CBGOBIUS MACUUTUS £. S
(SçobiM$ trimacuUan$ Cb. |l7t.
(f ) Cépluth., long. 0,9. — Pattes h^ i-i , 8.
Céphalothorax entièrement d'un brun-noir, ou faute arec une large bande médiane enveloppant les yeux , une ligne mar* ginale et de chaque côté trois points noirs. — Yeux supérieurs formant une ligne fortement courbée en arrière : les latéraux assez gros et convexes ; les médians plus petits, très-allongés, touchant par le haut aux latérfiux, tronqués en avant, effilés et divergents • en arrière , leur intervalle à peu près égal à leur petit diamètre. Yeux médians antérieurs un peu ( à peine ) plus petits que les latéraux supérieurs dont ils sont séparés par un intervalle, moitié de leur diamètre , leur intervalle aussi large que leur diamètre î les latéraux très-petits , presque arrondis , accolés aux médians. —Bandeau presque vertical, de même largeur que le groupe oculaire. — Plastron plan, non enfoncé, d'un blanc testaSè, garni de crins noirs sur les bords — Chelicères de même couleur.— Pattes pourvues de crins très-longs, principalement sur la face antérieure des fémurs, d'un testacé clair avec des anneaux brunâtres fins, plus ou moins marqués, le plus souvent effacés en dessus. — Patte-mâchoire testacée avec le dernier article rougeâtre ; fémur épais et cylindrique; patella à peine plus longue que large et convexe en dessus ; tibia presque aussi large , également un peu convexe , mais plus court; tarse plus long que ces deux articles, (un peu plus étroit que chez les autres Œcobius) , ovale-allongé , assez convexe, terminé en pointe obtuse ne dépassant pas le bulbe ; celui-ci en ovale allongé , rougeâtre, obtus à ses deux extrémités ; son milieu présentant une cavité presque arrondie , finement rebordée, donnant naissance è plusieurs expansions membraneuses obtuses , dont la principale saillante au côté interne de la base du tarse.
ç) C6ph.lh., long. 1. — PaUes â> i-2, 3.
Céphalothorax noir ou coloré comme chez le mâle. — Yeux latéraux supérieurs plus gros que les médians antérieurs et bien séparés. Yeux médians supérieurs très-petits , allongés et
très-divergents , accolés aux latéraux, — Abdomen de forme ordinaire chez les Œeobius , en dessus et d*un noir mat et orné de figures blanches : en avant, près du bord antérieur deux très-grandes taches cordiformes , placées obliquement et presque conniventes sur la ligne médiane ; au-dessus des filières une tache de même étendue et triangulaire, dont la base un peu denticulée ; le milieu présentant, de plus, quatre petits points blancs, disposés en carré. » Ventre d'une teinte plus pâle, presque fauve dans la région vulvaire. — Filières noirâtres en dessous, annelées de fauve en dessus. — Plastron noir. — Patte-mâchoire testacée et marquée de points noirs , disposés par paires sur le fémur , la patella et le tibia ; les anneaux des pattes noirs et plus nets que chez le mâle. — Epigyne en fente transverse, avec le bord supérieur un peu avancé, ovalaire et rougeâtre.
Variété. Les taches blanches de l'abdomen très-dévdoppées , presque confluentes; les parties noires réduites à de simples lignes et à une fine bordure. Dans cette variété le céphalothorax est fauve et taché de noir comme chez le mâle.— Les anneaux des pattes sont aussi interrompus en dessus.
Corse : Mure I La Porta I ( ausâ en Syrie ) (!)• Se trouve sous les pierres*
(1) M. 0. P. Cambridge a décrit plusieurs espèces de Syrie et une de Corfon :
ŒeobiuM teliger Cb. {Gen. List, ofspiden of PalesL and Syria^ 1872).
OEcobius af finis Cb, (*<<•)•
Œeobius albipunctatuê Cb. (ici).
aScoàius jMicus Cb. (Lfnn. Soc, Journal, voL XI. 1873), de Gorfou.
FAMILLfi AaBLBItlDJB. 13
Famille (15*). — AGELENIDiE.
ÀgelemUUs G. K. 1837 (ad part.). ■ AgaUnoUUt Th. 1S70 (ad part.: tribu det
Tubicolœ Dis. 1852 (ad part.). 1 Agaieninœ),
JÀnyphiens (uibu ) £. S. 1 864 ( ad part. ). I
Céphalothorax plus long qiie large ; partie thoracique marquée d'une strie ou fossette médiane toujours longitudinale et de stries rayonnantes ; partie céphalique limitée par de profondes stries obliques.— Yeux égaux ou presque égaux sur deux lignes transverses, droites ou plus ou moins courbes; les médians antérieurs seuls diurnes — Bandeau, vertical et moins large que Taire oculaire — Chelicères perpendiculaires. — Deux stigmat<îs épigastriques, quelquefois quatre ( Argyr&neta), — Filières six ; les quatre latérales plus longues diversement disposées : les deux supérieures formées de deux articles bien distincts ( except Cybœus ) dont le second terminé en pointe et pourvu , sur son bord interne seulement y de plusieure rangs de fusules (1). — Trois griflFes tarsales.— Point de griffes auxiliaires.— Quelquefois ( rarement ) une scopula.
cf ) Article tarsal des pattes-mâchoires, cupuliforme, recouvrant le bulbe (2).
(1) La présence de fusules indique suffisamment que les filières lupërieiiréA donnent passage à un liquide soyeux et ne sont pas, comme Walckenaer le pensait, unique* ment destinées à diriger le fil à sa sortie des autres filières ; cette hypothèse erronée leur a fait donner le nom de palpe» de ranus, ou de fUièfeê tentacules^ par quelques auteurs.
M. Biacktrall leur donne trois articles , mais M. Thorell a déjà fait remarquer ayeo raison, que la légère élétation, qui supporte ces filières, étut en parfaite continuité arec le tégument de l'abdomen , il est impossible de la considérer comme on article iMsilaire»
(2) Dans les genres où le bulbe est simple , comme chez les Àrgyroneta , il ressemble beaucoup à celui des familles précédentes; le lobe est épnis et coriace sur les bords , presque membraneux dans le milieu; le stylum derient libre à la partie postérieure après ayoir entouré le bulbe auquel il adhère ; dans sa portion libre, il est entouré de la lamelle. •— Ordinairement , le bulbe se présente sous un aspect beaucoup plus complexe; dans certains eu, le stylum est d'une grande longueur , sétiforme , libre dans presque toute son étendue , la lamelle acquiert aussi un grand déTcloppement , et, par exemple , chex les Tegenaria, elle entoure le bulbe d'un épais bourrelet roi(« geàtre qui souTent n'est pu reooutert par le tarse. *
$ ) Patte-mâchoire pourvue d'une griffé pectinée. — Ni cala* mistrum ni cribellum. — Epigyne ne présientant ni crochet^ ni scape , en forme de plaque d'aspect variable , portant une ou deux fossettes rebordées (i).
Les Agelenidœ sont des araignées filenses par excellence; le terme de tapitele qui leur a élé appliqué par W^lckenaer dépeint très-bien leur genre d'industrie , dont Taraignée des maisons offre un exemple connu de tout le monde. Elles filent en eflet une toile généralement grande, composée de fils ( toujours dépourvus de gouttelettes soyeuses ) finement croisés et formant un véritable tissu ( excepta Cybœuê ) ; une partie de cette toile, qui prend les dimensions et la forme de Tespace et des objets qui Tentourent, est enroulée ou plus ou moins modifiée pour constituer une retraite où Taraignée se tient constamment aux aguets. — Les Agelenidœ , généralement très-TiCs dans leurs mouvements, se précipitent sur les proies les plus vigoureuses et les attaquent sans les envelopper de fils comme les Epeiridœ et les Therididœ; ils se tiennent toujours sur la face supérieure de leur toile, et quand ils sont poursuivis , ils se laissent tomber sans se suspendre par un fil.-- Les sexes ne diffèrent pas par la coloration et trèspeu par la taille (2) ; à Tépoque de Tamour, le mSle quitte sa retraite et erre dans le voisinage en quête de la demeure de la femelle ; c'est sur la toile de celle-ci que Taccouplement a lien ; le rapprochement des sexes, qui a été observé par Dugès chez VAgelena labyrinthica, est souvent accompagné de luttes violentes, mais le mâle étant presque toujours de
(i) La famille des Agelenidœ a été fondée par Ch. Koch aox dépens des TubiUkB de Latreille et des Drastidœ de SundevaU.; M. Blackwail lui a donné les limites que nous lui conservons aujourd'hui , mais plusieurs auteurs y ont ajouté des types qui nous paraissent se rattachera d'autres familles; c'est ainsi que MM. Âusserer et Canestrini classent les Pholeui et les Hyptiotes parmi les Agelenidœ ; comme je l'ai déjà dit pour M. T. Thorell, cette famille comprend aussi les Dictffnidœ^ et pour M. 0. P. Cambridge , elle correspond à nos Agelenidœ , nos Enyaidet et à une partie de nos Dictynidœ ( Amaurobius ).
Les Agelenidœ forment un groupe assez naturel, cependant les caractères qui les distinguent des Drassidœ et des Therididœ sont assez faibles pour que M. Westring ne les ait pas séparés des premiers et pour que nous les ayons longtemps associés aux Therididœ de la tribu des Unyphlens ( Voy. Hist. NaU Araig, ).
Les filières supérieures biarticuiées (qui se montrent aussi chez les Bersilidœ el les Urocteidœ) sont l'un des traits les plus remarquables des Agelenidœ , mais M. Oblert a exagéré la valeur de ce caractère en voulant en faire la seule marque distinctive de la famille; on serait alors obligé d'en séparer les Cybœus et les Argyroneta^ qui ne pourraient rentrer dans aucune autre famille , et qui ne sont pas assez étroitement unis par Pensemble de leurs caractères pour former même une tribu spéciale parmi les Agelenidœ; au reste, les genres Cic urina et Cryphœea forment un passage insensible entre les filières des Cybœus et celles de la masse des Agelenidœ,
(2) Dans beaucoup de genres : Uahniaf Cicurina, Cryphœea, etc., les sexes n« diffèrent presque que par la patte-mâchoire; chez les AgeUna ^ Cœlotes , Tegenariat etc., le mile est un peu plus petit et pourvu de pattes relativement plus longues; chc^t les Argyroneta , le mile est plus gros que la femelle , ce qui dit exception dans l*ordrs cotisr des Arinneœ»
FAMILLE AGBLfiHIDiS. H
même force que la femelle, il n*est jamais Tictime de la ftrodté de celle-ci, comme chez les Epeirida où la disproportion est considérable. Les œufs ne sont pas agglutinés et sont généralement déposés dans plusieurs cocons, quelquefois asseï simples et formés d'une seule en? eloppe, recouverte, dans on but de protection, de débris de terre et de plantes sèches, mais qudquefois aussi beaucoup plus complexes, formés d'une bourre intérieure de couleur variable et de plusieurs enveloppes, séparées par des couches circulaires de maUères étrangères.
Filières d'uQ leal article ; leur troncature renflée et pourToe de ftisalet sur toute sa surface f.
Filières supérieures formées de deux articles , le second pourvu de fusules sur son bord interne seulement. . . • .3.
Téguments revêtus de poils hydrofuges serrés ; — 4 stigmates épigas-
triques Argyroneta,
Téguments glabres ; — 2 stigmates épigastriques .... Cybœui»
^ i Les quatre filières principales disposées en carré ou en trapèze. ... S. i — disposées sur une même ligue transverse. 4,
Yeux : huit, disposés en deux lignes plus ou moins courbes. . Bahnia,
— six , disposés en deux groupes serrés. .... Choritcmma, Chelicères fortement géniculées à la base , dépassant de beaucoup le bord
frontaL • s,
— planes ou peu convexes, ne dépassant pas le bord frontal. . . 7.
Filières latérales supérieures plus longues et plus écartées que les inférieures; les médianes plus grêles, mais presque aussi longues 6 { que les inférieures Calotes,
— de même longueur et non plus écartées que les inférieures ; — les médianes très-courtes. • Cedietu,
Téguments glabres ; -~ lames maxillaires un peu inclinées; — (9) article terminai des grandes filières rudimenlaire. . . . Cicurina,
— revêtus de pub^cence; — lames maxillaires droites; ~ (cT 9) article terminal des grandes filières bien déreloppé. .... 8.
Teux supérieurs formant une ligne fortement courbée en avant. Ttxtrix.
— formant une ligne droite ou un peu courbée en arrière. ... 9.
g i Les deux lignes oculaires courbées en arrière. . . • , . AgtUntu \ — presque droites. jq^
Des épines espacées et alternes aux tibias et aux métatarses des deux
premières oaires. ....«••..••.. Tegenaria,
AO ^ Deux rangées inférieures, régulières, d'épines serrées, aux tibias et aux
métatarses des deux premières paires. •••••• Cryphœc^
!• C;cBre. — CTEaVS X. M. !•••.
AmawroMui G. K. 1839 (ad paH) (i). | AmawroHut E. S. 1S64 ( ad part)4
Partie thoracique ovale, étroite, tronquée en arrière; strie longitudinale fine et stries rayonnantes très-faibles ; partie céphalique longue , large , convexe et inclinée en avant. — Yeux supé^ rieurs égaux , bien séparés , presque équidistants , formant une ligne droite. Yeux antérieurs formant une ligne droite moins large, ces yeux néanmoins bien séparés ; les médians plus petits. Yeux latéraux des deux lignes non soulevés et non connivents.
— Bandeau un peu plus large que les yeux latéraux antérieurs.
— Plastron sensiblement plus long que large , cordiforme, tronqué en avant, plau. — Pièce labiale à peine plus longue que large, carrée , tronquée et même légèrement écbancrée en avant. — Lames maxillaires larges et peu longues ; leur angle supéro-externe arrondi; leur angle supéro-interne un peu avancé; dépassant la pièce labiale au moins du tiers de leur longueiu?. — Gbelicères longues et robustes, (c?) peu convexes, (9) très-convexes , géniculées à la base et dépassant en dessus le bord frontal. — Filières serrées et disposées en carré, presque égales en longueur, mais les inférieures plus épaisses , toutes d'un seul article; [leur troncature arrondie et garnie de fusules sur toute son étendue.
— Pattes (c?) assez longues et peu robustes, (9) plus courtes , 4, 1 , 2, 3, ou (rarement ) 1,4, 2,3; tibia de la quatrième paire plus court que le céphalothorax ; tibias plus longs que les métatarses ; des épines fémorales courtes; des épines tibiales etmétatarsales beaucoup plus longues et plus nombreuses; point d'épines aux tarses. — Griffes tarsales supérieures pourvues de 9 {angustiariim) ou 12 (ietrictis) dents longues et serrées; rinférieure de 2 [ angustiarum ) ou 3 plus courtes et aiguës.
(1) L'espèee type de ce genre a été placée par Ch. Koeh parmi les Amaurobitu t mais l'absence de oalamistrum et de cribtfllum a paru à M. le D** L. Eoch un caractère plus que suffisant pour la création d'un nouveau genre. Ce caractère force môme de placer le genre (7y^a;tt« dans la famille des Agelenidœ^ mais il s'éloigne des autres genres de cette famille par de nombreux caractères , et constitue un type Téritablement aberrant. «^ Par ses mœurs, il tient plus des Àmaurobius que des AgeUnUia\ en f ff(gt I ta toile est formée de maillet très^larges et irrégulièrement Groiséei,
Î^AMILLB AÔBLEKIDJE. 11
J) Patte-màchoire robuste; patella pourvue d'une apophyse du c6té externe (1).
$ ) Patte-màchoire plus longue que les fémurs antérieurs ; griflfe fine , peu courbée, pourvue, près de la base seulement, de 4 dents assez petites.
Les Cybœus ?ivent dans les forêts sombres et humides; leur tdlei établie soit dans les creux et les fissures des aibres » soit sous les ferres» est à mailles lai^ges et elle ressemble à celle des Amaurobhu*
ESPÈCES
■aies;
Pattes 1,4,2,3. Tetrieut,
Pattes 4,1,2,3 ••.....••.... Àngustiwrmm,
FoméUes.
Distance des yeax médians antérieurs aux supérieurs égale à leur diamètre. TetHeuê. — double de leur diamètre. .,••••.•..•. Anguttiarum,