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NOYAU

uniformément

Courbure. — La courbure ne diffère pas dans son application de ce qu'elle est quand on l'applique aux au très. arbres; elle a d'ailleurs le même but partout, celui de faire parcourir aux branches charpentières du sujet les lignes courbes d'une forme préconçue.

Taille en vert. — La taille en vert s'applique exclusivement aux branches fruitières dont les rameaux remplaçants ne se développent pas, ou pas assez ; elle consiste à rapprocher le sommet végétatif de ces sortes de rameaux au moyen d'une section faite sur le bois de l'année précédente, au-dessus d'un fruit qu'on voudrait conserver, ou des rameaux remplaçants eux-mêmes, pour hâter encore davantage leur croissance (Voir fig. 118).

Palissage en vert. — Le palissage se fait progressivement en un certain nombre de fois.

Dans la première partie de ce volume, parlant du palissage en général, nous avons dit que cette

opération a pour but de fixer les branches dans une position voulue, soit au moyen de liens, soit à l'aide de loques et de clous.

On a trouvé pour le palissage des branches fruitières du pêcher un autre système qu'on appelle palissage au taquet. Ici, deux branches charpentières sont séparées par une baguette parallèle sur laquelle, de 15 en 15 centimètres, se trouvent fixés par le milieu, et au moyen d'un clou rivé, des taquets; chaque taquet pivotant autour de son clou, il est facile de passer les branches fruitières derrière, et elles sont naturellement palissées quand les taquets se trouvent ramenés dans la position perpendiculaire à la baguette.

Généralement, ce sont les pousses destinées à produire les branches fruitières nouvelles, sur les prolongements des charpentières, qui sont palissées d'abord. Toutefois, même parmi ces jeunes rameaux, si quelques-uns paraissent faibles, laissez-les libres, ils croîtront mieux.

Les rameaux remplaçants des branches fruitières, plus tardifs dans leur élongation, sont palissés plus tard, quand ils mesurent de 20 à 25 centimètres.

Bellair. — Les Arbres fruitiers. M

Le jardinier dispose les branches fruitières bilatéralement, sur les côtés des charpentières, comme sont disposées les arêtes d'un poisson par rapporta leurs vertèbres. Pour éviter les difficultés, il commence toujours l'opération par le sommet ou les extrémités de l'arbre, et fait en sorte que les rameaux ne se recouvrent pas les uns les autres.

Les nouveaux prolongements des charpentières seront palissés aussi dans la direction qu'ils doivent suivre, peu ou très sévèrement selon que Ton veut plus ou moins accélérer leur élongation.

Eclaircie des fruits. — Règle générale, il ne doit pas être conservé plus d'une pêche par branche fruitière ; ce qui fait en moyenne dix fruits par mètre linéaire de charpente. Au-dessus de cette quantité les fruits sont enlevés ; mais il ne faut procéder à cette eclaircie que quand le noyau de la pêche est formé, car ce travail de l'arbre entraîne la chute naturelle d'un certain nombre de pêches.

Pour s'en rendre compte, il suffit de couper un fruit en deux.

Effeuillage. — L'effeuillage ou suppression de certaines feuilles sur le pécher est indispensable à la beauté, à la coloration parfaite des fruits.

L'opération se fera progressivement, ne s'appliquant d'abord qu'aux feuilles éloignées des fruits et plaquées contre le mur.

Les feuilles voisines des fruits ne s'enlèveront que quand ceux-ci auront atteint toute leur croissance. Mieux vaut opérer le soir ou par un temps nuageux qu'en plein soleil.

Il arrive parfois que les feuilles qui masquent une pêche appartiennent au rameau remplaçant de la branche porte-fruit ; dans ce cas ces feuilles doivent être seulement déplacées ; leur enlèvement nuirait à la formation des boutons fruitiers sur ce rameau.

Récolte. — La récolte des pêches se fait quand elles sont mûres, et on reconnaît leur maturité quand 1'épiderme, dans la partie du fruit qui n'est pas insolée, présente une teinte jaune ou jaunâtre. C'est toujours le matin, de préférence quand l'humidité de l'air a disparu, que l'on cueille ces fruits. Si les pêches doivent voyager, il est avan-

tageux de les récolter un peu — 4 ou 5 jours

avant leur maturité parfaite, elles supportent mieux le transport. La main qui saisit la pêche pour la cueillir doit se mouler dessus et, sans trop la presser, lui imprimer un léger mouvement de torsion sur elle-même pour la détacher du pédoncule qui reste à l'arbre.

Avant d'être vendues ou servies, les pêches duveteuses sont doucement essuyées à l'aide d'une brosse molle qui, enlevant la poussière et l'excès de duvet, fait prendre au fruit un aspect plus frais et plus vivement coloré. Les pêches expédiées au loin sont brossées par ceux qui les reçoivent.

Pendant le brossage, le duvet voltigeant dans l'air et causant à la peau de cuisantes démangeaisons, on fera bien, pour l'empêcher de pénétrer, de se mettre un foulard autour du cou et de se bien serrer les manches des habits autour des poignets.

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