‹ Les arachnides de FranceChapitre 1 sur 149 · PARIS · texte numérisé non relu

PARIS

LIBRAIRIE RNCTCL0PÉD1QUE DE RORET

BUS BAUTEFEGILLE , ^ 2

^ OtC -cî)

Famille (13*). — OROCTEKfeB^

ClotheUns (tribu «d part.) E. & 1864. | CEcobiidœ Gk 1872»

Céphalothorax aussi large ou plus large que long, un peu réniforme, arrondi sur les côtés et en avant^ tronqué ou échancré en arrière; partie céphalique triangulaire et enclavée dans la partie thoracique ; celle-ci présentant une strie ou fossette médiane , ordinairement longitudinale, et des stries rayonnantes hien marquées. — Yeux plus ou moins inégaux , formant un groupe serré sur le milieu du hord frontal ; le plus souvent deux paires d'yeux nocturnes ( les latéraux de la première ligne et les médians de la seconde ) et deux paires d'yeux diurnes. — Bandeau vertical ou incliné en avant , au moins aussi large que le groupe oculaire. — Ghelicères courtes , faibles , cylindriques , létrécies à Textrémité , à crochets très-faibles.— Plastron toujours aussi large que long, cordiforme. — Pièce labiale courte, large à la base, triangulaire. — Lames maxillaires courtes, très-larges à la base , rétrécies à l'extrémité et inclinées sur la pièce labiale. — Pattes robustes et médiocrement longues, rejetées de côté, toutes dans la même direction ( ce qui permet une locomotion un peu latérale) ; point d'onychium; trois griffes pectinées. — Filières six : les inférieures courtes , d*un seul article et presque conniventes ; les supérieures principales plus écartées , presque latérales , formées de deux articles : le basilaire plus épais que les filières inférieures, le terminal toujours plus long , rétréci , courbé et comprimé , garni, sur son bord interne seulement, de fusules et de longs crins disposés en séries régulières. — Anus formant une forte saillie obtuse , dont l'extrémité tronquée , arrondie et entourée de deux cercles de crins raides ; souvent une ligne longitudinale de crins semblables divisant cette troncature en deux moitiés égales.

cT) Article larsal de la patte-m&choire cupuliforme , recouvrant complètement le bulbe.

2 LBS ARAGHNIDBS DE PRÀKCB.

2 ) Patte-mâchoire épaisse , à tarse acuminé et pourvu d'une griffe pectinée.— Ni calamistrum , ni crii)ellum (î (1) ). — Epigyne en forme de plaque ou de fossette.

Les Urocteida Glent ane toile qui , par son tissu serré , rappelle celle des Âgelenidœ, mais dont Tétendue et la forme sont constantes et définies ; cette toile est toujours arrondie, fiiée sur les bords par des faisceaux de fils plus ou moins espacés , dont les interralles paraissent échancrés. Les Vrocteidœ, sans doute à cause de la foiblessie de leurs chelicères, n*attaquent jamais une proie avant de Tayoir entourée de fils , mais ils n*empIoient pour cela ni le procédé des Epeiridœ ni celui des Therididœ ; V Urocteida , en marchant de côté, tourne rapidement, en rétrécissant graduellement le cercle, autour de sa yictime , qui se trouve ainsi emprisonnée dans un filet circulaire avant même de s*être aperçue de la présence de son ennemi. Les mâles sont semblables aux femelles par la taille et la coloration ; la femelle pond et garde ses cocons au milieu de sa toile ; les jeunes habitent longtemps avec elle.

Teux presque semblables, arrondis ou un peu oyales. — Pattes pourvues d'épines • Uroctea,

Teux très-dissemblables , les médians antérieurs et les latéraux supérieurs arrondis et eonyexes , les autres très-petits , allongés ou anguleux. — Pattes dépourvues d'épines. .••••.• OEcobius,

(1) La présence de ces organes , à Tétat mdimentaire , a cependant été signalée par MM* BlackwaU et 0. P. Cambridge chez plusieurs espèces du genre OEeobius.

(2) Le rapprochement des Uroctea et des Œcobius , que j'ai le premier proposé, a été reconnu par tous les auteurs qui , depuis cette époque , se sont occupés de la classification des araignées , particulièrement par MM. Thorell et 0. P. Cambridge, mais ces savants aradinologues ont gardé plus de réserve à l'égard du genre Hersilia, Ce dernier présente deux caractères assez remarquables , qui ont paru suffisants pour former une famille spéciale; les Hersilia oni, en effet, les tarses pourvus d'un article unguifère , et elles sont dépourvues de la saillie anale ciliée, si remarquable chez les Uroctea et les Œcobius.

La famille des Hbesiudx est étrangère à la faune française; elle compte quatre es« pèces dans la faune eirca-méditerranéenne ; Hersilia caudata Aud in Say. : Egypte.

R Edwardsi Lucas : Alg.

BersUidia macuUulata L. Dut : Alg., Esp. s: Hersilia aratUensU Lu£U (Voy.

note, plus loin, au genre Texlrix)* • 5(mon< Gb, : Syrie.

En 1864 Je ne connaissais ce type curieux que par les descriptions très-incomplètes et lonyent fautives des auteurs, ce qui m*avait trompé sur ses véritables affinités , roaii depuis que j'ai pu observer une Hersilidia en Espagne , j'ai reconnu que ce ge^rl |L*éloigue autant qu'il est possible de la famille des Lycosidœt ft que sa place nator^t eil entre les Uroctea, les (Ecobius et les PHolcus,

FAMILLB UROGTBIDJB.

f Oenre CRQCTEA J&. MB. tS«0.

D Cloiko Wlk. 1809 (1).

• Wlk. 1837 (ad ptrt. !'• fam. :

les Uroctéu.)

Clotho C. K. 1843.

Fossette tboracique arrondie ou transverse. — Yeux huit, arnmcUs ou un peu ovales > presse semblables, formant un groupe transverse : les quatre premiers serrés y formant une ligne un peu courbée en arrière ; les médians plus gros; les quatre supérieurs formant une ligne plus ou moins droite : les médians trèsécartés entre eux , mais presque connivents avec les latéraux; ceux-ci très-rapprochés de ceux de la première ligne. — Bandeau vertical et au moins aussi large que l'aire oculaire. — Plastron petit, plan, non impressionné, cordiforme. — Pattes 4, i, 2, 3, robustes et peu longues ; pourvues de crins très-longs et d'épines plus courtes, disposées en séries longitudinales aux tibias, aux métatarses et aux tarses ; griffes supérieures très-robustes et faiblement courbées présentant de 10 à i5 très-fortes et longues dents droites ; griffe inférieure relativement petite ne présentant, qu*ime seule dent.

c7) Patte-mâchoire plus longue que le céphalothorax et que les fémurs antérieurs : fémur renflé ; tibia et patella inermes et presque égaux; tarse un peu plus long que ces deux articles , ovale et obtus.

$ ) Patte-mâchoire plus longue et aussi épaisse que les fémurs des pattes antérieures : tibia plus long que la patella et plus ,ro« buste ; tarse plus court que ces deux articles et terminé en pointe ; griffe longue , courbée presque en demi-cercle, et pourvue de 7 à i i dents robustes , augmentant de longueur de la base, où elles sont très-courtes , jusqu'à Textrémité.

Les Uroetea construiseDt sous les pierres une toile de Uira serré, dr« culaire et élevée dans le milieu cd forme de pyramide. Sur les bords cette toile D^est attachée à la pierre que de loin en loin ; lesioterralles de ces attaches» qui sont également espacées, se relèvent en forme d'échancrores qui sont autant de portes. A Tépoque de la ponte V Uroetea file une toile semblable et quelquefois plusieurs, à Tintérieur de la première, pour y déposer les cocons contenant ses œufii $ elle se tient alors entre les diverses enveloppes de son édifice»

(!) he nom géaérique de Clotho, imposé par Walckenaer en 1809, t de beatwottp la priorité sur celui d* Uroetea (L. Duf. 1820); il doit cependant être rigeté, car Tannée précédente (1808), Fai^Jai de St-Fondi s'en était servi pour on genre dt moUosque (as 5a<cicava, Fleur).

îi UROGTEA DURANDI Wlk. 1809 (sub: Clotho) (i).

Clotho Durandi Wlk. i 809 - 25 - 37.

* » Aud. in Say. 1827.

Vroctea quinque-maculataL, D. 1820.

Clotho steVataCK 1843.

> guttata G. K. 1843.

(?) • Cj/anea G. K. 1843.

Cf) Afaoï. Géph.tli., long. 3,1 ; larg. k. — Pattes A, i/2 » 8. =13,8. 13,9. i2,5. 12.

Min. Céph.tb.» long. 2. — Pattes 1* p; 10.

Céphalothorax brun-rouge, finement chagriné; des crins courts, un peu souleTés, formant des lignes longitudinales sur la partie céphalique et sur les deux principales stries rayonnantes du thorax; bord antérieur presque droit, arrondi sur les côtés; groupe oculaire non saillant , formant un peu plus du tiers de sa largeur. — Yeux médians antérieurs très-gros , arrondis et convexes , séparés par un intervalle ayant à peine le tiers de leur diamètre ; les latéraux antérieurs , arrondis , plus petits et plus avancés, touchant presque les médians; yeux médians supérieurs plus petits que les latéraux antérieurs et arrondis ; les latéraux de même grosseur ou un peu plus gros que les médians , toujours un peu ovales, un peu plus séparés des latéraux antérieurs que des médians supérieurs. — ( Abd., voy. $ ). — Plastron brun-rouge , un peu déprimé en avant. — Pattes robustes, brunrouge vif; métatarses des deux premières paires présentant en dessous deux lignes de 5 à 9 épines assez longues ; métatarses de la quatrième paire présentant en dessous, du côté interne, une ligne de9'à 15 épines longues; tarses des quatre paires présentant deux rangées inférieures d'épines plus courtes. —

(i) le sois eontaineu que nous n'ayons en France qu'une seule espèce du genre Vroetea, et que les trois Clotho atellata, cyanea et guttuta , de Ch. Koeh , ne sont que de légères yariétés de cette espèce, qui se rencontre dans presque toutes les régions méditerranéennes , sauf dans quelques îles , en Corse par exemple , où le genre Vroetea n'a pas de représentant. — Parmi les Uroctea décrites jusqu'à ce jour, il en est deux dont la coloration est entièrement noire: VUroctea Goudoti d'Algérie, indiquée en quelques lignes par Latreille ; — M. Lucas a depuis émis Topinion que cette espèce n'est qu'une variété de VU. Durandi, chez laquelle les taches abdominales sont tout à fait oblitérées; ~et VUroctea anthracina Ch. Eoch (t. XVI), de Fiume, qui est certainement une bonne espèce. — Un autre groupe d'Uroetea, a pour type VU, Utnbata Ch. Koch, d'Arabie et de Syrie , chez laquelle l'abdomen , noir dans le milieu, est entièrement entouré d'une large bordure jaune plus ou moins interrompue; VUroctea septempunctata 0. P. Cambridge , de Syrie , appartient au même groupe ; J'ai vu dernièrement une espèce très*yoisine de VU, limbata, qui a ^té rapportée de la Haute-Asie par le R P. David et j'en ai reçu une autre du sud de TAlgérier

ITÀHILLB UROGTSIDJB. O

Patte-mâchoire robuste , fdure-rouge , garnie de poils noirs courts , formant des lignes parallèles dont les intervalles restent glabres ; fémur très-épais , un peu renflé du côté interne ; tibia im peu plus court que la patella , faiblement élargi à l'extrémité ; tarse ovale-obtus un peu plus étroit que le bulbe ; celui-ci formé d'un épais bourrelet arrondi , rougeâtre, marqué de lignes concentriques plus foncées y présentant un pli à la base et deux apophyses dans le milieu : la médiane droite, verticale, terminée en pointe effîlée, prenant naissance sur ime saillie membraneuse presque carrée et présentant à la base un petit lobe noir obtus ; rinférieure également fîne et styloîde , courbée en dehors et dirigée en avant, sa pointe aboutissant à une petite tige membraneuse , malléiforme, s'élevant près delà base de l'apophyse médiane.

9) Géphtlh., long. A,i; larg. 5.— >Abd*, long. I0|8 ; laig. 7,5.~Pattas A, i, 2-8.= 16,8. 16,2. 16. 16.

Céphalothorax noir ou brun-rouge foncé (Yeux, voy. c7 ). — Abdomen un peu déprimé , tronqué en avant, élargi jusqu'au tiers postérieur , puis rétréci en arrière et terminé en pointe ; fossettes rougeâtres , les deux antérieures plus grosses et plus resserrées ; tégument noir, garni de poils raides, courts, de même couleur 'et de poils soyeux clairs , espacés; en dessus cinq grandes taches d'un jaune vif; les quatre premières presque arrondies et disposées en carré , la cinquième plus petite , triangulaire, placée au-dessus des filières; quelquefois les deux taches antérieures plus développées que les autres ; souvent des mouchetures jaunes dans les intervalles et de petits cercles autour des fossettes. — Filières noires. — Patte-mâchoire très-robuste et longue , brunrouge , plus foncé à l'extrémité ; tibia un peu plus long et sensiblement plus large que la patella ; tarse à peine plus long que le tibia. — Pattes noires ou brun-rouge. — Epigyne en fossette semi-circulaire , présentant inférieurement un rebord droit, rougeâtre , un peu dilaté à ses deux extrémités et enfoncé daas le milieu.

Var ^ $ Céphalothorax et pattes fauve-rouge dair (Vauduse).

Ardèche : CeUes-les-Bains I Montpellier. Pyrénées-Orientales. Vauduse 1 ( aussi en Espagne, en Sicile , en Algérie , en Egypte et en Syrie).

Sons les pierres, sur les cdlinei arides et exposées au soleil ; le m&le est adulte en mai , les jeunes sont édos et habitent avec la femelle au mois d*août. Dans le sud-ouest de la France, VUroctea Durandi disparaît dans les régions maritimes ; ainsi elle n*a jamais été trouvée dans les départements de la Gironde et des Landes ; dans le sud-est , la Durance parait limiter son habitat ; elle est commune sur les rochers de Vaucluse i qui sont les

y LES ARACHNIDES DB FRANCE.

dernières pentes da mont Ventoaz, mais elle n*a jamais été troUTée dads les Basses-Alpes.

V Omnwm. - acOBIVS JLe. 1»49 (i).

(*} ClolàO Dngès IS3S (ad part.).

Fossette thoradqae large et coupée d'une fine strie longitudinale. — Yeux huit, très-dissemblsJïles de forme et de taille, forniaat un groupe presque circulaire ; les quatre antérieurs formant une ligne plus ou moins courbe : les médians gros , arrondis, ^urnes ; les latéraux petits, plans, nocturnes et de forme yariable, yeux supérieurs formant une ligne presque droite ou courbée en arrière : les latéraux très-gros , semblables aux médians de la première ligne et très-rapprochés de ceux-ci; les médians, au contraire très-petits , allongés et de forme variai)le, ordinairement accolés aux latéraux. — Bandeau vertical ou incliné en avant , au moins aussi large que Taire oculaire. — Plastron très-développé, fdan, cordiforme/ aussi large que long; quelquefois déprimé chez le mâle. — Pattes 4, i, 2 , 3 ou 4, 1-2, 3 ; fémurs assez robustes, les autres articles fins et allongés; des crins très-longs, principadement aux fémurs , mais point de véritables épines ; griffes supérieures fines et très-recourbées, pourvues de 7 à 10 dents , assez courtes, très-grêles , augmentant de longueur depuis la base ; griffe inférieure ayant généralement trois dents.

c?) Patte-mâchoire beaucoup plus longue que le céphalothorax ; pateUa et tibia presque égaux et inermes ; tarse plus long que ces deux articles et très-volumineux.

2) Patte-mâchoire plus longue que le céphalothorax et que les fémurs antérieurs , assez robuste ; tarse plus long que le tibia et la patella, terminé en pointe ; griffe ffne, pourvue de 10 à 12 dents fines et peu longues (2).

(i) Une espèce a été rapportée à tort au genre Œeobtus : VCEcobius nigripalpU L. Dufour (Ann. Soe. Enl» Fr.f 1863). J'ai vu le type de cette espèce, qui n'est autre qu*un individu un peu anormal de Fittstata testacea. Latr.

(2) Je n'ai pu découvrir de calamistrum chez les espèces de ce genre que j'ai examinées ; mais cet organe a été signalé par M. Blackwall chez VCEcobius navui de Madère , et H. 0. P. Cambridge nous dit avoir découvert , chez une espèce de Syrie , un calamistrum , un cribellum et une quatrième paire de filières , ce qui serait unique dans l'ordre entier des Araneœ; je garde cependant quelques doutes a ce sujet; chez les (JEcobiui qui me sont connus, les quatre filières inférieures, qui sont courtes et

FAMILLE UROCTEID^. 1

■ Les CEeobius eonstraisent, soit sons les pierres, soit dans ks angles des murs, une toile très-petite, transparente, de tissa serré, sous laquelle ib |se tiennent immobiles ; cette toile est circulaire et parait étoilée, car elle est attachée de loin en loin sur les bords comme celle des Vroetea. Les OEcobîMS sont très-Yi6 ; quand on les poursuit ib courent en décrif ai|t des cercles comme les Trombididm du genre ErythruBuu .

ESPÈCES

Iftlat.

praitroa un peu concave, •••••••••••• dntiMlIpeê

Phstron plan. •••••• •••• • «t*

bnlbe présentant du côté externe une forte apophyse noire , aiguë, recoodbée. . • • • • • . CeUariorum.

— ne présentant que de petites saillies membraneuses obtuses. • • . MacuUtv4.

Fonalles.

Teox latéraux supérieurs et médians antérieurs égaux et conniirents. . • CéUariorum.

Teux latéraux supérieurs un peu plus gros et bien séparés des médians antérieurs •...•2«

Teux médians de la seconde ligne bien séparés des latéraux* Annulipes,

— touchant aux latéraux. Maculatxu,

i. CECOBIUS CELLARIORUM Dugès 1836 (sub: Clotho).

Clotho eellariorumDngh HH H). i CBeobixa itomestieus E. S. 1864. CEeobius domestieus Le 1842. |

J] Géph.th», long, i ; larg. 1, $.— Pattes A. i-2. S.=5. à^h. A,i. 8,9.

Céphalothorax blanc testacé, garni de crins blancs épars, sans bordure , mais quelquefois marqué d'une fine ligne noire

presque égdes en longueur, forment une ligne serrée, droite ou légèrement courbée en arrière ; sur leur bord postérieur s'élève un petit pli transverse de la peau qui peut simuler un cribellumf immédiatement au-dessus des latérales, sont les grandes Glières, dont le second article est très-long, un peu comprimé et dressé presque verticalement* entre ces grandes filières , se voit le tubercule anal, qui est très-développé, cylindrique et tronqué à l'extrémité, avec la troncature recouverte d'une plaque ovale trèslisse et longitudinale; sur les bords de cette plaque, qui forment une rainure, s'insèrent leà crins, qui sont robustes, égaux et qui forment une couronne continue ; dans l'intervalle du tubercule anal et des filières médianes inférieures, j'ai tu, chex CE, maeutatuSy les deux très-petites saillies que M. 0. P. Cambridge appelle une quatrième paire de filières, mais qui me paraissent bien différentes des filières ordinaires. (1) Sans être décrite régulièrement, cette espèce est suffisamment indiquée par

6 tSS ARACHUIDSS OB FIUINCB.

médiane accompagiiHDt la strie. — Yeux supérieurs formant une ligne légèrement courbée en arrière : les latéraux assez petits , noirs , arrondis et convexes , les médians aussi gros que les la-* téraux auxquels ils touchent presque , séparés par un intervalle plus grand que leur petit diamètre ; ces yeux allongés et obliques, divergents en arrière, assez larges et tronqués carrément en avant, rétrécis et terminés en pointe aiguë en arrière. Yeux médians antérieurs sensiblement plus gros que les latéraux de la seconde ligne, auxquels ils touchent presque , séparés par un intervalle à peu près moitié de leur diamètre; les latéraux très-petits, un peu ovales et accolés aux médians, — Bandeau presque vertical et de même largeur que Taire oculaire. — ( Abd., voy. 2 ). — Plastron plan , d'un blanc testacé. — Chelicères de même couleur.— Pattes entièrement testacées , assez longues , les fémurs larges et comprimés, ceux des deux premières paires , pourvus sur leur face antérieure d'ime série de crins très-longs. — Patte-mâchoire testacée , avec le dernier article brun-rouge ; fémur assez épais et cylindrique; patella au moins aussi longue que large et convexe en dessus ; tibia à peine plus court et aussi large ; tarse visiblement plus court que les trois articles précédents , recourbé , assez convexe h la base, terminé en pointe sub-aiguê ne dépassant pas le bulbe; celui-ci entouré d'un épais rebord rougeâtre, Hsse, présentant dans le milieu une faible saillie noire discoïde dont lé bord armé de pointes aiguës : deux très-petites et très-rapprochées en avant, deux plus écartées et beaucoup plus longues en arrière , surtout l'interne ; celle-ci un peu courbe , pourvue d'un fort talon et au moins aussi longue que le diamètre du bulbe.

9) Géph.Ui., long, é, I ; laig. i, 2.— Pattes 4» 1-2. 8.

Céphalothorax fauve-testacé. — Yeux latéraux supérieurs et médians antérieurs égaux et connivents; les médians supérieurs très-petits , très-divergents et accolés aux latéraux. — Abdomen ovale-allongé, déprimé en dessus, rétréci en arrière, arrondi et avancé au-dessus du thorax à la partie antérieure ; entièrement d'un blanc testacé avec un espace médian un peu plus

Dagës, au moins aussi bien que le Pholcus senoculatus, dont le nom a prévalu.

Voici ce qu'en dit Dugès dans son Mémoire, déjà cité {Ann. Se, iVaf., 1836, p. 16i).

• Le clotho des celliers {C, eellariorum) se trouye dans nos maisons même et se < bâtit, dans les angles des murs, de petites tentes plates, étoilées, comme celles de

• sa congénère ( DurantU), mais grisâtres et bien plus molles, plus fragiles ; elle est % d'ailleurs beaucoup plus petite , ne dépassant peut-être jamais deux lignes de lon-

• gueur; sa couleur est d'un gris clair, marbré de noirâtre. — Même conformation : « corps déprimé, corselet lenticulaire, filières saillantes, tubercule anal saillant aussi, fl cooroimé de oef soies raides qui constituent les valves pectiaées de L. Dufour. •

FAMILLE UROGTBIDJB. 9

Coloré correspondant au yaisseau dorsal. — Plastron et membres d'un blanc lestacé ( voy. rf ). — Patte-mâchoire assez longue : tibia sensiblement plus long que la pateila ; tarse un peu plus long que ces deux articles et un peu plus étroit dés la base, rougeâtre à l'extrémité.— Filières testacées.— Epigyne présentant une grande fossette triangulaire, beaucoup plus large que longue, limitée en avant, par un épais bourrelet rougeâtre, présentant une rangée de longs crins convergeant en dedans.

Montpellier (Dogès). PyrénéespOrientales (aussi eo Espagne et en Algérie;.

Se trouve dans les maisons ; il établit sa petite toile dans les angles des murs.

î, (ECOBIUS ANNULIPES U. 1842.

^) Céidi.th., long. 0,9.— PaUes â, !-2 , 8.

Céphalothorax brun-noirâtre , garni de très-longs poils blancs peu serrés, marqué d'une ligne marginale plus noire et de ligpies obliques , suivant les stries rayonnantes. — Yeux supérieurs formant une ligne sensiblement courbée en arrière: les latéraux noirs , assez gros et convexes ; les médians plus p etits , allongés et obliques , tronqués en avant , effilés et un peu divergents en arrière, un peu plus séparés entre eux que des latéraux, leur intarvalle néanmoins à peine supérieur à leur petit diamètre. Yeux médians antérieurs de même grosseur que les latéraux de la seconde ligne , dont ils sont éloignés d'un espace presque égal à leur diamètre , leur intervalle beaucoup plus étroit; les latéraux antérieurs, très-petits, presque arrondis, accolés aux médians — Bandeau assez incliné en avant et au moins aussi large que Taire oculaire. — Plastron cordiforme et légèrement concave, d'un fauve obscur plus foncé sur les bords. — GheHcères brunâtres.— Pattes testacées, garnies de crins très-longs, principalement sur le bord antérieur des fémurs , ornées d'anneaux très-noirs : un médian et un terminal aux fémurs , incomplets, c'est-à-dire interrompus en dessus et en dessous ; un terminal à la pateila ; un médian et un terminal au tibia, de même qu'aux métatarses. — Patte-mâchoire .très-longue } fémur cylindrique marqué en dessus de deux lignes noires ; pateila im peu convexe en avant , à peine plus longue que large, ornée d'un anneau noir ^ur son bord antérieur 3 tibia un peu plus court cpe la pateila ,

Ugèremeiit resserré à la base ; tarse presque austi long que les trois florticles précédents , assez étroit, eonveze à la base ^ recourbé et terminé en poiiite sub-aigué^ ne dépassant pas le buU)e ; celuici trés-^olumineux, formant^ une masse orale, présentant un épais rebord rougeâtre, lisse, pourvu vers le milieu, du côté interne, d'un petit tubercule obtus ; milieu du bulbe présentant plusieurs petites saillies et deux taries apophyses : Tune en avant, très-épaisse , cylindrique , fauve , terminée par une petite fourche ; Taotre longue , plus étroite , courbe , prolongée en arri jore sous la base âù tarse.

$ ) tépb.Ui., long. i. —Pattes h, i-2, S.

Céphalothorax brun-noir. — Yeux latéraux supérieurs un peu plus gros que les médians antérieurs dont ils sont largement séparés; yeux médians supérieurs un peu plus petits que les latéraux et à peine séparés, allongés et très-obliques. — Abdomen ovale-allongé , déprimé en dessus , rétréci en arrière » son bord antérieur arrondi et avancé au-dessus du thorax ; face dorsale d'un gris-blanchàtre, marquée en avant de kois petits points noirs disposés en triangle, dans le milieu d'une tache noire longitudinale coupée de deux petites lignes horizontales et en arrière de deux gros points noirs écartés ; parties latérales noires formant en dessous une bordure un peu denticulée; ventre noirâtre, garni de longs poils blancs espacés — Plastron noir, un peu déprimé.— Pattes fauves et annelées. — Patte-mâchoire assez robuste ; fémur et tibia marqués d*un anneau noir incomplet, formé de lignes rapprochées ; patella un peu géniculée ; tibia à peine plus long ; tarse dépourvu d'anneau, plus long et aussi large à la base que les deux articles précédents. — Article terminal des grandes filières noir ; article basilaire fauve avec un anneau noir oblique. — Epigyne non surmontée d*un bourrelet.

Van Céphalothorax jaune; tubercule oculifer couvert d'une large tache noire arrondie se prolongeant en pointe jusqu'au bord postérieur ; de plus wie fine bordure noire et un point noir au-dessus de la base de chaque patte.

Littoral de Provence. Corse I (aussi en Algérie, en Espagne et en 8ieile)* Se trouve sous les pierres dans les endroits secs et arides.

FAMJLLB UROGTSIDiS. 11

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