‹ Les arbitres, ou, Les querelles de villageChapitre 5 sur 18 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

ROBERT, GAILLARDLN, arrh^ant du fond à gauche. GAILLARDIN.

Vous n'aviez pas le droit de construire ce pont.

ROBERT

Je l'ai fait à mes frais : à tout cela, répond.

GAILLARDIN.

Non , que vous et les gens de cet autre village Gardtnt ainsi que nous leur côté du rivage.

ROBERT

Mais un pont ne peut pas se couper par moitié : .le suis riche , et vous fais ce cadeau, d'amitié.

GAILLARDIN.

Tu n'sais donc pas pourquoi lu voudrais m'fair' du mal?

GUii.LOT.

C'est par esprit de cor|)i>..

JACQUOT

CVst pur esprit brutal.

Si j'étions ton onnemi , c'est c'tpie tu pouiraistaire ; Mais Jacqaot n'est l'enu'iui de parsouue'sur leirc.

GlilLLOT.

Tu n'veux donc pas te baltic avec moi?

. ?Ja fi non.

Tu s'iais ])'lôtre l'plus fort, et j'n'avjiraJs pas raison, A me laisser passer mou chemin je t'enga"»: ^., -,,/;; f Ou j'vaij ui'[)laindre de toi, chcuN. l'uiairc d.u village.

G un. LOT, jetant son sakre à terre , se frottant les rnains , comme un homme nui se prépare à se battre. ' i ;

Je m'en yùî!> te frapper ; tu me le rendras. ■

JACQUOT

Moi ? .

Pas si bcte, vois-tu j j'veux que riort soit pour loi.

GUILLOT

Ta n'es pais brave ?

JACQUOT

Oh ! si ; mais j 'n'aimons pas les q'relles Qui ne servent à riea, niks coups.

GUrtiLiOT.'

Bagatelles.

JACQUOT

Non pas, quand on les r'eoit. Ou je chan£,^'raid'avisj Ou je ne m'e.\pos'iai jamais... qu'pour mon pays.

GUILLOT

Yr aiment ?

JACQIJOT.

Oiii,qiinnd mon l« i r vien'Vi d'èlr' mllitaiie, S'il le fallait , murg'ic , j'irais bs n à la g lerre.

GUILLOT

Toi?

JACQLOT.

Ol

jarni

GUII.LOT.

Pas moi , j'n'aimons pas le canon.

JACQUOT

Le canon est mauvais: je ne te dis pas non.

Mais moi, je n'v'ondrais pas, je le dis sans bravades,

Yiv' ser.l ; j'aira' mieux nKnnir avf c des camarades.

Pour quant à me taper, sans profil ni raison ,

Je passe mon chemin , passe i'nen sans façon.

Adieu , bonjour. Je vais demander de l'ouvrage :

C'est que pour travailler, j'ons toujours du courage.

GUILLOT , lui barrant le chemin.

Oh.' ça n'est pas Uni. Tu ne passeras pas, Ou , comme j'te l'ai dit , avec moi lu t'ballras. :.\Jl se met en position. )

JACQUUT, criant.

A la garde, au secours , au metu tre, à la justice î

cniLLoï.

Oh ! le vilain criard !

JACQUOT;- Ç'e^t pour que ra finisse.

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