‹ Les arbres gutta-perchaChapitre 22 sur 37 · GG RAPPORT A M. LE MINISTRE DES COLONIES · texte numérisé non relu

GG RAPPORT A M. LE MINISTRE DES COLONIES

guère porter que sur la nature de ces derniers organes. Il me permit cependant de reconnaître que les plants déposés à Marseille et qui constituaient encore à mon arrivée dans cette ville un lot de 5oo à 600 échantillons vivants comprenaient :

lo Des plants de Palaquium (probablement Pal. ohlongifoliiim) susceptibles de fournir une excellente gutta ;

2° Des plants d'autres espèces du genre Palaquium et probablement du genre Sideroxylon, dont les latex peuvent être utilisés, mais ne fournissent que des produits de qualité inférieure.

Malheureusement, les plants de Palaquium ohlongifolium? étaient représentés par des boutures peu enracinées ou même parfois dépourvues de racines. Peu de ces derniers végétaux avaient été expédiés à la côte occidentale d'Afrique^ car la personne chargée du transport avait considéré, paraît-il, la coloration jaune de la face inférieure des feuilles comme un indice de mauvais état, alors que c'est précisément un des caractères des feuilles chez les espèces de Palaquium utilisées pour la production de la gutta. J'en trouvai donc encore un nombre assez grand et je priai la personne chargée de l'emballage de m'en confier le plus possible.

Les plants rapportés par la mission Raoul provenaient de deux origines dilférenles ; en ellel, d'après un rapport qu'il avait adressé en cours de voyage à M. le Ministre des colonies et qui m'a été communiqué, le gouvernement des Indes néerlandaises lui avait concédé quelques centaines de plants (probablement les boutures) ; les autres avaient été recueillis par la mission dans les forêts de Sumatra, sous les arbres producteurs de gutta ; ils ne pouvaient donc qu'appartenir à des espèces et peut-être à des genres difTérents, car il est bien difficile, dans ces conditions, d'opérer un triage parfait. Ces derniers plants, bien enracinés, pouvaient être transportés facilement ; il n'en était pas de même des boutures qui exigeaient des soins particulièrement minutieux.

Sril LES ARBRES A GUTTA AUX AMILLES 67

Le lot de plantes dont javais à assurer le transport aux

Antilles et à la Guyane comprenait :

71 plants de Palaquim ohlongifolium;

202 plants de diverses espèces de Palaquium et peut-être de

Sideroxylon ;

35 Diptérocarpées (rapportées aussi par Raoul).

J'ai fourni au chef de cultures de la ville de Marseille un

reçu de

325 plants de g^utta;

et 35 Diptérocarpées.

Il existait donc, en réalité, un écart de 2 unités dans le nombre des plants de Palaquium. Cet écart provient d'une erreur au moment de la mise en caisse.

Le paquebot Ferdinand-de-Lesseps de la Compag^nie transiitlantique devant appareiller le 12 juillet dans Taprès-midi, les caisses furent amenées à quai, le 12 au matin, par les soins de l'Administration des serres de la ville et le commissariat colonial de Marseille voulut bien se charg'er des formalités relatives à l'embarquement.

Les 8 serres contenant les plantes furent placées par les soins de ^L Darlan, commandant du Ferdinand-de-Lesseps, sur le pont supérieur (spardeck) du navire, abritées sous une tente, amarrées solidement et complètement à labri des paquets de mer. Je ne saurais trop me louer de loblig'eance que jai rencontrée chez le commandant du Ferdinand-de- Lesseps et chez tous les officiers du bord; j'ai pu, grâce à cette oblig-eance, entourer facilement les plantes dont j'étais charc^é de tous les soins qu'elles réclamaient.

Dans un premier rapport adressé de Barcelone, le i4 juillet, j'ai déjà eu l'honneur de vous signaler tous ces faits et je ne crois pas utile d'y insister davantage.

Malgré les précautions prises pour la mise en caisses, les plantes ne se trouvaient pas complètement à l'abri de l'air salin et je dus, au bout de quelques jours de traversée, pro-

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