‹ Les architectes par leurs œuvres (volume 2)Chapitre 10 sur 276 · III · texte numérisé non relu

III

des familles Pérignon el Frocliol au cimetière de l'Est et les sept grands grands hôtels du nouveau quartier de Tivoli. Enfin, la construction, en 1818, de l'abattoir à porcs, près de la carrière des Fourneaux (aujourd'hui disparu), fut dirigée par lui. Godde mourut à Paris le 7 décembre 1867, chevalier de la Légion d'honneur et laissant un atlas de 300 dessins, plans, coupes el élévations de toutes les églises de Paris, atlas conservé aux archives municipales, mais qui a sans doute péri dans l'épouvantable incendie de 1871. Nous ne pouvons citer aucune. œuvre du fils d'Etienne Godde, architecte comme son père, mais mort prématurément le 7 février 1833.

Autour de Paris, on élève des églises à Bercy, à Sainl-Germain-en-Laye, à Noisy-le-See, à Vinccnnes : architectes, Chàlillon. Moulier et .Malpièce, Guénepin et Lesueur.

Le plus connu de ces Irois artistes est assurément Guénepin (Auguste-Jean-Marie), né à Paris le 17 juin 1780 el morl dans celle ville le o mars 1812. Disons d'ailleurs que la notoriété qui s'est attachée au nom de cet architecte ne lui est point venue de l'édifice religieux, œuvre assez médiocre, que nous venons de signaler. Elève de Peyre, sous la direction duquel il restaura le château de Hueil, il obtint le premier prix d'architecture en 180') et par conséquent le droit d'étudier en Italie, pendant cinq ans. les chefs-d'œuvre de l'antiquité ; mais Guénepin ne marchait qu'avec des béquilles et dut se borner à une étude très couscicncicuse des restes antiques dont Home était encore parsemée de son temps. Nommé à son retour inspecteur des travaux de l'abattoir de Montmartre qu'on construisait alors, il fut ensuite chargé de la restauration de l'église Saint-Gcrmain-des- Prés et du séminaire de Saint-Sulpice. On lui doit également le maître autel de Saint-Thomas-d'Aquin et la reproduction du « monument chorégique » de Lysicrate élevé dans le parc de Saint-Cloud et que les Allemands ont démoli pierre par pierre, pendant la funeste guerre de 1870, pour le transporter dans leur pays, une chapelle dans l'Ile Saint-Denis et une chapelle à l'entrée de la ville de Saint-Denis. Comme professeur, Guénepin eut un atelier très fréquenté et c'est son enseignement surtout qui lui valut, en 1833, le fauteuil académique, puis, en 1835, la croix de la Légion d'honneur. Il est mort laissant un grand nombre de projets : notamment ceux de l'église Nolre-Dame-de-

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