I. -^ Althéas a fleur simple
Blanc, — Blanc, onglet purpurin.
Blanc pur; Tout blanc, — Coloris complètement blanc.
Céleste. — Bleu ardoisé.
Rose. — Rose carné ou lilacé.
Rouge. — Rouge vineux ou carminé.
Violet. — Violet clair ou bleuâtre.
IL — Althéas a fleur double.
Amarante. — Rouge amarante.
Amplissima. — Rose foncé.
Ardens. — Violet bleuâtre.
Bicolore hybride. — Blanc à fond carmin.
Blanc double. — Blanc teinté de lilas au cœur.
Bleu double. — Violet bleuâtre.
Comte de Hainaut. — Blanc, macule rose.
Duc de Brabant. — Beau rouge grenat; fleur bien pleine.
Élégant. — Rose nuancé.
A feuille panachée. — Rouge pourpre.
A fleur de pivoine. — Rouge vineux.
A fleur de renoncule. — Blanc pur.
Lady Stanley. — Blanc nuancé rose.
Monstrueux. — Blanc nuancé pourpre.
Puniceus. — Beau rouge clair.
Rouge double. — Rouge purpurin.
Speciosa. — Blanc élégamment ligné carné et marbré carmin.
Souvenir de Charles Lebreton. — Lie de vin violacé.
Violet double. -^ Violet bleuâtre.
Culture. — La culture de l'Althéaest des plus faciles et n'exige aucuns soins particuliers. D*abord, tous les terrains lui conviennent; mais les endroits froids et humides, surtout pourrissants, nuisent à la rusticité hivernale de son bois. Dans ce cas, il faudrait le planter sur butte, avec de la terre légère autour des racines.
L'arbuste se dispose naturellement en buisson et convient en massifs homogènes ou par groupes, au milieu d'autres espèces à floraison printanière, telles que les Spirées, les Groseilliers, les Chamécerisiers, dans les jardins paysagers.
Ëlevé sûr petite lige, il ornera les plate-bandes des jardins français ou rectilignes, intercalé de Lilas ou de Rosiers à tige.
II n'y a aucun inconvénient à soumettre TAIthéa à la taille d'hiver ou printanière, soit de février en avril. On entretient ainsi la forme de Tarbuste, en taillant à trois yeux les rameaux principaux et en supprimant les brindilles fluettes formant confusion dans le branchage: en même temps on excitera la floraison, qui, d'ailleurs, s'accomplit dès le mois d'août sur les nouvelles pousses, par des fleurs solitaires à laisselle des feuilles, et larges de 0^06 à 0™10.
Multiplication. — Quant à la multiplication de TAlthéa, elle a lieu généralement par le semis des graines au printemps, dans un terrain sain, aéré ; la 1'* année, le jeune plant sera hiverné par un buttage en plein air ou une mise en jauge à l'abri ; il sera repiqué en pépinière avant sa plantation définitive. Le semis reproduit en mélange les variétés à fleur simple: blanc^ rose, rouge ou violet. Les variétés simple tout blanc et céleste, désignées plus haut, et toutes les variétés à fleur double ou à feuille panachée se propagent par la greffe en fente ou anglaise, au collet du plant.
L'AMANDIER (Amygdalus)
Famille des Amygdalées.
Les Amandiers de cette catégorie sont assez buissonneux ou traçants, et fleurissent à bonne heure. Ils peuvent être placés aux premiers rangs des massifs d'arbustes de moyenne grandeur.
Variétés. — L'Amandier nain, haut de 1 mètre, émet des drageons autour de la souche, et donne, au réveil de la sève, des fleurs simples, roses, sur les jeunes rameaux.
Variétés à fleur double, blanche ou rose.
L'Amandier argenté où satiné, d'Orient, plus élevé, a le feuillage soyeux et la fleur simple, rose et précoce en saison.
L'Amandier commun, à feuille panachée, produira plus d'effet par la taille annuelle des rameaux.
Culture. — L'Amandier réclame une situation chaude ou abritée^ et un terrain qui s'égoulte bien.
Les variétés se multiplient par drageon ou éclat, et par la greffe au collet, sur l'Amandier commun.
Tailler peu ou pas du tout, après la floraison, les espèces cuit)* vées pour la fleur.
L'AMÉLANGHIER (Amelanghibr)
Famille des Pomacées.
Arbuste de 2 à 3 mètres^ assez ramifié, fleurissant à bonne heure. L'Âmélanchicr a sa place dans la composition des jardins paysagers, accompagné d'autres espaces mieux étoffées de port et de feuillage, ou dans les sous-bois.
Variétés. — L'Amélanchier commun, indigène, donne, en avril, des épis de fleurs blanc jaunâtre, ensuite des fruits couleur noir bleuâtre comme des grapj^es de cassis.
Am. à grappes; Am. du Canada, — En avril-mai, fleurs blanches en grappes simples, auxquelles succèdent des fruits noir pourpré d*un assez bon effet.
Am, à épis. — Arbuste plus nain que le précédent; floraison moins précoce; fruits bruns, en épis terminaux ou axillaires.
L'Amélanchier à feuilles de sorbier, qui fleurit en corymbes, est rangé dans les Aronio.s, prr certains botanistes.
Culture. — L'Amélanchier vient en tout terrain, plutôt un peu frais et à mi-ombre.
On le multiplie par semis, par éclats et par la greffe sur Aubépine. La taille des rameaux est inutile.
L'AMORPHA (Amorpha)
Famille des Légumineuses, § Papilionacées.
Arbrisseau élancé, peu ramiGé, TAmorpha convient au centre des grands masàifs et dans les sous-bois. Feuillage penné; fleurs en épi terminal, sur les jeunes rameaux.
Variétés, -t- L'Amorpha frutescent produit, en juillet, des épis courts et compacts de fleurs bleu violàlre.
Les Amorphas blanchâtre, odorant, et les sous- variétés naine et à feuille glabre, sont aussi vigoureux et d'un bon effet.
Culture. «- L'Amorpha est robuste, surtout dans les terrains secs, de consistance moyenne.
On le multiplie par semis et par boutures.
Les rameaux peuvent être soumis à la taille longue; les jeunes pousses du sommet seront plus disposées k fleurir.
Les pépiniéristes le cultivent en trochées recepées annuellement, et en obtiennent des baguettes longues, non ramiGées.
L'ARISTOLOCHE (Aristologhia)
Famille des Aristolochiées.
Arbrisseau à rameaux volubiles, sous-frutescents, ornés d'un beau feuillage; T Aristoloche peut couvrir les berceaux > les murailles, les hautes tiges d'arbres isolés ou plantés en futaie.
Variétés. — L'Aristoloche siphon est une véritable liane, originaire du Nouveau-Monde. Rameaux verts et volubiles; feuilla large; en mai-juin, fleur bizarre, en forme de pipe, jaune verdâlre, veinée de marron. Son grand développement permet de Tutiliser dans les surfaces relativement étendues.
L'Aristoloche tomenteux, aux feuilles légèrement duveteuses, prend moins d'extension.
L'Aristoloche toujours vert, plus modeste d'allures, se plaît au nord, contre une muraille.
CuLTtTRE. — L'Aristoloche préfère un terrain frais ou un sol léger, substantiel, et une exposition ombragée.
On le multiplie par semis et par marcottage simple, ou par couchage à long bois.
Il est inutile de le tailler^ sauf dans le cas ou Ton voudrait obtenir la ramification de ses rameaux ou une certaine régularité dans leur expansion.
L'AUBÉPINE (Grat^gus).
Famille des Pomacées.
L'Aubépine en fleurs!... En écrivant ce mot, on se croirait au printemps, alors que cet arbuste si commun, si vulgaire, épanouit ses fraîches corolles blanches aux senteurs champêtres, — ponctuées, au centre, d'un petit faisceau d'étamines d'or, — émergeant elles-mêmes d'une rosette de verdure non moins fraîche, non moins tendre.
L'Aubépine en fleurs ! Les poètes l'ont chantée, les oiseaux ont gazouillé sur sa branche flexible^ les amoureux Font contemplée avec Tespérance dans les yeux... et le dimanche, Jenny l'ouvrière ou le citadin, fatigués du labeur de la semaine, prenant leur envolée, sont venus cueillir l'aubépine toute grande, toute branchue, pour en égayer la mansarde ou l'atelier.
A d'autres points de vue, l'Epine blanche est une plante nuisible ou une plante utile. Elle est nuisible au forestier qui n'en tire guère parti, au bûcheron qui en redoute les morsures, au chasseur qu'elle entrave dans sa course au bois. Elle est utile au propriétaire, dont elle borde l'immeuble sous forme de clôture défensive, au paysagiste qui l'utilise au profil des futaies ou au soutien des talus de parc ou de rivière; elle est utile au pépiniériste enfin, parce que sur sa tige viendront s'implanter, par la greffe, les Sorbiers, les Alisiers, les Néfliers, les Azeroliers, et d'autres genres de l'importante famille des Pomacées.
Les diverses formes de l'Aubépine rendent un service réel au jardinier, qui sait tirer parti du port de l'arbuste, de sa floraison, de sa fructification.
Variétés. — Les botanistes ne sont pas d'accord sur la classification du genre Cratœqus, dont l'Aubépine est le type principal. Un tel range toutes les variétés sous le nom d'Épine; un autre en détache les variétés qui s'éloignent du type et en fait des AUouchiers; un troisième, des Alisiers, non pas des Aria qui se confondent avec les Sorbm, mais en quelque sorte des Cratœgus aria. D'après l'avis d'hommes spéciaux, il nous semble rationnel de placer ces espèces dissidentes — en apparence — sous le couvert de l'Azerolier (Cratœgus azaroltis), également proche parent de l'Aubépine.
Adoptons donc, en attendant mieux, le nom d'Aubépine au groupe
qai se rapproche du type, TAubépine monogyne ou digijne, groupe plutôt cultivé pour la beauté de sa fleur; ce sont des Cratœgm oxyacantha. Adoptons le nom d'Azerolier au groupe qui s'en éloigne; il est plus remarquable par la beauté de son fruit; ce seront des Cratœgus azarolus.
Bornons-nous, dans chaque groupe, aux variétés principales; elles peuvent suffire à l'amateur qui ne tient pas à la collection quand môme.
Les premières sont des espèces indigènes; les secondes ont une origine étrangère, plutôt américaine, et sont acclimatées.
Les unes et les autres fleurissent abondamment au début de la
végétation. La plupart conservent leurs fruits pendant l'été ou à l'automne, et quelques-unes au commencement de l'hiver.
I. — Aubépines, Cratœgus oxyacantha, indigènes, plutôt cultivées pour la fleur.
A, à fleur blanche, simple. — C'est l'aubépine commune, comprenant deux espèces : la monogyna, plus rare, plus robuste au froid; la digyna, plus répandue dans les bois et les haies vives.
A. à fleur blanche, double, — Arbre de vigueur irrégulière; fleurs doubles, blanc de lait, prenant un ton carné en vieillissant.
A, à fleur rose, simple. — Arbre à rameaux fluets; fleurs nombreuses, bordées rose pâle.
A. à fleur rose, double. — Rameaux dressés, vigoureux, se couvrant de bouquets roses, doubles, ressemblant à de minuscules roses de mai réunies en corymbes.
A. à fleur rouge ou cramoisi, simple. — Rameaux déjetés, quoique vigoureux; le coloris de la fleur est carmin vif ou cramoisi écarlale, à onglet blanc.
A. à fleur rouge, double, — Arbuste vigoureux, à rameaux forts et droits; bouquets de fleurs doubles, rouge ponceau.
Ces trois dernières variétés sont les plus belles du groupe.
IL — AzEROLiERS, Cratœgus azarolus ^ exotiques, plutôt cultivés pour le fruit.
Toutes les variétés sont à fleur blanche.
A. à fruit cocciné; C. coccinea. — Arbre d'un beau port pyra-» midal, à feuille grande et large; bouquets de fruits assez gros ou moyens, ronds, rouge cocciné, mat, assez persistants à l'automne.
A. à fruit jaune; C. lobata. — Arbre vigoureux, au pôrl élancé, écorce blanc crémeux; /caille grande et allongée; fruits isolés ou en bouquets, assez gros, au coloris jaune mordoré, développant un arôme de pomme de reinette ou d'ananas. La feuille ot le fruit tiennent bien jusqu'en automne.
Variété à fruit rouge, moins intéressante.
A, de Carrière: C. Carrieri. — Arbre vigoureux, à rameaux dressés; beau feuillage obovale-cunéiforme, luisant; le fruit, assez gros, ovoïde, renflé, rouge orangé passant au carmin vermillonné, persiste sur l'arbre jusqu'en hiver. Les oiseaux en sont friands.
A, ergot-de-coq ; C. Crus-galli, — Branchage buissonneux, épines longues et fortes; feuillage ovale allongée et luisant. Fruit moyen, oblong, rouge pâle. Élevé par semis, cet arbrisseau constitue des clôtures défensives, à grand développement.
A, linéaire; C. linearia. — Cet arbre est cultivé pour le port de ses branches que l'on dresse facilement en parasol, étant donnée la direction naturelle horizontale de ses rameaux. La feuille est linéaire-spalulée; le fruit est insignifiaat.
A . petit-corail; C. corallina. — Arbrisseau de moyenne grandeur, ramifié, assez épineux; feuille ovale, en cœur, peu dentée; fruits petits, réunis en bouquets nombreux, lesquels, par leur épiderme lisse, corail vif, brillent sur l'arbre après la chute des feuilles, surtout par un temps de neige.
Nous recommandons encore l'Aubépine piriforme, à gros fruit rouge, l'Azerolier du Mexique, lent à se défeuiller.
Emploi. — Toutes ces variétés sont un décor indispensable aux parcs et aux jardins d'agrément. Leur floraison printanière, suivie d'une fructification ornementale, en soutiennent TeiTet pendant toute la belle saison. Leur place est donc par groupes plus ou moins étendus dans les gazons, ou disséminés au milieu de massifs d'autres espèces, afin d'en augmenter l'élévation arborescente, ou d'en rehausser l'éclat.
Taille. — La taille n'est pas absolument nécessaire aux Aubépines. Les variétés fleurissantes (l^"" groupe) pourront supporter une taille de propreté, aussitôt après la floraison terminée; on se bornera à écimer les branches principales, et à supprimer les brindilles étiolées. Les variétés fructifiantes (2« groupe) pourront être légèrement taillées sur leurs jeunes rameaux, pour qu'il leur soit conservé la forme du branchage.
Multiplication. — L'Épine blanche se multiplie par le semis.
On fait stratifier la graine à la cave, aussitôt récoltée^ et on la sème an deuxième printemps saivant, dans une terre ordinaire, même en plein champ. Si le jeune plant n'est pas assez développé la première année pour être utilisé, on le repique en pépinière et une année de pousse lui suffira, avant sa mise en place.
L'Epine ergol-de-eoq peut se multiplier de la même façon pour l'emploi en haie vive; autrement, on la greffe.
Toutes les variétés d'Aubépine se propagent par le greffage sur rÉpine blanche, commune; on a recours à la greffe en écusson ou en fente, et Ion opère préférablement au collet du sujet.
Outre les variétés précitées, il en existe quelques-unes à rameaux fins ou retombants; on les obtient à haute-tige par la greffe en tête sur tige d'Aubépine rose double ou de Sorbier des oiseaux, cette tige étant déjà greffée en pied sur l'Épine blanche. Le surgreffage avec sujet intermédiaire est inutile aux arbustes restant à basse-tige.
L'AUGUBA (Aucuba)
Fiiaiille des Cornées.
L'Aucuba du Japon est un arbrisseau dioïque, toujours vert (bois et feuilles), touffu, haut de 1 mètre à 2 mètres, à beau feuil* lage épais, luisant, vert ou maculé, persistant. Sa fleur est insignifiante; mais si la fécondation s*opère entre mâle et femelle, — naturellement ou à la main, — l'arbuste femelle portera, en hiver, deà fruits rouges comme des cornouilles ou des merises.
On le plante à mi-ombre, en plates-bandes, en groupes ou en massifs homogènes, sinon intercalés d'autres esp'}ces ayant une végétation analogue : Filarias, Fusains verts, Lauriers, etc.
L' Aucuba est, d'ailleurs, une des meilleures plantes d'appartement, de cour et de vestibule.
Variétés. — Nous pouvons les séparer en deux groupes : les Aucubas mâles et les Aucubas femelles.