I. — Fusains à feuilles caduques
Fusain commun. — t Bonnet carré. » — Le branchage peut atteindre 3 et 4 mètres; son feuillage est simple, clair; la fleur est blanc verdâtre. A l'automne, son fruit rose lilacé laisse voir une graine orange vermillonné.
— Sous-variétés : Fusain à fruit carminé, F, à fruit blanc carné, F. à gros fruit, cultivées pour les fruits.
Sous variétés : Fusain à feuille panachée, F. à large feuille, F. à feuille pourpre, ornementales par le feuillage.
Sous-variétés : Fusain verruqueux, F. ailé, curieuses par leur écorce aux excroissances subéreuses.
Sous-variétés : Fusain nain, F, pleureur, adoptées pour le port des rameaux.
Fusain du Canada. — Feuilles larges; gros fruits rose-carminé.
Fusain à feuille étroite, à feuille de Lin, — Branchage fluet, assez touffu; feuillage fin; fruit moyen; ensemble élégant.
IL — Fusains à feuilles persistantes.
Fusain du Japon; Fusain vert. — Arbuste touffu, pouvant atteindre 3 mètres; beau feuillage ovale, arrondi, d'un vert foncé et brillant, bien constant.
La fleur et le fruit de cette espèce sont ua ornement médiocre, étant données la beauté et la persistance du feuillage.
Nombreuses sous-yariétés, dont les principales sont : Fusain à feuille argentée, au bord de la feuille ; F, — dorée, au centre; F. — maculée jaune f au centre; F. — marginée de blanc ou de jaune, au bord; F. — largement maculée; F. — longue, panachée ; F. — ronde, ponctuée ; F. à large feuille, feuillage vert ; F. à petite feuille, feuillage vert; F. Duc iAnjou^ flammé jaune pâle; F. pyramidal, feuillage vert; F. rampaniavi radicant, feuillage vert; F. — à feuille panachée, vert et blanc ; F. ^ à feuille marginée, blanc et rose.
Ces trois dernières conviennent en bordure, en talus et rocailles; leurs rameaux prennent racine en les y aidant au couchage.
Culture. — Les Fusains à feuilles caduques se plaisent en tout terrain et à toute exposition.
L'espèce indigène se multiplie par semis; elle est le porte-greiïe des autres espèces et variétés, par le greffage des rameaux sous écorce, en été.
Il conviendra de surveiller, au printemps, Téclosion des larves de Typonomeute et de les écraser. Cet insecte ronge les feuilles du Fusain et peut tuer Tarbuste.
Les Fusains à feuilles persistantes préfèrent une terre un peu fraîche et le demi-ombrage.
On les multiplie par le bouturage sous cloche et en serre; la bonne saison est en août-septembre.
Il est possible d'obtenir les Fusains toujours verts à tige, par leur greffage (sous verre) sur tige vigoureuse à feuille persistante, et même sur le Fusain commun.
Les écarts de branchage seront réprimés par la taille.
LE GAINIER (Gbrgis)
Famille des Légumineuses, § Césalpiaiées.
Les Gainiers sont des arbrisseaux ou petits arbres, dont le branchage est un peu tourmenté dans son allure; ils produisent, sur Técorce des branches et du tronc, en mai, aux premiers bourgeonnements, de petits bouquets de fleurs roses ou carnées. La feuille est grande, réniforme, orbicalaire, ou en cœur.
On place l'arbre dans les grands jardins, en groupe ou jeté dans les massifs d'arbrisseaux.
Variétés. — Le Gai nier commun, « Arbre de Judée, » peut s'élever à 6 et 8 mètres, en grande cépée ou sur lige. Fleurs d'un beau rose vif. — Sous-variétés à fleur carnée, à feuille panachée.
Le Gainier de Chine^ ou du Japon, buissonneux, reste deminain et donne abondamment des fleurs au coloris rose frais.
Le Gainier du Canada, d'une taille intermédiaire, résiste mieux au froid des hivers rigoureux. Sa fleur est plus petite, plus rouge, et forme avant le développement des feuilles de véritables guirlandes, rose carminé, sur les jeunes branches.
CoLTURE. — Lo. Gainier prospère partout; les extrêmes de sécheresse et d'humidité lui sont moins favorables.
La multiplication se fait par semis.
Une taille longue tient les rameaux plus régulièrement dressés.
LE GENÊT (Genista)
Famille des Légumineuses, 2 Papilionacées.
Voici des arbustes demi-nains, pour la plupart, ayant les rameaux Ans, le feuillage clairsemé et une floraison printanière ou estivale.
Les Genêts sont utilisés aux premiers plans, ou sur les rochers, ou en lisière de sous-bois.
Variétés. — Sous le nom de « Genêt, » l'horticulteur confond plusieurs genres que le botaniste sépare.
Genêt à balai {Sarothamnus scoparius), — Type indigène, pour les talus et les sous- bois du parc forestier. Fleurs petites, rapprochées, en grappes odorantes, jaune d'or.
Genêt d*Espagne {Spartium junceum). — Arbuste de 2 à 3
mètres ; ses rameaax ronds et verts, au feuillage rare, portent en juin et juillet, des grappes terminales de fleurs jaune-jonquille, parfumées agréablement.
Genftt de Sibérie (Corniolica sibiria) . — Rameaux dressés ; floraison terminale, paniculée, jaune clair.
Genai rampant (Geniita pi-ostala). — Arbuste ï rameaux couchés ou rampants, pour rocailles, sous-bois el talus.
Genêt blanc (Spartocytisus albus). — Arbuste nain, délicat, se couvrant, au printemps, de fleurs simples, axillaires, blanches.
Cdltubb. — Les Genêts aiment les terrains secs, calcaires, sablonneux ou schisteux.
On les multiplie par semis. Quelques espèces se greffent sur le Cytise faux-ébénier.
Les espèces qui fleurissent en été seront taillées avant la sève.
LE GINKGO (Salisburia)
Famille des Conifères, J Ttixiafes.
A l'aspect de cet arbre étrange, par son port et son feuillage caduque, qui donc se douterait que c'est une espèce de la Famille des Conifères, de la tribii des Ifs et des Céphalotaxus ?
Le Ginkgo est vénéré des Japonais el des Chinois; en outre, sa graine entre dans leur alimentation. L'eKpèce étant dioïque, il conviendra de rapprocher, sur le même arbre, les deux sexes par la greffe, si l'on veut obtenir sa fruclilication.
Tenu en pyramide, en demi-tige, avec ses rameaux étalés et retombants, ce sera une bonne essence arbusiive à isoler ou it grouper dans les pelonses du parc paysager.
\abiétés. — L'espèce type, Ginkgo, à deux lobes (S. adiaalifolio), doit son nom à la forme bilobée de la feuille qui elle-même est curieuse par sa nature épaisse, lisse, éialée en éventail.
Sous-variétés : G. pleureur, à feuille panachée, à feuille laciniée.
CuLTDBE. — Le Ginkgo aime une terre sablonneuse ou autre, pourvu qu'elle soit un peu fraîche.
On le multiplie par le semis de ses graines, et par le bouturage de jeunes rameaux ou et de tronçons de racines.
H peut se passer du sécateur.
LA GLYCINE (Wistaria)
Famille des Légumineuses, § Papiiionacées.
C'est avec bonheur que l'on voit, au printemps, les façades, les grandes murailles, les liges d'arbres se dérober sous les grappes pendantes, bleuâtres, de la Glycine qui garnit rapidement l'espace, avec ses longs rameaux volubiles, quand le sol lui convient.
Variétés. — La Glycine de Chine, la plus répandue, est l'espèce principale, à laquelle nous faisons allusion plus haut. Parfois un regain de floraison, à l'automne, rappelle raltenlion sur ses jolies guirlandes florales.
— La variété G. à fleur blanche est moins vigoureuse et, quoique jolie, moins recherchée.
La Glycine en arbre, ou frutescente, est à grande arborescence, et donne, en été, ses grappes de fleurs azurées, plus petites.
CuLTUBE. — Il faut à la Glycine un sol léger, fertile, sablonneux et frais; les terrains crétacés, arides, lui sont contraires.
On la multiplie par le couchage simple ou à long bois. — Les variétés peuvent être greffées sur leur type, au moyen du greffage sur tronçon de racme, sous verre, en avril-mai.
La taille, quand elle est jugée nécessaire, devra ménager les petites brindilles ainsi que les ramifications qui se trouvent sur le vieux bois et qui sont destinées à la floraison.
LE GROSEILLIER (Ribes)
Famille des Grossulariées.
Nous ne parlons pas des Groseilliers h fruits comestibles qui, cependant, contribueraient au décor du jardin paj\sager, mais seulement des espèces purement ornementales par Icar port ou leur floraison. C'est donc aux premiers plans que nous les trouverons.
Variétés. — Le Groseillier sanguin est le plus joli du genre ; ses grappes revêtues d'un carmin brillant s'échappent au milieu d'une verdure naissante, dès le mois d'avril, et seront remplacées
par des baies noires poudrées bleuâtres. Lo semis ne reprodait pas exactement le type.
— Sous-variétés à fleur cramoUi (atroia^uinea), à /Uur blanche ou carnée, à fleur double.
Le Groseiller doré, ou palmé, — à motos que ce ne soit deux variétés distinctes, mais bien rapprochées, — est plus élancé. La (eoille est palmée, la fleur jaune d'or ou citron.
Sur la tige de cette espèce, on peut greffer (les Groseilliers à grappes ou à maquereau qui constituent alors des arbustes d'un effet agréable sous tous les rapports.
Le Groseillier de Gordon semble tenir des G. sanguin et doré, par son port intermédiaire et ses fleurs jaune pâte à l'intérieur, grenat au revers de la corolle.
Le Groseillier 5teW/«, des Alpes, en buisson bérissé, court; peut convenir en bordure de grands massifs, sur les terrains déclives ou en sous-bois.
Un peu plus délicat, le Groseillier à fleur de Fuchia ou Robsonib élégante, laisse retomber ses rameaux couverts de fleurs solitaires et purpurines.
CuLTUBE. — Tous les terrains, et à peu près toutes les expositions, plaisent au Groseillier. Trop de sécheresse lui nuirait.
La multiplication se fait par semis, par bouture, par marcottage en cépée.
Après la floraison terminée, on peut tailler les Groseilliers, assez long, si le branchage est trop étendu.
LE HOUX (Ilbx)
Famille des llicînées.
Voici un arbrisseau à feuilles persistantes bien ornemental par son port pyramidal et touffu, son feuillage sombre et luisant, presque toujours épineux, laissant voir, en hiver, de petits fruits corail plus ou moins vif, tenant bien à la branche.
On le rencontre sous bois, en clôture, ou dans les parcs, dispersé, groupé, isolé, à mi-ombre ou en plein air, sous un climat tempéré.
Variétés. — Le Houx commun, L aquifolium, à feuilles vertes, avec bords ondulés, épineuses dans la jeunesse de l'arbre, fleurit en mai-juin et se couvre, dès l'automne, de baies rouge écarlate, rondes, isolées ou groupées.
Sous-variélés assez nombreuses :
Hotix argenté, feuille bordée blanc ; Houx à feuille bifurquée :
— — ciliée ;
— — contournée;
— — de Laurier, verte ou marginée;
— — épaisse;
— — étroite, verte ou 'panachée ;
— — flammée, or ou crème;
— — hérissée, vert;
— — — panachée blanc ou jaune;
— — large;
— — longue;
— — maculée;
— — marginée blanc ou jaune ;
— — ovale;
— — panachée blanc on jaune;
— — plane, panachée or ;
— pleureur, vert ;
— — à feuille panachée blanc ou jaune ;
— sans épines.
Parmi les autres espèces, le Houx de Mahon (7. balearica) se fait remarquer par son feuillage peu épineux.
Le même avantage est acquis aux Houx japonais, à large feuille et Tarajo, dont le feuillage ample rappelle celui du Magnolier ou du Laurier-cerise. La sensibilité à la gelée est leur défaut principal dans notre région.
Culture. — Les diverses natures de terre conviennent au Houx ; trop de sécheresse lui nuirait plutôt que l'excès de fraîcheur.
L'espèce type se propage par le semis; les autres parle greffage de rameaux ou d'yeux sous écorce, ou en placage; la greffe se pratique en plein air ou en serre, le sujet est de l'espèce indigène.
Sans être d'une absolue nécessité, la taille des rameaux est appliquée au printemps ou à l'automne, quand il s'agit de la direction du branchage, en pyramide, en touffe, en rideau.
LE HÊTRE (Faqus)
Famille des Gupulifères.
Nous chercherons, dans ce genre si précieux à nos sylviculteurs, les espèces aux proportions réduites, utilisables dans les parcs paysagers ou les jardins d*agrément, et tenues en basse tige.
Le port ramifié et la beauté du feuillage des Hêtres leur donnent droit aux places isolées et aux petits groupes dans les pelouses de quelque importance. La pointe des grands massifs arborescents en fera valoir le mérite.
Variétés. — Le Hêtre à feuille de Fougère est élégant par son port touffu et par son feuillage incisé et léger d'aspect.
Le Hêtre à feuille panachée de blanc aime l'ombre et un sol riche.
Le Hêtre à feuille pourpre est admirable avec son feuillage pourpre foncé à reflets sanguins, bien constant; on peut le dresser en pyramide ramifiée, par la taille des rameaux, ou l'étaler en rideau soumis à la tonte.
Le hasard ou le semis ont produit de la variation dans le coloris des feuilles. Le Hêtre pourpre tricolore est un des plus jolis.
Le Hêtre crépu est original par son feuillage court, crispé et aggloméré. Branchage maigre.
Le Hêtre monstrueux est d'allure bizarre; ses branches se contournent et s'entrecroisent à plaisir.
Plus élancé est le Hêtre pleureur ; la lige s'élève, tandis que les rameaux sont pendants et retombent assez gracieusement.
Ces deux dernières variétés peuvent décorer le bord des eaux, les rochers, les lieux pittoresques.
Le Hêtre d'Amérique est recherché pour son beau feuillage.
Culture. — Le Hêtre aime les terrains calcaires, sableux ou schisteux, ou d'alluvions.
Les variétés précitées se propagent par la grelTe. On a recours au greffage de rameaux inoculés sous l'écorce. La greffe en approche est moins avantageuse.
La taille des rameaux ne peut que les arrêter ou les faire ramifier. On doit en user rarement.
L'HYDRANGÉE (Hydrangba)
Famille des Saxifragées.
L'espèce la plus en vogue de ce beau genre est l'Hortensia du Japon. Les autres espèces et variétés sont, comme elle, sousligneuses ou ligneuses, et i>euvent atteindre 1" ou 1™50; leur feuillage est large et bien développé; leurs fleurs sont grandes. On les dispose en corbeilles, en plate-bandes, à roi-ombre, dans une bonne terre préparée, et à proximité des bâtiments.
Yariétés. — La principale espèce est VH. Hortensia, bien connue par ses gros bouquets corymbiformes de fleurs, rose frais, épanouissant au sommet des rameaux pendant la belle saison.
Par ses bouquets de fleurs blanches. l'Hortensia Thomas Hogg, moins touffu, a une utilisation spéciale.
L'Hortensia à rameaux noirs et a fleur rose foncé, est plus élancé et fleurit bien.
L'Hydrangée Otaksa, moins floribond, développe d'énormes corymbes rose clair; son feuillage est plus luisant.
L'Hydrangée du Japon, qui semblerait être le type de cette série, fleurit en cimes assez larges; les fleurons stériles, blanc rosé, entourent les fleurons fertiles, privés de pétales.
L'Hydrangée à involucre porte des fleurs^ en cime, au coloris chair lilacé, entourées d'une sorte d'involucre caduque.
L'Hydrangée /^anicti/^', plus ligneux, donne, en bonne situation, de gros bouquets paniculés, blanc légèrement verdâtre au début. — Sous-variété, à grande fleur.
Les Hydrangées américaines, en arbre ou de Virginie, H. à feuille blanchâtre, H. à feuille de chêne, celle ci plus naine, ont les rameaux ligneux et les fleurs d'un blanc plus ou moins pur.
Culture. -- Les Hydrangées aiment un bon sol, mélangé de sable frais et de terre de bruyère, un climat doux et une situation à l'abri des grands froids. Les espèces sous-ligneuses, après la chute des feuilles, seront couvertes de toiles ou de grande paille, pour que les yeux du sommet restent intacts et puissent épanouir leurs fleurs l'année suivante.
Les terres ferrugineuses bleuissent leurs fleurs.
On multiplie l'Hydrangée par semis, par boutures, par division en cépée ou par éclats.
La taille ne doit être appliquée qu'aux rameaux ayant fleuri; alors il sortira de nouvelles pousses qui fleuriront plus tard.
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L'INDIGOTIER (Indioofera)
Famille des Légumineuses , § Papilionacées.
L'Indigotier est un sous-arbrisseaa ou platôt un arbuste sousfrutescent, élégant par sou feuillage ailé et ses épis de fleurs roses. Un le place au premier rang des corbeilles d*arbastes.
Variétés. — La majorité des Indigotiers sont de serre ou d'orangerie; deux seulement sont acquises à la pleine terre.
Indigotier élégant. I. décora. — Arbuste nain, florifère, se couvrant, en été, de grappes de fleurs rose tendre nuancé de pourpre. Climat assez chaud.
Indigotier Dosua. — Plus robuste que le précédent; ses tiges atteignent I *" et 1 "^ 50, et produisent, de mai en juillet, des grappes axillaires, dressées, rose carminé.
Espèce voisine. — Le Desmodium penduliflorum lanc«, du collet, bon nombre de tiges demi-ligneuses, atteignant 1™ 60 et 2°>, et se terminant par de longues et larges panicules de fleurs, rose vineux et carmin violacé, qui épanouissent de juillet en septembre. Un tuteurage leur est généralement nécessaire.
Culture. — Ces arbustes viennent en tout terrain ; les endroits pourrissants leur nuisent.
On les multiplie par le semis et par la division des touffes.
Chaque année» on les recèpe au pied, avant la végétation.
LE JASMIN (Jasminum)
Famille des Jasminées.
Le Jasmin constitue une série de Ans et charmants arbustes, délicats par leur feuillage, leurs fleurs ou le parfum qu elles dégagent. La plupart sont de serre ou de la région méditerranéenne; nous retiendrons celles qui prospèrent sous notre climat.
Variétés. — Le Jasmin blanc, /. officinale, assez élancé, peut se palisser en treillage, jusqu'à 3 et 4" de hauteur; il se plaît abrité par un bâtiment. Ses liges vertes et flexibles produisent, de juillet à octobre, des fleurs en petits bouquets ou panicules courtes,
d'un blanc par, et d'une odeur suave et exquise. Aux environs de Nice, de Cannes et de Grasse, cet arbuste est l'objet de cultures étendues, pour la parfumerie.
Le Jasmin jaune, J. fruticans, de premier plan, et buissonneux, touffu, atteint 1°" ëO; son feuillage simple ou trifolié, et spatule, persiste une partie de Thiver ; il donne, de mai en août, des fleurs jaunes, inodores, puis des baies noires.
Le Jasmin à fleur nue, J, nudiflorum, jette ses rameaux anguleux et couchés, se prêtant au palissage ou au rôle plus effacé de ramper sous bois ou en talus. Ses fleurs, jaunes et sessiles, apparaissent en février, et même plus tôt, si le temps est doux, avant le bourgeonnement du feuillage. — Eviter de le tailler en hiver.
Culture. — Les Jasmins viennent en terre ordinaire, plutôt sèche, et une situation saine.
On les multiplie par semis, par boutures, par éclats et couchage.
La taille est utile à leur bonne tenue et à leur floraison.
LE KALMIA (Kalmia)
Famille des Éricacées.
Le Kalmia est un bel arbuste à feuillage persistant, assez robuste aux grands hivers, se plaisant en terre de bruyère, à mi-ombre ou au nord, et très décoratif, au printemps, au moment où ses fleurs en corymbes, élégantes et originales, se détachent sur le feuillage simple, épais luisant ou glauque, de la plante.
Variétés. — Le Kalmia o large feuille peut atteindre 2 m, et reste bien ramifié; il fleurit en mai-juin. — La fleur, en jolis bouquets corymbifères, est d'un coloris blanc lavé de rose, et laisse voir une couronne d'ctamines aux anthères brunies.
Le Kalmia à feuille étroite est plus nain (1 ™ SO); son feuillage est étroit, ferrugineux au revers, et ses fleurs plus accentuées en couleur.
Le Kalmia glauque, plus nain encore (0 ™ 60), convient en bordure d'arbustes verts ; son feuillage est oblong et glauque ; sa fleur, rose clair, est assez grande, en corymbes terminaux.
Espèces voisines. — L'Andromède du Japon est buissonneuse, à feuillage luisant, persistant, et donne en avril, des grappes (ou épis couchés) en groupes, de fleurs en grelot, blanchâtres et glauques. Elle est assez rustique au froid.
Les Âudromèdes axillaire et pulvérulente fleurissent en été. Comme la précédente, elles restent buissonneuses et atteignent 1 ^ et l"50de hauteur.
Le Clethra à feuille d'aulne, également toujours vert, s*élève à 2 "*, et produit, en août, des épis de petites fleurs blanches.
Les Lédons à large feuille, et des marais, assez robustes, de 0™ 60, pour premier rang, ont un feuillage moyen, duveteux au revers, et une fleur blanche, prinlanière.
CuLTUBK. — Tous les arbrisseaux et arbustes de celte série réclament de la terre de bruyère pure ou tourbeuse, et une situation ombragée ou à mi-soleil.
On les multiplie par semis, à Tombre, sous cloche, aussitôt la récolte des graines, et quelquefois par marcottes et par rejetons.
La taille pourrait nuire à leur floraison.
LE KOELREUTERIA (Koelreuteria)
Famille des Sapindacées.
Nous sommes en présence d'un petit arbre, que Ton peut réduire à l'état d'arbrisseau, destiné au centre des massifs, en lui laissant ses branches au collet ou sur la tige. Si on le recèpe chaque année oti tous les deux ans, on obtient un arbuste à beau feuillage, qui pourrait être isolé sur une pelouse, ou groupé dans une corbeille.
Variétés. — Le Koelreuteria paniculé, est la seule variété cultivée. Ses rameaux dressés, garnis d'un feuillage penné, ample, prenant à l'automne des tons amarante et orangé, se couronnent, en été, de larges panicules peu serrées, composées de fleurs jaune safrané, qui seront remplacées par des capsules vert rougeâtre.
Espèce voisine. — Le Xakthoceras à feuille de Sorbier, trouvé, comme le précédent, dans la Chine septentrionale, est un arbuste de 2°^, buissonneux, à feuilles ailées, finement dentées, fleurissant au printemps. Les fleurs, en grappe terminale, ont un coloris blanc de lait, avec onglet maculé jaune et rouge brun.
Culture. — Ces deux espèces viennent en bonne terre ordinaire.
On les multiplie par le semis des graines et par le bouturage des racines.
La taille leur est inutile.
LE LAURIER (Laurus)
Famille des Lauriaées.
Plusieurs végétaux sont improprement appelés Laurier : Le Laurier-amande et le Laurier de Portugal sont des Cerisiers ; le Laurier-rose est un Nérion, et le Laurier-tin, une Viorne. Occupons-nous du véritable Laurier, toujours vert, comme ses faux frères précités, et qui réclame, sous notre climat tempéré, l'abri du mur ou la culture en caisse.
Dans les pays septentrionaux, on élève le Laurier en caisse. Son port pyramidal ou à tête d'Oranger et son feuillage compacte et vert sombre lui donnent une certaine \aleur pour le décor des orangeries, des vestibules, des perrons et des squares rectilignes.
Variétés. — Le Laurier noble, L. sauce, L, franc on d'Apollon, vient en pyramide ou en boule branchue ; ses feuilles, ovales-lancéolées, sont d'un vert lisse ; la fleur est insignifiante, une baie noirâtre lui succède.
Les rameaux du Laurier, garnis de leur feuillage, sont l'objet d'un commerce, et les feuilles ont leur emploi à la cuisine.
Variétés du type : L. à feuille étroite ou à feuille de saule;