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II. — Epines-Vixettes à feuilles persistantes

Ep. à fruit doux', à feuille de Buis {B. dulcis). — Espèce naine; feuille petite, d'un beau vert, glauque au revers; fleur solitaire, jaune orange teinté; fruit noir bleuâtre.

Ep. de Darwin {B, Darwini). — Cet arbuste atteint 1™50 de haut; son feuillage est luisant, acéré, et laisse voir, au printemps, de petites grappes de fleurs jaune safran.

Ep. à feuilles étroites (B. stenophylla\ — Arbuste de 1™ 50 à 2 mètres, charmant par son port élégant, son feuillage fin, glauque au revers, et sa floraison abondante, formant guirlande, par petits bouquets jaune d'or, qui épanouissent en avril- mai.

Culture. — Les Epines-Vinettes viennent en tout terrain ; les espèces à feuilles persistantes demandent un peu de terre de bruyère et la mi-ombre. On les multiplie par semis, et marcottes, par cépée ou éclat. La taille est inutile, sauf aux haies et clôtures.

L'ÉRABLE (Acer)

Famille des Âcérinées.

L'Érable étant, en général, un arbre de haute futaie, nous citerons seulement les espèces qui, par leur développement restreint, peuvent être assimilées aux arbrisseaux de parcs et jardins, et s'associer aux massifs d arbustes du parc paysager.

Variétés. — Parmi les variétés de l'Érable ;?/a»^, nous recommandons les Érables de Reitenbach et de Schwedler, à beau feuillage muge sanguin ; celui-ci plus accentué à la montée de la sève, celuilà à son déclin. Les Érables plane en colonne, en boule, à feuille cucullée, ou marginée, sont de cette série. Du même genre, est l'Érable à feuille laciniée; son feuillage est recoquillé à ce point qu'il porte les noms de « griffon, patte-d'oie, main de procureur. »

A son tour, l'Erable sycomore nous fournit les variétés à feuille pourpre, à feuille panachée, d'un effet bien caractérisé.

L'Érable de Colchide a l'écorce finement striée et les feuilles colorées de carmin à leur entrée en végétation, tandis que chez l'Érable rouge, cette coloration prend à l'automne.

Moins grand est l'Érable jas/^^', de Pensylvanie; son écorce verl pomme est jaspée blanc de céruse, d'une façon curieuse à voir.

Plus naine encore est la variété Ginnala, de l'Érable de Tartarie ; ses rameaux déjetés portent un feuillage assez fin qui se caractérise à l'automne, par des tons vineux et orangés.

Enfin, les Érables polymorphe et palmé, aux proportions modestes, avec leurs variétés à feuillage élégant, joliment découpé ou brillamment coloré de vert de mer, de safran, de corail et de pourpre. Ces deux groupes se plaisent à l'ombre, en terre riche.

Espèce voisine, — Le Négondo à feuille panachée, fort joli, fera valoir son voisinage plus foncé en couleur, ou donnera de la légèreté aux profils, aux points de vue. On le greffe sur son type, le Négondo commun, vulg. « Érable négondo. »

Culture. — A l'exceplion des espèces polymorphe et palmé , les Érables viennent en tout terrain et en toute situation.

Les Érables plane et sycomore se multiplient par semis; les Érables des Colchide et polymorphe également par couchage et cépée. Les Érables jaspé, rouge, Ginnala, se greffent sur Érable sycomore; les variétés de l'Érable plane peuvent être greffées sur lui- môme par écusson ou par rameau sous écorce.

La taille aurait pour but de régler le port du branchage.

LE FILARIA (Phyllirea)

Famille des Oléacées.

Si le Midi utilise les Filarias en clôture, sous le climat de Paris ce sont des arbustes buissonneux, pouvant atteindre 3 et 4 mètres, convenables en petit? groupes, à Tombre, ou dispersés sous les massifs d'espèces à feuilles caduques. Leur feuillage est simple, vert glauque ou luisant, persistant; leur floraison est abondante.

Variétés. — Toutes sont à feuilles persistantes en hiver.

Le Filaria à large feuille^ le plus commun, a un feuillage luisant, finement acéré sur les bords. — Sous-variétés à feuille de Buis, à feuille de Houx,

Le Filaria à feuille étroite, un peu moins élevé, se distingue par un feuillage glauque, linéaire, étroit.

te Filaria intermédiaire, dont la principale variété est à feuille d'Olivier, tient pour ainsi dire le milieu entre les deux précédents.

Le Filaria à feuille de Laurier, F. de Vilmorin, est le plus beau du genre, par son port régulier et par son feuillage épais, large, lancéolé, vert glaucescent. Il nous a semblé également plus • rustique aux froids de l'hiver.

Espèce voisine. — L'Osmanthe odorant (Osmanthus fragrans) a son feuillage coriace, vert, acéré, plane, et non tourmenté comme celui du Houx; sa fleur odorant? sert à aromatiser le thé. — Variétés à feuille de Houx, à large feuille, et sous-variétés à feuille ronde et à feuille panachée.

Culture. — Les Filarias et les Osmanthes ne sont pas difliciles au sol. Une terre légère, sèche ou fraîche, leur suffit.

On les multiplie par semis et par boutures. — Les variétés se greffent (sous verre) sur le Filaria à large feuille et môme sur le Troène commun. Avec ce dernier sujet, le Filaria et TOsmanthe sont plus vigoureux dans les terrains secs ou calcaires.

Il est inutile de les soumettre à la taille, à moins que l'on ne veuille diriger leur branchage sous une forme buissonneuse, pyramidale ou aplatie.

LA FORSYTHIE (Forsythia)

Famille des Oléacées.

Au réveil de la sève, les Forsylhies épanouissent leurs corolles jaunes et animent, à bonne heure, les groupes d'arbustes où elles se trouvent disséminées et les troncs d'arbres embrassés par leurs rameaux.

Variétés. — La Forsythie verte (F. viridissima)^ buissonneuse, atteint 2 mètres au moins; ses rameaux à peau verte se couvrent vers la fin de l'hiver de nombreuses fleurs au coloris jonquille.

La Forsythie de Fortune (F. Fortunei)^ plus élevée, est moins floribonde ; le coloris de la fleur est jaune sulfureux.

La Forsythie pendante {F. suspensaj^ a de longs rameaux qui peuvent être attachés à des tiges d'arbres, des perches, des treillages; les sommités retombent gracieusement et se couvrent de fleurs assez grandes, citron nuancé safran.

Culture. — Les Forsythies préfèrent une terre un peu fraîche.

On les multiplie par boutures, par marcottes et cépées.

Si quelques coups de sécateur sont nécessaires aux rameaux, il conviendra d'attendre que leur floraison soit terminée.

LE FRÊNE (Fraxinus)

Famille des Oléacées.

La plupart des espèces que renferme ce beau genre étant à grande arborescence ne devraient pas entrer dans cette étude; cependant, certaines d'entre elles, et bon nombre de variétés, sont classées par leur port plus réduit, parmi les grands arbrisseaux*

Les Frênes contrastent fort agréablement avec les végétaux dits c a fleurs. » Leur place est au deuxième ou au troisième plan des grands massifs d'arbres.

Variétés. — Celles-ci sont plutôt arbuslives; elles sont moins élancées que leurs congénères.

Frêne à feuille d'Aucuha. — Feuillage taché de jaune ocracé.

Frêne à feuille cucullée. — Port élancé; feuillage aggloméré, crispé, cucullé (obtenu dans nos pépinières).

Frêne crépu, — Rameaux gros, courts; feuillage compact, vert sombre; arbuste convenable en demi-tige.

Frêne dimorphe. — Nain, rameaux Gns; feuillage léger.

Frêne doré. — Port élancé; écorce jaune citron.

Frêne globe. — Rameaux courts, buissonneux; feuillage délicat.

Frêne de Mandchourie. — Arbuste à grand feuillago.

Frêne de la Nouvelle- Angleterre. — Variété américaine, à beau feuillage assez large, vert glaucescent.

Frênes pleureurs. — Variétés à rameaux retombants des Frênes ordinaire ^ doré et à feuilles de Lentisqu£. — Greffés rez terre, ils s'élèvent sur leur tige, laissent pendre leurs branches, et constituent des arbrisseaux de forme originale.

Les Frênes à une feuille, dont le feuillage simple, non ailé, est plus lent à tomber, seront utilisés dans les grands massifs.

Plusieurs autres variétés du Frêne commun et du Frêne d'Amérique sont remarquables par leur port et par leur feuillage.

Frêne à fleurs (Fr. ornus). — Espèce particulière, de moyenne grandeur, donnant au printemps une floraison assez ornementaîe.

Espèce voisine. — Chionanthe de Virginie. — Cet arbrisseau, assez ramifié et dressé, donne en juin des grappes de fleurs blanches. On le cultive franc de pied ou greffé sur le Frêne à fleurs.

Sous le nom de « Frêne épineux », on comprend un arbre d'une famille différente, le Glavalier, Zanthoxglus, famille des Zanlhoxylées, formant de grands buissons ramifiés, à feuille ailée.

GuLTURE. — Les Frênes sont peu exigeants sur la nature du sol. Ils préfèrent la fraîcheur à la sécheresse.

La multiplication des variétés décrites ci-dessus se fait par la greffe sur le Frêne commun; on greffe en pied celles qui se recomirtandent par la couleur du bois ou par le feuillage.

Le Frêne à fleurs se reproduit par le semis de ses graines.

Il est rare que l'on taille les Frênes, sauf quand il s'agit de régler la forme ou la direction du branchage.

LE FUSAIN (EvoNTMUs)

Famille des Gélastrinées.

Notre Fusain indigène et les espèces similaires à feuilles caduques animent, à l'arrière-saison, les grands jardins, les parcs forestiers, avec leurs bouquets de fruits carminés, vermillonnés ou rose-pâle. Les espèces japonaises, à feuillage persistant, constituent une série fort intéressante parmi les .plantes vertes; leur feuillage compact, luisant, vert ou panaché, décore les bosquets où cet arbuste est disséminé ou groupé, et les appartements, les cours, les vestibules, les trottoirs et perrons où il est installé en caisses.

On peut encore utiliser le Fusain vert et ses variétés panachées, marginée?, ponctuées, flammées ou bariolées, à la composition de bordures, de corbeilles, de dessins quelconques, dans les parterres et les squares où l'on veut se livrer aux fantaisies modernes de la mosaïculture d'hiver.

Variétés. — Nous les divisons en deux sections.

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