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CHAPITRE XII

Une ère véritablement monumentale s'ouvre, en France, avec le second Empire et se continue sous la République. — Le nouveau Louvre, le nouvel Hôtel de Ville, les nouvelles mairies, les nouveaux hôpitaux, etc. Tous ces édifices sont le produit d'un éclectisme ingénieux et raisonné, mais non l'expression d'une architecture nouvelle. — Les architectes d'édifices religieux, à Paris, délaissent, de plus en plus, le style ogival et adoptent, de préférence, les formes romanes ou romano-byzantines. — Les Halles centrales. — Les Expositions. — L'architecture de fer.

Avec le premier Empire s'élail accentué, en France, l'abandon des traditions de la Renaissance italienne dont le génie de nos grands architectes des xvic cl xvnc siècles avait opéré la transformation, juste assez pour compose'r, avec les éléments italiens, une architecture vraiment française. La grande préoccupation des architectes de la période impériale avait été de donner la vie aux souvenirs de l'ancienne Rome; aussi, fut-ce le temps de la lloraison à outrance des portiques à colonnes doriques, ioniques ou corinthiennes, des frontons sculptés et des arcs de triomphe. Les architectes de la Restauration se contentèrent de suivre l'exemple de leurs prédécesseurs et, d'ailleurs, l'occasion leur fut rarement donnée, pendant celle courte période, d'élever des édifices nouveaux d'une certaine importance.

La monarchie de Juillet ayant procédé à une organisation nouvelle de la France politique, administrative et judiciaire, il en résulta pour Paris et les départements la nécessité de procéder aune quantité considérable de constructions nouvelles et nous avons essayé de présenter au lecteur les architectes qui attachèrent leurs noms à l'édification des palais ministériels, des hôtels de préfecture et de sous-préfecture, des mairies, des prisons, des palais de justice, des halles et marchés qui se sont élevés sur le sol de la France pendant le règne de Louis-Philippe. Mais, il nous faut le dire, obligés le plus souvent de répondre aux

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