‹ Les Arbres fruitiersChapitre 54 sur 59 · POIRIERS. POMMIERS · texte numérisé non relu

POIRIERS. POMMIERS

rier, n'enlever que les branches fruitières ou bien supprimer les branches cbarpentières et même une partie du tronc, selon que ce sont seulement les branches fruitières ou bien les branches charpentières et le tronc qui sont malades. Ces trois degrés de la restauration des arbres s'appellent le rapprochement, le ravalement et le recépage.

Dans ce but, on emploie des moyens divers que nous allons étudier en détail.

Dans tous les cas, cette importante opration doit être précédée ou immédiatement suivie d'un épandage d'engrais: fumier, terreau, cendre de bois ou engrais minéral ainsi composé :

Superphosphate de chaux 50 parties.

Chlorure de potassium 50 —

Sulfate d'ammoniaque 40 —

150 grammes de ce mélange par mètre superficiel qu'occupent les racines.

Poiriers. Pommiers. — Ces deux essences ont une qualité spéciale, celle d'émettre très facilement sur le vieux bois des pousses nouvelles qui ont pour origine des bourgeons latents très nombreux et très vivaces.

Quand la restauration doit porter sur les branches fruitières, celles-ci, lors de la taille d'hiver, sont rabattues sur leur point d'insertion. Il est préférable d'opérer en plusieurs fois, c'est-à-dire que, si toutes les branches fruitières doivent être restaurées, on n'en doit supprimer d'abord qu'une partie, la moitié par exemple ; l'autre moitié sera traitée l'année suivante.

Au mois de mai, dans le voisinage des parties amputées, apparaissent toujours un certain nombre de rameaux. Il est fait choix d'un seul de ces rameaux par coursonne à remplacer; les autres sont enlevés. Chaque rameau choisi sera pincé, puis traité comme une branche fruitière naissante.

Quand la restauration vise les branches charpentières, celles-ci sont enlevées, ravalées au niveau de la tige. Cette tige elle-même est raccourcie d'un cinquième, d'un quart ou d'un tiers, selon qu'elle est plus ou moins saine, plus ou moins bien constituée. Pendant la végétation, il naît, sur la portion conservée de la tige, un nombre considérable de pousses ; c'est au jardinier à conserver, parmi ces pousses, celles qui doivent servir à reconstituer les branches charpentières et la portion de la tige

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