‹ Les arbres gutta-perchaChapitre 37 sur 37 · RAPPORT A M. LE MIMSTRE DES COLONIES · texte numérisé non relu

RAPPORT A M. LE MIMSTRE DES COLONIES

conditions dans lesquelles ces cultures ont été organisés et je lai prié de prendre les mesures nécessaires pour organiser une surveillance efTective.

A la Guadeloupe j'ai demandé à M. le gouverneur de confier cette surveillance à M. Elot, agent des cultures. A la Martinique, c'est M. Nollet directeur du Jardin botanique de Saint-Pierre qui doit en être chargé. Enfin, à la Guyane, je ne pouvais demander de faire visiter les plantations du service pénitentiaire par un agent étranger à ce service, mais j"ai instamment prié M. le Directeur du service de confier cette surveillance à l'un des agents de culture des pénitenciers et j'ai insisté pour qu'au début de la saison humide un certain nombre de plants soient adressés à M. Hayes agent de cultures au pénitencier du Maroni qui s'est déjà fait remarquer par des études intéressantes sur l'exploitation du suc de balata et qui est à la Guyane la personne la plus autorisée pour mener à bien cette tentative.

Dans les trois colonies aussi j'ai fourni les instructions nécessaires pour permettre la multiplication des plants par bouturage ou par marcottage aussitôt que la chose sera possible. Mais il convient pour cela d'attendre un certain nombre d'années, car les boutures obtenues de jeunes plants n'ont jamais donné de bons résultats.

Il n'était pas inutile non plus de recommander aux administrations qui ont assumé la responsabilité de faire cultiver et de surveiller ces plants d'arbre à gutta, de ne pas laisser saigner ces arbres avant i5 ou 20 ans (même à titre d'essai) pour assurer autant que possible leur plein développement et pour permettre de les multiplier dans le plus bref délai. Il serait désirable que ces administrations voulussent bien organiser des inspections périodiques des arbres dont elles ont la charge, afin de rendre compte au Département des conditions dans lesquelles ils se trouvent.

Telles sont. Monsieur le Ministre, les mesures que j'ai cru

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devoir prendre pour remplir la mission que vous aviez bien voulu me confier ; elles auraient pu être considérablement simplifiées et les chances de réussite seraient peut-être plus Jurandes si les administrations locales avaient eu soin de préparer à l'avance des terrains de culture conformément aux instructions qui leur avaient été transmises par votre Département.

Veuillez ag'réer, Monsieur le Ministre des Colonies, l'assurance de mon respectueux dé\ouement.

Henri LECOMTE

lo octobre i8q8.

(Des reçus fournis par les dépositaires de plants sont joints à Torif^inal du rapport, déposé au Ministère des Colonies.)

f)'. H APPORT A M. LE MI.MSTliE DES COLOMES

Au dernier moment nous recevons de M. Nollet, D"^ du Jardin d'essais de St-Pierre (Martinique) les renseignements suivants sur la situation actuelle des plants confiés à un certain nombre de personnes de la colonie :

Habitation Cornée : ^ plants en bon état ;

Habitation Carassus : 3 plants en bon état ; un sans feuilles ;

Habitation Massieu : 4 plants en bon état ;

Habitation Littée : 3 plants en bon état ; un sans feuilles ;

Habitation Leyritz : 5 plants en très bon état ;

Ha])itation Clos : lo plants, presque tous en très bon état ;

Habitation Pécoul : 17 plants en bon état.

Jardin botanique : 6 plants poitant des bourgeons. Jusqu'ici les résultats sont donc satisfaisants malgré les nombreuses causes de destruction auxquelles sont exposés les plants dans des propriétés non fermées.

24 avril 1899.

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