‹ Les architectes par leurs œuvres (volume 2)Chapitre 115 sur 276 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

connaissances architecturales, ainsi que l'avancement des différentes branches de la science qui ont rapport à l'architecture, et pour établir une certaine uniformité et honorabilité [respectability) dans l'exercice de la profession d'architecte », n'a pu évidemment que suppléer d'une façon très imparfaite à l'absence de l'enseignement officiel. Les moyens employés par cette honorable société sontdes expositions fréquentes de projets exécutés, tant sur des sujets proposés par elle avec distribution de récompenses à ceux de ces projets qui ont réuni les suffrages delà commission d'examen, que sur des projets d'édifices civils ou religieux commandés par des associations ou de riches particuliers qui n'hésitent pas, en Angleterre, à consacrer à leur exécution un demi-million et même davantage. Le succès obtenu par le concurrent plus heureux ou mieux inspiré peut bien servir de guide au jeune architecte appelé à exécuter une œuvre analogue à l'œuvre primée, mais elle le laisse sans défense dans tous les autres cas, puisqu'il n'est point en possession de connaissances fondées sur l'observation de règles absolues enseignées par l'École, Du reste, il est juste d'ajouter qu'à l'origine, du moins, les architectes anglais, membres de l'Académie royale (considérés en haut lieu comme les maîtres de l'art architectural contemporain), avaient refusé leur nomination de membres de l'Institut des architectes britanniques dont ils redoutaient les tendances révolutionnaires (1).

Sous le bénéfice de ces observations, nous reprenons la biographie des architectes anglais au point où nous l'avons laissée dans le chapitre IV. A Londres, peu d'édifices religieux, et parmi eux moins encore dignes d'une mention. Signalons au passage l'église de Saint-Jean-de-Jérusalem, élevée en 1866, attenante à l'hôpital de ce nom, et véritable exception aux habitudes des architectes anglais rappelés plus haut, puisque la façade de l'église, de style ionique dans les basses -œuvres, prend, en s'élevant, le caractère corinthien. En forme de parallélogramme,

(I) In making this observation, it is proper to remark that the architecte attachée! to the Royal Academy hâve not yet joined us, but as they have allexpressed the same friendly feeling and a disposition to forward onr interesls, the day, it may be hoped, is not far distant, wherein they may consider it not incompatible with their duties as Royal Academicians, to acld tlieir distinguished names to our list. [Transactions of the Inslilule of brilish architects. S. 1835-36.)

elle présente deux légers retraits à la place des transepts à la croisée desquels s'élève une coupole de 37 pieds anglais audessus du niveau de la voûte. Architecte : Goddie dont nous n'avons pas trouvé la biographie. Le même architecte, en collaboration avec Schild, éleva l'église catholique Sainte-Mary, précédée d'un large porche dans le style de la première partie du xine siècle. Dans le quartier pauvre de Mary-le-Bone, il se trouva un architecte anglais, B. Francis, pour transformer (janvier 1853) un théâtre en une église, l'église Saint-Mathieu, dont il refit la façade en conservant les formes destinées à l'édifice primitif. Nous mentionnons enfin l'église Saint-Mark (d'Albert road), consacrée le 27 avril 1853, qui eut pour architecte Thomas Little, qui ne nous est pas autrement connu; et celles de Ramsgate et de Farborough, élevées de 1843 à 1844 par John Hargrave Stevens, fils du député Stevens, mort le 6 juin 1857, et parent d'Alexander que nous avons déjà rencontré.

Elève de YVilkins, Stevens fut d'abord inspecteur du Métropolitain de Londres. Un lui doit encore (1844) les églises Sainte- Marie à Maria-Hill et Saint-Jean à Ladbroke-Grovë (1844-45), celle de Surbiton, près de Kingston, sur la Tamise, et de nombreuses constructions particulières.

C'est un autre Stevens prénommé Isaac-Henri, de Derby, où il élait né en 1810, qui construisit l'église de London-Road et de nombreuses églises dans les comtés, parmi lesquelles Trinity- Church à Nottingham (1850), Saint-Paul à Rustahll, Saint- Alkmunds et Saint-Michel à Derby; ensuite des églises de villages à Mackworth-Allestréa, à Mickleover et à Atlow. Il fut aussi l'architecte, en 1858, de la chapelle commémorative {mémorial) de l'école de Repton et de divers bâtiments dans celte école, d'une aile de l'infirmerie à Nightingale, dans le Derbyshire, de marchés, de maisons particulières, et mourut à Holly- Banks, le 30 avril 1876.

George Vulliamy, né à Londres en 1817, élève de Barry, avait succédé en 1843 à l'architecte Marable dans les travaux du Métropolitain. Il commença par entreprendre la construction de toutes les maisons du côté sud de Queen-Victoria street et de plusieurs postes-vigies pour les pompiers de Londres; mais son œuvre principale est l'église du Chrisl's Ghurch, de Woburn-

TILMAN. F. SUYS

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