‹ Les arbres gutta-perchaChapitre 31 sur 37 · LOCALITÉS ALTITUDE MOYENNES DES CHUTES MENSUELLES DE PLUIE · texte numérisé non relu

LOCALITÉS ALTITUDE MOYENNES DES CHUTES MENSUELLES DE PLUIE

Sainf-Pierre. . 12™ 127,3 io5,i io5,G 97,8 107,7 2'i7,ô 807,6 3'|8,7 208,0

Fort-de-Francc. 2™ 119,1 10^,9 78,6 98,7 118,9 189,1 287,9 ^Ga.S 235, ^

Comme on le voit les chutes de pluie sont suffisantes même à une très faible altitude pour permettre la culture des plantes à gutta.

A mon retour à la Martinique, après une semaine de séjour à la Guadeloupe, je trouvais Tune des caisses de plantes en assez mauvais état ; cette caisse avait été ouverte dans le jardin même et à l'abri des vents. Les feuilles étaient presque toutes fanées, tandis qu'à l'arrivée les plantes se trouvaient en parfait état. Je fis immédiatement vider la caisse ; les plants furent placés dans des pots en bambou et transportés près de la cascade du jardin dans un endroit où l'air contient constamment une buée abondante. Quelques plants plus compromis que les autres furent débarrassés de la terre qui les accompagnait et je reconnus qu'ils étaient constitués par des boutures à peu près complètement dépourvues de racines. Je fis immédiatement rafraîchir ces boutures et je les plaçai aussi dans des pots en bambou. Au moment de mon départ

8o RAPPORT A M. LE MINISTRE DES COLONIES

pour la France, j'ai eu la satisfaction de constater que presque tous les plants se trouvaient en bon état et pourraient être mis en terre très prochainement sans aucun danger.

M. Nollet, directeur du Jardin botanique de Saint-Pierre, que M. le Gouverneur avait prié de se mettre à ma disposition pendant mon séjour dans la colonie, avait reçu, après Tavis inséré dans le Moniteur de la. Martinique, un certain nombre de demandes émanant de planteurs désireux d'acclimater dans leurs habitations les arbres à gutta-percha. Ces demandes émanaient des personnes suivantes :

MM. Dormoy, habitation Pecoul, près de Saint-Pierre ;

Sainte-Luce, J., juge au tribunal de Saint-Pierre, pour

son habitation du F'onds-Galion ; Diobine, propriétaire, Le Lorrain ;

Cornée, pour Thabitation Mackinstock du Morne- Rouge ; Carassus, conseiller général du Morne-Rouge, pour son

habitation du Morne-Rouge ; Clos, Ajoupa-Bouillon ; Littée, frères, habitation du Parnasse ; i^a comtesse d'Espinay Saint-Luc, habitation Leyritz à

Basse-Pointe ; Kneight, conseiller général, pour son habitation de Grand'Rivière.

\i\\ raison des exigences des plantes à gutta et des difficultés de communication, jai dû mettre de côté un certani nombre de ces demandes, soit parce que les terrains proposés ne me paraissaient pas convenables, soit parce qu'il ne m'était pas possible de me rendre dans les localités sans une grande perte de temps.

En définitive, j'ai distribué les plantes de la façon suivante: i" M.NL Littée frères au Parnasse.

L'habitation porte le nom de Morne-Ktoile et se trouve à 3^0 mètres d'altitude à Lest de Saint-Pierre. C'est une très

Sun LES AliBRES l <j i T l A AiX AMILLES 8i

belle plantation, certainement l'une des mieux ordonnées de la colonie. Elle comprend environ Go hectares plantés presque exclusivement en canne. Jai trouvé dans cette plantation une série de plants venus de graines attestant chez les propriétaires le vif désir d'arriver à obtenir les meilleurs rendements. Une multitude darbres exotiques ont été introduits dans la plantation et y sont lobjet de soins minutieux.

M. Littée a reçu 5 plants de Palaquiam qui ont été placés sur le versant dun petit vallon traversé par la canalisation qui amène l'eau à la rhummerie pour y produire la force motrice.

2" M. Dormoy, habitation Pecoul, près de Saint-Pierre.

L'habitation Pecoul est une des plus importantes de la colonie; ses propriétés s'étendent depuis Saint-Pierre jusqu'à Basse-Pointe de l'autre côté de l'île, en passant par les contreforts de la montap^ne Pelée. Sur le versant ouest la propriété est limitée par deux rivières, au Nord, la Rivière des Pères et au Sud, la rivière Madame. La maison d'habitation et la rhummerie se trouvent à environ 60 mètres d'altitude et à 2 kilomètres à l'E.-N.-E. de Saint-Pierre. Des échantillons de terre prélevés en divers point? de la plantation ont été soumis à l'analyse par Lagarrigue de Survilliers; les résultats de cette analyse pour la terre de Polijle, parcelle la plus rapprochée de celle où ont été placés les plants d'arbres à g"utta, sont donnés par le tableau suivant :

Résidu insoluble 75,^90

Azote o,i45

Potasse 0,062

Soude o,3i5

Magnésie.. . . , 0,1 48

Chaux 1,218

Acide phosphorique 0,2o5

Acide carbonique 0,907

Chlore o,o43

Matières organiques 12,167

Oxyde de fer et aluoiine 9,35o

Lecomte. 6

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