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CHAPITRE XII

la plupart des maisons du boulevard Malesherbes à Paris et de l'un des nouveaux quartiers de Marseille, est mort à Paris le 18 mars 1879.

Ce sont surtout des restaurations et des agrandissements d'établissements hospitaliers que l'on confia à Paul Marie Gallois, né en 1830, mort à Paris le 9 mars 1889; ainsi il exécuta en qualité d'architecte inspecteur de l'assistance publique et d'architecte divisionnaire, en 1875, l'agrandissement de la Maternité et de l'hospice des Enfants assistés. On lui confia aussi la construction de l'hôpital Pascal, des baraquements à Aubervilliers et l'installation du quartier spécial des enfants idiots et épileptiques à Bicêtre, installation que la mort ne lui a pas permis de terminer. Paris doit aussi à Gallois la petite église des Marais-Sainl-Martin terminée en 1855. Très érudit, Gallois a laissé une étude sur l'enlrée du château d'Anet et sur la chapelle sépulcrale destinée à recevoir le tombeau de Diane de Poitiers; mais il fut assisté dans cette tâche par un archéologue de talent, Victor Parmenlier, qui s'était fait connaître par une très belle et très savante restitution de l'ancien château de Madrid au bois de Boulogne. Péron et Parmenlier n'avaient pas achevé leur travail lorsque le second mourut en 1870 et fut remplacé par C. B. Laisné. Nous ignorons si Péron est mort.

Les établissements hospitaliers furent également l'objet de la sollicitude du gouvernement impérial deuxième du nom et du gouvernement delà République : l'Hôlel-Dieu et l'hôpital Tenon, l'hospice des Ménages, la maison municipale de santé, etc., sont tous des édifices de la seconde période du siècle. Nous avons dit dans le premier chapitre que l'ancien Hôtel-Dieu avait disparu définitivement en 1874. Mais ce fut en 1867 que Napoléon III ordonna sa démolition et son remplacement par un édifice nouveau construit en tout point d'après les données de la science et de l'hygiène. L'architecte chargé de cet important travail fut M. Arthur Stanislas Diet, né àAmboise le 5 avril 1827. Premier grand prix en 1853, M. Diet avait terminé à ce moment le musée Napoléon. Décoré en 1867 il fut également chargé d'élever l'hôtel de la préfecture de police en 1878; malheureusement les exigences de ce service n'ont pas encore permis de terminer son œuvre à l'architecte, membre de l'Institut depuis le 13 décembre 1884.

L'hôpital Tenon situé à Ménilmontant est l'œuvre d'un architecte, mort, âgé de 49 ans, en 1882, Marie Étienne Billon, architecte de l'assistance publique, membre de la Société centrale et chevalier de la Légion d'honneur. Récompensé d'une médaille à l'Exposition universelle de 1878, il avait la surveillance du service d'architecture dans les asiles nationaux de Yincennes et du Vésinet. C'est en 1802 que M. Gustave Léon Vera, né à Paris le 7 mars 1851, construisit à Issy le nouvel hospice dit « des Ménages » destiné à remplacer celui de la rue de Sèvres et dont la dépense s'est élevée à 4,446,665 francs.

La famille de Rothschild a fait élever sur les plans de Jules Denis Thierry, né à Paris en 1794 et mort dans la même ville le 26 novembre 1863, l'hospice israélite de la rue de Picpus terminé le 26 mai 1852. Il fut également, et à la même date, l'architecte de la synagogue de la rue Notre-Dame-de-Nazareth.

Si nous mentionnons ici l'hôpital Nathaniel de Rothschild, c'est parce que son auteur, M. Maurice Émile Lavezzari, né à Rourainville (Pas-de-Calais) le 11 septembre 1859, élève de Thumeloup, est également l'architecte d'un établissement hospitalier considérable, hors Paris : l'hôpital de Berck-sur-Mer, réservé aux enfants scrofuleux, inauguré en juillet 1869.

A côté des écoles il a fallu, comme toujours, placer les casernes. Parmi les archilectes voués à cette peu artistique besogne citons : Pierre Victor Cailliat, connu surtout de ses contemporains par ses ouvrages dont nous rappellerons les titres tout à l'heure. Toujours est-il que nommé, en 1861, architecte de la ville de Paris et attaché au service des IIIe et VIe arrondissements, il dirigea, presque en même temps, les travaux de la mairie du IIIe arrondissement sur le square du Temple et ceux de la caserne de la Cité, ainsi que des bâtiments en façade sur le boulevard du Palais, destinés aux états-majors de la garde républicaine et des sapeurs-pompiers, dans lesquels l'architecte a essayé de rappeler l'architecture militaire florentine (1867). Ces travaux furent suivis de la réédification du portail de l'église des Barnabites et de la construction du presbytère de l'église Saint-Nicolas-du-Chardonnet. On doit aussi à Cailliat le groupe scolaire de la rue Berthollet. Né à Paris le 1er septembre 1801, et mort dans cette ville le 12 janvier 1881, il était chevalier de la Légion d'honneur et a signé les ouvrages

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