IV PRÉFACE DU TRADUCTEUR
les autres langues. On y trouve tout ce qu'on peut désirer de détails sur l'anatomie la plus délicate, depuis les filaments reproducteurs des cryptogames, jusqu'à la formation du bois et les conditions de durée
de la vie des arbres.
« Je souhaite, ajoutait Humboldt, que ce livre soit bientôt répandu non-seulement en Allemagne, mais aussi en Angleterre, en France et aux États-Unis. On manque, en effet, d'ouvrages, exposant en même temps que les bases de l'économie forestière, les principes de la nouvelle physiologie, connaissances nécessaires pour comprendre et uti-
hser les forces de Ia nature. »
Tout le monde sait que M. Schacht est au rang des premiers botanistes de l'Allemagne ; ses nombreux ouvrages, ses recherches d'anatomie végétale et surtout ses importantes découvertes sur les cellules et sur la fécondation des plantes lui ont acquis une réputation impérissable. Il est, en outre, très-estimé des forestiers; il s'est occupé avec une grande prédilection et avec un rare succès de l'étude des problèmes si difficiles que présentent la vie et la structure des
arbres.
Nous considérons les Arbres comme un véritable traité de botanique, remarquable par la condensation des enseignements :ils’adresse à ceux qui sont déjà familiarisés avec les premiers rudiments de la science et qui en comprennent Je langage. Ce n'est pas un livre didactique élémentaire, mais c'est plutôt une galerie formée de dix ou douze tableaux , représentant les grands phénomènes du règne végétal. Le talent du peintre est à la hauteur de l'élévation du sujet; il y a autant à admirer dans l'ampleur de la composition que dans le fini des détails ; si les arbres occupent la plas grande place sur la toile, les autres végétaux, les herbes plus humbles et même les mousses et
les lichens ne sont pas négligés.-Les arbres de nos forêts sont au pre-