PRÉFACE DU TRADUCTEUR. V
… nier plan, mais ceux des autres contrées et même des zones tropicales ne sont pas exclus du cadre.
M. Schacht expose avec une grande autorité l'état actuel de fa science. Il a, en outre, ajouté aux travaux de ses devanciers et de ses contemporains beaucoup d'observations nouvelles qui lui sont personnelles. Les théories les plus remarquables exposées dans les Arbres sont relatives à la piléorhize, aux tubes clathracés, à la circulation de la sève et à la fécondation des phanérogames. L'ouvrage tout entier se recommande surtout par le côté anatomique et par l'étude détaillée des principales essences forestières.
En présence de l'importance de cet ouvrage et de la haute valeur de son auteur, on comprendra l’hésitation que nous avons éprouvée avant d'en commencer la traduction. Nous avons cédé à de pressantes sollicitations et au désir de répandre un bon livre. Une traduction est toujours comme la copie d'une œuvre d'art; c’est une étude et non pas une œuvre d'inspiration, et quelque désir que l’on ait de se pénétrer de la pensée de son modèle, on n'y parvient jamais complétement. Moins que tout autre, la nôtre échappera à ces défauts, parce que nous nous reconnaissons peu propre à ce genre de travail : nous espérons
que notre bonne volonté nous tiendra lieu de mérite. Il nous manù quait, d'ailleurs, une qualité importante pour satisfaire à toutes les exigences, celle de forestier : mais nous n'avons rien négligé pour nous familiariser avec la sylviculture française et avec son langage technique ; nous nous sommes efforcé de faire profiter le lecteur de cette étude en l’'initiant petit-à-petit au langage des forêts. L'ouvrage de M. Schacht est pour cela le meilleur guide; les annotations et les tables dont nous l'avons fait suivre, compléteront son enseignement. |
Nous devons des remercimentsà quelques jeunes gens, MM. J. Bour-
don, J. Ponson, Jones et Gustave Barlet, dont l'utile collaboration
surtout a bien ue nous st pour la ane des
rection des épreuves.
Liége, le 45 septembre 1 861.