‹ Les arbres gutta-perchaChapitre 29 sur 37 · RAPPORT A M. LE MIMSTRE DES COLONIES · texte numérisé non relu

RAPPORT A M. LE MIMSTRE DES COLONIES

et il tombe i,3oo à i,4oo millimètres d'eau à Saint-Pierre et à Fort-de-F'rance. C'est Thivernag^e.

Les températures moyennes indiquées ci-dessus sont celles qu'on a observées au niveau de la mer ; mais à mesure qu'on s'élève, cette moyenne s'abaisse notablement et au camp Balata, à unealtitude de55o mètres environ, la moyenne de température de l'année s'abaisse notablement. Il ne faut donc pas compter pouvoir établir des cultures d'arbres à gutta à une altitude supérieure à 3oo ou 4oo mètres, car si on réalise de mieux en mieux les conditions hyj^rométriques, ons'éloig-ne en même temps de plus en plus des conditions de température exi^^ées par cette culture.

Les vents les plus fréquents qui se font sentir sur l'île étant les vents alizés dirif:^és de l'est au nord-est, il fallait aussi se proposer de trouver des emplacements abrités contre les vents ayant cette direction.

En ce qui concerne les chutes de pluie on a surtout des observations faites à Saint-Pierre et à Fort-de-France, c'est-àdire au niveau de la mer. Disons en passant qu'il est regrettable de ne pas trouver dans les principaux établissements de nos colonies les instruments nécessaires aux observations météorologiques. Ainsi les jardins botaniques de Saint-Pierre, de Basse-Terre et de Baduel (Guyane) ne possèdent rien de ce qu'il faut pour réaliser ces observations.

Par contre, au jardin botanique de Port-d'Espagne (Trinidad), le directeur, ^L Hart, est chargé non seulement de faire des observations dans le jardin qui lui est confié, mais encore de contrôler les observations faites en divers points de Hle pour les adresser ensuite au bureau central de la Métropole. l^]t non seulement le directeur possède les appareils nécessaires, mais il reçoit encore pour ce service une subvention annuelle de 25 £ (G25 francs) qui vient s'ajouter à son traitement. Les Anglais, si soucieux de répandre les diverses cultures dans leurs colonies ont en elTet compris que la connaissance aussi

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