est coloré comme celui du mâle; les points blancs sont un peu mieux indiqués.

Les yeux du premier rang, peu inégaux, sont disposés en ligne légèrement courbée ; les chélicères, fauves, noirâtres à l'extrémité, sont garnies de poils blancs et de crins noirs; les pattes sont brun-rougeâtre, avec les fémurs ornés de trois paires de taches noires formant des anneaux découpés et marqués d'un trait noir par-dessus ; les tibias des deux premières paires présentent des anneaux moins distincts que ceux des paires postérieures; les métatarses de ces dernières présentent aussi quelques traces d'annulations; tous les tarses ainsi que les métatarses des deux premières paires sont unis.

L'épigyne (fig. 76), très petite, allongée, étroite, fort rétrécie en avant, élargie et arrondie dans la moitié postérieure, est partagée par une carène étroite et un peu dilatée par en bas.

L'abdomen est coloré comme celui du mâle ; les points blancs sont presque toujours plus distincts; le ventre est couvert de poils gris presque blancs; le plastron, noir, est garni de poils blancs.

Ordre de longueur des pattes ; 4, 1, % 3.

MOEURS. Je n'ai rencontré jusqu'à présent cette Pardosa que dans les dunes; elle chassait sur les parties

abritées contre le vent du Nord; elle me paraît assez rare en Belgique; ses mœurs me sont inconnues.

Belgique.

DISTRIIUJTION Flandre occidentale : Heyst. Knocke. «^GRAPHIQUE. Hollande.

Ulrecht , la Gueldre.

France.

Environs de Paris : La Glacière, Villejuif, etc. — Seine-et-Oise : prairies des bords de la Seine, au-dessous de Saint-Germain, marais de Saint-Léger. — Seine-Inférieure : Dieppe, Honfleur. — Orne. — Somme : Le Crotoy. — Morbihan : Plouharnel. — Côtes du Nord : forêt de Lorges, près Quintin. — Aube : Troyes, Villenauxe. — Alpes. — Vaucluse. — Landes : Mont-de-Marsan. — Gironde : Arcachon. — Gard : Nîmes. — Aude : Carcassone. — Pyrénées-Orientales : Vernet, Collioure. — Très commune dans l'île de Corse (E. Simon).

Bavière. — Laurenbourg.

Hongrie : Ujhely.

Piémont : environs de Turin.

Galice : Cabanas.

Je l'ai reçue de la Grèce, de la Palestine et de l'Algérie sans désignation de localité.

Allemagne.

Autriche.

Italie.

Espagne.

PARDOSA PULLATA, Clerck, 1757 (sub. Araneus).

SYNONYMIE

(PI. X, fig. 8, 8a, 86, 8c, 8d.)

1757. Araneus pullatus, Clerck, Suenska Spindlar, p. 104, pi. V, tab. 7.

1789. Aranea pullata, Olivier, Encyclopédie méthodique, IV, p. 218.

1833. Lycosa lignaria, C. Koch, In Herrich Schaeffer Deutschl. Insekten, 120, 9, 10.

1833. Lycosa paludicola, Sundevall, Suenska Spindlarness beskrifning, p. 179.

1841. Lycosa orscura, Blackwall, Transact. of the Linn. Soc, vol. XV11I, p. 611.

1848. Lycosa (Leimonia) pullata, C. Koch, Die Arachniden, t. XV, p. 25, fig. 1431 à 1433.

1856. Lycosa pullata, Thorell, Recensio critica Aranearum Suecicarum, p. 65.

1861. Lycosa orscura, Blackwall, Spiders of Great-Britain, t. I, p. 28, pi. II, fig. 11.

1861. Lycosa pullata, Westring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 501.

1870-1872. Lycosa pullata, Thorell, Remarks on Synomjms, p. 305.

1876. Pardosa pullata, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 532.

1878. Lycosa pullata, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.

DESCRIPTION. Mâle (fig. Sa). — Le céphalothorax, noir, est recouvert d'une pubescence brune; la bande longitudinale du milieu, fauve-rougeâtre, s'efface en avant et devient plus nette et plus étroite en arrière; sur les côtés il y a deux bandes claires aussi larges que les parties noires marginales; les pattes sont fauves avec les fémurs bruns, ornés d'un petit trait pâle par-dessus; la patella et le tibia de la la quatrième paire de pattes sont presque aussi longs que le céphalothorax et aussi longs que le

métatarse.

La patte-mâchoire (fig. 8c) est rougeâtre, couverte de poils et de crins noirs; le tarse, noir, est garni de crins de la même couleur, mêlés de poils fauves; le tibia et la patella sont à peu près de même longueur et de même épaisseur; le tarse, terminé en pointe, dépasse le bulbe; le lobe inférieur est fortement développé, avec une troncature oblique du côté interne dont la fine bordure noire se prolonge en pointe; l'apophyse centrale, aiguë, se prolonge jusqu'en haut du bulbe; elle est munie à sa base d'une espèce de petit tubercule noir saillant.

L'abdomen, noir, est recouvert d'une pubescence brune un peu plus claire sur les parties latérales; en avant se trouve une petite bande lancéolée, noire, longitudinale, assez indistincte, et, par-dessous, deux séries latérales de points blancs peu visibles.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 5.

Femelle (fig. 8). — Le céphalothorax et l'abdomen présentent la même coloration et les mêmes dessins que chez le mâle ; ces derniers sont plus nettement marqués, surtout les points blancs de l'abdomen qui sont rarement réunis par des traits ; les yeux du premier rang forment une ligne courbée; les chélicères, brunes, sont couvertes de crins blancs et noirs; le plastron, noir, est garni de quelques poils blancs.

L'épigyne (fig. 86), assez grande, beaucoup plus large que haute, s'arrondit sur les bords en diminuant un peu en arrière; elle est divisée longitudinalement par une carène étroite qui s'élargit un peu dans le bas où elle reste pourtant moins large que le bord de l'épigyne.

MOEURS. Cette Pardosa est assez commune dans les lieux humides, au bord des mares; pourtant on la trouve

presque aussi fréquemment parmi les bruyères et les mousses dans les clairières et sur la lisière des bois; elle est très vive ; on rencontre la femelle portant son cocon, depuis le printemps jusqu'en automne; ce cocon (fig. &d) est d'un gris jaune plus ou moins foncé; la suture des deux valves

est visible, formée de soie blanche moins serrée que le restant ; lorsque les œufs, au nombre de trente à cinquante, sont éclos et que les petits sont accrochés sur le dos de leur mère, celle-ci disparaît presque complètement sous ce fardeau; les petites araignées sont jaune-pâle, presque incolores, marquées seulement de quelques points ou traits obscurs.

Belgique.

DISTRIBUTION Brabant . Environs de Bruxelles, Boitsfort, Groenendael, Rhode-Sainl-Genèse. GÉOGRAPHIQUE. Awm . Calmptho^ pos(e,

Liège : Environs de Liège, Esneux, Tilff, Spa, Baraque-Michel. Luxembourg : Melreux, Barvaux, Durbuy.

Hainaut : Hennuyères, Braine-le-Comte, Froyennes.

Utrecht, Gueldre, Maestricht.

Hollande.

France.

Somme : Le Crotoy. — Morbihan : Plouharnel. — Orne : Lhôme. — Environs de Paris. — Tout le centre de la France. — Cantal : Lioran. — Isère (bords du Drac, à Grenoble). — Pyrénées : Cauleret. — Pyrénées-Orientales (E. Simon).

Angleterre.

Ecosse : Cheviots, Ben Aân, Ben Nevis, Aberdeen, Glascow, Castle-Douglas. — Irlande.

Suisse.

Lucerne, pentes du Righi, Genève, Salève, Verney, Simplon, glacier du Rhône, Chur (3,000 mètres d'altitude). — Tyrol (Nord) : Lans, Gôtzens, Fritzens.

Bavière. — Saxe. — Silésie.

Allemagne.

Autriche.

Galicic : Taira, Krakau, Rawa, Janôw, Bukowina. — Dalmatie.

Toute la zone méridionale.

Galice : Cabanas, Torre de Allô.

Tessin. — Lombardie : environs de Milan.

Je l'ai reçue de la Suède, de la Norwège et du Danemark sans désignation de localité.

Russie.

Espagne.

Italie.

SYNONYMIE

PARDOSA PRATIVAGA, L. Koch, 1870 (sub. Lycosa).

(PI. XI, fig. i, la, \b.)

1870. Lycosa prativaga, L. Koch, Die Arachn. — Fauna Galiz. p. 45. 1876. Pardosa prativaga, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 353. 1878. Pardosa prativaga, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.

description Mâle (fig. la). — Le céphalothorax, brun-noirâtre, surtout en avant, porte trois bandes

longitudinales : une médiane couverte de pubescence fauve, puis deux latérales, plus étroites, plus

blanches, séparées du bord par un espace brun assez large; les pattes sont fauves, un peu rougeâtres, avec les fémurs et les tibias ornés d'anneaux larges, nettement marqués.

La patte-mâchoire (fig. ïb), de la même couleur que les pattes, est couverte de poils et de crins noirs assez longs, mélangés de poils blancs sur le bord du tibia; celui-ci est presque de même longueur que la patella; le tarse, plus large, garni de poils rougeâtres à l'extrémité et noirs à la base, dépasse le bulbe de beaucoup; le lobe inférieur, peu saillant, est fortement échancré; dans cette échancrure se trouve un petit tubercule noir, conique; l'apophyse, très forte à sa base, se termine en pointe fine qui atteint en hauteur l'extrémité du bulbe.

L'abdomen, brun, est recouvert de pubescence fauve-foncé dans le milieu et blanchâtre sur les côtés; on remarque, dans sa moitié supérieure, une bande étroite, nettement lancéolée, fauve plus clair, bordée d'un trait noir, et, dans la partie postérieure, deux séries latérales de trois ou quatre points blancs.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 5.

Femelle (fig. 1). — Le céphalothorax et l'abdomen sont semblables à ceux du mâle, mais les dessins sont presque toujours un peu plus visibles; les yeux du premier rang, presque de la même grosseur, forment une ligne un peu courbée; le plastron noir est couvert de poils gris-blanc; les chélicères, brunes, sont garnies de crins et de poils blancs; les pattes, fauve-rougeâtre, parfois plus claires que celles du mâle, sont annelées de la même façon.

L'épigyne, assez étroite, est pourtant beaucoup plus large que longue; elle est droite à son bord antérieur qui est légèrement échancré dans le milieu; ses côtés sont rétrécis en arrière; elle est divisée par une carène en forme de triangle, aigu dont la base est aussi large que tout le bord inférieur de l'épigyne.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 5.

MOEURS. Elle aime les prairies humides ou le bord des rivières ; je l'ai trouvée rarement et toujours isolée

vers la fin du mois de mai. Ses mœurs me sont inconnues.

Belgique.

DISTRIBUTION Brabant : Environs de Bruxelles, Boitsfort, Uccle, Groenendael. GEOGRAPHIQUE. jSamur : Dave, Yvoir, Dinant, Waulsort.

Liège : Cliênée, Tillï, Comblain-au-Pont,

France.

Somme : Le Croloy. — Seine-Inférieure : Honfleur, Dieppe. — Morbihan : Plouharnel. — Orne : Lhôme. — Environs de Paris : bois de Boulogne, prairies des bords de la Seine au-dessous de Sainl-Germain, Chaville. — Oise : Compiègne. — Aube : forêt de Foolz. — Cantal : Lioran. — Gers : Lecloure. — Isère : Le Sappey, prairies de Chamachaude (variété sombre), Bourg d'Oisans. — Hautes-Alpes : Briançon, Monélier. — Basses-Alpes : Mont Léberon (E. Simon).

Allemagne.

Bavière : Nuremberg. Dutzendteich, Wôhrder Wiese.

Galicie : Krakau, Rzeszéw, Rawa, Janôw. — Transylvanie.

Suisse.

Italie.

Russie.

Entre Tobolsk-sur-lrtisch et Obdorsk, sous le cercle polaire près de l'embouchure de l'Ob.

Tessin. — Ty roi (Sud) : Meran.

Tessin (rare). — Vénétie. — Lombardie.

SYNONYMIE

PARDOSA LUGUBRIS, Walckenaer, 1802 (sub. Aranea).

(PI. XI, fig. 2, 2a, 26, 2c.)

1802. Aranea lugubris, Walckenaer, Faune parisienne, II, p. 259. 4805. Lycosa lugubris, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 15. 1855. Lycosa sylvicola, Sundevall, Suenska Spindlarness beskrifning, p. 176.

1855. Lycosa alacris, C. Koch, In Herrich SchaefJ'er Deutschl. lnsekten. 120, 17, 18.

1856. Lycosa sylvicultrix, C. Koch, Die Arachniden, t. III, p. 25, fig. 182-185.

1857. Lycosa lugubris, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. I, p. 529. 1848. Lycosa (Pardosa) alacris, C. Koch, Die Arachniden, t. XV, p. 59, fig. 1445-144-4. 1861. Lycosa lugubris, Blackwall, Spiders of Great-Britain, t. I, p. 27, pi. II, fig. 10. 1861. Lycosa sylvicola, Wcstring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 474.

1870-1872. Lycosa lugubris, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 276.

1876. Pardosa lugubris, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 557.

1877. Lycosa lugubris, Menge, Preussische Spinnen, p. 548, fig. 512.

1878. Pardosa lugubris, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 2a). — Le céphalothorax est noir, uni, avec une bande dorsale droite et très blanche; les chélicères sont noires ainsi que le plastron ; les pattes sont jaunâtres avec les fémurs noirs ou couverts de larges taches; le métatarse de la quatrième paire est aussi long que le tibia et la patella réunis.

La patte-mâchoire (fig. 2c), très foncée, est recouverte de poils noirs, avec de longs crins sous le fémur; le tibia, plus long et plus large que la patella, est garni de crins sur les côtés; le tarse, presque aussi long que ces deux articles, se termine en pointe allongée dépassant le bulbe de beaucoup; celui-ci à son lobe inférieur verdâtre, saillant et arrondi; l'apophyse, sinueuse, se termine en pointe dirigée obliquement en avant et atteignant la hauteur du bulbe.

L'abdomen est brun, avec deux taches très noires sur le bord antérieur; entre ces taches une partie blanche se fond, en descendant, avec le ton brun du reste du corps; on trouve dans le bas deux séries de points blancs très écartés les uns des autres.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 5.

Femelle (fig. 2). — Le céphalothorax, brun-rouge, est foncé sur les bords ; la bande médiane, large, droite comme celle du mâle, est recouverte de pubescence un peu plus jaunâtre; les yeux du premier rang, tous de même grosseur, sont disposés en ligne légèrement courbée; le plastron, brun-rouge comme les chélicères, est garni de crins blancs, assez courts et espacés.

L'abdomen, brun-rougeâtre, présente des dessins pareils à ceux du mâle; les points blancs de la moitié postérieure sont quelquefois réunis par des traits transversaux de la même couleur; les pattes sont rougeâtres avec des annulations découpées aux fémurs et des traces d'annulations souvent indistinctes aux tibias et aux métatarses.

L'épigyne (fig. 26), arrondie, beaucoup plus étroite dans le haut, est munie par-dessous d'un rebord élevé, courbé légèrement en avant, aux angles de côté.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1 , 2, 5.

MOECRS.

Cette espèce est fort commune dans les bois de hêtres et de chênes; dès les premiers beaux jours du printemps, ces petites araignées sortent en foule des tas de feuilles mortes sous lesquelles elles ont passé l'hiver; tant que le soleil brille, elles courent avec une prodigieuse vitesse; celui-ci se voile-t-il pendant quelque temps, elles disparaissent tout à coup. Elles se dispersent dans les

champs qui bordent les taillis et couvrent les sillons de fils innombrables tendus dans tous les sens, qui forment comme un immense réseau étendu sur la campagne. Au commencement du mois de mai, on peut observer les femelles chargées de leur cocon grisâtre dont la suture blanche es! très visible; ce cocon renferme de quarante à soixante-dix œufs jaunes, très pâles, non agglutinés comme chez toutes les Pardosa. Elles supportent bien le froid, j'en ai vu souvent courir sur la neige en plein hiver, sur les plateaux boisés des Ardennes.

Belgique.

DISTRIBUTION Brabant : Tous les environs de Bruxelles, Auderghem, Boitsfort, Groenendael, Uccle. Jetle-Saint-Pierre, GÉOGRAPHIQUE. Rixensart, Oltignies, Mont-Saint-Guibert, Bousval, Noirhat, Villers-la-Ville (commune dans les

ruines), Louvain, Diest.

Anvers : Environs d'Anvers, Deurne, Borgerhout, CalmpJhout, Postel, Stabroeck, les polders.

Namur : Environs de Namur, Dave, Yvoir, Samson, Marche-les-Dames, Waulsort, Dinanl, Hastières, Han-sur-Lesse.

Liège : Environs de Liège, Esneux, Chênée, Tilff, Chaudfontaine, Colonsler, Fallais, Huy, Modave (rives du Hoyoux), Spa.

Luxembourg : Redu (prairies le long de la Lesse), Laroche, (vallée de la Bronze).

Hainaui : Braine-le-Comte, forêt de la Houssière.

Flandre orientale: Environs de Gand.

Limbourg : Genck, Munster-Rilsen, Maeseyck.

Grand-Duché de Luxembourg.

Diekirch.

Maestricht; route de Hilversum à Amersfoort.

France.

Toute la France. — Ile de Corse (E. Simon).

Angleterre.

Denbighshire, Caernarvonshire, Foost of Ben Aân. — Ecosse : Glascow.

Allemagne.

Bavière : Nuremberg, Kissingen. — Silésie.

Autriche.

Hongrie : Tokaj, H. Rokito, Ujhely, Forro. — Trente. — Moldavie : Rrostenii. — Galicie. — Bohême : environs de Melnik, sur les pentes du Rollberg, Bôhmerwald. — Transylvanie.

Suisse.

Genève, Bâle, Lucerne. — Tyrol (Nord) : Innsbruck, Kufstein, Stubai. (Sud) : Villanders, Ratzes und Meran, Im Trientinischen, Défi reggen, Vols, Forêt-Noire. — Tessin.

Italie.

Vénétie. — Lombardie. — Piémont. — Tessin : (côté Suisse et Italie), Mendrisio, Monte S. Crocelti di Stabio, Monle Generoso, Monle S. Giorgio, Lugano, Monte S. Agata di Tovio, Monte Arbostora, Monte S. Salvalore, Monte Caprino, Monte Brè, Monte S. Bernado di Comano, Monte Bigorio, Pian di Bioggio, Monte di Caslano, Locarno.

Russie.

Crimée, Nikopol, Simferopol, Aima, Jeny-Sala. — Sibérie : entre Tobolsk-sur-Irtisch et Opdorsk, sous le cercle polaire près de l'embouchure de l'Ob. — Finlande. — Laponie. — Livonie : environs de Riga.

Afrique.

Algérie, Uadi, Scherschara.

PARDOSA AMENTATA, Clerck, 1757 (sub. Araneus). (PI. XI, fig. 3, 3a, 36, 3c, -U)

SYNONYMIE. 17 37. Araneus amentatus, Clerck, Suenska Spindlar, p. 96, pi. IV, fig. 8.

1758. Aranea saccata, Linné (ad partem), Systema nalurœ, etc., éd. 10, t. I, p. 625.

1778. Aranea littoralis, de Geer, Mémoires pour servir à l'histoire des insectes, mém. VII, p. 274,

pi. XV, fig. 17-24.

1789. Aranea amentata, Olivier, Encyclopédie méthodique, IV, p. 218. 1825. Lycosa saccata, Sundevall (ad partem), Spécimen academicum gênera Araneidum Suecicœ exhibens,

1829. Lycosa saccata, Halm, Monographie der Spinnen, 5, pi. I, fig. C. 1851. Lycosa saccata, Hahn, Die Arachniden, t. I, p. 108, fig. 81.

1855. Lycosa amentata, Sundevall, Suenska Spindlarness beskrifning, p. 177. 1848. Lycosa paludicola, C. Koeh, Die Arachniden, t. XV, p. 10, fig. 1421-1422.

1856. Lycosa amentata, Thorcll, Recensio crilica Arancarum Suecicarum, p. 60. 1856. Lycosa fumigata, Thorcll, Recensio crilica Arancarum Suecicarum, p. 65. 1861. Lycosa saccata, Blackwall, Spiders of Great-Brilain, t. I, p. 26, pi. II, fig. 9.

1867. Leimonia paludicola, Ohlert, Die Araneiden oder echlen Spinnen der Provinz Preussen, p. 155. 1872. Lycosa amentata, Thorell, Remarks on Synonyms. p. 298.

1876. Pardosa amentata, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 541.

1877. Lycosa amentata, Mcnge, Preussische Spinnen, p. 559, pi. LXXXV1I, fig. 505.

1878. Pardosa amentata, L. Beckcr, Catalogue des Arachnides de Relgique.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 3«). — Le céphalothorax est noir, recouvert d'une pubescence brune; la bande

longitudinale du milieu, blanche, s'élargit en losange à partir des yeux dorsaux, se rétrécit brusquement dessous, puis s'élargit encore à la hauteur de la strie et enfin se resserre à la base du cépbalothorax; les bandes sombres latérales sont formées de petites taches irrégulières, bien séparées du bord par un espace fauve; les chélicères sont noires ou brunes; le métatarse de la quatrième paire est aussi long que le tibia et la patella.

La patte-mâchoire (fig. 3rf), noire, est garnie de poils et de longs crins de la même couleur, surtout au fémur et au tibia; ce dernier est un peu plus long que la patella; le tarse, coudé, est un peu plus large que le tibia et se termine en pointe, dépassant légèrement le bulbe; le lobe inférieur de ce dernier est noir, un peu avancé et arrondi; l'apophyse, aigùe, recourbée, aussi haute que le bulbe, est munie à sa base d'un petit tubercule pointu.

L'abdomen est recouvert d'une pubescence gris-fauve, presque blanche en avant; dans le haut des petits traits noirs figurent très vaguement une bande lancéolée; au milieu, deux taches arquées, blanches, bordées de noir, sont suivies de deux séries de points blancs, séparés par des tachettes noires.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 5.

Femelle (fig. 3). — Le céphalothorax est semblable à celui du mâle; le plastron, noir, est recouvert d'une légère pubescence blanche; les chélicères, noires à l'extrémité, sont rougeâtres à la base; les yeux du premier rang sont disposés en ligne presque droite; ceux du milieu sont visiblement plus gros que les latéraux; les pattes, fauves, sont plus ou moins rougeâtres avec les fémurs largement annelés de brun; ces anneaux bruns sont interrompus par-dessus; il y a des anneaux aux tibias, plus visibles à ceux des pattes antérieures; les métatarses sont également annelés.

L'épigyne (fig. 3c) forme une fossette plus longue que large, arrondie en avant et sur les côtés; elle contient, dans le haut, une petite pièce rougeâlre, arrondie, suivie d'une carène étroite qui s'élargit fortement en triangle dans le bas.

L'abdomen ressemble à celui du mâle, avec les dessins mieux indiqués; les points blancs et les

tachettes noires latérales sont parfois reliés entre eux par des accents foncés; on distingue aussi de petits traits courbés sur les parties latérales.

Ordre de longueur des pattes : 4, I, 2, 5.

MOEURS. Ces araignées sont très communes dans les bois, dans les prairies ou dans les terres labourées,

qu'elles recouvrent d'un immense réseau de soie dès les premiers beaux jours du mois d'avril; comme la P. lugubris, elles sortent en foule des détritus, des feuilles sèches ou des pierres, sous lesquels elles ont passé l'hiver; de même que quelques autres Pardosa, elles résistent aux froids les plus intenses; j'ai vu souvent, dans les environs de Bruxelles, en plein mois de janvier, des femelles qui couraient sur la neige aussi rapidement qu'en été; elles affectionnent les endroits humides, le bord des rivières ou des étangs; je les ai trouvées par milliers le long des rives de l'Escaut.

L'accouplement à lieu au commencement du mois de mai; quelques jours plus tard on voit les femelles chargées de leur cocon verdâtre et globuleux (fig. 6b); le tissu en est très solide, comme parcheminé ; il est doublé à l'intérieur d'un duvet gris-blanc argenté qui entoure les œufs jaunâtres, au nombre de soixante-quinze à cent.

Ce sont ces araignées que certains naturalistes ont cru voir voler dans les airs; voici probablement la cause de celte illusion : les jeunes Pardosa émettent au premier printemps de longs fils qui flottent et les entraînent dans les airs au plus léger souffle de vent; ces fils, très minces, auront sans doute échappé aux regards de ces observateurs.

Belgique.

DISTRIBUTION Brabanl : Tous les environs de Bruxelles, Haeren, Saventhem, Uecle, Laeken, Jette-Saint-Pierre, GÉOGRAPHIQUE. Berchem-Sainte-Agathe, Boilsfort, Groenendael, La Hulpe, Mont-Saint-Guibert, Rixensart, Ottignies,

Bousval, Noirhat, Villers-la-Ville, Nivelles, Diest, Louvain, Wavre, Melsbroeck, Vilvorde.

Anvers : Environs d'Anvers, les rives de l'Escaut, Malines, Postel, Calmpthout, Stabroeck, Cappellen,

Putte, Bornhem.

Liège : Environs de Liège, Esneux, Tilff, Comblain-au-Pont, Modave, Chaudfontaine, Spa, Francor-

champs, environs de Verviers, Barrage de la Gileppe, Baraque-Michel, Embourg. Namur : Environs de Namur, Rhisnes, Dave, Yvoir, Waulsort, Hastières, Dinant, Samson, Marche-les-

Dames, Han-sur-Lesse, Mariembourg.

Luxembourg : Saint-Hubert, Redu, Virton, Neufchâteau, Laroche, Carlsbourg, Awenne. Hainaut .- Braine-le-Comte, Hennuyères, Deux-Acren, Papignies, Kain, Froyennes, Antoing, Calonne. Flandre orientale : Environs de Gand.

Flandre occidentale : Environs de Bruges. Limbourg : Hasselt, Genck. Munster-Bilsen.

Grand-Duché de Luxembourg.

Diekirch.

Hollande.

Utrecht, route de Maartensdyk à De Bildt, Maestricht. — Gueldre.

France.

Paris : La Glacière, jardins de la ville. — Tout le centre de la France. — Vosges. — Toutes les prairies alpestres des Alpes et des Pyrénées (E. Simon).

Suisse.

Bâle, Lucerne, le Righi, Fluelen, vallée de la Reuss, Saint-Gothard, Tessin, Bex, Verney, Genève, Engelberg, Grindelwald, Sainl-Moritz, Chur, Urserenthal. — Tyrol (Nord) : Hinterdux, Kuthai, Plattenkogel. (Sud; : Kaiser Thorl. — Haute-Engadine : Pontresina.

ua

Italie.

Vénétie. — Lombardie. — Piémont. — Toscane. — Parme. — Modène. — Les Romagnes. — Commune dans tout le Tessin. — Naples.

Autriche.

Galicie : Tatra, Krakau, Rzeszôw, Brzostek, Sacz, Przemysl, Janôw, Rawa, Bukowina. - Cassovie, Ujhely, Homonna, Szinnaiko. — Bohême. — Moldavie.

Allemagne.

Bavière (commune). — Silésie : Breslau. — Friedrichroda, Laurenbourg.

Russie.

Kamienietz, Podolski, Kiew. — Baltique. — Pologne. — Crimée. — Simferopol, Jeny-Sala.

Angleterre.

Ecosse : Glascow. — Irlande.

Amérique.

Canada.

Je l'ai reçue de la Suède et de la Norwège sans désignation de localité.

Hongrie :

PARDOSA HORTENSIS, Thorell, 1872 (sub. Lijcosa).

(PI. XI, fig. 4, 4a, 46, 4c.)

SYNONYMIE. 1848. Lycosa (Pardosa) saccata, C. Koch (ad partem), Die Araclmiden, t. XV, p. 51, fig. 1451-1452 (*).

1872. Lycosa hortensis, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 299. 1876. Pardosa hortensis, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 343. 1878. Pardosa hortensis, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.

DESCRIPTION. Mâle (fig. ko). — Le céphalothorax, noir, est recouvert d'une pubescence brune; la bande longitudinale du milieu, jaunâtre-pâle, est un peu triangulaire en avant, rétrécie ensuite, puis élargie de nouveau pour diminuer encore dans le bas; les côtés, clairs, sont marqués de taches ou coupés de petites bandes noires; les pattes sont fauves, avec les fémurs marqués d'anneaux foncés très larges et peu réguliers; le tibia et la patella de la quatrième paire sont aussi longs que le métatarse.

La patte-mâchoire est de deux couleurs : le tibia et le tarse noirs, le fémur et la patella bruns tachetés de fauve; tous les articles sont garnis de crins et de poils assez longs et épais, mêlés de quelques petits poils fauves sur la patella; le tarse se termine en pointe qui dépasse un peu le bulbe; le lobe inférieur de ce dernier, brun, saillant, est tronqué obliquement du côté interne, avec une petite tige horizontale qui suit le bord de la troncature et la dépasse légèrement; l'apophyse, très courte, épaisse, arrondie, est munie à sa base d'une petite pointe saillante noire et verticale.

L'abdomen, de la même couleur que le céphalothorax, devient presque blanc à son bord supérieur; vers le milieu se trouvent deux paires de taches noires; les inférieures plus grosses, courbées obliquement, sont suivies de deux séries latérales de points noirs, souvent mêlés de points blancs.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 3. (') Ce nom, faisant double emploi, ne peut être maintenu.

Femelle (fig. 4). — Le céphalothorax offre les mômes dispositions que celui du mâle; les taches claires latérales sont plus larges et plus distinctes, ainsi que la bande médiane; les yeux du premier rang sont disposés en ligne légèrement courbée; le plastron, noir, est recouvert de poils blancs; les pattes, un peu plus rougeâtres que celles du mâle, sont ornées d'anneaux, noirs aux fémurs, bruns aux tibias et plus pâles aux métatarses; ceux des fémurs sont irréguliers et découpés.

L'épigyne (fig. le), étroite, fort allongée, rebordée en avant, est un peu plus développée en arrière où elle présente une petite saillie sur les angles latéraux; la carène médiane, rougeâtre, assez fine en avant, s'élargit dans le bas.

L'abdomen est d'un ton plus fauve que celui du mâle; les séries de points blancs sont presque toujours visibles.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 3.

MOEURS. Cette Pardosa est commune partout, même dans les terrains vagues des villes; dès le commen-

cement du mois de mars, on trouve en assez grande quantité des jeunes Horteiisis, grimpant le long des façades des habitations; on la rencontre surtout dans les champs et dans les bois; elle aime moins le voisinage de l'eau que les autres Pardosa; l'accouplement a lieu dès les premiers beaux jours du mois d'avril, et l'on observe quelque temps après la femelle chargée de son cocon relativement assez gros (fig. ib); ce cocon est rond, globuleux, gris-verdâtre; la suture qui relie les deux valves, est brun-noirâtre; l'intérieur en est très blanc; il contient depuis quarante jusqu'à soixante œufs jaunes non agglutinés.

Belgique.

DISTRIBUTION Brabant : Intérieur et faubourgs de Bruxelles, Laeken, Jette-Saint-Pierre, Berchem-Sainte-Agathe, GÉOGRAPHIQUE. Boitsfort, Groenendael, Hoeylaert, La Hulpe, Rixensart, Ottignies, Bousval, Wavre, Mont-Saint-

Guibert, Villers-la- Ville, Limai, Nivelles. Anvers : Eeckeren, Postel.

Liège : Esneux, ïilff, Comblain-au-Pont, Spa, Barrage de la Gileppe, Modave. Namur : Environs de Namur, Dave, Yvoir, Dinant. Hainaut : Kain, Antoing.

Luxembourg : Paliseul, Carlsbourg, Neufchâteau, Herbeumont, Bertrix, Barvaux, Durbuy.

Hollande.

Ulrecht, Breda, la Gueldre.

France.

Manche : Granville. — Morbihan : Plouharnel. — Côles-du-Nord : Forêt de Lorges, près Quintin.

Paris : terrains vagues et jardins de la ville. — Tout le centre de la France. — Gers. — Landes.

Aveyron ; Rhodez, Sainte-Aflïique. — Isère : Grenoble. — Hautes-Alpes : Savines. — Basses-Alpes : Digne, Mont Leberon. — Vaucluse. — Alpes-Maritimes : Saint-Marlin-Lentosque. — Aube : Carcassonne. — Hautes-Pyrénées : Lourdes. — Pyrénées-Orientales : Vernet. (E. Simon).

Suisse.

(îenève, Lausanne, Lucerne, Bâle. — Tyrol (Sud) : Meran. — Tessin.

Italie.

Vénétie. — Lombardie. — Tessin : (côté Suisse et Italie), Mendrisio, Rancate, Tremona, Lugano, Rovio, Monte Sagata di Rovio, Monte Arbostora, Monte S. Sâlvatore, Monte Brè, Monte Boglia, Monte S. Bernardo di Comano. Monte Bigorio, Pian di Bioggio, Monte di Caslano, Curio, Novaggio, Locarno, Magadino.

Autriche.

Hongrie : Varanno, Nagymihâly, Ujhely. — Moldavie.

Laurenbourg, environs de Wiesbade. — Bavière : Happurg, Hartmannshof, Lichtenstein, Eltersdorf, Reichelsdorf, Dutzendteieh.

SYNONYMIE

DESCRIPTION

Mâle (

MOEURS

PARDOSA PALUD1COLA, Clerck, 1757 (sub. Araneus).

(PI. XI, fig. 5, Sa, 56.)

Araneus paludicola, Clerck, Suenska Spindlar, etc., p. 94, pi. IV, fig. 7.

Aranea fumigata, Linné, Systema natures, édition 10, I, p. 621.

Lycosa fumigata, Walckenaer, Tableau des Aranèides, p. 15.

Lycosa paludicola, Walckenaer, Faune française (Arachnides), p. 26.

Lycosa paludicola, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. I, p. 555.

Lycosa (Leimonia) fumigata, C. Koch, Die Arachniden, t. XV, p. 16, fig. 14-25-1426.

Lycosa paludicola, Thorell, Recensio crilica Aranearum Suecicarum, p. 58.

Lycosa paludicola, Weslring, Arancœ Suecicœ descriptœ, p. 499.

Leimonia fumigata, Olilert, Die Araneiden oder echten Spinnen der Provinz Preussen, p. 135.

Lycosa paludicola, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 504.

Pardosa paludicola, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 548.

Lycosa paludicola, Menge, Preussische Spinnen, p. 541, pi. LXXXVII, fig. 506.

Pardosa paludicola, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Relgique.

Mâle (fig. 5a). — Le céphalothorax, noir, recouvert d'une pubescence foncée, présente une bande rougeâtre pâle, longitudinale, peu distincte; les côtés, bordés d'une ligne noire, sont également rougeâtres; les chélicères, noires, sont munies de crins de la même couleur.

La patte-mâchoire est garnie de poils noirs avec la paie! la légèrement éclaircie et presque aussi longue que le tibia; le tarse, un peu plus large, dépasse le bulbe; celui-ci a son lobe inférieur, noir, large, avancé et un peu tronqué du côté interne ; il est profondément échancré dans le milieu , pourvu d'une longue apophyse noire, fine, courbée, dirigée horizontalement en dehors, atteignant le bord externe, et munie à sa base d'un petit tubercule conique, vertical.

L'abdomen, noir, est couvert de pubescence brune, beaucoup plus claire sur le bord supérieur; dans le haut deux ou quatre taches obliques très petites, figurent quelquefois vaguement un losange; plus bas, on observe deux séries de points noirs.

Femelle (fig. 5). — Le céphalothorax est semblable à celui du mâle avec la strie bien marquée et la bande médiane plus nelte surtout dans la partie thoracique; les poils de la face sont fauves.

Les yeux du premier rang forment une ligne légèrement courbée. Le plastron, noir, est garni d'une pubescence peu serrée; les chélicères sont brunes garnies de crins blancs et noirs mêlés; les pattes sont fauves dans les deux sexes, avec les fémurs tachetés ou annelés de noir.

L'épigyne (fig. 5Z>), étroite, très fortement allongée, rebordée, arrondie en avant, est partagée par une fine carène élargie triangulairement dans le bas; chacun de ses angles inférieurs aboutit à une fossette noire et ronde.

L'abdomen est semblable à celui du mâle; quelquefois les deux taches noires obliques supérieures sont seules visibles; les côtés et le dessous de l'abdomen sont gris-fauve plus pâle que chez le mâle.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 5.

C'est une des Pardosa les plus communes dans la forêt de Soignes. Aux premiers beaux jours, elles sortent en foule des feuilles sèches; par certaines matinées d'avril, lorsque le soleil brille dans un ciel pur, la terre semble vivante ; au moindre nuage qui passe, toutes disparaissent : elles se glissent dans les détritus, sous les feuilles mortes et regagnent les sombres et chaudes retraites où elles ont passé l'hiver; leur marche est rapide et saccadée; elles sautent même à d'assez

grandes distances lorsqu'elles se sentent poursuivies. Au commencement de mai on rencontre la femelle portant son cocon; celui-ci est gris-bleuâtre, la suture qui rattache les valves est blanche et très visible; l'éclosion a lieu au bout de vingt-cinq jours; la mère aide les petits à découdre leur enveloppe de soie.

Ces araignées aiment les endroits humides et sablonneux; leur présence dans les terrains secs annonce presque toujours le voisinage de Teau.

Belgique.

DISTRIBUTION Commune dans les bois des environs de Bruxelles. Elle est répandue dans toutes nos provinces. GÉOGRAPHIQUE.

Utrecht, Breda, environs de La Haye, environs d'Amsterdam, etc.

Assez commune partout.

Grand-Duché de Luxembourg.

France.

Partout, excepté dans les hautes montagnes. — Corse (E. Simon).

Suisse.

Bex, Dôle, Bohnerwald, Grindewald, Chur, Safien, Salève, Lausanne. — Tyrol (Nord): Hôttini Lans, Gnadenwald, Sellrain, Kufstein.

Autriche.

Galicie : Krakau, Rzeszsw, Przémyôl, Bukowina. — Hongrie : Ujhely, Szinnaikô. — Trente.

Laurenbourg. — Bavière : Nuremberg.

Allebiagne.

Italie.

Lombardie. — Vénétie. — Piémont. — Toscane. — Modène. — Les Romagnes. — Naples.

Suède, Norwège, Russie.

SYNONYMIE

Genre AULONIA, C. Koch, 4848.

1805. Lycosa, Walckenaer (ad partem, 5mR famille : Caudatœ), Tableau des Aranèides, p. 10.

1848. Lycosa, C. Koch (sous-genre Aulonia), Die Arachniden, t. XIV, p. 97.

1864. Lycosina, E. Simon, Histoire naturelle des Araignées, p. 569.

1870. Aulonia, Thorell, On European Spiders, p. 190.

1876. Aulonia, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 558.

1878. Aulonia, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.

caractères Dl! GENRE. / \ Le céphalothorax est un peu allongé; la partie céphalique, assez étroite, est plane

^ / au-dessus et verticale sur les côtés; le front est coupé carrément, les yeux latéraux

^55 saillants en forment les angles; la face est élevée avec les côtés droits.

Les yeux du premier rang, disposés en ligne assez fortement courbée en arrière, occupent un CfO) espace moins large que les deux gros yeux du second rang; ceux du milieu sont un peu plus

y-v-Y rapprochés entre eux que des latéraux ; ces derniers sont assez éloignés du bord du bandeau ;

l'intervalle qui sépare les yeux du second rang est plus étroit que leur diamètre; les yeux dorsaux,

plus petits, ne sont pas beaucoup plus écartés l'un de l'autre que ceux du second rang. Les pattes se présentent dans l'ordre suivant: 4, 1, 2, 3; elles ont les extrémités fines; dépourvues de scopula bien indiquée; la patella de la quatrième paire est plus courte que la moitié du tibia; les chélicères sont au moins aussi longues que la face.

Les tarses sont armés de trois griffes; les supérieures sont munies de sept ou huit dents, la griffe inférieure en présente deux petites.

Les filières coniques de dessous sont plus fortes et plus courtes que les supérieures qui s'écartent un peu et sont composées de deux articles. Il y a trois ou quatre dents à la petite griffe de la patte-mâchoire du mâle. Les Aulonia, qui sera pprochent des Pirata par les caractères de leurs filières, s'en distinguent surtout par la disposition des yeux du premier rang.

Walckenaer avait créé pour cette espèce sa petite famille des Porte-queue (Caudalœ).

AULONIA ALBIMANA, Walckenaer, 1805.

(PI. XII, fig. 4, 4a, 4b, 4c, 4d, 4e.)

SYNONYMIE. 1805. Lycosa albimana, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 14-.

1825. Lycosa albimana, Walckenaer, Faune française, p. 51, n° 19.

1857. Lycosa albimana, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. I, p. 54-1.

184-8. Lycosa (Aulonia) albimana, C. Koch, Die Arachniden, t. XIV, p. 202, fig. 1411-1412.

1864. Lycosina albimana, E. Simon, Histoire naturelle des Araignées, p. 569.

1870. Aulonia albimana, Thorell, On European Spiders, p. 190.

1876. Aulonia albimana, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 559.

1877. Lycosa albimana, Menge, Preussische Spinnen, p. 554, fig. 518.

1878. Aulonia albimana, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 4). — Le céphalothorax, noir, est finement bordé de blanc; le plastron, le bandeau et les chélicères sont noirs; les pattes, fauves, assez pâles, ont les tarses un peu plus bruns; le fémur de la première paire de pattes est noir.

La patte-mâchoire (fig. Ib) est noire, avec l'extrémité du fémur et de la patella garnie de poils blancs; cette dernière est aussi longue que le tibia; le tarse, allongé, élargi par-dessous, terminé en pointe fine, dépasse très peu le bulbe; celui-ci est dépourvu d'apophyses.

L'abdomen est recouvert d'une pubescence fauve-olivâtre; en avant se trouve une ligne longitudinale blanche, fine, très aiguë à sa partie postérieure, qui n'atteint pas la moitié de la longueur de l'abdomen; beaucoup plus bas on trouve deux séries latérales de points blancs qui se rapprochent au-dessus des filières.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 5.

Femelle (fig. ka). — Le céphalothorax et l'abdomen sont semblables dans les deux sexes. Les yeux du premier rang forment une ligne très courbée; ils sont beaucoup plus petits et plus resserrés que ceux du second rang (fig. id)', les pattes sont fauves avec le fémur et la hanche de la première paire noirs; il arrive, mais assez rarement, que les pattes sont fauve-olivâtre, avec quelques traits pâles sur les fémurs; la patella de la patte-mâchoire est garnie de poils blancs, les autres articles sont noirs.

L'épigyne (fig. le) est rougeâtre, un peu plus longue que large, plus étroite et tronquée dans le haut, élargie dans le bas, chagrinée dans le milieu et entourée d'un petit rebord foncé.

MOEURS. Cette jolie araignée est assez commune dans les bois et dans les endroits arides et sablonneux ;

on la rencontre depuis le commencement de l'été; à cette époque la femelle porte son cocon attaché aux filières; ce cocon (fîg. ke), très légèrement globuleux, est d'un blanc jaunâtre, quelquefois rosé ; la séparation des deux valves est blanche ; il contient une vingtaine d'œufs.

VAlbimana passe la nuit cachée sous les pierres ou sous les mousses; je ne l'ai jamais trouvée pendant l'hiver ; elle se cache probablement mieux que les autres Lycosidœ.

Belgique.

DISTRIBUTION Brabant : Environs de Bruxelles, Boitsfort, Groenendael, La Hulpe, Auderghem. GEOGRAPHIQUE. JSamur : Environs de Namur, Saint-Servais, Jambes, Daves, Yvoir. Dînant, Han-sur-Lesse, Beauraing. Liège : Environs de Liège, Tilff, Comblain-au-Pont, Huy, Modave, Spa. Luxembourg : Laroche, Barvaux, Melreux.

France.

Seine-et-Oise : Chaville, Saint-Germain, etc. — Oise : forêt de Carnelle, Precy, bois de Saint-Maximin. — Fontainebleau. — Aube : Villenauxe, forêt d'Othe, Gyé-sur-Seine, Bar-sur-Seine, plaine de Foolz, Clairvaux. — Vosges : Gerarmer — Alpes : Oisans, Digne. — Landes : Mont-de-Marsan. — Corse : Bastelica (E. Simon).

Suisse.

Genève. — Tyrol (Nord) : Hôttinger Berg, Kerschbûchhof. (Sud) : Meran, Im Trientinischen, Eppan. — Tessin. — Mont-Rose. — Col du Saint-ïhéodule.

Italie.

Parme. — Modène. — Tessin. — Sicile. — Sardaigne.

Allemagne.

Bavière : Nuremberg, Herrnhùtte, Zerzabelshof, Happurg, Hartmannshof.

Hongrie : Homonna, Tokaj, ïolcsva. — Galicie : Bukowina. — Trente.

Russie.

Crimée. — Sudak. — Gouvernement de Saint-Pétersbourg.

Espagne.

Galice : Torre de Allô.

On l'a observée en Palestine.

Elle paraît manquer en Angleterre et dans le nord de l'Europe.

Parmi les Lycosidœ, un seul genre ( Trabea, E. Simon), représenté par une seule espèce, est étranger à notre faune.

Voici la liste des espèces d'Europe que nous ne possédons pas en Belgique :

Genre DOLOMEDES, Latreille. — D. lucensis, Thorell. — D. Italicus, Thorell.

Genre LYCOSA, LatreUle. — L. oculata, E. Simon. — L. Narbonensis, Latreille. — L. htspanica, Walckenaer. - L. Dufouri, E. Simon. — L. tarentula, Rossi. — L. faschventris, Thorell. — L. Baulnyi, E. Simon. — L. Bergsoeii, Thorell. — L. singoriensis, Laxm. — L. infernalis, Motschusky. — L. radiata, Latreille. — L. rurrofasciata, Ohlerl. — L. balearica, Thorell. — L. chiragrica, Thorell. — L. KRYNiCKii, Thorell. — L. striatipes, Doleschall. — L. pastoralis, E. Simon. — I,. Beckeri, Thorell. — L. vivax, Thorell. — L. Eichwaldii, Thorell. — L. Cronerergii, Thorell. — L. Sulzerii, Pavesi. — L. albofasciata , Brûlé. — L. dimidiata, Thorell. — L. andalusiaca, E. Simon. — L. pinetorum, Thorell. — L. alpica, E. Simon. — L. soriculata, E. Simon. — L. laciniosa, E. Simon. — L. nerulosa, Thorell. — L. Simoni, Thorell. — L. galerita, L. Koch. — L. insignita, Thorell. — L. edax, Thorell. — L. renidens, E. Simon. — L. filicata, E. Simon. — L. lacustris, E. Simon. — L. stigmosa, Thorell. — L. caliginosa, E. Simon. — L. personata, L. Koch. — L. tomentosa, E. Simon. — L. excellens, E. Simon. — L. subfasciata, E. Simon.

Genre PIRATA, Sundevall. — P. uliginosus, Thorell. - P. tenuitarsis, E. Simon.

Genre PARDOSA, C. Koch. — P. agricola, Thorell. — P. torrentum, E. Simon. — P. arenicola, Cambridge. —

P. CUItSORIA, C. Koch. — P. ALRATA, L. Koch. — P. SALTUARIA, L. Koch. — P. HERRIGRADA, Blackwall. —

P. pontica, Thorell. — P. plumipes, Thorell. — P. elegans, Thorell. — P. hyperrorea, Thorell. — P. palitans, E. Simon. — P. vittata, Keyserling. — P. riparia, C. Koch. — P. fervida, E. Simon. — P. permx, Thorell. —

P. STRIGILLATA, E. Simon. — P. MOROSA, L. Koch. — P. AMNICOLA, L. Koch. — P. CRIRRATA, E. Simon. —

P. femoralis, E. Simon. — P. alveolata, E. Simon. — P. luctinosa, E. Simon. - P. blanda, C. Koch. — P. ferruginea, L. Koch. — P. nigra , C. Koch. — P. pyreNjEA, E. Simon. — P. frigida, E. Simon. — P. Wagleri, Hahn. — P. lignaria, Clerck. — P. septentrionale, Wcslring. — P. lapponica, Thorell. — P. norvegica, Thorell. — P. atrata, Thorell. — P. Eisenii, Thorell. — P. céleris, Thorell. — P. surita, E. Simon = strenua, Thorell. — P. pedestris, E. Simon = P. longipes, Thorell. — P. sudetica, L. Koch. — P. Taczanowskii, Thorell. — P. tatarica, Thorell. — P. sordidata, Thorell.

3me Famille : OXYOPID^E.

SYNONYMIE

1850. Lycosides, C. Koch (ad partem), Uebersicht des Arachniden-Sy stems.

1861. LycosidjE, Westring (ad partem), Araneœ Suecicœ descriptœ.

1861. Lycosim:, Blackwall (ad partem), Spiders of Great Brilain.

1864. Ocyaliens (tribu des), E. Simon (ad partem), Histoire naturelle des Araignées.

1869-1870. OxyopoiDjE, Thorell, On European Spiders.

1876. OxyopidjE, E. Simon, Les Arachnides de France.

1877. Oxyopoid^:, Menge, Vreussische Spinnen.

1879. Oxyopid^e, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique (Supplément).

CARACTÈRES DE LA FAMILLE

Le céphalothorax s'élève en se rétrécissant en avant; il est allongé, arrondi en arrière et marqué d'une strie ihoracique longitudinale; les stries rayonnantes sont peu prononcées; le front est anguleux et la face élevée.

Les yeux, au nombre de huit, diurnes, de grandeurs différentes, sont placés sur quatre lignes dont les deux premières occupent la face et les deux autres le dos; la troisième ligne est toujours la plus large; l'ensemble des yeux forme un groupe plus large que long.

Les lames maxillaires, longues, droites, dépassent la lèvre qui est beaucoup plus longue que large; les chélicères, verticales, sont planes en avant; le bandeau est assez large.

Le plastron, presque aussi long que large, coupé carrément dans le haut, se termine en pointe assez courte en arrière. Les pattes, presque de même longueur et de même épaisseur, sont armées d'épines minces et allongées placées sur les fémurs, les patellas, les tibias et les métatarses; il n'y en a jamais sur les tarses.

Les pattes sont munies en outre de trois griffes tarsales, dont les deux supérieures Ml surtout sont denticulées; il n'y a jamais de scopula.

Les filières sont au nombre de six; les quatre latérales, plus fortes et plus longues, cachent les deux du milieu qui sont assez robustes avec leur extrémité ronde et convexe; les filières latérales, supérieures, plus longues que celles de dessous, séparées à leur base par une saillie anale, triangulaire, sont formées de deux articles dont le second, finissant en pointe, est le plus court.

Les pattes-mâchoires des femelles sont terminées par une petite griffe denticulée; celles des mâles sont allongées; le tarse recouvre toujours complètement le bulbe. Les sexes diffèrent très peu de taille et même de coloration. Les Oxyopidœ ne sont représentés que par le seul genre Oxyopes, Latreille.

Genre OXYOPES, Latreille, 1804.

SYNONYMIE

1804. Oxyopes, Latreille, Nouveau Dictionnaire d'Histoire naturelle, XXIV, p. 155.

1805. Sphasus, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 19. 1850. Sphasus, C. Kocb, Uebersicht des Arachniden- Systems. 1861. Sphasus, Blaekwall, Spiders of Great Britain, t. I, p. 45. 1861. Sphasus, Westring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 558.

1864. Oxyope (Oxyopa), E. Simon, Histoire naturelle des Araignées, p. 586. 1870. Oxyopes, Thorell, On European Spiders, p. 197.

1876. Oxyopes, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 215.

1877. Oxyopes, Menge, Preussische Spinnen, p. 505.

1879. Oxyopes, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique (Supplément).

CARACTÈRES Dl GENRE. Les deux yeux du premier rang sont petits; ceux du second rang sont plus gros et un peu plus écartés; ceux du troisième rang, plus petits que ceux du second, sont beaucoup plus séparés et placés sur les angles frontaux; enfin les yeux du quatrième rang sont plus petits et plus resserrés que ceux du troisième; la strie médiane thoracique est droite, courte et fortement marquée; les chélicères sont tout au plus aussi longues que la face et planes en avant; l'abdomen, ovale, allongé, se termine en pointe en arrière.

Le genre Oxyopes offre beaucoup de similitude avec certains genres de la famille des Lycosidœ; il se rapproche surtout des Ocyales ; par leurs mœurs, les Oxyopidœ s'éloignent des Oculatœ ; ces derniers portent leur cocon attaché aux filières (Lycosidœ) ou construisent une coque pour le renfermer (Attidœ), tandis que chez les Oxyopidœ le cocon n'est pas recouvert; ils le surveillent comme le font certains Thomisidœ.

SYNONYMIE

OXYOPES LINEATUS, Latreille, 1806.

(PI. XII, fig. 5, Sa, 56, oc.)

1806. Oxyopes lineatus, Latreille, Gênera Crustaceorum et Insectorum, etc., I, p. 117, tab. V, fig. 5. 1857. Sphasus italicus, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. I, p. 574. 1876. Oxyopes lineatus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 217.

DESCRIPTION

Mâle (fig. 5a). — Le céphalothorax, d'un fauve rougeâtre assez pâle, est un peu obscurci dans la région oculaire; au milieu se trouve une bande longitudinale noirâtre, contenant une ligne blanche ou fauve; sur les côtés deux bandes obscures descendent, sans se réunir, à la base du

ioO DESCRIPTION DES ARACHNIDES DE BELGIQUE.

céphalothorax et sont séparées du bord par un espace blanchâtre; sur les chélicères on remarque un trait pâle qui continue sur le bandeau; le plastron, fauve, est entouré de noir, avec une petite ligne noire au milieu; les pattes unicolores sont fauves ou jaune très pâle.

La patte-mâchoire (fig. 5c) est jaune-clair; le tibia, légèrement plus long que la patella, se dilate et devient anguleux du côté externe; il est échancré par-dessous; cette échancrure, un peu triangulaire, est limitée du côté interne par une fine carène rougeâtre et courbée; le tarse, allongé, dépasse le bulbe de beaucoup; celui-ci est ovale et présente dans le haut une très petite pointe légèrement saillante, peu visible, même de profil.

L'abdomen, très clair au milieu, devient noirâtre sur les bords; dans le haut de la partie claire, il y a une courte bande brune longitudinale en forme de losange allongé, dont la pointe inférieure, fine, descend à la moitié de la longueur de l'abdomen; plus bas on distingue vaguement quelques traits horizontaux brunâtres.

Ordre de longueur des pattes : 1 , 2, 4-, 5.

Femelle (fig. 5). — Le céphalothorax, qui ressemble à celui du mâle, est moins rougeâtre; on remarque deux traits noirs sur la face, qui se prolongent sur les chélicères; le plastron, fauve, est tacheté de noir sur les côtés; les pattes sont jaune-clair; il y a quelquefois un petit trait noir, très fin, sur le dessus des fémurs.

L'épigyne (fig. 56), de forme assez mal indiquée, contient dans le milieu une petite séparation rougeâtre, faisant une forte saillie, diminuée en avant et arrondie en arrière.

L'abdomen est coloré comme celui du mâle; dans les parties obscures latérales, on distingue deux petites lignes claires, obliques et sinueuses; le ventre est recouvert d'une pubescence blanche, avec une bande foncée au milieu et garnie de poils jaunes.

Ordre de longueur des pattes : 1, 2 = 4, 5.

MOEURS. Je n'ai observé cette espèce qu'une seule fois en Belgique; elle courait sur les feuilles des plantes

basses; lorsqu'on veut la saisir elle se laisse tomber brusquement sans se laisser suspendre par un fil; cette prise me semble tout à fait accidentelle en Belgique.

Belgique.

DISTRIBUTION Namur : Yvoir : vallée du Bocq. GÉOGRAPHIQUE. France.

Forêl de Fontainebleau. — Landes. — Alpes. — Pyrénées. — Corse. — Midi de la France, Menton, Porquerolles (Iles d'Hyères).

Italie.

Lombardie. — Toscane. — Piémont. — INaples. — Tessin : Mendrisio.

Portugal.

Douro.

Afrique.

Commune en Algérie.

Je l'ai reçue de l'Espagne sans désignation de localité.

OXYOPES RAMOSUS, Panzer, 1804 (sub. Âranea).

(PI. XII, fig. 7, 7a, 76, 7c, 7d.) .

SYNONYMIE. 1804. Aranea ramosa, Panzer, Schaefferi, Iconum insectorum circa Ratisbonam, etc., II, tab. CLXXXIX,

fig. 6.

1834. Oxyopes variegatus, Hahn, Die Arachniden, t. II, p. 56, fig. 121. 1859. Sphasus variegatus, C. Koch, Die Arachniden, t. V, p. 95, fig. 405. 1856. Sphasus lineatus, Thorcll, Recensio critica Aranearum Suecicarum, p. 112. 1861. Sphasus lineatus, Westring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 559.

1867. Sphasus variegatus, Ohlert, Die Araneiden oder echten Spinnen der Provinz Prcussen, p. 125. 1872. Oxyopes ramosus, Thorell, Remarks on Synony'ms, p. 550.

1876. Oxyopes ramosus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 219.

1877. Oxyopes ramosus, Menge, Preussische Spinnen, p. 504, pi. LXXXII, fig. 286. 1880. Oxyopes ramosus, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique (Supplément).

DESCRIPTION. Mute (fig. 7a). — Le céphalothorax est recouvert d'une pubescence fauve-rougeâtre sur les parties latérales; Faire oculaire et les stries rayonnantes sont noires; au milieu existe une bande blanche longitudinale; on remarque des bandes marginales découpées, de la même couleur; les chélicères sont plus courtes que la face; les pattes sont fauves avec les fémurs bruns, les tarses et les métatarses rougeâtres; il y a des anneaux plus ou moins distincts aux tibias et aux patellas; le plastron, noir, est couvert de poils blancs.

La patte-mâchoire (fig. le) est fauve, avec le tarse noir; la patella est munie d'une courte apophyse dirigée obliquement par en bas, très fine, pointue; le tibia, à peu près de la même longueur que la patella, dépourvu d'apophyse externe, possède une petite apophyse inférieure très aiguë; le tarse est à peine plus long que le bulbe.

L'abdomen, fauve, est plus foncé sur les côtés; on observe dans le haut deux lignes blanches qui se courbent sans se toucher par-dessus; puis, sur les côtés, deux autres lignes blanches obliques, dont la supérieure est mieux marquée que la seconde ; on distingue encore, dans la moitié postérieure de l'abdomen, un ou deux points blanchâtres placés au milieu.

Ordre de longueur des pattes : 1, 2, 4, 5.

Femelle (fig. 7). — Le céphalothorax est semblable à celui du mâle; les yeux du second rang sont plus gros que ceux du troisième; il y a une bande brune longitudinale, assez effacée, sur le ventre.

Les pattes sont pareilles à celles du mâle, mais souvent les fémurs ne sont obscurcis que dans la moitié qui touche aux hanches.

L'épigyne (fig. lb) présente, dans le milieu, une petite pièce en saillie, fine du haut, arrondie et très élargie par-dessous.

L'abdomen est fauve, obscurci sur les côtés, avec les deux lignes blanches supérieures moins recourbées que chez le mâle; par-dessous une paire de points blancs sépare les deux premières lignes obliques latérales; ils sont suivis dans le milieu d'une seule rangée de points blancs, plus ou moins visibles, diminuant de grandeur jusqu'au-dessus des filières; on remarque encore de chaque côté deux petites lignes obliques; souvent les inférieures sont effacées, dans ce cas les secondes s'élargissent et se confondent avec les deux points blancs du milieu.

Ordre de longueur des pattes : 1, 2, 4, 5.

MOEl'RS. Cette Oxyopes chasse sur les plantes basses, sur les graminées, surtout sur les bruyères; elle est

très vive et court avec la plus grande vitesse; la femelle dépose ses œufs, au nombre de vingt à

trente, dans un cocon rond, un peu aplati, très blanc, qu'elle accroche simplement à l'aide de quelques fils entre des feuilles ou contre une tige de bruyère (fig. *ld); elle les couvre jusqu'au moment de I'éclosion et ne s'en éloigne que fort rarement; les petits ne se dispersent qu'au bout de dix à douze jours.

Cette araignée est fort rare en Belgique.

Belgique.

DISTRIBUTION Limbourg : Genck, Lanaeken, Maeseyck GÉOGRAPHIQUE. Hollande.

Environs de Maestricht.

Italie.

Lombardie. — Piémont.

Autriche.

Trente.

Je l'ai reçue quatre fois de l'Allemagne sans désignation de localité.

SYNONYMIE

DESCRIPTION

OXYOPES HETEROPHTHALMUS, Lalreille, 1804 (sub. Aranea).

(PI. XII, fig. 6, 6«, 66, 6c)

1804.. Aranea heterophthalma, Lalreille, Histoire naturelle des crustacés et des insectes, VII, p. 280.

1806. Oxyopes variegatus, Latreille, Gênera Crustaceorum et Insectorum, etc., I, p. 116.

1806-1808. Sphasus heteropiithalmus, Walckenaer, Histoire naturelle des Aranéides, 5, 8.

1825. Sphasus lineatus, Walckenaer, Faune française (Arachnides), p. 37.

1827. Sphasus Alexandrinus, Audouin et, Savigny, Description de l'Egypte, 2me édition, XXII, p. 361 (Arachnides), pi. IV, fig. 1.

1836. Sphasus lineatus, C. Koch, Die Arachniden. t. III, p. 12, fig. 171-172.

1861. Sphasus lineatus, Blackwall, Spiders of Great Rritain, t. I, p. 4-3, pi. III, fig. 22.

1866. Oxyopes lineatus, E. Simon, Sur quelques Araignées d'Espagne (Ann. de la Soc. ent. de France, 4e série, VI, p. 289).

1866. Oxyopes variegatus, E. Simon, Sur quelques Araignées d'Espagne (Ann., etc., p. 290).

1870-1872. Oxyopes lineatus, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 420.

1870-1872. Oxyopes dentatus, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 354-.

1876. Oxyopes heterophthalmus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. III, p. 220.

Mâle (fig. 6a). — Le céphalothorax, brun-rougeâtre, très obscur, plus noir dans le haut, présente au milieu une bande plus foncée entourée de deux lignes claires, peu visibles, se rapprochant un peu par en bas; les chélicères, garnies de poils blancs, sont presque aussi longues que la face; les pattes, fauves, sont plus foncées à la base des fémurs; elles présentent quelquefois des traces d'annulations.

La patte-mâchoire (fig. 6c) est brune, avec le tarse noir; la patella est plus courte que le tibia; celui-ci possède à sa base une apophyse grêle, comprimée, un peu élargie au bout; elle semble à première vue, tenir à la patella; dans le haut existe une seconde apophyse, séparée de la première par une carène longitudinale, elle se termine par une pointe fine, dirigée en avant vers le bulbe ; cette apophyse présente une légère saillie vers le milieu; le bulbe, assez large, est à peine plus court que le tarse.

L'abdomen est fauve-rougeâtre; en avant se trouve une bande courte, claire, en forme de losange, bordée d'un petit trait obscur; de chaque côté, une ligne blanchâtre, un peu courbée, est suivie de quelques traits obliques séparés dans le milieu par une série de points plus ou moins distincts, surtout vers le bas.

Ordre de longueur des pattes : 1, 2, 4, 3.

Femelle (fig. 6). — Le céphalothorax fauve, plus ou moins bruni, est obscurci dans le haut; le milieu, éclairci, renferme une bande plus foncée, bordée de noir, un peu étranglée au centre et se terminant en pointe fine dans le bas; les stries rayonnantes sont brunes; les bords latéraux sont plus pâles; la face porte trois traits bruns dont les deux latéraux sont prolongés sur les chélicères; les pattes sont fauves el obscurcies à la base des fémurs qui présentent souvent des petites lignes brunes longitudinales.

L'épigyne (fig. 66) présente deux fossettes latérales, recourbées obliquement en forme de S, largement séparées par un espace triangulaire.

L1abdomen est semblable à celui du mâle, mais les dessins sont généralement mieux accentués; le ventre, jaune, présente dans le milieu une bande brune, étroite et très nette.

Ordre de longueur des pattes : \ , 2, 4, 5.

MOEURS. Cette araignée assez disséminée en Belgique, où elle est toujours fort rare, habile les endroits

secs, arides ou sablonneux; ses mœurs me sont inconnues.

Belgique.

DISTRIBUTION Namur : Y voir, Hastières. GÉOGRAPHIQUE. Luxembourg : Redu.

Liège : Spa, sur les bruyères.

Limbourg : Genck.

Anvers : Postel.

France.

Alpes. — Pyrénées. — Menton, Porquerolles (Ile d'Hyères). Commune dans le Midi; rare dans le Nord et le centre de la France (E. Simon).

Portugal.

Douro.

Hongrie.

H. Rokito.

Afrique.

Algérie. — Egypte.

Je l'ai reçue une fois de l'Angleterre, plusieurs fois de l'Italie et de l'Allemagne, sans désignation de localité

Voici la liste des Oxyopes étrangères à la Belgique : 0. sobrinus, Cambridge. — 0. globifer, E. Simon. — 0. optabilis, Cambridge. — 0. candjdus, L. Koch.

2me Sous-ordre : ARANE^ VER.E.

4™ Famille : SPARASSIDŒ.

SYNONYMIE

1817. Laterigrad.e, Latreille (ad partem).

1861. Drassidœ, Wesiring (ad partem, genre Micrommata).

1864. Thomisiformes, E. Simon (ad partem).

1870. Thomisoid^, Thorell (ad partem).

1872. Sparassidœ, Thorell.

1872. Philodrominœ, Cambridge (ad partem).

1872. Philodrominœ, L. Koch (ad partem).

1874. Sparassidœ, E. Simon.

1874. Drassidœ, Menge (ad partem, genre Micrommata).

1877. Sparassidœ, L. Becker.

CARACTÈRES DE LA FAMILLE

Le céphalothorax est au moins aussi long que large, avec la fossette longitudinale bien marquée ainsi que les stries rayonnantes; le front, assez large, est parfois obtusément tronqué; la partie céphalique s'abaisse légèrement; le bandeau est étroit.

Les yeux, au nombre de huit, sont presque d'égale grosseur; ils sont disposés sur deux lignes et occupent toute la largeur du front.

Le plastron, large, tronqué à sa partie supérieure, est diminué dans le bas; la lèvre, plus longue que large, est plus étroite par en haut; les lames maxillaires qui dépassent la lèvre de beaucoup, sont droites et légèrement tronquées à leur extrémité supérieure; jamais elles ne sont inclinées sur la lèvre. Les chélicères, très fortes, sont verticales.

Les pattes, allongées, sont articulées de façon à pouvoir prendre une direction perpendiculaire à l'axe du corps, ce qui leur permet de marcher de côté comme les crabes; elles se présentent dans l'ordre suivant : 2, 4-, 1, 3 ou 4-, 2, 1, 3; les différences de longueur sont minimes; il y a sous les tarses et sous les métatarses une scopula qui ne recouvre pas toujours ces articles en entier. Les tarses sont munis de deux griffes solides et denticulées. ^ La patte-mâchoire de la femelle se termine par une petite griffe pectinée. Les deux sexes diffèrent surtout par leur coloration.

Les Sparassidœ se rapprochent des Drassidœ et des Thomisidœ\ ils n'ont comme eux que deux griffes à l'extrémité des pattes; ils diffèrent des Drassidœ par l'articulation latérale de leurs pattes et par leurs yeux qui sont tous diurnes; ils se distinguent des Thomisklœ par leur bandeau étroit, caractère des plus importants, et par la forme et la disposition des lames maxillaires qui, contrairement à celles des Thomisidœ, ne sont jamais inclinées sur la lèvre. Les Sparassidœ sont représentés en Belgique par le seul genre Micrommata, Latreille.

Genre MICROMMATA, Latreille, 1804.

SYNONYMIE

i4RirTÉ,Ri?s nu r:i?ivi

Micrommata (Micromata), Latreille (ad partem), Nouveau Dictionnaire d'Histoire naturelle, XXIV, p. 155.

Sparassus, Walckenaer (ad partem, lre famille : Sparassus mycromatœ), p. 59. Micrommata, Latreille, Gênera Crustaceorum et Insectorum, etc., I, p. 115. Micrommata, Hahn, Die Arachniden, t. I, p. 119. Sparassus, Westring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 405. Sparassus, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. I, p. 101. Sparassus, E. Simon, Histoire naturelle des Araignées, p. 596. ■1870. Micrommata, Thorell, On European Spiders, p. 175. Micrommata, E. Simon, Révision des espèces européennes de la famille des Sparassidœ, dans les Ann. de la Soc. ent. de France, p. 269.

Micrommata, Menge, Preussische Spinnen, p. 590. Micrommata, E. Simon, Les Arachnides de France, t. II, p. 557. Micrommata, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.

Le céphalothorax est légèrement convexe, la partie céphalique, allongée, se rétrécit en avant.

Les yeux du premier rang forment une ligne courbée en avant; ceux du milieu sont un peu j plus petits que les latéraux; les yeux du second rang sont courbés en sens inverse; lorsqu'ils ne sont pas également séparés, ce sont ceux du milieu qui le sont le plus; les yeux du milieu forment un carré plus long que large et plus étroit au-dessus du bandeau.

Le plastron, plus long que large, est coupé carrément au dessus et finit en pointe arrondie dans le bas ; la lèvre, très légèrement plus longue que large, est un peu rétrécie et arrondie dans le haut.

L'abdomen, ovale, assez allongé, est beaucoup plus large chez la femelle que chez le mâle; les pattes se présentent dans Tordre suivant : 4, 2, I, o.

Tous les tarses ainsi que les métatarses des deux premières paires de pattes sont munis d'une scopula ; cette scopula ne recouvre qu'à moitié les métatarses des deux autres paires.

SYNONYMIE

MICROMMATA VIRESCENS, Clerck, 1757 (sub. Araneus).

(PI. XIII, fig. 1, -la, \b, le, \d, le, if, lj.)

1757. Araneus virescens (la femelle), Clerck, Suenska Spindlar, etc., p. 156, pi. VI, tab. IV.

1757. Araneus roseus (le mâle), Clerck, Suenska Spindlar, etc., p. 157, pi. VI, lab. VII.

1778. Aranea viridissima, de Geer, Mémoire pour servir à l'histoire des insectes, VU, p. 252, pi. XVIII,

fig. 6-16.

1789. Aranea rosea, Olivier, Encyclopédie méthodique, t. IV, p. 226.

1795. Aranea smaragdula, Fabricius, Entomologia Systematica, t. II, p. 412.

1805. Sparassus smaragdllus (la femelle), Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 59.

1805. Sparassus roseus (le mâle), Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 4-0.

1806. Micrommata smaragdina, Latreille, Gênera Crustaceorum et Insectorum, I, p. 115.

1851. Micrommata smaragdina, Hahn, Die Arachniden, p. 119, fig. 89.

1852. Sparassus smaragdinus, Sundevall, Suenska Spindlarness beskrifning, etc., p. 147.

1857. Sparassus smaragdinus, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. I, p. 582.

1845. Sparassus virescens, C. Koch, Die Arachniden, t. XII, p. 87, fig. 1019.

1861. Sparassus smaragdllus, Blackwall, Spide?~s of Great Britain, t. I, p. 102, pi. V, fig. 61.

1861. Sparassus virescens, Westring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 406. 1864. Sparassus smaragdulus, E. Simon, Histoire naturelle des Araignées, p. 597. 1870. Micrommata virescens, Thorell, On European Spiders, p. 176. 1870-1872. Micrommata virescens, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 228. 1870-1872. Micrommata ornata, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 228.

1874. Micrommata virescens, Menge, Preussische Spinnen, p. 590, fîg. 222.

1875. Micrommata virescens, E. Simon, Les Arachnides de France, t. II, p. 559. 1877. Micrommata virescens, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.

DESCRIPTION. Mâle (fîg. \b). — Le céphalothorax, jaune-verdâtre, est revêtu de poils noirs, très courts, qui forment de petites rangées longitudinales; on remarque aussi quelques poils blancs plus serrés autour des yeux; la strie thoracique est bien marquée; le plastron est plus long que large.

L'abdomen est jaune-pâle, un peu verdâtre; il porte trois bandes longitudinales d'un beau rouge vif; celle du milieu est amincie en avant et en arrière, les latérales, qui occupent le bord, sont droites ou découpées et quelquefois remplacées par des points rouges.

Les pattes sont de la même couleur que le céphalothorax.

La patte-mâchoire (fîg. \f) est fauve-pâle avec le tarse brun; le tibia, droit sur les côtés, plus long que la palella, esl muni d'une apophyse allongée, peu élargie à sa base et qui présente, pardessus, une ligne rougeâtrc formant une légère saillie; vue de profil, l'apophyse se termine en biseau.

Ordre de longueur des pattes : 4, 2, 1, 5.

Femelle (fig. 1). — Le céphalothorax, l'abdomen et les pattes sont d'un vert tendre brillant; au milieu de l'abdomen se trouve une bande longitudinale, lancéolée, avec les angles inférieurs prolongés quelquefois en traits assez fins; cette bande est d'un vert plus foncé que le restant du corps.

Les yeux du premier rang forment une ligne légèrement courbée; ceux du milieu sont plus petits que les latéraux et un peu plus gros que ceux du second rang; ces derniers sont assez petits et les yeux du milieu sont plus écartés entre eux que les yeux de côté (fîg. \g).

L'épigyne (fig. le), presque aussi large que longue, est séparée, dans le haut, par une pièce un peu triangulaire.

J'ai observé assez fréquemment une belle variété présentant les mêmes dessins mais entièrement d'un beau jaune brillant, (fig. la).

MOEURS. Cette araignée est assez commune depuis le printemps jusqu'en automne, dans les hautes herbes

des prairies, parmi les bruyères ou dans les bois, surtout dans la province de Liège; elle hiverne à tous les âges; j'en ai observé d'adultes qui en plein hiver s'aventuraient sur la neige; celte araignée court avec une extrême vivacité et saute même fort bien lorsqu'elle se sent en danger; la femelle se construit des retraites temporaires en repliant simplement les bords d'une feuille à l'aide de quelques fils; elle se tient là, cachée, pendant les jours de pluie ou de froid; c'est dans ces retraites que le mâle s'approche d'elle à la saison des amours; il ne paraît pas la craindre beaucoup; du reste, la femelle ne se défend avec colère que si elle est déjà fécondée; elle résiste pourtant quelquefois pendant plus d'une journée; enfin le mâle parvient à monter sur le dos de sa compagne, la tète tournée vers l'abdomen que celle-ci soulève assez haut; les pattes-mâchoires passent sous le ventre et le bulbe, atteint ainsi l'épigyne dans laquelle pénètrent alternativement les conjoncteurs. L'accouplement dure souvent une matinée entière; ils se prennent et se quittent

souvent; chaque fois le mâle passe les extrémités de ses pattes-mâchoires entre ses chélicères comme pour les lisser; enfin le mâle s'éloigne pour toujours.

La femelle alors, si l'endroit qu'elle occupe ne lui paraît pas favorable, en choisit un autre pour effectuer sa ponte; elle replie, comme je l'ai dit, une large feuille de rumex ou d'autres plantes (fig. \c-id); plus souvent encore elle réunit quelques feuilles d'une môme tige, en les arrondissant à l'intérieur; elle construit ainsi une assez vaste habitation, légèrement doublée de fils de soie, dans laquelle elle dépose ses œufs, d'un jaune verdâlre, non agglutinés, au nombre d'une soixantaine au moins (*); ces œufs sont entourés ensuite d'un cocon plus ou moins blanc, que l'air brunit quelquefois; il est rond et légèrement aplati; la mère ne le quitte pas et le couvre jour et nuit, avec les pattes étendues.

Pour hiverner, la Virescens se retire sous les feuilles mortes, sous les mousses, parmi les détritus, sous 1rs pierres el quelquefois, mais plus rarement, sous les écorces. — C'est une des plus belles araignées de la Belgique.

Belgique.

DISTRIBUTION Brabanl .• Environs de Bruxelles, Auderghcm, Boilsfort, Groenendael, Mont-Saint-Guibert, Rixensart, GÉOGRAPHIQUE. Bousval, Noirhat.

Namur : Yvoir (vallée du Bocq), Dînant, Aublain, Hastières (vallée de l'Hermelon).

Liège : Environs de Liège, Esneux, Tilff, Comblain-au-Ponf., Theux, Spa (cascade de Coo), Francor-

champs, Remouchamps, Aywaille, Barrage de la Gileppe, Baraque-Michel. Luxembourg : Saint-Hubert, Redu, Marbehan, Awenne. Limbourg : Genck.

Anvers : Calmpthout (sur les bruyères).

Hollande.

Utrecbt, la Gueldre, Maestricht.

France.

Toute la France. — Corse (E. Simon).

Suisse.

Bex, Bremgarten, Gredetschtal, Gamsen, Engelberg, Genève, Lucerne, pentes du Righi. — Tessin. — ïyrol (Nord) : Hottinger Berg, Taurer Alpe und Zochùbergang in den Haller, Salzberg, Gnadenwald, Heiliges Wasser, Vulpmes, Kufstein. (Sud) : Meran, Ampezzo, Im Trientinischen.

Allemagne.

Prusse. — Bavière : Falznerweiher, Gsteinach, Morilzberg, Pommelsbrunn. — Silésie.

Autriche.

Bohême. — Galicie : Krakau, Bukovvina. — Hongrie : Ujhely. — Trente.

Russie.

District de Rodomysl, Jekaterinoslaw, Sinferopol, Jeny-Sala, Sarepta, le Caucase. — Pologne. — Finlande.

Italie.

Vénétie. — Lombardie. — Piémont. — Toscane. — Naples. — Sardaigne. — Commune dans le Tessin.

Afrique.

Algérie.

Elle est citée de la Suède, de la Norvvège et de la Palestine. (f) J'en ai compté parfois plus de cent vingt.

MICROMMATA ORNATA, Walckenaer, 1802 (sub. Aranea).

(PI. XIII, fig. % 2a, 1b, 2c, M.)

SYNONYMIE. 1802. Aranea ornata, Walckenaer, Faune parisienne, t. II, p. 226.

1805. Sparassus ornatus, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 40.

1837. Sparassus ornatus, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. I, p. 583.

1845. Sparassus ornatus, C. Koch, Die Arachniden, t. XII, p. 90, fig. 1021.

1864. Sparassus ornatus, E. Simon, Histoire naturelle des Araignées, p. 397.

1874. MiCROMMATA ornata, Menge, Preussische Spinnen, p. 594.

1875. Micrommata ornata, E. Simon, Les Arachnides de France, t. II, p. 543. 1877. Micrommata ornata, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 2a). — Le céphalothorax, fauve, partagé par une bande rosée longitudinale, plus ou moins visible, est garni de poils noirs très courts, peu serrés et formant de petits traits longitudinaux.

La disposition des yeux (fig. 2rf) est à peu près la même que chez la M. virescens, mais les yeux du milieu des deux rangs sont plus écartés l'un de l'autre ; le plastron est au moins aussi long que large.

L'abdomen est jaunâtre-pâle; au milieu se trouve une bande étroite, longitudinale, blanche, finissant en pointe dans le bas, bordée en avant de quelques points ou traits rouges; par-dessous quelques petits chevrons de la même couleur descendent jusqu'au-dessus des filières; les parties latérales sont criblées de points roses un peu plus serrés dans le haut.

La patte-mâchoire (fig. 26) est jaunâtre, avec la patella à peu près aussi longue que le tibia; son apophyse presque droite offre beaucoup de ressemblance avec celle de la M. virescens, mais la partie terminale est plus grêle et plus longue; de profil, l'apophyse paraît un peu lancéolée et ne se termine pas en biseau.

Les pattes sont jaunes; les fémurs, les tibias et les métatarses sont couverts de petits points rosés.

Ordre de longueur des pattes : 4 = 2, 1, 5.

Femelle (fig. 2). — Le céphalothorax, fauve ou jaune, présente en avant trois petites lignes roses, assez rapprochées l'une de l'autre et plus bas une tache allongée en forme d'X, dont les pointes sont un peu courbées en dehors; les côtés sont criblés de points roses et quelques tachettes placées les unes au-dessus des autres, figurent une petite bordure latérale.

Les pattes sont jaunes, ainsi que les pattes-mâchoires; les fémurs et les tibias sont couverts de points roses.

L'épigyne (fig. 2c), plus large que longue, arrondie et creusée par-dessus, est partagée par une large échancrure triangulaire.

L'abdomen est jaune, avec les mêmes points roses que chez le mâle; au milieu se trouve une bande longitudinale un peu plus foncée, élargie dans le milieu et bordée de tachettes roses superposées.

Ordre de longueur des pattes : 4, 2, 1, 3.

MOEURS. Cette belle araignée, qui vit plus exclusivement dans les bois que l'espèce précédente, court sur les

plantes basses ou sur les bruyères; elle est rare dans nos environs mais on la trouve plus fréquemment dans la province de Liège et le Luxembourg; on peut la prendre adulte en toute saison; je l'ai toujours observée plus souvent en automne; ses mœurs sont les mêmes que celles de la Micrommata virescens; les exemplaires de France, que j'ai capturés dans la forêt de Fontainebleau, sont plus grands que tous ceux que j'ai observés en Belgique.

Les Micrommata sont difficiles à saisir entières, leurs pattes se détachent du corps au moindre attouchement un peu brusque.

Il m'est arrivé, dans le Luxembourg, de rencontrer plusieurs fois des femelles courant sur la neige au milieu du mois de janvier.

Belgique.

DISTRIBUTION Brabanl : Boitsfort, Groenendael. GÉOGRAPHIQUE. jyamur . Yvoir, Dinant, Hastières, Waulsort. Liège : Tilff, Comblain-au-Pont, Spa, Aywaille. Luxembourg : Saint-Hubert, Redu.

Environs d'Ulrecht.

Hollande.

Environs de Paris : Meudon. — Fontainebleau. — Oise : Preey. — Haute-Marne : Langres.

Prusse. — Bavière : Falznerweiher.

Allemagne.

Suisse.

Bex. Gredetsch, Zizers, Davos, Vevey. — Tyrol (Nord) : Innsbruck. (Sud) : Meran, Im Trientinischen. Tessin (commune).

Italie.

Tessin. — Lombardie. ~ Piémont. — Toscane. — Naples.

Autriche.

Hongrie : Varanno. — Moldavie.

Je l'ai reçue de la Suède et de l'Angleterre sans désignation de localité. Elle est citée de la Palestine et de la Syrie.

Les Micrommata étrangères à notre faune, sont :

M. ligurina, C. Koch. — M. Fulva, E. Simon. — M. formosa, Pavesi.

5me Famille : THOMISID^E.

SYNtWYMIE.

CARACTÈRES DE LA FAMILLE

1817. Laterigrades, Latreille (ad partem).

1823. Rétrograda, Sundevall.

1833. Thomisida, Sundevall.

1864. Thomisiformes, E. Simon (excl. gen. Sparassus, etc.)

1870. Thomisoida, Thorell (excl. gen. Sparassus, Micrommata, etc.)

1872. Thomisida, Cambridge.

1872. Philodromina, Cambridge (excl. gen. Sparassus, etc.)

1873. Thomisida, L. Koch.

1873. Phti.odrominjE, L. Koch (excl. Sparassidœ). 1875. Thomisida, E. Simon.

1877. THOMisiDiE, L. Becker.

Le céphalothorax, arrondi sur les côtés, est presque toujours aussi large que long et plus étroit dans le haut; le front coupé carrément en avant est parfois un peu arrondi; la partie thoracique, légèrement élevée, est plus épaisse que la partie céphalique; les stries céphaliques, toujours bien marquées, se réunissent très bas et forment un angle aigu prolongé par une strie sur le thorax.

Les yeux, diurnes, au nombre de huit, sont à peu près de grosseur égale; lorsqu'il y aune différence, ce sont les latéraux qui sont les plus gros; les yeux sont disposés sur deux lignes qui occupent toute la largeur du front; le bandeau, large, vertical, est quelquefois incliné en avant; les chélicères, robustes, coniques, verticales, sont munies de crochets solides, courts et fortement arqués; les bords de la rainure, rarement denticulés, sont munis de crins assez longs.

Le plastron, ovale, varie quelquefois de forme; la lèvre, assez longue, affecte la forme d'un triangle un peu tronqué au sommet; les lames maxillaires s'inclinent sur la lèvre sans l'entourer complètement; les pattes sont articulées de façon à permettre aux Thomisidœ de marcher de côté comme les crabes; ce caractère est mieux marqué que chez les Sparassidœ; les pattes de la seconde paire, au moins aussi longues que celles de la première, sont toujours plus longues que celles de la quatrième, sauf dans le genre Thanatus; elles sont pourvues d'épines excepté aux tarses.

Les tarses sont armés de deux griffes plus ou moins longues; l'interne présente de huit à quinze petites dents et l'externe de trois à cinq seulement; il y a quelquefois une épaisse scopula remplacée dans quelques genres par des poils moins serrés. On compte trois paires de filières courtes formées d'un seul article; la partie tronquée du bout est ronde et légèrement convexe; les quatre filières de côté sont les plus fortes; celles de dessus sont un peu plus séparées; les deux filières du milieu sont plus courtes et moins robustes; on remarque, au-dessus des filières supérieures, une saillie ovale ou légèrement triangulaire.

ff Une petite griffe pectinée existe à l'extrémité du tarse de la patte-mâchoire de la femelle,

\V\ qui ne possède ni calamistrum, ni cribellum. Les Thomisidœ sont représentés en Belgique par 13 genres qui sont:

1er Genre. Xysticus, C. Koch.

2e — Syisema, E. Simon.

3e — Herbus, E. Simon.

4e — Coriarachne, Thorell.

5° — Oxyptila, E. Simon.

6e — Misumena, Latreille.

7e Genre. Dlea, Thorell.

Thomisus, Walckenaer.

Pistius, E. Simon.

Tmarus, E. Simon.

Philodromus, Walckenaer.

Tirellus, E. Simon.

15e Genre. Thanatus, C. Koch.

ire Sous-famille : THOMISINM.

SYNONYMIE

Genre XYSTICUS, C. Koch, 1835.

1805. Thomisus, Walckenaer (ad partem), Tableau des Aranéides, p. 28.

1835. Xysticus, C. Koch (ad partem), In Herrich-Schaeffer Deutschlands Crustaceen Myriapoden und

Arachniden, etc., 129, 16, 17.

1837. Xysticus, C. Koch (ad partem), Uebersicht des Arachniden-Systems, I, p. 25. 1837. Thomisus, Walckenaer (ad partem), Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. I, p. 499. 1861. Thomisus, Westring (ad partem), Araneœ Suecicœ descriptce, p. 410. 1861. Thomisus, Blackwall (ad partem), Spiders ofGreat Britain, t. I, p. 66. 1864. Xystica, E. Simon (ad partem), Histoire naturelle des Araignées, p. 427.

1867. Xysticus, Ohlert (ad partem), Die Araneiden oder echten Spinnen der Provinz Preussen, p. 108. 1870. Xysticus, Thorell (ad partem), On European Spiders, p. 185. 1875. Xysticus, Menge (ad partem), Preussische Spinnen, p. 452. 1875. Xysticus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. II, p. 150. 1877. Xysticus, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.

Le fronl, large, est coupé plus ou moins carrément; les yeux du premier rang forment une ft » / ligne presque droite ou un peu courbée en avant; ceux du milieu, plus petits

que les latéraux et plus séparés entre eux, sont aussi plus séparés que les VJU médians de la seconde ligne et forment avec ceux-ci un carré plus large que long

et un peu plis étroit par en haut; les yeux de côté sont élevés sur des saillies assez fortes; les yeux du second rang forment une ligne courbée dans le même sens que celle du premier; ils sont assez petits et placés à égale distance les uns des autres; le bandeau est moins large que l'aire oculaire; les chélicères, assez courtes, fortes, sont munies de crins à leur face antérieure; l'abdomen, arrondi et diminué en avant, s'élargit beaucoup en arrière.

Le plastron, en forme de cœur, est plus long que large; les pattes se présentent dans l'ordre suivant : 1 = 2, 4, 3 ou 1, 2, 4, 3; elles sont munies d'épines aux fémurs, aux tibias ainsi qu'aux métatarses.

La patte-mâchoire est forte avec la patella plus courte que le tibia; celui-ci est muni de deux apophyses, l'une supérieure et l'autre inférieure; cette dernière seule fournit de bons caractères spécifiques, excepté dans les genres Oxyptila et Heriaeus; le bulbe est souvent muni de deux apophyses : une médiane et une inférieure; elles manquent quelquefois complètement. Les sexes diffèrent surtout par leur coloration.

XYSÏICUS KOCHI, Thorell, 1872.

(PI. XV, fig. i, \a, 16, \c, id, le.)

SYNONYMIE. 1845. Xysticus viaticus, C. Koch, Die Arachniden, t. XII, p. 70, fig. 1303, 1304 (').

1872. Xysticus Kochh, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 241. 1875. Xysticus Kochi, E. Simon, Les Arachnides de France, t. II, p. 155. 1877. Xysticus Kochi, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 1). — Le céphalothorax est brun très foncé; au centre se trouve une bande longi-

tudinale fauve-claire, dont on ne distingue que les bords, surtout par en bas, le milieu étant occupé par une seconde large bande brune mais pourtant plus pâle que les parties latérales, qui devient plus étroite et se termine en pointe en arrière; le tégument est garni de crins assez longs, dont les six plus gros forment des lignes longitudinales qui se rapprochent en arrière; les autres sont irrégulièrement placés; Je front est coupé carrément; les tubercules, sur lesquels sont placés les yeux latéraux, sont bien accusés; on compte une rangée de sept crins placés sur le bord du bandeau.

Les fémurs et les patellas sont noirs, mélangés de fauve sur leur face antérieure; les tibias, les tarses et les métatarses sont fauve-pâle; au-dessus du fémur existe une rangée de cinq épines et en avant un groupe de huit à onze épines qui ne sont pas disposées par séries; sous le tibia se trouvent deux rangées de quatre épines chacune, et, par-dessus, sur le côté, un seul rang de trois épines; sous le métatarse, il y a également deux suites de trois épines et quelques épines latérales.

La patte-mâchoire (fig. \b, le, ici) est très foncée; le tibia est presque de la même longueur que la patella ; son apophyse inférieure, dirigée en avant avec le bord légèrement arqué et le bout rétréci, un peu tronqué, montre deux saillies très petites; les deux apophyses du bulbe sont assez fortes et de longueur égale, elles se rapprochent à leur base; celle du milieu se courbe du côté externe; la seconde, un peu plus mince, est coudée vers le centre et sa pointe se rapproche de la première ; il y a un renflement bien prononcé au bord externe.

(J) Ce nom, faisant double emploi, ne peut être maintenu.

i62 DESCRIPTION DES ARACHNIDES DE BELGIQUE.

L'abdomen présente, dans le milieu, une large bande longitudinale noirâtre, découpée sur les bords, qui en occupe presque toute la surface; les côtés sont blancs; dans la partie inférieure, on distingue deux petites lignes claires, horizontales; on remarque en outre sur le tégument des crins longs et minces, surtout dans le haut et sur les côtés.

Ordre de longueur des pattes : 1 = 2, 4, 3.

Femelle (fig. la). — Le céphalothorax est fauve; dans le milieu se trouve une bande longitudinale large, carrée dans le haut, subitement rétrécie et terminée en pointe courte, n'atteignant pas le bord inférieur; elle est partagée par un trait fauve très mince; sur les côtés une bande obscure, souvent coupée de lignes claires, part de la hauteur des yeux dorsaux et descend un peu plus bas que la bande médiane; les côtés sont fauves, tachés ou veinés de brun; le front, large, est coupé carrément; le bandeau est bordé d'une rangée de sept crins; celui du milieu est à peine plus élevé que les autres.

Les pattes sont brunes, un peu rougeâtres; une suite oblique de trois épines existe sur le fémur de la première paire; sur le tibia, dans sa partie inférieure, se trouvent deux rangées de cinq épines, et, dans le haut, une série latérale de deux épines; le métatarse présente aussi deux rangées de cinq épines et une rangée latérale supérieure de trois.

L'épigyne (fig. le), plus longue que large, présente dans le haut deux parties rondes, séparées par une courte avance du bord supérieur; elle se rétrécit vers le bas, qui est tronqué avec les angles un peu débordés de chaque côté.

La bande médiane de l'abdomen, au lieu d'être noire comme chez le mâle, est d'un fauve clair, entourée d'une large bordure brune, très nettement détachée sur les côtés qui sont fauves comme la bande du milieu; cette dernière présente, dans sa moitié inférieure, trois paires de dents horizontales, aiguës; celle de dessous est quelquefois peu distincte; on remarque encore, dans le centre de la bande, une série de taches foncées, entourées de points noirs variables.

Ordre de longueur des pâlies : i, 2, 4, 3.

Celte araignée est rare en Belgique; je l'ai rencontrée isolément sur les plantes basses dans les prairies; en Campine, je l'ai toujours vue sur de petits buissons isolés; je ne connais pas ses mœurs. Elle est beaucoup plus fréquente dans le midi et selon M. E. Simon, c'est l'espèce la plus commune dans l'île de Corse.

DISTRIBUTION Brabant : Savenlhem, Mont-Saint-Guiberl. GÉOGRAPHIQUE. AnverS:Vo^L

Hainaut : Environs de Tournai.

Liège : Hollogne-aux-Pierres.

Flandre occidentale : Heysl-sur-Mer.

Maestricht, la Gueldre, Ulrecht.

Hollande.

Fra?

NCE.

Environs de Paris: La Glacière, Bois de Boulogne, Fontenay, Cernay, etc. — Fontainebleau. — Dieppe.

Poitiers. — Landes. — Ile de Ré. — Digne. — Isère : Sappey. — Corse (commune, E. Simon). — Porquerolles (îles d'Hyères), environs de Menton.

Angleterre.

Norlhumberland. — Portland. — Island.

Suisse.

Genève. — Tessin. — Tyrol (Nord) : Kufslein, Fùnsterlhal. (Sud) : Meran, Im Trientinischen.

Allemagne.

Bavière : Bruckerlache, Fullnau, Dutzendteich, Happurg, Falznerweiher, Pommelsbrunn.

Hongrie : Forro, Azar, Ujhely, Zombar, Tâllya, Tolcsva.

Crimée, Charkow, Simferopol, Aima, Sarepta, Sudak.

Italie.

Lombardie. — Piémont. — Toscane. — Vénélie. — Naples. — Commune dans tout le Tessin.

Afrique.

Algérie.

Je l'ai reçue du Portugal et de l'Espagne sans désignation de localité.

XYST1CUS LUCTATOR, L. Koch, 1869.

(PI. XV, fig. 2, la, 26, 2c, 2d.)

SYNONYMIE

DESCRIPTION

Mâle i

Thomisus lanio, Westring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 412 (').

Xysticus lanio, Ohlert (ad partem), Arachnol. Studien, p. 7.

Xysticus luctator, L. Koch, Beitr. z. Kenntn. d. Arachn. fauna Galiziens, p. 29.

Thomisus Cambridgei, Cambridge (ad partem, le mâle, non Blackwall 1861), On some new gênera

and spec of Araneidea (Proced. of the Zool. Soc. of London). Xysticus impavidus, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 230. Xysticus Cambridgei, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 4-25. Xysticus luctator, E. Simon, Les Arachnides de France, t. II, p. 160. Xysticus luctator, L. Becker, Catalogne des Arachnides de Belgique (Supplément).

Mâle (fig. 2). — Les parties latérales du céphalothorax sont veinées de fauve ; la bande longitudinale, claire, teslacée, un peu rosée, aussi large que le front, se rétrécit en arrière; elle renferme en avant une autre bande plus courte, marquée dans le haut de deux traits clairs très petits, obliques; celte seconde bande est partagée au milieu par une ligne pâle très fine; les côtés inférieurs de la bande testacée sont ornés très souvent d'une tache noire triangulaire; le tégument, çarni de crins assez courts, est un peu plus rugueux sur les côtés ; les yeux latéraux du second rang sont surmontés chacun d'un crin beaucoup plus long que les autres; le front est tronqué avec les angles un peu obtus ; les tubercules qui supportent les yeux latéraux sont assez saillants; on compte une rangée de neuf ou onze crins placés sur le bord du bandeau.

Les pattes ont leurs fémurs et leurs patellas presque noirs, surtout aux deux paires antérieures ; les tibias, les métatarses et les tarses sont rougeâlres, avec leurs extrémités noirâtres aux deux paires postérieures; cinq ou six épines forment deux lignes peu régulières sur le fémur de la première paire; on trouve sous le tibia deux rangées, l'une de six, l'autre de quatre épines, et enfin, sous le métatarse, deux rangées d'épines plus longues, l'une de quatre, l'autre de trois.

(') Ce nom et le suivant, ayant été employés par confusion avec le véritable X. lanio de C. Koch, doivent être remplacés par celui de X. luctator qui a la priorité.

La patte-mâchoire (fig. 26, 2c) est brun-foncé, avec la patella plus longue que le libia; l'apophyse inférieure, très forle, dirigée par en haut, est largement tronquée à l'extrémité, avec l'angle postérieur arrondi et l'autre élargi en travers; l'angle externe de cette partie élargie est assez long et un peu tronqué au bout; l'angle interne, plus court, est pointu; les deux apophyses du bulbe sont peu allongées; l'inférieure est presque droite; la seconde, très recourbée, croise même le plus souvent l'inférieure près de son extrémité.

L'abdomen présente, dans le milieu, une large partie brune découpée, qui laisse un bord blanc tout alentour; dans le haut de cette partie brune se trouvent deux accents latéraux clairs et séparés au milieu ; dans la seconde moitié on distingue une petite bande médiane, claire, étroite, découpée, avec deux traits sur les côtés, plus longs que les accents supérieurs; ces dessins varient quelquefois.

Ordre de longueur des pattes : 1, % i, 3.

Femelle (lîg. 2a). — Le céphalothorax ressemble à celui du mâle ; il est bordé de chaque côté d'une ligne blanche très fine; les tubercules qui supportent les yeux latéraux sont moins prononcés que chez le mâle.

Les pattes sont relativement courtes et fauves, plus ou moins foncées ; on remarque un petit trait testacésur les fémurs, les patellas, les tibias et les métatarses; au fémur de la première paire, il n'y a qu'une épine assez courte; sous le tibia, deux rangées de trois épines chacune, et, au métatarse, deux rangées de quatre et une rangée latérale au-dessus.

L'épigyne (fig. 2ef) présente deux fossettes arrondies, séparées au milieu par une pièce noirâtre, un peu saillante, presque carrée, divisée elle-même par une strie longitudinale.

L'abdomen est brun, bordé de blanc, couvert de petites épines courtes et acérées.

Ordre de longueur des pâlies : 1 = % 4, 3.

MOEURS. Je ne l'ai observée que trois fois en Belgique, marchant assez lentement au bas des roches, parmi

les plantes basses. Je n'ai vu qu'une seule fois son cocon blanc, lenticulaire, qu'elle tenait sous elle avec tant de force que les pattes paraissaient rigides ; ce cocon ne renfermait que dix-huit œufs. Cette araignée paraît rare partout; ses mœurs me sont inconnues.

Belgique.

DISTRIBUTION Liège : Tilff, Comblain-au-Pont. GÉOGRAPHIQUE. Luxembourg : Laroche.

Hollai\de.

Ulrecht (?).

France.

Aube : forêt de Rumilly. — Alpes : le Queyras, Digne.

Autriche.

Galicie : Sacz. — Hongrie.

Russie.

Charkow.

Turquie. Vratza.

Elle est citée de la Suède, de l'Allemagne, de l'Italie et de l'Angleterre.

SYNONYMIE

XYSTICUS CRISTATUS, Clerck, 1757 (sub. Araneus).

(PI. XV, fig. 3, 3a, 36, 3c, ?,d, 3e, 3/-.)

1757. Araneus cristatus, Clerck, Suenska Spindlar, etc., p. 155, pi. VI, lab. VI.

1758. Aranea viatica, Linné, Systema Naturœ, etc., éd. 10, I, p. 623. 1789. Aranea cristata, Olivier, Encyclopédie méthodique, IV, p. 226.

1805. Thomisus cristatus, Walckenaer (ad parlem), Tableau des Aranéides, p. 52.

1853. Thomisus cristatus, Sundevall (ad partem), Suenska Spindlarness beskrifning, p. 217.

1857. Thomisus cristatus, Walckenaer (ad parlem), Histoire naturelle des insectes (Aptères), I. I, p. 521

1861. Thomisus cristatus, Blackwall, Spiders of Grcal Britain, t. I, p. 68, pi. IV, fig. 58.

1861. Thomisus cristatus, Westring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 4-19.

1871. Xysticus cristatus, Thorell (ad partem var. a), Remarks on Synonyms, p. 256.

1875. Xysticus jucundus, E. Simon (ad parlem la femelle, pas le mâle), Ann. de la Soc. Ent. de Erance,

1875. Xysticus cristatus, Menge, Vreussische Spinnen, p. 441, pi. LXXIII, fig. 249.

1875. Xysticus cristatus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. II, p. 162.

1877. Xysticus cristatus, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 3). — Les parties latérales du céphalothorax sont brunes, plus ou moins noirâtres

ou rougeâtres, veinées de fauve, avec une large bande médiane claire, à bords droits très nets, rétrécie brusquement et finissant en pointe courte par-dessous; cette bande en contient une seconde, un peu plus étroite, brune, moins foncée que les bords latéraux, coupée souvent dans sa longueur par une ligne fauve; les yeux de côté du second rang sont surmontés d'un crin très long, et, de chaque côté, on remarque trois autres crins plus courts, placés en ligne longitudinale; le front, très large, incliné en avant, est coupé carrément; les tubercules qui supportent les yeux latéraux sont bien marqués ; le bandeau est bordé d'une rangée de sept crins.

Les pattes sont fauves avec tous les fémurs bruns, presque noirs, ainsi que les patellas et la base des tibias des deux paires antérieures; sur le fémur de la première paire il existe onze ou treize épines, rangées en deux lignes irrégulières; sous le tibia, deux séries de quatre épines et des rangées latérales d'épines plus courtes; sous le métatarse, deux suites, l'une de quatre, l'autre de Irois et une rangée latérale de trois épines très fortes.

La patte-mâchoire (fig. 36, 3c) est brune; l'apophyse inférieure du tibia est épaisse, coudée, tronquée à son extrémité, avec les angles de la troncature finissant en pointes arrondies; au point coudé on observe une saillie longitudinale, carénée, qui forme un petit triangle avec les deux pointes supérieures; les apophyses du bulbe sont noires et bien séparées; celle du milieu se termine au bout en forme de T.

L'abdomen est brun foncé, bordé de blanc, surtout dans le haut; la bande médiane, claire, étroite en avant, se développe plus bas et se découpe en larges pointes prolongées sur les côtés; elle est suivie d'une ou deux bandes transversales, aiguës sur les parlies latérales, remplacées souvent par deux accents réunis par le sommet; l'abdomen est garni de crins, un peu plus longs dans la partie supérieure.

Ordre de longueur des pattes : 1 = 2, i, 5.

Femelle (fig. 3a). — Le céphalothorax est plus pâle que celui du mâle; la bande médiane, fauve, est aussi beaucoup plus courte; les crins sont disposés de la même façon.

Les pattes sont marquées de taches brunes, surtout sur les deux paires antérieures; sur le fémur de la première paire se trouve une rangée oblique de trois épines ; les tibias sont dépourvus d'épines latérales.

L'épigyne (fig. Sd) présente en avant deux fossettes plus ou moins arrondies, obliques, séparées par une carène unie, légèrement élargie en avant; il existe par-dessous un espace rougeâtre, convexe, marqué dans le milieu de deux petites stries longitudinales.

L'abdomen présente une bande dorsale très large, presque blanche, un peu rétrécie en avant; elle se découpe en arrière en trois paires de dents aiguës prolongées sur les côtés; la bordure blanche latérale est très large.

Ordre de longueur des pattes : \ = % 4, 3.

Cette araignée varie beaucoup; il est absolument nécessaire pour la déterminer d'étudier les organes externes de la génération, comme du reste pour presque toutes les espèces du genre Xysticus.

MOEURS. On la rencontre, dès les premiers beaux jours du mois d'avril, dans les bois, errant parmi les

feuilles sèches ou grimpant sur les petits buissons; elle laisse toujours un fil tendu sur son passage.

Les femelles, fécondées à la fin de mai, se mettent à pondre dans la première quinzaine du mois de juin; à cette époque on les voit, avec un ventre énorme, chercher un endroit convenable pour déposer leurs œufs.

Elles construisent ordinairement leur cocon entre des feuilles d'arbustes, qu'elles rapprochent et plient à l'aide de fils.

Elles sont alors amaigries et semblent diminuées de moitié; on les trouve immobiles, tenant serré entre leurs pattes le cocon, qui est aplati, rond et blanchâtre. De cette espèce de nid partent des fils tendus en sens divers qui suffisent parfois à retenir une mouche imprudente sur laquelle elles se précipitent, car elles paraissent toujours affamées.

J'ai pu observer plusieurs fois la fabrication du cocon : une fois la feuille choisie et recourbée, la mère applique contre elle une trame de soie, qu'elle recouvre de flocons et qui forme la première valve; sur cette couche moelleuse, elle pond de quatre-vingts à cent soixante-quinze œufs jaunes, transparents, non agglutinés; elle recouvre ensuite les œufs d'une nouvelle couche de flocons soyeux ; et entoure cette seconde valve, comme la première, d'un tissu très solide ; le tout présente l'aspect d'une coquille bivalve arrondie, dont la suture est très visible; j'ai trouvé quelquefois celte araignée sous une pierre, accroupie sur son cocon.

Elle hiverne sous les mousses, sous les pierres et plus rarement sous les écorces.

Dans les prairies, elle se met parfois en embuscade sur les fleurs et se glisse par-dessous à la moindre apparence de danger; elle se laisse aussi tomber, suspendue par un fil, lorsqu'on veut la saisir.

Je figure l'araignée sur son cocon, entre des feuilles de saule Marceau (fig. 3b).

Belgique.

DISTRIBUT

„JTI0NT Brabant : Environs de Bruxelles, Auderghem, Tervueren, Uccle, Boitsfort, Groenendael, Jette-Saint- GÉOGRAPHIQUE. Pierre, Laeken, La Hulpe, Rixensart, Ottignies, Bousval, Noirhat, Diest, Louvain, Buysingen,

Wavre, Schaffen.

Namur : Environs de Namur, Marche-Ies-Dames, Samson, Yvoir, Dinant, Waulsort, Hastières, Han-sur- Lesse, Mariembourg, Vezin, Silenrieux.

Luxembourg : Saint-Hubert, Redu, Marbehan, Carlsbourg, Laroche/ Melreux, Barvaux, Durbuy, Awenne.

Anvers : Environs d'Anvers, Deurne, Grobbendonck, Postel, Calmpthout, Hingene.

Liège : Environs de Liège, Esneux, Tilff, Comblain-au-Pont, Huy, Modave, Hamoir, Spa, Remouchamps,

Baraque-Michel, Horion-Hozémont, Martinrive, Visé. Flandre orientale : Environs de Gand, Petit-Renaix, Deurle. Flandre occidentale : Ostende Heyst, Bloemendael.

Limbourg : Environs de Hasselt, Genck, Munsler-Bilsen, Maeseyck.

Hainaut: Rraine-le-Comte,Hennuyères, Alh, environs de Tournai, environs de Mons, Quévy, Quiévrain.

Grand-Duché de Luxembourg.

Diekirch.

Hollande.

Maestricht, Utrecht, Breda, Oirschot, De Bildt, Brabant septentrional.

France.

Toute la France. — Corse (E. Simon).

Allemagne.

Bavière, partout. — Environs de Berlin, Laurenbourg.

Autriche.

Hongrie : Forro, Cassovie, Varanno, Ujhely, Czekc, Monok, Homonna, Yelejte.

Aberdeen. — Berwickshire. — Caslle-Douglas. — Glaseow. — Irlande.

Genève, Bâle, Lucerne, le Righi, le Pilate, Fluelen, vallée de la Reuss, Saint-Gothard, le Tessin. — Tyrol (Nord) : Innsbruck, Jenbach, Kufstein, Fùnslerlhal, Kùthai. (Sud) : Meran, Im Trienlinischen, Ratzes, Kalzer Thôrl, Oberwallis, Brigerbad, Gredelseli, Grindelwald.

Italie.

Vénétie. — Lombardie. — Piémont - Parme. — Modène. — Les Romagnes. — Toscane. — Naples. — Tessin.

Espagne.

Catalogne : Calella. — Galice : Cabanas, Torre de Allô.

Russie.

District de Radomysl, Charkow, Jekaterinoslaw. — Caucase.

Norwège.

Environs de Christiania, Bergen.

Afrique.

Algérie.

XYSTICUS PINI, Hahn, 1851 (sub. Thomisus).

(PI. XV, flg. 4, 4a, 46, 4c, 4d, 4e, if.)

SYNONYMIE. 1851. Thomisus pini, Hahn, Die Arachniden, t. I, p. 26, fig. 23.

1835. Xysticus mordax, C. Koch, In Herrich-Schaeffer Deutschl. Insekten, 130, 19, 20.

1837. Xysticus cinereus, C. Koch, Uebersicht des Arachniden- Systems, I, p. 26.

184-5. Xysticus audax, C. Koch (ad parlem), Die Arachniden, vol. XII, p. 74, fig. 1005-1008.

1856. Xysticus pini, Thorell, Recensio critica Aranearum Suecicarum, p. 111.

1861. Thomisus cinereus, Westring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 424k

1861. Thomisus audax, Blackwall, Spiders of Great-Britain, t. I, p. 70, pi. IV, fig. 39.

1871. Xysticus cristatus, Thorell (ad partem, var. b), Remarks on Synonyms, p. 236.

1872. Xysticus pini, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 4-24.

1875. Xysticus pini, Menge, Preussische Spinnen, p. 443, pi. LXXIV, fig. 250. 1875. Xysticus pini, E. Simon, Les Arachnides de France, t. II, p. 164. 1878. Xysticus pini, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 4). — Le céphalothorax est noir, veiné de fauve sur les parties latérales; dans le

milieu une large bande claire, teslacée, longitudinale, descend en se rétrécissant beaucoup jusqu'au bord inférieur; une bande, plus étroite, très large en avant, quelquefois découpée sur les bords, beaucoup plus courle, plus brune, occupe le milieu de la bande blanche; le front est coupé carrément en avant; les tubercules, qui supportent les yeux latéraux, sont bien prononcés; il y a une rangée de sept crins au bord du bandeau ; un crin très long est placé sur les yeux latéraux et, de chaque côté, se trouve une rangée longitudinale de trois crins égaux.

Les fémurs, les patellas et la base des tibias des deux premières paires de pattes sont noirs, avec des taches fauves sur leur face antérieure; les autres articles, ainsi que les deux dernières paires de pattes sont fauves; ces dernières sont tachetées de brun, surtout aux fémurs; il y a sept ou neuf épines sur le fémur de la première paire de pattes; elles ne sont pas disposées par séries; sous le tibia existent deux rangées de six et quatre épines et des suites d'épines latérales plus courtes; sous le métatarse on trouve deux rangées de quatre et trois épines et sur le côté trois épines un peu plus fortes.

La patte-mâchoire (fig. kb, ke) ressemble beaucoup à celle du X. cristatus ; l'apophyse du tibia est pareille; l'apophyse du milieu clu bulbe affecte également la forme d'un T; la seconde est seulement beaucoup plus forte.

L'abdomen est brun, très foncé, avec une bordure blanche assez large, criblée de points bruns et festonnée en dedans; on trouve dans le centre une ligne longitudinale, fauve, qui se termine par des accents assez larges, découpés et réunis au milieu; dans la partie antérieure se trouve une tache claire de chaque côté de la ligne médiane, puis, plus bas, deux larges accents découpés, qui souvent la rejoignent comme les accents inférieurs; des crins courts, assez gros, garnissent presque toute la surface de l'abdomen.

Ordre de longueur des pattes : 1 = 2, 4, 3.

Femelle (fig. la). — La bande dorsale du céphalothorax est droite, beaucoup moins rétrécie en arrière que celle du mâle, légèrement rembrunie dans le haut, avec une ligne claire entre les yeux ; cette partie foncée remplace la bande brune du mâle; les parties latérales, veinées de fauve, sont aussi moins noires; les crins qui garnissent le tégument sont très longs; le bandeau est bordé d'une rangée de sept crins sessiles; celui du milieu est plus long que les autres.

Les pattes sont d'un brun'rougeâtre, plus ou moins foncé, avec des points noirs sur les tibias et sur les métatarses des deux dernières paires et des points fauves au-dessus des fémurs de la première; les crins et les épines présentent les mêmes dispositions que chez le X. crisiatus, sauf au tibia de la première paire, où l'on remarque quelquefois une rangée latérale de deux épines assez courtes.

L'épigyne (fig. If) présente en avant deux fossettes assez grandes, rondes, plus souvent ovales, séparées par une carène étroite, élargie à ses deux extrémités et bordée de chaque côté par un trait noir très net et très fin; par-dessous existe un espace rougeâlre, moins long que la carène, marqué dans le bas de deux petites dépressions obliques; l'étude de l'épigyne fait distinguer facilement le X. piin de l'espèce précédente.

L'abdomen est brun foncé, ponctué de noir, avec la bordure et la bande médiane blanchâtres; celle-ci, très large , droite, présente sur les côtés trois dents découpées qui avancent horizontalement sur les parties foncées latérales.

Ordre de longueur des pattes : 1 = 2, 4, 3. MOEIRS. Les araignées de cette espèce résistent aux hivers les plus rigoureux; j'en ai rencontré souvent,

DESCRIPTION DES ARACHNIDES DE BELGIQUE. ib9

cachées sous des écorces d'arbres et à moitié engourdies. Au printemps, on trouve les deux sexes établis sur des plantes herbacées ou cachés dans les fleurs desséchées des ombellifères, dont elles entourent les extrémités de fils qui se croisent en tous sens (fîg. kd, ke). C'est dans cette embuscade qu'elles épient leur proie; elle la saisissent presque toujours à la course, en se précipitant le long des fils qu'elles ont tendus. Je les ai observées le plus souvent dans le voisinage de l'eau, dans des fonds humides et sauvages et beaucoup plus rarement dans les forêts de conifères. On les trouve plus fréquemment en automne. La femelle attache son cocon sur des plantes, quelquefois sous des pierres, et ie surveille avec la plus grande sollicitude; le cocon renferme de soixante à quatrevingt-dix œufs blanc-jaunâtre, presque incolore.

Belgique.

DISTRIBUTION Brabant : Environs de Bruxelles, Boitsfort, Auderghem, Groenendael, Mont-Saint-Guibert, La Hulpe, GEOGRAPHIQUE. Rixensart, Ottignies, Bousval, Nivelles, Wavre, Diest, Wesemael, Aerschot, Louvain.

Namur : Environs de Namur, Marche-Ies-Dames, Dave, Yvoir, Waulsort. Haslières (vallée de l'Hermelon), Aublain, Dinant, Couvin.

Liège: Environs de Liège, Tillï, Comblain-au-Pont, Aywaille.

Luxembourg : Redu, Saint-Hubert, Awenne, Neufchâteau, Carlsbourg.

Anvers : Calmplhout, Postel.

Hainaut : environs de Tournai, Kain, Bernissart, Péruwelz.

Flandre occidentale : Ostende, Blankenberghe, Knocke, environs de Bruges.

Flandre orientale : Environs de Gand.

Limbourg : Genck, Munster-Bilsen, Maeseyck.

Hollande.

Utrecht, Breda, environs de La Haye, routes de Maartensdyk à De Bildt et de Hilversum à Amersfoort, Oirschot.

France.

Environs de Paris. — Fontainebleau. — Normandie. — Aube : Mayenne. — Landes. — Alpes : Sappey. — Briançon. — Monélier. — Corse (E. Simon).

Suisse.

Bâle, Lucerne, vallée de la Beuss, leTyrol, Grindelwald, Chur, Oberland. — Valais. — Tessin.

Autriche.

Trente. — Galieie. — Bohême. — Hongrie : Tolcsva, Cszeke, Varanno, Monok, Iïomonna, Velejle, Ujhely. — Transylvanie. — Moldavie.

Allemagne.

Prusse. — Silésie : Breslau. — Bavière. — Saxe.

Russie.

Gouvernement de Saint-Pétersbourg. — Finlande. — Laponie.

Italie.

Lombardie. — Tessin. — Vénétie. — Piémont. — Sicile.

Angleterre.

Norlhampton, Huntingdonshire, Old Cambus by Cockburnspath. — Ecosse : Glascow.

Elle est citée de la Suède; je l'ai reçue de l'Espagne et du Danemark sans désignation de localité. X. 22

XYSTICUS ULMI, Hahn, 1831 (sub. Thomisus).

(PI. XVI, fig. 1, -la, -16, le, \d.)

SYNONYMIE. 1831. Thomisus ulmi, Hahn, Die Arachniden, t. I, p. 38, fig. 30.

1861. Thomisus bivittatus, Westring Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 417.

1861. Thomisus ulmi, Westring (ad partem), Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 426.

1870-1872. Thomisus ulmi, Thorell (ad partem), Remarks on Synonyms, p. 246.

1871. Thomisus Westwoodii, Cambridge. Descr. of some Brit. Spiders., in Transact. of the Linn. Soc,

XXVII, p. 403, pi. LIV, n° 7.

1875. Xysticus ulmi, Menge, Preussische Spinnen, p. 445, pi. LXXIV, fig. 252. 1875. Xysticus ulmi, E. Simon, Les Arachnides de France, t. II, p. 167. 1877. Xysticus ulmi, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 1). — Le céphalothorax est brun-rouge foncé, avec une large ligne marginale fauve; la bande longitudinale du milieu, blanche, étroite, se rétrécit assez brusquement en arrière; elle contient une seconde large bande fauve, très obscurcie près des yeux et qui ne laisse de visible qu'un petit espace blanc sur ses bords; on observe assez souvent une fine ligne marginale noire; au delà des yeux sont placées cinq lignes longitudinales de crins de différentes longueurs; le front, large, est coupé carrément; il existe sur le bord du bandeau une rangée de neuf crins sessiles; les tubercules qui supportent les yeux latéraux sont bien accentués.

Les pattes sont fauves plus ou moins rougeâtres ou jaunes, avec les fémurs des deux premières paires noirs; sur le fémur de la première paire se trouvent dix épines très inégales placées sur trois rangs, puis par-dessous, une ligne de cinq épines; on observe sous le tibia, deux rangées de quatre épines et trois épines latérales au-dessus et par-dessous, enfin le métatarse est également pourvu de deux suites de trois épines et d'une rangée latérale de trois épines plus courtes.

La patte-mâchoire (fig. 16, le) est brun-rougeâtre; l'apophyse inférieure du tibia est grande, verticale, un peu tronquée ou échancrée à son extrémité; les deux apophyses du bulbe sont minces, noires, très écartées et dirigées en avant; celle du milieu est fortement courbée à son extrémité, l'autre est droite, dirigée obliquement en avant, beaucoup plus courte et cachée en dessous par l'apophyse du tibia.

L'abdomen est brun-noir, rougeâtre, bordé de blanc; il existe, dans la moitié supérieure du milieu, une bande longitudinale blanche, étroite à son point de départ, élargie, denticulée sur les bords, puis fortement rétrécie; par-dessous, on trouve deux bandes horizontales blanches assez nettes, entre lesquelles on en distingue quelquefois deux autres plus courtes et très obscures.

Ordre de longueur des pattes : 1, 2, 4, 3.

Femelle (fig. \a). — Le céphalothorax est brun-rougeâtre beaucoup plus pâle que celui du mâle, veiné de fauve sur les parties latérales qui sont terminées par un Irait noir marginal ne descendant pas jusqu'à la base du céphalothorax; la bande médiane est très large, droite et contient on avant une autre bande rougeâtre plus étroite, plus courte, finissant par-dessous en pointe mince qui atteint quelquefois le bord du céphalothorax; cette bande est souvent divisée dans le haut par un trait plus pâle; l'espace oculaire est blanchâtre; le front, large, est coupé carrément; sept crins sont placés sur le bord du bandeau.

Les pattes sont rougeâtres; sur le fémur se trouvent trois épines, assez courtes; le tibia et le métatarse sont munis de deux rangées inférieures de cinq fortes épines; sur le tibia on remarque deux épines latérales très petites et sur le métatarse une rangée latérale de trois épines; les crins, moins longs que les épines, sont disposés en rangées.

L'épigyne (fig. \d) présente une fossette transversale ovale, beaucoup plus large que longue, qui renferme dans le bas deux petits tubercules bruns arrondis et assez rapprochés l'un de l'autre; on remarque, par-dessous, dans l'espace convexe qui suit la fosselte, une petite ligne claire, déprimée, souvent peu visible.

L'abdomen est plus pâle que celui du mâle; la bande claire du milieu est beaucoup plus large, surtout à sa partie inférieure; elle est suivie, comme chez le mâle, de deux lignes horizontales; les bandes brunes latérales sont limitées par un petit trait noir qui manque assez souvent.

Ordre de longueur des pattes : \, 2, 4-, 3.

MOEURS. Ce Xyslicus est peu commun en Belgique; je l'ai presque toujours observé dans les prairies, où il

se tient sur les fleurs ; ses mœurs me sont inconnues.

Belgique.

DISTRIBUTION Brabant : Auderghem, Boitsfort, Monl-Sainl-Guibert, Wavre. GÉOGRAPHIE. Amws . Herenthals

Namur : Yvoir, Rhisnes, Waulsort, Dinant. Hainaui : Braine-le-Comte (forêt de la Houssière).

Hollande.

La Gueldre, Ulrechl, Maestricht.

France.

Environs de Paris : Bois de Boulogne, Meudon. — Oise : Precy, Compiègne. — Aube : Troyes. • — Aisne : Guise. — Auvergne. — Pyrénées.

Suisse.

Tyrol (Nord) : Kufstein. — Javernaz, Mittebach, Simplon. — Tessin.

Allemagne.

Bavière : Dutzendteich, Bruckerlache, Falznerweiher, Moritzberg, Erlenstegen, Rôthenbach. — Silésie.

Autriche.

Hongrie : Varanno, Ujhely, Mâlcza, Tokaj, Romaroy, Velejte. — Galicie : Bukowina, Rawa, Przemysl

Angleterre.

Oxford. — Ecosse : Glascow.

Russie.

Charkow, Jekalerinoslaw. — Sibérie : Ob, Unterhalb, Bezerow. — Laponie.

Italie.

Tessin. — Lombardie. — Vénétie.

Elle est citée de la Suède et du Danemark.

XYSTICUS DENTIGER, E. Simon, 1878.

(PI. XVI, fig. 2, 2a, 26, 2c.) •

SYNONYMIE. 1878. Xysticus dentiger, E. Simon, Annales de la Société entomologique de France, p. 19.

1878. Xysticus dentiger, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique (Supplément).

DESCRIPTION. Mâle (fig. 2). — Le céphalothorax est brun-rougeâtre bordé d'un trait blanc; l'aire oculaire est brunâtre, traversée par une ligne blanche; la bande médiane longitudinale, très large en avant, est fauve; dans sa partie inférieure deux petits accents blanchâtres débordent légèrement sur les parties brunes latérales; plus haut se trouve une tache obscure veinée de fauve, souvent remplacée par quelques traits peu distincts, avec une très petite tachette brune, lancéolée, dans le milieu; les quatre yeux du milieu forment un carré un peu plus long que large.

Les pattes sont robustes et peu allongées; les fémurs, noirs dans la seconde moitié, sont rougeâtres dans la première avec un petit anneau blanc à leur extrémité; les patellas et les tibias des deux premières paires sont bruns et terminés par un anneau blanc ; les tibias et les patellas des deux dernières paires sont bruns, annelés et quelquefois rayés de blanc ; le fémur de la première paire présente une série de trois longues épines, le tibia, deux rangées inférieures de trois et quatre épines sans épines latérales et le métatarse deux séries inférieures de trois épines.

La patte-mâchoire (fig. 26) est brune avec l'extrémité du tarse fauve; l'apophyse inférieure du tibia est longue, assez épaisse, terminée par deux pointes divergentes d'égale longueur; l'autre est plus grêle et plus aiguë; le tarse est pourvu à son bord externe d'une longue pointe un peu contournée; le bulbe, sans apophyse, présente dans le milieu une carène assez large et courbée.

L'abdomen est brun-foncé avec une bordure blanchâtre assez nette, élargie au bord antérieur; du centre du bord antérieur descend une tache pâle renfermant une petite ligne longitudinale noire, découpée; celte tache, en forme de losange, rejoint la première bande transversale qui est très large et effilée latéralement; les trois ou quatre bandes suivantes sont plus fines; toutes ces parties claires sont denticulées sur les bords.

Ordre de longueur des pattes : 1,2, 4, o.

Femelle (fig. 2a). — Le céphalothorax, convexe, est brun-foncé, veiné de fauve; la bande claire du milieu, un peu rétréci e en dessous, contient une seconde bande brune, effilée en arrière et souvent très éclaircie dans le milieu; cette partie claire renferme deux petits traits très fins qui se touchent par le bas ; les quatre yeux médians forment un carré presque régulier.

Les pattes sont fauves, annelées de blanc; les fémurs sont éclaircis à leur base; ceux des deux premières paires sont ponctués de brun; il y a un large anneau à l'extrémité des tarses et des métarses; le fémur de la première paire est muni d'une rangée de quatre épines; les tibias et les métatarses des deux premières paires sont dépourvus d'épines latérales.

L'épigyne (fig. 2c) présente une grande fossette, un peu plus longue que large, coupée carrément par-dessus, un peu élargie en arrière et dépourvue de carène médiane.

L'abdomen, qui ressemble à celui de la femelle, est brunâtre, avec les parties claires moins vives et presque toujours ponctuées.

Ordre de longueur des pattes : 1, 2, 4-, 3.

MOEURS. Elle vit sur les plantes basses et sur les fleurs dans les prairies; elle grimpe également sur les

petits buissons en laissant souvent des fils tendus d'une branche à l'autre; je l'ai toujours trouvée

isolément; sa démarche est assez lente; lorsqu'on veut la saisir, elle se laisse tomber suspendue par un fil; malgré toutes mes recherches je n'ai jamais pu observer la femelle auprès de son cocon.

DISTRIBUTION Brabant : Boitsfort, Groenendael. GÉOGRAPHIQUE. Namur :Yvo{Tm

Luxembourg : Redu, Marbehan.

Belgique.

France.

Eure : Courteilles. — Fontainebleau. — Mennecy. — Vernon (E. Simon).

Celte espèce, que je trouvais en Belgique en même temps que mon savant ami E. Simon la découvrait en France, ne m'a jamais, jusqu'aujourd'hui, été expédiée de l'étranger.

XVSTICUS LANIO, C. Koch, 1845.

(P). XIV, flg. i, \a, 16, \c, \d, le, if, \g, \h, li, ij, Ik, M, Im, In.)

SYNONYMIE. 1845. Xysticus lamo, C. Koch (ad parlera, la fig. 1009), Die Arachniden, t. XII, p. 77.

1867. Xysticus viaticus, Ohlcrt (ad parlera), Die Araneiden oder echten Spinnen der Provinz Preusscn,

1870-1872. Xysticus lanio, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 230. 1873. Xysticus lateralis, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 537 (Supplément). 1875. Xysticus lanio, Menge, Prenssische Spinnen, p. 434, pi. LXXII, lîg. 245. 1875. Xysticus lanio, E. Simon, Les Arachnides de France, t. II, p. 169. 1877. Xysticus lanio, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.

DESCRIPTION. Mâle (fig. la). — Le céphalothorax, brun-rouge, veiné de fauve sur les parties latérales,

présente par-dessus une bande longitudinale blanchâtre, presque entièrement remplie par une seconde bande plus foncée, coupée par un trait clair dans le milieu; il y a souvent une très fine ligne noire, marginale; on trouve au delà des yeux cinq lignes longitudinales de crins; le front, assez large, est coupé carrément; il existe sur le bord du bandeau une rangée de neuf crins sessiles; les tubercules qui supportent les yeux latéraux sont bien prononcés.

Les pattes sont fauves, plus claires aux métatarses et aux tarses; le fémur de la première paire est muni sur la face antérieure de huit à douze fortes épines; sous le tibia, on compte, outre des rangées latérales, deux séries de cinq longues épines; le métatarse présente aussi deux suites de cinq épines encore plus longues.

La patte-mâchoire (fig. le) est fauve; l'apophyse inférieure du tibia est forte, tronquée et se présente carrément de profil; vue par-dessus, l'angle postérieur de la troncature est obtus et l'angle inférieur se prolonge en pointe noire assez aiguë; les deux apophyses du bulbe sont noires, assez écartées; celle du milieu est arquée et se recourbe en crochet à son extrémité; l'inférieure est plus grêle et dirigée en avant.

L'abdomen est brun-rouge, assez pâle, avec une fine bordure et une bande médiane beaucoup plus large et très claire, souvent un peu rosée, présentant sur les côtés trois paires de dents aiguës, découpées sur les bords; toute la surface de l'abdomen est garnie de crins forts et très longs.

Ordre de longueur des pattes : 1, 2, 4, 5.

Femelle (fig. 1). — Le céphalothorax, veiné de brun sur les bords, est moins foncé que celui du mâle; la petite bande brune du milieu descend plus bas et la ligne claire qui la sépare est souvent bordée de deux petits traits noirs dans sa partie supérieure; les tubercules qui supportent les yeux latéraux sont beaucoup plus petits que ceux du mâle.

Les deux premières paires de pattes sont quelquefois un peu rembrunies; le fémur de la première paire est muni d'une ligne oblique de trois épines; sous le tibia, se trouvent deux rangées de cinq épines avec une suite latérale de trois épines plus courtes; \e métatarse est également muni de deux rangées de cinq épines avec des séries d'épines latérales.

L'épigyne (fig. \b), assez petite, présente deux fossettes ovales ou arrondies, renfermant chacune une saillie rougeâtre de la même forme et presque de la même grandeur; les fossettes sont séparées par une étroite carène longitudinale ; on remarque par-dessous un espace noirâtre qui présente une faible dépression légèrement striée.

L'abdomen offre les mêmes dessins que chez le mâle, mais plus largement dessinés.

MOEURS. On peut rencontrer cette araignée pendant l'hiver, soit en secouant les feuilles mortes sous les-

quelles elle se blottit, soit en soulevant les mousses ou les écorces d'arbres; au printemps, elle chasse sur les buissons, sur les joncs et sur les plantes herbacées, aussi bien dans les endroits sablonneux que dans les clairières humides; quelquefois aussi, mais plus rarement, au bord des mares. Elle se met en embuscade sur les petits taillis, où elle dissimule sa présence en étendant ses pattes de toute leur longueur dans le sens de la branche, à la façon des Télragnalhes ; dans cette singulière position , elles sont fort difficiles à découvrir, mais le fil qui les suit partout décèle leur présence aux yeux de l'observateur ; ces araignées sont quelquefois si nombreuses que les buissons sont couverts de fils qui les relient l'un à l'autre comme de grands ponts suspendus (fig. \m).

J'ai encore observé ces araignées, au commencement du mois de juin, en quantité innombrable, disséminées dans un champ de blé, à la lisière du bois de la Cambre; c'était vers le soir; elles se tenaient immobiles à l'extrémité des tiges, entourées de fils qui, tout en ne formant pas de toile proprement dite, suffisent souvent, comme j'ai pu m'en assurer, pour arrêter quelques imprudents moucherons sur lesquels elles se précipitaient avec voracité. J'en ai vu, pendant le même mois, qui, plus paresseuses que les autres, n'avaient pas encore quitté leur retraite hivernale consistant en une feuille de hêtre desséchée et repliée, retraite qui plus tard leur sert d'embuscade de chasse (fig. 14

Lorsqu'on veut saisir ce Xyslims, il se laisse tomber et reste quelque temps immobile, suspendu à son long fil, puis il remonte vivement le long de ce petit câble lorsqu'il croit le danger éloigné. Le mâle, plus petit que la femelle, ne s'approche d'elle qu'en tremblant; aussi les préludes de leurs amours sont longs et dangereux pour lui; une fois ses désirs satisfaits, il la fuit avec précipitation ; souvent elle le poursuit et le dévore s'il n'est pas assez agile pour lui échapper.

Au bout de quelques jours la femelle fécondée replie un coin de feuille ou plus souvent encore attache solidement ensemble deux feuilles voisines; là elle pond ses œufs dont le nombre varie entre cinquante et cent et les entoure d'un cocon assez grand formé d'une trame de soie très solide, fine et serrée; ce cocon, arrondi, globuleux, présente quelquefois, mais assez rarement, de petites côtes en relief; il est fixé à la feuille par des fils; on distingue le point de suture des deux valves.

Lorsqu'elles sont mères, ces araignées déploient une extrême bravoure; elles défendent leur cocon jusqu'à la mort et se laissent arracher les pattes plutôt que de l'abandonner.

J'ai remarqué plusieurs fois un fait singulier : certaines femelles, au moment de l'éclosion, se renferment complètement pendant quelques jours; elles cousent hermétiquement la porte et les moindres ouvertures de leur retraite.

Les petits passent souvent plus de quinze jours auprès de leur mère avant de se séparer. J'ai dessiné les nids qui m'ont paru les plus intéressants.

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Figure \k. — Nid établi entre deux feuilles de saule Marceau; j'ai vu l'araignée saisir une mouche et l'entraîner dans ce nid pour la dévorer à l'aise auprès de son cocon.

Figure \j. — Deux feuilles bien entières, cousues ensemble en sens inverses; dans les fils étaient roulés quelques petits coléoptères, sans doute les provisions de la mère.

Figure \g. — Un cocon entre les fleurs desséchées d'une plante basse; l'araignée le tenait entre ses pattes étendues. Trouvé plusieurs fois dans des endroits humides.

Figure ih. — Un cocon établi entre de petites tiges desséchées de graminées, reliées par de nombreux fils; je n'ai observé ce fait anormal qu'une seule fois.

Figure In. — Cocon placé dans une feuille repliée, fermée hermétiquement et entourée de fils tendus dans tous les sens; les petits percèrent le lendemain leur enveloppe soyeuse et s'éparpillèrent dans une boîte où j'avais enfermé la plante.

Figure \a. — Nid construit sous un angle recourbé de feuilles de ronces.

Figure il. — Cocon renfermé dans une petile feuille de hêtre; la feuille, entr'ouverte, laissait apercevoir le cocon recouvert de quelques fils de soie.

Figure \f. — Nid construit dans une feuille de Rumex recourbée et pliée.

On rencontre souvent des jeunes X. lanio, suspendus dans les airs au bout de longs fils flottants que le vent détache des buissons.

Belgique.

Cette espèce est répandue dans tout le pays.

Hollande.

Commune dans toutes les parties de la Hollande.

Toute la France. — Corse.

Prusse. — Bavière. — Silésie.

Hongrie : Varanno, Homonna, Ujhely.

France.

Allemagne.

Autriche.

Angleterre.

Dorsetshire, Hampshire, Oxfordshire, Dunkeld, Cheviots,

Elle est répandue dans presque toute l'Italie, en Suisse, en Suède, en Danemark; on la cite également de l'Algérie.

SYNONYMIE

XYSTICUS ERRATICUS, Blackwall, 1834 (sub. Thomisus). (PI. XVI, fig. 3, 3a, 3b, 3c, 3d.)

1854. Thomisus erraticus, Blackwall, Research in Zoolog, p. 408.

1861. Thomisus ulmi, Wcstring (ad partem le mâle), Araneœ Sitecicœ descriptœ, p. 426.

186t. Thomisus erraticus, Blackwall, Spiders of great Britain, t. I, p. 71, pi. IV, fig. 40.

1870-1872. Thomisus ulmi, Tliorcll (ad partem), Remarks on Synonyms, p. 246.

1875. Xysticus erraticus, Menge, Preussische Spinnen, p. 438, pi. LXXIII, fig. 247.

1875. Xysticus erraticus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. II, p. 171.

1877. Xysticus erraticus, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 3). — Le céphalolorax est brun-rouge assez foncé, bordé d'une fine ligne noire

marginale; la bande dorsale, longitudinale, jaune, renferme une bande foncée un peu plus étroite et finissant en pointe par-dessous; le front, très large, à peine incliné, est coupé carrément en avant;

il y a un long crin derrière les yeux latéraux et un autre plus court placé au niveau de l'intervalle des latéraux à ceux du milieu; les tubercules qui supportent les yeux de côté sont assez saillants; le bord du bandeau est garni d'une rangée de sept crins.

Les pattes sont fauves ou jaunâtres avec les fémurs et les patellas des deux premières paires bruns, très foncés; il existe un groupe de huit ou neuf épines placées sur la face antérieure du fémur; elles ne sont pas disposées en ligne régulière ; sous le tibia on trouve deux rangées de quatre épines; au métatarse on observe deux séries de cinq épines plus longues.

La patte-mâchoire (fig. 3&, 3c) est fauve plus ou moins brunâtre; l'apophyse inférieure du tibia est forte, tronquée au sommet, avec l'angle postérieur de cette troncature obtus et un peu saillant; l'angle antérieur est plus aigu et légèrement avancé; le bulbe est bordé de noir avec le lobe externe saillant et arrondi; l'apophyse du milieu est petite, presque carrée; l'autre, plus longue, est terminée en pointe recourbée en avant, dirigée du côté interne.

L'abdomen, plus pâle que le céphalothorax, est bordé de blanc sur les côtés; la bande dorsale large, claire, découpée sur les bords, contient dans le haut une ligne longitudinale presque blanche, bordée de brun; la partie inférieure de l'abdomen présente deux lignes claires, horizontales, entourées de quelques points noirs; quelquefois les deux lignes claires sont interrompues dans le milieu.

Ordre de longueur des pattes : 1, 2, 4, 3.

Femelle (fig. 3a). — Le céphalothorax est plus pâle que celui du mâle; la bande médiane, claire, est beaucoup moins pointue par-dessous et la petite bande qu'elle contient est souvent séparée dans le haut par un trait clair; elle est également bien arrondie par-dessous; on remarque des crins très longs placés en avant; les tubercules qui supportent les yeux latéraux sont assez forts; le bord du bandeau est garni de sept crins dont celui du milieu est plus élevé que les autres.

Les pattes sont fauves; on remarque presque toujours un petit trait brun sur les fémurs, sur les patellas et sur les tibias, visible surtout aux deux premières paires; le fémur de la première paire est pourvu d'une série de trois épines placées obliquement; il y a deux rangées d'épines sous le métatarse et sous le tibia; ce dernier est dépourvu de rangée latérale; on remarque une série de trois épines sur le métatarse.

L'épigyne (fig. M) présente une fossette presque aussi large que longue, arrondie sur les côtés, diminuée fortement par en haut, en forme de cœur renversé dont l'extrémité serait un peu tronquée.

L'abdomen est de la même couleur que le céphalothorax; la bande dorsale est large et s'étend sur les côtés en deux fortes ramifications dans le bas ; par-dessous existent, comme chez le mâle, des lignes horizontales ; des crins noirs, assez longs, garnissent la surface de l'abdomen qui est bordé de blanc.

MOEURS. Celte araignée est rare en Belgique; sa démarche est assez lente; je n'ai observé qu'une seule

fois la femelle avec son cocon; elle était cachée sous une pierre un peu soulevée; le cocon, légèrement aplati, est formé de soie très blanche; il contenait quarante œufs jaunâtres; la mère le tenait serré entre ses pattes étendues; elle hiverne sous les feuilles sèches ou sous les détritus.

Belgique.

DISTRIBUTION Brabant : Auderghem.

GÉOGRAPHIQUE. Luxembourg ; Laroche, Herbeumonl, Carlsbourg.

Hollande.

Environs de Breda.

France.

Environs de Paris : La Glacière, Chaville, La Varenne. — Eure-et-Loir : forêt de Châteauneuf. Alpes : Digne.

Angleterre.

Lancaster, Arthur's Seat, Banchory, Old Cambus by Cockburns path.

Suisse.

Gredelsch, Genève. — Tyrol (JNord) : Hôttinger Berg, Hinterriss. (Sud) : Meran, Ralzes. — ïessin.

Bavière : environs de Nuremberg.

Tessin (assez rare).

Laponie : Quickjock ^Weslring). — Upland.

Je l'ai reçue de la Russie sans désignation de localité.

Italie.

Suède.

XYSTICUS BIFASCIATUS, C. Koch, 1837.

(PI. XVI, fig. 4, 4a, 46, 4c, U, 4e.)

SYNO.NYMIE. 1837. Xysticus bifasciatus, C. Koch, Uebersicht des Arachniden-Sy stems, I, p. 26.

1845. Xysticus lanio, C. Koch (ad partem, fig. 1010 et 1 OU, mâle et femelle), Die Arachniden, t. XII, p. 77.

1861. Thomisus bifasciatus, Weslring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 414.

1861. Thomisus bifasciatus, Blackwall, Spiders of Great-Britain, t. I, p. 79, pi. IV, fig. 46.

1870-1872. Thomisus bifasciatus, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 254.

1875. Xysticus bifasciatus, Menge, Preussische Spinnen, p. 436, pi. LXXHI, fig. 246.

1875. Xysticus bifasciatus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. II, p. 173.

1877. Xysticus bifasciatus, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.

DESCRIPTION Mâle (fig. ha). — Le céphalothorax brun-rouge très foncé, est légèrement éclairci sur les

bords latéraux; la bande dorsale, fauve, plus claire dans le bas, renferme une seconde bande un peu plus étroite, plus foncée, moins longue, partagée elle-même par un petit espace longitudinal fauve-pâle bordé d'un trait noir très fin; cette seconde bande, souvent effacée, est remplacée par deux points bruns et une petite ligne noire longitudinale; le dessus de l'abdomen est garni de crins disposés par séries; le front est moins large que celui du X. cristalus avec les angles obtus; la surface du clos est un peu convexe ; les tubercules qui supportent les yeux latéraux sont assez prononcés; une rangée de neuf crins est placée sur le bord du bandeau.

Les pattes sont fauve-rougeâtre avec les fémurs et les patellas des deux premières paires brunfoncé ; sur le fémur de la première paire sont placées six ou sept fortes épines; il existe sous le libia deux rangées de cinq et quatre épines; enfin le métatarse est garni de deux séries de sept et quatre épines assez courtes.

La patte-mâchoire (fig. kb, 4c) est brune; l'apophyse inférieure du tibia, vue de profil, paraît presque carrée; elle est tronquée triangulairement dans le haut; les trois petits angles sont très légèrement saillants ; les deux apophyses du bulbe sont noires, assez longues, et se touchent, sauf à l'extrémité où elles bifurquent et se terminent en pointes fines ; l'apophyse du milieu présente un petit renflement à sa base.

L'abdomen, bordé de blanc par-dessus et un peu sur les côtés, est brun très foncé, rougeâtre et X. 23

presque noir contre les bords blancs; dans la moitié antérieure deux paires de points blancs sont placées obliquement el bien séparées dans le milieu; dans la partie inférieure on distingue trois petites bandes claires, horizontales, plus ou moins visibles. Ordre de longueur des pattes : 1 = 2, 4-, 3, ou 1, % 4-, 5.

Femelle. — Le céphalothorax présente les mêmes dessins que celui du mâle mais un peu plus pâles; les bandes brunes latérales sont moins rapprochées par-dessous; les quatre yeux du milieu forment dans leur ensemble un carré parfait.

Les pattes sont fauves avec les fémurs et les patellas de la première paire un peu brunis ; le fémur de la première paire est muni d'une série de trois fortes épines; il existe sous le tibia deux rangées de cinq épines et par-dessus une suite de trois courtes épines latérales; le métatarse est garni de deux rangées de cinq épines assez courtes.

L'épigyne, en saillie, ovale, plus large que longue, présente en avant une fossette arrondie suivie d'un espace noirâtre divisé par une dépression qui atteint le bord de l'épigastre.

Ordre de longueur des pattes : 1, 2, 4, 3.

MOEURS. Cette araignée, très rare, hiverne sous les feuilles mortes ou sous les détritus, quelquefois sous les

pierres, surtout dans nos provinces montagneuses; elle sort de sa retraite dès les premiers beaux jours; j'ai observé plusieurs fois des femelles qui avaient déjà pondu le 30 avril; elles avaient caché leur cocon dans une feuille morte roulée, encore attachée à la tige d'un petit buisson (fig. M) au commencement du mois de juin; j'en ai trouvé d'autres placés entre des feuilles vivantes (fig. 4e); le cocon, fixé contre la feuille à l'aide de quelques fils, est très volumineux ; la femelle le tient entre ses pattes étendues; il contient de soixante à cent cinquante œufs jaune-pâle, non agglutinés.

Belgique.

DISTRIRITION Brabant : Boitsfort, dans un ravin derrière le cimetière. GÉOGRAPHIQUE. j\amur : Yvoir, Hastières (vallée de l'Hermeton). Liège : Embourg.

Luxembourg : Marbehan.

Limbourg : Genck.

Hollande.

Brabant septentrional, Utreeht, Maestricht.

France.

Alpes : Le Sappey, Briançon, Digne (E. Simon). — Centre et nord de la France (très rare).

Suisse.

Mund, Gamsen, Gredetsch, Furca, vallée de la Saye.— Tyrol (Nord) : Jenbach, Kufstein. (Sud): Meran.— Tessin.

Italie.

Lombardie. — Tessin.

Allemagne.

Bavière : Dutzendteich, Falznerweiher, Happurg, Hartmannshof.

Russie.

Crimée : Sewaslopol — Finlande.

Autriche.

Hongrie : Velejte. — Moldavie.

Angleterre.

Arthur's Seat.

Je l'ai reçue une fois de la Suède sans désignation de localité.

XYSTICUS LINEATUS, Weslring, 1851 (sub. Thomisus).

(PI. XVII, fig. 1, \a, \b, le.)

SYNONYMIE. 1851. Thomisus lineatus, Westring, Fôrtcckning ofver till nârvarande tidKânda, i Sverige fbrekommande

Spindlarter, etc., p. 61. 1861. Thomisus lineatus, Weslring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 428. 1870-1872. Thomisus lineatus, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 248. 1875. Xysticus lineatus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. II, p. 182. 1877. Xysticus lineatus, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 1). — Le céphalothorax est noir-rougeâtre bordé de fauve-obscur; la bande médiane est noir-foncé et bordée, en arrière surtout, de deux lignes fauves un peu rapprochées par le bas; le tégument, un peu rugueux sur les hords, est garni de quelques crins isolés, très longs derrière les yeux; le front, large, coupé carrément, est légèrement incliné; les tubercules qui supportent les yeux latéraux sont peu saillants; il y a une rangée de sept crins au bord du bandeau.

Les pattes sont fauves; les fémurs, les palellas et les tibias sont noirs, un peu moins foncés aux pattes postérieures; les métatarses et les tarses sont presque toujours un peu rembrunis; en avant du fémur de la première paire se trouve une série de trois ou quatre épines et quelques épines par-dessus dans la seconde moitié; le tibia est garni par-dessous de deux rangées de trois épines et le métatarse présente deux rangées de trois et deux épines assez fines.

La patte mâchoire (fig. 16) est brune tachetée de fauve; l'apophyse du tibia se divise en deux; la petite branche du milieu, un peu détachée, se termine en pointe légèrement recourbée au bout; la branche externe, un peu plus longue que l'autre, plus épaisse, est arrondie à son extrémité; le bulbe, assez large, est entouré d'un stylum adhérent.

L'abdomen est brun-rouge; la bordure blanche s'élargit en forme de tache sur le milieu du bord antérieur; un peu plus bas et de chaque côté sont placés deux petits points fauves, allongés, obliques; dans le milieu est une large ligne fauve horizontale découpée sur les bords, dilatée dans le milieu qui s'élève en pointe triangulaire par-dessus et par-dessous; de chaque côté de la pointe inférieure on remarque deux petits traits recourbés, puis plus bas deux ou trois bandes horizontales fauves dont la première est beaucoup plus longue que les suivantes.

Ordre de longueur des pattes : 1, 2, 4, 3.

Femelle (fig. la). — Le céphalothorax, légèrement ponctué de fauve, présente la même disposition que celui du mâle; il est bordé d'une fine ligne blanche marginale; un trait fauve horizontal traverse la région oculaire; le tégument, garni de quelques longs crins, est presque lisse; le carré formé parles yeux du milieu est un peu plus large que long; les deux premières paires de pattes ont les fémurs et les tibias très noirs et tachetés de fauve; les tarses et les métatarses sont rougeâtres avec un anneau noir ; les pattes des deux dernières paires sont fauves avec les fémurs également tachetés de noir; les patellas et les tibias sont marqués par-dessus de deux traits noirs longitudinaux ; il y a trois épines assez longues au fémur de la première paire; sous le tibia existent deux séries de deux épines ou de trois et deux épines; sous le métatarse sont placées deux rangées de trois épines, enfin le tibia est dépourvu d'épines latérales.

L'épigyne (fig. le), visiblement plus longue que large, présente une fossette membraneuse unie, un peu plus étroite et arrondie en avant.

L'abdomen est brun avec une bordure blanche quelquefois peu distincte ; dans la moitié inférieure

MOEURS

se trouvent quelques bandes blanches transversales, souvent doublées de lignes noires et parfois interrompues dans le milieu; l'abdomen est garni de crins assez longs.

Ordre de longueur des pattes : 1, 2, 4, 5.

Ce Xysticus passe l'hiver caché sous les mousses ou sous les feuilles mortes; il se met en chasse aux premiers beaux jours et court à terre dans les mousses au pied des hêtres; il grimpe parfois sur les buissons et le long des tiges des plantes basses; il semble affectionner les bruyères et les genêts ; je n'ai jamais observé son cocon ; cette espèce est assez rare en Belgique.

Belgique.

DISTRIBUTION Brabant : Environs de Bruxelles (bois de la Cambre), Boitsfort. GÉOGRAPHIQUE. ^^e . Ellvjrons de Liège, Horion-Hozémont, Martinrive.

France.

Environs de Paris. — Oise : Precy. — Orne : Mayenne. — Aube : bois de Chappes, Bar-sur-Seine, Les Riceys. Ain : forêt de Seillons. — Vendée. — Landes. — Var : Solliès. — Pyrénées-Orientales. — Corse (E. Simon).

Suisse.

Environs de Genève.

Italie.

ïessin. — Lombardie. — lie de Capri.

Turquie.

Environs de Conslantinople.

Je l'ai reçue de l'Allemagne sans désignation de localité.

XYSTICUS LUCTUOSUS, Blackwall, 1856 (sub. Thomisus). (PI. XVII, fig. 2, 2a, 26, 2c, 2d.)

SYNONYMIE. 1856. Thomisus luctuosus, Blackwall, Charact. and in Lond. and Edinb, Phil. mag., 3e série, VIII, p. 4-89.

1856. Xysticus convexus, Thorell, Rec. crit. Aran., p. HO. 1861. Thomisus audax, Westring (ad partem), Araneœ suecicœ descriptœ, p. 422. 1864. Thomisus luctuosus, Blackwall, Spiders of Great-Britain, t. I, p. 78, pi. IV, fig. 45. 1870-1872. Thomisus audax, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 243. 1875. Xysticus luctuosus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. 11, p. 184.

DESCRIPTION. Mâle. — Le céphalothorax est noirâtre assez foncé un peu veiné de fauve obscur sur les côtés; la bande dorsale, d'un fauve rougeâtre, contient une seconde bande très large, noire, qui ne laisse apercevoir qu'un peu de fauve sur les côtés et par-dessous; elles se terminent toutes les deux en pointe à l'extrémité inférieure; dans la bande du milieu un trait fauve longitudinal part du centre et descend presque jusqu'à la pointe inférieure; les tubercules qui portent les yeux latéraux sont peu prononcés.

Les pattes sont rougeâtres avec les fémurs des deux premières paires presque noirs par-dessus et ponctués de brun par-dessous; ils sont marqués sur la face supérieure d'un trait clair prolongé sur les autres articles; les extrémités des fémurs et des tibias sont brunes aux pattes postérieures; il existe sur la face antérieure du fémur une ligne irrégulière de cinq épines assez fortes ; sous le tibia on compte deux rangées de cinq épines et une rangée de trois épines latérales plus courtes ; enfin le métatarse est muni, outre des épines latérales, de deux séries de trois et quatre épines.

La patte-mâchoire (fig. 26, 2c) est foncée; l'apophyse inférieure du tibia, épaisse, tronquée, est

MOEURS

fortement échancrée à son extrémité; les angles de cette troncature sont prolongés en forme de petits tubercules; le bulbe est assez large, le lobe externe, saillant, forme une petite carène transverse dans le haut.

L'abdomen est noir, largement bordé de blanc, surtout au bord antérieur ; il est orné de lignes horizontales blanches très fines, quelquefois un peu découpées, et souvent interrompues dans le milieu, surtout la première; la seconde et la quatrième sont parfois remplacées par des points allongés.

Ordre de longueur des pattes : \, 2, 4, 3.

Femelle (fig. 2a). — Le céphalothorax présente les mêmes dispositions que chez le mâle, seulement il est brun-rougeâtre beaucoup plus pâle, avec deux taches fauves à son bord inférieur; les tubercules qui supportent les yeux latéraux sont faibles.

Les pattes sont fauves avec les fémurs, les patellas et les tibias des deux premières paires tachetés de noir; il existe un anneau noir très large aux fémurs, aux tibias et aux métatarses des deux dernières paires; le fémur de la première paire porte trois longues épines; sous le tibia on remarque deux rangées de quatre et cinq épines et sous le métatarse deux rangées de quatre et trois avec une rangée de deux épines latérales.

L'épigyne (fig. 2rf) présente une fossette unie, plus large que longue, un peu aplatie en avant, arrondie sur les bords et assez rétrécie en arrière; il y a par-dessous un espace noirâtre avec une petite dépression ovale dans le milieu.

L'abdomen, gris ponctué de brun, est garni de crins courts et espacés; dans la partie inférieure sont placées des lignes blanches transversales doublées de brun, souvent interrompues et formant alors des suites de traits plus ou moins distincts.

Ordre de longueur des pattes : 1, 2, 4, 3.

Je n'ai rencontré qu'une seule fois cette araignée; sa démarche était assez lente; elle se tenait à terre dans une prairie à la lisière d'un bois; ses mœurs me sont inconnues.

Belgique.

DISTRIBUTION Brabant : Environs de Bruxelles (bois de la Cambre). GÉOGRAPHIQUE.

France.

Aisne : Guise (E. Simon).

Elle est citée de la Suède; je l'ai reçue deux fois de l'Angleterre et une fois de l'Ecosse sans désignation de localité.

SYNONYMIE

XYSTIGUS ACERBUS, Thorell, i 870-1 872.

(PI. XVII, fig. 3, 3a, 36, 3c, 3tf\)

1870-1872. Xysticus acerbus, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 237. 1875. Xysticus acerbus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. Il, p. 186. 1877. Xysticus acerbus, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 3). — Le céphalothorax est brun très foncé, éclairci sur les bords; la bande dorsale, fauve-claire, en contient une seconde moins large, brune plus courte, coupée par une ligne claire longitudinale ; cette seconde bande, brune comme les parties foncées latérales, est fortement veinée de fauve; la bande claire du milieu est quelquefois assez peu distincte; le tégument est garni de

crins; le front est large; les tubercules qui portent les yeux latéraux sont bien marqués; neuf crins occupent le bord du bandeau ; le carré formé par les yeux du milieu est un peu plus large que long.

Les pattes sont fauves, tachetées de noir sur les fémurs, les patellas et les tibias ; les métatarses et l'extrémité des tarses sont rougeàtres; le fémur de la première paire est muni de sept à huit épines irrégulières ; il y a sous le tibia deux rangées de quatre épines et une rangée latérale de trois; enfin le métatarse est dépourvu d'épines latérales.

La patte-mâchoire (fig. 36, 3c), brune, est ponctuée de fauve; l'apophyse inférieure du tibia est très forte, presque droite et tronquée ; l'angle de dessous de la troncature est arrondi et très légèrement recourbé; l'autre, un peu plus saillant est aigu; le bulbe, sans apophyse, est dépourvu d'échancrure dans le haut; il y a du côté externe une assez forte carène repliée jusqu'au centre du bulbe.

L'abdomen est brun plus ou moins foncé avec une bordure fauve; la bande dorsale, claire, est découpée fortement sur les bords ; vers le milieu, un trait pâle horizontal se prolonge sur les parties latérales; sous la bande médiane on remarque encore quelques traits horizontaux plus ou moins distincts.

Ordre de longueur des pattes : 1 = 2, 4, 3.

Femelle (fig. 3«). — Le céphalothorax, veiné de fauve, est plus pâle que celui du mâle; les tubercules qui supportent les yeux latéraux sont plus faibles; le tégument est finement chagriné; de nombreux crins garnissent le bord du bandeau.

Les pattes antérieures, brunes, sont ponctuées de fauve sur leur face antérieure; les pattes poslérieures sont fauves, avec l'extrémité des fémurs rembrunie et presque toujours ponctuée; les tibias sont marqués par-dessous de deux traits bruns; le fémur de la première paire est muni de trois longues épines; il existe sous le tibia deux rangées de quatre, ou de cinq et quatre épines assez fortes; le métatarse, garni de deux rangées de quatre et cinq épines qui commencent dès la base de l'article, est en outre dépourvu d'épines latérales.

L'épigyne (fig. M), un peu plus longue que large, présente une fossette lisse, unie, arrondie en avant, un peu prolongée en arrière par une faible dépression.

L'abdomen est le plus souvent fauve-rougeâtre avec une bordure claire un peu plus large en avant; la bande longitudinale, plus large que chez le mâle, se relie dans sa partie inférieure à une ligne transversale prolongée sur les côtés; en dessous on observe d'autres traits clairs, diminuant de longueur en approchant des filières.

Ordre de longueur des pattes :' 1 = 2, 4, 3.

MOEl'RS. La démarche de cette araignée est assez lente; elle court à terre parmi les plantes basses et se

cache souvent sous les pierres dans les endroits humides; je n'ai jamais observé le cocon de la femelle; elle habite aussi les prairies et grimpe quelquefois le long des tiges de graminées.

Belgique.

DISTRIBUTION Brabant : Auderghem, Boitsfort, Mont-Saint-Guibert (dans tes prairies).

GEOGRAPHIQUE. jnvers . Eeckeren, Grobbendonck, environs de Turnhout, Calmpthout, Hingene.

Liège : Environs de Liège, Tilff, Embourg.

JSamur : Aublain, Philippeville.

Luxembourg : Laroche.

France.

Environs de Paris : La Glacière, Fontenay, Meudon, Chaville. — Oise. — Aube. — Vendée. — Landes. — Alpes. — Montpellier. — Pyrénées-Orientales. — Corse (E. Simon).

Genève, Peney. — ïyrol (Nord) : Praxmar, Kufstein. (Sud) : Meran.

Bavière : Moritzberg, Happurg, Ehrenbiirg. — Laurenbourg.

Hongrie : Ujhely, Zombar, Tokaj, Velejle. Crimée, toute la Russie méridionale.

Environs de Constantinople.

Algérie.

Autriche.

Russie.

Turquie.

Afrique.

XYSTICUS STRIÂTIPES, L. Koch, 1870.

(PI. XVII, iig. 4, 4a, 46, 4c, 4d, 4e.)

SYNONYMIE. 1870. Xysticus striatipes, L. Koch, Beitràge zur kenntniss der Arachnidenfauna Galiziens (Krakau).

1875. Xysticus striatipes, E. Simon, Les Arachnides de France, t. II, p. 188.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 4). — Le céphalothorax est fauve-foncé, veiné de noir, un peu éclairci sur les bords; la bande dorsale longitudinale, très large, testacée, fauve-pâle, renferme dans sa partie supérieure une seconde bande un peu plus étroite, courte, obscure, partagée dans le haut par un trait fauve; cette bande est quelquefois remplacée par un groupe de quelques lignes brunes, très rapprochées en arrière; les crins qui garnissent le tégument sont disposés par lignes longitudinales, assez irrégulières; ceux des côtés du front sont beaucoup plus allongés; les tubercules qui supportent les yeux latéraux sont saillants; le bord du bandeau est garni de neuf crins.

Les pattes sont longues, fauve-rouge, avec les fémurs, les patellas et les tibias marqués de deux traits bruns; le fémur de la première paire est muni d'une série de quatre épines; sous le tibia, il y a deux rangées de quatre et trois courtes épines; le métatarse, outre une suite de deux épines latérales, est garni de deux séries de trois et quatre épines assez courtes.

La patte-mâchoire (fig. kb, 4-c, id) est brune; l'apophyse supérieure du tibia, longue, un peu tronquée, est surmontée d'un petit crochet; l'apophyse inférieure, épaisse, un peu moins longue, est tronquée carrément avec une échancrure au milieu de la troncature; le bulbe, noirâtre, large, dépourvu d'apophyse, présente dans le centre une forte dépression arrondie.

L'abdomen, ovale, étroit, plus allongé que chez les autres Xysticus, est entouré d'une bordure blanche très nette; deux parties noires, peu larges, découpées du côté interne, descendent de chaque côté en se rapprochant légèrement aux deux extrémités; le milieu, fauve, contient en avant une fine bande claire, lancéolée et bordée d'un trait noir; dans la partie inférieure se trouvent trois ou quatre petits accents clairs, quelquefois interrompus dans le milieu.

Ordre de longueur des pattes : 1, 2, 4, 3.

Femelle. — Les parties fauves, veinées de noir, du céphalothorax, sont plus étroites que chez le mâle; la bande médiane, nettement découpée, est blanche, surtout en arrière; elle ne renferme en avant que deux taches un peu plus foncées, très courtes et souvent tout à fait effacées; le front est très large; les téguments, presque lisses, sont garnis de crins courts sur toute leur surface; d'autres

MOEURS

crins, plus longs, sont disposés en trois rangées longitudinales sur la partie céphalîque; les yeux du milieu des deux lignes forment un carré presque parfait.

Les pattes sont fauves, avec des taches brunes aux extrémités des articles et sur les fémurs; il y a deux traits bruns sur les fémurs, sur les patellas et sur les tibias; le fémur de la première paire est muni de trois fortes épines; le tibia est garni par-dessous de deux séries de quatre et trois épines, un peu courtes; le métatarse, outre deux épines latérales, présente par-dessous deux rangées de cinq épines.

L'épigyne (fig. le) est plus ou moins arrondie, avec deux fossettes latérales ovales, plus hautes que larges, séparées par une carène presque aussi large que chacune des fossettes ; cette carène est divisée par une strie longitudinale très profonde.

L'abdomen, étroit en avant, assez fortement élargi en arrière est gris bordé de blanc; les parties noires, latérales, sont semblables chez les deux sexes; dans la large bande claire du milieu, quelquefois indistincte, on trouve une trace très vague de la petite bande lancéolée, et, plus bas, quelques accents clairs comme chez le mâle, ces derniers sont souvent tout à fait effacés.

Je n'ai rencontré qu'une seule fois cette araignée, vers le milieu du mois de juillet, en fauchant vers le soir dans une prairie à la lisière d'une forêt; ses mœurs me sont inconnues; l'heure à laquelle je l'ai trouvée semble confirmer les observations de M. L. Koch qui dit qu'en Galicie les mâles montent le soir sur les herbes et les plantes basses.

DISTRIBUTION Luxembourg : Redu.

GÉOGRAPHIQUE

Oise : bois de Saint-Maximin (E. Simon).

Galicie. — Hongrie : Kôvesd.

Belgique.

France.

Autriche.

Je l'ai reçue une fois de l'Allemagne sans désignation de localité.

XYSTICUS SABULOSUS, H afin, 1851 (sub. Thomisus).

(PI. XVIII, fig. 1, la, 16, le, ld.)

SYNONYMIE. 1831. Thomisus sabulosus, Hahn, Die Arachniden, t. I, p. 28, fig. 24.

1843. Thomisus sabulosus, Blackwall, Aimais and Magazine of Natural History, t. XX, p. 498. 1861. Thomisus sabulosus, Blackwall, Spiders of Great-Britain, t. I, p. 72, pi. IV, fig. 41. 1861. Thomisus sabulosus, Weslring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 430. 1870-1872. Thomisus sabulosus, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 249. 1875. Xysticus sabulosus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. II, p. 189. 1877. Xysticus sabulosus, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 1). — Le céphalothorax est brun, veiné de fauve clair sur les côtés; la bande longitudinale, fauve-pâle, est très large, surtout en avant; elle renferme une seconde bande moins foncée que les parties latérales, divisée dans le milieu, très courte et arrondie par-dessous ou quelquefois terminée en pointe assez fine; le tégument est parsemé de crins courts placés irrégulièrement; les tubercules qui supportent les yeux latéraux sont bien saillants; le bandeau est bordé d'une rangée de treize crins.

Les pattes sont d'un gris fauve un peu blanchâtre, avec les fémurs et les tibias des deux

premières paires très obscurcis ; les deux paires postérieures sont annelées et pointillées sur tous les articles ; il existe sur le fémur de la première paire de pattes une série de trois épines ; sous le tibia deux séries de quatre et trois épines assez fortes et sous le métatarse deux suites de quatre épines et un seul rang d'épines latérales un peu plus courtes.

La palte-màchoire (fig. ïb, le) est blanchâtre, avec la base du fémur brune; on observe quelquefois des points foncés sur les autres articles; l'apophyse supérieure du tibia est allongée, assez épaisse et légèrement tronquée à son extrémité; l'inférieure, bien détachée, est plus longue, un peu rétrécie dans le milieu et tronquée au bout; l'angle interne de cette troncature est recourbé en crochet rougeâtre; le bulbe est dépourvu d'apophyse; on remarque dans le haut une échancrure arrondie assez profonde.

L'abdomen, de la même couleur que le céphalothorax, est bordé de blanc; cette bordure s'élargit au bord supérieur en forme de tache assez grande qui se fond avec la bande fauve-claire du milieu; la moitié postérieure de l'abdomen est ornée de petites bandes blanches horizontales, souvent interrompues dans le milieu et bordées ou quelquefois pointillées de noir; des crins assez courts sont disséminés sur toute la surface.

Ordre de longueur des pattes : 1, % 4-, 3.

Femelle (fig. \a). — Le céphalothorax, brunâtre, est moins fauve que celui du mâle; la bande claire médiane, grisâtre, un peu obscurcie dans le haut, ne renferme pas de seconde bande; le front est très large; le tégument est garni de crins de différentes longueurs; les plus courts sont surtout visibles sur le front.

Les pattes sont grises, un peu fauves, et présentent les mêmes taches noires que chez le mâle; il y a trois fortes épines sur le fémur de la première paire de pattes; deux séries de trois et quatre épines sous le tibia, qui est dépourvu d'épines latérales, et deux rangées de quatre et trois épines sous le métatarse, qui possède de plus une rangée latérale de trois épines.

L'épigyne (fig. ici), noirâtre, est unie; la fossette, bordée tout alentour, dépourvue de carène médiane, est arrondie sur les côtés, légèrement tronquée par-dessus et diminuée un peu dans sa partie inférieure; le bord, un peu échancré par-dessous, présente dans le milieu une légère dépression arrondie, bordée de chaque côté de deux petits traits rougeâtres.

L'abdomen est gris, tirant très légèrement sur le fauve; la bordure et la bande longitudinale claires sont peu déterminées; on retrouve dans le bas les traits transversaux clairs, bordés de noir, qui existent sur l'abdomen du mâle.

MOEURS. Je n'ai rencontré ce Xysikus que dans nos régions sablonneuses; sa démarche n'est pas très

vive • la femelle se retire sous une pierre au moment de la ponte et se construit un cocon assez volumineux, blanc, légèrement aplati, sur lequel elle reste immobile avec les pattes étendues; on a beaucoup de peine à le lui arracher; la ponte commence dans les premiers jours du mois de juin; ce Xysticus n'est pas très commun en Belgique.

Belgique.

DISTRIBUTION Anvers : Calmpthout, dans les sables au bord des marais. GÉOGRAPHIQUE. Flandre occidmtak .. Heyst, Knocke.

Limbourg : Genck.

Hollande.

Environs de La Haye, Breda, Utrecht, Maestricht.

France.

Environs de Paris. — Aube. — Normandie. — Charente-Inférieure, — Landes. — Alpes.

Allemagne.

Bavière : Mogeldorf, Zerzabelshof, Falznerweiher, Ziegelsteiner. — Dantzig. — Silésie.

Autriche.

Hongrie.

Suisse.

Bex, Bremgarlen, Tessin. — Tyrol (Nord) : Heilig Wasser, Hottinger Berg, Weer.

Italie.

Tessin. — Lombardie.

Angleterre.

Blandfort, Dorsetshire.

Turquie. Environs de Constanlinople.

Elle est citée de la Suède et je l'ai reçue du Danemark.

XYSTICUS ROBUSTUS, Ilalm, 1851 (sub. Thomisus).

(PL XVIII, fig. 2, 2a, 26, 2c)

SYNONYMIE. 1831. Thomisus robustus, Hahn, Die Arachniden, 1. 1, p. 50 ff. 58, A-C.

1857. Xysticus fuscus, C. Koch (la femelle), Ucbersicht des Arachniden-Sy stems, I, p. 26. 1838. Xysticus morio,, C. Koch (le mâle), Die Arachniden, t. IV, p. 61, fi g. 289.

1869. Xysticus fuccatus, Caneslrini et Pavesi, Aran., ltal, p. 92.

1870. Thomisus briîvitarsis, E. Simon, Arancides nouveaux ou peu connus du Midi de l'Europe, (Mémoires

de la Société royale des Sciences de Liège), mém. 1 . p. 49. 1870-1872. Xysticus fucatus, Thorell (la femelle), Remarks on Synonyms, p. 585. 1870-1872. Xysticus fuscus, Thorell (le mâle), Remarks on Synonyms, p. 558. 1875. Xysticus robustus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. II, p. 195.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 2). — Le céphalothorax, tout uni, est d'un noir rougeâtre; il n'y a que deux petites taches blanches sur les yeux dorsaux; des crins assez courts garnissent le tégument qui est légèrement rugueux ; le front, très large, est un peu arqué en avant; les tubercules qui supportent les yeux latéraux sont faibles, surtout ceux du premier rang; une vingtaine au moins de crins très forts garnissent le bord du bandeau.

Les pattes sont brunes avec tous les fémurs et toutes les patellas noirs; les tibias des deux dernières paires de pattes sont tachetés de brun ; le fémur de la première paire est muni de sept à neuf épines très solides; sous le tibia, on remarque deux rangées de sept et cinq épines courtes et une série latérale de nombreuses épines encore un peu plus courtes; le métatarse est garni pardessous de deux rangées de cinq épines, avec une suite d'épines latérales légèrement plus longues.

La palle-màchoire (fig. 26) est brune; l'apophyse supérieure du tibia, très longue, très épaisse, devient plus fine à son extrémité qui se termine par une épine aiguë; l'apophyse inférieure, également fort épaisse, se divise en deux branches presque de même longueur, dont l'externe est très forte; l'interne, un peu plus grêle, est tronquée avec une légère dépression au centre de la troncature.

DESCRIPTION DES ARACHNIDES DE BELGIQUE. i87

L'abdomen, noir, légèrement rugueux, est recouvert de crins très courts.

Ordre de longueur des pattes : 1 , 2, A, o.

Femelle (fîg. 2a). — Le céphalothorax, beaucoup plus pâle que celui du mâle, est d'un fauve grisâtre rosé, pâle, avec deux bandes latérales brunes, veinées et ponctuées de fauve; à côté du bord marginal éclairci, on distingue un trait noir qui suit les mêmes contours; les tubercules qui supportent les yeux latéraux sont assez faibles et d'un blanc très pur.

Les pattes, très robustes, brunâtres, sont tachetées et pointillées de noir; les fémurs des deux premières paires sont tachetés de fauve en avant et le dessous des tibias et des métatarses est tout à fait noir; il existe une rangée de trois courtes épines en avant du fémur de la première paire; sous le tibia, deux suites de sept et quatre épines, et au métatarse deux séries de cinq et six épines fort courtes.

L'épigyne (fig. 2c) présente deux fossettes étroites, allongées, surmontées de deux petits lobes arrondis, un peu saillants; les fossettes sont séparées par une assez forte carène un peu plus large en avant avec une légère impression dans le milieu, souvent effacée.

L'abdomen est delà même couleur que le céphalothorax; il est uni ou plus rarement indistinctement tacheté de noir; le tégument est garni de petits crins assez serrés.

Ordre de longueur des pattes : 1, 2, k, 3.

MOEURS. Cette espèce est très rare en Belgique; sa démarche est lourde et lente; elle se tient fort cachée

et ne sort de sa retraite que vers le soir; on peut la rencontrer, en soulevant des pierres, le long des bois, dans les endroits arides de nos provinces montagneuses; la femelle, une fois la ponte effectuée, ne sort plus de sa demeure; elle tient le cocon, relativement gros, serré contre son épigastre ; elle l'entoure de ses pattes avec tant de force qu'on le déchire souvent en voulant le lui arracher; le seul qu'il m'ait été donné d'observer contenait trente œufs presque incolores.

Ce Xysticus devient de plus en plus rare en s'élevant vers le Nord; il est, au contraire, assez fréquent dans le Midi de l'Europe.

Belgique.

DISTRIBUTION Luxembourg : Barvaux, Laroche. GÉOGRAPHIQUE. France.

Seine-et-Oise : Saint-Germain. — Oise : Precy, Compiègne. — Isère. — Basses- Alpes : Digne, Faillefeu. — Hautes-Alpes : Le Monétier. — Pyrénées-Orientales. — Corse (E. Simon).

Cabanàs.

Les Abruzzes. — Naples. — Ile de Capri.

Espagne.

Italie.

Afrique.

Les Xysticus étrangers à notre faune sont :

X. corsicus, E. Simon. — X. gallicus, E. Simon. — X. nurilus, E. Simon. — X. irex, E. Simon. — X. comptulus, E. Simon. — X. raleatus, E. Simon. — X. nigrotrivittatus, E. Simon. — X. Ninnii, Thorell. — X. parallelus, E. Simon. — X. desidiosus, E. Simon. — X. arenicola, E. Simon. — X. Lalandei, Audouin et Savigny. — X. caperatus, E. Simon. — X. calcaratus, Westring. — X. perogaster, Thorell. — X. Kempeleni, Thorell. — X. Pavesii, Cambridge. — X. varius, Cambridge. — X. paniscus, L. Koch. — X. uncatus, Thorell. — X. tristiculus, Thorell. — X. setosus, Westring. — X. Gloveri, Blackwall. — X. diversus, Blackwall. — X. gratus, Thorell.

Genre SYNEMA, E. Simon, 1864.

SYNONYMIE

1864. Thomisa (4me sous-genre Synema), E. Simon, Histoire naturelle des Araignées, p. 4-35.

Thomisus (ad partem), de tous les auteurs. 1870. Dlea, Thorell (ad partem), On European Spiders, p. 184. 1875. Synema, E. Simon, Les Arachnides de France, p. 201. 1 877. Synema, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.

CARACTÈRES DU GENRE

© ^P7 Le céphalothorax se rapproche par sa forme générale de celui des Xyslicus; le front est très large, coupé carrément en avant, sans arête frontale; les yeux du premier rang sont disposés en ligne droite et placés à égale distance les uns des autres, ceux du milieu sont beaucoup plus petits que ceux de côté; les yeux du second rang forment une ligne un peu courbée en avant, les latéraux sont aussi plus gros que ceux du milieu; tous les yeux latéraux sont élevés sur des saillies ou tubercules séparés dont les antérieurs sont les plus gros. Les quatre yeux du milieu forment un carré un peu plus étroit en avant qu'en arrière et plus large que long.

Le tégument est lisse et même brillant, comme vernissé, garni de longs crins espacés assez fins; le bandeau vertical est toujours moins large que Taire oculaire.

L'abdomen, convexe, est arrondi à ses deux extrémités; chez la femelle il est plus élevé et surtout beaucoup plus large en arrière; le plastron, en forme de cœur, est plus long que large.

Les pattes, munies d'épines aux fémurs, aux tibias et aux métatarses, se présentent dans l'ordre suivant 1 = 2, 4, 3.

Chez le mâle, la patte-mâchoire est courte et peu robuste; la patella est à peu près aussi longue que le tibia; il n'y a pas d'apophyses au bulbe.

Le mâle, plus petit que la femelle, a son abdomen ovale, allongé, plus gros ou aussi gros en avant qu'en arrière.

Comme on le voit, les caractères qui séparent ce genre du genre Xysticus sont faibles. Les Synema n'en diffèrent un peu que par leurs mœurs et surtout par un aspect général particulier qui les rend faciles à distinguer à première vue.

Us s'éloignent davantage du genre Thomisus dans lequel les ont placés presque tous les auteurs, surtout par le placement et la proportion relative des yeux.

SYNONYMIE

SYNEMA GLOBOSA, Fabricius, 1775 (sub. Aranea). (PI. XVIII, fig. 3, 3a, 36, 3c, 3rf.)

Aranea globosa, Fabricius, Systema Entomologiœ, p. 432. Aranea plantigera, Rossi, Fauna Elrusca, II, p. 154. Aranea irregularis, Panzer, Faunœ Insectorum Germaniœ, etc., 74, 20. Aranea rotundata, Walckenaer, Faune parisienne, II, p. 251. Thomisus rotundatus, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 30. Thomisus rotundatus, Walckenaer, Histoire naturelle des Aranéides, 2, 7. Thomisus rotundatus, Hahn, Die Arachniden, t. I, p. 54, fig. 28.

Thomisus rotundatus, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. I, p. 500. Thomisus (sous-genre Synema) rotundata, E. Simon, Histoire naturelle des Araignées, p. 435. 1872. Di^a globosa, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 542. Synema globosa, E. Simon, Les Arachnides de France, t. II, p. 202. Synema globosa, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 3). — Le céphalothorax, très large en avant, presque carré, à bords droits, est noir un peu rougeâtre; sur la face, une petite ligne jaune traverse le groupe oculaire et entoure les tubercules latéraux; une rangée de sept crins est placée sur le bord du bandeau.

Les deux premières paires de pattes sont noires avec la base des métatarses et des tarses un peu plus claire; souvent aussi la base des tibias est rougeâtre; les deux dernières paires de pattes sont également noires avec la moitié des fémurs, les métatarses et les tarses fauve-clair; en avant du fémur de la première paire de pattes on compte cinq à huit petites épines; sous le tibia deux rangées de trois épines assez longues et des rangées latérales, enfin, sous le métatarse, outre les rangées latérales on compte deux séries de deux épines plus courtes.

La patte-mâchoire (fig. 3b) est de la même couleur que le céphalolhorax; l'angle externe supérieur du tibia est prolongé par une apophyse terminée en pointe fine ; le bord supérieur du tibia supporte une autre apophyse aussi longue et plus ronde ; le bulbe, dépourvu d'apophyses, est entouré d'un stylum très fin, quelquefois délaché dans la partie supérieure.

L'abdomen est noir, bordé de blanc fauve plus ou moins rougeâtre; cette bordure, bien entière dans le haut, ne descend que jusqu'à la moitié de la longueur de l'abdomen où elle rejoint les extrémités latérales de deux bandes blanches horizontales un peu découpées et bien séparées dans le milieu ; plus bas se trouvent, sur les côtés, deux ou trois bandes blanches découpées, plus séparées encore par la grande partie noire qui couvre le restant de l'abdomen ; de longs crins fauves garnissent le tégument très lisse.

Ordre de longueur des pattes : 1 = 2, 4, 3.

Femelle (fig. 3a). — Le céphalothorax, un peu plus étroit en avant que celui du mâle, présente la même coloration; il est garni de longs crins espacés.

Les pattes sont colorées comme celles du mâle ; il y a six à huit longues épines sur le fémur de la première paire.

L'épigyne (fig. 3c) présente une fossette plus large que haute, en forme de cœur, avec la pointe par en haut; dans le milieu de la fossette se trouve une petite pièce en saillie affectant la même forme ; l'espace entre la fossette et le pli épigastrique est assez large.

L'abdomen, arrondi en avant, est plus élevé et plus large en arrière; les dessins sont les mêmes que chez le mâle, mais les parties claires deviennent d'un rouge souvent assez brillant.

J'ai rencontré une seule fois une jolie variété (fig. M) dont l'abdomen est blanc, avec une étroite bande dorsale noire composée de bandes horizontales allongées et très effilées sur les côtés, petites, découpées et plus nombreuses en arrière; cette variété est commune dans le Midi de l'Europe, mais elle n'avait jamais été, je crois, observée dans le Nord.

Ordre de longueur des pattes : \ = 2, 4, 3.

MOEURS. Le mâle se rencontre beaucoup plus rarement que la femelle ; il court ordinairement à terre dans

les prairies entre les herbes et les feuilles des plantes basses ; il ne grimpe guère sur les tiges qu'à l'époque de l'accouplement qui a lieu vers le commencement du mois de juin ; la femelle reste en embuscade cachée dans les fleurs des ombellifères; au moindre danger elle disparaît complètement par en dessous ou se laisse tomber suspendue par un fil; je n'ai jamais observé son cocon. Bien qu'assez répandue cette araignée n'est commune nulle part dans le pays.

Belgique.

DISTRIRUTION Namur : Dave, Annevoie, Godinne, Hastières (vallée de l'Hermeton), Aublain. GÉOGRAPHIQUE. Liège : TM.

Luxembourg : Redu, prairies au bord de la Lesse.

Hollande.

Brabant septentrional, Maestricht.

Toute la France, commune dans le Midi. — Corse (E. Simon). — Porquerolles (îles d'Hyères).

Allemagne.

Bavière : Moritzberg, Pommelsbrunn. — Saxe.

Autriche.

Galicie : Przemysl. — Hongrie : Varanno, Erdôbénye, Tolcsva. — Castellamare. — Bohême. — Dalmatie. — Istrie. — Transylvanie.

Italie.

Le Tessin. — Lombardie : Naples, île d'Ischia. — Ile de Capri. — Sicile. — Sardaigne.

Suisse.

Genève, Gamsen, Lavarraz, Siders, Gredelsch, Martigny, Chur, Ragaz, Tessin. — Tyrol (Nord) Kerschbuchhof, Mûhlau, Paschberg, Husselhof. (Sud) : Meran, Im Trientinischen, Ratzes.

Russie.

Russie méridionale : Crimée, Simferopol, Sudak.

Espagne.

Galice : Cabanas. — Torre de Allô. — Catalogne : Calella. — Douro.

Portugal.

Les Algarves.

Turquie.

Environs de Constantinople. — Palestine. — Egypte. — lie de Candie.

Afrique.

Algérie. — Tunisie. — Cap de Bonne-Espérance.

Amérique.

Rio-de-Janeiro.

Asie.

Chine : environs de Pékin.

Le genre Synema n'a qu'un représentant en Europe.

SYNONYMIE

CARACTÈRES DU GENRE

Genre HERUEUS, E. Simon, 1875.

Thomisus (ad partem), tous les auteurs.

1864. Pachyptila (sous-genre), E. Simon, Histoire naturelle des Araignées. 1875. Heri^us, E. Simon, Les Arachnides de France.

Le céphalothorax est élargi et arrondi vers la partie thoracique; le front, étroit, est obtusément tronqué, sans arête frontale ; la partie céphalique est limitée par de profondes dépressions qui descendent presque jusqu'au bas du céphalothorax; le tégument est couvert de longs crins posés sur de petits tubercules.

Les yeux du premier rang sont tellement courbés en avant qu'ils forment presque deux lignes superposées ; les yeux du second rang forment une ligne presque droite; les tubercules qui supportent les yeux latéraux sont bien marqués; le bandeau vertical est beaucoup plus étroit que Faire oculaire.

Le mâle, un peu plus petit que la femelle, a les pattes plus allongées.

SYNONYMIE

DESCRIPTION

HERIJEUS SAVIGNYI, E. Simon, 4875.

(PI. XVIII, fîg. 4, 4a, 4b, 4c.)

1842. Thomisus yillosus, Lucas, Exploration de l'Algérie, p. 192, pi. X, fig. 8. 1875. Herbus Savignyi, E. Simon, Les Arachnides de France, t. II, p. 205.

Mâle (fig. I). — Le céphalothorax, verdâtre, est garni de crins blancs très longs ; la partie céphalique assez peu allongée se rétrécit, mais reste pourtant assez large en avant.

Les pattes sont de la même couleur que le céphalothorax; les crins qui les garnissent sont blancs et mêlés de crins noirs sur les tibias; le métatarse de la première paire est plus long que le céphalothorax.

Le tibia de la patte-mâchoire (fig. Ib) est muni de deux apophyses; la supérieure, très épaisse, se divise en deux branches différentes de longueur; l'apophyse inférieure est beaucoup plus courte.

L'abdomen, verdâtre, plus pâle que le céphalothorax, présente vers le milieu un dessin rosé, sans forme bien déterminée ; les crins sont blancs.

Ordre de longueur des pattes : 1, 2, i, o.

Femelle (fig. la). — Le céphalothorax présente la même coloration que chez le mâle; les tubercules qui supportent les yeux latéraux sont blancs ainsi qu'une ligne médiane longitudinale qui commence entre les yeux du milieu et descend assez bas sans atteindre toutefois la base du céphalothorax; cette bande existe quelquefois chez le mâle.

L'épigyne (fig. le) présente, un peu plus haut que le milieu, une pièce rouge, relevée, à peu près triangulaire, suivie d'une espèce de rebord rougeâtre mal défini marqué de deux petits traits noirs dans le bas.

L'abdomen, verdàtre-pâle, presque aussi long que large, est assez étroit en avant et possède un dessin rosé comme chez le mâle; on distingue quelquefois des lignes horizontales blanchâtres dans la moitié postérieure.

Ordre de longueur des pattes : 1, 2, 4, 5.

MOEIRS.

J'ai pris une seule fois cette araignée dans un jardin ; ses mœurs me sont inconnues.

DISTRIBUTION Brabant : Environs de Bruxelles. GÉOGRAPHIQUE.

Belgique.

France.

Montpellier, Vaucluse, Mont-Léberon. — Var : Sainte-Beaume. Lentosque. — Oise : marais du Lys. — Corse (E. Simon).

Italie.

Naples. — Sicile. — Province de Pise : Lavaiano.

Turquie.

Environs de Constanlinople.

Afrique.

Algérie.

Je l'ai reçue de l'Espagne et du Portugal sans désignation de la localité.

Alpes-Maritimes : Nice, Saint-Martin-

Les Heriœus étrangers à notre faune sont :

H. setiger, Cambridge. — H. hirsutus, Walckenaer.

SYNONYMIE

CARACTÈRES DU GENRE

SYNONYMIE

Genre CORIARACHNE, Thorell, 1870.

Thomisus et Xysticus des auteurs.

1870. Coriarachne, Thorell, On European Spiders, p. 186. 1875. Coriarachne, E. Simon, Les Arachnides de France, tom. II, p. 209.

Le céphalothorax, aplati , est coupé carrément en avant, avec le front très large; des dépressions obliques, visibles, bien marquées, séparent la partie céphalique; il n'y a pas d'arête frontale.

Les yeux du premier rang sont disposés en ligne droite et posés presque à la même distance les

\^@c ®<& uns ^es autres > les yeux supérieurs forment une ligne courbée en avant; ceux du

YtY milieu sont plus rapprochés entre eux que des yeux de côté; les tuberbules qui

supportent les yeux latéraux sont bien séparés; les yeux médians des deux lignes forment un carré

beaucoup plus large que long; le bandeau vertical est beaucoup moins large que l'aire oculaire.

Les pattes sont fortes, peu allongées; les fémurs sont munis de quelques épines; il y a des séries

d'épines sous les tibias et sous les métatarses.

Ce genre, assez voisin des Xysticus, s'en éloigne par la forme aplatie de son abdomen et de son céphalothorax.

CORIARACHNE DEPRESSA, C. Koch, 1857 (sub. Thomisus). (PL XXVII, flg. 3, 3a, 36, 3c.)

1837. Thomisus depressus, C. Koch, Uebersicht des A rachniden- Systems, I, p. 25.

1838. Xysticus depressus, C. Koch, Die Arachniden, t. IV, p. 67, fig. 292.

1851. Thomisus deplanatus, Westring, Fôrteckning ôfver tilt nàrvarande tid Kànda, i Sverige fôrekommande Spindlarter, etc., p. 62.

1861. Thomisus depressus, Westring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 432.

1870-1872. Coriarachne depressa, Thorell, Remarks on Sijnonyms, p. 251.

1875. Coriarachne depressa, E. Simon, Les Arachnides de France, t. II, p. 210.

1880. Coriarachne depressa, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique (Supplément).

DESCRIPTION

MOEURS

Mâle (fig. Sa). — Le céphalothorax est brun-rougeâtre, avec une petite ligne horizontale jaunepâle dans la région oculaire; les tubercules qui supportent les yeux latéraux sont également jaunes.

Les pattes sont fauves; les fémurs el les patellas de la première paire sont bruns foncés par-dessous; le fémur, épais, est muni près de sa base de six ou sept épines courtes; sous le tibia on trouve deux rangées de quatre et trois épines et sous le métatarse deux séries de cinq et quatre épines assez longues, sans épines latérales.

La patte-mâchoire (fig. 3c) est noirâtre; l'apophyse supérieure du tibia est fort épaisse et tronquée; l'inférieure est presque de la même épaisseur, aussi longue et un peu saillante; le bulbe, noir, dépourvu d'apophyses, largement échancré dans sa partie supérieure, est entouré d'un stylum terminé à l'angle de l'échancrure par une légère dilatation.

L'abdomen, étroit en avant, très déprimé, s'élargit en arrière et se termine en petite pointe courte; le tégument est recouvert d'une épaisse pubescence fauve-noirâtre; il est orné de lignes ondulées claires, presque blanches, un peu saillantes, qui convergent vers le centre ; ces lignes font paraître l'abdomen plissé; on distingue vaguement, dans le haut, une petite ligne longitudinale noirâtre, en forme de losange très fin et très allongé.

Ordre de longueur des pattes : 2, 1, 4, 5.

Femelle (fig. 3). — Le céphalothorax est un peu moins allongé que celui du mâle ; il est de la même couleur et légèrement veiné de fauve sur les côtés.

Les pattes sont semblables à celles du mâle.

L'épigyne (fig. 36), plus large que longue, présente deux fossettes longitudinales allongées , un peu courbées, profondes, séparées par une carène large, épaisse, unie et un peu plus étroite en avant.

L'abdomen, semblable à celui du mâle, est un peu plus large, avec la petite ligne noire du haut plus accentuée.

Ordre de longueur des pattes : % \, 4, 5.

Cette araignée est excessivement rare en Belgique, comme du reste dans presque toute l'Europe; je l'ai trouvée sur des troncs de chênes et de sapins; elle se faufile sous les écorces qu'il faut soulever pour la découvrir. Pendant l'été elle marche lentement sur les plantes basses au pied des arbres; je n'ai jamais observé son cocon.

DISTRIBUTION Liège : Modave.

GÉOGRAPHIQUE. Luxembourg : Redu.

Belgique.

France.

Environs de Paris. — Alpes : Le Sappey, Briançon, Savines (E. Simon).

Upsal.

Suède.

Je l'ai reçue de l'Allemagne sans désignation de localité.

Genre OXYPTILA, E. Simon, 1864.

SYNONYMIE

1805. Thomisus, Walckenaer (ad partem), Tableau des Aranéides, p. 28.

1837. Thomisus, Walckenaer (ad partem), Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. I, p. 4-99.

1837-1850. Xysticus, C. Koch (ad partem), Uebersicht des Arachniden-Sy stems, t. I, p. 25.

1861. Thomisus, Westring (ad partem), Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 410.

1861. Thomisus, Blackwall (ad partem), Spiders of Great-Britain, t. I, p. 66.

1864. Ozyftile (Ozyptila), E. Simon, Histoire naturelle des Araignées, p. 459.

1870. Xysticus, Thorell (ad partem), On European Spiders, p. 185.

1875. Oxyptila, E. Simon, Les Arachnides de France, t. 11, p. 211.

1878. Oxyptila, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.

CARACTÈRES DU GENRE Le céphalothorax est peu allongé, élargi en arrière; le front est assez large, arrondi ou

tronqué; la partie céphalique est séparée par deux traits droits, presque parallèles, bien marqués et qui descendent jusqu'au milieu de la partie thoracique; il n'y a pas

d'arête frontale.

Les yeux du premier rang forment une ligne courbée en avant; ceux du milieu sont plus gros

)rC® <^\ i et plus séparés entre eux que des latéraux; les yeux du second rang sont également disposés en ligne courbée en avant; ceux du milieu sont plus rapprochés entre eux que des latéraux ; les quatre yeux du milieu forment, dans leur ensemble, un carré plus long que large; les tubercules qui supportent les yeux latéraux sont saillants, bien séparés, presque de même grosseur, ou bien ceux du premier rang sont quelquefois les plus gros; le bandeau vertical est moins large que l'aire oculaire; le tégument est chagriné ou rugueux et garni de crins; les chélicères, coniques, courtes et solides, sont planes en avant; l'abdomen, recouvert d'un tégument épais, rugueux, parfois plissé, est garni de crins souvent mêlés d'épines; le plastron, en forme de cœur, est plus long que large.

Les deux sexes se ressemblent beaucoup; le mâle est toujours plus petit, avec les couleurs plus vives.

L'aspect général des Oxyptila diffère de celui des Xysticus; le caractère principal qui les sépare est tiré de la position des yeux. Chez les Xysticus, le carré formé par les yeux du milieu est plus large que long ; c'est le contraire qui a lieu chez les Oxyptila ; chez les Xysticus, les yeux du second rang sont placés à égale distance les uns des autres ; chez les Oxyptila, ceux du milieu sont beaucoup plus rapprochés entre eux.

OXYPTILA HORTICOLA, C. Koch, 1837 (sub. Xysticus).

(PI. XIX, fig. 1, la, 16, le.)

Xysticus horticola, C. Koch, Uebersicht des Arachniden- Systems, I, p. 26. Xysticus horticola, C. Koch (ad partem), Die Arachniden, t. IV, p. 74 fig. 296-298. Thomisus versutus, Blackwall, Descr. of some newly dise. Spec, etc., and Ann. and Mag. of Nat. Hist., 2e série, XI, p. 15.

Thomisus versutus, Blackwall, Spiders of Great-Britain, 1. 1, p. 83, pi. IV, fig. 49. Thomisus horticola, Westring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 436. Xysticus horticola, Ohlert, Araneiden oder echten Spinnen der provinz Preussen, p. 118. 1872. Thomisus horticola, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 252. Oxyptila horticola, E. Simon, Les Arachnides de Finance, t. II, p. 215. Oxyptila horticola, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 1). — Le céphalothorax est fauve-rougeâtre; de chaque côté une bande noirâtre

commence par un trait fin sous les yeux latéraux et descend, en s'élargissant beaucoup, jusqu'à la base du céphalothorax; dans le centre, une grande tache longitudinale, coupée dans le milieu par une ligne claire, part des angles frontaux et se fond en arrière avec le milieu fauve; cette tache est moins foncée que les bandes latérales; le tégument, chagriné, est garni de crins fauves et noirs; les chélicères, noires, sont rougeâtres vers leur extrémité.

Les pattes, assez fortes, peu longues, sont de la même couleur que le céphalothorax; le fémur de la première paire est muni de deux courtes épines noires; le tibia possède par-dessous deux rangées de deux épines et le métatarse deux rangées de trois plus une épine latérale supérieure.

La patte-màchoire (fig. \b) est plus ou moins foncée; l'apophyse externe supérieure du tibia, accolée au tarse, est assez longue; l'autre, détachée, se termine en pointe arrondie; par-dessous on trouve encore trois apophyses : la première, dirigée obliquement en avant, est longue et aiguë; celle du milieu, plus courte, se termine par un petit crochet recourbé; enfin, la troisième, un peu conique, est beaucoup plus courte que les deux autres ; le bulbe est muni d'un stylum dans le haut; le milieu est occupé par une carène noire plissée, terminée par en bas en petite pointe opposée au crochet de l'apophyse médiane inférieure du tarse.

L'abdomen est brun-noirâtre; sa partie supérieure, fauve, forme une bordure claire, mal définie. Dans le bas, on distingue deux ou trois lignes horizontales pâles; le ventre est fauve, ponctué de noir; le tégument, chagriné, est garni de crins fauves mêlés de quelques crins noirs.

Ordre de longueur des pattes : 1, 2, 3 = 4.

Femelle (fig. \a). — Le céphalothorax est plus pâle que celui du mâle, avec les parties latérales brunes; les bandes noires sont un peu moins distinctes; le plastron, fauve-rougeâtre, est étroit et allongé.

Les pattes sont quelquefois tachetées de noir, surtout les deux dernières; il n'y a qu'une épine aux fémurs des trois premières paires et une épine latérale au métatarse.

L'épigyne (fig. le), plus large que longue, arrondie par-dessus, tronquée dans le bas, est munie de deux petites fossettes ovales, latérales, un peu rapprochées par en haut, séparées par une carène en forme de triangle allongé, dont la pointe touche presque au rebord inférieur.

L'abdomen est semblable à celui du mâle, mais beaucoup plus pâle; il y a souvent des tachettes brunes sur les parties latérales.

Ordre de longueur des pattes : 1, 2, 4, 5.

MOEURS. Cette araignée est beaucoup moins commune en Belgique qu'en France; on la rencontre en

toutes saisons dans les bois et surtout sur les herbes ou dans les prairies qui bordent les lisières; au moment de la ponte elle se retire sous une pierre ou sous la mousse pour faire son cocon qui contient de trente à quarante-cinq œufs ; elle le garde assidûment en le tenant dans ses pattes. VHorticola passe l'hiver sous les mousses ou sous les détritus, quelquefois même sous des pierres enfouies dans l'herbe; sa démarche n'est jamais très vive; j'ai rencontré plusieurs fois le mâle, dans les prairies, chassant sur des fleurs.

Belgique.

DISTRIBUTION Brabanl : Boitsfort, Groenendael, La Hulpe, environs de Louvain, Diest. GÉOGRAPHIQUE. Namur . Yv0ir, Dînant.

Liège : Tilff, Comblain-au-Pont, Embourg, Modave.

Luxembourg : Laroche.

Limbourg . Genck, Munster-Bilsen, Maeseyck.

Utrecht, Maestricht.

Toule la France. — Corse (E. Simon).

Hollande.

France.

Angleterre.

Berwickshire, Arthur's Sead and Pentlands. — Oakland. — Glascow.

Prusse. — Bavière : environs de Nuremberg.

Allemagne.

Suisse.

Genève, Gamsen, Bex, Brigerbad, Chur, Breslau, vallée de la Reuss. — Tessin. — Tyrol (Nord) : Hôttinger Berg, Sellrain, Jenbach, Obergurgel, Kufslein. (Sud) : Im Trientinischen, Meran, Val Fondo bei Schluderbach.

Autriche.

Hongrie : Forro. — Trente.

Jeny-Sala, Orianda. — Saint-Pétersbourg (Liefland). — Finlande. — Livonie.

Italie.

Tessin (rare). — Piémont. — Vénétie. — Environs de Pavie.

Galice : Cabanas.

Upsal.

Algérie.

Espagne.

Suède.

Afrique.

SYNONYMIE

DESCRIPTION

OXYPTILA SANCTUARIA, Cambridge, 1871 (sub. Thomisus).

(PI. XIX, fig. 2, 2a, 26, 2c.)

1871. Thomisus sanctuaria, Cambridge, Trans. Linn. Soc, XXVII, p. 405. 1875. Oxyptila sanctuaria, E. Simon, Les Arachnides de France, t. II, p. 217. 1878. Oxyptila sanctuaria, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.

Mâle (fig. 2). — Le céphalothorax est brun-fauve foncé; dans le milieu existe une bande claire, droite et fortement rembrunie en avant où elle devient même tout à fait indistincte ; dans le bas et de chaque côté on remarque deux petites taches pâles, cachées par la saillie de l'abdomen; le tégument, chagriné, est garni de crins assez courts; la partie céphalique est coupée carrément par-devant; on observe une série de longs crins fauves au bord du bandeau; les chélicères sont brunes et striées finement.

Les pattes sont fauves; les fémurs des deux premières paires sont noirs; ceux des paires postérieures sont également noirs, mais fortement éclaircis à leur base; les fémurs de la première paire sont munis de deux courtes épines; il n'y en a qu'une aux fémurs des deux paires suivantes, deux rangées de deux épines sous le tibia et deux de trois, un peu plus longues, au métatarse; il n'y a pas d'épines latérales.

La patte-mâchoire (fig. 26) est brune; l'apophyse supérieure du tibia, épaisse et un peu arrondie au bout, est accolée au tarse; la seconde, dirigée obliquement en avant, se termine par une petite

dilatation rougeâtre; le bulbe, entouré d'un stylum, est muni dans le milieu de deux petites apophyses accolées et dirigées en avant.

L'abdomen, fauve, est un peu éclairci au bord supérieur; dans le haut se trouvent quelques tachettes plus ou moins pâles, obliques, allongées, qui divergent vers une petite tache centrale en forme de losange; dans la moitié inférieure, on distingue quelques lignes brunes horizontales, plus ou moins visibles.

Ordre de longueur des pattes : 1, 2, 3 = 4.

Femelle (fig. 2a). — Le céphalothorax ressemble à celui du mâle, mais il est beaucoup plus pâle et souvent veiné de fauve clair; le plastron, en forme de cœur, est large, veiné ou maculé de brun.

Les pattes sont fauves, avec les fémurs un peu plus foncés; il n'y a qu'une épine aux fémurs des trois premières paires; il n'y a pas d'épines latérales aux tibias et aux métatarses.

L'épigyne (fig. 2c), ovale, plus large que longue, présente deux fossettes arrondies, assez rapprochées et partagées dans le milieu par une fine carène longitudinale, un peu dilatée par en haut et par en bas.

L'abdomen, fauve-clair, est assez élargi en arrière; on distingue dans le haut deux points latéraux bruns, et, plus bas, quelques lignes brunes horizontales; le tégument est garni de crins noirs.

Ordre de longueur des pattes : 1,2, 4-, 3.

MOEURS. Cette araignée est fort rare en Belgique; je ne l'ai rencontrée qu'une seule fois dans les Polders,

cachée sous une pierre; ses mœurs me sont inconnues.

Belgique.

DISTRIBUTION Anvers : Lillo.

GÉOGRAPHIQUE. France.

Environs de Paris : Saint-Germain-en-Laye. — Orne : Lhôme. — Dieppe, Villers-sur-Mer. — Aube :

plaine de Foolz (E. Simon).

Angleterre.

Sud de l'Angleterre.

Italie.

Lavaiano (province de Pise).

Je l'ai reçue une fois de l'Allemagne et une fois de l'Autriche sans désignation de localité.

OXYPTILA PRATICOLA, C. Koch (sub. Xysticus), 1837.

(PI. XIX, fig. 3, 3a, 36, 3c.)

SYNONYMIE. 1857. Xysticus praticola, C. Koch, Uebersicht des Arachniden- Systems, I, p. 25.

184-6. Thomistjs incertus, Blackwall, Descr. of some newly dise. sp. etc., in Ann. and Mag. of nat. Hist.

XVIII, p. 297.

1861. Thomisus brevipes, Westring, Araneœ Suecicœ, p. 4-38 (femelle, non le mâle). 1867. Xysticus praticola, Ohlert, Araneiden oder echten spinnen der Provinz Preussen, p. 117 (femelle,

non le mâle).

1870-1872. Thomisus incertus, Thorell, Remarks on Synomjms, p. 255 (le mâle). 1870-1872. Xysticus brevipes, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 255 (non le mâle). 1870-1872. Xysticus praticola, Thorell, Remarks on Sijnonyms, p. 426. 1875. Oxyptila praticola, E. Simon, Les Arachnides de France, t. II, p. 222. 1878. Oxyptila praticola, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.

DESCRIPTION

Mâle (fig. 3). — La bande dorsale longitudinale du céphalothorax, est fauve-rougeâtre, aussi large que le front en avant, un peu rétrécie en arrière, plus ou moins nettement indiquée sur les bords; les parties latérales sont brunes, veinées de fauve ; la surface, presque plane, chagrinée, est couverte de crins assez longs; le bord du bandeau est garni d'une rangée de sept crins; le plastron est ovale, tacheté de noir sur les côtés, avec une tache noire dans le milieu.

Les pattes sont fauves, avec les fémurs des deux premières paires noirs, quelquefois tachetés de fauve; les fémurs des deux autres paires ne sont noirs qu'à l'extrémité; il y a deux épines assez courtes sur les fémurs des deux premières paires et une seule, plus courte, sur les fémurs postérieurs; le tibia de la première paire est muni par-dessous de deux épines et le métatarse de deux rangées de trois épines un peu plus longues.

La patte-mâchoire (fig. 3b) est brune ; l'apophyse supérieure du tibia est épaisse et largement tronquée à son extrémité ; l'angle de cette troncature se prolonge en pointe fine recourbée à son extrémité; l'apophyse inférieure, moins épaisse, un peu courbe, se termine en pointe arrondie contre le bulbe; celui-ci, dépourvu d'apophyse, est entouré dans le haut par un stylum fin et détaché.

L'abdomen, brun, avec une bande médiane en forme de losange, un peu plus claire et mal définie, présente sur les parties latérales quelques taches assez vagues et dans la moitié postérieure des bandes horizontales, pâles, souvent ponctuées; les bords, par-dessus et sur les côtés, sont pâles, avec une suite de petites taches blanches variables et très nettes.

Ordre de longueur des pattes : 1 = 2, k = 5, ou 1 = 2, 4, 3.

Femelle (fig. 3a). — Le céphalothorax est brun-clair, veiné de fauve sur les côtés; la bande médiane, fauve, contient en avant une large tache brunâtre qui descend en pointe assez bas sur le céphalothorax; le plastron, fauve, ovale, assez allongé, est orné de taches brunes.

Les pattes sont fauves, avec les fémurs des deux premières paires tachetés de brun; ceux des deux paires postérieures sont terminés par un anneau noir; on remarque deux épines noires sur les fémurs de la première paire et une seule sur les fémurs de la deuxième et de la quatrième; le métatarse de la première paire est dépourvu d'épines latérales.

L'épigyne (fig. 3c) se rapproche beaucoup de celle de l'O. sanctuaria; les bords inférieurs latéraux sont un peu plus dilatés et les fossettes, plus larges, arrondies, semblent plus rapprochées contre la fine carène médiane.

L'abdomen, brun, garni de crins fauves, ressemble beaucoup à celui du mâle; il est plus large et plus triangulaire; les tachettes blanches de côté sont remplacées par une bordure blanche assez large et parfois veinée de fauve.

Pendant l'été, on la trouve le plus souvent dans les prairies, grimpant sur les tiges ou posée sur les fleurs; au printemps il faut la chercher sous les mousses qui garnissent la base des vieux arbres ou sous les bruyères; vers la fin du mois de juin, la femelle se retire pour pondre sous une pierre; elle dépose de vingt à trente œufs dans un cocon rond, déprimé, en soie blanche, d'un tissu solide et très serré, qu'elle tient contre elle entre ses pattes étendues; lorsqu'on veut la prendre, elle rapproche les pattes contre le corps et reste immobile.

Belgique.

DISTRIBUTION Brabant : Boitsfort, Laeken, Berchem-Sainte-Agathe, Rhode-Saint-Genèse, Waterloo. GEOGRAPHIQUE. JSamur ■ Environs de Namur, Dave, Yvoir, Han-sur-Lesse, Mariembourg.

Liège : Esneux, Tilff, Comblain-au-Pont, Spa, Coo, (vallée de l'Amblève).

Luxembourg : Laroche.

Hainaut : Braine-le-Comle (forêt de la Houssière).

Toute la Néerlande (Six. Van Hasselt).

Hollande.

France.

Environs de Paris. — Aisne : Guise. — Oise. — Fontainebleau. — Aube. — Isère : Grenoble, Bourg d'Oisans. — Hautes-Alpes : Briançon, Savines. — Calvados : environs de Honfleur (E. Simon).

Allemagne.

Bavière : Mogeldorfer Weiher, Weigelshof, Dutzendteich, Moritzberg, Pommelsbrunn. — Prusse,

Autriche.

Hongrie : Forro, Varanno, Szomotor, Homonna, Szinnaiko, Ujhely. — Galicie : Brzostek, Sacz. — Trente.

Genève, Tarasp, Val Sesia (côté sud du Mont Rose). — Tyrol (Nord) ; Achenthal, Kerschbuchhof, Hôttinger Berg; (Sud) : Im Trienlinischen, Ratzes, Pinzolo. — Tessin.

Italie.

Russie.

Tessin. — Lombardie. — Piémont.

Presque toute la Russie méridionale.

Je l'ai reçue plusieurs fois de l'Angleterre sans désignation de localité; elle est également citée de la Suède.

OXYPTILA SIMPLEX, Cambridge, 4860 (sub. Thomisus). (PI. XIX, fig. 4, 4a, 46, 4c, Ad.)

SYNONYMIE. 1860. Thomisus simplex, Cambridge, Zoologist, pp. 7946-7951.

1875. Thomisus simplex, Cambridge, Transact. Linn. doc. of London, vol. XXVIII, pi. XXXIII, n° 2. 1870-1872. Xysticus pusio, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 256. 1875. Oxyptila simplex, E. Simon, Les Arachnides de France, t. II, p. 227. 1878. Oxyptila simplex, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 4). — La bande médiane longitudinale du céphalothorax est fauve, avec un léger

étranglement sous les yeux; elle contient en avant une tache rembrunie, peu marquée, composée quelquefois de petits traits obscurs; les parties latérales sont brunes, veinées de fauve; le tégument, chagriné, est garni de crins assez courts; les chélicères, brunes, sont légèrement striées.

Les pattes, fauves, sont fortes, relativement courtes, avec les fémurs des deux premières paires noirâtres; ceux des deux paires postérieures ne sont noirs qu'à leur extrémité; les fémurs des trois premières paires sont munis, par-dessous, de deux fortes épines.

La patte-mâchoire (fig. kb, 4c) est brune, avec la patella et l'extrémité du tarse fauves; le tibia est fortement dilaté du côté externe ; son apophyse supérieure, blanchâtre, large, est accolée au tarse dans le bas; une longue pointe noire, très fine, un peu sinueuse, vient s'y insérer; le tibia s'épaissit ensuite transversalement par-dessous et possède encore deux apophyses plus petites et plus courtes que la supérieure: celle du milieu est droite et arrondie du haut, l'autre est un peu recourbée; le bulbe, dépourvu d'apophyse, est entouré d'un stylum noir et détaché.

MOEURS

L'abdomen, gris-fauve, est garni de crins noirs assez courts; il est marqué dans le haut de deux traits un peu plus foncés en forme de V, suivis de deux petites lignes courbées et peu séparées dans le milieu; plus bas, on remarque encore deux ou trois traits horizontaux obscurs, plus ou moins bien marqués.

Ordre de longueur des pattes : 1 == 2, 5 = 4-.

Femelle (fig. la). — Le céphalothorax est plus court et plus élargi que celui du mâle; les parties brunes latérales sont moins foncées; quelques poils blancs forment une bordure à la ligne foncée marginale; ces poils blancs sont souvent effacés; le plastron, fauve, ovale, est assez allongé.

Les pattes fauves sont rarement tachetées de brun ; il n'y a qu'une seule épine aux fémurs des deuxième et troisième paires.

L'épigyne (fig. kd), beaucoup plus large que haute, s'allonge et se rétrécit latéralement; une petite pièce arrondie sépare la bordure par-dessus ; dans le bas, une partie un peu obscurcie la sépare du pli épigastrique.

Ordre de longueur des pattes : 1 == % 4, 3.

J'ai rencontré cette araignée en fauchant dans les prairies pendant le mois de mai ; elle est fort rare en Belgique; ses mœurs me sont inconnues.

Belgique.

DISTRIBUTION Brabant : Environs de Bruxelles, Jette-Saint-Pierre. GÉOGRAPHIQUE. £%e;Tilff.

France.

Environs de Paris. : Asnières. — Seine-et-Oise : Saint-Léger. — Dieppe. — Villers-sur-Mer. — Oise marais du Lys. — Aube : Troyes (E. Simon).

Autriche.

Hongrie : Homonna.

Nikopol.

Je l'ai reçue de l'Angleterre sans désignation de localité.

SYNONYMIE

OXYPTILA SCABRICULA, Weslring (sub. Thomisus), 1851.

(PI. XX, fig. 1, la, 16, le, \d.)

1851. Thomisus scabriculus, Westring, Forteckning ôfver till nârvarancle tid Kànda, etc., p. 50. 1856. Xysticus scabriculus, Thorell, Recensio crilica Aranearum Suecicarum, p. 111. 1861. Thomisus scabriculus, Westring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 441. 1870-1872. Xysticus scabriculus, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 257. 1875. Oxyptila scabiucula, E. Simon, Les Arachnides de France, t. II, p. 229. 1878. Oxyptila scabricula, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.

description. Mâle (fig. 1). — Le céphalothorax, brun, est un peu plus clair sur les côtés; le tégument

présente d'assez fortes rugosités surmontées de courtes épines ; il est en outre garni de poils blanchâtres; la partie céphalique, assez courte, est tronquée en avant; les chélicères, brunes, presque noires, sont marquées d'une tache fauve vers leur extrémité.

Les pattes, fortes, relativement courtes, sont brunes, un peu mélangées de fauve, principalement aux deux premières paires; en avant des fémurs de la première paire de pattes, on trouve deux longues épines et une plus courte aux fémurs des deuxième et troisième paires; les tibias et les métatarses sont munis de deux rangées de trois épines, longues et aiguës.

La patte-mâchoire (fig. 16, le) est brune; l'apophyse externe du tibia, très épaisse, s'élargit encore à son extrémité qui est obliquement tronquée ; l'angle postérieur de cette troncature est arrondi et l'autre est un peu aigu; l'apophyse inférieure, moins épaisse, légèrement courbée, se termine par une forte dilatation triangulaire, noirâtre; le bulbe est muni de deux apophyses assez solides; celle du milieu, courbée en arrière, se termine en crochet fort aigu; l'autre, courbée dans le même sens, est un peu plus grêle.

L'abdomen, brun comme le céphalothorax, est couvert de rugosités et d'épines fauves et noires.

Femelle (fig. ïa). — Le céphalothorax et l'abdomen sont semblables à ceux du mâle ; le front est garni d'épines; le plastron, grisâtre, est un peu plus long que large.

Les pattes sont garnies de crins aux fémurs, aux tihias et aux métatarses ; il n'y a qu'une épine aux fémurs des trois premières paires; les métatarses sont dépourvus d'épines latérales.

L'épigyne (fig. \d) présente une petite fossette plus longue que large, rebordée, diminuée dans le haut et partagée par une carène longitudinale très étroite; une tache noirâtre la sépare du bord de l'épigastre.

Ordre de longueur des pattes : i, % 4-, 3.

MOEURS. Cette Oxyptila est fort rare en Belgique; sa façon de vivre et de se cacher surtout, la rend difficile

à trouver; elle est toujours recouverte de particules de terre ou de sable, qui adhèrent à ses téguments rugueux et épais et qui, lorsqu'elle reste immobile, empêchent de la distinguer; sa démarche est très lente. Au moment de la ponte, la femelle se retire sous les mousses et surtout sous les pierres pour y construire son cocon sur lequel elle reste cramponnée; pendant l'été, on la trouve dans les terrains secs, errant à la base des plantes basses, sur lesquelles je ne l'ai jamais vue grimper; le mâle, comme la femelle, hiverne sous les pierres, sous les mousses ou sous les détritus.

Belgique.

DISTRIBUTION Liège : Tilff, Comblain-au-Pont. GÉOGRAPHIQUE. Luxembourg : Laroche.

France.

Environs de Paris : La Varenne. — Oise : Precy, friches sablonneuses dans les bois de Saint-Maximin. — Dieppe. — Baie de Somme. — Hautes-Alpes : Le Monétier (E. Simon).

Allemagne.

Bavière : Happurg, Lichtenstein, Harlmannshof, Môgeldorf, Eltersdorf.

Autriche.

Hongrie : Ujhely.

Russie.

Simferopol.

Afrique.

OXYPTILA BLACKWALLI, E. Simon, 1875.

(PI. XX, fig. 2, 2a, 26, 2c.)

SYNONYMIE. 1861> Thomisus claveatus, Blackwall (*), Spiders of Great-Britain, t. I, p. 87, pi. IV, fig. 52.

1875. Oxyptila Blackwalli, E. Simon, Les Arachnides de France, p. 231. 1880. Oxyptila Blackwalli, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique (supplément).

DESCRIPTION. Mâle (fig. 2). — Le céphalothorax, brun, plus ou moins foncé, devient un peu rougeâtre en arrière et vers le milieu; le tégument, finement chagriné, est garni de crins, plus longs sur la face; le bord du bandeau est garni de sept longs crins fauves; les chélicères, noires, non renfoncées, sont garnies de crins de la même couleur.

Les pattes, fauves, sont assez fortes; les fémurs des deux premières paires sont bruns; ceux des autres paires sont seulement teintés de brun à l'extrémité; le fémur de la première paire porte, en avant, trois épines assez longues; les fémurs des deuxième et troisième paires en présentent une seule, petite, par-dessus; le tibia de la première paire est muni de deux séries de deux épines et le métatarse possède deux séries de trois épines robustes et assez longues.

La patte-mâchoire (fig. 26) est fauve, avec le tarse brun; l'apophyse supérieure du tibia, longue, détachée du tarse, est recourbée en crochet vers le bout; l'apophyse inférieure, beaucoup plus courte, plus épaisse, est tronquée à son extrémité qui se partage en deux petits tubercules très courts et arrondis; le bulbe, entouré d'un stylum noir, est dépourvu d'apophyse.

L'abdomen est brun, légèrement plus pâle que le céphalothorax; quelques traits noirs dans le milieu indiquent vaguement un commencement de bande lancéolée longitudinale; dans la partie postérieure on distingue quelques lignes brunes horizontales; on remarque encore quelques traits obliques sur les côtés.

Ordre de longueur des pattes : 1 = 2, 4-, 5 ou 2, 1, 4, 3.

Femelle (fig. 2a). — Le céphalothorax, plus arrondi que celui du mâle, est coloré de même; dans le centre on remarque une bande blanche longitudinale, très vague, un peu mieux marquée en arrière; le tégument, légèrement rugueux, est garni de crins disposés en ligne sur le front; le plastron , fauve, ovale, est assez large.

Les pattes, fauve-verdâtre par-dessous, sont un peu plus foncées par-dessus, surtout aux fémurs; le fémur de la première paire est muni de deux courtes épines; il n'y en a qu'une sur les fémurs des deux paires suivantes; le métatarse de la première paire porte également une seule épine latérale dans le haut.

L'épigyne (fig. 2c), mal définie sur les bords, présente une pièce triangulaire dans le milieu, avec deux petites fossettes arrondies placées contre les angles inférieurs du triangle; par-dessous une large bordure, un peu arquée, la sépare du pli épigastrique.

L'abdomen, légèrement élargi en arrière, ressemble beaucoup à celui du mâle; les dessins sont mieux indiqués; on y remarque souvent des tachettes rondes, fauves, très irrégulières.

MOEURS

Ordre de longueur des pattes : 1 = 2, 4, 3 ou 1, 2, 4-, 3.

J'ai toujours rencontré cette Oxyptila cachée sous les pierres, à l'arrière-saison; elle est fort rare en Belgique.

(() Ce nom ayant été employé déjà ne peut être maintenu.

DISTRIBUTION Namur : Han-sur-Lesse.

GÉOGRAPHIQUE. Luxemhourg . Barvaux.

Belgique.

Frange.

Environs de Paris : Chaville. — Aube : Gyé-sur-Seine, Mussy. — Côte-d'Or : Chàtillon-sur-Seine. Alpes : Lautaret, Bourg d'Oisans. — Landes : Mont-de-Marsan (E. Simon).

Porlland.

Algérie.

Angleterre.

Afrique.

Je l'ai reçue une fois de l'Italie et deux fois de l'Autriche sans désignation de localité.

OXYPTILA BREVIPES, Hahn, 1831 (sub. Thomisus).

(PI. XX , fig. 3, 3a, 36, 3c, M, 3e.)

SYNONYMIE. 1831. Thomisus brevipes, Hahn, Die Arachniden, t. I, p. 50, tab. VIII, fig. 25.

1857 Xysticus brevipes, C. Koch, Uebersichl des Arachniden- Sy s te ms , t. I, p. 25. 1870-72. Xysticus pusio, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 573. 1875. Oxyptila brevipes, E. Simon , Les Arachnides de France, p. 252.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 3). — Au milieu du céphalothorax se trouve une large bande longitudinale, fauve

mêlé de brun rougeâtre, bien indiquée, surtout en arrière; les bords latéraux sont noirâtres, veinés de fauve; le tégument, chagriné, est couvert de crins très courts; le bord du bandeau est garni de sept crins fauves assez longs.

Les pattes sont fauves, avec les fémurs de la première paire noirs; ceux des trois dernières paires sont noirs à l'extrémité seulement; on remarque un anneau noir très large aux tibias; les fémurs des trois premières paires de pattes ne présentent qu'une seule épine, fort courte; on trouve, sous le tibia, deux rangées de deux épines et deux rangées de trois au métatarse; les épines latérales manquent complètement.

La patte-mâchoire (fig. 36, 3c) est brune; l'apophyse supérieure du tibia se termine en pointe noire, très aiguë; elle se détache du tarse vers la moitié de sa longueur; l'apophyse inférieure, très large, se divise en deux branches bien séparées, d'inégale longueur; le bulbe présente aussi deux petites apophyses bien visibles de profil; celle de dessus est plus épaisse que l'autre avec son extrémité arrondie et légèrement courbée par en haut; la seconde se termine en pointe aiguë.

L'abdomen est gris-brunâtre mêlé de crins fauves assez courts; vers le milieu sont placées deux taches noires, découpées, horizontales, finissant en pointe sur les côtés, suivies de trois bandes noirâtres de longueur différente, souvent interrompues dans le centre.

Ordre de longueur des pattes : 1 = 2, 4-, 5 ou 1, 2, 4, 3.

Femelle (fig. 3a). — Le céphalothorax est coloré comme celui du mâle; la bande claire longitudinale est diminuée par-dessous avec un léger étranglement à la hauteur de la strie thoracique; les tubercules qui supportent les yeux latéraux sont assez saillants; le plastron (fig. 3c), en forme de cœur, plus long que large, est rougeâtre, avec des taches noires sur les bords et une ligne médiane noire n'atteignant pas le bord frontal.

L'épigyne, rebordée par-dessous, est bien arrondie dans sa partie supérieure; elle présente, dans

MOEURS

le bas, une petite fossette ovale centrale qui touche à la bordure; sous cette dernière, on distingue deux petites taches noirâtres qui la séparent du pli épigastrique.

L'abdomen est gris, comme celui du mâle; on distingue souvent, dans le haut, deux taches noires latérales, bien écartées et fortement découpées; vers le milieu, deux bandes noires, un peu recourbées, horizontales, sont souvent interrompues de façon à former trois taches séparées; plus bas se trouvent quelques autres bandes, dont l'avant-dernière est souvent élargie et fortement

découpée.

Les pattes sont semblables à celles du mâle, sauf les fémurs de la première paire qui sont

tachetés de fauve, au lieu d'être noirs.

Ordre de longueur des pattes : 1, 2, 4, 3 ou 1 = 2, 4, 3.

Je n'ai rencontré qu'une seule fois cette rare espèce dans une prairie entourée de roches boisées; elle marchait assez lentement entre les herbes; je n'ai jamais observé son cocon. Comme c'était au printemps et qu'elle était adulte, elle avait probablement passé l'hiver sous les pierres qui entouraient la vallée; ses mœurs me sont inconnues.

Belgique.

DISTRIBUTION Namur : Hastières (vallée de l'Hermeton). GÉOGRAPHIQUE. France.

Environs de Paris. — Seine-et-Oise : Saint-Léger. — Orne. — Normandie: Rouen.'— Dieppe. — Aube (E. Simon).

Allemagne.

Bavière : environs de Nuremberg.

Autriche.

Bohême. — Hongrie.

Suisse. — Italie.

Le Tessin : Lugano, Monte S. Salvalore, Monte Bigorio (assez rare). — ■ Piémont.

OXYPTILA TRUX, Blackwall, 1846 (sub. Thomisus).

(PI. XX, fig. 4, 4a, 4b, 4c, 4d, 4e.)

SYNONYMIE

DESCRIPTION

Maki

Thomisus trux, Blackwall, Description of some newly discovered Species, etc. {Ami. and Mag. of Nat. Hist., vol. XVIII, p. 500.

Thomisus brevipes, Westring (ad partem), Fbrteckning ofver till nàrvarande tid Kànda, etc., p. 50.

Thomisus brevipes, Westring (ad partem), Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 438.

Thomisus trux, Blackwall, Spiders of Greal-Britain, t. J, p. 84, pi. IV, fig. 50.

Xysticus praticola, Ohlert (ad partem), Die Araneiden oder echten Spinnen der Provinz Preussen, p. 117.

1872. Xysticus brevipes, Thorell (ad partem), Remarks on Synonyms, p. 254.

1872. Xysticus Westringi, Thorell, Remarks on Synonyms, pp. 412, 427, 572.

Oxyptila trux,E. Simon, Les Arachnides de France, t. II, p. 234.

Oxyptila trux, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.

Mâle (fig. 4). — Le céphalothorax est brun-rougeâtre très obscur; sur les côtés on trouve une bordure marginale noire, assez large, séparée, par un espace plus pâle, des deux bandes longitudinales noires qui limitent la bande fauve du milieu; cette dernière renferme en avant une tache plus foncée, descendant en pointe et divisée par un trait fauve; le tégument, finement chagriné, est garni de crins fauves, plus longs dans la région frontale; le plastron, rougeâtre, est garni de crins blancs.

Les pattes sont fauves, avec les fémurs rembrunis à l'extrémité; ceux de la première paire sont rembrunis jusque près de la base; on remarque parfois par-dessus un petit trait clair allongé; les fémurs des deux premières paires sont munis de deux épines; ceux des deux dernières paires n'en ont qu'une, beaucoup plus courte; le tibia de la première paire possède par-dessous deux rangées de deux épines et le métatarse deux rangées de trois et quatre épines.

La patte-mâchoire (fig. kb, ic) est brune; l'apophyse supérieure du tibia est large et se termine en pointe assez fine, arquée en dehors; l'autre apophyse, plus grêle, est plus courte; entre ces deux apophyses le bord du tibia est creusé de façon à montrer encore deux petites pointes arrondies, dont l'une, plus visible que l'autre, forme une légère saillie obtuse; on distingue de profil, dans la forte carène noire supérieure du bulbe, deux autres apophyses dont l'inférieure est la plus longue.

L'abdomen, garni de crins assez longs, est gris-fauve; dans le milieu, une tache noirâtre, variable, étroite, découpée, figure très vaguement une bande lancéolée; sur les côtés et ne descendant pas jusqu'à l'extrémité de l'abdomen, sont placées quelques taches interrompues et des traits noirs ; dans le bas et entre les taches supérieures, on dislingue quelques traits clairs ou plus souvent noirâtres , horizontaux , très peu marqués.

Ordre de longueur des pattes : 2, 1, 4, 3.

Femelle (fig. la). — Le céphalothorax, beaucoup plus pâle que celui du mâle, est garni de crins bruns ; le plastron est fauve.

Les pattes sont entièrement fauves; le fémur de la première paire est muni de deux épines noires; les fémurs des deux paires suivantes n'en possèdent qu'une; on remarque encore une épine latérale au métatarse de la première paire.

L'épigyne (fig. kd), assez mal définie, est largement bordée par-dessous; elle est arrondie; la petite fossette, très allongée, placée dans le bas, repose sur le milieu de la bordure.

L'abdomen, presque aussi large que long, est gris-fauve; on distingue deux taches noirâtres aux angles antérieurs; plus bas, deux autres taches sont suivies de bandes horizontales, souvent séparées dans le milieu et presque toujours peu visibles; tous ces dessins ont l'aspect effacé.

Ordre de longueur des pattes : 1 = 2, h>, 3.

MOEURS. J'ai observé cette Oxyptila en plein hiver, à moitié engourdie et enfouie profondément sous les

feuilles mortes; sa démarche est lente; au mois de juin j'ai trouvé une femelle cachée sous une pierre et tenant son cocon fortement serré entre ses pattes; ce cocon, blanc, assez gros, renfermait vingt-huit œufs jaunâtres, presque incolores. Cette espèce est fort rare en Belgique.

Belgique.

DISTRIBUTION Brabant : Boitsfort (février). GEOGRAPHIQUE. j\a mur : Anseremme .

France.

Environs de Paris : Chaville, Carrière. — Fontainebleau. — Normandie : Honfleur. — Aisne : Guise. — Haute-Marne : Langres. — Isère : Grenoble. — Hautes-Alpes : Savines (E. Simon).

Angleterre.

Oakland. — Ecosse : environs de Glascow.

Suède.

Upland.

Allemagne.

Bavière : environs de Nuremberg. — Laurenbourg.

Russie.

Sud de la Russie. — Pologne : environs de Varsovie.

Je l'ai reçue deux fois de l'Autriche sans désignation de localité

SYNONYMIE

OXYPTILA NIGRITA, Thorell, 1875 (sub. Xysticus). (PI. XX, fig. 5, Sa, 56, 5c, Sd.)

1875. Xysticus mgrita, Thorell, Tijds. EnL, XVIII, p. 24-.

1875. Oxyptila nigrita, E. Simon, Les Arachnides de France, t. II, p. 238.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 5). — Le céphalothorax est noir-rougeâtre, avec deux taches allongées plus pâles qui bordent la partie céphalique dans le bas; le tégument, chagriné, est garni de crins assez courts qui deviennent plus longs sur le front; on trouve une rangée de crins placés sur le bord du bandeau.

Les pattes sont fauves; les fémurs et la base des tibias des deux premières paires sont noirâtres; on remarque deux fortes épines noires au fémur de la première paire; il n'y a qu'une épine très petite aux fémurs des deux paires suivantes; le tibia de la première paire est muni de deux rangées de deux et une épine et le métatarse porte deux suites de trois épines plus longues et plus fortes.

La patte-mâchoire (fig. 56, 5c) est brune, avec le tarse noir; l'angle supérieur de lapatella est fortement prolongé en avant; c'est la seule de nos Oxyptila présentant cette particularité qui suffit pour la reconnaître. L'apophyse supérieure du tibia, assez mince, un peu creusée, est accolée au tarse; une autre apophyse, placée par-dessous, presque aussi longue, est tronquée et légèrement dilatée à son extrémité; l'apophyse inférieure, noire, est beaucoup plus courte; on trouve encore, vers le milieu du bulbe, une forte apophyse très aiguë et recourbée par en bas.

L'abdomen, grisâtre, présente des bandes horizontales, souvent découpées en tachettes brunes, plus ou moins régulières; on distingue vaguement, dans le haut, une bande un peu plus pâle, en forme de losange allongé; des crins noirs garnissent les côtés et la partie inférieure de l'abdomen.

Ordre de longueur des pattes : \ = 2, 5 = 4 ou 1=2, 5, 4.

Femelle (fig. 5«). — Le céphalothorax est coloré comme celui du mâle, mais il est plus éclairci et devient presque blanc en arrière; le plastron, en forme de cœur, est brun et assez élargi.

Les pattes sont entièrement fauve-verdâtre comme l'abdomen ; les fémurs des trois dernières paires sont dépourvues d'épines; sous le tibia on remarque deux rangées d'une et deux épines et deux suites de trois longues épines au métatarse ; il n'y a pas d'épines latérales.

L'épigyne (fig. M) est très mal définie; dans la bordure inférieure on distingue deux impressions longitudinales courbées en dedans.

L'abdomen, semblable à celui du mâle, est élargi et arrondi en arrière, plus étroit et tronqué dans le haut.

MOEURS

Ordre de longueur des pattes : 1 = 2, 5, 4- ou 1 *= 2, 3 = k.

Je n'ai rencontré que deux fois cette Oxyptila en Belgique, dans les bois de sapins de la province d'Anvers; sa démarche est lente; ses mœurs me sont inconnues.

Belgique.

France.

Environs de Paris : La Varenne. — Oise : Precy. — Aube : Villenauxe. — Isère : Sappey (E. Simon).

DISTRIBUTION Anvers • Calmpthout.

GÉOGRAPHIQUE

Environs de Berlin, Laurenbourg, Bavière. Elle est citée de la Suède et du Danemark.

Allemagne.

Les Oxyptila étrangères à notre faune sont :

0. elegans (Thomisus), Blackwall. — 0. rigida (Thomisus), Cambridge. — 0. clavigera (Thomisus), Cambridge. — 0. pallida (Thomisus), Blackwall. — 0. confluens (Xysticus), C. Ko-ch. — 0. Leprieuri, E. Simon. — 0. flaya, E. Simon. — 0. varica, E. Simon. — 0. numida (Thomisus), Lucas. — 0. annulipes (Thomisus), Lucas. — 0. pauxilla (Thomisus), E. Simon.

SYNONYMIE

Genre MISUMENA, Latreille, 1804.

1804. Misumena, Latreille, Nouveau dictionnaire d'Histoire naturelle, XXIV, p. 155.

1805. Thomisus, Walckenaer (ad partem), Tableau des Aranéides, p. 28.

1837. Thomisus, C. Koch (ad partem), Uebersicht des Arachniden-Sy stems, p. 24.

1861. Thomisus, Westring (ad partem), Araneœ suecicœ, p. 4-10.

1861. Thomisus, Blackwall (ad partem), Spiders of Great-Britain, t. I, p. 66.

1864. Thomisus (Thomisa) (ad partem), E. Simon, Histoire naturelle des Araignées, p. 431.

1870. Misumena, Thorell, On European Spiders, p. 183.

1870. Dlea, Thorell (ad partem), On European Spiders, p. 184.

1875. Misumena, E. Simon, Les Arachnides de France, t. II, p. 241.

1875. Misumena, Menge (ad partern), Preussische Spinnen, p. 451.

1878. Misumena, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.

CARACTÈRES DU GENRE

Le céphalothorax est un peu court, avec le front large, coupé presque carrément et arrondi aux angles ; le commencement des stries céphaliques est bien indiqué.

Les yeux du premier rang forment une ligne très fortement courbée; ils sont placés à égale distance les uns des autres; parfois ceux du milieu sont un peu plus séparés ; les yeux du second rang forment une ligne légèrement courbée; les saillies qui supportent les yeux latéraux se touchent presque toujours; celles du second rang sont un peu plus épaisses; le bandeau, presque droit, est moins large que l'aire oculaire; les pattes, très longues chez les mâles, se présentent dans Tordre suivant : 1, 2, 4, 3; elles sont munies de crins et d'épines aux fémurs, aux tibias et aux métatarses; le tibia de la patte-mâchoire porte deux apophyses; celle de dessous est la plus courte.

Les différences entre les deux sexes sont souvent très fortes; le mâle est toujours beaucoup plus petit que la femelle.

Le genre Misumena, tel qu'il est présenté par M. Thorell, ne répond plus à celui de Latreille qui devait se composer de presque toutes les espèces que renferme la tribu des Thomisinœ.

MISUMENA VATIA, Clérck, 1757 (sub. Araneus).

(PI. XXI, fig. \, \a, \b, le, \d, le, if, \g, \h, \i, \j.)

SYNONYMIE. 1757. Araneus vatius, Clerck, Saenska Spindlar, etc., p. 128, pi. VI, fig. 5.

1758. Aranea calycina, Linné, Syst. Nat., édition 10, ï, p. 620. 1761. Aranea quadri-lineata, Linné, Syst. Nat., édition 12, I, p. 1032. 1763. Aranea Osreckii, Scopoli, Enlomologia Camiolica, etc., p. 399. 1763. Aranea Hasselquistii, Scopoli, Entomologia Camiolica, etc., p. 399. 1763. Aranea Uddmanni, Scopoli, Entomologia Camiolica, etc., p. 400.

1775. Aranea scorpiformis, Fabricius, Systema Entomologiœ, etc., p. 4-56.

1776. Aranea virginea, Mullcr, Zoologiœ Danicœ, etc., p. 194. ? 1777. Aranea signata, Fabricius, Gênera insectorum, p. 249.

1778. Aranea citrea, de Geer, Mémoires pour servir à l'hist. des Insectes; Mém. VII, p. 298, pi. XVIII,

ff. 17-22.

1804. Aranea quinque-punctata, Pànzcr, Syst. Nomencl., p. 164; (Schœffer), Je. Ins, Ralisb. H,

tab. CLXXXVII, fig. 7.

1804. Aranea alro-nigricans, Panzer, Syst. Nomencl, p. 173; (Schœffer), le. Ins, Ratisb. II, tab. CC,

fig. 7.

1805. Thomisus citreus, Walckenaer, Tableau des Aranèides, p. 51. 1805. Thomisus calyginus, Walckenaer, Tableau des Aranèides, p. 52. 1805. Thomisus dauci, Walckenaer, Tableau des Aranèides, p. 52. 1831. Thomisus pratensis, Hahn, Die Arachniden, t. I, p. 45, fig. 53.

1855. Thomisus scorpiformis, Hahn, Monographia Aranearum, VII, pi. III, fig. a. 1853. Thomisus quadri-lineatus, Hahn, Monographia Aranearum, VII, pi. III, fig. 6. 1838. Thomisus calycinus, C. Koch, Die Arachniden, t. IV, p. 53, fig. 285-284.

1856. Thomisus vatius, Thorell, Recensio crilica aranearum Suecicarum, p. 72.

1861. Thomisus citreus, Blackwall, Spiders of Great-Britain, t. I, p. 88, pi. IV, fig. 53.

1861. Thomisus vatius, Westring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 442.

1864. Thomisus citreus, E. Simon, Hist. Nat., des Araignées, p. 452.

1866. Thomisus calycinus, Prach, Monographie der Thomisiden, etc.

1870. Misumena vatia, Thorell, On European Spiders, p. 185.

1870-1872. Misumena vatia, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 258.

1875. Misumena vatia, E. Simon, Les Arachnides de France, t. II, p. 245.

1875. Misumena vatia, Mengc, Preussische Spinnen, p. 455, pi. LXXV, fig. 257.

1878. Misumena vatia, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 4). — Le céphalothorax est noir-rougeâtre sur les côtés, avec une bande médiane longitudinale, très large en avant et rétrécie jusqu'au tiers postérieur où elle devient tout à coup beaucoup plus étroite jusqu'en bas; celte bande, claire, est verdâtre ou quelquefois jaune; les tubercules qui supportent les yeux latéraux sont très forts et presque réunis; le plastron est noir.

Les deux premières paires de pattes sont longues, avec les fémurs et les patellas noirs; les tibias et les métatarses sont rougeâtres et annelés de noir; les deux dernières paires de pattes sont vertes ou quelquefois fauves; toutes les hanches sont noires; le tarse et le métatarse de la première paire sont aussi longs que le tibia et la patella.

La patte-mâchoire (fig. \h) est noire; le tibia et la patella sont presque toujours plus pâles; l'angle supérieur du tibia se prolonge en forme d'apophyse droite, noire, assez épaisse et tronquée; l'angle supérieur de cette troncature est prolongé et se termine en crochet recourbé ; le bord du tibia présente encore, tout près de la base de la première apophyse, une autre apophyse plus courte et conique; le bulbe, noir, est creusé dans le haut d'une petite échancrure.

L'abdomen, ovale, arrondi à ses deux extrémités, est vert, bordé de noir; cette bordure est

surtout visible de côté; souvent aussi le céphalothorax est blanchâtre; dans la moitié inférieure on remarque deux bandes noires, plus ou moins larges, parallèles, découpées sur les bords et se prolongeant jusqu'au-dessus des filières.

Le mâle est presque toujours moitié plus petit que la femelle.

Ordre de longueur des pattes : 1, 2, 4, 5.

Femelle (fig. la). — Le céphalothorax est blanc-verdâtre, avec deux bandes latérales droites plus foncées; souvent les côtés sont entièrement bruns, comme chez le mâle; le bandeau est un peu moins large que l'aire oculaire.

Les pattes sont vertes ou jaunâtres, avec un anneau terminal rougeâtre au tibia et au métatarse 2 qui souvent est complètement effacé; deux rangées de quatre et trois épines garnissent le dessous du tibia de la première paire de pattes; le métatarse est muni de deux séries de sept épines un peu plus fortes.

L'épigyne (fig. 1/), assez mal définie, présente une plaque plus large que longue, fortement rebordée par-dessous, avec deux petites fossettes assez rapprochées, placées contre la bordure.

L'abdomen est blanc, légèrement fauve; sur les côtés on remarque deux bandes découpées, étroites, d'un rouge carminé, qui descendent à peu près jusqu'à la moitié de la longueur de l'abdomen ; dans le milieu de la partie postérieure, on retrouve les deux bandes parallèles qui existent chez le mâle, mais qui sont également rouges.

Cette Misumena varie beaucoup; voici les variétés les plus constantes que j'ai rencontrées :

Figure 16. — Les bandes inférieures parallèles de l'abdomen sont remplacées par quatre taches d'un rouge plus vif.

Figure \d. — L'abdomen est entièrement blanc-verdâtre, sans trace de taches ni de bandes.

Figure If. — Le céphalothorax, les pattes et l'abdomen sont d'un beau jaune vif; sur ce dernier on remarque de chaque côté, dans le bas, une petite tache rouge, plus ou moins arrondie.

Figure \g. — L'abdomen, blanc-verdâtre, est orné sur les côtés d'une suite de taches rouges superposées.

Figure le. — -Le céphalothorax est semblable à celui du mâle; l'abdomen est blanc-verdâtre; sur l'un des côtés, principalement à gauche, on remarque dans le haut une seule petite bande rouge découpée, de forme irrégulière; j'ai rencontré souvent cette curieuse anomalie.

Ordre de longueur des pattes : 1, % 4, 3.

MOEURS. Cette jolie araignée sort de sa retraite hivernale aux premiers beaux jours du mois de mai; elle

habite les bois et les prairies et se plaît surtout sur les fleurs des ombellifères entre lesquelles elle se cache très habilement (fig. le); elle change souvent de fleurs et tend des fils qui vont de l'une à l'autre comme de légers ponts suspendus; souvent aussi, elle se construit une petite retraite dans une feuille dont elle replie l'un des bords; lorsqu'on veut la saisir, elle se laisse tomber brusquement et reste suspendue près de terre par un fil excessivement mince.

Le mâle paraît très vagabond et se rencontre assez rarement; il semble un peu craintif et ne s'approche que lentement de la femelle; au moment de la ponte, celle-ci se relire soit entre les fleurs des plantes basses (fig. 1/), soit sous une feuille qu'elle recourbe au-dessus d'elle, à l'aide de quelques fils fortement tendus; elle ne manifeste aucune préférence; je l'ai rencontrée sous des feuilles de chêne, de hêtre, de saule Marceau, etc.; le cocon, formé d'un tissu blanc, assez lâche, est arrondi et ne tient à la feuille que par quelques fils; il renferme de trente à cinquante œufs; la mère le garde avec soin; elle chasse quelquefois dans les environs, en laissant toujours des fils tendus sur son passage.

Belgique.

DISTRIBUTION Brabant : Environs de Bruxelles, Boitsfort, Auderghem, Groenendael, La Hulpc, Rixensart, Ottignies, GÉOGRAPHIQUE. Court-Saint-Étienne, Bousval, Noirhat, Nivelles, Wavre, Diest, Louvain.

Namur : Environs de Namur, Dave, Yvoir, Marche -les -Dames, Dinant, Furfooz, Waulsort,

Hastières : vallée de THermeton; Louette-Saint-Pierre. Liège : Environs de Liége^ Chaudfontaine, Spa, Coo, Barrage de la Gileppe, Modave, Hamoir, Embourg,

Marlinrive, Aywaille.

Luxembourg : Saint-Hubert, Redu, Marbehan, Melreux, Laroche, Carlsbourg, Awenne, Neufchâteau,

Marche.

Anvers : Postel, Calmpthout.

Flandre occidentale : Environs de Bruges. Flandre orientale : Environs de Gand.

Limbourg : Genck, Maeseyck.

Hainaut : Braine-le-Comte : forêt de la Houssière.

Hollande.

Brabant septentrional, Oirschot, Maestrichl.

France.

Partout (E. Simon).

Angleterre.

Pays de Galles.

Allemagne.

Bavière : partout. — Eisenach. — Silésie. — Bohême.

Autriche.

Hongrie : Szinnaikô, Erdôbénye, Varanno, Azar, Tokaj, Lelesz, Velejte^ Tolcsva. — Galicie : ïatra, Krakau, Brzostek, Janow Korczyna, Strzelbice, Bukowina. — Basse-Austrie. — Trente. — Moldavie.

Russie.

Russie méridionale : District de Rodomysl. — Jekaterinoslaw. — Crimée. — Sudak. — Jeny-Sala.

Saint-Pétersbourg. — Sibérie : sous le cercle polaire entre Tobolsk sur Irtisch et Obdorsk, près de l'embouchure de l'Ob. — Finlande.

Suisse.

Genève. — Environs de Bâle, Environs de Lucerne, Vallée de la Reuss, Tyrol (Nord) : Ueberall gemein, Hôttinger Berg, Gôtzens, Stubai, Jenbach, Patscher Koff, Kufslein. (Sud) : Meran, Ampezzo. — Bex, Gamsen, Bremgarten, Engelberg, Brigerbad, Mund.

Espagne.

Galice : Cabanas, Torre di Allô. — Environs de Madrid.

Italie.

Vénétic. — Lombardie. — Piémont. — Toscane. — Province de Pise. — Naples. — Tessin (Suisse et Italie) : Mcndrisio, Monte S. Giorgio, Capolago, Lugano, Monte Caprino, Bellinzona, Giubiasco. — Avellana. — Sicile. — Ile de Crète. — Ile de Capri.

Turquie.

Environs de Constantinople. — Ile de Candie.

Grèce

Argolide et Arcadie.

Afrique.

Algérie.

Amérique.

Canada. — Environs de Washington. — Colorado. — (Elle me paraît être très commune aux Etats-Unis.)

Asie.

Répandue dans toute l'Asie septentrionale.

Suède. — Norwège. — Danemark.

SYNONYMIE

DESCRIPTION

MISUMENA TRICUSPIDATA, Fabricius, 1775 (sub. Aranea). (PI. XXII, fîg. 1, la, 16, le.)

1775. Aranea tricuspidata, Fabricius, Systema entomologiœ, etc., p. 433.

1785. Aranea viatica, Fourcioy, Enlomologia Parisiensis.

1789. Aranea inaurata, Olivier, Encyclopédie méthodique, t. IV.

1802. Aranea delicatula, Walckenaer, Faune parisienne , t. II, p. 232.

1802. Aranea Diana, Walckenaer, Faune parisienne, t. II, p. 232.

1805. Thomisus Diana, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 30.

1805. Thomisus tricuspidatus, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 32.

1805. Thomisus delicatulus, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 52.

1820-1836. Thomisus Diana, Hahn, Monograph. Aran., 2, pi. III, fîg. A.

1820-1836. Thomisus Hermanii, Hahn, Monograph. Aran., 2, pi. III, fîg. B.

1831. Thomisus Diana, Hahn, Die Arachniden, t. I, p. 31, fîg. 26.

1837. Thomisus Diana, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. I, p. 531.

1870. Di;ea tricuspidata, Thorell, On European Spiders, p. 184.

1870-1872. Di/EA tricuspidata, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 539.

1875. Misumena tricuspidata, E. Simon, Les Arachnides de France, t. II, p. 244.

1875. Di^a tricuspidata, Menge, Preussische Spinnen, p. 456, pi. LXXVI, fig. 258.

1878. Misumema tricuspidata, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.

Mâle (fig. la). — Le céphalothorax, fauve-pâle, légèrement rougeâtre dans la bande longitudinale du milieu, est entouré d'une fine ligne marginale très noire; les côtés sont bruns, avec deux lignes plus noires placées à côté de la bande claire médiane; les yeux sont entourés de petits cercles jaune-clair; des poils courts et peu serrés garnissent le tégument; on dislingue un crin très fort placé derrière les yeux latéraux; les saillies qui supportent ces derniers sont fortes et séparées ; le plastron est fauve-rougeâtre.

Les pattes des deux premières paires sont beaucoup plus longues que les autres; les fémurs sont brun-rouge ; il y a un anneau brun-rouge à la patella et au tibia; les pattes postérieures sont jaunâtres ; les épines qui garnissent les pattes sont assez longues.

La patte-mâchoire (fig. le) est fauve ou jaunâtre; l'angle supérieur du tibia est prolongé par une apophyse serrée contre le tarse, se terminant en pointe; au milieu du bord supérieur du tibia, il existe une seconde apophyse plus courte, un peu courbée en dehors; un slylum noir fait deux fois le tour du bulbe qui est rougeâtre.

L'abdomen, jaunâtre, brillant, est entouré d'une bordure noire assez large, visible surtout de côté.

Ordre de longueur des pattes : 1 , 2, 4, 3.

Femelle (fîg. 1). — Le céphalothorax est semblable à celui du mâle ; les côtés sont seulement un peu plus foncés.

Les pattes sont fauves; le tibia de la première paire est muni par-dessous de deux séries de cinq et trois épines assez courtes; on observe encore deux rangées de six et cinq épines au métatarse.

L'épigyne (fig. 16) est mal définie; on y distingue deux fossettes latérales placées obliquement, rapprochées par le haut et largement séparées dans le bas.

L'abdomen, fortement élargi en arrière, devient étroit et bien arrondi par-dessus; dans le bas on remarque de chaque côté une bande rouge, quelquefois très brunie, courbée en forme de C; cette bande, souvent formée de trois tachettes très rapprochées l'une de l'autre, est suivie d'une petite ligne horizontale de la même couleur; il existe, mais beaucoup plus rarement, une tache brune clans le milieu de l'abdomen.

Ordre de longueur des pattes : 1,2, 4, 5.

MOEURS. Je n'ai pris que deux fois cette araignée, que je considère comme fort rare en Belgique; elle me

semble affectionner les prairies humides; elle se met en embuscade sur les fleurs des ombellifères.

Belgique.

DISTRIBUTION Luxembourg : Melreux, Laroche. GÉOGRAPHIQUE. Hollande.

Maestricht.

France.

Toute la France, mais assez rare partout (E. Simon).

Allemagne.

Prusse — Silésie : environs de Breslau. — Bavière.

Autriche.

Hongrie : Czéke, Varanno, Tokay, Tolcsva, Forro.

Suisse.

Genève, environs de Lucerne. — Tyrol (Nord) : Reichenau, Viller Au, Jenbach. (Sud) : Bozen. — Bremgarten.

Italie.

Vénélie. — Lombardie. — Piémont. — Parme. — Modène. — Les Romagnes. — Provinee de Pise.

Russie.

Charkow, Jekaterinoslaw, Nikopol, Sudak, Aima, Arabat, Sarepta. — Sibérie : Saissan, Turkestan.

Genre VIM\, Tharell, 1870 (ad partem).

SYNONYMIE. 1805. Thomisus, Walckenaer (ad partem), Tableau des Aranéidcs, p. 28.

1857. Thomisus, C. Kocli (ad partem), Uebersicht der Aracliniden-Sy stems, 1, p. 24.

1861. Thomisus, Westring (ad partem), Araneae Suecicae, p. 410.

1861. Thomisus, Blackwall, Spiders of Great-Britain, t. I, p. 66.

1864. Thomisus (sous-genre Diana), E. Simon, Histoire naturelle des Araignées, p. 431,

1870. DijEâ, Thorell (ad partem), On European Spiders, p. 184.

1875. DiiEA, E. Simon, Les Arachnides de France, t. II, p. 247.

1878. Di^a, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.

CARACTER . AA Le céphalothorax, large, est arrondi par-dessous, avec le front coupé carrément, sans

(^ J) arête frontale.

Les yeux du premier rang sont disposés en ligne très légèrement courbée en avant; ils sont placés presque à la même distance les uns des autres; les yeux du second rang sont un peu plus courbés clans le même sens; ceux du milieu sont tous les quatre plus petits que les latéraux; les quatre yeux du milieu forment un carré plus long que large, plus étroit en avant; les tubercules qui supportent les yeux latéraux sont forts et bien séparés; le bandeau vertical est moins large que l'aire oculaire.

SYNONYMIE

DliEA DORSATA, Fabricias, 1777 (sub. Artuiea).

(PI. XXII, fig. 2, la, 26, 1c, 2<i, 2e, % 2</.)

1777. Aranea dorsata, Fabricius, Gênera Insectorum , etc., p. 249. 1802. Aranea floricola, Walckenaer, Faune parisienne, II, p. 251. 1805. Thomisus floricolens, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 55.

1851. Thomisus dorsatus, Hahn, Die Arachniden , t. 1, p. 44, fig. 54.

1852. Thomisus dorsatus, Sundevall, Suenska Spindlarnes beskrifning , p. 221.

1857. Thomisus floricolens, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. I, p. 552.

1845. Thomisus dorsatus, C. Koch, Die Arachniden, t. XII, p. 56, fig. 991, 992.

1854. Thomisus floricolens, Blackwall, Aimais and Mag. ofNal. Hist., vol. XIV, p. 29.

1861. Thomisus floricolens, Blackwall, Spiders of Great-Britain , t. I, p. 76, pi. IV, fig. 44.

1864. Diana (groupe) dorsalis, E. Simon, Histoire naturelle des Araignées, p. 455.

1870. Di^a dorsata, Thorell , On European Spiders, p. 184.

1870-1872. Di^a dorsata, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 252.

1875. Dlea dorsata, E. Simon, Les Arachnides de France, t. II, p. 248.

1878. Di^ea dorsata, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.

DESCRIPTION

Mâle (fig. 2a). — Le céphalothorax est fauve-rougeâtre, tirant parfois sur le vert; on remarque une tache brun-rouge, veinée de noir, qui occupe l'aire oculaire; de petits cercles jaunes entourent les yeux; le tégument est garni de crins disposés en lignes parallèles; le plastron est rougeâtre.

Les pattes des deux premières paires, beaucoup plus longues que les autres, sont rougeâtres et portent des anneaux bruns à l'extrémité des fémurs, des patellas, des tibias et des métatarses; les fémurs sont en outre criblés de petits points bruns; les deux dernières paires de pattes sont fauves.

La patte-mâchoire (fig. 2c) est fauve, avec le tarse brun; l'apophyse supérieure du tibia, assez longue, détachée du tarse, est échancrée à son extrémité; l'angle de cette échancrure se termine en pointe fine très aiguë; la seconde apophyse, plus courte, se dilate et s'arrondit à son extrémité; un stylum noir entoure le bulbe.

L'abdomen, ovale, est brun-rougeâtre, bordé de blanc ou de jaune très pâle; en avant se trouve une bande claire, étroite, se terminant en pointe fine par-dessous; de chaque côté on remarque une petite tache oblique; plus bas sont placés trois petits triangles, remplacés souvent par des accents transversaux.

Ordre de longueur des pattes : 1, 2, 4, 5.

Femelle (fig. 2). — Le céphalothorax est vert uni; les tubercules qui supportent les yeux latéraux sont blancs.

Les pattes sont entièrement vertes; le tibia de la première paire présente deux rangées de cinq et trois épines, et le métatarse deux rangées de cinq et quatre épines, toutes très allongées.

L'épigyne (fig. 26), en plaque plus haute que large, montre dans sa partie inférieure deux très petites fossettes ovales, horizontales, assez séparées dans le milieu.

L'abdomen, plus large que celui du mâle, présente dans le milieu une grande tache brunrougeâtre, largement entourée de jaune plus ou moins clair.

J'ai rencontré souvent une variété (fig. 2rf) dont l'abdomen est entièrement brun, avec la trace peu visible d'une bande claire au milieu, semblable à celle que l'on observe chez le mâle.

Ordre de longueur des pattes : 1, % 4-, o.

MOEURS. Pendant l'été, cette araignée paraît avoir une préférence marquée pour les petits taillis de chênes;

elle se tient cachée au centre des bouquets de feuilles qui terminent les branches; cette retraite est entourée de fils de soie tendus dans tous les sens, formant comme une trame grossière, souvent parsemée de détritus végétaux et de débris d'insectes dévorés par l'araignée (fig. 2/); c'est encore là qu'elle se retire ordinairement pour pondre vers le milieu du mois de juin; elle enveloppe ses œufs d'un cocon soyeux jaunâtre, assez épais, qu'elle recouvre ensuite d'une toile transparente fortement tendue tout alentour (fig. 2e); la mère se tient posée sur cette trame, les pattes bien étendues, prête à défendre ses petits jusqu'à la mort; ceux-ci, au bout de douze jours, commencent à ronger intérieurement leur enveloppe soyeuse;- ils n'abandonnent leur mère qu'après un premier changement de peau.

Cette Diœa hiverne à tous les âges; dès le mois de mars, on peut voir les jeunes et les adultes se mettre en marche sur les mêmes troncs d'arbre; pendant l'hiver, ils se retirent sous les écorces, et, à défaut d'écorces et beaucoup plus rarement, sous les pierres.

Cette araignée rare et peu répandue est pourtant commune dans les endroits où on la découvre; comme elle est fort sédentaire, l'espèce reste confinée dans un rayon restreint; ainsi, à Boitsfort, non loin de la station, j'en trouvais en très grande quantité; depuis celte époque, celle partie du bois a complètement changé d'aspect; les arbres ont été abattus, le terrain a été converti en jardin anglais et l'espèce me paraît avoir complètement disparu.

C'est surtout durant l'hiver que je les observais en grand nombre ; j'en ai compté jusqu'à onze blotties sous le même coin d'écorce; l'été, elles se cachent avec soin, ce qui les rend fort difficiles à découvrir; elles résistent aux plus grands froids, sans être entourées d'aucune toile; elles restent simplement sous l'écorce en ramenant les pattes le long du corps (fig. 2#).

Je suis parvenu souvent à élever cette araignée en captivité; un jour, le 25 juin, une femelle se mit à pondre et construisit son cocon que je déchirai en partie pour compter les trente-deux œufs qu'il renfermait; naturellement la plupart des œufs s'éparpillèrent; quelques instants après la mère les recueillait, referma le sac qui les renfermait et se mit à construire la toile qui devait le recouvrir; pour ce faire, elle commence par attacher autour du cocon un câble de soie solide, formé de nombreux fils superposés; c'est de ce câble que partent tous les autres fils qu'elle tend toujours dans le même sens; elle les serre, les lisse continuellement; ils finissent enfin par prendre l'aspect et la consistance d'une belle nappe blanche argentée; comme elle ne se jugeait pas suffisamment cachée à l'endroit où elle avait exécuté ce travail, elle le recouvrit de débris de feuilles mortes sous lesquels elle se blottit avec les pattes étendues.

DISTRIBUTION Brabant : Boitsfort. GÉOGRAPHIQUE. JSamur : Yvoir, Waulsort. Anvers : Calmpthout.

Limbourg : Genck.

Luxembourg : Redu.

Utrecht, Brabant septentrional.

Assez rare partout (E. Simon). — Corse.

Hollande.

France.

Angleterre.

Buekingham (sur les buissons de buis qui croissent sur des montagnes crayeuses), Chepslow, Monmonthshire.

Suisse.

Lausanne, Engelberg, Bex, Chur, Glarus. — ïyrol (Nord) : Gnadenwald, Kufstein. (Sud) : Bozen.

Le Tessin. — Piémont. — Lombardie.

Italie.

Allemagne.

Friedrichroda, Laurenbourg. — Bavière : Morifzberg, Falznerweiher, Pommelsbrunn, environs de Nuremberg, Kissingen. — Silésie : Breslau, Furstenstein.

Hongrie : Tolcsva. — Moldavie : Brostenii.

Autriche.

Afrique.

SYNONYMIE

CARACTÈRES DU GENRE

Genre THOMISUS, 1805, Walckenaer (ad partem).

Thomisus, Walckenaer (ad partem), Tableau des Aranèides, p. 28.

Thomisus, Walckenaer (ad partem), Faune française, p. 70.

Thomisus, Walckenaer (ad partem), Histoire naturelle des Insectes (Aptères), t. I, p. 4-99.

Thomisus, C. Koch (ad partem) Uebersicht des A rachniden- Systems, I, p. 24.

Thomisus, Blackwall (ad partem), Spiders of Great-Britain, t. I, p. 66.

Thomisus, E. Simon (ad partem), Histoire naturelle des Araignées, p. 451.

Thomisus, Thorell, On European Spiders, p. 185.

Thomisus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. II, p. 249.

Thomisus, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.

Le céphalothorax, assez large, est arrondi ; les angles du front sont prolongés sur les côtés en forme de tubercules coniques.

Les yeux du premier rang sont disposés en ligne courbée en avant ; ceux du milieu 6J7 sont plus rapprochés entre eux que des latéraux, la distance qui les sépare est presque la même que celle qui les sépare des yeux du second rang; ces derniers, assez petits, forment une ligne beaucoup moins courbée que la première; les yeux du milieu sont un peu plus écartés l'un de l'autre que de ceux de côté ; les yeux latéraux sont placés sur les deux tubercules qui forment les angles de la face et non sur des tubercules séparés ; le bandeau, légèrement incliné, est aussi large que l'aire oculaire.

L'abdomen, fort étroit en avant, est large et tronqué en arrière ; les angles de la tron- \ cature forment d'assez fortes saillies latérales. Le mâle est toujours plus petit que la femelle.

THOM1SUS ONUSTUS, Wakkenaer, 1805.

(PI. XXII, fig. 3, 3a, 36, 3c, M.)

SYNONYMIE. 1805. Thomisus onustus, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 52.

1825. Thomisus onustus, Walckenaer, Faune française (Arachnides), p. 77.

1825. Thomisus abbreviatus, Walckenaer, Faune française (Arachnides), p. 76.

1827. Thomisus Peronii, Savigny et Audouin, Description de l'Egypte, 2° édit., p. 596, Arachnides, pi. VI,

fig. 8.

1851. Thomisus diadema, Hahn, Die Arachniden, t. I, p. 49, fig. 57. 1857. Thomisus nobilis, C. Koch, Uebersicht des Arachniden- Systems, p. 24. 1857. Thomisus abbreviatus, Walckenaer, Hist. nat. des Insectes (Aptères), t. I, p. 516.

1837. Thomisus sanguinolentus, Walckenaer, Hist. nat. des Insectes (Aptères) (supplément), t. II, p. 469.

1838. Thomisus diadema, C. Koch, Die Arachniden, t. IV, p. 51, fig. 281-282.

1861. Thomisus abbreviatus, Blackwall, Spiders of Great-Britain, t. I, p. 90, pi. IV, fig. 54.

1864. Thomisus diadema = abbreviata, E. Simon, Histoire naturelle des Araignées, p. 432.

1870. Thomisus abbreviatus, Thorell, On European Spiders, p. 185.

1872. Thomisus onustus, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 427.

1875. Thomisus onustus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. II, p. 251.

1878. Thomisus onustus, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 3a). — Le céphalothorax est brun-rougeâtre sur les côtés, avec une bande fauve, longitudinale, très large en avant; le bord frontal, ainsi que les tubercules qui supportent les yeux latéraux, sont jaune-pâle ; le tégument est recouvert de petites granulations surmontées de crins assez courts.

Les deux premières paires de pattes sont brunes, avec les fémurs fauves, terminés par un anneau brun; les deux dernières paires de pattes sont jaunâtres, plus ou moins pâles.

La patte-mâchoire (fig. 36, 3e) est fauve; l'apophyse supérieure du tibia, appliquée contre l'article, se termine par une légère dilatation dont la pointe fine est recourbée en arrière; la seconde apophyse, un peu plus courte, est arrondie à son extrémité.

L'abdomen, étroit en avant, s'élargit en arrière assez fortement; il présente aux angles externes du bas, deux forts tubercules arrondis; l'abdomen se rétrécit ensuite brusquement; il est jaunepâle, un peu rougeâtre; dans la moitié inférieure, quatre ou deux petites tachettes brunes ou rouges forment une ligne transversale placée au niveau des tubercules de côté.

Femelle. — Le céphalothorax est semblable à celui du mâle.

Les pattes sont jaunâtres, quelquefois tachées de rouge; les fémurs sont dépourvus d'épines; les tibias des deux premières paires sont garnis, dans le haut, de deux rangées de quatre et une, ou de trois et deux épines; sous les métatarses, on trouve deux rangées de six ou de huit et six épines, courtes et blanches, comme celles du tibia.

L'épigyne (fig. 3c?) présente deux très petites fossettes noires, obliques, séparées par un assez large espace convexe.

La forme de l'abdomen est semblable à celle du mâle; on ne trouve ordinairement qu'une seule ligne de taches rouges ou roses, placée à la hauteur des tubercules latéraux.

MOEURS. Cette araignée n'a été trouvée qu'une seule fois en Belgique; elle est très commune dans le

Midi de l'Europe; elle se tient surtout sur les ombellifères; ses mœurs me sont inconnues.

DISTRIBUTION Anvers . posld GÉOGRAPHIQUE.

Belgique.

France.

Commune dans le Midi et en Corse (E. Simon).

DESCRIPTION DES ARACHNIDES DE BELGIQUE. 2i7

Suisse.

Genève. — Mund, Roswald, Gredttsch, Siders. — Tessin (Suisse et Italie) : Mendrisio, Monte Penso, vallée di Muggio, Lugano, Monte San Salvator (rare). — ïyrol (Sud) : Meran, Bozen, Im Trientinischen.

Italie.

Province de Pise. — Vénétie. — Lombardie. — Piémont. — Naples, pentes du Vésuve, Vulture, Avellana. — Ile d'Ischia. — Sicile. — Ile de Capri.

Portugal.

Les Algarves.

Angleterre.

Wareham, Dorset.

Allemagne.

Silésie.

Autriche.

Hongrie : Kôvesd. — Transylvanie.

Russie.

Russie méridionale, Livonie. — Caucase, Lenkoran.

Turquie.

Environs de Constantinople. — Ile de Candie.

Afrique.

Egypte : Le Caire. — Algérie. — Tunis. — Palestine.

Asie.

Singapour. — Java (?). — Chine : environs de Pékin.

Je l'ai reçue de la Grèce et de l'Espagne sans désignation de localité.

Genre PISTIUS, E. Simon, 1875.

SYNONYMIE. Thomisus (ad partem), de tous les auteurs.

1875. Pistius, E. Simon, Les Arachnides de France, t. II, p. 257. 1 878. Pistius, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.

caractères DU GENRE. // )\ Le céphalothorax est un peu plus allongé que celui des Thomisus; il est coupé

carrément en avant; les côtés du front sont prolongés en forme de carènes angulaires,

très obtuses, dont la plus forte saillie est placée entre les deux yeux de côté.

Lès yeux du premier rang sont disposés en ligne fortement courbée en avant; ceux du second

r\ » • n I ran£ sont Presclue droits; les quatre yeux du milieu forment un carré légèrement

élargi en avant; les yeux de côté sont placés sur les carènes latérales et non

sur des tubercules séparés; le bandeau vertical, un peu creusé sous les yeux, est moins large que Taire oculaire; le tégument, rugueux, est garni de poils espacés, courts et assez rudes.

Le genre Pistius diffère des genres Thomisus et Misumena par la forme du corps, la nature des téguments et surtout par les tubercules qui supportent les yeux latéraux.

SYNONYMIE

PISTIUS TRUNCATUS, Pallas (sub. Aranea), 1772.

(PI. XXIII, fig. I, 4a, ib, \c, \d.)

1772. Aranea truncata, Pallas, Spicilegia Zoologica, IX, p. 4-7, tab. I, fig. 15.

1775. Aranea horrida, Fabricius, Syslema Entomologiœ, etc., p. 432.

1795. Aranea Cnici, Schrank, Naturhistorische und ôkonomische Briefe ùber dus Donaumoor, p. 148.

1802. Thomisus truncatus, Walckenaer, Faune parisienne, II, p. 230.

1805. Thomisus truncatus, Walckenaer, Tableau des Aranèides, p. 51.

1825. Thomisus truncatus, Walckenaer, Aranèides de France, p. 75, n° 6, pi. VI, fig. 6.

1827. Thomisus Martyni, Savigny et Audouin, Description de l'Egypte, 2e édition, XXII, p. 396, pi. VI,

fig. IX.

1857. Thomisus truncatus, Walckenaer, Histoire naturelle des Insectes (Aptères), t. I, p. 515. 1838. Thomisus horridus, C. Koch, Die Arachniden, t. IV, p. 4-9, fig. 280. 1864. Thomisus horridus, E. Simon, Histoire naturelle des Araignées, p. 4-32. 1866. Thomisus horridus, Prach, Monographie der Thomisiden der Gegend von Praag. (In Verhandl.

Wien. Bd. XVI.) 1870-1872. Thomisus truncata, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 259. 1875. Pistius truncatus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. II, p. 258. 1878. Pistius truncatus, L. Beeker, Catalogue des Arachnides de Belgique.

DESCRIPTION

Mâle (fig. la). — Le céphalothorax, brun, est marqué de petits points fauves; le plastron, noir, est fortement ponctué.

Les deux premières paires de pattes, plus longues et plus fortes que les autres, sont brunes, ponctuées de fauve et noirâtres aux articulations; les deux dernières paires sont jaunâtres et marquées de brun rouge sur la patella et à l'extrémité du tibia; les tibias et les métatarses des deux paires de pattes antérieures présentent, par-dessous, deux suites de sept à huit fortes épines.

La patte-mâchoire (fig. ïb, le) est brune, presque noire et ponctuée de fauve; l'angle supérieur du tibia se prolonge en apophyse qui se divise en deux branches; l'une des deux se subdivise encore en deux petites pointes à son extrémité; la seconde apophyse, plus épaisse, conique, est aussi plus courte; on remarque encore, sous le bord supérieur du tibia, un léger prolongement carré; le bulbe, noir, est échancré dans le haut.

L'abdomen est brun comme le céphalothorax; les cinq fossettes habituelles sont assez grandes et fort creusées; le tégument est couvert de points fauves irréguliers.

Ordre de longueur des paltes : 1, 2, 4, 3.

Femelle (fig. 1). — Le céphalothorax, l'abdomen et les pattes sont semblables dans les deux sexes.

L'épigyne (fig. \d), assez mal déterminée, présente une très petite fossette, entourée par-dessus d'un large rebord saillant, strié et fortement courbé en arrière.

Ordre de longueur des pattes : 1, 2, 4, 3.

Je n'ai trouvé cette araignée qu'une seule fois, vers le milieu du mois de juin, au bord d'un chemin dans la vallée de l'Ourthe.

DISTRIBUTION Liège : Tilff.

GÉOGRAPHIQUE

F onlainebleau.

(E. Simon).

Aube.

Corse.

Moselle. —

Belgique.

France.

Montpellier. — Digne. — Var : Sainte-Baume. — Landes

Suisse.

Genève, Bex. Solothurn. — Tyrol (Nord) : Hotlinger Berg, Sellrain, Jenbach (Sud) : Tagusens, Meran, Im Trientinischen.

Allemagne.

Bavière : Herrnhûlte, Falzncrweiher, Pommelsbrunn, Môgeldorf. — Prusse. — Silésie.

Autriche.

Bohême : Prague. — Hongrie : Forro. Varanno, Ujhely, Tolcsva. — Galicie. — Trente. — Istrie

Russie.

Italie.

Russie méridionale : Sudak, Sarepla.

Vénétie. — Lombardie. — Piémont. — Tessin (Italie et Suisse) : Lugano, Pian Poverô (rare). — Sicile. — Sardaigne.

Turquie.

Environs de Constanlinople. — Ile de Candie.

Afrique.

Algérie. — Egypte.

Je l'ai reçue de l'Angleterre sans désignation de localité.

SYNONYMIE

CARACTÈRES Dl! GENRE.

Genre TMARUS, E. Simon, 1875.

1838. Xysticus, C. Koch (ad partem), Die Arachniden, t. IV, p. 79.

1842. Monastes, Lucas (ad parlem), Exploration de l'Algérie, p. 192.

1864. Monastes, E. Simon (ad partem), Histoire naturelle des Araignées, p. 418.

1870. Monoeses, Thorell (ad partem), On European Spiders, p. 182.

1875. Tmarus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. II, p. 259.

1878. Tmarus, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.

Le céphalothorax est un peu allongé avec le front large et tronqué. Les yeux du premier rang, placés à égale distance les uns des autres, sont disposes en ligne droite ou presque droite; ceux du milieu sont plus petits que les latéraux; les yeux du second rang sont courbés en avant; les médians sont plus rapprochés entre eux que des yeux de côté; les yeux du milieu forment un carré, étroit en avant et plus long que large; les tubercules qui supportent les yeux latéraux sont très saillants et bien séparés; le bandeau, légèrement incliné, est presque aussi large que l'aire oculaire ; les téguments, chagrinés, sont munis de crins forts et espacés.

SYNONYMIE

TMARUS PIGER, Walckenaer, 1802 (sub. Aranea).

(PI. XXIII, fig. 2, 2a, 26, 2c, &*.)

1802. Aranea pigra, Walckenaer, Faune parisienne, t. 2, p. 1229, n° 82. 1825. Thomisus pigrus, Walckenaer, Aranéides de France, p. 86, n° 21. 1825. Thomisus biuneatus, Walckenaer, Aranéides de France, p. 86, n° 22.

1857. Thomisus piger, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. I, p. 536.

1858. Xysticus cuneolus, C. Koch, Die Arachniden, t. IV, p. 79, lig. 302. 1875. Tmarus piger, E. Simon, Les Arachnides de France, t. II, p. 262. 1877. Tmarus piger, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.

DESCRIPTION

MOEURS

Mâle (fig. 2). — Le céphalothorax, fauve, devient brun-foncé sur les côtés où l'on distingue quelques petites taches fauves; au-dessus des yeux se trouve un trait blanc horizontal; de ce trait partent trois lignes longitudinales de la même couleur, dont celles de côté, un peu courbées, se rapprochent vers le bas de la partie céphalique ; à la naissance de la partie thoracique, on remarque une ligne blanche courbée en avant, souvent remplacée par une tache assez grande et presque carrée; le bandeau est élevé, convexe, muni d'une rangée submarginale de neuf crins; le plastron est noir.

Les pattes sont fauves, pointillées de noir.

La patte-mâchoire (fig. 26) est fauve, tachetée de noir; l'angle supérieur du tibia se prolonge en apophyse droite, épaisse, arrondie par-dessus et coudée près de sa base; par-dessous et à Tintérieur se trouve une petite saillie, assez difficile à observer; vers l'extrémité interne du bulbe on remarque une apophyse dirigée en arrière qui se termine en pointe très fine.

L'abdomen est brun, bordé de noir, avec une partie blanche contre la bordure; on y remarque souvent des traits transversaux noirâtres, plus ou moins variables; l'abdomen s'élève en arrière et son extrémité se termine par un très petit tubercule; on distingue mieux cette forme de profil (fig. 2d).

Ordre de longueur des pattes : 1 = % k, 5.

Femelle (fig. 2a). — Le céphalothorax ressemble à celui du mâle; la petite ligne blanche horizontale des yeux est souvent fort élargie; le bandeau est au moins deux fois aussi large que les yeux de côté du premier rang.

Les pattes sont semblables à celles du mâle.

L'épigyne présente une grande fossette rougeâtre, carrée; on distingue sur chacun de ses angles une petite fossette arrondie et plus profonde.

L'abdomen est gris avec une bande médiane plus pâle, coupée par deux traits horizontaux plus pâles également; il est arrondi par-devant et s'élargit en s'élevant beaucoup en arrière; il devient presque vertical à son extrémité; le sommet se termine par un tubercule obtus, plus fort que chez le mâle (fig. 2e, profil).

Cette araignée est rare et peu répandue dans notre pays; trois fois je l'ai trouvée cachée sous des pierres dans des bois de sapins ; ses mœurs me sont inconnues.

DISTRIBUTION Liéqe : Tilff, Modave. GÉOGRAPHIQUE. Namm . Yvoir.

Belgique.

France.

Environs de Paris : Compiègne. — Aube. — Vendée. — Ain. — Landes, ron. — Corse (E. Simon). — Seine-el-Oise : Lainville.

Alpes : Digne, Mont Lébe-

En virons de Lucerne, vallée de la Reuss.

Laurenbourg.

Hongrie : Varanno, Tolcsva.

Piémont. — Province de Pise. — Tessin.

Je l'ai reçue plusieurs fois de l'Allemagne sans désignation de localité.

Suisse.

Allemagne.

Autriche.

Italie.

Les Tmarus étrangers à notre Faune sont :

T. piochardi, E. Simon. — T. Stellio, E. Simon. — T. punctatissimus, E. Simon. — T. lapidarius, Lucas (?). —

T. Staintoni, Cambridge (?), etc.

2me Sous-famille : PHILO DROMINM.

SYNONYMIE

Genre PHILODROMUS, Walckenaer, 1825.

Philodromus, Walckenaer (ad parlem), Faune française (Arachnides), p. 86. Philodromus, C. Koch, Uebcrsicht des Arachniden-Sy stems, I, p. 28. Artamus, C. Koch, Uebersicht des Arachniden-Sy stems, I, p. 27. Artamus (Artama), E. Simon, Histoire naturelle des Araignées, p. 415. Artanes, Thorell, On European Spiders, p. 180. Philodromus, Thorell, On European Spiders, p. 180. Philodromus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. II, p. 266. Artanes, Menge, Preussische Spinnen, p. 414. Philodromus, Menge, Preussische Spinnen, p. 403. Philodromus, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.

CARACTÈRES DU GENRE

Le céphalothorax, arrondi sur les côtés, aussi large ou plus large que long, est tronqué en avant.

Les yeux du premier rang, disposés en ligne un peu courbée en avant, sont séparés tous par une distance presque égale; ceux du milieu sont de même grandeur ou plus petits que les latéraux; les yeux du second rang forment une ligne courbée, parallèle à la première; ceux du milieu sont toujours plus écartés entre eux que ceux de côté; les yeux médians forment un carré presque aussi long que large et plus étroit en avant.

Le plastron est presque aussi large que long.

L'abdomen, toujours élargi en arrière, est tronqué et un peu échancré par-dessus. Les tarses sont garnis par-dessous d'une scopula qui s'étend quelquefois sous l'extrémité des métatarses; chez beaucoup de mâles, la scopula n'existe qu'autour des griffes tarsales. Le tibia de la patte-mâchoire du mâle est muni de deux apophyses.

Le caractère essentiel à étudier pour reconnaître les Philodromus consiste dans la disposition des yeux; ce caractère n'est bien accusé que chez les individus très adultes.

SYNONYMIE

PHILODROMUS MARGARITATUS, Clerck, 1757 (sub. Araneus).

(PI. XXIII, fig. 3, 3a, 36, 3c, 3rf, 3e.)

1757. Araneus margaritatus, Clerck, Suenska Spindlar, p. 130, pi. VI, tab. 5.

1758. Aranea leyipes, Linné, Syslema Naturœ, éd. 10, I, p. 624. 1763. Aranea Wilkïi, Scopoli, Entomologia Carniolica, etc., p. 400.

1776. Aranea ornata, Sulzer, Abgekùrzte Geschichte Scfuveitzerischer und auslàndischer lnsecten, etc.,

p. 254, pi. XXX, fig. 5.

1778. Aranea tigrina, de Geer, Mémoires pour servir à l'histoire des insectes, VII, p. 302, pi. XVIII, fig. 25. 1781. Aranea l^vipes, Fabricius, Species Inseclorum, etc., I, p. 539. 1801. Aranea jejuna, Panzer, Faunœ Insectorum Germaniœ initia, etc., LXXXI1I, 21. 1805. Thomisus jejunus, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 35. 1825. Philodromus jejunus, Walckenaer, Faune française (Arachnides), p. 97. 1833. Philodromus tigrinus, Sundevall, Sue?iska Spindlamess beskrifning, p. 225. 1845. Artamus jejunus, C. Koch, Die Arachniden, t. XII, p. 83, fig. 1015-1016.

1856. Artamus margaritatus, Thorell, Recensio critica Aranearum Suecicarum, p. 73.

1857. Philodromus pallidus, Blackwall, Suppl. to a Catal. (in Ann. and Mag. of Nat. Hist., 2e série, XX,

1861. Piiilodromus pallidus, Blackwall, Spiders of Great-Britain, t. I, p. 95, pi. V, fig. 56.

1861. Philodromus margaritatus, Westring, Àraneœ Suecicœ descriptœ, p. 454,

1867. Philodromus amdiguus, Blackwall, Notes on Spid. (in Ann.and Mag.ofNat. Hist., 3e série, XX, p. 208).

1870. Artanes margaritatus, Thorell, On European Spiders, p. 180.

1870-1872. Artanes margaritatus, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 262.

1875. Philodromus margaritatus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. II, p. 271.

1875. Artanes margaritatus, Menge, Preussische Spinnen, p. 4-17.

1877. Philodromus margaritatus, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 3). — Le céphalothorax est blanc-grisâtre, avec l'espace oculaire noir; dans le haut, deux taches latérales, noires, très découpées, sont placées au-dessus des premières lignes rayonnantes; plus bas, les autres lignes rayonnantes, noires également, viennent se perdre dans deux grandes taches découpées qui atteignent le bord inférieur du céphalothorax; les chélicères, noires, peu allongées, sont traversées par une ligne claire transversale.

Les pâlies, fauves, ponctuées de noir, sont en outre garnies d'anneaux découpés et séparés par-dessus; il y en a généralement trois sur les fémurs, sur les tibias et sur les métatarses; on compte sur le fémur de la première paire deux rangées de trois épines, et trois paires d'épines placées obliquement sur le tibia; les patellas des quatre paires de pattes sont garnies de deux rangées de deux épines plus courtes.

La patte-mâchoire (fig. 36), fauve, ponctuée, est noire par-dessous; on compte trois ou quatre fortes épines sur le fémur; le tibia présente dans le haut, sous le tarse, un renflement transversal assez fort pour faire croire à la présence d'un article de plus; il est muni de deux apophyses externes; la supérieure, plus courte que l'autre, légèrement arquée, se termine en pointe fine; l'inférieure, assez longue, se termine par une dilatation tronquée en biseau.

L'abdomen, blanc, à reflets bleuâtres ou gris, présente dans le milieu une bande noire découpée, très élroite, plus ou moins courte; dans le haut deux bandes latérales très variables descendent jusqu'à la moitié de la longueur de l'abdomen; dans la moitié inférieure deux lignes noires horizontales, découpées, largement séparées au milieu, sont suivies de deux paires de taches obliques très irrégulières; le ventre est lestacé.

On rencontre fréquemment une belle variété (fig. 3d) dont l'abdomen, blanc, est couvert de traits, de points et de tachettes noires découpés, placés régulièrement et formant des dessins fort gracieux.

Ordre de longueur des pattes : 2, 1, 3, h.

Femelle. — Le céphalothorax est presque semblable à celui du mâle ; souvent les taches sont plus découpées encore; le bandeau est presque aussi large que l'aire oculaire.

Les pattes sont fauves comme celles du mâle.

L'épigyne (fig. 3c), plus longue que large, forme presque un carré; elle est rebordée en arrière; on dislingue dans le bas deux très petites fossettes étroites, allongées, obliques, dont les extrémités inférieures se rapprochent l'une de l'autre.

L'abdomen, blanc, présente deux taches noires latérales dans le haut, suivies de deux bandes horizontales finement découpées et courbées; dans le bas les accents ou les taches noires sont plus ou moins effacés.

Une variété moins constante (fig. 3e) a tout l'abdomen teinté de gris bleuâtre avec deux grandes taches blanches placées sous les bandes noires latérales du haut qui sont très courtes, fines et découpées.

Ordre de longueur des pattes : 2, 1, 3 = 4, ou 2, 1, 3, 4.

MOEURS. Cette araignée n'est relativement commune que dans les terrains sablonneux de la Campine;

je l'ai rencontrée errant sur les troncs d'arbres, principalement sur les sapins, ou sur les mousses qui garnissent la base des vieux chênes; sa couleur se confond avec celle des lichens sur lesquels elle se pose souvent; vers le commencement du mois de juin la femelle se retire pour pondre sous les écorces et même sous les pierres. Elle passe l'hiver dans les mêmes endroits; j'en ai observé quelquefois qui chassaient lentement autour de leur retraite, cherchant sans doute quelque larve engourdie, et cela en plein hiver, alors que toute la campagne était couverte de neige; le cocon, très blanc, renferme de trente à quarante œufs légèrement teintés de brun.

DISTRIBUTION envers : Calmpthout, Postal. GÉOGRAPHIQUE. Limbourg : Genck.

La Gueldre, Utrecht, Maestricht.

Toute la France (E. Simon).

Ecosse : Glascow.

Bavière. — Silésie — Friedrichroda.

Belgique.

Hollande.

France.

Angleterre

Allemagne.

Hongrie : Varanno, Homonna, S. Patak, Szinnaikô. — Bohême. — Transylvanie.

Italie.

Environs de Turin. — Vénétie. — Lombardie. — Tessin.

Suisse.

Tyrol. — Tessin. — Elle monte dans les Alpes jusqu'à 1,600 mètres d'altitude.

Russie.

Russie méridionale. — Baltique. — Pologne. — Finlande.

Elle est citée de la Suède et de la Laponie.

SYNONYMIE

PHILODROMUS POECILUS , Thorell , 1872 (sub. Artanes).

(PI. XXIV, fig. i, la, 16, le.)

1805. Thomisus tigrinus, Walckenaer (non de Geer), Tableau des Aranèides, p. 54.

1825. Philodromus tigrinus, Walckenaer, Faune française (Arachnides), p. 87.

1851. Thomisus l^vipes, Halm, Die Arachniden, t. I, p. 120, fig. 90.

1857. Philodromus tigrinus, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), p. 551.

1861. Philodromus tigrinus, Westring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 452.

1870-1872. Artanes poecilus, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 261.

1875. Philodromus poecilus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. II, p. 274.

1879. Philodromus poecilus, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique (Supplément).

DESCRIPTION

Mâle (fig. 1). — Le céphalothorax est gris avec une tache blanche en forme de V occupant les bords inférieurs de la partie céphalique ; on remarque quelquefois une ligne blanchâtre au-dessus

des yeux; des points noirs 1res irréguliers, manquant souvent en partie, occupent la surface du céphalothorax; la pubescence blanche qui le recouvre forme comme un duvet fort épais.

Les yeux du premier rang sont disposés en ligne plus courbée que la supérieure; les yeux du milieu présentent un carré, plus long que large; le bandeau, incliné, est un peu moins large que l'aire oculaire; les chélicères, noires, deviennent fauves dans le milieu.

Les pattes sont fauves, annelées et tachetées de noir; les épines, assez longues, sont noires, et blanches sur les fémurs seulement; le fémur de la première paire porte deux rangées de trois et deux épines; toutes les patellas sont garnies de deux séries de deux épines; on remarque encore cinq paires d'épines au tibia de la première paire.

La patte-mâchoire (fig. ib) est plus longue que le céphalothorax; les apophyses du libia sont courtes; la supérieure, très petite, se trouve presque cachée par le bord du tarse; l'inférieure, encore plus petite et plus large, est coupée carrément par-dessus; les deux apophyses sont bien divisées par une séparation arrondie.

L'abdomen, gris, mélangé de blanc est ponctué de noir; une bordure noire découpée en occupe le haut et les côtés et ne descend que jusqu'à la moitié de sa longueur; cette bordure est doublée d'une ligne blanche très fine et bien visible; dans la moitié inférieure on distingue quelques traits grisâtres en forme d'accents.

Ordre de longueur des pattes : 2, 3, 1, 4.

Femelle. — Le céphalothorax est plus large que long; la tache blanche en forme de V que l'on remarque chez le mâle, est presque toujours remplacée par une série de taches blanches carrées.

Les pattes, fauves, sont tachetées de noir; les fémurs et les patellas des deux premières paires sont ornés d'une ligne noire par-dessus ; les épines sont noires à leur base et blanches à l'extrémité; le fémur de la première paire de pattes est garni de deux rangées de trois et deux épines; on trouve une rangée dorsale de trois épines sur les fémurs des troisième et quatrième paires.

L'épigyne (fig. le), plus longue que large, tronquée et échancrée par-dessus, devient un peu plus étroite dans sa partie inférieure; elle est divisée par une fine carène longitudinale.

L'abdomen ressemble beaucoup à celui du mâle; les accents inférieurs sont quelquefois plus visibles.

Ordre de longueur des pattes : 2, 5, 1 = 4 ou 2 = 3, 1, 4.

MOEURS. Je n'ai rencontré qu'une seule fois cetle araignée, vers la fin du mois de mai; elle était blottie

dans une crevasse de rocher; elle paraît assez rare dans toute l'Europe. Ses mœurs me sont inconnues.

DISTRIBUTION JSamiir : Yvoir (vallée de la Molïgnée). GÉOGRAPHIQUE.

Belgique.

France.

Forêt de Rambouillet. — Oise : Precy, Fontainebleau. — Landes (E. Simon).

Suisse.

Tyrol. — Tessin (Suisse et Italie) : Lugano, Massagno, Monte S. Bernado di Comano (assez fréquente).

Lombardie. — Vcnélie. — Tessin.

Laurenbourg. — Silésie.

Italie.

Allemagne.

Baltique. — Environs de Moscou.

Galicie.

Algérie.

Afrique.

Elle est citée de la Suède, et je l'ai reçue du Danemark sans désignation de localité.

PHILODROMUS EMARGINATUS, Schrank, 1803 (sub. Aranea). (PI. XXIV, fig. 2, 2a, 26, 2c.)

SYNONYMIE. 1803. Aranea emarginata, Schrank, Fauna Boica, III, I, p. 250.

1 825. Philodromus pallidus, Walckenaer, Faune française (Arachnides), p. 90. 1851. Thomisus griseus, Hahn, Die Arachniden, I, p. 121, fig. 91. 1845. Artamus grisels, C. Koch, Die Arachniden, t. XII, p. 81, fig. 1 01 3-101 4. 1861. Philodromus griseus, Westring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 4-62. 1870-1872. Philodromus griseus, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 268. 1870-1872. Philodromus emarginatus, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 575-574. 1875. Philodromus emarginatus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. II, p. 277. 1877. Philodromus emarginatus, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 2). — Le céphalothorax est garni d'une pubescence gris-blanchâtre, avec une tache

testacée en forme de V qui borde les premières stries de la partie céphalique; quelques petits traits foncés partant des yeux descendent en se rapprochant jusque près du point de jonction de ces stries; la ligne des yeux du second rang est moins courbée que celle des yeux du premier rang.

Les pattes sont fauves avec des taches et des lignes brunes; le fémur delà première paire présente deux rangées de trois épines dorsales et les patellas des quatre paires deux rangées de deux épines un peu plus courtes.

La patte-mâchoire (fig. 26) est plus longue que le céphalothorax ; on remarque deux rangées de trois et deux épines au fémur; les deux apophyses du tibia sont rapprochées; la supérieure, noire, assez courte, est tronquée et rétrécie à son extrémité ; la seconde apophyse est longue, large, mince, élargie à son exlrémité et marquée dans sa longueur de deux ou trois petites carènes; le bulbe, noir, est légèrement prolongé par-dessous en pointe arrondie.

L'abdomen, brun, porte en avant quelques taches blanchâtres peu régulières; dans le bas on distingue quelques petits traits transversaux légèrement courbés.

Ordre de longueur des pattes : 2, 1, 5, 4.

Femelle. — Le céphalothorax, un peu plus large que long, ressemble beaucoup à celui du mâle; les stries rayonnantes sont souvent noirâtres.

Les pattes fauves sont annelées de noir; on observe deux rangées de trois épines au fémur de la première paire et une suite de trois petites épines blanches aux fémurs des troisième et quatrième paires.

L'épigyne (fig. 2e) présente une fossette rétrécie en arrière et entourée de rebords assez épais, plus ou moins noirs.

L'abdomen, élargi en arrière, est plus étroit et profondément échancré en avant; il est de la X. 29

MOEURS

même couleur que chez le mâle; on remarque dans le haut une bande brune, longitudinale, étroite, lancéolée, vaguement bordée de blanc, et par-dessous quelques traits clairs plus ou moins effacés.

Ordre de longueur des pattes : 2, 1, 3 = 4.

Cette araignée n'est pas très commune en Belgique, elle habite principalement les bois de sapins; on peut la rencontrer dès les premiers beaux jours du mois de mai; la femelle renferme ses œufs, au nombre de vingt à trente, dans un cocon blanc qu'elle cache souvent entre les aiguilles de sapin; je l'ai trouvée une fois en soulevant une pierre; elle hiverne sous les écorces et quelquefois sous les détritus.

DISTRIBUTION Brabant : Auderghem, Boilsfort. GÉOGRAPHIQUE. Anvers : Calmpthout, Postel.

Belgique.

France.

Environs de Paris. — Fontainebleau. — Aube. — Ile de Ré. — Auvergne : Royat. — Alpes : Briançon, Digne. Vaucluse. — Aube : Carcassonne. — Pyrénées-Orientales : Vernet. — Corse (E. Simon). — Porquerolles (île d'Hyères).

Suisse.

Genève. — Environs de Lucerne. vallée de la Reuss.

Friedrichroda, Laurenbourg.

Hongrie : Nagymihâly.

Russie méridionale, Jekaterinoslaw.

Upland.

Douro.

Les Algarves.

Algérie.

Allemagne.

Autriche.

Russie.

Suède.

Espagne.

Portugal.

Afrique.

PH1LODROMUS FALLAX, Sundewll, 1833.

(PI. XXIV, fig. 3, 3a, 36, 3c.)

SYNONYMIE. 1833 Philodromus fallax, Sundevall, Suenska Spindlarness beskrifning, p. 226.

1863. Philodromus deletus, Cambridge, Descript. of24 new spec, p. 8563. 1870-1872. Artanes fallax, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 268. 1875. Philodromus fallax, E. Simon, Les Arachnides de France, t. II, p. 280. 1878. Philodromus fallax, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.

Mâle (fig. 3). — Le céphalothorax est blanc-jaunâtre avec l'aire oculaire plus grisâtre; des bandes brunes peu foncées et découpées occupent les parties latérales de la partie thoracique qui sont bordées de blanc; les stries céphaliques sont bien marquées; la ligne des yeux du second rang est moins courbée que celle du premier rang; le carré formé par les yeux du milieu est souvent un peu plus long que large.

Les pattes, fauves, sont annelées et tachetées de brun.

La patte-mâchoire (fîg. 36) est fauve; l'apophyse supérieure du tibia se termine en pointe fine recourbée en dedans ; l'apophyse inférieure, plus courte, blanche, très large, tronquée, est munie d'une carène médiane longitudinale.

L'abdomen, de la même couleur que le céphalothorax, tronqué et échancré en avant, devient ovale en arrière; on observe dans la partie antérieure une petite bande brune longitudinale, lancéolée, se terminant en pointe; par-dessous se trouvent deux ou trois paires de points blancs, largement séparés, entourés de brun, qui sont quelquefois reliés entre eux par des traits gris plus ou moins visibles.

Ordre de longueur des pattes : 2, 1, 4, 3.

Femelle. — Le céphalothorax est semblable à celui du mâle.

Les pattes, fauves, sont ornées d'anneaux découpés remplacés quelquefois par des taches irrégulières; on observe sur le fémur de la première paire deux rangées de deux épines blanches et sur le tibia une série de deux épines beaucoup plus petites.

L'épigyne (fîg. 3c), plus longue que large, rétrécie par en haut, un peu triangulaire, présente dans le bas deux très petites fossettes noirâtres, obliques, placées presque contre le bord du pli épigastrique; le milieu, rougeâtre, montre une légère dépression longitudinale dans son centre.

L'abdomen ressemble beaucoup à celui du mâle, mais la bande brune médiane est plus large et tronquée par-dessous.

MOEURS. Cette jolie araignée habite les terrains sablonneux; dans les dunes on la voit courir avec vivacité

sur le sable qui la recouvre quelquefois complètement; lorsqu'elle reste immobile, sa couleur, qui se confond avec celle du terrain, la rend invisible ; j'en ai rencontré souvent sur la plage, elles avaient une peine infinie à regagner le haut des dunes, le sable s'éboulant sans cesse sous leurs pas; elles chassent aussi très vivement sur les buissons de genévriers, d'où elles se laissent tomber suspendues par un fil lorsqu'on veut les saisir; c'est l'une des Thomisidœ les plus vives que je connaisse; la ponte commence vers le milieu du mois de mai; la femelle se tient avec son cocon à la base des hautes herbes et des petits buissons.

Belgique.

DISTRIBUTION Flandre occidentale : Ostende, Blankenberghe, Heyst-sur-Mer, Knocke. GÉOGRAPHIQUE. ^nwrs .. Calmpthout (rare .

Hollande.

Environs de La Haye : Scheveninghe.

France.

Boulogne-sur-Mer. — Le Crotoy. — Dieppe. — Villers. — Bretagne. — Ile de Rc (E. Simon). — Wissant, Calais, Dunkerke.

Angleterre.

Hampshire. — Berwickshire. — Douvres.

Suisse.

Le ïessin (côté Suisse et Italien), Lugano, Monte S. Salvatore (rare).

Italie.

Tessin. — Environs de Pavie.

Je l'ai reçue de l'Allemagne sans désignation de localité; elle est citée de la Suède et de la Laponie.

SYNONYMIE

PH1LODROMUS HISTRIO, Latreille, 181'J (sub. Thomisus).

(PI. XXIV, fig. 4, 4o, 46, 4c.)

1819. Thomisus histrio, Latreille, Nouveau Dictionnaire d'Histoire naturelle, 2e édit., XXXIV, p. 56. 1851. Philodromus fallax, Weslring (non Sundevall), Forteckning ôfver till nàrvarande tid Kànda, etc.,

1859. Philodromus elegans, Blackwall, Descr. af six newly dise. spec. in Ann. and Mag. of Nat. HisL,

3e série, III, p. 92.

1861. Philodromus elegans, Blackwall, Spiders of Great-Brilain, t. I, p. 94, pi. V, fig. 57. 1861. Philodromus decorus, Westring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 459. 1870-1872. Philodromus elegans, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 268. 1875. Philodromus histrio, E. Simon, Les Arachnides de France, t. II, p. 284. 1880. Philodromus histrio, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique (Supplément).

DKSCRIPTION.

MOEURS

Mâle (fig. 4). — Le céphalothorax est brun entouré de blanc, avec une large bande médiane, longitudinale, fauve-clair, qui contient dans sa moitié inférieure un trait noir bifurqué dans le haut; les parties. brunes latérales sont tachetées de fauve; la pubescence est blanche.

Les pattes sont fauve-rougeâtre un peu teintées aux articulations.

La patte-mâchoire (fig. kb) est plus longue que le céphalothorax ; le tibia ne présente qu'une courte apophyse à son extrémité; cette apophyse transparente se dirige obliquement en avant; le bulbe est noir avec l'angle de l'échancrure que l'on remarque dans le haut prolongé légèrement en petite pointe noire.

L'abdomen, ovale, présente dans le milieu une bande brune lancéolée, diminuée et tronquée pardessous; cette bande, entourée d'un large espace blanchâtre, ne descend qu'à la moitié de la longueur de l'abdomen; sur les côtés, on trouve deux taches blanches, obliques et assez allongées, presque toujours suivies d'un point blanc; enfin, on distingue dans la moitié postérieure quelques accents blanchâtres plus ou moins bien indiqués.

Ordre de longueur des pattes : 2, 1, 4, 3.

Femelle. — Le céphalothorax est pareil à celui du mâle.

Les pattes sont fauves avec des traces obscures d'annulations ; le fémur de la première paire présente deux rangées de trois et deux épines ; on trouve une série de deux épines blanches sur les fémurs des troisième et quatrième paires.

L'épigyne (fig. 4c), en plaque plus large que longue, est arrondie par-dessus; elle est partagée par une pièce assez large, resserrée vers le milieu, puis assez dilatée et se terminant en pointe contre le pli épigaslrique; dans le haut, on distingue de chaque côté de la pièce médiane une petite fossette allongée et oblique.

L'abdomen ressemble beaucoup à celui du mâle; la bande brune centrale, plus fine et plus longue, se termine en pointe par-dessous.

Ordre de longueur des pattes : 2, 1 , 4, 5.

Cette araignée est fort rare et très localisée en Belgique; je l'ai rencontrée chassant sur les bruyères de laCampine; une seule fois j'ai pu observer la femelle auprès de son cocon; elle se tenait à la base des plantes, assez cachée dans les petites aiguilles tombées; le cocon, blanc, renfermait vingt-huit œufs; le mâle, un peu plus vagabond, erre sur les fleurs et passe rapidement d'une touffe à une autre, en laissant quelquefois des fils tendus sur son passage.

DISTRIBUTION Limbourg : Genck, Lanaeken. GÉOGRAPHIQUE. Anvers : Posteh

La Gueldre. — Maestricht.

Belgique

Hollande.

France.

Calvados (LatreihV. — Environs de Paris : Cernay. — Saint-Léger. — Fontainebleau. — Compiègne. — Aube : plaine de Foolz (E. Simon).

Angleterre.

Lyndhurst (Cambridge).

Laurenbourg.

Suisse.

Environs de Lucerne (rare).

Elle est encore citée de la Suède.

PH1LODROMUS RUFUS, Walckenaer, 1825.

(PI. XXV, fig. 1, 4a, 46, -le, \d 4e.)

SYNONYMIE. 1825. Philodromus rufus, Walckenaer, Faune française (Arachnides), p. 91, n° 4.

1837. Philodromus rufus, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. I, p. 555. 1875. Philodromus rufus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. II, p. 287. 1878. Philodromus rufus, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 1). — Le céphalothorax, jaune-pâle, un peu plus foncé sur les parties latérales, est

criblé de petits points bruns; la pubescence qui le recouvre est blanche; les yeux sont entourés de petits cercles blancs très nets.

Les pattes, de la même couleur que le céphalothorax, sont aussi criblées de points bruns; le fémur de la première paire montre deux rangées de trois épines; il n'existe qu'une seule épine courte à l'extrémité de la patella.

La patte-mâchoire (fig. la, 16) est jaunâtre; l'extrémité du fémur est garnie de quatre épines; l'apophyse externe du tibia, noire, dirigée en avant, se termine en pointe; l'autre, plus courte, est arrondie à son extrémité; on distingue une petite pointe noire placée entre les deux apophyses.

L'abdomen, assez étroit, allongé, jaunâtre, est ponctué de brun avec quelques accents transversaux dans sa moitié postérieure.

Ordre de longueur des pattes : 2, 1, 5, 4 ou 2, 1, 3 = 4.

Femelle (fig. le). — Le céphalothorax est semblable à celui du mâle; les parties latérales sont quelquefois rougeâtres.

Les pattes sont de la même couleur que le céphalothorax;

L'épigyne (fig. id) est partagée par une longue pièce droite, un peu élargie par-dessus, entourée de rebords noirâtres recourbés extérieurement en crochet, dans le haut ; dans les angles inférieurs de la bordure, on distingue deux fossettes noires excessivement petites.

L'abdomen, un peu élargi vers le bas, se termine en pointe par-dessous; il présente la même coloration que celui du mâle; quelquefois, mais rarement, il est entouré d'une bordure rougeâtre.

Ordre de longueur des pattes : 2, 1, 5, 4 ou 2, 1, 3 = 4.

MOEURS. On peut rencontrer cette araignée à peu près partout, dans les bois comme dans les plaines,

mais toujours dans des endroits secs. Elle chasse souvent sur les bruyères, sur les graminées ou sur

les petits buissons, en laissant quelques fils tendus sur son passage ; elle est très vive. Vers le milieu du mois de juin, la femelle devient plus sédentaire; j'ai vu souvent à cette époque son cocon, brunâtre, établi sur des graminées desséchées dont elle recourbe les extrémités (fig. le); autour d'elle des fils assez nombreux étaient irrégulièrement tendus dans tous les sens; sans constituer de piège proprement dit, ces fils suffisaient pour arrêter des moucherons qui s'y laissaient prendre en volant; l'araignée les dévorait auprès de son cocon. Elle hiverne sous les mousses qui garnissent la base des gros hêtres, sous les bruyères, sous les feuilles mortes, et même quelquefois sous les pierres.

Belgique.

DISTRIBUTION Brabant : Environs de Bruxelles, Boitsfort, Groenendael, La Hulpe, Rixensart, Bousval, Wavre, Mont- GÉOGRAPHIQUE. Saint-Guibert.

Namur : Yvoir, Waulsort, Haslières.

Liège : Environs de Liège, Esneux, Tilff, Comblain-au-Pont, Spa, Remouchamps.

Luxembourg : Saint-Hubert, Redu, Melreux, Laroche.

Anvers : Calmpthout.

Limbourg : Genck, Munster-Bilsen, Maeseyck.

Breda, Maestricht.

France.

Environs de Paris : Meudon, Sainl-Cloud. — Fontainebleau. — Orne : Doué-de-1'Aune. — Indre-et- Loire : Tours. — Vendée. — Aube : Gyé. — Haute-Marne : Langres. — Gers : Lectoure. — Pyrénées. — Corse (E. Simon).

Suisse.

Environs de Lucerne, vallée de la Reuss, vallée de la Sayse.

Autriche.

Hongrie : Ujhely.

Espagne.

Galice : Cabanas. — Grenade. — Sierra-Morena.

Amérique.

Boston. — Baltimore.

Je l'ai reçue de l'Allemagne et de l'Italie sans désignation de localité.

SYNONYMIE

PHILODROMUS AUREOLUS, Clerck, 1757 (sub. Araneus).

(PI. XXV, fig. 2, 2a, 26, 2c, 2d, 2e, % 2ff, 2A, 2t, % 2t.)

1757. Araneus aureolus, Clerck, Suenska Spindlar, p. 133, pi. VI, tab. 9. 1789. Aranea auréola, Olivier, Encyclopédie méthodique, IV, p. 226. 1802. Aranea auréola, Walckenaer, Faune parisienne, t. II, p. 229, n° 84. 1802. Aranea cespitum, Walckenaer, Faune parisienne, t. II, p. 230, n° 85.

1804. Aranea quadri-lineata, Panzer, Syst. Nomencl. p. 244 (Schœfïer, le. Ins. Ratisb. III, tab. CCXXVI,

fig. 7).

1805. Tiiomisus aureolus, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 35. 1805. Tiiomisus cespiticolens, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 35. 1825. Philodromus aureolus, Walckenaer, Faune française (Arachnides), p. 92. 1834. Tiiomisus aureolus, Ilahn, Die Arachniden, t. H, p. 57, ff. 144, 145.

1843. Philodromus cespiticolens, Blackwall, A. Catal. cet. in Transact ofthe Linn. Soc. XIX, p. 123.

1861. Philodromus aureolus, Blackwall, Spiders of Great-Britain, t. I, p. 99, pi. V, fïg. 59.

1861. Philodromus cespiticolis, Blackwall, Spiders of Great-Britain, t. 1, p. 95, pi. V, fig. 58.

1870-1872. Philodromus aureolus, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 264.

1875. Philodromus aureolus, Menge, Preussische Spinnen, p. 403.

1875. Philodromus aureolus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. Il, p. 296.

1878. Philodromus aureolus, L. Beckcr, Catalogue des Arachnides de Belgique.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 2). — Le céphalothorax est fauve plus ou moins rougeâtre, recouvert de poils blancs;

le milieu, jaune-pâle, affecte quelquefois la forme d'une bande longitudinale assez bien déterminée ; les stries rayonnantes sont presque toujours un peu plus brunes.

Les pattes sont fauves, un peu noirâtres à l'extrémité des fémurs et garnies d'épines variables.

La patte-mâchoire (fig. 2a), fauve, est plus longue que le céphalothorax; le fémur est muni de cinq épines placées sur trois rangs; l'apophyse externe du tibia, noire, droite, est coupée en biseau à son extrémité ; la seconde apophyse, large, ayant presque la forme d'un triangle, présente de chaque côté de la base une petite saillie foncée; le bulbe est entouré d'un stylum noir qui commence vers le milieu du bord interne.

L'abdomen, ovale, est jaune-pâle bordé de brun; en avant se trouve une bande étroite lancéolée et finissant en pointe à peu près à la hauteur de la moitié de l'abdomen; par-dessous on distingue une tache découpée sur les bords, partagée par des traits horizontaux plus foncés ; la tache est souvent remplacée par des lignes recourbées.

Ordre de longueur des pattes : 2, 1, 3, 4 ou 2, 1, 3 = 4.

Femelle (fig. 2a7). — Le céphalothorax est à peu près semblable à celui du mâle.

Les pattes sont également pareilles à celles du mâle; elles sont seulement plus courtes, avec les parties brunes plus foncées.

L'épigyne (fig. 26) présente dans le milieu une pièce un peu plus longue que large, avec une bordure noire mal définie; le haut est déprimé carrément.

L'abdomen, un peu élargi en arrière, est coloré comme celui du mâle; la bande longitudinale du milieu est tronquée par-dessous, avec deux points noirs aux extrémités de la troncature; plus bas on distingue des petites bandes horizontales brunâtres.

On trouve communément des variétés des deux sexes, dont toutes les parties brunes sont d'un rouge brique très vif.

J'ai observé une seule fois une variété fort curieuse (fig. 2e); elle était entièrement brunverdâtre, avec des reflets fortement irisés; dans la moitié postérieure se trouvaient deux séries latérales de points blancs posés près des bords.

Ordre de longueur des pattes : 2, 1, 4 = 5.

MOEURS. Cette araignée peut se rencontrer partout, dans les chemins ombragés comme dans les champs,

sur les bruyères comme dans les clairières des bois, dans les endroits secs, arides, rocailleux, comme au bord de l'eau; après avoir passé l'hiver, blottie sous des écorces d'arbres (fig. 2c) ou sous des détritus, elle se dégourdit aux premiers rayons du soleil printanier et se met en chasse; j'en ai observé quelquefois posées sur des graminées, dont elles reliaient les extrémités par quelques fils (fig. 2/"); ce piège grossier était souvent rempli de pucerons; elle chasse aussi sur les buissons et se tient à l'extrémité des petites branches, d'où elle se laisse tomber suspendue par un fil à la moindre apparence de danger.

Vers la fin du mois de juin commence la ponte; les nids varient selon l'endroit et le milieu dans lesquels se trouve l'araignée; je figure les principaux d'entre eux :

1° Figure %. — Le cocon, recouvert d'une nappe soyeuse, était établi sous une feuille de lilas recourbée;

2° Figure 2A. — Ce nid, qui avait l'aspect d'une retraite de micro-lépidoptère ( Tortricidœ), était établi au milieu d'une touffe de feuilles de chêne reliées par quelques fils; une de ces feuilles, bien repliée, contenait la femelle étendue sur son cocon;

3° Figure 2#. — Ce nid différait complètement des autres; le cocon était posé contre une feuille de jonc, légèrement recourbée et maintenue dans cette position par plusieurs longs fils très solides; quelques jours plus tard, je vis l'araignée pondre un second cocon plus petit, qu'elle attacha à côté du premier;

4° Figure 2/). — Ce nid était construit sur un buisson de ronces; une feuille morte, à demi roulée, tombée et retenue sans doute sur le buisson, avait été utilisée par la mère; elle s'y était établie avec son cocon et avait fortement replié sur le tout une grande feuille de ronce; j'ai trouvé ce nid le 1er septembre et le nid n° 1 le 26 juillet, ce qui prouve que les femelles pondent pendant toute l'année.

Les cocons, ronds, un peu aplatis, sont jaunâtre-pâle, recouverts d'une sorte de vélum de soie plus ou moins épais; si un danger la menace, la mère emporte son cocon et cherche un endroit plus favorable pour recommencer son travail ; chaque cocon contient depuis quarante jusqu'à cent œufs; une fois éclos, les jeunes Aureolus vivent en société pendant huit ou dix jours, sous une petite toile qu'elles ont construite toutes ensemble; elles sont à cette époque jaune-pâle; après le premier changement de peau (fig. %k), le céphalothorax devient verdâtre et l'abdomen, gris, présente déjà la petite bande lancéolée longitudinale.

Cette araignée varie énormément; celles qui offrent les couleurs les plus vives ont toujours été observées dans nos provinces montagneuses; les organes essentiels changent aussi quelquefois; ainsi, chez le mâle, l'apophyse inférieure du tibia de la patte-mâchoire devient souvent carrée; l'épigyne de la femelle subit aussi quelques modifications; la pièce médiane se dilate parfois en arrière et devient presque ovale.

Belgique.

DISTRIBUTION Brabant : Environs de Bruxelles, Uccle, Auderghem, Laeken, Jette-Sainl-Pierre, Boitsfort, Groenendael,

GÉOGRAPHIQUE. La Hulpe, Rixensarl, Ottignies, Mont-Saint-Guibert, Bousval, Noirhat, Nivelles, Wavrc, environs de

Louvain, environs de Diest, Rhode-Saint-Genèse, Waterloo.

Namur : Environs de Namur, Rhisnes, Dave. Yvoir, Dinant, vallée de la Lesse, Waulsorl, Hastières

(vallée de l'Hermelon), M arche -les -Dames, Samson, Han -sur- Lesse, Silenrieux, Philippeville,

Namèche, Mariembourg, Couvin, Aublain.

Luxembourg : Saint-Hubert, Redu, Marbehan, Melreux, Marche, Nassogne, Laroche, Awenne, Banaux. Liège : Environs de Liège, Tillï. Comblain-au-Pont, Aywaille, Modave, environs de Huy, environs de

Spa, Francorchamps, Barrage de la Gileppe, Baraque-Michel, Martinrive. Anvers : Calmplhout, Postel, Hérenlhals, environs de Turnhout. Limbourg .- Genck, Munster-Bilsen.

Flandre occidentale : Environs de Bruges, Blomendael, Heyst-sur-Mer, Dudzeele, Lisseweghe. Flandre orientale : Environs de Gand, Deurle, Durenne.

Hainaut : Environs de Tournai, Papignies, Soignies, Lessines, Hennuyères, Braine-le-Comte (forêt de la Houssière), Ronquières.

Hollande.

Breda, Utrecht, environs de La Haye, De Bildt, Maestricht, La Gueldre.

France.

Toute la France et la Corse (E. Simon). — Porquerolles (îles d'Hyères).

Suisse.

Environs de Lucerne, pentes du Righi, Fluelen, vallée de la Reuss, Genève, Lausanne, Bex, Engelberg, Bremgarten. — Haute-Engadine : Pontresina. — Verney, Zurich, Ragatz, la Furca — Tyrol, Nord: (6000 mètres d'altitude), Innsbruck, Taurer-Alpe, Patscherkoff, Jenbach. (Sud): Rozen. Meran, Ratzes, Tm Trientinischen.

Angleterre.

Southgate, Stralhdon. — Ecosse : Glascow.

Allemagne.

Bavière : Erlenstegen, Herrnhutte. — Silésie : Charlottenbrunn, Wilhemshôhe. — Eisenach, Friedrichroda.

Autriche.

Hongrie : Forro, Varanno, Ujhely, Tolcsva, Szinnaikô, Erdôbénye, Zombar, Kôvesd, Tallya, Bereszki, Homonna. — Bohême. — Galicie : Bukowina. — Transylvanie. — Trente.

Italie.

Lombardie. — Vénétie. — Piémont. — Naples. — Parme. — Modène. — Les Romagnes. — Tessin (Suisse et Italie) : Mendrisio,Val Muggio, Capolago, Lugano, Monte S. Salvatore, Monte Caprino, Monte Boglia, Monte Bigorio, Locarno, Ascona, Bellinzona, Giubasco, Levantina, Faido, Val Bedretto.

Portugal.

Les Algarves.

Russie.

Baltique. — Crimée. — Jekaterinoslaw, Sarepta. — Finlande.

Danemark.

Environs de Copenhague.

Suède et Norwège.

Environs de Christiania. — Upsal. — Environs de Stockholm. — Laponie.

Environs de Constantinople.

Algérie.

Turquie.

Afrique.

Amérique.

Colorado: Greatsalt Lake, Utah, Manitou, Colo. — Illinois.

PHILODROMUS DISPAR, Walckenaer, 1825.

(PI. XXVI, fig. 1, la, 16.)

SYiNONYjMIE. 1825. Philodromus dispar, Walckenaer, Faune française (Arachnides), p. 89.

1853. Philodromus limbatus, Sundevall, Suenska Spindlarness beskrifning, p. 228. 1835. Thomisus limbatus, Ilahn, Monograph. Aran. 7, lab. IV, fig. a. 1845. Philodromus limbatus, C. Koch, Die Arachniden, t. XII, p. 85, fig. 1017-1018. 1861. Philodromus dispar, Blackwall, Spiders of Great-Britain, t. I, P- 91, pi. V, fig. 55. 1861. Philodromus limbatus, Westring, Araneœ Snecicœ descriptœ, p. 4-50. 1870-1872. Philodromus dispar, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 260.

1874. Philodromus dispar, Menge, Preussische Spinnen, p. 405.

1875. Philodromus dispar, E. Simon, Les Arachnides de France, t. II, p. 301. 1877. Philodromus dispar, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.

DESCRIPTION. Mâle(ftg. la). — Le céphalothorax, brun-foncé, quelquefois tout à fait noir, est bordé d'une fine ligne blanche.

Les pattes, fauves, sont assez longues, (achetées de brun à la base des épines qui sont noires; sur le fémur de la première paire, on compte deux séries de trois épines et deux rangées de deux épines, plus courtes sur les patellas.

La patte-mâchoire (fig ib) est plus longue que le céphalothorax; on trouve quatre épines à l'extrémité du fémur; les apophyses du tibia sont courtes; l'une des deux est plus forte que l'autre et un peu plus longue; on remarque une très petite pointe noire sous l'angle inférieur du tarse.

L'abdomen, légèrement échancré en avant, est brun et parfois noir comme le céphalothorax; il est entouré d'une bordure blanche très nette.

Ordre de longueur des pattes : 2, 1, 5 = 4 ou % \, i, 3.

Femelle (fig. 1). — Le céphalothorax, brun, est bordé de blanc; on observe le plus souvent dans le milieu une partie éclaircie et quelquefois une tache claire en forme de V à la hauteur de la strie céphalique; la pubescence est blanchâtre.

Les pattes sont jaunâtres avec les épines noires; on compte sur le fémur de la première paire deux séries de deux épines; on ne trouve qu'un rang de trois épines sur les fémurs des deux dernières paires.

L'épigyne, en grande plaque très mal définie sur les bords, présente dans la moitié inférieure une longue échancrure très étroite, renfermant une petite pièce un peu élargie dans le bas; elle est difficile à bien observer.

L'abdomen, légèrement élargi en arrière, est d'un brun assez foncé, avec une large bordure blanche; la partie brune s'éclaircit beaucoup dans le milieu; elle contient, dans sa partie supérieure, une bande brune, étroite, lancéolée, suivie par-dessous de quelques accents transversaux très allongés.

Ordre de longueur des pattes : 2, 1, A, 5.

Cette araignée, que l'on croyait très rare, est au contraire assez répandue; seulement le mâle se rencontre beaucoup moins souvent que la femelle; elle habite les bois et chasse sur les petits buissons; elle hiverne sous les écorces et quelquefois sous les feuilles mortes; ses mœurs se rapprochent un peu de celles de l'espèce précédente; elle enferme son cocon dans une feuille recourbée; ce cocon contient de quarante à soixante-dix œufs jaunâtres, non agglutinés.

Belgique.

DISTRIBUTION Brabant . Environs de Bruxelles, Auderghem, Boitsfort, Groenendael, Rixensart, Bousval, Wavre. GÉOGRAPHIQUE. Anvers : Environs d'Anvers, Calmplhout.

Liège : Theux, Spa, Tilff, Aywaille, Embourg. JSmnur : Yvoir, Han-sur-Lesse.

Luxembourg : Redu, Laroche, Barvaux.

Diekirch.

Grand-Duché de Luxembourg.

Hollande.

Utrccht, Breda, M aeslricht, environs de La Haye. — Zélande.

ïoulc la France (E. Simon).

France.

Pays de Galles. — Ecosse.

Suisse.

Environs de Lucerne, vallée de la Reuss, Gamsen, Bex, ïarasp, Bergell, Ragatz. — Tyrol (Nord) : Jenbach, Weyerburg, Patsch, Kufstein. (Sud) : Meran, Ralzes.

Bavière (partout V — Laurenbourg.

i\LLEMAGNE.

Autriche.

Galicie : Tatra, Bukowina. — Hongrie : Ujhely, Varanno. Tokaj, ïorna, Azar, Homonna.

Russie Russie méridionale : Jekaterinoslaw, Sarepta. — Pologne.

Upland.

Suède.

PHILODROMUS AURONITENS, Ausserer, 1867.

(PI. XXVI, fig. 2, 2a, 26, 2c.)

SYNONYMIE

DESCRIPTION

1855. Philodromus fusco-marginatus, Sundevall (ad partem), Suenska Spindlamess beskrifning, p. 224. 1851. Philodromus cespiticolis, Westring, Fôrteckning ôfver till nàrvarandc tid Kânda, etc., p. 51. 1861. Philodromus cespiticolus, Westring, Araneœ suecicœ descriptœ. p. 459. 1867. Philodromus auroinitens, Ausserer, Die Arachn. Tyrols (in Verhandl. d. zool. bot. Gesellsch.

in Wien, XVII, p. 165).

1870-1872. Philodromus auronitens, Thorell, Remarks on Synonyms. p. 266. 1875. Philodromus auronitens E. Simon, Les Arachnides de France, t. II, p. 505. 1878. Philodromus auronitens, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.

Mâle (fig. 2a). — Le céphalothorax, brun, plus ou moins rougeâtre sur les parties latérales, est plus clair dans le milieu; la pubescence qui le recouvre est rougeâtre-irisé.

Les pattes, très longues, sont fauves; il existe sur le fémur de la première paire deux rangées de trois épines et deux séries de deux épines sur les patellas.

La patte-mâchoire (fig. 26), fauve, est plus longue que le céphalothorax; on compte cinq épines à l'extrémité du fémur; l'apophyse supérieure du tibia, noire, un peu courbée, se dirige en avant; l'apophyse inférieure, plus courte, assez large, se rétrécit brusquement à son extrémité; le creux qui sépare les deux apophyses est rebordé.

L'abdomen est couvert d'une pubescence violacée à reflets irisés; on distingue quelquefois la trace d'une petite bande médiane courte, plus foncée.

Ordre de longueur des pattes : 1, 2, 4, 5 ou 1, 2, 4 = 5.

Femelle (fig. 2). — Le céphalothorax est brun, avec une bande longitudinale claire dans le milieu; cette bande se resserre un peu autour des stries céphaliques; on remarque souvent à cet endroit une tache, en forme de V, plus ou moins blanche.

Les pattes, fauves, sont légèrement rembrunies aux articulations et garnies d'épines assez longues.

L'épigyne (fig. 26), un peu plus longue que large, est déprimée dans le haut en forme de fossette arrondie; elle est entourée de rebords noirs assez étroits.

L'abdomen s'élargit un peu en arrière; il est blanchâtre dans le milieu et devient fauve-brunâtre sur les côtés; on observe, dans la moitié antérieure, une bande brune, étroite et lancéolée; de

MOEURS

chaque côté de la pointe inférieure de cette bande se trouve une petite tache brune arrondie; dans la moitié postérieure de l'abdomen on remarque des séries de points disposés en petites lignes transversales; ces lignes sont quelquefois effacées ou remplacées par une tache mal définie.

Ordre de longueur des pattes : 2, 1, 3, 4.

Cette araignée est fort rare en Belgique; je ne l'ai rencontrée que deux fois aux environs de Bruxelles; elle se tenait à l'extrémité des branches de mélèzes, au bord d'une route, dans la forêt de Soignes. Je n'ai jamais observé son cocon.

Belgique.

DISTRIBUTION Brabanl : Environs de Bruxelles (bois de la Cambre). GÉOGRAPHIQUE.

France.

Fontainebleau. — Grenoble. -■ Digne. — Briançon. — Corse (E. Simon).

Suisse.

ïarasp. — Tyrol (Nord) : Patsch, Jenbach. (Sud) : Tagusens, Ratzes.

Autriche.

Hongrie : Varanno.

Elle est citée de la Suède et de la Norwège sans désignation de localité.

Les Philodromus étrangers à notre faune sont :

P. laricium, E. Simon. — P. parietalis, E. Simon. — P. fusco-marginatus, de Geer. — P. maritimus, E. Simon. — P. catagraphus, E. Simon. — P. lividus, E. Simon. — P. ruridus, E. Simon. — P. glaucinus, E. Simon. -

E. Simon. — P. longipalpis, E. Simon.

lJ. catagraphus, £i. smion. — r. lividus, th. Simon. — F. ruridus, &. Simon. — f . glaucinus, h>. Simon. P. ristigma, E. Simon. — P. fusco-limratus, Lucas. — P. derilis, E. Simon. — P. longipalpis, E. Simon. P. politus, E. Simon. — P. constellatus, E. Simon. — P. pr^edatus, Cambridge. — P. pernix, E. Simon. P. vagulus, E. Simon. — P. calidus, Lucas. — P. pulchellus, Lucas. — P. variatus, Blackwall. d m.o^tto RinnL™^n » r, at>v, RiaV>kwQii '™^'s, Blackwall. — P. torquatus, Cambridge.

P. vagulus, E. Simon. — P. calidus, Lucas.

P. mistus, Blackwall. — P. Clarki, Blackwall. — P. lepidus

P. generalii, Cancstrini, etc.

SYNONYMIE

Genre TIBELLUS, E. Simon, 1875.

Philodromus, Walckenacr (ad partcm, 3e famille, lre race, Oblongœ), t. I, p. 558. Thanatus, C. Koch (ad parlem), Uebersicht des Arachniden-Systems, I, p. 28. Philodromus, Westring (ad partem), Araneœ siiecicœ descriptœ, p. 445. Philodromus, Blackwall (ad parlem), Spidcrs of Great-Brilain, t. ï, p. 91. Thanatus, E. Simon (ad partem), Histoire naturelle des Araignées, p. 401. Thanatus, Thorell (ad partem), On European Spiders, p. 181. Tibellus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. II, p. 307. Thanatus, Menge (ad partem), Preussische Spinnen, p. 396. Tibellus, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique.

CARACTÈRES 1)1 GENRE

Le céphalothorax, étroit, tronqué, arrondi en avant, est toujours plus long que large; l'abdomen est également fort allongé.

Les yeux de la première rangée forment une ligne courbée en avant, beaucoup plus étroite que celle du second rang, qui est courbée dans le même sens que la première ; le carré formé par les yeux du milieu est presque aussi large que long et plus étroit en avant.

Le plastron est beaucoup plus long que large.

Les pattes sont très longues et munies d'épines aux fémurs, aux patellas, aux tibias, ainsi qu'aux métatarses ; les tarses et les métalarses sont garnis dans toute leur longueur d'une épaisse scopula.

Le tibia de la patte -mâchoire du mâle n'est muni que d'une apophyse excessivement petite, qui disparaît parfois complètement.

TIBELLUS PROPINQUUS, E. Simon, 1875.

(PI. XXVI, fig. 3, 3a, 36, 3c.)

SYNONYMIE. 1875. Tibellus propwquus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. II, p. 509.

1878. Tibellus propinquus, L. Bccker, Catalogue des Arachnides de Belgique (Supplément).

DESCRIPTION. Mâle (fig. 3a). — Le céphalothorax est fauve-clair, légèrement rougeâtre; dans le milieu se

trouve une bande longitudinale brune formée de deux trails assez rapprochés; sur les côtés, on distingue des séries de points formant deux bandes marginales; le plastron, fauve, est couvert de petits points bruns.

Les pattes, très longues, sont fauves et finement ponctuées.

La patte-mâchoire (fig. 36) est fauve; le tibia est dépourvu d'apophyse, mais son ai gle supérieur est légèrement saillant; le bulbe, rougeâtre, est échancré dans le haut; l'angle externe de cette échancrure forme une légère saillie ; l'angle interne, bordé de noir, se termine en pointe fine dirigée en avant.

L'abdomen, ovale, est recouvert d'une pubescence très blanche; on distingue, dans le milieu, une fine bande longitudinale jaune, bordée de points noirs; il existe encore, de chaque côté, une ligne formée de points noirs assez espacés.

Ordre de longueur des pattes : 2, k, 1,3.

Femelle (fig. 3a). — Le céphalothorax est semblable à celui du mâle.

Les pattes, fauves, sont finement pointillées de noir.

L'épigyne (fig. 3c) forme une plaque arrondie sur les côtés et présente deux grandes fossettes obliques, ovales, rapprochées par en bas; on remarque quelques stries longitudinales clans l'espace triangulaire qui sépare les fossettes; l'épigyne présente en outre un petit bord noir par-dessous.

L'abdomen, ovale, très allongé, est coloré comme celui du mâle.

Ordre de longueur des pattes : % 4, 1, 3 ou % 4, 1 =3.

MOEURS. Je n'ai rencontré qu'une seule fois cette belle araignée dans une vallée solitaire; elle courait dans

l'herbe au bord de l'eau; ses mœurs me sont inconnues.

Belgique.

DISTRIBUTION Narmir : Hastières v vallée de l'Hermeton). GÉOGRAPHIQUE. France.

Seine-et-Oise : Chaville, Bretigny, Mennecy, Saint- Léger. — Oise : Le Lys. — Aube : Villechétif, marais de Saint-Germain. — Breviande. — Vaucluse. — Digne. — Landes (E. Simon).

Afrique.

Algérie.

Je l'ai reçue de l'Allemagne, de la Hongrie et une fois des États-Unis sans désignation de localité.

TIBELLUS OBLONGUS, Walckenaer , 1802 (sub. Aranea). (PI. XXVI, fig. 4, 4a, 46, 4c.)

SYNONYMIE. 1802. Aranea oblonga, Walckenaer, Faune parisienne, II, p. 228.

1805. Thomisus oblongus, Walckenaer, Tableau des Âranéides, p. 38.

1825. Philodromus oblongus, Walckenaer, Faune française (Arachnides), p. 94.

1831. Thomisus oblongus, Iïahn, Die Arachniden, t. I, p. 110, fig. 82.

1835. Philodromus thilineatus, Sundevall (non Linné), Suenska Spindlarness beskrifning, p. 127.

1857. Thanatus trilineatus, C. Koch, Uebersicht des Arachiden-Sy stems, I, p. 28.

1856. Thanatus oblongus, Tliorell, Rec. crit. Aran. p. 111.

1861. Philodromus oblongus, Blackwall, Spiders of Great-Britain, t. I, p. 100, pi. V, fig. 60.

1861. Philodromus oblongus, Weslring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 464.

1870-1872. Thanatus oblongus, Tliorell, Remarks on Synonyms, p. 269.

1874. Thanatus oblongus, Menge, Preussische Spinnen, p. 596.

1875. Tibellus oblongus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. II, p. 311. 1878. Tibellus oblongus, L. Bccker, Catalogue des Arachnides de Belgique.

description. Mâle (fig. 4«). — Le céphalothorax, fauve-rougeâtre, ressemble à celui de l'espèce précédente ; on y remarque trois bandes longitudinales formées de points noirs; le plastron, fauve, est ponctué de brun.

Les pattes, longues, fauves, sont criblées de petits points obscurs.

La patte-mâchoire (fig. le), fauve, est garnie de poils bruns disposés en petites bandes longitudinales bien prononcées; le tibia est complètement dépourvu d'apophyse; le bulbe, rougeâtre, est un peu échancré dans le haut avec l'angle supérieur légèrement saillant; l'angle interne présente un épais rebord noir qui se prolonge en pointe fine un peu ondulée et très légèrement dilatée à son extrémité.

L'abdomen est blanc avec une bande médiane longitudinale brun-rougeàtre ou noirâtre et une bordure de même couleur visible surtout de profil; dans l'intervalle des ces bandes on distingue souvent une ligne très fine parfois remplacée par une série de quelques points noirs bien séparés.

Ordre de longueur des pattes : 2, 4, 1, 5.

Femelle (fig. 4). — Le céphalothorax est semblable à celui du mâle; quelquefois les tachettes latérales sont plus grandes et plus noires.

Les pattes sont pareilles à celles du mâle.

L'épigyne (fig. ib) présente deux grandes fossettes arrondies un peu rapprochées par-dessous où elles se terminent chacune par une légère saillie noirâtre.

L'abdomen est blanc; la bande médiane est un peu plus découpée sur les bords que celle du mâle. Ordre de longueur des pattes : 2, 4, 1, 5.

MOEURS. On la trouve assez fréquemment dans nos dunes ainsi que dans les parties arides de nos provinces

montagneuses; elle court avec une excessive vivacité; je l'ai vue souvent sur les buissons qui croissent dans les dunes, se tenir contre une petite branche avec les pattes étendues dans le sens du corps; dans celte position on la distingue difficilement; malgré mes recherches je n'ai jamais pu observer son cocon.

Belgique.

DISTIUIîLTIOiN Flandre occidentale : Heyst-sur-Mer, Knocke, Blankenberghe. GÉOGRAPHIQUE. JSamur . Han-sur-Lesse.

Luxembourg : Laroche.

Breda, Scheveninghe près de La Haye.

Hollande.

France.

Environs de Paris : La Glacière, La Varenne. — Normandie : Dieppe, Villers. — Somme : Boulogne, Le Crotoy. — Aube : Vîllenauxe, plaine de Foolz (E. Simon). — Wissant, Dunkerke.

Angleterre Berwickshire. — Pays de Galles. Ecosse : Glascow.

Bavière : Dutzendleich, Falznerweiher. — Silésie.

Tyrol (Nord) : Hôtlinger Alpe (Sud) : Im Trientinisehen.

Autriche.

Hongrie. — Dalmatie : environs de Zara, Sebenico. — Moldavie : Brostenii.

Espagne.

Russie.

Galice : Cabanas.

Pologne. — Districhl de Rodomysl. — Kamienictz, Podolski, Jekaterisnoslaw, Nikopol, Sarepta. — Sibérie : entre Tobolsk-sur-Irlisch el Obdorsk, sous le cercle polaire, près de l'embouchure del'Ob.

Algérie.

Afrique.

Amérique.

Environs de Boston. — Washington. — Colorado

Asie.

Chine : environs de Pékin.

Elle est citée de la Suède et je l'ai reçue plusieurs fois de l'Italie sans aucune désignation de localité.

SYNONYMIE

CARACTÈRES DU GENRE

Genre THANATUS, C. Koch, 1837.

1835. Philodhomus, Walckenaer (ad partem 3e famille, 2e race, Ovoidœ), Histoire naturelle des insectes

(Aptères), t. I, p. 559.

1857. Thanatus, C. Koch, l'ebersieht des Arachniden-Sy stems, I, p. 28. 1861. Philodromus, Westring (ad partem), Araneœ suecicœ descriptœ, p. 445. 1861. Philodromus, Blackwall (ad partem), Spiders of Great-Britain, t. I, p. 91. 1864. Thanatus (Thanata), E. Simon, Histoire naturelle des Araignées, p. 401. 1870. Thanatus, Thorell, On European Spiders, p. 181.

1874. Thanatus, Menge, Preussische Spinnen, p. 596.

1875. Thanatus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. II, p. 514.

1878. Thanatus, L. Becker, Catalogne des Arachnides de Belgique (Supplément).

Le céphalothorax, bien arrondi sur les côtés, est au moins aussi long que large.

Les yeux du premier rang forment une ligne courbée en avant; ceux du milieu sont souvent plus petits et plus écartés entre eux que des latéraux; la ligne des yeux de la seconde ligne, plus large que la première, est aussi un peu plus courbée ; le carré formé par les yeux du milieu, plus long que large, est plus rétréci en avant.

uo

( ^ Le plastron est au moins aussi long que large, un peu oblique sur les côtés, puis \jy rétréci en arrière.

Les pattes, assez longues, surtout chez les mêles, sont garnies d'épines aux fémurs, aux patellas, aux tibias et aux mélatarses; ces deux derniers articles possèdent une scopula longue et épaisse qui en occupe toute la longueur.

Le tibia de la patte-mâchoire du mâle ne présente qu'une seule apophyse très petite.

THANATUS ARENARIUS, Thordl, 1870-1872.

(PI. XXVII, fig. 1, la, 16, le-,)

SYNONYMIE. 1870-1872. Thanatus arenarius, ThorcII, Remarks on Synonyms, p. 269.

1873. Thanatus mundus, Cambridge, Linn. Soc, Jour. Zool. 1875. Thanatus arenarius, E. Simon, Les Arachnides de France, p. 521. 1880. Thanatus arenarius, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique (Supplément).

DESCRIPTION. Mâle (fig. la). — Le céphalothorax est brun-rougeâtre avec une bande médiane longitudinale,

claire, très large, partagée par une bande assez étroite et plus pâle que les parties latérales ; la partie céphalique est très courte.

Les pattes sont fauve-rougeâtre.

La patte-mâchoire (fig. le) est fauve; le tibia est muni d'une apophyse à son angle supérieur; cette apophyse, noire, est tronquée à son extrémité; les deux angles de cette troncature sont prolongés en pointes aiguës.

L'abdomen, ovale, un peu échancré par-dessus, est fauve, garni de crins blancs et de quelques crins noirs plus courts; on remarque dans la moitié antérieure une tache noire en forme de losange allongé bordée d'une ligne blanche très fine ; dans la partie postérieure on distingue une tache brune diminuée au-dessus des filières, éclaircie dans le milieu et vaguement limitée au-dessus et sur les côtés.

Ordre de longueur des pattes : 4, 2, 3, 1.

Femelle. — Le céphalothorax est pareil à celui du mâle, mais plus pâle et parfois légèrement rougeâtre ; les pattes, semblables à celles du mâle, sont un peu plus robustes.

L'épigyne (fig. 16), grande, assez mal définie, présente dans le milieu une pièce ovale qui sépare les deux petites fossettes placées obliquement dans le bas.

L'abdomen, ovale, est semblable à celui du mâle.

Ordre de longueur des pattes : 4>, 2, 5, 1 ou 4-, 2 = 3, 1.

moeurs. Cette araignée est fort rare en Belgique; je ne l'ai observée qu'une seule fois, courant avec une

vivacité excessive parmi les hautes herbes.

DISTRIBUTION Liège : Baraque-Michel. GÉOGRAPHIQUE.

Belgique.

France.

Environs de Paris : La Varcnne. — Aube. — Oise : bois de Saint-Maximin. — Basses-Alpes : Digne, Caslellane. — Hautes- Alpes : Cervière, Mont-Genèvre, Queyras. — Alpes-Maritimes. — Var (E. Simon).

Suisse.

Tyrol ^Sud) : Berger Thôrl, unter Steinen. — ïessin (Suisse et Italie) : vallée di Sella (rare).

Allemagne.

Bavière : Tullnau, Mogeldorf, Ziegelstein.

Autriche.

Dalmatie : Sebenico. — Hongrie : Tokaj.

Russie.

Russie méridionale : Sarepta.

Afrique.

Algérie.

Elle est citée de la Suède (?).

THANATUS FORMICINUS, Clerck, 1757 (sub. Araneus). (PI. XXVII. fig. 2, 2a, 11k 2c.)

SYNONYMIE. 1757 '. Araneus formicinus, Clerck, Suenska Spindlar, p. 154, pi. VI, lab. II.

1789. Aranea formicina, Olivier, Encyclopédie méthodique, IV, p. 226. 1802. Aranea rhomboica, Walckenaer, Faune parisienne, II, p. 228. 1805. Thomisus rhomboicus, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 58. 1825. Thomisus rhombiferens, Walckenaer, Faune française (Arachnides), p. 95. 1851. Thomisus rhomboicus, Hahn, Die Arachniden, t. I, p. 111, fig. 85. 1857. Thanatus formicinus, C. Koch, Uebersichl des Arachniden-Sy stems, I, p. 28. 1861. Philodromus formicinus, Weslring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 4-65. 1870-1872. Thanatus formicinus, Thorell, Remarks on Synonyme, p. 269. 1875. Thanatus formicinus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. II, p. 526. 1880. Thanatus formicinus, JL. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique (Supplément).

DESCRIPTION. Mâle (fig. 2a). — Le céphalothorax, brun-rouge assez foncé, est légèrement éclairci sur les bords ;

dans le milieu se trouve une large bande claire, longitudinale, droite, renfermant dans sa moitié antérieure une tache triangulaire obscure; les yeux supérieurs sont placés à égale distance les uns des autres; ceux du milieu sont un peu plus petits que les latéraux.

Les pattes sont fauve-rougeàtre plus ou moins foncé.

La patte-mâchoire (fig. 2c) est fauve; l'apophyse supérieure du tibia, assez longue, est dirigée en avant; elle est forte à sa base et se termine en pointe très fine; le tarse est plus large que celui de l'espèce précédente; le bulbe est dépourvu de saillies.

L'abdomen, ovale, est fauve-blanchâtre garni de crins blancs; dans la moitié antérieure se trouve une tache noire longitudinale, en forme de losange allongé; la partie postérieure présente une tache rembrunie quelquefois effacée, découpée et plus noire sur les bords.

Ordre de longueur des pattes : 4, 2, 1, 5.

Femelle (fig. 2). — Le céphalothorax, l'abdomen et les pattes sont semblables dans les deux sexes.

L'épigyne (fig. 26), saillante, assez mal définie, présente en arrière deux stries obliques longitudinales rapprochées et touchant presque au bord de l'épigastre.

Ordre de longueur des pattes : 4, 2, 1 = 5.

MOEIRS. Cette araignée est un peu moins rare que l'espèce précédente ; elle aime les endroits arides

rocailleux ou sablonneux et surtout bien exposés au soleil; elle chasse avec une extrême agilité; j'ai observé une seule fois la femelle réfugiée sous une pierre auprès de son cocon qui était recouvert d'un voile de soie blanche parfaitement tendu.

Belgique.

DISTRIBUTION Luxembourg : Barvaux, Laroche. GÉOGRAPHIQUE, Namur Mariembourg.

Utrecht. — La Gueldre.

Hollande.

Environs de Paris : La Varenne. — Oise : Precy. — Aube. — Ain (E. Simon).

Prusse. — Silésie. — Bavière.

Autriche.

Hongrie. — Bohême. — Gaiieie. — Transylvanie.

Italie.

Lombardie. — Piémont. — Sardaigne.

Suisse.

Tessin (Suisse et Italie) : Mendrisio, S. Pielro di Stabio, Lugano, Monte S. Salvalore, Monte S. Bernardo (commune). — Tyrol. — Mont-Rose.

Russie.

Baltique. — Russie méridionale. — Finlande.

Afrique.

Algérie. — Egypte.

Elle est citée de la Suède et de la Laponie (?).

Les Thanalus étrangers à notre faune sont :

T. Fabricii, Audouin el Savigny. — T. Albini, Audouin et Savigny. — T. Thorelli, Cambridge. — T. setiger, Cambridge. — T. ornatus, Lucas. — T. hirsutus, Cambridge. — T. rayi, E. Simon. — T. cervini, E. Simon. — T. vulgaris, E. Simon. — T. validus, E. Simon. — T. major, E. Simon. — T. lanceolatus, E. Simon. — T. flavidus, E. Simon. — T. rufipes, E. Simon. — T. ursus, E. Simon. — T. atratus, E. Simon. — T.gratiosus, E. Simon, etc.

Page 1